Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !
Le GPI, pour une analyse générale du jeu
GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance. Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque ! Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :
la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement. Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement. Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI. Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.
Quelques données intéressantes…
Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données. Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.
GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées
On remarque que certaines tendances se dégagent…
Un quatuor de MVPs sort du lot
Jokić. Dončić. James. Curry. 4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP. Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison. Un homme se dégage : Nikola Jokić. Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.
Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat. Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !
Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison. On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks. Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…
LaMelo Ball, rookie hors pair
Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable. Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème). Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.
Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks). Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.
Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens
Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.
Cependant, la domination des deux européens est réelle. Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons. Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.
Qui est All-Star selon le GPI ?
On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile. Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.
Joueurs issus de la conférence Ouest
Joueurs issus de la conférence Est
Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant . Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.
Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est. Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?
Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage. Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.
Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir ! Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !
Après une longue saga pleine de rebondissements à tous les étages vient le point final : James Harden est échangé dans un blockbuster trade mêlant 4 équipes et atterrit aux Brooklyn Nets, où il rejoint son ancien coéquipier Kevin Durant et Kyrie Irving. Un nouveau Big Three s’installe en ville. Mais posons-nous quelques instants pour analyser ce trade…
Brooklyn Nets
Départs : Caris LeVert, Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour (2022, 2024, 2026), 4 picks de draft swaps (2021, 2023, 2025, 2027) Arrivées : James Harden Note : B
B comme Brooklyn. B parce qu’on doit attendre et que ça reste un coup de poker.
D’un côté, on a la vision d’un mouvement vraiment fou. Récupérer James Harden sans lâcher Kyrie Irving ? Impensable il y a quelques semaines voire quelques jours si on écoutait les insiders. La vision d’un Big Three Durant/Harden/Irving fait saliver certains fans et rager d’autres. Preuve irréfutable qu’un trade gigantesque vient d’être produit.
Mais concrètement, qu’est-ce qu’on sait de ce Big Three ?
La première question qui va être posée va être la suivante : pourront-ils cohabiter ? Un ballon pour 3 superstars comme eux, n’est-ce pas trop peu ? Plusieurs éléments de réponse peuvent être apportés d’un point de vue moral, mais concentrons-nous sur les statistiques avec un tableau qui va résumer le propos :
Statistiques avancées du Big Three de Brooklyn sur les 5 dernières années
On peut constater un premier point qui mérite d’être soulevé, même si il est loin d’être surprenant : les trois adorent avoir le ballon en main. Avec un taux d’usage moyen de plus de 30%, Steve Nash risque de passer quelques nuits blanches à trouver une alchimie en termes de répartitions de possessions. Cependant, une approche plus globale va nous permettre d’introduire l’élément clé de cette équipe : Kevin Durant.
Qui a convaincu Kyrie de venir aux Nets ? Kevin. Qui a convaincu Harden de venir pour se rappeler les bons moments du temps d’Oklahoma City ? Durant. C’est le maître à bord, celui qui lie tout le reste, et plus important encore, le moins « égoïste » des 3. Avec 52.4% de ses paniers issus d’une passe décisive lors des 5 dernières années, il dépasse de loin ces coéquipiers stars. De plus, seulement 14.1% de ses tirs depuis 2016-17 viennent de situations où « KD » a dribblé plus de 7 fois, contre 33.1% où il ne dribble pas du tout. Il n’a pas peur de sacrifier des possessions pour le collectif, il sait ce qu’il faut faire pour gagner.
Plus létal, plus collectif, il est celui qui va lier Kyrie Irving et James Harden en leur donnant le ballon. Il est également celui qui a le plus d’expérience en termes de titres et de superteams, il sait gérer un effectif rempli de stars. Problème d’égo ? Venant de lui, impossible, mais Nash et lui devront trouver rapidement un moyen de faire cohabiter Irving et Harden, c’est le défi numéro 1. Si Brooklyn réussit à devenir un rouleau compresseur, on ne devrait pas oublier de remercier Durant côté Nets.
Mais d’un autre côté, on affaiblit considérablement le banc avec la perte de LeVert, Allen, Waller-Prince et Kurucs. Le duo Caris LeVert – Jarrett Allen constituait probablement l’un des meilleurs binômes remplaçants de la ligue alliant la justesse technique de LeVert et l’efficacité d’Allen.
Le pivot avait même réussi à détrôner DeAndre Jordan du 5 de départ au bout de quelques matchs. Et ce remplacement assez récent interroge… Coach Nash n’a pas apprécié l’impact de Jordan et a jugé nécessaire de le mettre sur le banc. Mais maintenant que Jarrett Allen est parti, quelles rotations vont être utilisées à l’intérieur ? L’arrivée de James Harden peut-elle décaler « KD » sur des minutes en temps de pivot ? Est-ce que DeAndre Jordan fera son retour dans le cinq de départ ? Avec une rotation faible en qualité (DeAndre Jordan, Jeff Green, Reggie Perry, Nicolas Claxton), les Nets se retrouvent en mauvaise posture, là où Allen équilibrait l’équipe.
Le dernier point que l’on pourrait aborder est la perte des picks de draft. Condition sine qua non pour les Rockets, l’introduction de nombreux picks de draft fait parler, et rappellent de mauvais souvenirs côté Nets. Mais là encore, les avis peuvent être divisés en deux camps : si le projet fonctionne, même sans rookies, ils pourront toujours compléter l’effectif avec des joueurs expérimentés au salaire minimum en quête de titre, l’attractivité du Big Three s’occupera du reste. Si le projet échoue, le manque de picks pour renouveler l’effectif en termes de talent pourrait faire se faire sentir, et le trade d’une star du Big 3 serait un moyen d’en récupérer…
Tout repose dans les mains des Nets.
Houston Rockets
Départs : James Harden Arrivées : Victor Oladipo, Dante Exum, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour provenant de Brooklyn (2022, 2024, 2026) , 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 4 picks de draft swaps avec Brooklyn (2021, 2023, 2025, 2027) Note : A
On pourrait inventer un dicton : « Là où Russell Westbrook passe, reconstruction il y aura. ». En tout cas, les Wizards seraient prévenus. Il faut dire que les Rockets et le Thunder possèdent désormais à eux deux 34 picks de draft entre la draft 2021 et 2027. 34 picks. Quasiment 5 picks par draft. De la pure reconstruction ! Et quelque chose nous dit que les Rockets n’ont pas encore fini, notamment avec les envies de départ de P.J. Tucker…
En tout cas, félicitations aux Rockets pour s’être sorti de cette impasse avec James Harden. Certes, la perte est énorme, mais tout le monde savait que la situation ne pouvait plus durer. Il est clair qu’on aurait pu avoir une meilleure contrepartie du côté de Houston en provenance des Nets, mais ils n’étaient clairement pas en position de force. Que ça soit avec Caris LeVert (envoyé à Houston dans un premier temps) ou avec Victor Oladipo, Houston est gagnant. Avec 4 premiers tours de draft en plus dans les années à venir, ils braquent le stock de Brooklyn.
Évidemment, dans le pire des cas, Brooklyn bâtit une dynastie et les picks seront très bas, pas forcément dans l’intérêt des Rockets… Mais imaginons un cas un peu plus mesuré. L’entente du Big Three et l’arrivée de James Harden ne convient pas, possiblement Houston se retrouvera avec des picks placés proches de la loterie, et potentiellement dans la loterie, sans forcément aller dans l’extrême avec le cas de Boston il y a quelques années. Trade up, valeur marchande, steals à la draft, ces multiples picks sont parfaits pour une reconstruction.
L’arrivée de Victor Oladipo reste parfaitement dans le thème : on prend un joueur avec une bonne valeur, dans un contrat finissant, on observera les offres à la trade deadline, et si jamais rien n’intéresse le front office, il libérera du cap à l’intersaison, toujours cette idée de reconstruction. Mais l’idée d’avoir un cinq « revanchard envers la vie » avec John Wall, Victor Oladipo, Jae’Sean Tate, Christian Wood et DeMarcus Cousins peut donner un spectacle sympathique !
Concernant l’arrivée de Dante Exum et Rodions Kurucs, très difficile de les voir avoir un rôle à Houston, même si le premier, en cas de départ d’Eric Gordon par exemple, pourrait avoir une chance d’intégrer la rotation et de retrouver une gloire passée après des années de blessure…
Mais dans l’ensemble, un sentiment de soulagement et de tristesse s’empare de la Space City. On vient de perdre l’un des meilleurs joueurs de la franchise, mais la situation était devenue trop tendue, presque invivable et on ne peut pas reprocher à James Harden de ne pas avoir tout donné pour la ville de Houston. Place maintenant à la reconstruction !
Cleveland Cavaliers
Départs : 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 2nd tour de draft 2024 de Cleveland Arrivées : Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince Note : A+
Le casse de ce trade ? Si certains doutaient du départ d’Andre Drummond, ce mouvement risque d’achever leur espoir. À quelques mois de la fin du contrat du pivot double All-Star, Cleveland vient d’acquérir Jarrett Allen en provenance des Nets. C’est un transfert terriblement intelligent, avec l’un des pivots les plus en vues de ces derniers mois. Meilleur que DeAndre Jordan à Brooklyn, il a commencé sur le banc avant de le surpasser. Coach Bickerstaff aura un choix à faire, et il ne serait pas étonnant de voir Allen titulaire d’ici quelques semaines.
Meilleur dans l’ensemble, doté d’excellentes mains, plus impactant, plus jeune, moins gourmand, Jarrett Allen possède le profil que les Cavaliers espéraient. Sa collaboration avec un meneur de jeu gestionnaire comme Darius Garland va poser d’énormes problèmes aux défenses adverses. Problème ? Il arrive à la fin de son contrat rookie. Étant donné son rendement incroyable, un gros contrat l’attend. On parle actuellement d’une somme autour de 20 millions/saison. Cher ? Oui. Mais c’est 8 millions de moins que Drummond.
Alors le départ d’Andre Drummond se fera peut-être avant la fin de son contrat. On parle de Boston principalement, grâce à leur trade exception de 28.5 millions de dollars, en quête de renforcement à l’intérieur.
Le départ de Dante Exum est assez malin, étant donné qu’il n’a joué que 30 matchs sous les couleurs de Cleveland, sans vraiment convaincre et en prenant beaucoup de minutes au backcourt Sexton-Garland sans vraiment impacter le jeu. L’acquisition d’un vrai joueur de banc comme Taurean Waller-Prince (26 ans) ajoute une nouvelle dimension aux Cavs, surtout avec les pertes fréquences sur blessure de Kevin Love.
Mais le plus gros point pour les Cavaliers dans cet échange, c’est leur contrepartie, ridiculement faible. Ils envoient un second tour de draft et un 1er tour de draft de Milwaukee. Milwaukee ou l’équipe qui ne devrait pas descendre en dessous du 20ème pick avant un bon moment avec la signature sur long terme de Giannis Antetokounmpo. Bien évidemment, ces picks pourraient donner un futur All-Star, mais la probabilité est très faible.
Vrai vrai coup de maître de la part des Cavaliers, en récupérant leur pivot du futur avec le futur départ d’Andre Drummond et un joueur de rotation expérimenté contre deux picks de draft sans grosse valeur. Respect.
Indiana Pacers
Départs : Victor Oladipo Arrivées : Caris LeVert, 2nd tour de draft 2024 de Cleveland Note : B+
On pensait que Victor Oladipo et les Pacers étaient passés à autre chose depuis les nombreuses rumeurs qui l’envoyait à Miami lors de la dernière intersaison. Et bien… Pas totalement… Puisque Indiana sort, à l’instar de Cleveland, s’introduit dans ce trade avec l’idée de dénicher la bonne affaire…
C’est chose faite avec l’arrivée de Caris LeVert en provenance de Brooklyn, contre Victor Oladipo. Considéré comme l’un des 6èmes hommes les plus forts, il va apporter à Indiana deux ingrédients forts : de la polyvalence et de la stabilité. Tout en se séparant d’Oladipo et de son contrat finissant, les Pacers récupèrent un homme en forme avec un contrat sur 2.5 saisons.
Certes, l’impact de Caris LeVert ne devrait pas être celui d’Oladipo à la « grande époque », mais ce temps est révolu, et malgré un regain d’énergie de la part de l’ex-franchise player des Pacers cette année, la séparation était inévitable, que ce soit par un trade ou lors de la Free Agency à venir. Mais leur impact sur le jeu est plus ou moins équivalent :
On se souvient qu’il avait été drafté par les Pacers en 2016 avant d’être échangé dans le trade de Thaddeus Young quelques jours plus tard. Aujourd’hui, on va sûrement imaginer un rôle de scoreur comme pouvait avoir T.J. Warren avant sa blessure au pied. Directement dans le 5 de départ ? En tant que sixième homme comme aux Nets ? Difficile de se projeter, mais l’absence de Warren et le départ d’Oladipo laisse un vide au niveau des titulaires que Nate Bjorkgren risque de combler avec LeVert. Quand on voit les performances qu’il a su produire avec les absences de Kyrie et « KD » l’an passé et cette saison, on doute beaucoup moins de ce qu’il pourra apporter à un effectif déjà bien fourni !
L’association Brogdon/LeVert sur le backcourt des Pacers risque d’apporter un souffle nouveau à Indiana. En compilant à eux deux 13.5 passes par match sur ce début de saison, il s’impose théoriquement comme l’un des backcourts les plus prolifiques de la NBA, pouvant parfaitement alimenter un joueur comme Domantas Sabonis, notamment sur les phases de pick & roll. Cependant, un problème va se présenter : Caris LeVert sans ballon, c’est… très moyen !
Coach Bjorkgren devra donc satisfaire un duo carnivore (54.7 d’USG% combinés) tout en ayant en tête que l’efficacité de LeVert sans ballon est à prouver, tant elle est très mauvaise. Avec près de 60% de ses points marqués sur des drives cette année, Caris LeVert connait ses forces, mais devra s’adapter à un effectif plus collectif, moins bâti sur la performance individuelle.
Cependant, en réalisant ce bon coup, les Pacers se rapprochent de plus en plus de leurs espérances, et allié à leur bon début de saison, ils deviennent un peu plus sérieux dans la course aux contenders sur les prochaines années.
C’est probablement l’un des rares trades de ces dernières années où tous les camps s’en sortent bien : James Harden est parti former l’un des trios les plus attendus de l’histoire, cette histoire est enfin finie, la NBA va pouvoir se consacrer au sport en attendant, qui sait, un nouveau blockbuster trade à analyser (coucou Bradley)…
Sources :Sports Reference, The Athletic, ESPN, NBA.com, Spotrac, RealGM.
A l’approche des échéances majeures de cette intersaison que sont la draft NBA et le marché des agents libres, les interrogations se multiplient. Qui sortira du lot ? Qui aura le meilleur flair ? Et surtout, quelles seront les pépites qui nous surprendront ? Et c’est à cette dernière question que nous allons tenter de répondre…
La draft NBA : vivier de « steals » insoupçonnés…
Qui n’a jamais rêvé que son équipe préférée drafte le prochain Marc Gasol ou Nikola Jokic, véritables superstars issus du second tour ? Même si les échecs sont plus fréquents que les réussites dans ces cas-là, il est normal d’espérer qu’un second tour de draft explose arrivé dans le circuit NBA.
A l’occasion de la draft NBA qui approche, revenons sur 5 joueurs qui pourraient bien nous surprendre dans un futur assez proche…
Saben Lee (21 ans, Guard, Vanderbilt)
C’est l’un des meilleurs créateurs et explosifs de cette draft. Point à la ligne. Saben sait parfaitement créer pour lui-même et pour les autres, avec facilité et fréquence. Létal sur 1c1 et agressif vers le cercle, il utilise de manière quasiment parfaite ses qualités pour trouver une solution de tir sur chaque séquence offensive.
Véritable gestionnaire du rythme, il possède une bonne adresse à mi-distance, en plus d’un toucher plus que correct et d’un jeu quasiment excellent en pull-up. Fraîchement décoré d’une sélection dans la 2ème All-SEC Team, le joueur de Vanderbilt à un QI offensif vraiment élevé en plus d’être un bon défenseur collectif, actif avec ses mains.
Cependant, il possède un shoot extérieur encore un peu faible pour la NBA. Saben joue énormément à l’instinct, ce qui peut être préjudiciable par moments, notamment sur les pertes de balle, qu’il collectionne parfois. Sur la défense individuelle, il y a encore pas mal de défauts à régler, notamment sur les situations d’isolation, où on peut ressentir une certaine nonchalance, accompagné d’un footwork assez lent pour un arrière.
Membre du Consensus All-America, l’équivalent des All-NBA Teams en université, joueur universitaire défensif de l’année NABC (association des coachs), joueur de l’année de sa conférence… La saison 2019-20 a été exceptionnelle pour Udoka Azubuike, pour sa dernière en tant que senior.
Joueur terriblement efficace, son approche physique du jeu lui a permis de dominer la raquette universitaire depuis sa saison freshman, accumulant ainsi le meilleur eFG% de l’histoire de la NCAA depuis la création de la statistique, devant un certain Tacko Fall. Son jeu est innarrêtable près du cercle, même dans le domaine du rebond, où son placement et son physique ont fait de lui l’un des meilleurs rebondeurs du circuit.
Considéré comme le ou l’un des meilleurs défenseurs NCAA, il a notamment prouvé son efficacité au poste bas, maintenant ses vis-à-vis à un ridicule 0.46 points par possession, ou dans les airs, avec un monstrueux 10.9 en BLK%. In-cro-ya-ble.
Des problèmes de poignet l’ont maintenu pas mal de temps à l’écart sur sa première et troisième saison à Kansas, mais il ne s’est jamais découragé, bien qu’il était déjà envisagé à la draft NBA 2019. Et malheureusement, chaque joueur n’a pas que des qualités, et Udoka en présente un énorme défaut : le tir. Un catastrophique 42% aux lancers francs, 0 tirs tentés à 3 points sur toute sa carrière NCAA, très peu de tirs hors de la raquette. On ajoute à ça une qualité de passe assez faible et une tendance aux pertes de balle plutôt élevée, une adaptation en NBA, qui paraît assez compliqué au premier abord. Mais Udoka est talentueux, ça c’est certain, il l’a déjà prouvé.
Véritable pilier du basket européen, le FC Barcelone a plus ou moins toujours formé des joueurs NBA : 16 au total. Et si les noms de Pau Gasol, Jeff Ruland, Ricky Rubio, Anderson Varejao ou Mario Hezonja sont les plus connus, depuis quelques années, aucun joueur du « Barça » n’intègre la grande ligue.
Pour le moment… Car Leandro Bolmaro pourrait devenir joueur NBA à l’issue du 18 novembre prochain. Très en vue après des performances remarquables avec l’équipe 2 de Barcelone, il a intégré le groupe professionnel durant la saison 2019-20. Très à l’aise ballon en main, c’est un joueur capable de faire n’importe quelle passe à n’importe quel moment. Plutôt efficace près du cercle, c’est un joueur ayant un QI basket assez élevé. Il utilise sa taille (2,01m) à son avantage, en la combinant notamment avec une très bonne agressivité vers le cercle et une qualité de dribble surprenante.
Défensivement, il est très actif sur les lignes de passes. Utilisant tout son corps, il a tous les fondamentaux et les qualités physiques pour devenir un bon défenseur. Jouant avec beaucoup d’intensité, sa mentalité est également compatible avec ce qu’on attend d’un bon défenseur.
Quelques petits défauts sont importants à noter : physique un peu léger, une présence au rebond très faible, une tendance à forcer quelques fois le jeu et à perdre le ballon et un shoot extérieur irrégulier. Avec un TS% d’environ 50% depuis son passage en professionnel, « Leo » sait qu’il doit travailler sur son tir pour pouvoir s’imposer dans la NBA, notamment à 3 points (25,3% avec les professionnels).
La première chose qui va vous marquer dans le profil de CJ, c’est sa coiffure. En provenance de la même université que Klay Thompson, on pourrait y voir quelques similitudes. CJ est tout simplement un joueur ultra polyvalent, offensivement et défensivement.
Joueur à l’aise avec le ballon, il reste une menace à tous les échelons : shoot à 3 points, drive, création… Il a les qualités offensives requises pour être un très bon joueur offensif. Sa qualité de dribble, mêlée à une prise de décisions vraiment rapide, font de lui une véritable arme offensive. Il possède un don pour le dribble suivi d’un tir, oeuvre de sa création et de son dribble, mais reste fiable sur les situations de catch-and-shoot.
Défensivement, CJ est très solide. Toujours constant dans l’effort, et énergétique, il sait défendre sur porteur et non-porteur avec la même facilité. Même si on peut douter de sa capacité à défendre sur la menace offensive n°1 adverse en NBA, CJ restera un défenseur fiable sur lequel on pourra compter. Profil assez long, il gêne assez bien ses adversaires et possède de réelles aptitudes au rebond.
Mais il n’est pas le joueur parfait, et sa sélection de tirs peut paraître assez mauvaise parfois. Cette même sélection ne fait pas de lui le plus grand joueur de pick&roll de la planète, jeu sur lequel il a du mal depuis sa saison freshman. De plus, il manque encore d’impact physique pour devenir un joueur capable de driver et de finir dans la raquette avec efficacité. Pour finir, même si la défense ne doit pas le laisser ouvert, CJ a dû mal, contrairement à la défense, à être régulier sur le tir extérieur.
Considéré par beaucoup comme le meilleur arrière rebondeur de la NCAA, Nate Hinton, sorti de la faculté de Houston, aura fort à prouver dans les semaines à venir.
Potentiellement joueur drafté au second tour, il a énormément de qualités. Tout d’abord défensives, Nate est clairement l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de cette cuvée. Plutôt long (2.06m d’envergure), il a acquis énormément de fondamentaux, faisant de lui une arme défensive redoutable.
Très athlétique, il est également très impliqué et vif sur un terrain, faisant de lui, effectivement, l’un ou le meilleur rebondeur arrière. Attention à ne pas se fier aux pourcentages à 3 points (on rappelle que Buddy Hield était à 23% sur sa saison freshman), Nate reste un shooteur fiable, capable de bonnes séries. A l’aise avec son dribble, il est également un bon passeur, notamment avec un joli 1,66 d’assists/turnovers ratio.
Moins à l’aise dans la création personnelle et collective, il manque un peu d’impact dans le jeu sans ballon. Son taux d’usage n’étant pas conséquent (en jouant avec des joueurs comme Caleb Mills ou l’ex-star lycéenne Quentin Grimes, c’est normal), pas mal de situations de tirs viennent après un rebond ou en spot-up/catch & shoot, dont il doit améliorer les pourcentages. Sa qualité de finition dans la raquette doit aussi être un axe de travail.
Une fois la draft NBA passée, viendra l’heure de la free agency. Étape importante dans la construction d’une équipe, elle permet d’ajouter des joueurs en fin de contrat. A l’instar de la draft NBA, quelques joueurs sympathiques peuvent être récupérés en attendant la FA 2021, celle que toute la ligue attend, avec des noms comme Giannis Antetokounmpo, Victor Oladipo, Kyle Lowry ou Gordon Hayward.
Christian Wood (25 ans, Center, Detroit Pistons, UFA)
C’est l’évidence, le nom le plus courant ces temps-ci : Christian Wood, poste 4/5 des Pistons. La probabilité qu’il reste à Detroit pour la saison à venir est assez faible, alors étudions rapidement le phénomène.
Il faut dire que l’ancien joueur d’UNLV a marqué les esprits cette saison, sortant un peu de l’anonymat pour ceux qui ne suivent pas la G-League. Car c’est effectivement en G-League que Christian s’est formé. Tout d’abord récupéré par les 76ers en tant qu’agent libre non drafté, il n’arrivera à s’y imposer. 17 matchs joués, des contrats de 10 jours qui s’enchaînent et une 1ère saison intéressante en G-League. Il ira ensuite à Charlotte, sans succès. Cependant, il continue de se faire remarquer en G-League.
Insuffisant pour la NBA, aucune équipe ne lui propose de contrat avant la saison 2018-19, où il va rencontrer le chemin de Milwaukee et de leur équipe G-League : le Wisconsin Herd. Totale explosion, il pose un 30 points/15 rebonds de moyenne en 28 matchs, avec des performances comme un 40 points/20 rebonds contre les BayHawks. Detroit n’hésite pas une seconde et lui donne une chance en le récupérant dans le lot des joueurs coupés.
C’est ensuite la révélation au grand public. Andre Drummond en partance pour les Cavaliers, Christian s’installe en tant que titulaire pour les 12 derniers matchs des Pistons. Ses moyennes explosent : il passe alors de 10.5 points et 5.3 rebonds à 22.8 points, 9.9 rebonds avec des pourcentages remarquables (56.2/40/75.7) avec 4 tentatives à 3 points par match !
12 matchs, 7 double-doubles, aucun match en dessous de 10 points en 34 minutes par match de moyenne. Il arrive même à se classer 26ème de la NBA sur le Player Impact Plus-Minus (PIPM), statistique qui évalue l’impact d’un joueur sur son équipe.
Lui qui n’a jamais joué qu’un seul match en tant que titulaire jusqu’à présent se retrouve propulser star des Pistons. Malheureusement pour lui, les Pistons ne participeront pas à la bulle organisée à Orlando, leur bilan étant trop mauvais, mais désormais plus personne n’a de doutes concernant les potentielles performances incroyables qu’il aurait pu nous offrir.
Projections du salaire de Christian : $15,83M (The Athletic) – $10M (ESPN).
Statistiques de Christian Wood
Paul Millsap (35 ans, Power Forward, Denver Nuggets, UFA)
Il est sous nos yeux depuis quelques mois maintenant, Paul Millsap pourrait définitivement être la bonne pioche de cette free agency. Pourtant, ces performances durant la bulle à Orlando ne sont pas passées inaperçues par leur pauvreté et ont tâché une saison encore très bonne de la part du vétéran.
Il faut dire que le mois d’août a été terriblement compliqué pour Paul, sûrement pas assez préparé physiquement. Côté statistiques, on est pas loin de l’horreur, avec une chute dans toutes les catégories mise à part les pertes de balle.
Différences des statistiques entre la saison régulière et la bulle d’Orlando pour Paul Millsap
Et si on remet souvent en cause son âge et son côté défensif qui semble bien éloigné depuis ses saison All-Star à Atlanta, Paul Millsap a tout de même enregistré l’une des ses meilleures saisons en terme d’efficacité offensive, notamment avec un 43.5% à 3 points en un peu plus de 2 tentatives par match. Bien évidemment, cela marque son meilleur pourcentage en carrière, et ça renforce son +/- sur 100 possessions, noté à 8.8 cette année, record en carrière également.
Il est évident qu’une place en tant que titulaire sera potentiellement compliquée à donner à un vieillissant Millsap, mais son apport est loin d’être catastrophique. Une situation avec Paul Millsap en 6ème homme ou joueur de rotation est tout à fait envisageable.
Projections du salaire de Paul : $14M (The Athletic) – $8M (ESPN).
Statistiques de Paul Millsap
Shaquille Harrison (27 ans, Shooting Guard, Chicago Bulls, RFA)
Seul joueur de cette liste à être agent libre restreint (qui dépend donc de son équipe), Shaquille Harrison sort d’une troisième saison NBA complète. Complètement noyé derrière les nombreux arrières présents à Chicago, il a été déplacé sur le poste 3, un poste un peu moins avantageux pour lui.
Cependant, il a su se développer et proposer sûrement sa meilleure saison depuis son arrivée en NBA, malgré la chute statistique.
Défenseur incroyable, profil physique plutôt grand (arrière de 2.01m), joueur intelligent, doué techniquement, Shaquille a prouvé qu’il avait un véritable impact sur le collectif des Bulls. Avec un plus/minus de 12.2 sur 100 possessions, il établit le meilleur total des Bulls (ayant joué plus de 15 matchs) cette saison. Véritable doublon de Kris Dunn dans le domaine défensif, il a marqué cette saison par sa capacité à shooter à longue distance (38.1% en 42 tentatives – 43 matchs), en plus d’être de plus en plus créateur, notamment sur le jeu de pick & roll.
Il continue également d’exceller sur le travail du rebond, notamment grâce à sa taille et son QI basket (sens du placement).
Même si son côté finisseur a beaucoup perdu en qualités depuis ses performances à Tulsa (NCAA), sa polyvalence, elle, n’a pas disparue. Ses statistiques sur 100 possessions parlent d’elles-mêmes : 20.8 points, 8.6 rebonds, 4.9 passes, 3.4 interceptions et 1.9 contres. Tout simplement incroyable.
D’abord non-drafté, il a fait ses classes à Phoenix avant de rebondir à Chicago, mais pourrait satisfaire une équipe en quête de playoffs et de polyvalence sur les postes extérieurs.
Projections du salaire de Shaquille : $8,8M (The Athletic).
Statistiques de Shaquille Harrison
Justin Holiday (31 ans, Small Forward, Indiana Pacers, UFA)
Aîné de la fraterie Holiday, Justin est pourtant moins connu que son petit frère Jrue, mais n’en reste pas moins talentueux !
Véritable Iron Man, avec seulement 10 matchs manqués sur les 4 dernières saisons, il excelle dans le jeu sans ballon. Avec une moyenne de 36% à 3 points en moyenne, il a réussi à dépasser les attentes en signant son record en carrière avec un incroyable 40.5%.
Très peu créateur, il possède cependant un certain talent dans le placement offensif. Délaissant son poste de slasher attribué à Washington (NCAA), Justin se mue de plus en plus en un catch-and-shooteur longue distance, notamment sur la saison passée, où près de 70% de ses tirs provenaient des 3 points.
Ses minutes en tant que titulaire lors de la bulle ont été précieuses, laissant présager la possibilité de le voir intégrer le cinq de départ dans les années à venir et profitant de la confiance du coach et de son staff lors du 1er tour des Playoffs notamment.
Il fait partie des profil 3&D de plus en plus adulé en NBA. Avec un STL% de 2.3 et un BLK% de 2.2, Justin exploite sa polyvalence au service du collectif. Très athlétique, il maîtrise un bon nombre de fondamentaux qui font de lui un très bon défenseur. C’est très facilement donc qu’il pourra s’adapter à un collectif quelconque, contender ou non.
Projections du salaire de Justin : $9,4M (The Athletic) – $6M (ESPN).
Statistiques de Justin Holiday
John Henson (29 ans, Power Forward, Detroit Pistons, UFA)
Et si c’était le deuxième joueur provenant des Pistons de cette liste, le moins attendu, qui ferait le plus grand bien ? D’abord au sein des Cavaliers, John Henson a fait parti du transfert amenant Andre Drummond à Cleveland.
Contrat peu reluisant, manque de temps de jeu, performances moyennes… Le départ de Cleveland était quasiment inévitable. Et à l’instar de son coéquipier Wood, il se réinventera le temps de 11 matchs avec les Pistons. 6 points, 5 rebonds et 1 contre en 17 minutes de moyenne, avec un excellent 60/40/70 de moyenne au niveau du tir.
Son duo avec Wood, aligné 12 minutes par match, apportera 9.5 points et 9.3 rebonds sur 100 possessions aux Pistons. Même si 10 des 11 matchs communs aux deux intérieurs se sont soldés par une défaite, leur entente et leurs performances ne sont pas passés inaperçues….
Si son manque d’impact physique et de shoot extérieur constituent un besoin dans son jeu, John a tout de même un talent sur du jeu près du panier. Long et mobile, il enregistre l’an passé 66.1% sur ses tirs dans la raquette. Son court passage avec les Pistons constituent d’ailleurs le TS% le plus élevé de sa carrière (67%).
Un joueur comme Henson apportera de la défense et du rebond, probablement dans une équipe favorite au titre en quête de rotation et de profondeur. Cependant, même si son rôle n’est pas primaire, il pourrait être un des gros coups de cette free agency !
Projections du salaire de John : salaire minimum (The Athletic).
Statistiques de John Henson
Ainsi s’achève cette petite rubrique consacrée aux potentiels steals de cette courte mais intense intersaison. Gros coups ou pas, elle risque de nous donner quelques bonnes surprises à suivre dès la saison à venir, pour notre plus grand plaisir !
Les Memphis Grizzlies se sont inclinés face au Portland Trail Blazers à l’occasion du ‘play in tournament’ offrant une place pour les play-offs 2020. Toutefois ils ont fait une excellente saison régulière, attendus dans les bas fonds de la redoutable conférence ouest, ils ont surperformé à l’image de leur coach et de leur duo de rookie Ja Morant(rookie of the year) et Brandon Clarke.
PRESENTATION
Temetrius Jamel Morant est un joueur NBA américain de 21 ans évoluant au poste de meneur de jeu pour les Memphis Grizzlies.
Encore inconnu aux yeux des scouts avant son arrivée à l’université de Murray State, il s’est rapidement fait un nom lors de sa première saison et a finalement explosé aux yeux du grand public lors de sa 2e saison, de par ses dunks spectaculaires et ses performances aussi dominantes les unes que les autres. Drafté en 2e position par les Grizzlies, Ja est devenu une véritable star dans le Tennessee et en NBA, obtenant même le trophée du NBA rookie de l’année.
Mensuration : 1m91 pour 79 kg et 2m01 d’envergure, avec une détente estimé à 1m06.
•Meilleurs matchs cette saison:
Vs Brooklyn Nets le 27 octobre 2019 (30pts 9asts 4rebs)
https://m.youtube.com/watch?v=_P0H2CNSXB8
Vs Washington Wizards le 9 février 2020 (27pts 10rebs 10asts)
Brandon Clarke de son côté est un joueur de 23 ans évoluant au poste d’ailier fort toujours chez les Memphis Grizzlies.
Sortant d’une 3e saison universitaire brillante avec les Gonzaga Bulldogs (17 points à 68% au tir, 8.6 rebonds, 1.2 interceptions et 3.2 contres de moyenne, glanant au passage le titre de WWC defensive player of the year), Il est drafté par le Thunder d’Oklahoma city et ensuite échangé dans la foulée aux Grizzlies. Cette saison, il dispute en moyenne 22 minutes en sortie de banc pour les Grizzlies.
Mensuration : 2m03 pour 95 kg et 2m04 d’envergure
•Meilleurs matchs cette saison:
Vs Portland Blazers le 13 février 2020 (27pts 6rebs 2stls 12/14 fig)
https://m.youtube.com/watch?v=UCg5x_NE4Oo
Vs Oklahoma le 19 décembre 2019 (27pts 7rebs 13/19 3pt)
La répartition de tir de Ja peut être décrite de Moreyball-esque (3pts/lay-up), même pas, elle est juste assez ‘atypique’. Assez Moreyball-esque car il ne prend que des tirs ‘efficaces’ (avec un bon rapport difficulté-valeur), pas de long 2’s ou de mi-distance contesté. En effet il n’a pris que 75 tirs entre la ligne à 3 points et la raquette cette saison et il n’en a mis que 29, ce qui donne un pauvre pourcentage de 38.7% de réussite.
Sauf qu’il évite beaucoup de tirer à 3 points, ce qu’on ne peut pas lui reprocher vu qu’un tir non voulu est quasi déjà un tir raté. En sortie d’université, la grande peur des scouts à propos de Ja était justement ce tir derrière l’arc, il n’est pas devenu un sniper, loin de là, mais cette saison il dépasse d’assez loin les attentes. 36.7% du parking avant la coupure de la saison, c’est plus que correcte surtout pour un soit-disant nouveau Westbrook (qui tournais à 27.1% en saison rookie).
Enfin, la finition. Oui Ja n’a pas le meilleur pourcentage de lay-up de la ligue, mais il a montré une des panoplies de finitions les plus complètes de la NBA, capable de monter au dunk salement, convertir des alley-oops de n’importe quelle distance, finir main gauche et main droite, mettre des floaters, finir avec la faute et esquiver son défenseur avec un jelly… tout ceci nous permet de s’extasier chaque soir sur ses finitions spectaculaires.
Ajouter à cette finition le fait qu’il a déjà un handle digne des meilleurs porteurs de balle de la ligue, qu’il est considéré comme un freak athlétique et que son changement de vitesse dévastateur et vous voilà avec le 12e meilleur scoreur de la NBA en drive avec 19.4 drives/match, mieux que Donovan Mitchell ou encore LeBron James … (selon stats.nba.com.)
Lorsqu’il s’agit de rendre ses coéquipiers meilleurs Ja est présent. Se classant 10e passeur le plus prolifique cette saison, il a une excellente vision de jeu et qualité de passe,
‘Il voit les actions 2 ou 3 secondes en avance’
Dillon Brooks sur Ja.
Il sait faire les passes au bon moment, il ne se précipite pas lorsqu’il voit un joueur ouvert, il attend de trouver la meilleure passe/option possible (qualité qui fait défaut à beaucoup de jeunes meneurs). Il a fait des kick-outs, et des passes aériennes sa spécialité.
Même si la stat des points par possession nous dit le contraire, il est un bon pick-n-roll handler, car oui dans la stat de 0.87 ppp, les passes décisives ne sont pas comptabilisés à contrario des pertes de balles. Bien sûr il est loin d’être un joueur d’élite dans le domaine, mais il ne peut que progresser.
Une de ces qualités les plus appréciables c’est son leadership et sa capacité à porter son équipe dans les moments clutchs à ce jeune âge, une qualité très rarement identifiable chez les jeunes joueurs, il se classait 12e en points dans le clutch time avant la coupure de la saison.
CLARKE:
Il possède un bon handle pour un big man, il dribble assez bas et bien. Dans le détail on remarque qu’il n’est pas super à l’aise de la main droite et donc il drive quasi toujours de la main gauche. Malgré une qualité de passe assez basique, il dispose d’un bon qi basket, ce qui le permet souvent de trouver ses coéquipiers et de savoir quand un joueur est ouvert.
Clarke a été incroyable d’efficacité au tir cette saison, il tourne à 61.8% au tir, ce qui le classe top 5 chez les joueurs qui prennent plus de 7 tirs par match et son incroyable 66.3% de TrueShooting% le classe dans le top 15 NBA. Une efficacité qu’il doit à ses tentatives de tirs non forcés, Clarke laisse le jeu venir à lui, cet aspect de son jeu est aussi vérifiable au niveau des pertes de balle, car il a seulement turnover ratio de 8.3.
Lorsqu’il s’agit de finir près du panier Clarke est déjà l’un des meilleurs dans le game, son excellent touché de balle lui permet de tourner à 74.2% de réussite dans la restricted area (82e percentile).
Il est donc capable de punir à 3 points ouverts, de finir près du panier…mais la plus grande force de son bagage offensif c’est… son floater. BC s’est démarqué par sa capacité à marquer des floaters en tête de raquette sur n’importe qui. Cette saison il a mis 47 de ses 85 floaters de ce type, ce qui le met dans le 92e percentile de toute la NBA et numéro 1 chez les bigs men (selon nba.stats.com).
Petit focus sur Brandon Clarke maintenant. Quatre matches qui suffisent pour nous faire comprendre son petit péché mignon pour le floater ! C'est assez rare pour un intérieur mais c'est une arme qui peut devenir très intéressante à terme. pic.twitter.com/4ADMr90lQ3
Démonstration du jeu de floater de Clarke (Source: @GrizzliesFR)
En jeu off ball Clarke n’est pas en reste, loin de là. D’abord en transition, il est plus rapide que tous les intérieurs adverses et il a un excellent placement en transition, ce qui permet de créer une option de passe par alley-oop ou autres, Clarke n’y est pas pour rien si les grizzlies sont la 5e équipe qui marque le plus en transition avec 22.7 points par match.
Et le meilleur pour la fin, son jeu en tant que roll man, qui regroupe puissance, vitesse, détente et une très bonne science du placement, rajoutez le fait que Ja Morant est un excellent passeur et vous obtenez tout simplement une machine à pick-n-roll. Il se classe dans le 95e percentile avec 1.51 point par possession, rien que ça.
Défensivement
Tout d’abord Ja est exactement ce qu’on pourrait appeler un défenseur correct en NBA, pas un boulet mais pas un as.
Sa vitesse latérale et son athlétisme le permettent de suivre et de défendre avec succès son vis-à-vis et son envergure lui permet de contester avec efficacité les tirs des meneurs adverses.
Malgré tout, Ja triche souvent en défense et se montre souvent irrégulier dans ses efforts. Il ne contourne pas toujours les écrans et ne suit pas toujours le meneur adverse lorsqu’il se fait dépasser. Il n’a pas une bonne lecture des lignes de passe et ne colle pas toujours son adversaire, d’où son faible nombre d’interceptions (0.9) trop faible pour un meneur qui joue 31 minutes par match selon les standards NBA.
Concernant Clarke, BC est un vrai as en défense, et il vaut mieux l’avoir dans son équipe que l’inverse.
Tout d’abord, il est capable de défendre sur 4 postes et même sur quelque pivot. Il est très mobile, dispose d’une excellente vitesse latérale et reste bien sur ses appuis ce qui lui permet de suivre les plus petits joueurs sur drive et même souvent de voler des ballons avec ses grosses paluches.
Par ailleurs, BC a une excellente lecture de jeu défensivement, couplé avec de très bon instinct. Il lit bien le pick-n-roll, ce qui lui permet d’être vraiment efficace en soutien défensif.
Pour finir, Clarke est un vrai freak (du haut de ses 2m03), il prend plaisir à contrer ses adversaires et ce depuis l’université où il a fait une grosse saison à 3.2 blocks avec les Bulldogs. Cette saison il tourne à 1.8 blocks sur 48 minutes (2e chez les rookies) et à un blk% de 31.2%.
Axe de progression/faiblesse
Du côté de Ja la priorité reste vraiment d’améliorer son jumper que ce soit à 3 points ou à mi-distance, ainsi que ses lancers. Il ne pourra surement pas changer sa mécanique de tir assez atypique, mais il doit au moins essayer d’être plus régulier.
Il doit être plus régulier dans ses efforts en défense et regarder des vidéos pour améliorer ses lectures défensives.
Ja Morant a une fâcheuse habitude à se précipiter, il ne temporise pas le jeu souvent quand il le faut et décolle souvent sans avoir une certitude de ce qu’il va faire une fois dans les airs, une pratique très redoutée chez les coachs car elle entraîne beaucoup trop de turnovers.
Concernant Brandon Clarke, le principal chantier reste la création au tir dans diverses situations. 82.8% de ses paniers proviennent d’une passe décisive, ce qui ne pose pas problème vu son rôle, néanmoins, il serait bénéfique pour lui et les Grizzlies s’il parvenait à se créer quelques fois son tir, et cela passe par le développement de quelques moves au poste bas (un fadeaway et un hook shot notamment), ou encore par une amélioration de son handle et au mieux d’un pull-up à mi-distance.
Transition parfaite pour aborder son tir, car si BC a eu une grosse progression au niveau de son tir entre sa saison sophomore en NCAA à sa première saison NBA (de 59% en ts%/efg% en année sophomore en NCAA à 69% en année junior et un excellent 66%/64% en NBA, et de 26% de réussite à 3pts en dernière saison NCAA à 35% en NBA) ce n’est effectivement pas assez pour survivre dans cette NBA moderne où être un shooteur fiable sur 2 à 3 tentative par match (et non pas 1.1) reste la chose la plus valuable qu’un joueur puisse avoir dans son arsenal.
Défensivement, Clarke a la mauvaise habitude de beaucoup sauter sur les feintes, ce qui le met très souvent en position difficile. On notera aussi qu’il ne monte pas assez au contre dans la raquette alors qu’il en a les qualités pour, seulement 14.2% de %BLKA.
Comparaison et Conclusion
De par ses qualités athlétiques niveau élite, son handle, son playmaking, ses passes et son agressivité lorsqu’il attaque le panier, Ja a un jeu très similaire à John Wall, des monstres athlétiques avec une excellente vision de jeu qui n’ont peur de rien et de personne, bien sûr Ja shoot un peu mieux que Wall en année rookie. Ils ont des stats très similaire pour leurs débuts étant donné que Wall tournait à 16pts 8asts 4rebs. Clarke a de son côté un profil assez spéciale et rare, difficile à évaluer et par conséquent compliqué à trouver chez un autre joueur NBA. Ce duo, voir trio avec Jaren Jackson jr, a tout pour réussir dans les années à venir, surtout avec Taylor Jenkins à leurs têtes.
*Lors de la comparaison de Ja Morant et de John Wall il n’a pas été abordé le fait que Ja sois aussi injury prone que Wall. Les deux meneurs ont le même jeu à risque surtout lors de leurs atterrissages, qui sont aussi risqués que non contrôlés. Résultat du côté de Wall : rupture du tendon d’Achille, absent des parquets depuis… un an et demi.
Merci pour votre lecture
LEXIQUE
%BLK: le pourcentage de block de l’équipe lorsqu’un joueur est sur le terrain %BLKA: le pourcentage de tentative de block de l’équipe qu’un joueur a lorsqu’il est sur le terrain Ts%: le pourcentage de réussite au tir d’un joueur prennat en compte la valeur d’un tir à 3 point et celle d’un lancer franc Efg%: le pourcentage au tir d’un joueur prennant en compte le fait qu’un tir à 3 points sois 1.5 fois plus valuable qu’un à 2 points
Beaucoup de très bons joueurs NBA, notamment All-Star et membres d’une All-NBA team, sont arrivées par la petite porte de la NBA. Que ça soit par le second tour de la Draft ou par le chemin des joueurs non-draftés, rien n’est impossible. Parlons aujourd’hui d’un joueur qui pourrait bien nous surprendre : Justin James.
Qui est Justin James ?
Drafté à la 40ème position par les Sacramento Kings lors de la dernière draft NBA, Justin James, tout droit sorti du Wyoming, n’arrivait pas dans la grande ligue avec un bagage clinquant. Et pourtant…
Sélectionné dans la All-Moutain West Conference 2nd Team lors de sa dernière saison universitaire, Justin est resté 4 ans avec les Cowboys du Wyoming, accumulant plus de 2000 points en carrière universitaire. Ex-joueur 3 étoiles selon ESPN, 247Sports et Rivals, « JJ » n’avait pas forcément le profil type pour rentrer en NBA à travers la draft.
Cependant, le destin en a choisi autrement, et à force de travailler, Justin s’est fait une place dans la MWC , en inscrivant plus de 15 points par match lors de ses 3 dernières saisons, avec notamment une moyenne de 22,1 points par match lors de sa 4ème et dernière saison. Il est ainsi devenu le second meilleur scoreur de l’histoire de cette université, derrière Brandon Ewing et le 3ème de l’histoire de la conférence.
Son parcours a pris une ampleur monumentale lorsque les Kings décidèrent de miser sur lui avec le 40ème choix de la draft, faisant de lui le 12ème joueur de l’histoire de Wyoming à être drafté, et le premier depuis Larry Nance Jr. (Cleveland Cavaliers) en 2015.
Auteur d’une Summer League convaincante (9 points et 4 rebonds de moyenne), le Floridien se vit offrir un contrat de 3 ans par les Kings. Consécration pour un joueur originaire de Port St. Lucie en Floride, et qui n’avait pas une destinée liée à la NBA.
Membre d’un groupe de 3 rookies au sein des Kings, il est celui qui a joué le plus de matchs des trois. Avec ses 34 participations, il se retrouve loin devant DaQuan Jeffries (8 à cet instant de la saison) et Kyle Guy (2) : preuve d’une bonne confiance du groupe et du staff envers lui.
Mais qu’a-t-il de particulier ?
« JJ », un athlète pur (et dur)
Justin, c’est tout d’abord un physique impressionnant pour un arrière. 2,01m de hauteur, 86 kg, accompagnés d’une envergure d’environ 2,10m, c’est grand, plus grand de la moyenne.
C’est un joueur très athlétique, doté de qualités physiques indéniables, dont il sait très bien se servir. En témoigne ses 7 dunks réussis cette saison, équivalent à 21% de ses tirs réussis, dont celui-ci :
C’est un joueur avec une énergie gigantesque, sur et en dehors du parquet. Ses coéquipiers et son coach disent de lui qu’il parle beaucoup, vraiment beaucoup. Il est passionné par le sport et on le ressent sur le terrain, et même sur le banc, avec ses nombreuses réactions énergisantes.
Il a ce truc en plus, il n’est pas timide. Dès le premier jour, il n’a pas été effrayé de nous répondre, ni d’exprimer son opinion. Je me suis dit : « Cet enf**** doit se taire », mais il a de bonnes intentions, et cela vient de sa confiance en lui.
BUDDY HIELD (joueur des kings et coéquipier de justin james)
Une confiance en lui débordante pour un joueur doué offensivement, à l’aise avec le scoring depuis Wyoming.
Pas inquiété par le fait d’avoir le ballon en main (usage percentage 1de 19 pour un turnover percentage 2 de 8,4), notamment grâce à sa longue expérience NCAA, il sait également jouer sans ballon, notamment dans le catch-and-shoot 3 . Il manque cependant de réussite à l’échelle NBA, surtout sur les tirs longue distance, mais nous en parlerons dans un deuxième temps.
Plutôt bon rebondeur grâce à ses qualités athlétiques (8,5 rebonds/matchs lors de sa dernière saison à Wyoming), il adore jouer en transition, comme nous pouvons le constater avec le dunk ci-dessus. C’est d’ailleurs sur le jeu de transition que se base la plupart de son apport offensif, notamment grâce à sa volonté de vouloir perforer les défenses très tôt avec son explosivité.
Tableau représentant les statistiques aux tirs de Justin James sur contre-attaque et transition
Mais là où il est talentueux, c’est défensivement. Long, plutôt rapide, athlétique. Toutes ces qualités réunies forment un cocktail vraiment efficace défensivement.
Pas réputé à l’époque Wyoming pour être le plus grand des défenseurs, notamment avec son jeu ultra offensif, Justin James s’est muté cette saison comme un potentiel très bon défenseur. Directement adapté au jeu défensif de la NBA, Justin a su tirer profit de son expérience universitaire pour très souvent neutraliser son vis-à-vis, comme nous le montre ce graphique.
Graphique représentant le defensive rating en fonction du pourcentage aux tirs alloués en défense, sur les joueurs âgés de moins de 24 ans (ayant joués plus de 15 matchs cette saison)
Justin James survole la concurrence en étant le seul joueur de la NBA, selon nos conditions (âge inférieur à 24 ans et plus de 15 matchs joués cette saison), à avoir un defensive rating 4 inférieur à 100 et un pourcentage aux tirs « défensif » inférieur à 40%. Tout simplement monstrueux.
On peut bien évidemment relativiser notre propos en notant que Justin n’a joué que 6 de ses 34 matchs avec plus de 9 minutes de jeu. Très souvent membre du fameux « garbage time » 5 , il n’affronte pas les plus grands joueurs offensifs de la NBA à l’instar d’autres jeunes joueurs présents dans le graphique, comme Ben Simmons ou Jayson Tatum. Cependant, il ne reste pas moins un très bon défenseur, parfaitement adapté à la NBA.
Très rapide sur ses appuis, il gère parfaitement les situations de close-out, avec une excellente présence et animation de son corps. Une statistique montre vraiment cet impact : les statistiques défensives sur les tirs « spot-up » 6 .
Graphique représentant le pourcentage aux tirs alloués en défense en fonction du percentile, sur spot-up, pour tous les joueurs NBA
Véritable muraille, Justin se place parmi les meilleurs éléments à ce niveau, avec sa capacité à gêner ses adversaires avec ses mensurations. Il n’a alloué que 9 petits points en 22 possessions sur ce type de tir. Une plus-value qui peut devenir très intéressante avec le temps.
Autre point marquant : reprenons les conditions émises plus haut. Justin James a l’un des plus grands différentiels entre son pourcentage aux tirs et son pourcentage aux tirs alloués en défense.
Graphique représentant la différence entre le pourcentage aux tirs et le pourcentage aux tirs alloués en défense, sur les joueurs âgés de moins de 24 ans (ayant joués plus de 15 matchs cette saison)
Avec un différentiel de +6,5%, Justin se classe tout simplement à la 3ème place. Seuls Ivaca Zubac (Clippers) et Romeo Langford (Celtics) font mieux dans la ligue. Il doit cependant avoir un peu plus de présence dans la défense intérieure, grande taille oblige. Avec un pourcentage défensif aux tirs de 72,7% près du cercle , Justin est loin d’être un roc, mais la défense extérieure compense.
Des statistiques intéressantes, un physique plutôt convaincant, de la confiance en soi… Mais quels sont ses axes de travail ?
Qu’est-ce qu’il lui manque ?
Tout d’abord, il lui faut de la régularité. Il est certain qu’un temps de jeu faible et variable n’est pas favorable au développement, mais Justin doit faire preuve de plus de régularité sur le terrain.
On le sait capable de coups d’éclat, comme il a pu le montrer contre Brooklyn et Indiana cette saison (14 points sur ces 2 matchs). Mais c’est cette régularité que cherchent les Kings actuellement en sortie de banc.
Elle doit commencer au niveau du tir extérieur. Justin James a les capacités pour être un bon shooteur à 3 points, même si sa « shooting form » n’est pas extraordinaire. Il avait notamment enregistré un excellent 41,9% en 117 tentatives lors de sa 2ème saison à Wyoming. Cette saison, ce n’est pas vraiment de ce niveau, même si on peut repérer quelques points positifs au niveau du shoot.
Hormis le jeu proche du cercle quasiment omniprésent, que nous avons abordé précédemment, nous pouvons remarquer un détail. Il tire à 32,1% en 28 tentatives longue distance. Pourcentage correct, mais d’autant plus Justin James est bipolaire.
Il est létal à droite du cercle, avec 50% de réussite à 3 points mais atroce à gauche du cercle, avec 12,5% de réussite. Encore une chose à améliorer de son côté.
Mais une fois de plus, Justin sait shooter à longue distance, il manque de régularité. En témoigne son très très faible 47,6% aux lancers-francs, complètement aux antipodes de son 73,1% en 4 ans à Wyoming.
Avec du travail, il peut très certainement devenir un très bon 3&D 7 en NBA. Après tout, c’est un gros travailleur, salué pour le staff et ses coéquipiers, qui a essuyé de nombreuses heures à l’entraînement pour arriver en NBA. Pourquoi ne pourrait-il pas continuer dans ce sens ?
Le deuxième point est la gestion du rythme offensif. Comme dit précédemment, c’est un joueur offensif très agressif vers le cercle, qui adore la contre-attaque et la transition. Il est tellement passionné qu’il en est parfois à contre-courant de la vitesse de jeu de son équipe. Il est habitué à avoir le ballon en main, à gérer le rythme de son équipe. Mais il ne s’agit plus de l’équipe de Wyoming autour de lui, et il va devoir continuer à s’adapter.
Son apport offensif est également à revoir, avec une légère incapacité à être « utile » sans être le porteur du ballon. On a évoqué le catch-and-shoot plus haut, où nous pouvons sentir des prémices de potentiel, mais le reste est très faible. Il ne suffit pas d’attendre dans les corners à 3 points pendant 20 secondes… Même s’il est à 40% dans ces spots !
Tableau représentant les pourcentages sur différents types de tirs, entre Justin James et la moyenne de la NBA
On peut également évoquer l’âge comme certains pourraient le prétendre. L’âge est-il une contrainte ? 23 ans et demi pour lui. Le potentiel est moins grand, mais cela ne l’empêchera pas d’évoluer au sein de la ligue. Beaucoup de joueurs, arrivés plus âgés, ont réussi à devenir des joueurs majeurs de la NBA. L’exemple et la comparaison avec Robert Covington (Rockets) est facile à produire, mais parfaitement évidente. Drafté à l’âge de 23 ans comme Justin James, doté d’un gabarit plutôt semblable (2,01m, 95 kg), il a d’abord vécu une saison rookie très difficile à Houston avant d’être coupé et d’atterrir dans un environnement qui l’a développé comme l’un des meilleurs 3&D de la ligue : Philadelphie.
Tableau comparatif sur les statistiques de Justin James et Robert Covington sur les deux premières saisons en NBA
La concurrence sur les postes d’arrières est rude à Sacramento, peut-être que le staff ne laissera pas de chances à Justin. Peut-être que comme Robert Covington, il se développera ailleurs. Nombreuses sont les questions qui peuvent se poser avec un talent comme le sien…
Ce qui est sûr, c’est que Justin James a un potentiel. Possible 3&D ? Défenseur redoutable ? 6ème homme ? Joueur de rotation ? Aux Kings ? Ailleurs ? On ne peut pas le savoir pour l’instant, mais c’est un bijou, un joyau à polir… Et on lui souhaite de réussir dans la ligue ! Affaire à suivre !
Sources : NBA.com, Sacramento Kings, Wyoming Athletics, The Athletic. (Toutes les statistiques ont été prises avant la reprise NBA à Orlando)
Lexique :
Usage percentage (ou USG%) : calcul du nombre de possessions offensives passant par un joueur lorsqu’il est sur le terrain.
Turnover percentage (ou TOV%) : calcul du nombre de possessions offensives d’un joueur se terminant par une perte de balle.
Le catch-and-shoot (ou C&S) : action où le joueur reçoit le ballon en étant en mouvement et tire en première intention sans avoir posé le dribble.
Le defensive rating (ou DRtg) :statistique inventée pour mesurer l’efficacité défensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
Le garbage time : période de jeu où les deux équipes se relâchent, notamment à cause du score. Cette période est généralement jouée par les remplaçants de chaque équipe.
Le spot-up shoot : action où le joueur reçoit le ballon en étant immobile et tire en première intention sans avoir posé le dribble. (La différence entre un C&S et le spot-up est le mouvement)
Un 3&D : joueur qui possède la capacité très recherchée de pouvoir tirer à 3 points et défendre sur les positions extérieures de manière compétitive. C’est un rôle très apprécié aujourd’hui.
Sortant d’une saison assez mitigée, finie à la 11e place à l’Est et orphelin de leur franchise player John Wall (blessure au tendon d’Achille en février 2019), Les Washington Wizards héritèrent du 9e pick de la draft 2019, pick qu’ils utilisèrent pour sélectionner le prospect japonais Rui Hachimura. 1 an plus tard suite à la saison moyenne des Wizards, avec assez de recul il est temps pour nous de revenir sur ce talent venu tout droit de l’Empire du soleil levant.
QUI EST RUI HACHIMURA ?
Rui Hachimura est un joueur NBA bénino-japonais de 22 ans évoluant au poste d’ailier fort pour les Washington Wizards. Victime de racisme au Japon due à sa couleur de peau assez différente des autres natifs, en 2015 il quitte son pays natal pour les États-Unis où il jouera pour les Gonzaga Bulldogs en NCAA alors qu’il ne parlait même pas anglais.
Il explose lors de sa 3e saison à Gonzaga où il tourne à 19.7 points et 6.5 rebonds par match. Il sera plus tard récompensé du Julius Erving award (trophée remis par ‘Dr.J’ lui-même au meilleur ailier en NCAA).
•Mensurations: Droitier de 2m03 pour 104 kg avec une envergure de 2m18 •Meilleurs matchs cette saison: Vs Philadelphia 76ers le 05 décembre 2019 (27pts, 7rbs, 11/18fg)
Vs Los Angeles Clippers le 1er décembre 2019 (30pts, 9rbs, 2/5 3pt)
D’abord, parlons de son jeu au poste: il ne l’utilise pas beaucoup (8.4% de ses possessions) et il a bien raison vu qu’il n’est pas vraiment adroit avec ‘seulement’ 36% de réussite. Néanmoins, il a une bonne maîtrise du turnaround jumper et du fadeaway. Notons aussi qu’il a un petit hook assez bon à améliorer.
Ensuite, la finition : Rui est capable de finir les actions proprement et avec agressivité avec ou sans contact. Il inscrit 31.3% de ses points dans la peinture avec un très bon 61% de réussite. Il aime beaucoup exploser vers le panier dans le trafic pour libérer de l’espace dans la peinture et finir comme Kawhi Leonard.
La plus grosse surprise offensivement chez Rui a été son incroyable réussite sur la ligne des lancers francs, 82.9% sur 2.7 tentatives par match, top 8 des ailiers forts et meilleur rookie (pour les joueurs qui en prennent 2 ou plus par match). Seulement 49e percentile en free throw rate chez les bigs, il ne provoque pas beaucoup de fautes.
Passez d’un décent pourcentage de 41% en NCAA (seulement 1 tentative par match) à un piètre 27% en NBA (1.8 tentatives par match), Rui ne s’est jamais démarqué en tant que bon shooteur à 3 points. Sans être extraordinaire, il a un jeu décent en off ball : très rapide et efficace en transition où il inscrit 22% de ses points (67e percentile) mais mauvais en catch and shoot avec seulement 32% de réussite sur 2.6 tirs par match.
Le meilleur pour la fin, son jeu à mi-distance : Il y prend 24% (42% de tirs à 2 points hors de la restricted area) de ses tirs et en met 39%. Il a montré une facilité à trouver ses spots et même à créer son tir (seulement 57% de ses points à mi-distance sont assistés). Dans le détail, on peut noter que ce tir (particulièrement les longs two’s) est le tir le moins rentable en NBA, un shooteur à 35% à 3pts est autant productif qu’un shooteur à 52% à mi-distance. Donc pour être rentable en tant que gros shooteur à mi-distance il faut être un joueur élite dans ce domaine, ce que Rui n’est pas encore contrairement à Chris Paul ou Kawhi Leonard.
Shot chart de Chris Paul sur la saison 2019-2020 (sources : StatMuse.com) Shot chart de Rui Hachimura sur la saison 2019-2020 (sources : StatMuse.com)
Playmaking
‘Quand nous l’avons choisi et que nous l’avons vu durant l’été, il pouvait dribbler, remonter la balle et la prendre dans la paume de sa main…Ce n’est pas un pur poste 4, nous pouvons le faire devenir 3 et faire de lui un playmaker.’
Bradley Beal au micro de Zach Lowe, NBC
Le franchise player des Wizards ne s’est pas trompé mais n’avait pas totalement raison, car oui Rui a un assez bon handle pour un poste 4 avec seulement 16 ballons perdus lorsqu’il dribble, son handle est assez bon pour lui permettre de trouver des bons spots à mi-distance et pour faire des coast to coast, mais ne lui permet pas de mener une attaque en tant que ball handler.
En ce qui concerne la distribution, on a pu remarqué qu’il n’a pas une excellente vision des passes, ce qui ne lui permet pas de distribuer le jeu efficacement. Il tourne à 3.5 potential assists par match, derrière Julius Randle et hors du top 30 à son poste. Hachimura n’est donc pas encore un bon playmaker mais on peut espérer une amélioration comme celle de Kawhi Leonard, passé de 6.6 assist% et 12.6 assist ratio en saison rookie à 26.2 assist% et 16.4 assist ratio cette saison.
En défense :
Les Wizards ont tout simplement la pire défense de la ligue (avec 119.7 points encaissés par match) et c’est encore pire lorsqu’il est sur le parquet, car ils encaissent 5.8 points en plus lorsqu’il est enjeu (le 4e pire defensive rating de toute la NBA).
Les problèmes défensifs de Rui sont clairement liés à son QI défensif très en dessous de la moyenne, car sa mauvaise lecture du pick-n-roll et ses mauvaises décisions sur switch et en prise à 2 le mettent très souvent lui et son équipe en situation défavorable défensivement. Le manque de QI en défense est très souvent comblé par une bonne protection d’arceau chez les ‘big men’ (coucou Jarrett Allen), il n’en est rien pour Rui qui est tout simplement un piètre contreur. Malgré son envergure avantageuse, il tourne à une très faible moyenne de 0.2 contre par match et à 0.5% en block% (3e percentile). Les adversaires mettent 65% de leurs tirs quand il les défend à moins de 3 mètres du panier (8.5% de plus que d’habitude).
En défense contre des guards (meneur/arrière), il est assez mobile et latéral pour contester quelques drives bien que son manque d’explosivité lui fait défaut face à des joueurs hyper ‘flashy’ comme Ja Morant ou De’Aaron fox (7 points en 50 secondes)…
Malgré ses lacunes, Rui a montré de la détermination et de l’envie de ce côté du terrain en contestant 79% des shoots de ses adversaires, top 2 parmi les rookies avec 8.5 par match. Cela n’a pas empêché ses adversaires de shooter à près de 55%, beaucoup plus que la moyenne NBA qui est de 46%
Au Rebond :
Leader des rookies (+20 matchs joués) avec 6 prises par match, Rui est un rebondeur moyen avec un positionnement au rebond plutôt satisfaisant.
Il ne prend que 53.2% de ses 11.4 rebounds chances (97e chez les joueurs qui prennent 5 rebonds ou plus) et seulement 31.5% de ses rebonds sont des rebonds contestés. C’est peut-être due au fait qu’il ne fait pas assez de box outs (2.8) surtout offensivement (0.1) ou juste un manque d’agressivité et d’envie aux rebonds. Néanmoins Rui est très bon en putbacks (claquette), 1.3 points par match et 90e percentile.
Rui a toujours eu la fâcheuse habitude de disparaitre peu à peu pendant les matchs (surtout depuis son retour de blessure). Il inscrit 8 points à 51.5% FG et prend 3.3 rebonds par match en première mi-temps alors qu’il n’inscrit que 5.5 points à 42.5% en captant 2.8 rebonds par match en seconde mi-temps.
À quoi est due cette baisse d’impact statistique ? Logiquement elle serait due à une baisse de temps de jeu mais là non plus, étant donné qu’il a sensiblement le même nombre de minutes en 1ere et 2eme mi-temps. Elle serait autrement due au fait qu’il prend tout simplement moins de tirs en 2e mi-temps ? Oui et non car même s’il prend moins de tir, il est surtout beaucoup moins adroit (de 51.5% à 42.5%) mais sa maladresse peut être liée au fait que les wizards s’appuient plus sur Bradley Beal lorsqu’ils sont menés. Une autre hypothèse pourrait être liée à la fatigue.
Points à améliorer
Le principal axe de travail de Rui sera son shoot à 3 points et aussi d’essayer d’être plus propre et régulier à mi-distance pour devenir un joueur élite dans ce domaine. Il devra aussi essayer de provoquer plus de fautes pour profiter de sa réussite au lancer franc et devenir un scoreur plus prolifique.
Parmi les autres axes de travail son jeu on ball : il doit améliorer son handle et travailler sur ses passes et sa vision. Ensuite pour durer en NBA il faut apporter un minimum en défense. La défense sur pick-n-roll, les switchs, sa rapidité latérale et son explosivité sont les principaux domaines à travailler. Et pour finir Rui doit arrêter de disparaître au cours des matchs, être régulier du début à la fin.
Hachimura s’entraîne à Orlando Via NBA.com/galleries
Utilisation par Scott Brooks
La superbe attaque (5e pace et 13e offensive rating) des Wizards mise en place par brooks met assez en valeur Rui. Il a clairement sa place dans les systèmes bien qu’il ne soit pas utilisé en tant que 1e et 2e option offensive. Son association avec Thomas Bryant a été plutôt productive car Rui est très mobile ce qui lui permet de jouer avec des pivots assez ‘dominant’.
Il n’est pas assez utilisé sur pick-n-roll et pick-and-pop avec Beal, car Beal attire beaucoup les défenses sur ses drives permettant à Rui de pop à mi-distance avec moins de contestation et même sur pick-n-roll, Rui est très athlétique avec une très bonne finition.
La reprise de la saison sans Beal et Bertans sera une opportunité de voir Rui en tant que première ou seconde option (avec plus de usage rate).
Comparaison et avenir
Comparaison en NBA : La comparaison avec Kawhi Leonard est assez légitime… mais que offensivement, car oui ils ont beaucoup de similitudes dans leurs spots et prises de tirs. Tous les deux adeptes des pulls up long 2’s, des fadeaways, des turnaround jumpshots et des finitions rapides en force au poste. Bien que Kawhi joue déjà beaucoup plus le rôle de playmaker.
Mais la comparaison ne tient malheureusement pas défensivement
Statistiques défensives de Rui Hachimura saison 2019-2020 (sources : NBA.com)Statistiques défensives de Kawhi Leonard saison 2019-2020 (sources : NBA.com)
On peut remarquer que les adversaires sont beaucoup moins efficaces quand ils sont défendus par Kawhi que quand ils le sont par Rui. La comparaison peut aussi être faite avec DeMar DeRozan.
Hachimura a clairement le potentiel pour être un super lieutenant scoreur inarrêtable capable d’un peu porter la balle et de défendre décemment s’il a l’envie au mieux ou au pire un scoreur intérieur qui sort du banc qui ne contribue pas suffisamment en défense et en attaque pour combler.
Glossaire
– Free throw rate: le nombre de tentatives de lancers francs qu’une équipe tire par rapport au nombre de shoot que l’équipe tente
– Potential assists : toute passe à un coéquipier qui tire à moins d’un dribble après avoir reçu le ballon
– Assist% : le pourcentage de paniers marqués par une équipe après une passe décisive du joueur.
– Assist ratio : le nombre de passes décisives d’un joueur en moyenne sur 100 possessions utilisées
– Block% : le pourcentage de block de l’équipe lorsqu’un joueur est sur le terrain
– Percentile : les points d’un joueur ou d’une équipe par possession classés par rapport au reste de la ligue à ce poste
– Rebounds chances : un joueur a une chance de rebond s’il est le plus proche du ballon à tout moment entre le moment où le ballon est en dessous de l’arceau et le moment où il a complètement rebondi
– Box outs : le nombre de fois où un joueur a établi un contact physique avec un adversaire qui poursuivait activement un rebond, un effort important pour désavantager l’adversaire et a réussi à empêcher cet adversaire de sécuriser le rebond
– Usage rate : le pourcentage de ballons « utilisé » par un joueur lorsqu’il est sur le parquet
Depuis son passage à l’Université de Virginia, Justin Anderson alias « Simba » vit une carrière professionnelle en dent de scie. Le 21ème choix de la draft 2015 sera passé par la G-League cette saison afin de retrouver véritablement des certitudes et poursuivre son aventure en NBA. Voici un point sur la carrière du joueur.
Un joueur prometteur à l’université
Après un passage au lycée Montrose Christian où il compile 18,7 points, 4,7 rebonds et 3 passes décisives, Justin Anderson a le profil de l’ailier athlétique par excellence, qui multiplie les highlights sur YouTube. Sa défense engageante et pleine d’énergie lui permet de réaliser 1,8 interceptions et 1,6 contres par match, de quoi attirer les convoitises des plus belles universités. Et en effet, six universités tenteront d’attirer le natif de Montross avec entre autres Duke ou Maryland. Mais c’est Jason Williford qui le convainc finalement de venir à Virginia en 2012.
Il jouera trois saisons à Virginia évoluant notamment aux côtés de JoeHarris et MalcolmBrogdon, et après avoir peaufiné sa défense et sa force, Justin amassera lors de sa dernière saison 12,2 points (à 47% au tir dont un 45% à 3 points), 4 rebonds, 1,7 passes décisives, 0,7 interception et 0,5 contre en 28 minutes de jeu pour 22 matchs sur 26 en tant que starter, avec un très beau PER de 23,8. Avec des stats solides et de belles récompenses individuelles (Meilleur 6ème homme de l’ACC dans sa 2ème saison et dans la 2ème équipe de l’ACC), il était fin prêt à rejoindre la grande ligue.
L’ailier était vu comme un 1er tour avec au premier plan sa puissance et de grosses qualités athlétiques. Décrit tel quel, Anderson était vu comme un joueur n’ayant aucune faiblesse majeure apparente et qui aurait pu être vraisemblablement un premier choix de draft, mais c’est finalement parce qu’il n’avait pas de réelles qualités premières, comme au shoot qu’il n’a pas été retenu plus haut. En effet, ce n’est pas un grand passeur ni un grand dribbleur, il a même une fâcheuse tendance à commettre des pertes de balles mais aussi à manquer de réussite en un contre un.
Avec 4 rebonds par match en université, on regrette finalement qu’il n’ait pas plus mis à contribution ses qualités d’athlètes pour devenir un spécialiste en la matière. Enfin, ses sélections de tirs n’ont jamais été très bonnes, sa mécanique de tir n’était pas commode et même s’il avait de bons pourcentages, il aurait très logiquement régressé en NBA. Il fallait pour cela travailler, car Anderson avait tout pour devenir un joueur d’exception en NBA.
Draft Day : Direction Dallas !
Le soir du 25 juin 2015 s’ouvre la soirée de la draft NBA. Les noms de Karl–AnthonyTowns à Minnesota comme 1er choix, puis D’AngeloRussell aux Lakers ou encore KristapsPorzingis aux Knicks sortent les uns après les autres, jusqu’à la 21ème place, celle des Mavs. Dallas n’a pas été très actif lors des récentes drafts depuis l’arrivée de DirkNowitzki et même si la franchise de MarkCuban restait encore assez compétitive (DeronWilliams, ChandlerParsons ou encore WesleyMatthews, arrivés lors de la FA 2015), l’Allemand s’approchant doucement de la retraite, il fallait penser à l’après-Dirk et commencer àpréparer à l’avenir.
Si plusieurs noms restaient comme MontrezlHarrell, BobbyPortis ou encore RondaeHollis-Jefferson, l’équipe texane sélectionnera finalement Justin Anderson (accompagné de SatnamSingh en 52ème position, le premier joueur indien à être drafté en NBA, ce qui lui vaudra un documentaire nommé One of a Billion). Un choix cohérent et intelligent en somme pour Dallas, qui n’est pas réputée pour être une équipe très athlétique et défensive sur le papier.
Une première saison rookie révélatrice
Justin Anderson sous le maillot des Dallas Mavericks – Photo by Tim Fuller
Après une bonne Summer League, Simba n’aura pas souvent sa chance lors de la première partie de saison et alternera NBA et D-League (ancien nom de la G-League) avec les Texas Legends en partie à cause de RickCarlisle qui fait peu jouer ses rookies. Mais une blessure de Chandler Parsons en deuxième partie de saison donnera l’occasion à Justin Anderson de montrer de quoi il est capable à Carlisle et qu’il peut être un très bon energizer en sortie de banc. Son apport athlétique et défensif sera un plus pour l’équipe, il jouera même 8 fois titulaire sur les 10 derniers matchs de saison régulière avec un bilan de 7 victoires et 3 défaites pour Dallas qui finira 6ème de conférence Ouest.
Au premier tour ils affronteront le Thunder avec comme 5 de départ Westbrook, Roberson, Durant, Ibaka et Adams, de quoi passer un mauvais quart d’heure pour les Mavs, mais aussi de quoi révéler un peu plus le talent du jeune Justin Anderson qui aura la lourde tâche de défendre sur KD alors au top de sa forme. Bonne chance pour l’éclipser ! Résultat des courses, 4-1 pour OKC malgré des Mavs vaillants mais trop faibles face à une équipe bien trop forte sur le papier.
Sur ces play-offs, Simba aura montré sa hargne sur le parquet, avec entre autres des petits chambrages d’avant-match avec Villanueva sur les pas de danse de Westbrook et CameronPayne mais aussi une passe décisive derrière le dos pour Mejri ou encore une claquette dunk sur un lancer-franc raté de DevinHarris sur la tête de… KD ! Une performance qui permettra à coach Carlisle de lui faire confiance pour la saison prochaine.
Nouvelle saison, année de la confirmation
Encore une fois Justin Anderson commencera par la Summer League et encore une fois, elle sera réussie. Après des play-offs satisfaisants lors de la dernière saison, il gagnera une place dans la rotation de Dallas et jouera en moyenne 15 minutes par match et améliorera son rendement offensif en passant de 3 à 6 points par match par rapport à sa première saison.
Malheureusement, les texans commenceront très mal leur saison avec un horrible bilan de 4v-16d au mois d’octobre. Même s’il y aura du mieux par la suite, les Mavs font peine à voir. La trade deadline approchant à grands pas, le poste d’ailier semble bouché derrière Harrison Barnes (arrivé à la FA 2016) avec le reste des minutes partagé entre Simba et un rookie non-drafté, DorianFinney-Smith, qui plaît énormément à Rick Carlisle.
Il fallait n’en garder qu’un, les deux joueurs étant assez similaires sur leurs qualités, l’objectif pour le staff était de combler les lacunes au poste de pivot, véritable point faible des Mavs ces dernières années. Donnie Nelson, le GM des Mavericks, effectuera donc le transfert de Justin Anderson accompagné de Andrew Bogut et d’un premier choix de draft protégé 2017 vers Philadelphie contre Nerlens Noel.
Le nouveau numéro 23 des 76ers et son nouveau head coach Brett Brown – Photo by Steven M. Falk (TNS)
Les 76ers, toujours en reconstruction, cherchaient à se renforcer au poste d’ailier derrière Covington. Justin récupèrera donc un temps de jeu plus conséquent avec 20 minutes par match et améliorera encore une fois son apport en points mais aussi en rebond avec 4 prises par match. Son pourcentage au tir va également progresser avec un joli 46% d’adresse.
Il réussira notamment un game winner face aux Knicks avec un floater sur Melo et enchaînera de belles performances au scoring avec 26 points au compteur lors du dernier match de saison régulière toujours face aux Knicks. Anderson devient très vite élément apprécié du public et de Brett Brown qui contribuera notamment à voir enfin les Sixers jouer les Play-offs la saison suivante.
Saison de la déception et des blessures !
Cette nouvelle saison pour Simba commencera assez mal. Après quelques matchs, il se blessera au tibia en novembre ce qui le mettra sur la touche pendant un mois et demi. Pendant ce temps-là, des joueurs comme ZhaireSmith ou FurkanKorkmaz se montreront très en forme. Il reprendra seulement à partir du mois de janvier avec un bon temps de jeu ce qui illustre encore une fois la patience des Sixers avec la condition physique de leurs joueurs.
Malheureusement, il se blessera une nouvelle fois, à la cheville cette fois-ci, et ne jouera pas pendant un mois. Après cela, son temps de jeu sera considérablement affecté, jusqu’à même récolter des DNP et sa progression s’arrêta net. Il jouera néanmoins quelques matchs sans grand intérêt pour son équipe en toute fin de saison, la qualification étant acquise. L’ailier réussira à marquer tout de même 25 points dans le dernier match de SR face aux Bucks. Les play-offs seront à l’image de sa saison, à savoir peu de temps de jeu et des absences. Comme si ce n’était pas suffisant, le joueur subira une grosse blessure à la jambe après les playoffs, nécessitant une opération. Un énorme coup dur juste avant l’été qui ne s’annonce pas de tout repos.
Nouvelle saison et nouvelle destination : Atlanta
!
Après un deal à trois entre OKC, les 76ers et les Hawks incluant Carmelo Anthony, Dennis Schröder, ses coéquipiers Mike Muscala et le français Timothé Luwawu-Cabarrot, Anderson atterrit donc avec un premier choix 2022 chez les Atlanta Hawks, qui viennent de repêcher le prodige Trae Young au passage. Une nouvelle équipe pour une nouvelle donne et synonyme de relance pour Justin après sa blessure à la jambe, ce qui le privera d’une dizaine de matchs pour commencer. Ses premières prestations seront plutôt discrètes avec un temps de jeu assez restreint à un poste occupé par Taurean Prince, DeAndre’ Bembry mais aussi Vince Carter.
Il aura néanmoins l’occasion de se montrer sur le mois de décembre, sans grande réussite toutefois. Cette saison ressemblera à sa dernière saison avec les Sixers, peu de temps de jeu, plusieurs DNP, des joueurs au même poste qui ont fait des progrès et leurs preuves à l’inverse de Simba. Son irrégularité lui fait cruellement défaut et ses faibles performances quand il en a l’occasion avec du temps de jeu auront raison de lui. Avec une équipe d’Atlanta qui optera pour le tanking jusqu’en avril, Justin Anderson ne jouait plus grand-chose et certains proches commençaient alors à ressentir chez lui un manque de confiance.
Justin Anderson sous le maillot des Hawks – Photo by Glenn James/NBAE via Getty Images
La Free Agency 2019 arrivant à grands pas, Simba quittera l’état de la Géorgie et les Hawks renonceront à sa mid-level exception et à ses droits. Il devint donc agent libre non restreint. Mais au fur et à mesure que les autres joueurs libres signaient dans les franchises cet été-là, le nom de Justin Anderson n’apparaissait quasiment plus dans les médias. Néanmoins, les Wizards lui offriront sa chance en l’invitant à leur training camp où il effectuera avec la franchise du District de Columbia les matchs de présaison, sans succès puisqu’il sera coupé assez rapidement.
Remise en selle en G-League
Il signera donc un contrat en G-League avec les Raptors 905, équipe mineure de Toronto avec laquelle il arrivera en cours de saison. Il s’imposera comme un des leaders de l’équipe et proposera un basket proche de ses années universitaires et ses deux premières saisons en NBA. Ses 20 points et ses 6 rebonds de moyenne par match attireront l’œil des Nets qui lui proposeront un 10-day contract, peu concluant puisqu’il marquera seulement 3 points en 3 matchs pour un total de 16-17 minutes de jeu.
Il ne sera pas gardé et retournera chez les 905 puis sera transféré chez les Long Island Nets, équipe mineure de Brooklyn, contre HenryEllenson. Dans la continuité de son passage dans l’équipe mineure de Toronto, il finira par être nommé dans la 3rd All-G-League Team. Avec des nombreuses blessures chez les Nets (KD, Irving) et des cas de COVID-19 qui touchent les joueurs (DeAndre Jordan et SpencerDinwiddie) mais aussi les joueurs qui ne prennent pas le risque d’aller à Orlando comme WilsonChandler, il signera un contrat à Brooklyn pour participer à la suite de la saison.
Si l’on regarde le parcours de Justin Anderson, on peut se poser la question de l’impact ou des répercussions des blessures sur sa carrière. Malgré cela il n’a jamais progressé dans les secteurs où il le fallait : sa mécanique de tir est restée identique et sa précision à 3 points n’est pas parfaite avec un petit 30%. Son playmaking n’a jamais été exceptionnel, mais il a montré du mieux dans ce domaine en G-League avec 3 passes décisives par match. On peut aussi noter son inconsistance sur le terrain, capable de mettre 15 points dans un match à 5/7 au tir et au match suivant n’en planter que 2 avec un 1/8 au tir.
Tous ces points faibles ont finalement eu comme conséquences un manque d’intérêt des franchises NBA pour lui confier un rôle important dans un roster. Si ces questions demeurent toujours après 4 ans en NBA et une année en G-League, son passage aux Nets pour la reprise de la NBA à Orlando représente très certainement sa dernière chance de prouver sa valeur auprès des franchises. S’il réussit sa fin de saison, nul doute qu’une équipe le recrutera. Dans le cas contraire, est-ce que Justin Anderson continuera en G-League ou rejoindra la Chine ou l’Europe ? À suivre.
Si l’arrêt de la saison NBA a été désavantageux pour les franchises contenders comme les Lakers ou les Bucks, on ne pourra pas en dire autant pour les 76ers qui peuvent remercier le dieu du basket car entre la mauvaise dynamique de l’équipe et la blessure de Ben Simmons, c’était presque blasphémé de les donner vainqueur du trophée Larry O’Brien. Mais dans cette saison plutôt décevante des Sixers on peut tirer quelques satisfactions.L’une d’elle fut la bonne et prometteuse saison du rookie Matisse Thybulle.
____________________
QUI EST MATISSE THYBULLE ?
Matisse Vincent Thybulle est un joueur NBA Américano-Australien de 23 ans choisis par les Boston Celtics en 20e position de la draft 2019 et ensuite tradé au Sixers contre les picks 24 (devenu Ty Jerome) et 33 (devenu Carsen Edwards). Il a joué 4 saisons en NCAA pour les Washington Huskies où il a glané un trophée de Défenseur de l’année en tant que senior.
•Meilleur match cette saison: Vs Toronto Raptors (20pts 3pds 3stls 1block)
Si c’est le côté du terrain qui fâche, on peut tout de même relever un point positif au jeu offensif très limité de Thybulle, à savoir son jeu offball. Que ce soit en catch and shoot ou pour effectuer des cuts vers le panier, Thybulle a pris plaisir à scorer 73.7% de ses paniers en offball avec tout simplement 86.5% de ses paniers assistés. Il use de sa vitesse et de sa détente pour conclure près du cercle et de sa bonne mécanique de shoot pour mettre 37% de ses catch and shoot à 3pts. Il est très rapide en contre-attaque ce qui lui permet de proposer une bonne solution au porteur de balle et termine souvent par de gros dunks, même s’il le fait beaucoup moins depuis son arrivée en NBA.
Simmons and Thybulle are an awesome defensive duo, and they were huge for Philly yesterday.
This was a great play by Thybulle (his hands are so fast) to poke the ball away from LeVert straight to Simmons to set up a fast break dunk pic.twitter.com/9PjcVEEQzu
Thybulle est tout simplement le leader des rookies pour les interceptions et les contres chez les guards, pas étonnant si Philly encaisse moins de points quand il est sur le terrain. C’est un bon contreur (top 15 NCAA avec 2.3 blocks), ses 2m14 d’envergure et son sens du timing lui permettent de placer des gros blocks contre des défenseurs qui le dépassent ou contre des shooteurs hésitants.
1m96 pour 90kg, oui ce sont ses mensurations! Plus grand que les arrières, mais aussi plus rapide que la majorité des ailiers, Il peut défendre sur les postes 1, 2 et 3 assez facilement. Ses 2m14 d’envergure lui sont aussi bien utiles quand il s’agit de couper les lignes de passes des équipes qui espacent beaucoup (car le spacing oblige à faire des passes plus longues et donc plus lentes) , son envergure Kawhiesque lui permet aussi de contester presque tous les tirs de ses adversaires et de manière efficace. Ces quelques chiffres ne peuvent que prouver les faits :
• Zach Lavine = 3/11 au tir et 2 tov au lieu de 44% normalement
• Kemba Walker = 4/12 au tir,4 tov et 4 tirs blockés.
À noter que cette liste pourrait continuer jusqu’à la fin de l’article. Matisse est un intercepteur de génie que ce soit pour couper les lignes de passe ou pour dérober le ballon des mains de son adversaire, il use de sa réactivité, de sa rapidité latérale, de ses réflexes et de son Qi défensif au-dessus de la moyenne pour faire vivre un cauchemar à la 1ère ou 2ème option offensive de l’équipe adverse. En stats sur 36 minutes, Il tourne à 2.7 interceptions de moyenne, un ratio meilleur que Kawhi lors de sa saison de defensive player of the year (2.6 interceptions sur 36 minutes)
FAIBLESSES :
•EN ATTAQUE
La liste est vraiment longue car son jeu offensif reste très limité. Si pendant sa meilleure saison en NCAA il tournait à 11.2 points de moyenne, il a vu cette moyenne baisser jusqu’à 9 points durant sa dernière saison universitaire et même jusqu’à 4.7 points durant sa première saison NBA. Tout d’abord, Thybulle est incapable de créer son tir même s’il a amélioré son handle cette saison, un point crucial qui peut être dû à un manque de confiance ou juste de compétence, voire un condensé des deux ; 8.6% (pourcentage très bas) de ses tirs sont des pull up et il n’en met que 20% (un des pires ratios en NBA).
Un autre gros défaut de Thybulle est son arsenal offensif qui est vraiment faible, voire inexistant, ce qui le rends trop prévisible. Même s’il n’en provoque pas beaucoup (0.7/match) Thybulle a été maladroit cette saison sur la ligne des lancers, il tourne à 61%, ce qui est très décevant venant de lui alors qu’il tournait pratiquement à 85% lors de sa dernière saison chez les Huskies.
Bien qu’il tourne à 35% à 3pts (13e meilleur pourcentage parmi les rookies), on aimerait voir un Matisse plus constant et régulier dans l’exercice, sa série de 6 matches sans mettre un seul tir primé est un bon indicateur de son irrégularité
•EN DÉFENSE
La seule faiblesse qu’on peut trouver à Thybulle défensivement c’est son excès d’agressivité, sa trop grande confiance dans son jeu lui cause souvent des problèmes de faute à répétition.
Matisse Thybulle-Ben Simmons un duo défensif qui risque de poser des problème dans les saisons à venir – Photo by Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images
Points à Travailler :
S’il ne sera sûrement jamais une superstar offensive, on lui souhaite de devenir plus adroit et régulier à 3pts et cela passera sûrement par une meilleure utilisation des écrans pour pouvoir se trouver des bons spots de shoot. Améliorer sa finition et obtenir une plus grande diversité de tirs lui permettraient de hausser sa moyenne de point. On lui souhaite aussi de très vite améliorer son pourcentage au lancer franc et si possible de provoquer plus de fautes. Enfin, il devra améliorer sa défense en 1contre1 pour devenir un défenseur d’élite.
UTILISATION PAR BRETT BROWN :
Vu qu’il se dirige vers un rôle de 3andD, la meilleure manière d’utiliser Thybulle serait de l’associer avec un bon playmaker et de bons poseurs d’écran pour qu’il puisse avoir des shoots ouverts facilement. C’est exactement ce que fait Brett Brown tout en lui donnant 19.5 minutes en sortie de banc et en le mettant sur les bons matchups au bon moment. Ce temps de jeu devrait s’accroître s’il devient plus adroit et régulier au shoot, il peut clairement faire mieux si on prend en compte son adresse à 3pts (35%) et son True Shooting% (53%) en dessous de la moyenne.
Matisse est un potentiel joueur first all defensive team (lock), capable de mettre 10-14 points par match, majoritairement en Off Ball, avec approximativement 2 steals et 1 block par match. Il pourrait se diriger vers un destin de 6e homme de luxe qui sort du banc et qui apporte de la défense et du shoot ou pourquoi pas en tant que titulaire 3andD qui étouffe le meilleur joueur adverse tout en shootant proprement avec une équipe des 76ers prétendante au titre, ou peut-être même dans une autre franchise ce qui n’est pas improbable vu la cote de Thybulle sur le marché. Seul l’avenir nous le dira.
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Skrill in 2026. Compare top Skrill casinos, bonus types, deposit and withdrawal speed, and the real state of Skrill payments for AU players. No hype, just verified cashier information and operator comparisons. read our full Skrill casino guide for Australia
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Neosurf deposits in 2026, with a ranked shortlist, comparison table, deposit and withdrawal reality checks, and legal notes. read the full guide to casinos that accept Neosurf in Australia
A practical 2026 guide to PayID casinos available to Australian players, covering deposit mechanics, legal reality, bonus expectations, instant withdrawal operators, and 10 trusted brands ranked by banking speed, game selection, and reliability. read the PayID casino guide
A no-nonsense guide to finding the highest payout online casinos in Australia for 2026. We cut through the RTP marketing noise, list operators that actually process withdrawals quickly, and explain which pokies and table games give you a mathematical edge. read the full payout guide
A practical guide to the best low deposit casinos for Australian players in 2026. Compare real brands, check PayID and crypto options, and understand the legal grey area before you deposit. read the low deposit casino Australia guide
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.