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  • Introduction au GPI :  rookies, joueurs phares et All-Stars

    Introduction au GPI : rookies, joueurs phares et All-Stars

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Les notations de PER, BPM ou WS sont assez régulières quand on commence à se plonger dans le domaine des statistiques avancées. Même si l’efficacité de certaines est assez… bancale, la majorité des statistiques restent des valeurs sûres lors de l’analyse sportive, et la NBA ne fait pas exception ! Mais allons plus loin, en créant notre propre indicateur : le GPI !


    Le GPI, pour une analyse générale du jeu

    GPI. General Performance Indicator. Indicateur général de performance.
    Initialement divisé en 2 parties (performance offensive et défensive), le GPI a évolué avant d’arriver à sa forme finale, ou presque !
    Chaque joueur est noté sur 4 parties distinctes :

    • la productivité du joueur : elle se calcule à partir du nombre de ballons et de possessions par match possédés par le joueur. Plus il sera efficace sur tous les aspects du jeu lors de ses possessions, plus sa productivité sera élevée.
    • le shoot : mélange d’adresse et d’efficacité au niveau du shoot. Un shooteur adroit et un shooteur qui utilise bien ses tickets shoots auront un indice plus élevé que le reste des joueurs.
    • l’offense : calcul réalisé à partir des stats offensives disponibles afin de pouvoir voir à quel point le joueur est dominant offensivement.
      Afin de rester transparent, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.
    • la défense : calcul réalisé à partir des stats défensives disponibles afin de pouvoir observer à quel point le joueur est dominant défensivement.
      Comme pour la partie offensive, beaucoup de calculs de cette partie ont été réalisés en s’inspirant du Box Plus/Minus (BPM) et de ses dérivées, sans que cette statistique ait une grande influence dans le résultat final.

    Une fois ces 4 coefficients calculés, un dernier calcul a lieu afin de trouver un mélange cohérent qui nous permettent de créer le GPI.
    Note : le GPI est une statistique évolutive (comme le Win Shares), plus le joueur joue de matchs, plus son indice augmente.

    Quelques données intéressantes…

    Maintenant que la notion du GPI est installée, nous pouvons nous pencher sur la partie la plus intéressante : l’analyse des données.
    Un tableau en fonction des minutes jouées cette saison nous permet d’arriver à ce résultat.


    GPI des joueurs NBA en fonction de leurs minutes jouées


    On remarque que certaines tendances se dégagent…

    • Un quatuor de MVPs sort du lot

    Jokić. Dončić. James. Curry.
    4 joueurs hors pair, 4 monstres évoluant en NBA. 4 candidats MVP.
    Seuls joueurs avec un GPI supérieur à 10 sur cette moitié de saison, ils peuvent être considérés comme les 4 meilleurs joueurs sur cette saison.
    Un homme se dégage : Nikola Jokić.
    Même si Luka Dončić se rapproche du pivot des Nuggets, sa domination est trop forte sur ce début de saison.

    Avec un score de 12.18, il survole clairement le championnat.
    Rendez vous compte : son GPI est le double de celui de Bradley Beal, leader de la NBA en points par match !

    Derrière ce quatuor se trouve un certain Giannis Antetokounmpo, double MVP en titre, un peu en retard sur ce début de saison.
    On peut également noter la présence de Julius Randle dans le top 10, dans une saison mémorable pour le forward des Knicks.
    Mais un jeune plein d’ambitions retient notre attention…

    • LaMelo Ball, rookie hors pair

    Difficile de comparer avec les autres cuvées, mais tout le monde s’accorde pour dire que ce que propose LaMelo Ball cette saison est assez incroyable.
    Candidat plus que légitime au titre de Rookie de l’année, il est le seul rookie à être dans le top 25 en termes de GPI (24ème).
    Sa production est folle, et sa domination parmi les jeunes draftés est visible.

    Il surclasse ses compagnons de draft, avec un GPI quasiment 2 points plus élevé que le deuxième rookie : Immanuel Quickley (Knicks).
    Saison légendaire pour un rookie ? L’avenir nous le dira (les différents Carnets des rookies aussi), mais LaMelo montre qu’il peut marquer le présent tout en assurant un avenir aux Hornets.

    • Les joueurs de – de 25 ans dominés par deux européens

    Certes. Jokic vient d’avoir 26 ans ce 19 février, donc il ne devrait pas apparaître dans ce graphe. Mais le temps de rédaction n’a pas permis une mise à jour des données depuis le 17 février.

    Cependant, la domination des deux européens est réelle.
    Avec 2 candidats MVP en tête d’affiche, l’Europe se porte bien, et surclasse de loin la suite des joueurs américains, malgré une tentative de retour initiée par Adebayo et Simmons.
    Si on ajoute Sabonis (5ème), Zubac (16ème) ou Poeltl (26ème), les joueurs européens deviennent de plus en plus marquants dans cette ligue.

    Qui est All-Star selon le GPI ?

    On le sait, la période de votes pour le All-Star Game a une certaine tendance à enflammer les réseaux sociaux, et alimente bon nombre de débats sur chaque début d’année civile.
    Alors que les votes des fans sont désormais clos et que les résultats sont sortis, regardons quels joueurs seraient potentiellement sélectionnés si le choix était réalisé à partir du GPI.


    Joueurs issus de la conférence Ouest


    Joueurs issus de la conférence Est


    Pas de surprise. L’Ouest est plus performant que l’Est, surpassant .
    Avec leur capitaine Nikola Jokić en quête de son premier titre de MVP, la conférence Ouest domine de la tête et des épaules. 4 membres du cinq de départ ont un GPI supérieur à 10 et supérieur au capitaine de l’est, Giannis Antetokounmpo.

    Cependant, cela semble être la partie submergée de l’iceberg pour le camp du double MVP grec. Plus on se plonge dans l’effectif, plus l’Est semble équilibrer le match. Au niveau des wildcards de chaque conférence, on peut même observer une supériorité de l’Est.
    Et si la conférence Est regorgeait d’un plus grand vivier de talents, mais de joueurs moins performants dans l’ensemble ? Une partie immergée plus grande, plus profonde que l’Ouest ?

    Donnez votre avis sur ces deux équipes dans ce sondage.
    Les résultats seront affichés sur le compte Twitter @MagicBenJohnson le mercredi 24 février.


    Ainsi se conclut l’introduction du General Performance Indicator (GPI), statistique qui va faire son apparition dans plusieurs articles signé Clutch Time dans les mois à venir !
    Candidats MVP, Rookie de l’année, All-Stars, All-NBA Teams, rien n’échappera à ce nouvel indice que l’on vous partage !


    Sources : NBA.com, Basketball Reference.

  • Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Rédigé par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Cela aurait pu être une belle histoire. Celle d’un sixième homme d’une équipe finaliste ayant pour mission de porter sur ses larges épaules toute une ville vers un nouveau titre, le premier depuis 1995. Si Harden détient désormais à lui seul 90% de records en tout genre de la franchise, il n’a jamais pu atteindre les Finales en huit ans. Mission avortée, et voilà que ce qui était encore impensable il y a un an se concrétise. Le célèbre N°13 a donc quitté le vaisseau des Rockets vers une nouvelle mission à Brooklyn. Prenons ensemble un step back pour revivre les moments marquants de sa période Houston.


    Un trade marquant et des débuts historiques

    Daryl Morey et James Harden lors la présentation face à la presse en octobre 2012. Crédit: AP/ Pat Sullivan

    La nouvelle est officialisée le 27 octobre 2012, quelques mois après avoir perdu en finale face au Heat aux côtés de Kevin Durant et de Russell Westbrook, Harden est un Rocket. Le GM de Houston Daryl Morey peut savourer son deal pour récupérer le meilleur sixième homme de la ligue. Pour se faire, il a fallu lâcher le shooteur (à la mécanique de tir improbable) Kevin Martin, le rookie sélectionné en 12e position de la Draft 2012 Jeremy Lamb, deux futurs choix au premier tour (qui deviendront Steven Adams en 2013 et Mitch McGary en 2014) ainsi qu’un second tour (Alex Abrines en 2013). Morey en est convaincu, il s’agit d’un trade unique qui va faire basculer la franchise texane dans une toute autre dimension après avoir tournée la page T-Mac/Yao.

    « James Harden est un joueur sur lequel nous pouvons construire et continuer à améliorer l’équipe autour de ses compétences. »

    Daryl Morey lors de la conférence de presse d’introduction de sa nouvelle star.

    Sans perdre de temps, le barbu signe une extension (tant voulu) de 80M$ sur cinq ans. Les questions fusèrent : comment un 6e homme pourra-t-il faire face à des défenses plus resserrées ? Comment pourra-t-il réussir sans avoir à ses côtés des stars comme ce fut le cas au Thunder ? Ce qui est certain, c’est que cet échange restera à jamais dans l’histoire de la ligue.

    « Il y aura pour toujours une ligne de démarcation lorsque nous parlerons de l’histoire de la franchise du Thunder: il y a un avant Harden et un après Harden. »

    David Aldridge, journaliste de NBA.com

    Toutes ses questions concernant la capacité de l’arrière de 23 ans de prendre les reines d’une franchise se sont vite estompées après ses deux premières victoires: 37pts et 12pds à Detroit puis 45pts à Atlanta (15/17 aux lancers-francs!). Il devient le scoreur le plus prolifique de l’histoire avec 82 points sur ses deux premiers matchs avec ses nouvelles couleurs, dépassant ainsi Wilt Chamberlain (79pts). Déjà, à l’époque, ces deux performances historiques annoncent la couleur pour la suite de l’aventure de James Harden au sein du vaisseau des Rockets.

    https://www.youtube.com/watch?v=SkfEKKECzGo

    Saison exceptionnelle d’un point de vue individuel : 25.9 pts par match contre 16.8 pts l’année précédente et on tient aussi à souligner le fait que les arbitres, aussi bien que les défenseurs, n’étaient pas prêts pour faire face au phénomène Harden : 10.2 lancers tentés par match contre 4.3 de moyenne en trois saisons avec le Thunder. Ajoutez à cela sa première apparition au All-Star Game en tant que remplaçant à l’ouest et vous tenez là un nouveau franchise player. Seule ombre au tableau, l’élimination au premier des Playoffs face à son ancienne équipe : 2v-4d. Les Rockets étaient aux portes d’un sweep (3v-0d), mais la blessure de Russell Westbrook (merci Pat Beverley) a été un facteur important dans le regain de confiance des texans.

    La saison 1 avec un James Harden encore attiré par le tir à mi-distance, reste positive après trois saisons sans Playoffs, les Rockets sont de retour dans la féroce conférence Ouest. L’avenir de la franchise se reposera bien sur le barbu.


    Un « one two punch » avec Dwight Howard qui tombe à l’eau

    Dwight Howard et James Harden – via USA Today Sports

    Il faut croire qu’un roster composé de Jeremy Lin, de Chandler Parsons et d’Omer Asik ne suffit pas à vous emmener au 2e tour des Playoffs à l’Ouest. Daryl Morey (toujours en quête de superstars), profite de l’ascension d’Harden pour signer le free agent le plus convoité de l’été 2013 : Dwight Howard. Après une saison galère à Los Angeles, c’est une demie-surprise de voir le triple DPOY signer pour 4 ans et 88M$ pour jouer aux côtés d’une étoile montante.

    La première saison du duo est réussie : 54v-28d, soit le meilleur bilan de la franchise depuis 2008 et la fameuse série de 22 victoires de suite de T-Mac & co. James Harden est dans la continuité de ce qu’il a produit lors de l’exercice précédent et « D-12 » semble soulagé de ses douleurs au dos qui l’ont tant handicapé à Los Angeles. Les hommes de Kevin McHale finissent 4e à l’Ouest, pour affronter les Trail Blazers de LaMarcus Aldridge (inarrêtable sur la série) et d’un Damian Lillard dans sa 2e année. Malgré l’avantage du terrain, Houston perd ses deux premiers matchs. Harden se démène pour arracher le Game 3 (37pts, 9rds, 6pds), puis c’est au tour de Dwight Howard de se montrer lors du Game 5 (22pts, 14rds, 3blks). Dans un Game 6 très serré et dans une ambiance électrique, les Rockets vont échouer sur un buzzer beater signé Lillard. Le duo Harden/Howard rentre déjà dans l’histoire des Playoffs en étant témoin de la naissance du phénomène « It’s Dame Time ».


    Malgré un terrible dénouement, tout n’est pas à jeter. Daryl Morey a réellement transformé Houston en un réel prétendant au titre, avec ses deux All-Stars et pour sa 2e saison, Harden est élu dans la 1st All NBA Team. Pour la saison 2014-2015, le GM décide de se débarrasser du pivot Omer Asik, finit avec cette horrible idée de McHale de placer le turc aux côtés de Dwight Howard dans le cinq. En retour, les Rockets récupèrent un ancien de la maison, Trevor Ariza puis quelques semaines plus tard un autre shooteur avec Jason Terry. Pour sa 3e saison dans le Texas, Harden gonfle ses statistiques offensives notamment grâce à l’absence de son pivot star qui manqua la moitié de la saison. L’arrière devient pour la première fois titulaire au All-Star Game (Kobe Bryant étant blessé), il gère toujours autant voire plus le jeu en attaque (27.4pts) tout en alimentant ses shooteurs que sont Ariza, Motiejunas, Terry et Beverley (7pds). Les Rockets consolident leur statut de favoris et tout cela sans leur pivot vedette…

    James Harden en tenant de remplaçant félicitant ses coéquipiers. Credit: Andrew D. Bernstein/Getty Images

    De retour en Playoffs, Harden & co se débarrassent facilement des Mavericks au premier tour en 5 matchs. Le barbu tourne à 28.4pts sur la série avec un joli carton lors du Game 3 remporté à Dallas (42pts, 15/24 aux tirs). En revanche, les demies-finales seront bien plus intéressantes et auront fait couler beaucoup d’encre. Menés 3-1 face aux Clippers version lob city avec Chris Paul et Blake Griffin, les hommes de Kevin McHale ont réussi à renverser la tendance avec notamment un 4e quart-temps de folie lors d’un Game 6 remporté grâce à Josh Smith, Corey Brewer, Trevor Ariza… Et les stars ? James Harden est sur le banc durant tout cette période cruciale et D-12 prend quelques rebonds et affiche un pitoyable 1-6 aux lancers-francs. Un coup de maître de Kevin McHale ? Un message envoyé à sa star ? En tout cas, Harden est bien de retour lors du Game 7 avec 31pts et un détonnant 15/18 aux lancers-francs. Houston devient la 9e équipe de l’histoire à remonter un déficit de 3-1 pour passer au tour suivant.

    La belle aventure fut stoppée net par les Warriors en finale de conférence (1v-4d). Harden qui avait terminé second dans les votes pour le titre de MVP derrière Stephen Curry échoue face à ce dernier. S’il n’a pas démérité avec un Game 4 remporté (45pts, 7/11 de loin), il n’a pu éviter l’élimination avec un très mauvais Game 5 (14pts, 2/11 aux tirs, 12tov). Triste manière de quitter la scène, mais l’évolution est là, les Rockets progressent et Harden semble déjà inarrêtable:

    Saison 2014-15: Joueur ayant le plus de matchs à:

    • 20pts et plus: 62
    • 30pts et plus: 35
    • 40pts et plus: 10
    • 50pts et plus: 2 (égalité avec Kyrie Irving)

    Kevin McHale et James Harden. Credit: Brett Coomer, Houston Chronicle

    La saison 2015-16 devrait être la bonne ! Suite à leur élimination sans saveur face aux Warriors, on attendait des texans remontés, affamés et déterminés. Que nenni ! Les Rockets commencent la saison par 4v-7d. Kevin McHale, qui était en poste depuis 2011, est remercié. Daryl Morey avouera plus tard que l’équipe ne répondait plus à son coach et décida donc de le remplacer par son assistant J.B. Bickerstaff. Harden se montrera plus virulent avec son ancien coach en le traitant de « clown » pour répondre à des propos de McHale concernant le manque de leadership du barbu…

    Les Rockets sont inconstants et les tensions dans les vestiaires empêchent une quelconque amélioration. Le jeu passe encore plus par James Harden (29pts, 7.5pds) au détriment d’un Dwight Howard qui n’a jamais aussi peu tenté de tirs depuis son année rookie (8.5). Sa moyenne de points chute (13.7pts) et son mécontentement augmente. Le vestiaire est scindé en deux et le climat est plus que pesant comme l’évoquait un joueur de l’équipe.

    « A cette époque, le vestiaire de Houston était divisé par une ligne séparant les camps Howard et Harden, et les clans étaient si établis qu’un vétéran de l’équipe a dit un jour à un joueur fraîchement transféré : ‘Quand tu arrives ici, tu dois choisir ton camp.’ »

    Joueur anonyme de Houston via Sport Illustrated

    Les Rockets termineront péniblement la saison avec un bilan équilibré 41v-41d. James Harden établit un nouveau record en terme de ballons perdus (374) sur une saison. Houston sera éliminé à nouveau par les hommes de Steve Kerr en 5 matchs, pourtant orphelins du MVP Stephen Curry. Les ambitions affichées par le duo Harden/D-12 se sont envolées. Les deux hommes ne se parlent plus, ne s’aiment plus. La page doit être tournée pour le bien de la franchise.


    Welcome To Space City

    Mike D’Antoni aux côtés de sa star pour une séance « shooting » pour la saison 2016-2017. Crédit: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Alors que les Warriors viennent de battre le record de victoires en saison régulière (73v-9d), puis récupérer Kevin Durant lors de la folle FA de 2016, les Rockets, eux, semblent avoir fait un pas en arrière après un exercice 2015-16 plus que compliqué.

    Heureusement que Daryl Morey est aux manettes du vaisseau et décide de se baser sur trois règles essentielles pour réussir dans la ligue :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains de la star
    • Règle N°2 : Le spacing
    • Règle N°3 : Le tir extérieur

    Qui de mieux pour respecter ces consignes que le coach emblématique des Suns des années 2000. Avec Mike D’Antoni, finit le jeu poste bas et bonjour le drive & kick, le 3-pts dans le corner et le spacing à outrance. Lors de son introduction, le coach annonce déjà qu’il souhaite placer James Harden dans le rôle de meneur de jeu. Règle N°1 : check.

    Lors de l’intersaison 2016, Harden prolonge pour 118M$ sur 4 ans, Dwight Howard quitte le navire pour signer chez lui à Atlanta. Puis Morey engage des joueurs « D’Antoni compatibles » avec les ex-Pelicans : Ryan Anderson, Eric Gordon. Règles N°2 et 3 : check-check.

    Pour cette saison 2016-17, Houston devient la franchise qui tente le plus de tirs derrière la ligne avec 40,3 tirs en moyenne par match pour la saison 2016-17, soit dix de plus que la saison précédente. Si l’adresse est moyenne (35.7%), Harden & co se placent en 2e position en terme de points marqués avec des cartons contre les Clippers (140-116), les Lakers (134-95) ou encore les Nets (137-112). Toute l’équipe est unie derrière un principe : simplement marquer plus de points que l’adversaire (140-130 vs Minnesota).

    Le barbu s’éclate avec son nouveau coach. Il entasse tous les records inimaginables. Il dépasse la légende Hakeem Olajuwon pour le nombre de triples doubles avec les Rockets (29pts, 11rds, 13pds vs Pelicans) et devient le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à afficher une ligne de statistiques de 50-15-15 (53pts, 16rds, 17pds vs Knicks), pour ensuite devenir le seul joueur de l’histoire à réaliser une telle performance une deuxième fois (51pts, 13rds, 13pds, vs Sixers). Il s’agit tout simplement de sa meilleure saison en terme de statistiques brutes: 29.1pts, 8.1rds, 11.2pds


    Game 5: Manu Ginobili contre James Harden donnant ainsi la victoire des Spurs en porlongation pour mener la série 3-2. Eric Gay/Associated Press

    Une saison historique qui s’est terminée d’une manière cauchemardesque. D’abord sur un plan individuel, Harden est relégué à la 2e place pour le trophée de MVP derrière la machine à triple double Russell Westbrook, et ce, malgré un bilan collectif bien plus flatteur pour le barbu (55v-27d contre 47v-35d). Harden ne manqua pas l’occasion de se venger en éliminant le Thunder au premier tour (4v-1d).

    Tout s’effondra au 2nd tour contre les éternels San Antonio Spurs. Après un Game 5 perdu en prolongation (merci Gino!), Harden réalise sa pire performance de la saison au plus mauvais moment lors d’un Game 6 perdu de 39 points à domicile. Avec seulement 10pts et 2/11 aux tirs, Harden ne peut que réaliser l’écart de niveau entre la saison régulière et les Playoffs. Sans oublier qu’en face, Kawhi Leonard était absent.


    Les renforts arrivent

    Chris Paul, James Harden et PJ Tucker savourant une victoire sur le banc de touche. Image via Getty/Rocky Widner/NBAE

    La violente élimination contre les Spurs a mis en évidence le manque de playmakers dans le roster. Harden ne peut pas être en charge de la création 100% du temps. Morey va donc modifier sa première règle :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains DES stars

    Après avoir prolongé pour le deuxième été de suite Harden pour 160M$ et 4 ans, le GM de Houston récupère dans un méga-deal le meneur All-Star Chris Paul en échange de Patrick Beverley, Lou Williams, Montrezl Harrell, Sam Dekker, Darrun Hilliard, Kyle Wiltjer, DeAndre Liggins, un 1er choix de draft, et de l’argent. Le propriétaire des Rockets de l’époque annonce clairement les ambitions :

    «Nous pensons que combiner deux des plus grands joueurs de la ligue, James Harden et Chris Paul, opérant dans le système de Coach D’Antoni, nous donne une équipe calibrée pour le titre et qui rivalisera au plus haut niveau pour les années à venir.»

    Leslie Alexander via NBA.com

    Autre signature qui semblait anecdotique à l’époque mais qui restera gravée dans les mémoires des fans de la franchise, celle de PJ Tucker en provenance de Toronto. L’intérieur correspond parfaitement au profil tant apprécié par D’Antoni de petit intérieur capable de tirer à3-pts dans le corner.

    Pour cette saison 2017/2018, l’équipe tourne à plein régime en dépassant la moyenne des 42 tirs de loin tentés par match et domine même la conférence Ouest. Sur les trois confrontations en saison régulière contre les Warriors, les Rockets engrangent deux victoires (Harden étant absent lors de l’unique défaite). Pour la première fois premier à l’Ouest avec un bilan de 65v-17d, cette équipe vient tout simplement de réaliser la meilleure saison régulière de l’histoire de la franchise.

    De son côté, Harden continue sa moisson de records (points, triple double…). On retiendra sa performance surréaliste face au Magic (60pts, 11pds, 10rds). Jamais un Rocket n’avait autant scoré sur une rencontre. La présence à ses côtés de Chris Paul ne l’empêche pas de gonfler ses statistiques offensives en devenant cette saison le meilleur scoreur de la ligue avec 30.4pts de moyenne avec 10 tirs à 3-pts tentés par rencontre (36.7% de réussite).


    Privé de Finales NBA: James Harden à la fin du Game 7 perdu contre les Warrirors. Credits: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Après avoir écarté sans trop de difficultés les Timberwolves (4-1) puis le Jazz (4-1), Houston retrouve 3 ans après les Finales de Conférence, et pour que l’histoire soit encore plus dramatique, nous avons le droit à la revanche de 2015 : Rockets vs Warriors. Houston s’était préparé toute la saison. L’équipe attendait ce moment depuis le début du training camp. Cet affrontement s’annonçait dantesque ! Le duo Harden-Paul fonctionne parfaitement bien, et semble prêt pour défier les triples champions en titre de la conférence.

    Et tout semblait bien parti. Houston menait la série 3-2 avec l’avantage du terrain. Les Rockets ont surpris leurs adversaires en serrant la vis en défense, limitant ainsi les hommes de Steve Kerr à 92 et 94 points pour les Game 4 et 5. Chris Paul gère l’attaque, Harden joue son rôle d’aimant à défenseurs et c’est Eric Gordon qui en profite pour perforer la défense adverse. Puis le sort s’est acharné sur les texans avec la blessure aux ischios-jambiers pour Chris Paul, l’empêchant ainsi d’être en tenue pour les Game 6 et 7. Malgré les performances du barbu (32 points lors des deux derniers matchs), et une avance de 19 points à la mi-temps du Game 7. Les hommes de Mike D’Antoni trouvèrent le moyen de rater 27 tirs à 3-pts de suite et de perdre la rencontre. Éliminé à nouveau aux portes des Finales, Harden a néanmoins pu se réconforter avec l’obtention du titre de MVP de la saison.


    Le « Harden One Man Show »

    James Harden lors d’une victoire incroyable chez les Warriors. Photo by Noah Graham/NBAE via Getty Images

    Éliminés aux portes des Finales, le front office des Rockets croient toujours en cette équipe en signant un nouveau contrat à son meneur Chris Paul pour un chèque de 160M$ pour 4 ans. Toujours en quête de stars, Daryl Morey signe Carmelo Anthony en août 2018.

    Le début de saison est plus que laborieux. L’expérience Melo s’arrête prématurément en novembre et la franchise affiche un bilan de 11v-14d après une défaite contre les Mavericks le 8 décembre 2018. C’est alors que le Barbu passe en mode « chef » pour ramener son équipe aux sommets de la conférence Ouest et sans Chris Paul qui manqua 17 matchs entre décembre et janvier.

    Pour preuve ! En plus d’avoir ramener les siens dans le match après avoir compté près de 20 points de retard, Harden rentre un incroyable Game Winner en prolongation chez les double champions en titre !

    https://www.youtube.com/watch?v=L2g4RtMj2Ss

    Harden réalise la saison la plus prolifique d’un point de vue offensif avec deux matchs à 61 points (contre les Knicks et contre les Spurs). L’arrière de Houston bat encore et toujours des records qui n’existaient pas. Il a scoré au moins 30 points contre les 29 autres équipes de la ligue, et termine pour la deuxième année de suite meilleur scoreur de la ligue avec 36.1pts de moyenne. Un seuil jamais atteint depuis Michael Jordan en 1987 (37.1pts). Toujours en compagnie de « MJ », Harden est le 2e joueur de l’histoire à enregistrer au moins 2700 points, 500 rebonds et 500 passes.


    Chris Paul et un James Harden aux yeux rouges marqués par une série intense et physique contre les Warriors. Photo by Bill Baptist/NBAE via Getty Images

    Malgré un premier tour assuré face au Jazz (4-1), la collection de records du barbu s’épaissit lors d’un match de Playoffs, mais cette fois avec le plus grand nombre de tirs manqués de suite avec 0-15 lors du Game 3 dans l’Utah. Les texans se retrouvent une nouvelle fois face à sa bête noire : les Warriors. Loin d’être ridicule, Houston égalise la série 2-2, mais le Game 5 vient confirmer les éventuelles tensions entre les deux leaders texans. Paul et Harden ne semblent plus sur la même longueur d’onde et les Warriors en profitent pour clôturer la série en six rencontres, malgré l’absence de Kevin Durant lors du Game 6. Les Warriors ont envoyé Harden & co en vacances quatre fois en cinq ans…

    Harden compile les records en saison régulière et les apparitions dans la 1st All NBA Team, termine à nouveau 2e dans les votes pour le titre de MVP, mais échoue continuellement à emmener son équipe vers le titre. Les défaillances des Rockets sont criantes, l’ambiance s’est dégradée, et quelque chose se prépare en coulisse pour bousculer tout cela…


    la réunion avec Westbrook

    James Harden heureux de rejouer avec Russell Westbrook lors d’un match de présaison à Tokyo contre les Raptors. Credits: Jae C. Hong/Associated Press

    Comme avec Dwight Howard, le mariage Harden/Paul s’est détérioré et Daryl Morey n’a pas d’autres choix que de se séparer de son meneur vedette de 33 ans. C’est en juillet 2019, lors d’une FA déroutante, que le GM actionne un trade entre contrats de mammouths, pour envoyer Chris Paul au Thunder avec plusieurs choix de draft pour récupérer l’ami et ancien coéquipier Russell Westbrook. Un move qui satisfait le barbu mais qui est loin de faire l’unanimité au sein du staff des Rockets.

    Un début de saison laborieux pour l’équipe, pour les deux stars qui se marchent sur les pieds et sans oublier les affaires avec la Chine. La défense des Rockets est digne des pires défenses made in All-Star Game de l’histoire (159-158 contre Washington fin octobre 2019 avec 59pts pour Harden). Et pour ne rien changer, Harden ne s’arrête pas de cumuler les exploits offensifs avec 60 points contre les Hawks en seulement 31 minutes. Quelques jours plus tard, le 13 décembre, il devient le premier joueur de l’histoire à enchaîner deux matchs consécutifs à 50 points et 10 tirs à 3-pts inscris (55pts à Cleveland, et 54pts à Orlando). Au 1er janvier 2020, James Harden est le joueur ayant le plus scoré sur la dernière décennie avec 19 578 points.

    Le reste de la saison est pour le moins délicate dans son ensemble avec la disparition de Kobe Bryant le 26 janvier 2020 et l’arrêt de la saison à cause de la COVID-19 le 12 mars 2020.


    La Bulle d’Orlando

    James Harden arborant un t-shirt avec le message « Black Lives Matter ». Credits: Pool via Getty Images

    De retour sur les parquets en août, Harden reprend ses bonnes vieilles habitudes, c’est à dire, les records ! Avec 49 points dans la victoire en prolongation contre les Mavericks, le N°13 devient le 2e meilleur scoreur de l’histoire des Rockets. Pour la troisième saison consécutive, il s’adjuge le titre de meilleur scoreur de la ligue avec 34.3pts de moyenne. Mais rien ne change une fois les Playoffs arrivés.

    Après un premier tour étonnamment laborieux face au Thunder de Chris Paul (4-3), et malgré un Game 1 réussi face aux Lakers (112-97), Harden a encore une fois échoué dans sa quête du titre. A ses côtés, Westbrook semble diminué et ne parvient pas à aider son « ami » (10pts en 35′ dans le Game 5). Il n’a fallu que cinq matchs pour que LeBron James et Anthony Davis pour envoyer Houston en vacances. Pas de titre NBA, mais Harden figure toujours parmi les votes pour le MVP et dans les All-NBA Team. Le scénario se répète…


    La fin de l’histoire

    James Harden réagissant à une décision arbitrale lors d’une rencontre en janvier contre les Lakers. Credits: Mark Mulligan/Houston Chronicle via AP

    Bonne nouvelle ! L’histoire ne se répétera pas pour Harden et les Rockets pour la saison 2020-21. Mauvaise nouvelle, Harden veut quitter le navire. Après les départs successifs de Mike D’Antoni, de Daryl Morey, les stars Russell Westbrook et James Harden réclament un trade deux jours avant la draft. On ne va pas revenir sur les épisodes houleux avant la saison avec un James Harden festif et en surpoids, et la manière dont il a protesté les décisions prises par le nouveau Front Office. Il va refuser une offre de prolongation en novembre et se présentera en retard pour le training camp et le début de la pré-saison.

    Le 3 décembre, Russell Westbrook est échangé contre John Wall. James Harden est toujours sur le pont mais ne souhaite plus diriger le navire malgré l’arrivée de nouveaux matelos (John Wall, DeMarcus Cousins, Christian Wood). Le barbu ne cherche même plus à montrer son mécontentement vis à vis de cette situation. Il sera finalement échangé dans un deal à quatre équipes le 13 janvier à Brooklyn pour former un Big Three détonant avec Kyrie Irving et Kevin Durant.


    Des débuts tonitruants pour une fin en eau de boudin. Ces huit années auront été riches en records en tout genre. Intenable en saison régulière puis incapable de remporter la conférence Ouest, le chapitre Harden restera incomplet. La franchise texane a tout mis en œuvre pour contenter sa star. Mais le chef Harden ne veut plus cuisiner pour les Rockets. Une toute nouvelle mission l’attend à l’autre bout du pays.

  • Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Denise Long : La pionnière venue de nulle part

    Avec l’arrivée du nouveau contrat de la WNBA qui offre une vision positive quant à la direction que prend le Basket féminin, ClutchTime vous propose de revenir sur l’histoire d’une femme unique dans l’histoire de la balle orange, une pionnière qui n’a jamais éprouvé l’envie ou le besoin de le devenir.

    Denise Long est née en 1951 dans une petite ville de l’Iowa nommée Whitten et peuplée d’environ 170 habitants. Joueuse du Lycée Union-Whitten de 1965 à 1969, Denise démontre tout son talent aux yeux du monde, lui offrant l’insigne honneur de devenir la première femme draftée en NBA. Pourtant, cette petite fille de l’Iowa n’a jamais eu l’intention d’avoir un tel impact sur son sport, son seul souhait par-dessus tout était de devenir championne avec son Lycée.

    Denise Long qui prend un hook sur la tête de Nate Thurmond
    Source : Art Frisch, The Chronicle 1969

    La naissance d’une Pionnière

    Denise Long n’est pas née dans le Basketball, durant son enfance, son premier amour fut le Baseball ainsi que le Cheval. Ce n’est que vers ses 14-15 ans que son coach de basket lui fait vendre son cheval pour se concentrer intégralement au Basket-ball, décision fortement influencée par la présence de sa sœur.

    La sœur de Denise était son modèle dans la vie et motivée par l’envie de devenir la meilleure joueuse de Basketball de l’Iowa, elle souhaitait venger sa sœur qui a connu un certains nombre de défaites et de déceptions dans sa carrière, incitant Denise à se concentrer avec toute son énergie dans ce sport.

    Poussée également par l’envie de faire plaisir à son coach, elle fait preuve d’une éthique de travail remarquable avec plus de 4 heures d’entraînements par jour et surtout aucune excuse pour ne pas devenir la meilleure.

    À tel point qu’un journaliste sportif passera un jour par le parc où elle s’entraîne habituellement et y croisera Denise, s’entraînant sous – 11 degrés. Cela le pousse même à écrire un article sur cette scène incroyable.

    Selon Denise elle-même, c’est en 6th Grade, à l’âge de 11 ans, qu’en battant une équipe de fille de 2 ou 3 ans plus âgées, qu’elle réalisera que non seulement elle aime ce sport mais également que ce sport a l’air d’être innée chez elle et c’est donc a 12 ans qu’elle fait un pacte avec elle-même afin de devenir la meilleure joueuse de Basket de la région.

    Denise Long à droite saluant le joueur des Warriors, Stephen Curry
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    Ailière de pas moins d’1 mètres 80, sa spécialité demeure alors le shoot à distance avant même que la ligne de 3 points n’existe, cela lui permettra de dominer très facilement sa ligue lycéenne avec plusieurs matchs à plus de 100 points. Cette domination fut notamment marquée par son match de 111 points inscrits contre le Lycée de Dows où Denise fera sortir sur faute la quasi-totalité de l’équipe adverse.

    Denise Long joue pendant 4 ans pour le lycée d’Union-Whitten de 1965 à 1969 dans une ligue féminine très différente d’aujourd’hui car 12 joueuses étaient alors alignées sur le terrain en même temps avec du 6 contre 6.

    Cette façon de jouer très différente a offert une grande notoriété à la ligue féminine lycéenne de l’époque qui favorisait de grosse performance offensive et des matchs avec des équipes à plus de 200 points. D’ailleurs, lorsque l’on voit la direction que prend la NBA aujourd’hui avec la philosophie « tout pour l’attaque », il est intéressant de faire le parallèle avec la grande notoriété de la ligue féminine lycéenne de l’époque qui jouissait d’une même célébrité en grande partie grâce à ce jeu offensif.

    Durant son année « freshman » (1ere année de lycée), Denise commence à prendre feu avec 920 points sur la saison mais ce n’est que le début car sur les 3 années suivantes, elle met 1388, 1946 et enfin un record de 1986 points pour sa dernière année ce qui lui donne une moyenne de 68,5 points par match.

    De cette façon, Denise domine sa ligue avec pas moins de 6250 points en 4 ans ce qui fut un record durant une très longue période avant qu’une certaine Lynn Lorenzen ne dépasse ce chiffre durant un match où Denise était venue assister à la rencontre dans les tribunes. Encore aujourd’hui, elle exprime énormément de respect envers Lynn d’avoir battu son record au vu de tout son travail accompli pour réussir cette prouesse.

    Pendant ses années Lycée, Denise va donc offrir l’étendue de son talent et son coach, Paul Echerman, la considérait même comme la 8e merveille du monde allant même jusqu’à dire à l’un de ses amis, avant de lui offrir son premier match en tant que titulaire, qu’il allait faire jouer la meilleure joueuse de l’histoire de l’Iowa.

    En même temps comment ne pas croire les paroles de son coach. Sa panoplie de taille, force, rapidité et vivacité combinée directement avec cette capacité à enchaîner les paniers de 9 mètres ou plus a fait d’elle une véritable légende. Même si elle regrette de ne pas avoir mieux développé son jeu a l’époque, il est incroyable qu’une petite fille de Whitten devienne une aussi grosse star locale.

    La quintessence de sa carrière Le Titre de 1968

    La section sport du « Des Moines Register » du 17 Mars 1968
    Source : Des Moines Register

    Il est important de rappeler également l’importance de Jeanette Olson dans son histoire.

    Jeanette Olson est une légende du Lycée d’Everly, grand rival de Union-Whitten et bien que Denise et Jeanette furent rivales, Denise a toujours considéré Jeanette comme son héroïne au niveau du Basketball.

    Elle l’a décrit comme une fille en avance sur son temps avec une technique et une vision de jeu incroyable pour l’époque et surtout, un tir en sortie de dribble impressionnant.

    Les grands matchs que les deux lycées se sont livrés ont créé une rivalité, mais surtout un rapprochement amical et un lien éternel entre Jeanette Olson et Denise Long et c’est pour cette raison que le match de la finale du championnat d’État organisé le 16 mars 1968 sera l’un des plus grands matchs de l’histoire de l’Iowa et du basket Féminin a 6 contre 6.

    Denise Long, E. Wayne Cooley et
    Jeanette Olson avant le match
    Source : Larry Cotlar

    Dans un Veterans Mémorial Auditiorium bondés de 15 000 personnes et pas moins de 3.5 millions de téléspectateurs dans 9 États différents, les deux Lycées vont s’offrir une bataille incroyable.

    Le Lycée d’Everly, de Jeanette Olson, va mettre en place une stratégie que beaucoup de lycée reproduisait également, mettre deux joueuses sur Denise pour l’empêcher de marquer (ce qu’on nomme aujourd’hui la « double team »).

    Cette technique fut « efficace » en limitant Denise à 64 points. Cependant, ce que le Lycée d’Everly n’avait pas prévu, c’était la montée en puissance de la cousine de Denise, Cindy Long, qui va se retrouver libre grâce à l’attraction offensive que procure Denise et qui va offrir une performance remarquable en inscrivant 40 points pour son équipe.

    Malgré les 76 points de Jeanette Olson, le Lycée d’Everly va s’incliner sur le score de 113 à 107 après prolongation et le grand cœur de Denise l’obligera à serrer dans ses bras sa rivale, Jeanette Olson, en lui déclarant que son équipe méritait également la victoire.

    Lorsque Denise raconte cette soirée, on voit non seulement un tout autre sport que le basket-ball traditionnel d’aujourd’hui mais surtout une époque très différente tels que des ajouts de points à l’une ou l’autre équipe durant la mi-temps après avoir oublié de les comptabiliser en première période.

    D’autre part, encore aujourd’hui, Denise a du mal à croire qu’elle ait rapporté à sa petite ville de moins de 200 habitants un titre tout en battant son héroïne et grande amie de toujours, Jeanette Olson.

    La Draft NBA de 1969 : Le tournant

    Présentation de Lew Alcindor, premier choix de la Draft 1969
    Source : Sports Illustrated

    Nous sommes le 7 avril 1969, Kareem Abdul-Jabbar, après un pile ou face historique, rejoint les Bucks de Milwaukee en premier choix de la draft NBA de 1969.

    Mais ce qui nous intéresse alors, c’est bien sûr la jeune Denise. Durant le 13e tour, Franklin Mieuli, propriétaire des Warriors en NBA à l’époque, va révolutionner la NBA en sélectionnant Denise Long qui sortait tout juste du Lycée à 19 ans.

    Au même moment, dans la petite ville de Whitten, Denise était à la Poste quand une personne viendra lui signaler qu’elle a été sélectionnée par les Warriors passant ainsi du jour au lendemain, d’une star locale à une star nationale.

    Ce n’est pas moins de trois pages qui lui seront consacrés dans le numéro de Sports Illustrated ce qui reste invraisemblable pour une basketteuse dans les années 60 et elle va même faire une apparition dans le Tonight Show. L’Amérique entière parle d’elle, mais la réalité était malheureusement bien moins belle.

    En effet, Franklin Mieuli n’a jamais eu l’intention de drafter Denise pour la faire jouer avec les Warriors mais plutôt comme un coup de com’ et c’est James Walter Kennedy, Commissaire de la NBA à l’époque, qui va empêcher ce choix non seulement parce que drafter des lycéens était interdit mais drafter des femmes l’était également.

    Cependant, même si Franklin Mieuli ne cache pas le fait de l’avoir drafté pour la publicité, il avoue tout de même plus tard :

    « I don’t know if women can play this game, but if anyone can, she can »

    Je ne sais pas si les femmes peuvent jouer au Basket mais si quelqu’un peut, elle peut

    Dans tous les cas, la Draft de Denise se révèlera être simplement une tentative de recrutement pour son projet de créer sa propre petite ligue « professionnelle » réservée aux femmes autour de quatre équipes, dont la star principale serait Denise Long et même si il ne payait pas ses joueuses, ce dernier utilisait différents prétextes, notamment la possibilité d’ouvrir le basket-ball féminin à une intégration au programme des Jeux Olympiques afin de ne pas payer ses joueuses.

    Denise jouera pendant un an dans cette fameuse ligue durant laquelle elle aura l’occasion de croiser Wilt Chamberlain en ville avec ses Lakers. Ce dernier, pendant qu’il lui signera un autographe, lui demandera s’il s’agissait bien de la fille qui avait battu ses records, ce à quoi elle répondra avec beaucoup de timidité et d’humilité :

    « Yes but i didn’t mean to »

    Oui mais je ne voulais pas

    Même si son expérience avec les Warriors n’a pas fonctionné sur le long terme, sa participation dans cette petite ligue féminine, même pendant une seule année, aura grandement participé au développement du basket-ball féminin, que ce soit avec l’inscription du basket féminin aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, la première ligue professionnelle féminine en 1978 ou encore la création de la WNBA en 1996 grâce au regretté Commissaire de la NBA, David Stern.

    Le « choix » d’un train de vie paisible

    Denise long prenant quelques shoots dans la salle d’entraînement des Warriors
    Source : Michael Macor, The Chronicle

    À la suite de son année avec les Warriors, Denise ne supporte plus la vie californienne et le calme de l’Iowa lui manque, elle décide donc de retourner sur ses terres d’origine afin de poursuivre un cursus universitaire.

    Le manque de salaire des femmes dans le milieu du basket-ball dans les années 60-70 a placé Denise en face d’une réalité violente, l’abandon du basket-ball était nécessaire et d’ailleurs, elle reconnaît elle-même qu’à l’époque, elle ne se voyait pas jouer après le Lycée mais que le fait d’être drafté par les Warriors lui avait néanmoins offert une opportunité extraordinaire, même si elle ne se sentait pas à sa place en Californie, surtout au début des années 70.

    Sa notoriété après la draft et son année avec les Warriors lui montre les côtés néfastes de la célébrité. A l’Université, elle a dû faire face à des appels obscènes en pleine nuit, des rumeurs blessantes dispersées par des étudiants dont elle avait rejeté les avances ou encore une invitation dans une fraternité pour une soi-disant fête mais en se retrouvant là-bas, elle se rendit compte qu’elle était finalement la seule fille.

    Cependant, ce n’est pas que dans ses études que sa notoriété a eu un impact immense. Une fille d’un club de strip-tease utilisera même son nom pour ramener plus de clients ou encore un homme qu’elle épousera plus tard, tentera à tout prix de la ramener au basket-ball alors qu’elle en était sortie depuis longtemps déjà.

    Cependant, malgré tous ces à côtés, elle ne regrette pas d’avoir rejoint les Warriors et de fait, de s’être exposée à une notoriété nationale même si, lorsque Paul Eckerman, le coach qui lui a tout appris du basket, lui demandait si elle regrettait de s’être lancée dans le basket-ball, elle répond en rigolant :

    « You could’ve taught me Tennis or Golf »

    Tu aurais pu m’apprendre le Tennis ou le Golf
    (deux sports qui permettaient aux femmes de gagner leurs vies)

    Finalement, Denise se tournera vers Dieu et obtiendra un diplôme en éducation physique puis un diplôme en théologie biblique avant d’obtenir son diplôme de Pharmacienne a l’université de Drake et de devenir Pharmacienne jusqu’à sa retraite.

    Pour ce qui est de sa vision du basket-ball après son arrêt, elle reconnaît que le basket-ball a 6 contre 6 qu’elle pratiquait était bien plus intéressant et amusant.

    Surtout, comme le rappelle Jean Berger, ancienne joueuse des Huskies, le 6 contre 6 était un jeu différent qui empêchait les comparaisons avec les garçons. Le basket-ball féminin a perdu de sa notoriété lorsque le 6 contre 6 a été enlevé alors qu’à l’époque de Denise, dans l’Iowa, le basket-ball lycéen féminin était plus connu que le basket-ball masculin.

    Aujourd’hui, Denise à l’impression que la suppression du 6 contre 6 a retiré l’unicité du basket-ball féminin et a ouvert la porte aux comparaisons masculines ce qui, selon elle, était impossible car les femmes ne pouvaient pas jouer aussi bien que les hommes.

    Elle reconnaît, par ailleurs, que durant des matchs d’exhibition ou des entraînements avec les Warriors, elle n’osait pas attaquer la raquette contre les hommes et cela se comprend sachant qu’à son époque, Nate Thurmond était le pivot des Warriors ( 2 mètres 11 pour 102 kilos).

    Quoi qu’il en soit, la carrière de Denise peut sembler minime pour beaucoup mais en réalité, sans le souhaiter, elle a ouvert la porte a une génération de femmes qui se sont accrochées à la même idée que Denise Long et même si elle a abandonné officiellement le basket-ball à la fin du Lycée, son histoire sera toujours étroitement liée à ce sport.

    D’ailleurs, Denise n’a pas réellement arrêté de jouer car durant l’été 1973 par exemple, elle a joué pour une équipe chrétienne mais également en 1979 où elle sera encore acclamée par un public conquis qui se souviens encore, même 10 ans après, de la légendaire joueuse de l’Iowa.

    Pour finir, son intronisation au Hall of Fame en 1975 montre l’importance et l’impact que cette femme a eu sur le basket-ball féminin spécifiquement depuis que le parc où la jeune Denise Long s’entraînait de longues heures tous les jours dans sa jeunesse, qu’il fasse 35 degrés ou – 11 degrés, porte aujourd’hui son nom.

    Pas mal pour une fille dont le rêve était simplement de gagner un championnat d’État.

  • Andre Iguodala : le 6e homme sacré MVP des Finales 2015

    Andre Iguodala : le 6e homme sacré MVP des Finales 2015

    La NBA s’est dotée de plusieurs histoires surprenantes au cours de ces dernières années. Ce fut le cas lors de la Finale 2015 avec le titre de MVP pour le 6e homme : Andre Iguodala. Dans un futur plus ou moins proche, les spécialistes NBA pourront se demander comment ce trophée a été refusé aux stars comme Curry, Thompson ou encore Green. C’est pourtant avec beaucoup de logique que les journalistes ont choisi un joueur qui a fait basculer la série et amorcer le début d’une longue période de domination des Warriors.

    Qui aurait pu deviner, qu’Andre Iguodala, 6e homme de Golden State lors de la saison 2014-2015, allait devenir le premier MVP des Finales de cette génération des Warriors version Curry & co ! Arrivé à 30 ans dans la Bay après une seule saison à Denver (éliminé par Golden State au 1er tour), Iguodala signa un contrat de 4 ans pour 48M$. Le GM Bob Myers et son staff ont ainsi pu récupérer un All-Star (une fois en 2012), capable de partager la balle (5.4pds) et surtout d’apporter en défense (1.7ints).

    Titulaire lors de sa première saison sous ses nouvelles couleurs, sa moyenne de points a considérablement chuté en présence de joueurs offensifs tels que Stephen Curry, Klay Thompson et David Lee. Le bilan de cette première année est mitigé avec 19 rencontres manquées en saison régulière et une élimination douloureuse au premier tour des Playoffs face aux Clippers. Le Game 7 perdu à Los Angeles fut le dernier match coaché par Mark Jackson, le choix de son successeur dans les semaines qui ont suivi cette désillusion, a fait basculer la franchise dans une nouvelle ère.

    Steve Kerr et Andre Iguodala via Basket USA

    Steve Kerr avait le choix entre les Knicks et les Warriors, et le coach rookie a eu le nez fin en choisissant un roster jeune et prometteur tout en étant encadré par de solides vétérans (Barbosa, Bogut, Livingston et Iguodala). L’un de ses premiers choix marquants fut de placer Iguodala sur le banc en tant que 6e homme afin de faire de la place dans le cinq pour Draymond Green. Dès le mois d’août 2014, le coach évoqua cette possibilité en essayant de ne pas froisser la recrue phare de la saison dernière.

    « Andre a débuté la saison passée, ce qui sera probablement encore le cas cette année, mais nous avons beaucoup d’options car nous avons de bons joueurs avec Draymond Green et Harrison Barnes. »

    Steve Kerr via SI.com

    A 31ans, et après 758 matchs NBA tous débutés, Iguodala a dû se résoudre à laisser la place aux jeunes joueurs que sont Barnes et Green. En le plaçant sur le banc, Kerr s’est doté d’un playmaker de grande classe dans la second unit. L’idée semble ingénieuse, mais l’ailier a connu quelques difficultés d’adaptation en affichant ses pires moyennes statistiques en carrière : 7.8pts, 3.3rds, 3pds, 1.5ints.

    « Était-ce le début de la fin pour moi ? Je ne voulais pas le penser, mais chaque joueur sait que ses jours sont comptés, et quand un starter est transformé en joueur de banc, c’est juste un de ces moments où vous commencez à vous demander si la fin arrive plus tôt que vous ne le pensez. »

    Andre Iguodala dans son livre « The Sixth Men »

    En revanche, sur le plan collectif, le pari de Steve Kerr porta ses fruits en plaçant Golden State meilleure attaque de la ligue, et le parcours est globalement maîtrisé en Playoffs (12v-3d) jusqu’aux Finales face aux Cavaliers. Le Cinq de départ fut identique tout au long des Playoffs à l’Ouest et Iguodala continua de sortir du banc pour le bien de l’équipe. Chargé de défendre sur le meilleur scoreur adverse, son duel face à LeBron James est présenté comme une des clés de cette série.

    Andre Iguodala en défense sur LeBron James via Hoopshabit.com

    Annoncés favoris de ces Finales, les Warriors ont également eu la chance de voir Kyrie Irving sortir sur blessure avant la fin du Game 1 sans oublier que Kevin Love était déjà absent pour cette série. James a est allé à la guerre avec Matthew Dellavedova, Timofey Mozgov et Iman Shumpert

    Et pourtant, avec seulement 97.3pts de moyenne par match, les Warriors pataugèrent en attaque et voilà que les Cavaliers se sont permis de mener la série 2-1 à la fin d’un Game 3 globalement dominé par James : 40pts dont 14 dans le dernier quart-temps. C’est après cette défaite que le staff des Warriors décida de se réunir afin de prendre une décision qui fera basculer le destin de cette franchise.

    Nic U’Ren est un jeune assistant vidéo de 28 ans au sein des Warriors, qui, lors d’un déjeuner entre collègues proposa une idée à Kerr en s’inspirant du small ball des Spurs la saison dernière.

    « J’ai simplement expliqué qu’ils avaient titularisé Diaw au lieu de Splitter et que titulariser Andre était à étudier. Nous voulions lui dire à temps afin qu’il puisse regarder la vidéo du match et prendre une décision. »

    U’Ren via Yahoo ! Sports

    Une idée validée par Steve Kerr, pour qui des choses devaient être indubitablement modifiées dans le jeu.

    « Je ne pense pas que c’était risqué parce qu’ils étaient en train de nous botter les fesses. Nous étions en train de courir dans la boue. »

    Steve Kerr via Yahoo ! Sports

    Ce changement opéré pour le Game 4 a marqué à jamais l’entrée des Warriors 2015 dans l’histoire avec un retournement de situation en leur faveur. Grâce à U’Ren, les Warriors ont amélioré significativement leurs stats avec un lineup de petite taille.

    Chiffres des Warriors en fonction des lineups utilisés via ESPN

    Le retour d’Iguodala dans le cinq de départ a permis de remporter un Game 4 important et avec la plus grosse marge de la série (+21). Son apport en attaque (22pts) tout comme sa défense sur James (0pt dans le 4e quart-temps) ont pesé sur le résultat de la rencontre. La suite ne fut que plus belle avec deux nouvelles victoires pour sceller le sort des Cavaliers et ainsi glaner le 4e titre de la franchise californienne. Le rôle d’Iguodala a été d’une importance cruciale durant cette série avec des chiffres à la hauteur d’un All-Star (sauf pour les lancers-francs : 35.7%).

    Les moyennes statistiques d’Iguodala lors des trois premiers tours de Playoffs et lors des Finales

    Son impact à partir du Game 4 et sa performance lors du Game 6 (25pts) ont marqué les esprits, si bien que les journalistes lui ont accordé 7 votes sur 11 pour le titre de MVP des Finales, le reste des votes étant attribués au valeureux perdant LeBron James.

    Pour la première fois de l’histoire, un remplaçant est devenu MVP des Finals. Toujours plus étonnant, Iguodala a obtenu ce trophée en jouant aux côtés du MVP de la saison régulière : Stephen Curry. Pour retrouver un tel scénario, il faut remonter en 1980 avec les Lakers et Magic Johnson dans le rôle du MVP des Finales et Kareem Abdul-Jabbar dans celui du MVP de la saison.

    Stephen Curry et Andre Iguodala à la fin du Game 6 – Photo by Jesse D. Garrabrant via Getty Images

    L’attribution de ce trophée est d’autant plus surprenante que l’ailier l’a obtenu avec des futurs Hall of Famers dans son équipe avec Curry, Thompson, Green, et ce dernier ne manqua pas d’ailleurs de le remercier.

    « Il a été énorme tout au long de la série. Mais il a sauvé cette saison pour nous. C’est un professionnel et ça s’est vu, et c’est pourquoi il est le MVP de cette série et c’est pourquoi nous sommes champions. »

    Draymond Green via ESPN

    L’heureux élu a même eu le droit à des compliments de la part de LeBron James.

    « Ce n’est jamais du un contre un, mais je pense que sa capacité à jouer à plusieurs positions pour son équipe avec certains de ces autres gars a permis à leur équipe d’être si dynamique »

    LeBron James via ESPN

    Une belle et surprenante histoire d’un 6e homme devenu MVP des Finales d’une équipe aux prémices de sa domination. Le professionnalisme d’Iguodala, ainsi que l’idée amenée par le jeune U’Ren ont permis entre autre de lancer une dynastie pour la deuxième moitié des années 2010.

    https://www.youtube.com/watch?v=RhQkm8YbVuo