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  • Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97


    Ce mois d’avril ne pouvait pas mieux démarrer avec de nouveaux records à signaler du côté de l’Oklahoma et les retours de blessures des arrières Killian Hayes et Cole Anthony. Le tout avec une ambiance de fin de saison durant laquelle des équipes vont se battre pour accrocher une place pour les Playoffs ou bien le Play-in, tandis que d’autres vont laisser les jeunes engranger un maximum d’expérience et de défaites en attendant la loterie. Plus qu’une vingtaine de matchs à jouer, voici ce qu’il faut retenir de nos jeunes joueurs ces derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 08/04/21, via NBA.com)

    Le titre de R.O.Y. lui tend les bras

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 52m, 17.8pts, 4.4rds, 2.6pds

    Fraîchement élu rookie du mois de mars, l’arrière des Wolves poursuit sa saison riche en statistiques offensives et ne cesse de justifier sa place de N°1 de la dernière draft. LaMelo Ball out pour un bon moment, Wiseman est embourbé dans une situation compliquée dans la Bay son temps de jeu limité associé au fait que les Warriors ont besoin de victoires, et sans oublier les dernières sorties timides de Tyrese Haliburton. Tout cela nous amène à envisager très sérieusement la candidature d’Edwards pour le R.O.Y. Et il faut dire que le garçon s’est gavé en tirs tentés lors du dernier mois avec pas moins de 21.1 tentatives par rencontre, soit la 3e plus grosse moyenne derrière Donovan Mitchell et Kyrie Irving (via NBA.com). Les retours de Karl-Anthony Towns et de D’Angelo Russell vont pouvoir réguler tout cela.

    Pas toujours adroit ou lucide dans ses choix en attaque, « Ant » a été essentiel dans la victoire contre les Knicks avec une séquence clutch du rookie avec 12 points dans le dernier quart-temps, une interception suivie d’un dunk en contre-attaque et une PASSE décisive en direction de Malik Beasley pour le Game Winner.

    Toute cette joie est légèrement retombée suite à la défaite chez les Grizzlies, oui mais, cette fois l’arrière s’est montré adroit en attaque (22pts, 9/14 aux tirs) et COLLECTIF avec 6pds et quelques séquences appréciables avec KAT. Il s’est également montré concerné en défense avec des mains actives comme le démontre cette belle interception sur une passe de Ja Morant.

    Ant enchaîne ensuite à Philadelphie dans un match électrique avec cette rivalité Embiid vs Towns. Avec 27pts en 41 minutes, l’arrière poursuit sa belle série offensive avec un move inspiré face au pivot All-Star des Sixers.

    https://twitter.com/TheHoopCentral/status/1378532474712547330

    En revanche, cette manie de lâcher trop souvent son joueur dans les ailes pose toujours problème, surtout quand il s’agit de Danny Green. Le retour de D’Angelo Russell a eu lieu le match suivant lors de la victoire contre les Kings. Et l’arrière n’a pas perdu de temps en prenant le plus de tirs de son équipe avec 19 tentatives,. Le rookie doit donc stopper sa série de matchs au dessus des 20pts avec 19 unités. Très discret dans le 4e quart-temps avec 4pts et 1-4 aux tirs, Edwards a néanmoins gagné son duel contre son collègue Haliburton.

    Enfin, le rookie a pu retrouver des couleurs lors du déplacement dans l’Indiana avec 27pts malgré la défaite. Il faut souligner qu’il fut l’élément déclencheur de la rébellion des Wolves pour revenir dans le match et avoir le droit de jouer un money time. S’il se régale sur jeu rapide et dans les espaces, on espère que le rookie devienne un peu plus vigilant en défense pour cette fin de saison, mais il semble bien que le titre de R.O.Y. finira dans le Minnesota.


    Des records ! On en redemande tous les soirs!

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 45m, 9.7pts, 3.5rds, 3.3pds

    Depuis notre dernier carnet, le français tourne à 18pts de moyenne sur 5 matchs à contre-balancer avec 3.6 ballons perdus pour 3.2 passes décisives. Le rookie a tout simplement carte blanche pour cette fin de saison en mode « tanking » chez le Thunder et les absences de joueurs clés comme SGA, Dort, Horford voire Bazley font que le jeu offensif en est clairement impacté. Pas toujours régulier, Maledon a alterné le médiocre (11pts, 3-16 aux tirs contre les Raptors) et le très bon (33pts contre les Suns). Un nouveau de points donc pour un second rounder qui sent bon le steal. Le meneur a montré toutes ses dispositions pour scorer de loin (4-5) et driver vers le cercle profitant du manque d’envie évident de Devin Booker pour défendre. On remarquera ce petit « move » de vétéran lorsqu’il drive, digne d’un Tony Parker ou même d’un Chris Paul bourreau du Thunder ce soir là.

    En mode attaque tout le match, Théo aurait même pu augmenter ses statistiques s’il avait participé aux dernières minutes de la rencontre (seulement 3′ dans le dernier quart-temps). Mais cette euphorie fut de courte durée avec la plus grosse défaite de l’histoire du Thunder à Portland ! Le français n’a rien pu faire avec seulement 7pts et un vilain 1-12 aux tirs. Heureusement que les matchs s’enchaînent, et le voici face à un revenant, Killian Hayes. La rencontre OKC contre Detroit marquera l’histoire avec la présence de quatre français dans cette rencontre. Maledon a pu inscrire 14pts mais il doit encore apprendre à bien prendre les écrans et ne pas laisser le moindre centimètre à son vis à vis, et sa défense est encore suspecte. Comme souvent cette saison, une performance moyenne est suivie d’une bonne sortie et ce fut le cas pour le meneur pour la venue des Hornets avec 25pts. Il a même établit un nouveau record NBA avec son collègue Poku. Le français engrange de l’expérience mais cumule les grosses défaites, et ses ratios sont pour le moins effrayants : -29.5 sur les 4 derniers matchs ! Le « tank » du Thunder fonctionne à merveille.

    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 4.8rds, 2.0pds

    Tout comme son compatriote Maledon, le serbe profite de l’opération tanking du Thunder pour gonfler ses chiffres et prendre de plus en plus confiance en attaque. Absent face aux Raptors, « Poku » se montre face aux Suns avec 20pts en 32minutes. Comme évoqué plus haut, le Thun’er with no « D » a encaissé 140 points et n’a jamais été en mesure d’inquiéter Phoenix. Deuxième meilleur scoreur derrière Maledon mais pire ratio (-32), l’ailier se lâche petit à petit en artillant de loin et en attaquant sur des closeouts. Altruiste et incisif, c’est tout bon.

    Pas de miracle lors de la défaite historique contre les Blazers avec un ratio record de -42 ! On ne va pas s’attarder sur cette fâcheuse sortie et plutôt se focaliser sur le match suivant perdu contre les Pistons. Auteur de 19pts, le serbe nous a surpris avec ce shoot qui pourrait devenir son go-to-move vu son manque de vitesse et explosibilité. Ce tir sur une jambe avec appui alterné est assez déroutant et vu sa taille (2m13), il est difficile de le contrer.

    Finalement son adresse de loin est revenue face aux Hornets avec une soirée record pour la franchise. 25pts, 7 tirs primés, 9rds, et 5pds, une soirée bien remplie pour Poku qui ne cesse de grandir devant nos yeux. Il semble déjà bien loin le frêle et timide rookie drafté au premier tour en novembre dernier. Devenu un vrai sniper, que se soit sur pull up, catch and shoot ou encore sur spot up, il semble avoir trouver sa place en attaque en tant qu’ailier shooteur, et ce n’est pas Terry Rozier qui dira le contraire. Le serbe continue d’arroser de loin avec pas moins de 7.8 tentatives sur ses cinq derniers matchs avec 46.2% de réussite. Tout comme Maledon, il est tributaire de la stratégie mise en place par le front office pour perdre un maximum de matchs et cela s’en ressent avec un ratio moyen de -25 depuis quatre matchs. Mais avec ce temps de jeu et toutes ces opportunités en attaque, le moral doit être au beau fixe.

    Kira Lewis Jr, PG, New Orleans Pelicans : 33m, 6.7pts, 1.2rds, 2.3pds

    On le sentait venir ce record de points chez cet arrière rapide. Avec les absences combinées de Zion Williams, Brandon Ingram et de Lonzo Ball, le rookie a pu rester sur le terrain plus de 30 minutes lors de la défaite contre le Magic, une première ! Pas très adroit : 4-13 aux tirs et seulement 9pts, le rookie s’est ensuite rattrapé contre les Hawks avec 21pts en seulement 25 minutes. Toujours privé de ses stars, le staff de New Orleans a pu obtenir un aperçu de ce que pouvait apporter le 13e choix de la draft. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur aime driver main droite et filer au cercle même quand il n’y a pas beaucoup d’espace, tel un scooter doublant sur le périphérique un soir de débauche.

    Malheureusement, le rookie n’a pas eu la chance de confirmer cette performance. Des ennuis au niveau des mollets l’empêchent actuellement d’être en tenue depuis trois rencontres, et l’arrivée du double All-Star Isaiah Thomas pourrait lui faire de l’ombre. Quoique que si le vétéran pouvait lui donner deux trois conseils sur le jeu sur pick-and-roll et comment se sentir à l’aise pour dégainer de loin.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 45m, 8.1pts, 2.8rds, 1.7pds

    Loin d’être réputé scoreur, le 5e choix de la draft s’est fait remarquer ces derniers jours en plantant 17pts (record personnel) contre le Heat, soit l’une des meilleures défenses du pays. Il s’est même payé le luxe de recevoir les compliments de Jimmy Butler. Cette performance vient stopper une série de quatre matchs consécutifs en dessous des dix points. Il faut avouer que l’ailier joue principalement loin du ballon qui est souvent dans les mains des arrières Darius Garland et Collin Sexton. Plutôt intelligent dans ses déplacements, et capable de finir au cercle grâce à ses qualités athlétiques. Il est encore inconstant aux tirs, mais sa shot chart valide sa compatibilité avec le jeu moderne : des tirs dans le corner (36.7%) et près du cercle (51.7%) (via StatMuse). Il montre tout de même des signes encourageants pour étirer les défenses adverses comme ce fut le cas contre le Heat avec 2-2 puis contre les Spurs avec un joli 3-3 derrière l’arc. Toujours missionné sur les meilleurs joueurs adverses en défense, on serait ravi de voir Okoro de plus en plus fiable de loin sur cette fin de saison, malgré l’accumulation de défaite dans l’Ohio.


    Ils ont enfin perçé!

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 26m, 3.7pts, 1.5rds, 1.7pds

    C’est un enchaînement d’événements qui a permis au 29e choix de la draft de pouvoir fouler le parquet plus de 30 minutes sur ses trois dernières sorties. Alors que le rookie n’a jamais passé plus de 20 minutes sur une rencontre, les absences de Kyle Lowry, de Fred VanVleet, et les mauvais résultats des champions 2019 poussent Nick Nurse à développer les jeunes joueurs. Plutôt maladroit en attaque mais volontaire en défense, Flynn a enfin eu du temps de jeu et ne s’est pas caché pour s’offrir un record en carrière avec 16pts dans la belle victoire contre les Warriors. Son ratio +34, montre à quel point ce match a été une promenade de santé. La défense des hommes de Steve Kerr était tout simplement honteuse, et le meneur en a profité pour filer vers le cercle et a pu s’amuser avec ses collègues de promotion Nico Mannion et James Wiseman.

    Flynn ne s’arrête pas là et enchaîne à nouveau avec 16pts contre les Wizards. Le rookie a été une vraie peste en défense provoquant de nombreux turnovers chez les arrières adverses Raul Neto et Ish Smith. Alors que Russell Westbrook & co ont mené tout le match, les Raptors sont repartis avec la victoire grâce au buzzer beater de Gary Trent Jr. Enfin, le joueur de 22 ans a été plus discret le match suivant face aux Lakers avec 11pts inscrits en deuxième mi-temps alors que le match était déjà plié. Avec trois sorties convaincantes, on espère voir régulièrement ce meneur teigneux en défense et qui semble avoir progressé dans la maîtrise du rythme lors des phases offensives.

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic : 31m, 4.2pts, 2.5rds, 0.7pd

    Fraîchement arrivé du Colorado dans l’échange de l’ailier Aaron Gordon, le rookie profite d’un environnement propice à son développement pour enfin s’épanouir. Orlando a basculé du côté obscur de la reconstruction en cassant son noyau dur à la trade deadline et voici que le jeune arrière se retrouve propulsé titulaire au bout de son 5e match avec sa nouvelle équipe et contre… Denver, évidemment. Toujours aussi imprévisible, brouillon et perçu comme un électron libre, RJ était sur-motivé face à ses anciens coéquipiers. Il marque notamment les 7 premiers points de son équipe et termine la rencontre avec 16 unités (record en carrière).

    De retour sur le banc le match suivant contre les Wizards, il a tout de même pu scorer 14pts et prendre 6rds. Avec 3-6 de loin, le joueur de 20 ans n’avait jamais été aussi prolifique de loin et cela peut rassurer les fans du Magic concernant ses aptitudes à tirer de loin. Sans oublier le retour de Cole Anthony et le polyvalent Chuma Okeke, Orlando peut envisager cette fin de saison avec intérêt pour l’évolution des jeunes comme c’est déjà le cas chez le Thunder.

    Onyeka Okongwu, F/C, Atlanta Hawks : 30m, 3.8pts, 3.0rds, 0.2pd

    Après une pré-saison manquée, et un début de saison tronquée par une blessure au pied, le tonique intérieur des Hawks commence enfin à faire sa place derrière l’imposant Clint Capela. Pour la première fois de sa carrière, l’intérieur a pu dépasser la barre des dix points face aux Spurs. Profitant de l’absence de John Collins, Okongwu a su se montrer productif en seulement 12 minutes avec une activité débordante en défense. Il sera malheureusement cantonné sur le banc lors du money time et durant les deux prolongations.

    Récompensé par cette performance encourageante, le rookie a vu son temps de jeu augmenter lors du match remporté contre les Pelicans. Avec 11pts, 9rds, 2blks en 19 minutes, le 6e choix de la draft a enfin pu rentrer dans la rotation de Nate McMilan. 15 minutes contre les Warriors, 19 à nouveau contre les Pelicans. On est content de le voir sur le terrain et pas seulement lors du garbage time. Il semblerait d’ailleurs, qu’il ait déjà un go-to-move au poste bas face au panier.

    Ses dernières sorties lui ont valu une place de titulaire lors de la défaite contre les Grizzlies. S’il a souffert face à Jonas Valanciunas, il a tout de même pu placer 13 points (record personnel) dont 11 en première mi-temps, et capter 11 rebonds. Toujours disposé à poser un écran pour Huerter ou bien Young, il ressemble d’ailleurs beaucoup à Tristan Thompson dans la façon qu’il a d’utiliser son postérieur pour gêner le défenseur adverse puis sa manière de filer vers le cercle. Un premier double double donc, qui on l’espère, est le premier d’une longue série.


    Ils sont de retour!

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 26m, 11.1pts, 4.3rds, 3.9pds

    La dernière fois que l’ancien joueur de North Carolina avait foulé un parquet c’était le 9 février dernier ! C’est donc avec enthousiasme que l’on retrouve ce combo guard capable de faire danser n’importe quel défenseur grâce à sa qualité de dribble et sa dextérité. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain.

    Remplaçant face aux Wizards et un peu maladroit aux tirs (5-14), Anthony a tout de même apporté 13pts et distillé 7pds en 23 minutes. Il a (sans surprise) combiné avec son pote Mo Bamba (19pts) offrant au fans du Magic un peu d’espoir sur cette fin de saison afin de développer tous ces jeunes joueurs pour l’avenir.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Le français avait quitté ses coéquipiers en janvier dernier sur une tentative de repli défensive. Touché à la hanche, il a du observer de long mois d’absence avant de pouvoir revenir à la compétition. Enfin libéré par les médecins, le 7e choix de la draft a rejoué contre les Knicks et face à son ancien mentor Derrick Rose. Aucun point inscrit mais 5 passes décisives, le français n’est pas encore d’attaque pour perforer les défense adverses. Après avoir accordé 19 minutes au jeune meneur, coach Casey le laisse 26 minutes sur le terrain du Thunder. Il s’est même permis de voler un ballon des mains de son compatriote Maledon sur isolation. Avec 9pts, 7pds et 4ints, Hayes confirme son potentiel de meneur au QI basket élevé, capable de jouer sans ballon si besoin. Espérons qu’il profite au maximum de cette fin de saison sans enjeu des Pistons pour gagner en expérience et en confiance. Un cap que Maledon a déjà franchi.


    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 45m, 13.1pts, 3.3rds, 5.1pds
    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 37m, 11.5pts, 5.9rds, 0.7pd
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 47m, 12.0pts, 2.3rd, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 49m, 10.8pts, 3.9rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 51m, 10.8pts, 5.4rds, 2.0pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 48m, 9.8pts, 4.8rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 45m, 9.5pts, 3.1rds, 1.4pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 35m, 6.8pts, 4.0rds, 2.1pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 46m, 7.0pts, 2.2rds, 1.9pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 45m, 6.6pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 49m, 6.5pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 46m, 6.6pts, 5.0rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    La trade deadline est enfin passée ! De nombreux trades ont été réalisés. Plus d’une quarantaine de joueurs ont été échangés et parmi eux quelques rookies de notre classe. Tous ces mouvements nous aident à mieux cerner les équipes qui ont choisi de basculer en mode « tanking » comme Orlando et Houston, et celles qui vont tout faire pour au moins jouer le fameux play-in comme Sacramento et Chicago. Voici un tour d’horizon sur les évolutions et les performances de ces jeunes joueurs depuis une semaine. (les statistiques sont arrêtées au 31/03/21, via NBA.com)


    La course pour le R.O.Y. relancée

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 41m, 13.2pts, 3.1rds, 5.0pds

    Les Kings vont mieux ! Cinq victoires de suite et voilà que Sacto est de retour dans la course pour le tournoi du play-in. Toute cette énergie positive est peut-être en lien avec la récente titularisation de notre chouchou Tyrese Haliburton ! Depuis que l’arrière a été intronisé dans le cinq suite à l’indisponibilité de Marvin Bagley III, les hommes de Luke Walton présentent un séduisant bilan de 7v-1d. Cette semaine, le rookie continue de réjouir les fans de la franchise californienne avec 17pts et 7pds dans la victoire contre les Hawks. Le highlight de la soirée lui revient avec ce tir primé plus la faute dans le crunch time.

    L’association Fox/Haliburton tourne à plein régime avec Fox dans le rôle de go-to-guy, tandis que le rookie sert parfaitement d’appuis en tant que second porteur de balle avec plusieurs séquences dont il est le chef d’orchestre, et vu sa vision de jeu et sa qualité de passe pour le coéquipier démarqué à l’autre bout du parquet, on en redemande toutes les semaines !

    Le GM Monte McNair a effectué quelques moves la semaine dernière avec l’arrivée de l’arrière Delon Wright en échange de Cory Joseph. Terence Davis II, un habitué des carnets de la saison dernière, est également arrivé en Californie, ainsi que les anciens du Heat Moe Harkless et Chris Silva. Tout roule pour les Kings qui enchaînent en dominant les Warriors. Haliburton continue de se replacer pour la course au ROY avec 21pts et un joli 6-7 de loin (record en carrière). Il a profité des lacunes gênantes en défense des hommes de Steve Kerr et s’est même amusé face à Damion Lee avec un cross suivi d’un tir primé plus la faute (oui encore!)

    Le rookie termine simplement et efficacement sa semaine avec 13pts dans la victoire contre les Cavaliers puis enchaîne avec son deuxième double double de la saison avec 15pts et 10pds dans le match remporté chez les Spurs. Il semblerait que les Kings tiennent là le backcourt de l’avenir avec Fox et Haliburton. On espère bien cette fois que cette franchise ne va pas tout gâcher !

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 47m, 17.2pts, 4.4rds, 2.5pds

    Une semaine comme une autre pour le N°1 de la draft avec beaucoup de tirs tentés, des tirs lointains forcés, des drives d’une vitesse insensée, et des défaites. Il sera d’ailleurs le meilleur scoreur de son équipe lors de la rencontre perdue contre les Mavericks avec 29 unités, mais à contre-balancer avec un affreux 3-12 de loin. Il est d’ailleurs important de souligner le fait que 18 de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps lorsque le match était plié d’avance. Son début de match avait pourtant été intéressant avec quelques séquences collectives. On aimerait voir le rookie plus souvent dans ce genre de situations. Quel dommage qu’il ne combine pas assez souvent avec KAT.

    Néanmoins, les Wolves ont pu remporter un match lors de la double confrontation contre les Rockets. Et pourtant, le rookie termine avec seulement 12pts et un ratio négatif de -12 lorsqu’il est sur le terrain… Il s’est rattrapé lors de la revanche perdue avec 27pts et un joli 11-22 aux tirs en 34 minutes. Mais ses qualités athlétiques et son premier pas dévastateur ne semble pas impacter positivement sur la rencontre puisque Houston a gagné avec 22 points d’écart ! Lors de la défaite à Brooklyn, Edwards obtient son deuxième double double de la saison (23pts, 10rds). L’arrière profite du manque d’intérieur chez les Nets pour gober notamment 3 rebonds offensifs. Mais… Aucune passe décisive, et il lui a fallu 22 tirs pour avoir seulement 23 pts… L’efficacité n’est clairement pas encore au rendez-vous. En revanche, on reconnaît que le rookie ne cesse d’augmenter ses moyennes de points ainsi que son temps de jeu depuis janvier :

    • Janvier : 13.3pts en 25.8 minutes
    • Février : 16.1pts en 32.9 minutes
    • Mars : 24.2pts en 35.1 minutes

    On vous épargne les chiffres concernant ses pourcentages aux tirs et le fait qu’il ait profité des absences de D’Angelo Russell et de Malik Beasley pour se goinfrer en attaque. La fin de saison des Wolves risque d’être longue, on espère, ne serait-ce qu’une minime progression de la part d’Edwards en défense et dans ses prises de décisions en attaque.


    Ils ont récupéré un poste de titulaire, et on espère pour de bon!

    Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 31m, 6.1pts, 3.7rds, 1.9pds

    En voilà un qui a profité de cette Trade Deadline ! Orlando a choisi de tout démolir : exit Vucevic, Fournier et Gordon. Le trio officiait ensemble en Floride depuis 2014, une éternité ! Place à la relève et les dirigeants du Magic ont sorti le tank du garage. Blague à part, on est ravi de voir le rookie Okeke obtenir un poste de titulaire au poste 3 grâce aux départs d’Aaron Gordon et de Al-Farouq Aminu. L’indisponibilité de Jonathan Isaac aide aussi à grappiller du temps de jeu. Drafté en 2019, le rookie prend le rôle du « faux rookie » endossé par Michael Porter Jr. la saison dernière.

    Une excellente semaine pour l’ancien joueur d’Auburn. Alors qu’il n’avait passé la barre des dix points qu’une seule fois cette saison, il vient d’enchaîner quatre rencontres avec des moyenne dignes d’un starter vétéran :

    • 17.8pts, 4.8rds, 2.3pds, 1.3stls, 62.8% aux tirs, 63.2% à 3-pts, 83.3 LF% en seulement 28 minutes de moyenne.

    Lors de la victoire surprise des siens contre les Suns, Okeke se montre avec 14 points en première mi-temps, histoire d’oublier au plus vite Gordon. Avec un excellent 4-4 de loin, il prouve à son coach Steve Clifford qu’il est tout à fait capable de jouer à l’aile. Récompensé, il a connu ensuite sa première titularisation contre Portland, s’autorisant un record en carrière avec 22pts en 37 minutes. Un vrai ailier qui zone le long de la ligne à 3-pts, capable de répondre à ce que la défense lui propose comme ce fut le cas lors de la défaite étriquée contre les Lakers.

    Loin d’avoir le premier pas d’Anthony Edwards, Okeke est doté d’un handle solide et d’une surprenante vision de jeu qui font de lui un joueur plaisant à regarder en attaque. Capable par séquence de mener la contre-attaque et de trouver le partenaire démarqué, si les victoires vont se compter sur le bout des doigts, les fans du Magic peuvent se rassurer en voyant un jeu collectif plus marqué et une répartition de tir plus équilibrée. Et la semaine ne pouvait pas mieux se terminer avec cette victoire surprise chez les Clippers. Un scénario qui s’est définit dans les tous derniers instants de la rencontre. Okeke termine meilleur scoreur du Magic avec 18pts et se montre attentif en défense avec 3 interceptions. Orlando n’avait plus battu les Clippers depuis 2013. un vent nouveau et frais survole le nord de la Floride.

    Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 40m, 6.2pts, 3.4rds, 1.0pd

    Si vous avez eu une semaine chargée au travail, imaginez donc ce que vient de vivre ce jeune joueur de 20 ans en défendant sur Luka Doncic et James Harden. Coach Finch doit combiner avec les absences de Malik Beasley, Josh Okogie, et voilà que qu’il décide de placer son jeune rookie à la place de Jake Layman dans le cinq pour affronter les Mavericks. Pas de miracle, Dallas remporte ce match en creusant l’écart en deuxième mi-temps, mais une chose a retenu notre attention, il s’agit de la défense de « J-Mac » sur Luka Doncic et le fait qu’il ait restreint le slovène à 0-7 aux tirs et 0-4 de loin (via NBA.com). Un coup de chance ? Pas sûr, puisque face aux Rockets, il poursuit ses efforts en défense avec deux contres et une entrée à 7’45 » de la fin du match qui a tout simplement changer la rencontre. Les Rockets n’ont pas marqué un SEUL panier jusqu’au buzzer ! Le rookie ne peut qu’assumer son envie de défendre après la rencontre.

    « C’est l’état d’esprit que j’ai toujours eu. Il s’agit de verrouiller le mec devant moi et de lui rendre la tâche aussi difficile que possible. « 

    Jaden McDaniels après la victoire contre les Rockets

    Son coach n’en doute pas une seule seconde, McDaniels deviendra un excellent défenseur dans cette ligue. Mais ne le réduisez pas simplement à ce rôle puisqu’il prend petit à petit ses aises en attaque avec trois matchs consécutifs au dessus des dix points. Et si Edwards ne combine pas assez avec KAT, il se pourrait bien qu’un connexion entre Towns et McDaniels pourrait germer.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1375630634174050307

    Mieux ! Le rookie est capable de sanctionner la défense de loin avec au moins deux tirs primés de moyenne sur ses quatre dernières sorties et un pourcentage intéressant : 57.1%. Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, J-Mac utilise sa taille et son envergure pour gêner au maximum les passes ou bien les tirs adverses (4 contres à Brooklyn). Il faut avouer, un peu de défense à Minnesota ne serait pas du luxe, on espère que coach Finch va poursuivre l’expérience « J-Mac » dans le cinq.


    Il a pointé le bout de son nez

    Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks : 15m, 5.0pts, 1.9rds, 0.3pd

    L’ailier n’avait pas dépassé les dix minutes de temps de jeu depuis janvier, et le voilà comme par magie, sur le terrain pendant plus de 36 minutes en tant que titulaire pour affronter les Knicks. Il va bien évidemment établir son record en carrière avec 21pts et 10rds malgré la défaite. Il est bien évidemment important de rappeler que coach « Bud » s’est passé de ses titulaires pour faire tourner. En tout cas, l’apparition éclair de Nwora nous a permis de raviver notre mémoire concernant la capacité de l’ancien joueur phare de Louisville de tirer de loin.

    Du haut de ses 2.01m, Nwora peut jouer les mismatchs face aux intérieurs adverses en un contre un. Il peut asséner un step back de loin et semble apprécier le spot à 45° tout comme son camarade de classe Saddiq Bey. L’euphorie est vite retombée avec seulement 2 minutes de jeu dans la défaite chez les Clippers. On espère que cette performance contre New York n’était pas juste le coup d’un soir.


    On aime les voir en duo

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 40m, 8.7pts, 3.3rds, 3.4pds
    et
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 27m, 6.3pts, 4.7rds, 1.8pds

    Cela ne surprendra personne, mais le Thunder a sorti le tank de compétition avec les départs des vétérans George Hill (Philadelphia), Trevor Ariza (Miami Heat), puis Sam Presti a tradé l’athlétique Hamidou Diallo qui devait sans doute empêcher le Thunder de perdre quelques matchs, puis c’est au tour du quintuple All-Star Al Horford de se voir refuser l’accès au terrain et d’attendre gentiment la fin de saison sur son canapé. Et enfin, la mystérieuse absence de SGA à cause d’une blessure au pied alors qu’il ne se gène pas pour sautiller de joie après une action réussie par ses coéquipiers… En plus d’avoir un million de choix de draft dans les années à venir, le Thunder aurait donc retrouvé la notice « Trust The Process » lâchée par Sam Hinkie.

    Mais retenons plutôt le positif, les titularisations successives des jeunes rookies européens Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Si les victoires vont devenir de plus en plus rares, nos rookies sont de plus en plus impliqués en attaque avec notamment une pointe à 22pts pour le français face aux Celtics. Si le français se montre de plus en plus agressif en attaque, il est encore loin de pouvoir scorer à volonté près du cercle et sa défense soulève encore quelques questions. Ses ratios sur le terrains sont pour le moins inquiétants ces derniers jours avec -17 contre Memphis, -16 contre Boston et -26 contre Dallas. L’absence de SGA permet donc au français d’être plus souvent aux manettes de son équipe, mais le français qui s’est fait les dents en Euroligue a besoin d’un rythme, d’un jeu cadré avec de bons intérieurs expérimentés. Est-ce que la mayonnaise va prendre sur le long terme avec Moses Brown ?

    La semaine de Poku est un peu plus emballante avec quelques highlights dont on n’avait pas vu venir !

    Cette vidéo rarissime d’un Poku qui finit une contre-attaque par un dunk nous rassure sur ses dispositions athlétiques. Il plante notamment 21pts contre Dallas et le serbe commence petit à petit à avoir confiance en son handle. Luka Doncic et Kristaps Porzingis en ont fait les frais !

    Avec dans le lineup Moses Brown (2.18m) et Aleksej Pokusevski (2.13m), le Thunder s’assure déjà de la taille, est-ce l’arme secrète du futur pour Mark Daigneault ?

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 33m, 11.8pts, 5.9rds, 0.6pd
    et
    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 17m, 5.3pts, 1.8rds, 2.8pds

    Une semaine frustrante pour les fans des Warriors étant donné que Stephen Curry a été absent plusieurs matchs et que la Trade Deadline a été très calme du côté de la Bay. On note tout de même le départ du meneur Brad Wanamaker à Charlotte pour palier l’absence de LaMelo Ball. Tant mieux ! Le rookie Nico Mannion va pouvoir se montrer et il ne s’est pas manqué à Sacramento avec 19pts (record en carrière) et un joli 5-8 à 3-pts. Son collègue Wiseman est lui passé complètement à travers de ce match avec seulement 6pts, 5 ballons perdus et 4 fautes. Très peu impliqué en attaque, il faut dire que ce n’est pas Jordan Poole qui va le servir sur pick-and-roll.

    Les deux collègues ont ensuite sorti une copie intéressante lors de la venue des Hawks, en attaque notamment. Wiseman est impliqué dès le début du match sur des systèmes qui lui sont destinés.

    Ses qualités de shooteurs sont appréciées mais il doit encore travailler son placement sur le terrain. Sur la première passe, il n’est pas situé dans le bon espace d’où la passe moyenne de Green, puis sur la deuxième séquence il n’est qu’à quelques millimètres de la ligne à 3-pts. De son côté, Mannion assume son costume de meneur-passeur capable d’artiller de loin. Il est rare de le voir finir un drive par un lay-up, il est plutôt du genre à distribuer.

    Si les deux rookies combinent de temps en temps, il est essentiel qu’ils travaillent leur aptitudes défensives. Face aux Hawks, les intérieurs Capela et Collins ont cumulé 58pts et 27rds. Wiseman doit absolument trouver un moyen d’allier ses qualités physiques et un placement défensif plus lucide. Le meneur Mannion doit de son côté apprendre à survivre face aux pick-and-roll adverses.


    Ils ont changé d’équipe

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic: 27m, 2.9pts, 2.1rds, 0.6pd

    Inclu dans le trade d’Aaron Gordon vers Denver, le jeune rookie va pouvoir obtenir plus de temps de jeu dans une équipe du Magic dans un tout nouveau cycle. A voir si Steve Clifford va avoir la patience requise pour laisser l’athlétique arrière sur le terrain, malgré ses prises de décisions douteuses et son shoot inconstant.

    Mason Jones, SG, Philadelphia Sixers : 26m, 5.8pts, 2.0rds, 1.5pds

    Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, l’arrière scoreur en provenance d’Arkansas nous a séduit par sa faculté à récolter les fautes et à scorer de loin. Houston semblait être l’endroit idéal pour un jeune joueur souhaitant du temps de jeu dans le garbage time (ce qui arrive souvent aux texans), pas sûr qu’il ait beaucoup de temps de jeu dans sa nouvelle équipe.


    Ils ont un mot du médecin…

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Nous l’avions évoqué dans notre précédent carnet des rookies, le spectaculaire meneur des Hornets a été opéré au poignet et sa situation sera réévaluée dans trois semaines.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Blessé à la hanche depuis le 4 janvier, le français retrouve petit à petit les séances d’entraînement avec contact. Une mise à jour concernant son cas se fera dans les prochains jours.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    Écarté des parquets suite à une blessure aux côtes, le rookie n’est pas encore près d’enfiler le maillot du Magic avec ses nouveaux partenaires.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 42m, 12.8pts, 2.3rd, 2.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 44m, 10.9pts, 4.1rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 46m, 10.6pts, 5.5rds, 1.8pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 44m, 9.7pts, 4.9rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 40m, 9.5pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 42m, 7.8pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 41m, 7.3pts, 2.2rds, 2.0pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 44m, 6.4pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 42m, 6.1pts, 4.6rds, 1.2pds
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 31m, 6.2pts, 1.1rds, 2.2pds
  • Fiche Draft 2020 de R.J. Hampton : Un séjour au pays du long nuage blanc

    Fiche Draft 2020 de R.J. Hampton : Un séjour au pays du long nuage blanc

    R.J. Hampton – Meneur de jeu

    New Zealand Breakers

    National Basketball League (Nouvelle-Zélande)

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    15 Matchs
    20.6 Minutes
    8.8 Points (40.7%FG, 29.5%3pts)
    2.4 Passes
    3.9 Rebonds
    1.1 Interceptions
    0.3 contres
    1.5 Ballons perdues

    Curriculum

    • International
    • Sort du Lycée Little Elm au Texas
    • Américain
    • 19 Ans (né le 7 février 2001 à Dallas (Texas)
    • 6’5 » (1m98)
    • 188lb (85 kg)
    • Une envergure d’environ 2m04 centimètres (6’7′)
    • Une détente d’environ 86 centimètres (34 inches vertical)

    Palmarès

    • MaxPreps Freshman All-American 1st Team (2016-17)
    • Texas Association of Basketball Coaches (TABC) Class 5A All-State (2016-17)
    • Dallas Morning News All-Area Newcomer of the Year (2016-17)
    • MaxPreps Sophomore All-American 1st team (2017-18)
    • USA Today All-Texas 1st team (2017-18)
    • TABC 5A All-State (2017-18)
    • Texas Gatorade Player of the Year (2018-19)
    • USA Today All-USA 1st team (2018-19)
    • MaxPreps All-American 2nd team (2018-19)
    • Médaille d’or aux championnats du Monde U16 avec Team USA en Argentine (2017)
    • Médaille d’or aux championnats du Monde U17 avec Team USA en Argentine (2018)

    Récap de la saison du Joueur

    Annoncé comme l’un des top prospects à la sortie de son lycée de Little Elm au Texas (7ème ex-aequo avec Jaden McDaniels au RSCI), le jeune combo guard a surpris tout le monde l’été dernier en choisissant de s’exiler en Nouvelle-Zélande et de jouer pour la franchise des New Zealand Breakers en NBL, et cela en dépit d’un certain nombre d’offres d’universités américaines telles que Duke, Kansas et Kentucky pour ne citer qu’elles. Une expérience loin d’être convaincante malgré l’avis contraire du joueur, son équipe des Breakers n’ayant remporté que quatre matchs cette saison pour un bilan de 11 défaites lorsqu’il était aligné sur les parquets.

    Le joueur a terminé ses matchs en double figures qu’à six reprises, pour un temps de jeu très inégal et sans avoir réussi à impacter suffisamment le jeu des Breakers à l’inverse de l’autre vedette de la ligue, son compatriote LaMelo Ball qui évoluait avec les Illawarra Hawks. Hampton a notamment manqué de régularité, capable aussi bien d’inscrire 16 points face à Melbourne et de finir avec 4 points seulement face à Perth deux semaines plus tard, sa blessure à la hanche en décembre a sûrement ralenti sa courbe de progression pour la plupart des observateurs au moment de rejoindre son fief au Texas et d’annoncer en mai dernier son intention de se présenter à la draft.

    Forces

    Meneur de jeu athlétique, à la fois rapide et toujours sur ses gardes en défense, sa réactivité est très impressionnante en particulier lorsqu’il utilise ses mains pour gêner l’adversaire. Sa détente verticale est assez remarquable tout comme son premier pas qui peut s’avérer être une arme redoutable. En dépit de son manque de force, il dispose de mensurations idéales pour pouvoir prendre de la masse sans que cela ne puisse affecter son jeu.

    Il n’est pas vraiment un scoreur dans l’âme et ne dispose pas d’une agressivité semblable à celle que l’on retrouve chez les attaquants d’élite, mais il s’est montré capable de bonnes prises d’initiatives au scoring. Hampton excelle notamment en contre-attaque lorsque le terrain est ouvert il fait alors preuve d’une grosse agressivité et d’une activité constante sur la défense adverse (23.3% de ses tentatives de tirs).

    Il est également capable de provoquer les fautes pour aller sur la ligne des lancers et hésite rarement à la mène et sur pick and roll, ce qui lui permet notamment d’utiliser sa vitesse pour transmettre le ballon au joueur démarqué ou jouer le mismatch en attaquant le cercle.

    C’est notamment grâce à sa maîtrise de la balle qu’il parvient à créer des décalages sur son dribble et qu’il déstabilise les défenseurs, sans prendre sa chance pour autant. Bon passeur en particulier sur les drive and kick et peut dribbler des deux mains en toute tranquillité, plus d’une fois sur deux il destine ses passes décisives à ses coéquipiers démarqués à trois points.

    Sa mécanique de tir est excellente et il relâche assez rapidement son ballon lorsqu’il prend sa chance, ce qui peut s’avérer être un atout en un contre un lorsqu’il utilise sa détente. Adepte du floater et du layup, il dispose d’une belle palette offensive pour jouer près du cercle et parvient même à trouver la mire lorsqu’il est déséquilibré au contact.

    Il n’hésite pas à feinter et passer sous les bras du défenseur sous le panier et dispose d’un bon équilibre avec le haut du corps lorsqu’il prend ses jumpers et monte au panier, sa rapidité lui permet ainsi de se faufiler entre les défenseurs.

    Faiblesses

    La plupart des scouts NBA s’accordent sur le fait que Hampton manque de puissance et qu’il doit muscler son jeu et son corps pour ne pas se faire écraser physiquement en NBA. C’est surtout sur le plan défensif que sa faiblesse physique se fait le plus ressentir.

    Sur le plan défensif, RJ Hampton fait preuve d’une certaine nonchalance et d’un manque d’attention sur le jeu off ball. Trop relâché sur ses appuis, il est souvent en retard sur les 1vs1 et va devoir travailler sa concentration et son agressivité en particulier sur les tirs à trois points des point guards adverses qui ne pardonneront pas en NBA.

    Sa finition main gauche près du panier est assez catastrophique en témoigne son pourcentage de tentatives ratées de layups et floater sur sa main faible (3 tirs tentés seulement cette saison pour zéro panier inscrit). Il a également tendance à forcer certains tirs en suspension trop prévisibles et donc facile à contester pour l’adversaire surtout lorsqu’il tente autant sa chance à trois points (35% de ses tentatives).

    Dans ce registre offensif, Hampton n’est pas un grand adepte du catch & shoot (28% de ses tentatives seulement) et des tirs off dribble (excepté sur pick-and-roll). Comme combo-guard il conserve le cuir sur de trop longue séquence et finit souvent par forcer un passage vers le cercle provoquant des fautes offensives qui peuvent coûter cher.

    Vue d’ensemble du profil

    Combo-guard rapide et athlétique, capable de tenir le ballon et de diriger le jeu d’une équipe, en particulier sur pick and rolls, Hampton a pas mal chuté dans les classements et autres Mock Draft, constat logique au regard de son manque d’expérience et de régularité des deux côtés du terrain. Son expatriation probablement trop lointaine pour certains scouts a vraisemblablement ralenti sa progression et par conséquent l’évaluation de son potentiel dans un championnat professionnel assez différent de la NCAA. Mais la technique et l’instinct de meneur sont toujours bien présent, raison pour laquelle, il est encore annoncé parmi les lottery picks de cette cuvée.

    Comparaisons

    • Jamal Murray
    • Zach LaVine
    • Dante Exum
    • Jordan Clarkson
    • OJ Mayo

    Draft Consensus

    • 17ème selon NBADraft.net
    • 14ème selon Tankathon
    • 14ème selon NBADraftRoom
    • 14ème selon Bleacher Report
    • 10ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Swish