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  • Une nouvelle lineup pour les 76ers, Brown tente le tout pour le tout

    Une nouvelle lineup pour les 76ers, Brown tente le tout pour le tout

    Attendus comme gros favoris au titre en début de saison, les 76ers en sont bien loin. Siégeant à la 6e place de la conférence Est et produisant un jeu pas très esthétique, les yeux seront alors rivés sur l’équipe de Brett Brown lors de la reprise à Orlando, d’autant plus que le sélectionneur de l’Australie a dévoilé un tout nouveau cinq majeur pour le retour de la NBA


    La nouvelle rotation

    La nouvelle rotation de Brett Brown devrait se présenter de la manière suivante :
    Pg Shake Milton Sg Josh Richardson Sf Tobias Harris
    Pf Ben Simmons C Joel Embiid
    6– Al Horford 7– Matisse Thybulle 8– Furkan Korkmaz 9– Alec Burks 10– Glenn Robinson 11– Norvel Pelle 12– Raul Neto

    Pourquoi changer ?

    Est-ce vraiment bénéfique pour un coach d’effectuer un tel changement à 8 matchs des play-offs? Cela pourrait engranger un manque d’automatisme et de cohésion sur le parquet lors des play-offs car 8 matchs et quelques scrimmages c’est relativement peu.


    Le principal problème du 5 tall ball (4 joueurs de plus de 2,03m et un de 1,98m) de Brett Brown cette saison est que cela créé un embouteillage dans et près de la raquette, due à un grand manque de spacing. Résultat, une flopée de pertes de balle, 18e en offensive rating, 19e en 3 points marqués et combien de fois a-t-on vu Embiid, Bennie et Horford s’emmêler les pinceaux ! La meilleur stat pour confirmer ce fait est le TS% (true shooting%) de Embiid + Simmons, car quand Al Hoford n’est pas sur le terrain, il est de 66.6%, mais quand il est sur le terrain, il n’est que de 55.2%

    Milton a-t-il les épaules pour être titulaire ?

    Sniper Shake a explosé aux yeux du grand public lors du road trip de 4 matchs des 76ers en Californie avec des stats de 21.2 points 4 passes 1.7 interceptions et 51% à 3 points. Son match référence : 1er mars contre les Clippers, antenne nationale, 39 puntos 5 passes, 7 sur 9 à 3 points, 70% fig et seulement 1 perte de balle. Il en profite pour égaler un record all-time de tirs à 3pts consécutifs réussis avec 13 réalisations (rejoignant Terry mills et Brent Price), rien que ça.

    Il joue très bien, il peut shooter, il a un QI très élevé et il peut aller au cercle. C’est quelqu’un avec qui on peut jouer. Il a parcouru un long chemin depuis que je l’ai vu jouer. Il continue de se développer et il ne fait que s’améliorer

    Ben Simmons sur Shake Milton

    Titularisé seulement 16 fois cette saison, le combo guard ne sera pas vraiment utilisé comme un meneur. Il aura principalement 2 tâches :

    Premièrement, il jouera le pick-n-roll avec Simmons. Les 76ers sont seulement 29e en utilisation du pick-n-roll cette saison, Brett Brown compte y remédier en ajoutant cette arme dévastatrice à leur jeu. Milton n’est pas encore un playmaker élite, néanmoins, il détient une bonne vision de jeu et est très intelligent dans sa prise de décision.


    Deuxièmement, Milton sera utilisé en tant que spot up shooteur ; avec ses 50% fig et ses 45% à 3pts sur la saison, cela ne sera pas un gros problème pour sniper shake.

    Bennie au poste 4 !

    Ce qu’il faut savoir avant tout c’est que Simmons sera le principal créateur de l’équipe, il sera juste un peu plus utilisé en off-ball.

    C’est tellement facile de jouer avec Ben car il n’est pas égoïste. Notre entente sur le terrain continue de grandir et elle continuera étant donné qu’on va jouer plus souvent ensemble et notamment sur pick and roll.

     Shake Milton sur Ben Simmons


    Comment utiliser Simmons en off-ball avec son tir inexistant ? Le pick-n-roll. Sa vitesse, sa puissance, ses qualités athlétiques, son Qi et sa finition sont de redoutables atouts pour un bon poseur d’écran et un roll man. On l’a déjà un peu vu dans ce rôle en Janvier/Février, où il jouait le pick-n-roll majoritairement avec Josh Richardson. Les résultats étaient plutôt bons avec des excellents matchs, contre les Rockets (29pts 13/20, 13reb 11ast 3stl 4blk), contre les Nets (34pts 12/14, 12reb 12ast 5stl 2blk)… Simmons est sciemment laissé seul par ses adversaires car il ne tire pas bien (ou il ne tire pas du tout), Milton pourra donc facilement le trouver à mi-distance sur pick-n-pop et même à 3pts dans le meilleur des mondes.

    Il tire beaucoup plus souvent à trois points lors des entraînements. Il se sent bien et je sais qu’il reçoit beaucoup de supers encouragements de la part de ses coéquipiers

    Brett Brown sur Ben Simmons


    À noter que Simmons excelle aussi en cut, il est 59e percentile avec 1.33 points par possession et il inscrit 3.3 points par match (top 10).

    Impact sur la défense :

    L’ajout de Milton impacterait-il la 6e meilleure défense de NBA ? Légèrement, car même s’il n’est pas un excellent défenseur il pourra apporter une défense décente du périmètre contre le meneur adverse. Surtout qu’à côté de lui il y aura l’excellent soldat Josh Richardson, toujours prêt à faire vivre un enfer à l’extérieur adverse (les extérieurs adverses tournent à 38.4% contre lui).


    Et ils pourront toujours compter sur le potentiel Defensive player of the year, Benjamin Simmons, qui se chargera de lockdown le meilleur joueur adverse peu importe son poste à part s’il s’agit d’un pivot ; car Joel « the process » Embiid est là pour écraser n’importe quel adversaire qui se présentera dans sa raquette.

    En bref, les 76ers seront hyper solides en défense malgré la présence de Shake Milton.

    Horford et la 2nd unit

    Qu’il soit titulaire ou sur le banc, Horford apportera sa grande expérience et son excellente défense. Jusque-là, il était beaucoup utilisé en tant que spot-up shooteur pour que Embiid puisse avoir de la place à l’intérieur mais ce n’est absolument pas son rôle. Le pivot 5 fois all star sera un 6e homme de luxe et pourra dépanner lors des absences/load management du très fragile Joel Embiid.


    La 2nd unit des 76ers sera aussi très solide de par la présence du rookie chien de chasse, Matisse Thybulle, des shooteurs Furkan Korkmaz (40% à 3pts) et Mike Scott (36% à 3pts), et du très serviable Alec Burks.


    Horford laissant sa place de titulaire à Milton pour augmenter le spacing, Milton sera donc utilisé en faux poste 1 et Simmons en faux poste 4, situation très similaire à celle de LeBron et Irving au Cavaliers. Cela permet aussi de renforcer la 2nd unit.

    Dans le détail, on remarque que Simmons était déjà un peu utilisé dans ce rôle la saison dernière en play-offs dans la lineup Simmons-Redick-Butler-Harris-Embiid, qui s’apparentait plus à une lineup Butler-Redick-Harris-Simmons-Embiid.

  • Justin Anderson – Retour sur la première partie de carrière du joueur

    Justin Anderson – Retour sur la première partie de carrière du joueur

    Depuis son passage à l’Université de Virginia, Justin Anderson alias « Simba » vit une carrière professionnelle en dent de scie. Le 21ème choix de la draft 2015 sera passé par la G-League cette saison afin de retrouver véritablement des certitudes et poursuivre son aventure en NBA. Voici un point sur la carrière du joueur.


    Un joueur prometteur à l’université

    Après un passage au lycée Montrose Christian où il compile 18,7 points, 4,7 rebonds et 3 passes décisives, Justin Anderson a le profil de l’ailier athlétique par excellence, qui multiplie les highlights sur YouTube. Sa défense engageante et pleine d’énergie lui permet de réaliser 1,8 interceptions et 1,6 contres par match, de quoi attirer les convoitises des plus belles universités. Et en effet, six universités tenteront d’attirer le natif de Montross avec entre autres Duke ou Maryland. Mais c’est Jason Williford qui le convainc finalement de venir à Virginia en 2012.

    Il jouera trois saisons à Virginia évoluant notamment aux côtés de Joe Harris et Malcolm Brogdon, et après avoir peaufiné sa défense et sa force, Justin amassera lors de sa dernière saison 12,2 points (à 47% au tir dont un 45% à 3 points), 4 rebonds, 1,7 passes décisives, 0,7 interception et 0,5 contre en 28 minutes de jeu pour 22 matchs sur 26 en tant que starter, avec un très beau PER de 23,8. Avec des stats solides et de belles récompenses individuelles (Meilleur 6ème homme de l’ACC dans sa 2ème saison et dans la 2ème équipe de l’ACC), il était fin prêt à rejoindre la grande ligue.

    L’ailier était vu comme un 1er tour avec au premier plan sa puissance et de grosses qualités athlétiques. Décrit tel quel, Anderson était vu comme un joueur n’ayant aucune faiblesse majeure apparente et qui aurait pu être vraisemblablement un premier choix de draft, mais c’est finalement parce qu’il n’avait pas de réelles qualités premières, comme au shoot qu’il n’a pas été retenu plus haut. En effet, ce n’est pas un grand passeur ni un grand dribbleur, il a même une fâcheuse tendance à commettre des pertes de balles mais aussi à manquer de réussite en un contre un.

    Avec 4 rebonds par match en université, on regrette finalement qu’il n’ait pas plus mis à contribution ses qualités d’athlètes pour devenir un spécialiste en la matière. Enfin, ses sélections de tirs n’ont jamais été très bonnes, sa mécanique de tir n’était pas commode et même s’il avait de bons pourcentages, il aurait très logiquement régressé en NBA. Il fallait pour cela travailler, car Anderson avait tout pour devenir un joueur d’exception en NBA.


    Draft Day : Direction Dallas !

    Le soir du 25 juin 2015 s’ouvre la soirée de la draft NBA. Les noms de KarlAnthony Towns à Minnesota comme 1er choix, puis D’Angelo Russell aux Lakers ou encore Kristaps Porzingis aux Knicks sortent les uns après les autres, jusqu’à la 21ème place, celle des Mavs. Dallas n’a pas été très actif lors des récentes drafts depuis l’arrivée de Dirk Nowitzki et même si la franchise de Mark Cuban restait encore assez compétitive (Deron Williams, Chandler Parsons ou encore Wesley Matthews, arrivés lors de la FA 2015), l’Allemand s’approchant doucement de la retraite, il fallait penser à l’après-Dirk et commencer à préparer à l’avenir.

    Si plusieurs noms restaient comme Montrezl Harrell, Bobby Portis ou encore Rondae Hollis-Jefferson, l’équipe texane sélectionnera finalement Justin Anderson (accompagné de Satnam Singh en 52ème position, le premier joueur indien à être drafté en NBA, ce qui lui vaudra un documentaire nommé One of a Billion). Un choix cohérent et intelligent en somme pour Dallas, qui n’est pas réputée pour être une équipe très athlétique et défensive sur le papier.


    Une première saison rookie révélatrice


    Justin Anderson sous le maillot des Dallas Mavericks – Photo by Tim Fuller

    Après une bonne Summer League, Simba n’aura pas souvent sa chance lors de la première partie de saison et alternera NBA et D-League (ancien nom de la G-League) avec les Texas Legends en partie à cause de Rick Carlisle qui fait peu jouer ses rookies. Mais une blessure de Chandler Parsons en deuxième partie de saison donnera l’occasion à Justin Anderson de montrer de quoi il est capable à Carlisle et qu’il peut être un très bon energizer en sortie de banc. Son apport athlétique et défensif sera un plus pour l’équipe, il jouera même 8 fois titulaire sur les 10 derniers matchs de saison régulière avec un bilan de 7 victoires et 3 défaites pour Dallas qui finira 6ème de conférence Ouest.

    Au premier tour ils affronteront le Thunder avec comme 5 de départ Westbrook, Roberson, Durant, Ibaka et Adams, de quoi passer un mauvais quart d’heure pour les Mavs, mais aussi de quoi révéler un peu plus le talent du jeune Justin Anderson qui aura la lourde tâche de défendre sur KD alors au top de sa forme. Bonne chance pour l’éclipser ! Résultat des courses, 4-1 pour OKC malgré des Mavs vaillants mais trop faibles face à une équipe bien trop forte sur le papier.

    Sur ces play-offs, Simba aura montré sa hargne sur le parquet, avec entre autres des petits chambrages d’avant-match avec Villanueva sur les pas de danse de Westbrook et Cameron Payne mais aussi une passe décisive derrière le dos pour Mejri ou encore une claquette dunk sur un lancer-franc raté de Devin Harris sur la tête de… KD ! Une performance qui permettra à coach Carlisle de lui faire confiance pour la saison prochaine.


    Nouvelle saison, année de la confirmation

    Encore une fois Justin Anderson commencera par la Summer League et encore une fois, elle sera réussie. Après des play-offs satisfaisants lors de la dernière saison, il gagnera une place dans la rotation de Dallas et jouera en moyenne 15 minutes par match et améliorera son rendement offensif en passant de 3 à 6 points par match par rapport à sa première saison.

    Malheureusement, les texans commenceront très mal leur saison avec un horrible bilan de 4v-16d au mois d’octobre. Même s’il y aura du mieux par la suite, les Mavs font peine à voir. La trade deadline approchant à grands pas, le poste d’ailier semble bouché derrière Harrison Barnes (arrivé à la FA 2016) avec le reste des minutes partagé entre Simba et un rookie non-drafté, Dorian Finney-Smith, qui plaît énormément à Rick Carlisle.

    Il fallait n’en garder qu’un, les deux joueurs étant assez similaires sur leurs qualités, l’objectif pour le staff était de combler les lacunes au poste de pivot, véritable point faible des Mavs ces dernières années. Donnie Nelson, le GM des Mavericks, effectuera donc le transfert de Justin Anderson accompagné de Andrew Bogut et d’un premier choix de draft protégé 2017 vers Philadelphie contre Nerlens Noel.


    Le nouveau numéro 23 des 76ers et son nouveau head coach Brett Brown – Photo by Steven M. Falk (TNS)

    Les 76ers, toujours en reconstruction, cherchaient à se renforcer au poste d’ailier derrière Covington. Justin récupèrera donc un temps de jeu plus conséquent avec 20 minutes par match et améliorera encore une fois son apport en points mais aussi en rebond avec 4 prises par match. Son pourcentage au tir va également progresser avec un joli 46% d’adresse.

    Il réussira notamment un game winner face aux Knicks avec un floater sur Melo et enchaînera de belles performances au scoring avec 26 points au compteur lors du dernier match de saison régulière toujours face aux Knicks. Anderson devient très vite élément apprécié du public et de Brett Brown qui contribuera notamment à voir enfin les Sixers jouer les Play-offs la saison suivante.


    Saison de la déception et des blessures !

    Cette nouvelle saison pour Simba commencera assez mal. Après quelques matchs, il se blessera au tibia en novembre ce qui le mettra sur la touche pendant un mois et demi. Pendant ce temps-là, des joueurs comme Zhaire Smith ou Furkan Korkmaz se montreront très en forme. Il reprendra seulement à partir du mois de janvier avec un bon temps de jeu ce qui illustre encore une fois la patience des Sixers avec la condition physique de leurs joueurs.

    Malheureusement, il se blessera une nouvelle fois, à la cheville cette fois-ci, et ne jouera pas pendant un mois. Après cela, son temps de jeu sera considérablement affecté, jusqu’à même récolter des DNP et sa progression s’arrêta net. Il jouera néanmoins quelques matchs sans grand intérêt pour son équipe en toute fin de saison, la qualification étant acquise. L’ailier réussira à marquer tout de même 25 points dans le dernier match de SR face aux Bucks. Les play-offs seront à l’image de sa saison, à savoir peu de temps de jeu et des absences. Comme si ce n’était pas suffisant, le joueur subira une grosse blessure à la jambe après les playoffs, nécessitant une opération. Un énorme coup dur juste avant l’été qui ne s’annonce pas de tout repos.


    Nouvelle saison et nouvelle destination : Atlanta !

    Après un deal à trois entre OKC, les 76ers et les Hawks incluant Carmelo Anthony, Dennis Schröder, ses coéquipiers Mike Muscala et le français Timothé Luwawu-Cabarrot, Anderson atterrit donc avec un premier choix 2022 chez les Atlanta Hawks, qui viennent de repêcher le prodige Trae Young au passage. Une nouvelle équipe pour une nouvelle donne et synonyme de relance pour Justin après sa blessure à la jambe, ce qui le privera d’une dizaine de matchs pour commencer. Ses premières prestations seront plutôt discrètes avec un temps de jeu assez restreint à un poste occupé par Taurean Prince, DeAndre’ Bembry mais aussi Vince Carter.

    Il aura néanmoins l’occasion de se montrer sur le mois de décembre, sans grande réussite toutefois. Cette saison ressemblera à sa dernière saison avec les Sixers, peu de temps de jeu, plusieurs DNP, des joueurs au même poste qui ont fait des progrès et leurs preuves à l’inverse de Simba. Son irrégularité lui fait cruellement défaut et ses faibles performances quand il en a l’occasion avec du temps de jeu auront raison de lui. Avec une équipe d’Atlanta qui optera pour le tanking jusqu’en avril, Justin Anderson ne jouait plus grand-chose et certains proches commençaient alors à ressentir chez lui un manque de confiance.


    Justin Anderson sous le maillot des Hawks – Photo by Glenn James/NBAE via Getty Images

    La Free Agency 2019 arrivant à grands pas, Simba quittera l’état de la Géorgie et les Hawks renonceront à sa mid-level exception et à ses droits. Il devint donc agent libre non restreint. Mais au fur et à mesure que les autres joueurs libres signaient dans les franchises cet été-là, le nom de Justin Anderson n’apparaissait quasiment plus dans les médias. Néanmoins, les Wizards lui offriront sa chance en l’invitant à leur training camp où il effectuera avec la franchise du District de Columbia les matchs de présaison, sans succès puisqu’il sera coupé assez rapidement.


    Remise en selle en G-League

    Il signera donc un contrat en G-League avec les Raptors 905, équipe mineure de Toronto avec laquelle il arrivera en cours de saison. Il s’imposera comme un des leaders de l’équipe et proposera un basket proche de ses années universitaires et ses deux premières saisons en NBA. Ses 20 points et ses 6 rebonds de moyenne par match attireront l’œil des Nets qui lui proposeront un 10-day contract, peu concluant puisqu’il marquera seulement 3 points en 3 matchs pour un total de 16-17 minutes de jeu.

    Il ne sera pas gardé et retournera chez les 905 puis sera transféré chez les Long Island Nets, équipe mineure de Brooklyn, contre Henry Ellenson. Dans la continuité de son passage dans l’équipe mineure de Toronto, il finira par être nommé dans la 3rd All-G-League Team. Avec des nombreuses blessures chez les Nets (KD, Irving) et des cas de COVID-19 qui touchent les joueurs (DeAndre Jordan et Spencer Dinwiddie) mais aussi les joueurs qui ne prennent pas le risque d’aller à Orlando comme Wilson Chandler, il signera un contrat à Brooklyn pour participer à la suite de la saison.


    Si l’on regarde le parcours de Justin Anderson, on peut se poser la question de l’impact ou des répercussions des blessures sur sa carrière. Malgré cela il n’a jamais progressé dans les secteurs où il le fallait : sa mécanique de tir est restée identique et sa précision à 3 points n’est pas parfaite avec un petit 30%. Son playmaking n’a jamais été exceptionnel, mais il a montré du mieux dans ce domaine en G-League avec 3 passes décisives par match. On peut aussi noter son inconsistance sur le terrain, capable de mettre 15 points dans un match à 5/7 au tir et au match suivant n’en planter que 2 avec un 1/8 au tir.

    Tous ces points faibles ont finalement eu comme conséquences un manque d’intérêt des franchises NBA pour lui confier un rôle important dans un roster. Si ces questions demeurent toujours après 4 ans en NBA et une année en G-League, son passage aux Nets pour la reprise de la NBA à Orlando représente très certainement sa dernière chance de prouver sa valeur auprès des franchises. S’il réussit sa fin de saison, nul doute qu’une équipe le recrutera. Dans le cas contraire, est-ce que Justin Anderson continuera en G-League ou rejoindra la Chine ou l’Europe ?  À suivre.

  • Matisse Thybulle, Le Diamant À Polir Des 76ers.

    Matisse Thybulle, Le Diamant À Polir Des 76ers.

    Si l’arrêt de la saison NBA a été désavantageux pour les franchises contenders comme les Lakers ou les Bucks, on ne pourra pas en dire autant pour les 76ers qui peuvent remercier le dieu du basket car entre la mauvaise dynamique de l’équipe et la blessure de Ben Simmons, c’était presque blasphémé de les donner vainqueur du trophée Larry O’Brien. Mais dans cette saison plutôt décevante des Sixers on peut tirer quelques satisfactions. L’une d’elle fut la bonne et prometteuse saison du rookie Matisse Thybulle.

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    QUI EST MATISSE THYBULLE ?

    Matisse Vincent Thybulle est un joueur NBA Américano-Australien de 23 ans choisis par les Boston Celtics en 20e position de la draft 2019 et ensuite tradé au Sixers contre les picks 24 (devenu Ty Jerome) et 33 (devenu Carsen Edwards).
    Il a joué 4 saisons en NCAA pour les Washington Huskies où il a glané un trophée de Défenseur de l’année en tant que senior.

    •Meilleur match cette saison: Vs Toronto Raptors (20pts 3pds 3stls 1block)

    https://youtube.com/watch?v=W3U06-LwuSc


    Vs Sacramento Kings (15pts 4stls 2blocks 5/5fig) 

    https://youtube.com/watch?v=8NyY06kUXNg


    •Stats sur la saison : 19.5minutes 41%FIG 35%3PT 61%LF 1.5REBS 1.2ASTS 1.4STLS 0.7BLKS

     FORCES :

    •EN ATTAQUE

    Si c’est le côté du terrain qui fâche, on peut tout de même relever un point positif au jeu offensif très limité de Thybulle, à savoir son jeu offball.
    Que ce soit en catch and shoot ou pour effectuer des cuts vers le panier, Thybulle a pris plaisir à scorer 73.7% de ses paniers en offball avec tout simplement 86.5% de ses paniers assistés.
    Il use de sa vitesse et de sa détente pour conclure près du cercle et de sa bonne mécanique de shoot pour mettre 37% de ses catch and shoot à 3pts.
    Il est très rapide en contre-attaque ce qui lui permet de proposer une bonne solution au porteur de balle et termine souvent par de gros dunks, même s’il le fait beaucoup moins depuis son arrivée en NBA.



    •EN DÉFENSE

    Thybulle est tout simplement le leader des rookies pour les interceptions et les contres chez les guards, pas étonnant si Philly encaisse moins de points quand il est sur le terrain. C’est un bon contreur (top 15 NCAA avec 2.3 blocks), ses 2m14 d’envergure et son sens du timing lui permettent de placer des gros blocks contre des défenseurs qui le dépassent ou contre des shooteurs hésitants.

    1m96 pour 90kg, oui ce sont ses mensurations! Plus grand que les arrières, mais aussi plus rapide que la majorité des ailiers, Il peut défendre sur les postes 1, 2 et 3 assez facilement.
    Ses 2m14 d’envergure lui sont aussi bien utiles quand il s’agit de couper les lignes de passes des équipes qui espacent beaucoup (car le spacing oblige à faire des passes plus longues et donc plus lentes) , son envergure Kawhiesque lui permet aussi de contester presque tous les tirs de ses adversaires et de manière efficace. Ces quelques chiffres ne peuvent que prouver les faits :  

    • Zach Lavine = 3/11 au tir et 2 tov au lieu de 44% normalement                       

     • Kemba Walker = 4/12 au tir,4 tov et 4 tirs blockés.

    À noter que cette liste pourrait continuer jusqu’à la fin de l’article. Matisse est un intercepteur de génie que ce soit pour couper les lignes de passe ou pour dérober le ballon des mains de son adversaire, il use de sa réactivité, de sa rapidité latérale, de ses réflexes et de son Qi défensif au-dessus de la moyenne pour faire vivre un cauchemar à la 1ère ou 2ème option offensive de l’équipe adverse. En stats sur 36 minutes, Il tourne à 2.7 interceptions de moyenne, un ratio meilleur que Kawhi lors de sa saison de defensive player of the year (2.6 interceptions sur 36 minutes)



    FAIBLESSES :

    •EN ATTAQUE

    La liste est vraiment longue car son jeu offensif reste très limité. Si pendant sa meilleure saison en NCAA il tournait à 11.2 points de moyenne, il a vu cette moyenne baisser jusqu’à 9 points durant sa dernière saison universitaire et même jusqu’à 4.7 points durant sa première saison NBA.
    Tout d’abord, Thybulle est incapable de créer son tir même s’il a amélioré son handle cette saison, un point crucial qui peut être dû à un manque de confiance ou juste de compétence, voire un condensé des deux ; 8.6% (pourcentage très bas) de ses tirs sont des pull up et il n’en met que 20% (un des pires ratios en NBA).

    Un autre gros défaut de Thybulle est son arsenal offensif qui est vraiment faible, voire inexistant, ce qui le rends trop prévisible.
    Même s’il n’en provoque pas beaucoup (0.7/match) Thybulle a été maladroit cette saison sur la ligne des lancers, il tourne à 61%, ce qui est très décevant venant de lui alors qu’il tournait pratiquement à 85% lors de sa dernière saison chez les Huskies.

    Bien qu’il tourne à 35% à 3pts (13e meilleur pourcentage parmi les rookies), on aimerait voir un Matisse plus constant et régulier dans l’exercice, sa série de 6 matches sans mettre un seul tir primé est un bon indicateur de son irrégularité

    •EN DÉFENSE

    La seule faiblesse qu’on peut trouver à Thybulle défensivement c’est son excès d’agressivité, sa trop grande confiance dans son jeu lui cause souvent des problèmes de faute à répétition.


    Matisse Thybulle-Ben Simmons un duo défensif qui risque de poser des problème dans les saisons à venir – Photo by Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images

    Points à Travailler :

    S’il ne sera sûrement jamais une superstar offensive, on lui souhaite de devenir plus adroit et régulier à 3pts et cela passera sûrement par une meilleure utilisation des écrans pour pouvoir se trouver des bons spots de shoot. Améliorer sa finition et obtenir une plus grande diversité de tirs lui permettraient de hausser sa moyenne de point.
    On lui souhaite aussi de très vite améliorer son pourcentage au lancer franc et si possible de provoquer plus de fautes.
    Enfin, il devra améliorer sa défense en 1contre1 pour devenir un défenseur d’élite.

    UTILISATION PAR BRETT BROWN :

    Vu qu’il se dirige vers un rôle de 3andD, la meilleure manière d’utiliser Thybulle serait de l’associer avec un bon playmaker et de bons poseurs d’écran pour qu’il puisse avoir des shoots ouverts facilement. C’est exactement ce que fait Brett Brown tout en lui donnant 19.5 minutes en sortie de banc et en le mettant sur les bons matchups au bon moment.
    Ce temps de jeu devrait s’accroître s’il devient plus adroit et régulier au shoot, il peut clairement faire mieux si on prend en compte son adresse à 3pts (35%) et son True Shooting% (53%) en dessous de la moyenne.

    Comparaison et avenir

    •Comparaison en NBA :

    1. Robert Covington
    2. André Roberson

    Matisse est un potentiel joueur first all defensive team (lock), capable de mettre 10-14 points par match, majoritairement en Off Ball, avec approximativement 2 steals et 1 block par match.                 
    Il pourrait se diriger vers un destin de 6e homme de luxe qui sort du banc et qui apporte de la défense et du shoot ou pourquoi pas en tant que titulaire 3andD qui étouffe le meilleur joueur adverse tout en shootant proprement avec une équipe des 76ers prétendante au titre, ou peut-être même dans une autre franchise ce qui n’est pas improbable vu la cote de Thybulle sur le marché. Seul l’avenir nous le dira.

  • Ça s’est passé un 18 avril : La saison 1966-67 de Rick Barry, un exercice qui touche au sublime

    Ça s’est passé un 18 avril : La saison 1966-67 de Rick Barry, un exercice qui touche au sublime

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.


    Lorsque l’on évoque Rick Barry le joueur, l’histoire retiendra le Hall of Famer qui planta 64 points sur un match, celui qui tournait encore à plus de trente points par match à trente ans, ou encore le compétiteur capable d’inscrire près de 90% de ses lancers francs en carrière… à la cuillère. Mais Rick Barry c’est également l’enfant terrible du New Jersey, l’ailier aussi difficile à gérer pour ses entraîneurs, qu’à supporter pour ses coéquipiers, les dirigeants et les médias qui l’ont côtoyé d’assez près. Rick Barry se voyait comme le messie de la balle orange envoyé sur terre par le divin, alors que la plupart ne voyait en lui qu’une incarnation d’un Docteur Jekyll et de son double maléfique Mr. Hyde.

    Pour cette fois nous allons nous intéressé au joueur, et plus particulièrement à l’une de ses performances les plus remarquables dans sa carrière et sûrement dans l’histoire de la ligue. Au printemps 1967, le jeune Rick participe à ses premiers playoffs avec sa franchise des San Francisco Warriors, orpheline depuis deux ans du grand Wilt Chamberlain, parti rejoindre les rangs ennemis des 76ers. Devenu en l’espace de quelques mois le nouveau patron du navire californien, l’ailier ne tarde pas à engranger les victoires et récolter les distinctions personnelles, redonnant ainsi sa compétitivité et sa grandeur aux Warriors.


    Rick « The Greyhound » Barry

    Issu du cursus universitaire de Miami (Florida) où il va passer trois ans, le jeune Richard va très rapidement montrer d’énormes qualités pour le jeu, devenant vite une véritable machine à scorer. Avec près de 30 points par rencontres, dont 37.4 points lors de son année senior (1er de la Div. I), il ne participera néanmoins jamais à un tournoi NCAA au niveau national, mais sera tout de même honoré lors de sa dernière année au Consensus All-America par la presse américaine. Toujours détenteurs de plusieurs records universitaires, son maillot aux Hurricanes fut le premier de l’histoire de l’université à être retiré en 1976.

    Drafté en 2ème position par les Warriors de San Francisco en 1965 (pick non-territorial), Rick survole sa saison rookie en devenant All-Star à 21 ans seulement et en affichant déjà des statistiques vertigineuses avec 25.7 points (4ème) et 10.6 rebonds (11ème) par match, le plaçant immédiatement dans la droite lignée des Jerry West, Oscar Robertson, Wilt Chamberlain et Jerry Lucas qu’il côtoiera lors du match des étoiles de Cincinnati cette année là. L’ouest s’inclinera lourdement (137 à 94), mais le Warrior inscrira tout de même dix unités, s’offrant en fin de saison le titre de Rookie de l’année et une place dans la All-NBA First Team.

    Au côté de Nate Thurmond, l’autre vedette des Warriors arrivée deux ans plus tôt, le bilan de la franchise connaît un bond spectaculaire, en passant de 17 victoires en 1964-65, à 35 victoires pour 45 défaites l’année suivante, échouant d’un rien à décrocher la place en playoffs des Saint-Louis Hawks (36-44). Bob Feerick (GM) est ravis de cette association entre les deux joueurs, l’ailier devenant très rapidement une pièce offensive de choix, comme en attestent ses 42 et 43 points face aux Royals, les 43 face aux Lakers, ou encore les 57 points qu’il va passer en décembre aux Knicks au Madison Square Garden.


    Une saison sophomore fracassante

    Après avoir fait une entrée remarquée dans la ligue, Rick Barry entame sa deuxième saison avec des Warriors désormais coachés par Bill Sharman qui succèdera à Alex Hannum, à qui on reproche le départ de Wilt deux ans plus tôt. Déterminé et prêt à passer un cap avec son équipe, Rick va démarrer la saison sur les chapeaux de roues en collant 41 points aux Celtics dès la première journée, puis 43 points et 16 rebonds face aux Chicago Zephyrs cinq jours plus tard, avant d’entamer un road trip vertigineux de six matchs, durant lequel l’ailier inscrira plus de 37 points par rencontres. C’est d’ailleurs durant cette série que Barry égalera son record personnel avec 57 points inscrits face aux Royals de Robertson.

    À Noël, Rick affiche déjà une moyenne dingue de 38.6 points (48%) et près de dix rebonds et quatre passes par match pour un bilan collectif très reluisant (21-13). Les Warriors afficheront en fin de saison un bilan positif (44-37), le premier depuis deux ans, mais surtout une première place dans la division Ouest et la qualification pour les playoffs en poche. Pas décidé à lever le pied, l’ailier va même jusqu’à s’offrir le titre de Meilleur marqueur de la saison avec 35.6 points par match (45.1%) et une avance écrasante sur ses poursuivants, chipant au passage la seconde place d’Elgin Baylor (34.77) au classement des meilleurs marqueurs sur une saison, largement dominé par le grand Wilt. Une performance rare qui tiendra pendant vingt longues années, jusqu’à la saison 1986-87 de Michael Jordan (37.09 points par match).

    source : NBA.com

    À titre personnel, hormis la satisfaction du devoir accompli sur le plan collectif, Rick Barry sera sélectionné pour la seconde fois au All-Star Game qui se déroule à San Francisco, rencontre pour laquelle il recevra le trophée de MVP après avoir inscrit 38 points et offert sa revanche à l’Ouest face à l’Est 135 à 120, devenant au passage le deuxième meilleur marqueur de l’histoire sur un match derrière Chamberlain (42). Également retenu dans la All-NBA First Team, Rick Barry terminera leader statistique dans toutes les catégories aux tirs (Points, Field Goals, Lancers francs), mais également 5ème du vote pour le MVP de la saison.

    Six rencontres à 50 points ou plus, 28 à 40 ou plus et seulement quatre matchs sous la barre des vingt points, auxquels il convient d’ajouter 9.2 rebonds, avec plusieurs pointes à quinze et seize prises, ainsi que 3.6 offrandes (dont un record personnel avec dix passes décisives face aux 76ers), l’ailier aura amplement mérité tous les honneurs et les superlatifs durant cette la saison régulière, gagnant sa place parmi les meilleurs joueurs de la ligue en l’espace de deux ans seulement. Mais pour marquer un peu plus encore l’histoire, les Warriors et Rick Barry vont mettre toutes les chances de leur côté pour réaliser un parcours en playoffs inoubliable, jusqu’en finale.


    Un nouveau cap et une page qui se tourne

    Après avoir balayé les Lakers, privés de Jerry West, au 1er tour (3-0), puis être venus plus difficilement à bout des Saint-Louis Hawks de Lou Hudson et Lenny Wilkens en finale de Division (4-2), San Francisco avance désormais vers ses cinquièmes Finales NBA (il s’agit néanmoins de leurs deuxièmes Finales depuis le déménagement de la franchise). Rick Barry et ses coéquipiers ont réalisé un excellent parcours qui les ont mené de façon assez inattendue et rapide au sommet de la ligue avec face à eux une autre équipe surprise à l’Est, les 76ers de Philadelphie de Wilt Chamberlain, au bilan record de 68 victoires et 13 défaites en régulière.

    Pourquoi une surprise ? Parce que depuis une décennie, les Boston Celtics de Red Auerbach ont régné seuls à l’Est, monopolisant même les titres NBA avec pas moins de neuf bagues, dont huit consécutives. Une série à laquelle les redoutables 76ers ont mis un terme assez sèchement (4-1), précipitant ainsi le départ de son coach et dirigeant emblématique, et Wilt Chamberlain infligeant son premier gros revers à son éternel rival Bill Russell. Ironie du sort, la franchise de Pennsylvanie est désormais entraînée par Alex Hannum himself, l’ex-coach des Warriors, pour qui les retrouvailles avec son ancienne équipe auront un goût de vengeance.

    Des retrouvailles également pour Wilt, parti deux ans plus tôt dans la tourmente et pris en grippe par les supporters et dirigeants de la franchise californienne, ce dernier va devoir veiller à régler le cas Nate Thurmond en défense, son vis-à-vis à qui l’on promet pourtant l’enfer, un intérieur assez bas mais avec style défensif rugueux et qui fait partie des tous meilleurs joueurs à son poste. Du côté des 76ers c’est la belle et grosse équipe, encore considérée à ce jour comme l’une des plus talentueuses de l’histoire, avec Hal Greer et Wali Jones sur le backcourt mais également Billy Cunningham, Chet Walker et Luke Jackson pour compléter le roster de Philly. Un défi de taille pour les cols bleus des Warriors et leur golden boy.

    Car depuis le début des phases finales et pour sa toute première expérience en post-season, l’enfant terrible de la baie de San Francisco réalise des prouesses au scoring. Affichant plus de trente points par rencontre lors des deux premiers tours, ainsi que quatre passes et presque sept rebonds, l’ailier intenable réalise des temps de passage records, devançant des gloires illustres telles Bob Cousy, Cliff Hagan, Bob Pettit ou encore Paul Arizin, et s’approchant dangereusement des meilleures marques All-Time sur un match (47 points face aux Hawks lors du game 2).


    Les Finales 1967 et la Masterclass du Golden Boy

    source : Sports Illustrated

    Lors du Game 1, la rencontre entre les deux équipes sera très équilibrée à tel point que le résultat se décidera en overtime et une première victoire des 76ers à domicile (141 à 135). Une rencontre résolument offensive, Barry terminant la partie avec 37 points (15/43), ainsi que 8 rebonds et 7 passes, tandis que Thurmond réalisera un très effort avec 24 points et 31 rebonds et Jeff Mullins et Tom Meschery compileront 36 points. En face le grand Wilt sera de sortie, s’offrant un triple-double (16-33-10), laissant le soin à ses coéquipiers de scorer (H. Greer 32pts / W. Jones 30pts / B. Cunningham 26pts / C. Walker 23pts).

    Il n’y aura en revanche pas photo lors du Game 2, Philadelphie prenant le large dès le début de la rencontre pour s’imposer finalement 126 à 95, Barry (30 points, 10 rebonds) sera le seul Warrior à se mettre en évidence en attaque face à la défense redoutable des 76ers et un Wilt plein de maîtrise, encore en triple-double (10-38-10), tout comme son partenaire Hal Greer tout proche lui aussi de valider le TD (30-12-9). Hannum et les siens sont en train de jouer un sale tour aux Warriors qui sont désormais menés deux manches à rien avant de retrouver le Cow Palace de San Francisco.

    Rick Barry, non content des performances de son équipe, va choisir le bon moment, son moment, pour offrir une première victoire aux siens afin de rester en vie dans ces Finales. Et quelle performance ! Lors de ce Game 3 décisif, l’ailier se charge seul de l’attaque et réalise une performance herculéenne en inscrivant 55 points (22/48) pour recoller dans la série. S’il fallait résumer le match, sur le plan défensif les Warriors ont littéralement dominé Philadelphie avec 71 rebonds contre 59 (25 pour Thurmond), mais surtout en mettant en grande difficulté les coéquipiers de Chamberlain avec leur adresse et sur chacune de leur possession de balle.

    Côté offensif, la feuille de match hallucinante de Rick Barry se suffit à elle-même pour justifier un tel succès, face à une équipe de Philly accrocheuse, mais incapable d’éteindre la torche humaine des Warriors. Il s’agit là de la deuxième prestation de tous les temps en Finales NBA après Elgin Baylor (61), et la troisième meilleure marque de l’histoire en playoffs, avant de voir celle-ci être égalée puis battue par Michael Jordan (5 fois battue ou égalée entre 1986 et 1997), Charles Barkley (56) et Allen Iverson (55).

    Défaits en six manches (4-2), malgré deux nouveaux carton de l’ailier au Game 4 (43 points) et au Game 6 (44 points), l’histoire retiendra que les valeureux Warriors n’ont pas démérité, mais se sont montrés trop limités offensivement contrairement à leur leader, et que la marche était bien trop grande pour renverser cette formidable équipe des 76ers à la seule force d’un seul homme, aussi talentueux et impressionnant fut-il. Barry signera d’ailleurs la meilleur moyenne de points inscrits par match dans une seule série de Finales avec 40.8 points à 40%, record qui tiendra jusqu’en 1993 (41 points de moyenne de Michael Jordan face aux Suns) tout comme celui de sa moyenne en Finales en carrière (36.3 points), seulement approchée en quarante ans par His Airness (33.6).


    source : NBA.com
  • NBA Fashion Episode I : Pigments, Aiguille et Balle Orange.

    NBA Fashion Episode I : Pigments, Aiguille et Balle Orange.

    JR Smith dans son élément, torse nu. Source : ClutchPoints.com

    Il avait un “Maman je t’aime” inscrit sur le biceps droit et était multimillionnaire.” Le paysage NBA contemporain permet ce genre de success story incroyable. A l’exception des chaussures, le tatouage est l’un des seuls accessoires lifestyle permettant de se démarquer visuellement sur le terrain. Les maillots et shorts sont uniformisés, les bandeaux, manchons et gaines de shooter  sévèrement contrôlés par les instances NBA en charge du code vestimentaire. Le tatouage s’est ainsi imposé depuis deux décennies comme un must have pour affirmer son style sur le parquet. Certes, c’est avant-tout par son jeu qu’un joueur se démarque, qu’il construit son image et sa réputation. Mais comment nier l’impact visuel du tatouage dans une nation qui glorifie le culturisme, les corps musculeux et l’esthétisme sportif ? Durant les trois prochaines semaines, votre média Clutch Time vous propose une incursion dans l’Univers Fashion de la NBA. Pour ce premier volet de la série, une étude haute en encre et en couleur sur la pratique du tatouage auprès de vos athlètes préférés.

    Une NBA hostile au tattoo ?

    Le tattoo parsème le corps des athlètes NBA, même les plus jeunes. Lors de la cérémonie de la Draft, de nombreux rookies peinent à dissimuler leurs bras encrés de l’épaule au poignet sous des costards impeccables. La ligue est conservatrice par certain aspects, et jusque dans les années 90, le tatouage apparent en NBA était une anomalie. 

    En Occident, le tatouage n’est toujours pas conventionnel. Toléré mais pas acclamé, l’entretien d’embauche avec le visage ou les mains colorées reste une épreuve fastidieuse. A l’aube des années 2000, des joueurs au style provocateur font tomber les barrières érigées par David Stern. Parmi eux, le fantasque Dennis Rodman. Ostensiblement rebelle, il s’affiche volontiers sur les tabloïds américains avec … a naked woman eating its own vagina” sur le dos (google est votre meilleur ami). Ses tatouages sont perçus comme une énième  manifestation de sa douce folie. Alors, qui a réellement participé à démocratiser cet art en NBA ? La réponse est “The Answer”. Encore une fois. 

      Allen Iverson posant pour une publicité Reebok. Source : The Bleacher Report

    Iverson ramène la rue en NBA.  Associé au baggy et à la lourde chaîne en or, le tatouage rappelle la culture du ghetto. Sur le continent américain, encre et illicite sont étroitement liés. Les membres de gangs portent sur leur peau les symboles qui assurent leur fidélité à leur organisation. Les anciens détenus meurtriers arborent une larme dessinée sous l’oeil en guise de trophée. 

    Face à cet imaginaire, comment faire passer la pilule ? Des pourparlers sont engagés entre David Stern et le syndicat des joueurs. En 2005-2006, la NBA impose à ses employés un dress code “professionnel” pour leurs apparitions en public. Pourtant, le tatouage n’est pas évincé. Il est progressivement adopté comme une forme d’expression artistique, les instances NBA feignant de ne pas percevoir sa dimension communautaire. 

    Des points de crispation persistent pourtant autour de la discipline. En 2018, JR Smith, alors arrière des Cavaliers se fait réprimander par la ligue pour son tatouage sur le mollet, reprenant le logo de la marque “Supreme”.

    « Lors d’un match NBA, à l’exception de l’uniforme ou de l’inscription du manufacturier visible sur les baskets, un joueur n’est pas autorisé à faire de la publicité, de la promotion pour une marque ou un logo, notamment représenté sur son corps ou ses cheveux. « 

    Source : 2019-2020 NBA Official Guideline

    JR risque une amende pour chaque match joué sans que son tatouage ne soit dissimulé, et “L’homme qui lançait des bols de soupe à la figure de ses entraîneurs” ne s’est pas gêné pour exprimer sa frustration sur les réseaux sociaux. Le sniper souligne l’hypocrisie des instances NBA qui tolèrent les tatouages à l’effigie du logo Jumpman, très populaires auprès des ballers

    Réaction de JR Smith sur Instagram et photographie de son tatouage, source : SB Nation.com

    Un tatouage, une histoire. 

    Combien d’apprentis tatoueurs, d’esprits sensibles à la sémantique artistique se cachent parmi les fans NBA en berne en cette période de COVID 19 ? Que les curieux se connectent au league pass, visionnent des images d’archives  et passent en revue le paysage épidermique de la ligue. Nombreux sont les graffitis, dessins et chef d’oeuvres qui valorisent le corps des joueurs. 

    A l’instar de Leonard Shelby dans le très bon Memento de Christopher Nolan (2000), le tatouage peut représenter un précieux mémo. Un point d’ancrage sur son corps pour ne pas oublier les souffrances et sacrifices qu’impliquent le sport de haut niveau. Dans les moments d’adversité, le tatouage n’est pas seulement une oeuvre d’art mais aussi un souvenir galvanisant. 

    La spiritualité, les souvenirs d’enfance, la famille sont ainsi des thèmes récurrents parmi les aficionados de tatouages. Certes, tous les tatouages ne sont pas originaux, c’est ce dont se moque Harry Cheadle dans un article Vice consacré au sujet. 

    Impossible de se démarquer en NBA avec un paquet de tatouages minables « I LUV MY GOD+GRANDMA+SECTION 8 HOUSING” sur la peau, et quel est l’intérêt du tatouage si ce n’est de se démarquer ? »

    Source : Vice, « A Brief History Of Tattoos in the NBA » Harry Cheadle, 2011.

    Cependant, les tatouages nous offrent la formidable opportunité de croiser la carrière individuelle du joueur avec des éléments de son histoire, afin de mieux comprendre sa personnalité.  

    Le cas Lebron James est très intéressant : icône NBA depuis plus de 15 ans, c’est aussi l’un des joueurs les plus tatoués de la ligue. Qu’a-t-il choisi de représenter sur son corps pour le reste de sa vie ? 

    The Chosen 1 

    Source : Reddit.com

    Son tatouage le plus imposant, celui qu’on ne peut rater lors des séances de work-out (torse nu bien sûr) de Lebron sur Instagram. “L’élu”, c’est le surnom qui lui a été donné par le média Sports Illustrated alors qu’il n’était encore que lycéen, celui qu’il porte fièrement. Oui, LBJ est l’élu car peu de joueurs peuvent prétendre rivaliser avec Michael Jordan pour le débat du Greatest Of All Time. Ce patronyme est aussi un poids et une responsabilité qui lui colle à la peau. 

    Difficile d’être the chosen one et d’essuyer les échecs en début de carrière, d’être décrié pour sa “non-clutchitude”. Le bilan en finales de Lebron est actuellement de 3 victoires pour 8 défaites. Pourtant, comment nier sa qualité de joueur générationnel ? 

    330

    Source : Reddit.com

    Une suite de chiffres tatoués sur son avant-bras droit. Elle correspond à l’indicatif téléphonique régional de sa ville natale d’Akron, Ohio (l’équivalent de notre “+336”, mais à l’Américaine). Pas le tatouage le plus visible, ni le plus clinquant mais peut-être l’un des plus importants si l’on considère la carrière de Lebron. En 2003, “The Kid from Akron” commence son aventure dans la ligue à Cleveland, franchise de son Etat natal. Au coeur d’une tempête médiatique après “The Decision” en juillet 2010 et son départ pour Miami, Lebron s’est fait la promesse de revenir et gagner un titre pour sa franchise de coeur. 6 ans plus tard à l’issue des finales NBA il hurle en larmes : “CLEVELAND, THIS IS FOR YOU”, après avoir fait tomber une équipe des Warriors invincible en saison régulière. Ce trophée plus que les autres atteste de la grandeur du joueur. Il le récompense pour sa fidélité envers son État et sa ville. Son engagement se lit sur son épiderme ET sur son CV en dehors des parquets : il multiplie les projets sociaux et investissements pour les membres de sa communauté. 

    Black Mamba

    Source : Instagram de Lebron James

    Un tatouage pour rendre hommage, pour ne pas oublier. Ce début d’année 2020 fut tragique pour la grande famille NBA, avec le décès de Kobe Bryant. Cette dernière inscription sur la peau du King est une promesse :  de ne pas oublier un ancien, un rival, une idole. Kobe fut un des plus grands mentors du jeu et de sa philosophie. Lebron James porte une partie de cette histoire, de cette “mentalité de tueur à sang froid” à même la peau. Le serpent venimeux et menaçant symbolise cet état d’esprit à perpétuer “pour la vie”. La rose est l’allégorie de la passion pour le jeu, où puiser sa motivation. 

      Qu’est ce qui fait du Cyborg un joueur de basket incroyable ? Probablement sa capacité à absorber et assimiler les skills et aptitudes des meilleurs artistes du jeu. A l’instar de Cell dans la saga d’Akira Toriyama, il est devenu la meilleure version de lui même à l’automne de sa carrière. Du numéro 8 fougueux et explosif au numéro 24 maître du fadeaway et enfin patron de la ligue, Lebron a du Kobe en lui. Et l’enfant d’Akron fera tout pour apporter un titre à la franchise de son idole.  Ce tatouage symbolise toute sa détermination.

    Tattoo Gossip

    Les mentalités ont changé dans la grande ligue. On peut afficher fièrement une peau recouverte de tattoos sur le terrain et prétendre à être un role model pour les ménages américains. Auprès de la presse et des fans, les tatouages ne font pas partie des frasques et fantaisies pouvant altérer l’image d’un joueur. L’argent et le succès rendent beau et respectable, encore plus aux Etats-Unis.  Et pourtant, la discipline réserve son lot de surprises. En outro, votre média basket préféré vous propose un florilège du meilleur comme du pire des tatouages en NBA. Du signe infini dessiné sur le poignet à la blague potache inscrite sur la fesse droite.

    Le Goat du Tattoo. 

    Source : The BleacherReport.com

    Chris Andersen, aka Birdman a été un solide éboueur sur les parquets, toujours avec du style. Champion avec le Heat en 2012, il s’est forgé une image de bad guy à l’imagerie punk et s’est tatoué des ailes d’oiseau sous les biceps pour mieux coller à son surnom. Le résultat est bigarré tout en maîtrise. 

    Le plus nerdy

    Source : The BleacherReport.com

    Le meilleur poste 4 de tous les temps est un fan de l’univers Heroïc Fantasy et du jeu de rôle Donjons et Dragons. Tim Duncan arbore ainsi fièrement un tatoo d’un bouffon sur son épaule droite, et un beau Merlin L’Enchanteur sur le pectoral gauche. 

    Le “tattoo tête brûlée”

    Source : The BleacherReport.com

    Stephen “Jax” Jackson s’est fait tatoué une figure biblique tenant une arme à feu dans ses mains. L’arrière des Warriors a été impliqué dans de nombreuses bagarres et fusillades et prend des matchs de suspension la saison 2005-2006 pour … Possession d’arme à feu dans les vestiaires. 

    Le tatoueur préféré de ton joueur préféré. 

    Source : The Undefeated.com

    La fidélité à son tatoueur, c’est sacré jusqu’en NBA. De bouche à oreille entre joueurs, on se refile les bons tuyaux, les bonnes aiguilles. Le canadien Steve Wiebe (à gauche sur la photo) est le tatoueur préféré de Kevin Durant, spécialisé dans les tatouages réalistes. The Snake a refilé le bon plan à son coéquipier Deandre Jordan et les trois s’entendent comme des larrons en foire. 

    Comment ne pas louer les crossovers entre l’art et le sport de haut niveau ? Le tatouage s’est démocratisé depuis une vingtaine d’années en NBA et il est plus populaire que jamais. 

    La pratique reste pourtant affiliée à une culture de l’Underground qui jure avec le code policé et corporate qu’essaie d’imposer la ligue à ses joueurs. A quand une rébellion de l’industrie du tatouage ? En 2016, les éditeurs du jeu vidéo NBA 2K avaient dû affronter les foudres du collectif Solid Oak Sketches. Ce groupe de tatoueurs avaient demandé le paiement de droits d’auteurs pour les tatouages portés par les joueurs, représentés dans le jeu par souci de réalisme.  L’organe de presse Huffington Post relaie qu’une demande de rétribution de 1.8 millions de dollars à été portée devant le tribunal fédéral New-Yorkais … A la semaine prochaine pour une enquête sur la culture sneakers en NBA. 


  • Bilans de la saison  – Atlantic Division

    Bilans de la saison – Atlantic Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle dans chaque division de la ligue.

    Pour débuter notre série, nous passons la Division Atlantique au révélateur. Les Raptors, champions sortants, ont désormais une meute d’équipes à leur trousses qui veulent s’emparer du trophée à l’image des Celtics plus que jamais en lice pour rejoindre le dernier carré à l’Est cette année. Saison balbutiante en revanche pour les 76ers et les Nets qui, malgré de belles promesses, doivent encore trouver les réglages et une bonne dynamique de victoire, ce que les Knicks ne sont pas prêt atteindre en 2020.


    Toronto Raptors (46-18) – 2ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Lowry (PG) – F. VanVleet (SG) – OG Anunoby (SF) – P. Siakam (PF) – M. Gasol (C)

    Les champions sortants ont dû revoir certains de leurs plans pour la défense du titre au moment d’aborder cette nouvelle saison. Désormais dans la peau du chassé et non plus du chasseur, les Dinos ont surtout connu l’amertume de perdre, Kawhi Leonard, facteur X et MVP des Finales remportées en juin face aux Warriors. Le natif de San Diego s’en est allé rejoindre sa terre natale du côté des Clippers de Los Angeles en compagnie de Paul George pour tenter d’y inscrire une fois encore son nom en lettre d’or. Côté canadien Nick Nurse a dû se concentrer sur les prolongations de contrat de Kyle Lowry et Pascal Siakam, les deux nouveaux prétendants au trône vacant de Franchise Player. Très peu actif côté Free Agency, Toronto a néanmoins enregistré les arrivées de Patrick McCaw, Rondae Hollis-Jefferson, Stanley Johnson ou encore du jeune Terence Davis. Des seconds couteaux qui doivent cimenter un effectif que certains voient déjà en train de vaciller quelques mois seulement après leur succès.

    Que ne se sont-ils pas trompés au vu de la saison régulière que réalisent les hommes de coach Nurse. Avec un bilan de 46 victoires pour 18 défaites, Toronto enregistre les mêmes temps de passage que la saison passée notamment après un début d’année 2020 incandescent, quinze victoires consécutives entre le 15 janvier et le 10 février, la plus longue série de victoire de son histoire avec pas moins de huit succès décrochés à l’extérieur en prime. La saison avait d’ailleurs plutôt bien débuté, les canadiens ne subissant que cinq revers sur leurs vingt premières rencontres pointant à la 2ème place de la conférence Est, ex-aequo avec le Heat. Mais rapidement handicapés par les absences de ses cadres (Lowry, VanVleet, Siakam, Powell, Gasol), les Raptors sont progressivement rentrés dans le rang à la fin de l’année 2019 (dix victoires pour neuf défaites avant leur série record).

    Si certains doutaient encore de Nick Nurse, ce dernier a prouvé non-seulement qu’il avait su parfaitement gérer la situation liée au départ de Kawhi, mais qu’il était tout à fait l’homme de la situation pour diriger cette équipe et l’amener le plus loin possible. Parmi les bonnes révélations de cette saison et elles sont nombreuses, celles des jeunes OG Anunoby et Terence Davis ou plus récemment du saint-lucien Chris Boucher, sont à mettre au crédit de l’entraineur qui a su se servir de leurs qualités au moment le plus opportun. Côté progressions ou confirmations, ce sont surtout les deux arrières Fred VanVleet et Norman Powell qui sont devenus des cadres à part entière de l’effectif, le premier dans la peau d’un titulaire, le second en tant que sixième homme. Et puis enfin comment ne pas évoquer l’émancipation du camerounais Pascal Siakam, grande révélation durant les playoffs 2019 et MIP 2019, qui succède cette saison à Leonard dans la peau du leader de l’équipe au côté de l’inépuisable Kyle Lowry, tous deux sélectionnés pour le All-Star Game de Chicago en février.

    La saison de Toronto en quelques chiffres :
    . 3ème bilan à l’extérieur avec 23 victoires et 9 défaites
    . 1ère défense aux points encaissés par match (106.5)
    . 2ème Defensive Rating (105.2)
    . Meilleur marqueur : Pascal Siakam (23.6 points par match à 45.9% FG)
    . Meilleur passeur : Kyle Lowry (7.7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Serge Ibaka (8.3 rebonds par match)

    Boston Celtics (43-21) – 3ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Walker (PG) – J. Brown (SG) – G. Hayward (SF) – J. Tatum (PF) – D. Theis (C)

    Les Celtics nous avaient laissé sur une bien piètre impression au sortir d’un 2nd tour face aux Bucks (1-4) et après avoir fait apparaître des tensions en interne impliquant leur meneur Kyrie Irving qui a depuis eu des comptes à régler avec les fans et certains coéquipiers. Il fallait du coup trouver une solution au problème pour les hommes de Brad Stevens. Boston a donc choisi de ne pas prolonger le meneur All-Star et par la même occasion son pivot dominicain Al Horford. Le premier est parti rejoindre l’ambitieux projet des Brooklyn Nets au côté d’un autre renégat, Kevin Durant, tandis que le second, pourtant exempt de reproches et parmi les leaders de l’effectif depuis plusieurs saisons, s’en est allé un peu plus bas en Pennsylvanie du côté des 76ers. Danny Ainge non-content d’avoir raté son coup avec Irving est reparti à la pêche au gros poisson et en a ressorti un très gros en la personne de Kemba Walker, dans un échange envoyant Terry Rozier et un second tour de draft aux Charlotte Hornets. Un moindre mal finalement pour le backcourt de la franchise qui va néanmoins se séparer de son dernier pivot disponible, Aron Baynes, envoyé aux Suns afin de récupérer un 1er tour de draft. Du coup les C’s se sont montrés actifs lors de la Free Agency et à la draft en attirant plusieurs intérieurs de seconde main et rookies en tout genre.

    Trop juste pour cette saison ? Oui et non, allez savoir. Si on note tout de même une raquette assez light, sans un pivot de métier suffisamment expérimenté et performant (désolé pour Enes Kanter), Boston a tout de même réussi sa saison régulière. Avec un bilan de 43 victoires pour 21 défaites, Brad Stevens réalise son meilleur exercice depuis la saison 2017-18 en partie grâce à un démarrage canon (16 victoires sur les vingt premiers matchs). En adaptant son effectif et son jeu, le technicien a notamment choisi de décaler le jeune néo-All-Star, Jayson Tatum, au poste 4 pour intégrer à son cinq le revenant Gordon Hayward (qui s’est néanmoins fracturé la main en novembre), le tout dans un registre offensif proche de celui du small-ball. Avec une intégration réussie pour Walker et un effectif qui semble avoir pris ses marques des deux côtés du terrain, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Celtics de nourrir de plus grandes ambitions pour cette année.

    Désormais doté d’un quatuor offensif redoutable, Boston peut sourire, car elle possède dans ses rangs quatre joueurs de niveau All-Star à commencer par son duo Brown – Tatum, dont on parvient enfin à mesurer la pleine mesure de leur talent. Les deux joueurs ont passé un cap sur le plan offensif et leur entente dans le jeu n’a jamais été aussi constructive. Tatum a notamment été honoré du titre de meilleur joueur du mois de février à l’Est après une impressionnante série de matchs à plus de 30 points, dont 41 inscrits dans la défaite face aux Lakers le 23 février dernier. Marcus Smart dans son rôle de sixième homme et de poison défensif, ou encore Enes Kanter dans un rôle de rempart défensif dans la raquette, apportent ce supplément d’âme à un banc qui peut parfois sembler limité, malgré le potentiel de certains rookies. Pour notre français fraîchement débarqué là-bas en revanche, la mayonnaise ne semble plus prendre. En dépit d’une solide expérience en Europe, Vincent Poirier ne semble pas faire partie des plans de jeu de son entraîneur pour cette saison.

    La saison de Boston en quelques chiffres :
    . 4ème bilan à l’extérieur avec 20 victoires et 12 défaites
    . 2ème défense aux points encaissés par match (106.8)
    . 5ème Offensive Rating (112.9)
    . Meilleur marqueur : Jayson Tatum (23.6 points par match à 44.8% FG)
    . Meilleur passeur : Kemba Walker (4.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Enes Kanter (7.7 rebonds par match)

    Philadelphia 76ers (39-26) – 6ème

    Cinq majeur de la saison :
    B. Simmons (PG) – J. Richardson (SG) – T. Harris (SF) – A. Horford (PF) – J. Embiid (C)

    Annoncés comme favoris parmi les favoris à l’Est, il faut admettre que les 76ers sont assez loin du compte. Très touchés après leur défaite au 2nd tour face aux Toronto Raptors (3-4) lors des playoffs 2019, quelque chose s’est brisé dans l’effectif cinq étoiles des 76ers au point de voir Jimmy Butler, recrue majeure de la Trade Deadline de février, quitter prématurément la franchise quelques mois seulement après son arrivée. Dans un échange à plusieurs, il sera envoyé à Miami qui fera une bonne affaire en cédant le très prometteur mais non moins fragile Josh Richardson à Philly. Un mal pour un bien diront certains qui jugeaient l’influence et le caractère difficile de Butler, néfaste pour le groupe, au contraire du taiseux Richardson. Après plusieurs prolongations de contrat (T. Harris, J. Ennis, M. Scott) et de nouvelles arrivées (R. Neto, K. O’Quinn et A. Horford), Elton Brand a vu les choses en grand pour cette saison de la confirmation pour ce groupe, mais surtout pour son duo de All-Star, Joel Embiid et Ben Simmons, pour qui un cap doit être franchi désormais.

    Finalement après plus de quatre mois de compétition, la mission semble loin d’être remplie. Malgré un démarrage réussi, les 76ers affichent deux victoires de moins à la même époque que la saison dernière, pire encore cette équipe ne parvient pas à gagner à l’extérieur, surtout face à des contenders et vient de subir huit revers sur ses quinze derniers matchs. Occupant une pâle 6ème place à l’Est. Les joueurs de Brett Brown ont surtout été contrariés par les blessures de plusieurs de leurs cadres, Embiid et Richardson en tête avec plus de vingt matchs manqués au compteur. Si on ajoute la récente blessure au dos de Ben Simmons, on peut d’ores et déjà parler de sort qui s’acharne sur l’une des équipes les plus hype de l’Est. Cette saison, Philadelphie affiche un bilan négatif face à presque toutes les équipes devant elle au classement de la Conférence Est, excepté Boston (3 wins, 1 défaite).

    Brett Brown semble plus que jamais en danger cette saison, tandis que plusieurs voix s’élèvent pour qu’il y ait du changement à la tête de ce groupe afin de le stimuler et de l’exploiter d’une manière différente. Son coaching pas toujours au point, n’est pourtant pas médiocre, loin s’en faut, mais sa vision globale et l’utilisation qu’il fait de certains joueurs interpellent. Le cas de Ben Simmons en est la preuve, même si le joueur ne semble pas le plus prompt à tenter sa chance de loin, Brown ne le pousse pas assez dans ce secteur ce qui freine parfois le jeu et le spacing de l’équipe qui peine à trouver d’autres solutions. L’association Embiid – Horford lui pose également des problèmes, leur jeux respectifs étant difficilement compatibles. Il y a cependant des sérieux motifs de satisfactions à commencer par l’ancien Piston, Tobias Harris, devenu scoreur et leader offensif attitré de l’équipe avec une adresse encourageante. Et puis il y a les surprises sorties du banc tels que les jeunes arrière scoreurs Furkan Korkmaz et Shake Milton ou encore la belle trouvaille en défense d’un Matisse Thybulle, drafté en 20ème position cet été et qui contribue déjà énormément au jeu des 76ers. Avec les récents renforts débarqués à la Trade Deadline (A. Burks, G. Robinson), tout ce petit monde va pouvoir apporter sa pierre à l’édifice tout en cherchant leur place dans le roster, si tenté qu’ils en aient une.

    La saison de Philadelphie en quelques chiffres :
    . 1er bilan à domicile avec 29 victoires pour 2 défaites
    . 24ème bilan à l’extérieur avec 10 victoires pour 24 défaites
    . 21ème attaque aux points inscrits par match (109.6)
    . Meilleur marqueur : Joel Embiid (23.4 points par match à 47.4% FG)
    . Meilleur passeur : Ben Simmons (8.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Joel Embiid (11.8 rebonds par match)

    Brooklyn Nets (30-34) – 7ème

    Cinq majeur de la saison :
    S. Dinwiddie (PG) – C. LeVert (SG) – J. Harris (SF) – T. Waller-Prince (PF) – J. Allen (C)

    Brooklyn fut une vraie belle surprise la saison dernière et c’est sur de belles promesses que l’équipe new-yorkaise voulait aborder l’exercice 2019-2020. Pour faire les choses en grand, le GM de la franchise, Sean Marks, a mis le paquet en s’offrant ni plus ni moins que Kevin Durant, Kyrie Irving et DeAndre Jordan, trois All-Stars dont deux encore dans leur prime, qui vont désormais transformer le visage de la franchise et chambouler un peu plus la hiérarchie de la Conférence… Mais pas avant 2020-2021. Arrivé avec le talon d’Achille bousillé, Durant quitte donc les Warriors par la petite porte, dans un trade envoyant le néo-All-Star D’Angelo Russell du côté de San Francisco, accompagné de Treveon Graham et Shabazz Napier. Pour compenser cette longue absence d’un an, les Nets ont prévu le coup en signant Taurean Prince et les vétérans Wilson Chandler et Garrett Temple. Kyrie devra donc se charger de mener avec son expérience et celles des recrues, cette jeune escouade afin de poursuivre sur la dynamique du mois de mai dernier et préparer le terrain pour le retour de Durantula.

    Malheureusement pour eux, tout ne va pas se passer comme prévu. Très critiqué depuis son départ des Celtics, Irving n’a malheureusement pas réussi à faire taire les sceptiques sur son influence néfaste qu’il exerce dans un groupe. Malgré de très belles performances au scoring, les Nets vont entamer timidement la saison jusqu’en décembre (10 victoires et 10 défaites), avant de subir plusieurs séries de revers jusqu’en mars (27-32) pour s’engluer dans le milieu de tableau, à la lutte avec Orlando. Les road-trips furent préjudiciables aux hommes de Kenny Atkinson dans une certaines mesures mais ce qui a vraiment fait d’achever les new-yorkais ce sont les absences de plus ou moins longue durée de certains cadres à commencer par les recrues (Irving, Chandler, Jordan, Temple). Forcément, l’intégration de ces joueurs tarde et le sentiment d’impatience monte tant et si bien que le board a décidé de se séparer à la surprise générale de son entraîneur début mars, remplacé dans la foulée par son assistant, Jacque Vaughn pour le reste de la saison.

    Malgré un énorme travail abattu depuis presque quatre ans et une place en playoffs l’an passé, l’ancien assistant coach des Knicks ne semble plus être en mesure de faire franchir un palier à une équipe qu’il a remis sur les rails. Nouveau cap donné à la franchise ou influence exacerbée de la part des nouveaux cadres des Nets ? En attendant, Brooklyn semble avoir fait une croix sur cette saison. Désormais privé de son meneur de jeu, out pour le reste de la saison, les lieutenants encore en charge du jeu vont désormais s’atteler à terminer la saison comme ils le peuvent sans trop de dommages et en faisant leurs preuves tous autant qu’ils sont pour concrétiser le travail effectué jusqu’alors. Spencer Dinwiddie occupe un rôle tout particulier cette année en portant sur ses épaules l’équipe lorsque cela fut nécessaire et l’a très bien fait, nul doute qu’avec le retour du lieutenant Caris LeVert (prolongé par la même occasion) dans un cinq majeur ayant plusieurs automatismes avec Joe Harris et Jarrett Allen, les Nets devraient sans grande surprise se qualifier pour les playoffs et espérer faire un aussi bon, sinon meilleur parcours qu’en 2019.  

    La saison de Brooklyn en quelques chiffres :
    . 8ème Defensive Rating (108.7)
    . 23ème Offensive Rating (108.1)
    . 2ème moyenne aux rebonds par match (48.5)
    . 20 victoires et 21 défaites face aux équipes de la Conférence Est
    . Meilleur marqueur : Kyrie Irving (27.4 points par match à 47.8% FG)
    . Meilleur passeur : Spencer Dinwiddie (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : DeAndre Jordan (10 rebonds par match)

    New York Knicks (21-45) – 12ème

    Cinq majeur de la saison :
    E. Payton (PG) – RJ Barrett (SG) – M. Harkless (SF) – J. Randle (PF) – T. Gibson (C)

    Les saisons se suivent et se ressemblent tristement du côté du Madison Square Garden. Moribonds l’année dernière (15ème), les Knicks sont passés cet été par la case du grand nettoyage en se séparant tout d’abord de leurs gros contrats (DeAndre Jordan, Enes Kanter, Wesley Matthews), en coupant deux poids très peu rentables (Lance Thomas et Ron Baker) et en faisant un tri parmi les jeunes éléments restants pour lesquels le board des Knicks n’étaient pas prêt à faire des sacrifices (Mario Hezonja et Emmanuel Mudiay). L’idée, c’est qu’après avoir tourné la page Melo – Porzingis aux Knicks, il fallait dégager de la place pour accueillir un ou plusieurs Free Agents de calibre (Kevin Durant entre autres). Mais quand on traîne une solide réputation de poissard et qu’en plus votre effectif ne ressemble plus qu’à une vulgaire équipe de développement de G-League, on comprend tout de suite pourquoi le MVP 2013-14 a préféré le neuf et l’ambitieux projet des Nets à court terme. Du coup, notre ami Steve Mills a dû bricoler comme il a pu, en signant à tour de bras des agents libres qui resteront un ou deux ans tout au plus. Le bon coup de cet été reste effectivement les arrivées des Pelicans Julius Randle et Elfrid Payton ainsi que des vétérans Taj Gibson et Marcus Morris, mais ne nous voilons pas la face, c’est très maigre.

    Désormais axé sur la reconstruction de la proue à la poupe, le navire des Knicks connaît une saison encore assez pauvre en victoire et en motifs de satisfactions. Avec seulement 4 petits succès sur leurs vingt premières rencontres, les Knicks de David Fizdale ne vont pas décoller d’un pouce à tel point que ce dernier sera remercié dans la foulée dès le mois de décembre. Son remplaçant et ex-assistant, Mike Miller, connaît pour l’heure une bien meilleure réussite (17-27 avec 4 victoires consécutives début février) mais les comptes n’y sont pas. Dans le bas de tableau de Conférence Est, New York prend son mal en patience et tente des choses de manière courageuse mais encore trop timide. C’est donc en coulisses que les Knicks ont opéré de nouveaux changements avec la nomination il y a quelques semaines de l’agent influent Leon Rose, en lieu et place de Steve Mills à la présidence du club. L’objectif est clair : on arrête les conneries et on reprend les choses en main !

    Difficile d’ailleurs d’y voir plus clair sur les intentions de jeu de l’équipe. Capable de faire de bonnes choses par intermittence, l’effectif actuel souffre d’un manque de constance et d’automatisme assez criant. Certains éléments, les plus jeunes et plus prometteurs soit dit en passant, font preuve de naïveté et d’irrégularité et se retrouvent pénalisés dans les minutes jouées. Même si la stratégie actuelle semble être de miser sur son vivier de jeunes joueurs, il est encore trop tôt pour se prononcer pour les derniers venus comme RJ Barrett, Kevin Knox, Allonzo Trier ou encore Mitchell Robinson. En revanche, il est peut-être déjà trop tard pour d’autres qui ont eu leur chance comme Frank Ntilikina et son alter ego Dennis Smith Jr., les deux meneurs ayant peut-être laissé passer l’occasion d’occuper un rôle majeur dans le groupe. Et puis le départ de Morris cet hiver, n’a fait que confirmer l’idée que certaines recrues ne sont que de passage dans la Big Apple pour mieux se vendre auprès d’autres équipes plus compétitives qui souhaiteraient se renforcer.

    La saison de New York en quelques chiffres :
    . 29ème attaque aux points inscrits par match (105.8)
    . 28ème Offensive Rating (106.5)
    . Meilleur marqueur : Julius Randle (19.5 points par match à 46% FG)
    . Meilleur passeur : Elfrid Payton (7.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Julius Randle (9.7 rebonds par match)
  • 1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    Le 13 avril 1967, Dana Bruce Barros voit le jour dans la ville de Boston. Il effectuera toutes ses classes basketballistique au Massassuchets, d’abord au lycée Xaverian Brothers de Weswood puis aux Eagles de Boston en NCAA.

    Il entre en NBA à l’âge de 23 ans, en 1989. Dana est drafté à la 16ème place par les Supersonics de Seattle, la franchise de Gary Payton.

    Son profil:

    Du haut de ses 1m80, Dana Barros est ce qu’on appelle un meneur de poche. Sa qualité au scoring est indéniable et son shoot à 3 points son arme la plus redoutable. Dana est également très agile, athlétique, et peut se faufiler quasiment partout gràce à son gabarit, ce qui lui permet de réaliser quelques jolis steals dans les mains des grands.

    Débuts en NBA:

    Pour sa première saison, Barros sort du banc et joue plus souvent au poste d’arrière. Le poste de meneur est quant à lui géré par Gary Payton, bien meilleur playmaker que Dana. Il tournera à 9,7 points et 2,5 assists de moyenne sur cette exercice. Dana restera 4 ans à Seattle, ou il ne dépassera pas les 10 points de moyenne sur une saison.

    Mais, c’est bien la suite qui nous interresse. En 1993, Barros est envoyé à Charlotte puis aux 76ers de Philadelphie dans la foulée. Dana se voit enfin comme un joueur important d’une franchise NBA. Il jouera 31 minutes de moyenne pour sa première saison en Pennysylvanie et tournera à 13,3 points et 5,2 assists de moyenne. Cela est prometteur pour la suite et Dana ne nous décevera pas…

    Saison 1994-1995: L’exercice référence

    Lors de cette saison, Dana Barros éclaboussera la NBA de son talent. Il se montre d’une efficacité redoutable avec une réussite de 49% aux tirs et de 46,4% à 3 points (!).Il établira un record ,en grande parti réalisé lors de cette saison, de 89 matchs consécutifs en ayant scoré au moins un tir à 3 points par rencontre ( record qui sera battu par Kyle Korver en 2013). Sa saison est marqué par des performances plus lumineuses que d’autre:

    Mars 1995, les 76ers de Dana affronte les Rockets d’Olajuwon et Clyde Drexler. Un bon moment pour Dana de faire valoir son talent. 50 points, 8 rebond pour le meneur d’1m80… Je vous laisse admirer:

    https://www.youtube.com/watch?v=Ti5eUTrb5us

    Dana nous remontrera tout l’étendu de son art et de son talent encore une fois quelques semaines plus tard avec un triple-double magique face à Orlando (25 points, 10 rebonds et 15 assists). Mais, la consécration viendra réellement de sa nomination au All-Star Game suite à sa saison fantastique et augain du trophée du most improved player ( meilleure progression) !

    En 1995, Dana est au époustouflant les espoirs sont placés hauts .Il est agent libre à la sortie de cette saison et décide de revenir dans sa ville natale. Il rejoint les Celtics. La marche sera-t-elle trop grande ?

    La suite

    Dana Barros ne retrouvera plus ce niveau de 95 même si il restera tout de même un bon joueur NBA. Il ne réatteindra plus les 20, ni même les 15 points de moyenne malgrès tout de même deux jolies saisons aux Celtics avec 13 pet 12,5 points de moyenne. Il passera par les pistons avant de terminer sa carrière en 2004 à Boston, là ou tout a commencé. Dana est aujourd’hui consultant pour la chaine New England Sports Network.

  • Weekly Recap #1 Eastern Conference

    Weekly Recap #1 Eastern Conference

    Pour la première fois, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point hebdomadaire sur les équipes et joueurs de la ligue pour chaque conférence

    Bilan des équipes de la Conférence Est

    Tendance du début de saison


    Les satisfactions du début de saison

    Philadelphia 76ers (5-0)

    Philadelphie fait un parcours sans faute pour le moment. Avec cinq victoires en cinq matchs, dont trois à l’extérieur, les hommes de Brett Brown entament de la meilleure manière cette saison placée sous le signe de la revanche pour la franchise de Pennsylvanie. Les Sixers ont fait preuve de beaucoup de maîtrise et de caractère jusqu’à maintenant, dans des matchs souvent mal-débutés, Embiid & Co. sont à chaque fois parvenu à inverser la tendance et tenir un résultat jusqu’à la fin.

    L’effectif est enfin au rendez-vous. Derrière la locomotive Embiid (23 points, 10 rebonds, 3 passes), Harris, Simmons, Richardson et Horford enchaînent les bonnes prestations collectives. Le facteur Al Horford (16 points, 8 rebonds, 4 passes), débarqué de Boston à l’été, n’est pas étranger à ce bilan parfait et s’est plutôt bien adapté à l’ambiance du Wells Fargo Center.

    Boston Celtics (4-1)

    Les Celtics vont mieux. Nous les avions laissés sur une élimination express au 2nd tour des playoffs 2019 sur un cuisant sweap face aux Bucks. L’intégration de Kemba Walker, en lieu et place d’Irving, est une réussite. Résultat les hommes de Brad Stevens pointent au deuxième rang à l’Est et reste sur une grosse série de quatre victoires, face notamment aux Bucks et aux Raptors.

    Au rang des satisfactions, la franchise aux dix-sept titres retrouve des couleurs, d’abord avec sa nouvelle recrue, mais également avec le retour au premier plan de Tatum et Brown. Gordon Hayward (16 points) parvient enfin à se lâcher sur les parquets (troisième plus gros temps de jeu) en retrouvant progressivement son niveau de jeu de l’époque Jazz.

    Miami Heat (4-1)

    C’est une sacrée bouffée d’air frais du côté de la Floride que nous offre le Heat de Spoelstra depuis la semaine dernière. Avec deux victoires décrochées à l’extérieur, notamment face aux Bucks, Miami réalise un début de saison tonitruant. Bien loin des déceptions de la saison passée, le Heat ne veut pas manquer le wagon pour les playoffs en avril.  La semaine prochaine s’annonce très relevée avec un road trip de trois rencontres à l’Ouest face aux Lakers et aux Nuggets notamment. L’occasion de briller et de maintenir une dynamique de victoire.

    Bizarrement ce ne sont pas les joueurs attendus au tournant qui se sont le mieux illustrés depuis mardi dernier. Les principales révélations se situent chez les novices Kendrick Nunn et Tyler Herro qui, en l’absence de Jimmy Butler sur plusieurs rencontres, ont endossé le costume de leader. Le premier (22 points) s’est tout de suite empressé de cartonner les adversaires (28 points notamment face à Atlanta) pour s’imposer comme une valeur sûre. À ses côtés l’autre pépite floridienne, Tyler herro (16 points, 6 rebonds), enchante match après match les supporters qui n’ont plus que son nom à la bouche. Aux côtés du briscard Dragić (16 points) et des deux cadres Adebayo (15 points, 10 rebonds, 2 contres) et Winslow (15 points, 8,5 rebonds et 6 passes), les jeunes rookies peuvent se féliciter de leur niveau de jeu et de leur réussite, alors que Jimmy Butler revient tout doucement. Une bonne marge de progression est encore à venir

    Mention(s) honorable(s)

    Toronto Raptors (4-2) et Milwaukee Bucks 4ème ex-aequo à l’Est


    Les déceptions du début de saison

    New York Knicks (1-5)

    On s’y attendait, les Knicks sont en grande difficultés depuis le début de la saison. La faute aussi à un calendrier qui ne les a pas épargnés (4 matchs à l’extérieur face aux Spurs, Nets et Celtics notamment). Une éclaircie pourrait poindre dès la semaine prochaine face à des adversaires plus légers certes mais les hommes de Fizdale peinent à enchaîner les bonnes prestations pour le moment.

    À l’image de Julius Randle (14 points, 11 rebonds, 5 passes) qui ne prend pas toujours ses responsabilités au scoring pour maintenir les Knicks à quai. RJ Barrett (17 points, 6 rebonds, 3 passes) demeure néanmoins une belle réussite pour la franchise New Yorkaise qui peut difficilement compter sur la régularité des Knox, Portis et Robinson et une utilisation encore mystérieuse de Ntilikina.

    Washington Wizards (1-4)

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    Les Wizards restent sur une douloureuse série de trois défaites de rang sur leurs cinq premiers matchs. Toujours fanny à domicile, les Wizards ne trouvent pas la bonne formule pour l’instant et encaissent pas mal de points depuis quelques rencontres, rendant le contexte encore plus inquiétant. Un début de saison chaotique qui plonge Scott Brooks au fond du classement et qui pourrait lui être fatal à terme.

    Toujours privés de John Wall, Bradley Beal (27 points, 4.5 rebonds, 6.5 passes) surnage dans ce début d’exercice sans que cela ne soit payant. Thomas Bryant qui s’était révélé la saison passée, endosse difficilement la veste de second et c’est donc le jeune Rui Hachimara (15 points, 6 rebonds), fraîchement drafté cet été qui prend ses marques. Le retour d’Isaiah Thomas demeure néanmoins une bonne nouvelle, tant le joueur paraît retrouver de bonnes sensations.

    Brooklyn Nets (2-4)

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    Démarrage compliqué pour les Nets version « Eastern Contender ». Avec seulement deux victoires décrochées à domicile, Brooklyn déçoit dans ses résultats face à des équipes prétendument à sa portée. À l’image des deux défaites en overtime (face aux Wolves et les Grizzlies), coach Atkinson doit vite rectifier le tir afin de gagner ce genre de rencontre disputées pour ne pas enfoncer la franchise dans un marasme de défaite qui nuirait à son objectif fixé de se qualifier en playoffs.

    C’est assez important pour le noter, mais Kyrie Irving (30 points, 6.5 rebonds, 7.5 passes) se démène comme un beau diable depuis le début de saison. En l’absence de la star n°1, Kevin Durant, Uncle Drew enchaîne les grosses prestations individuelles (50 points contre Minny, 37 points contre Memphis, 20/11/10 contre Detroit) sans que cela ne soit suffisant. Trop esseulé derrière, seul LeVert (19 points, 4.5 rebonds, 3.5 passes) assume son rôle de lieutenant dans l’équipe, tandis que J. Allen, Dinwiddie et Harris peinent à passer un cap significatif pour propulser les Nets au sommet de la Conférence.


    Le match de ce début de saison

    Minnesota (117-95) Philadelphie

    C’était inattendu et soudain. Nous sommes le 30 octobre au Wells Fargo Center de Philadelphie. Alors que les Sixers, emmenés par leur collectif en mode rouleau compresseur, voient se dessiner une quatrième victoire, Joel Embiid et Karl-Anthony Towns se jettent violemment l’un sur l’autre, entraînant une mêlée générale qui conduira à l’expulsion des deux protagonistes dans le 3ème quart-temps. Une scène surprenante entre ces deux joueurs, qui n’ont pas arrêté de se chercher durant le match. Philadelphie terminera néanmoins le job et remportera le match 117-95.

    Classement

    Bilans des joueurs de la Conférence Est

    Tendance du début de saison


    Les satisfactions du début de saison

    Kyrie Irving (30.5 points, 6.5 rebonds, 7.5 passes)

    Giannis Antetokounmpo (26.7 points, 13.8 rebonds, 7.7 passes

    Trae Young (26.8 points, 5 rebonds, 7.3 passes)

    Mention(s) honorable(s)

    Kemba Walker (26.2 points, 5.2 rebonds, 3.8 passes)
    Pascal Siakam (26 points, 8.5 rebonds, 3.3 passes)


    Les déceptions du début de saison

    Marc Gasol (11.3 points, 6.3 rebonds, 3 passes)

    Aaron Gordon (11.3 points, 6.3 rebonds, 3 passes)

    TJ Warren (12.8 points, 2.8 rebonds, 0.4 passes)

    La performance de ce début de saison

    Trae Young a beau être jeune, il n’en demeure pas moins un sacré joueur, la preuve encore la semaine dernière où le meneur d’Atlanta s’est fendu d’une impressionnante série de deux matchs consécutifs à quasiment 40 points (38 contre Detroit et 39 contre Orlando), offrant deux précieuses victoires pour Atlanta. Une performance inédite pour le Hawk qui devient le premier joueur à planter autant de panier en match d’ouverture depuis Dominique Wilkins en 1986. Par ailleurs le numéro 11 des Hawks a rendu une copie plutôt bien fournie avec pas moins de 7 rebonds et 9 passes sur chacun des deux matchs. Phénoménal !

    Le Cinq Majeur CT de ce début de saison

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Trae YoungKyrie IrvingGiannis
    Antetokounmpo
    Pascal
    Siakam
    Joel Embiid
  • 1993, l’année ou jamais pour Charles Barkley

    1993, l’année ou jamais pour Charles Barkley

    Fraichement débarqué de Philadelphie durant l’été 1992, Charles Barkley va emmener les Phoenix Suns en finales NBA au terme d’une saison grandiose, la meilleure de sa carrière.

    Le 17 juin 1992, les Phoenix Suns envoient Jeff Hornacek, Tim Perry et Andrew Lang aux 76ers de Philadelphie et obtiennent Charles Barkley. Ce dernier n’en finissait plus de rendre fou de rage les dirigeants de la franchise de Philly et ne cachait plus du tout ses envies de départ. « Chuck » veut une bague de champion NBA et pense que les 76ers ne peuvent pas l’aider à atteindre son objectif. Un échange avait initialement été annoncé avec les Lakers, mais Philly a vite annulé la transaction. Voilà donc Sir Charles dans l’Arizona, au sein d’une équipe ambitieuse qui veut s’affirmer parmi les meilleures dès cette année. « Je suis membre des Phoenix Suns et maintenant je suis très heureux, déclare-t-il à la presse lors de sa présentation. Je crois que j’avais envie de changer d’équipe, et je veux pouvoir gagner le titre. Je suis ravi de pouvoir jouer aux côtés de Kevin Johnson et Dan Majerle. Je n’ai pas joué avec de tels joueurs, deux all-star dans la même équipe, depuis mes débuts à Philadelphie. » Charles Barkley devient la première véritable star des Phoenix Suns. Tout petit pour un poste 4 (1m94) et le fessier bien en arrière, il compense par une puissance athlétique exceptionnelle et un QI basket hors du commun. Capable de remonter la balle à toute vitesse comme un meneur mais également de prendre 3 rebonds offensifs de suite et d’aller chercher le panier avec la faute, comme des pivots bien plus grands que lui. Il est aussi réputé pour son caractère et n’hésite pas à faire dans la provocation. Charles revient d’une campagne olympique historique pour Team USA, où il remporte la médaille d’or et finit meilleur marqueur de l’équipe. Dans la cité de l’amour fraternel, Barkley est devenu un homme, ainsi qu’un basketteur complet. Alors à Phoenix, il veut devenir le meilleur.

    Les Suns ont également obtenu Danny Ainge et ont drafté le gros nounours Oliver Miller (2,09m pour 143 Kg). Le coach Paul Westphal, ancien joueur des Phoenix Suns avec qui il a joué les finales NBA 1976, dispose d’une équipe de qualité, avec entre autres Kevin Johnson, Dan Majerle, Cedric Ceballos, Tom Chambers ou Richard Dumas. L’équipe de l’Arizona inaugure à l’été 1992 sa toute nouvelle salle, l’America West Arena, qui remplace l’Arizona Veterans Memorial Coliseum, une arène devenue trop vétuste et jugée trop petite.

    La saison 92-93 démarre sur les chapeaux de roues. Pour son premier match avec les Suns, Barkley colle 37 points aux Clippers, et ajoute 21 rebonds ,dont 12 offensifs, ainsi que 8 passes. Avec la victoire au bout, bien évidemment. En parlant de victoires, Phoenix va en enchainer 14 de suite durant le mois de décembre, devenant la septième équipe de l’histoire de la NBA à finir un mois invaincue. Barkley est élu joueur du mois de décembre avec des moyennes de 25 points, 13 rebonds et 5 passes. Il parait au sommet de son art et en 1993, toute la NBA craint les Phoenix Suns, véritable rouleau compresseur. Les Suns forment un collectif extrêmement bien huilé, où la bonne atmosphère règne en maitre. Paul Westphal est le coach de la situation et il parait gérer ses troupes comme un maestro. Sa science du jeu et son expérience NBA en tant que joueur font de lui un entraineur de qualité. Charles Barkley est récompensé pour la 7ème fois par une sélection dans le 5 de la conférence ouest pour le all-star game 1993, où il inscrira 16 points. Dan Majerle est lui sélectionné pour la 1ère fois. Une bien belle récompense pour celui qui fut hué par les fans de Phoenix lors de sa draft en 1988.

    Charles Barkley face à Shawn Kemp.

    Avec un bilan de 62 victoires pour 20 défaites, les Suns battent leur record de franchise. Ils n’auront perdu que 6 petites rencontres à domicile. Barkley a joué le meilleur basket de sa carrière et est élu MVP, avec 25,6 points, 12,2 rebonds et 4,9 passes de moyenne, le tout à 52% de réussite au shoot et 30% à 3 points. « Sir Charles » est devenu une superstar de la ligue, sur et en dehors des parquets. On peut le retrouver dans plusieurs publicités. Il crée d’ailleurs la polémique dans une pub pour Nike, où il déclare ne pas être un exemple à suivre pour les enfants. « Le fait que je sache jouer au basket-ball ne signifie pas que je devrais élever vos enfants. » Voilà ce qu’était aussi Charles Barkley. Un personnage fort de café qui ne mâchait pas ses mots (et qui ne les mâche toujours pas).

    La fameuse pub pour Nike.

    Une autre pub pour Nike où Charles Barkley affronte Godzilla.

    A Phoenix, on avait jamais vu une telle excitation autour des Suns. Tout le monde ne parle que de « Sir Charles » et sa bande. L’America West Arena affiche complet à chaque rencontre. Les bus de la ville sont décorés de grands portraits représentant les joueurs. « C’est un honneur d’être sur un bus, mais je n’aimerai pas voir ma tête le matin » , lance Barkley.

    Un portrait représentant Kevin Johnson.

    L’équipe de Paul Westphal arrive en playoffs avec le statut d’épouvantail de la conférence ouest. Sauf qu’au 1er tour, les Suns perdent les matchs 1 et 2 à la maison face à de surprenants Lakers, emmenés par Vlade Divac, James Worthy, Byron Scott et A.C Green. A l’époque, le premier tour se joue au meilleur des 5 matchs et Los Angeles n’est donc qu’à une victoire d’un immense exploit. En conférence de presse, Paul Westphal déclare: « On va gagner cette série. On gagnera mardi (match 3), on gagnera jeudi (match 4) et on gagnera dimanche (match 5). Tout le monde dira que cette série a été formidable. » Et c’est ce qui se passe. Les Suns gagnent la série au terme d’un match 5 serré de bout en bout qui finira en prolongations. Les valeureux Lakers ont poussé la troupe de Barkley dans ses derniers retranchements et sont passés tout près d’un « upset » retentissant. Les 31 points et 14 rebonds de Charles dans le match 5 ne seront pas de trop pour aider son équipe à accéder au second tour.

    https://www.youtube.com/watch?v=A39GjMonuhg
    Le récap de la série Suns-Lakers.

    Contre les Spurs de David Robinson, les Suns gagnent cette fois les deux premiers matchs à domicile, avec un gros match de Barkley (35 points, 10 rebonds, 7 interceptions) dans le game 2. Mais San Antonio va remporter les 2 joutes suivantes et remet les compteurs à zéro, grâce à un Robinson flamboyant dans le game 4 (36 points, 16 rebonds). Mais Phoenix, redoutable à la saison tout au long de la saison, va faire la loi et remporter les matchs 5 et 6. Barkley livre un nouveau récital dans le match final avec 28 points, 21 rebonds, 4 passes, 4 interceptions.

    En finale de conférence, Phoenix retrouve les Supersonics de Seattle, 3èmes de la conférence ouest et tombeurs des Rockets d’Hakeem Olajuwon. Emmenés par leur monstre à 2 têtes Gary Payton – Shawn Kemp, ils vont poser énormément de problèmes aux Suns et prolonger la série jusqu’au game 7 décisif. C’est à ce moment là que « Sir Charles » va réaliser la plus grande performance de sa carrière. 44 points, 24 rebonds à 12/20 au shoot. Un récital qui envoie Phoenix en finales NBA pour la seconde fois de l’histoire de la franchise. Dans cette performance intemporelle, on retrouve tout ce qui caractérisait Charles Barkley sur un terrain de basket: de l’énergie à revendre, des rebonds offensifs par paquets (10 ce soir là), une science du jeu phénoménale et des transitions offensives dignes d’un meneur comme Kevin Johnson.

    Les highlights de Charles Barkley lors du game 7 face aux Sonics.

    Les Suns retrouvent en finales les Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen. Ces derniers ont pour ambition de devenir la première équipe à réaliser le « three-peat » depuis les Celtics des années 1960. La tâche est ardue, l’équipe de l’Arizona ne part pas favorite mais elle donnera tout ce qu’elle a pour tenter de faire tomber les impitoyables Chicago Bulls. A l’exception du match 4 remporté par Chicago, aucune des deux équipes ne parviendra à l’emporter à domicile. Dans le match 2, Barkley plante 42 points et ajoute 13 rebonds mais Chicago l’emporte de 3 petits points et mène la série 2-0. Le match 3 est irrespirable et se termine en trois prolongations par une victoire des Suns, grâce à une énorme prestation collective des joueurs de Paul Westphal. Ce dernier devient d’ailleurs le premier (et seul pour l’instant) à avoir participé à 2 matchs de finale conclus par trois prolongations.

    Les highlights du match 3 entre les Suns et les Bulls.

    Dans le game 4, Michael Jordan est égal à lui-même, intouchable. 55 points pour « His Airness » et une victoire 111-105 des taureaux. Barkley déclare avant le game 5 : « Il faut sauver la ville! », en référence aux émeutes que craignaient les autorités de Chicago si les Bulls remportaient le match et donc le titre. Et en effet les Suns gâcheront la fête et reviennent à 3-2. Le rêve prendra malheureusement fin dans le match 6, un match que les Suns auraient pu remporter sans ce shoot terrible de John Paxson. Les Bulls sont champions NBA, les Suns sont vaincus et plus rien ne sera pareil pour Barkley, qui continuera d’être all-star mais ne passera jamais aussi près d’un titre NBA. Cette année là, « Sir Charles » a marché sur la ligue mais un MJ au sommet de son basket (4 matchs de suite à plus de 40 points dans les finales) aura finalement mis fin au rêve de toute une ville.

    Charles Barkley, MVP de la saison 1992-1993.

  • Devin Harris: La saison folle

    Devin Harris: La saison folle

    Après un cursus universitaire à Winsconsin, Devin Harris débarque en NBA lors de la draft 2004. Il est selectionné à la 5ème place par les Washington Wizards.

    Quelques jours avant la draft, le 5ème choix se retrouve dans un échange avec les Mavericks. Quelques complications apparaissent mais Devin Harris sera bien envoyé à Dallas immédiatement après qu’il soit sélectionné par Washington

    Présentation du joueur:

    Devin Harris est un guard mesurant 1m91. Devin est un vrai scoreur mais qui sait magnifiquement distribuer le jeu. Son impact au scoring lui permet d’évoluer au poste d’arrière malgré sa petite taille pour ce poste.

    Début en NBA

    Lors de son année rookie, Devin réalise une saison à 5,7 points et 2,2 assists de moyenne. Il est élu rookie du mois. Son temps de jeu diminue suite à l’arrivée d’Avery Johnson, au coaching, en mars. Son, temps augmentera lors de la saison suivante, ou, accompagné de Jason Terry, il réalisera une année à 9,9 points et 3,2 assists de moyenne. Lors des playoffs 2006, les Mavs rencontrent les Spurs en demi-finale de conférence. Lors du game 2 et du game 3, Devin Harris marquera plus de 20 points (20 au deuxième et 24 au troisième) ! Tout ça nous emmène à un trade décisif, il sera échangé aux Nets contre Jason Kidd, en début d’année 2008. Devin Harris devient alors, accompagné de Vince Carter, le co-leader des Nets. La franchise désormais orpheline de sa légende Jason Kidd, attendra beaucoup d’Harris a saison qui arrive…

    La saison folle

    Saison 2008-2009, Devin Harris est remonté à bloc, son nouveau statut doit forcément lui donner l’envie de prouver.

    Le 30 novembre 2008, les Nets d’Harris et Carter affrontent les Suns de Stoudemire, Nash et Shaq à Phoenix. Le match de Devin Harris est un récital, il inscrit 47 points et réalise 8 passes dont 21 points dans le dernier quart, pour une vicoire des Nets 117 à 109. Il declarera à la fin du match qu’il est devenu moins irrégulier grâce à un travail sur son tir et qu’il peut donc maintenir la même pression.

    20 jours plus tard, le 19 décembre 2008, Devin Harris affronte son ancienne équipe, celle avec qui il a commencé en NBA, les Dallas Mavericks. Poignée de main avec Jason Kidd, contre qui il a été échangé, et le match peut commencer. Ce match est peut être le plus grand de la carrière de Devin Harris. 3 points, reverse lay-up, finition avec contact, passe qui élimine la défense… Il est tout simplement innarétable. Sa relation avec Vince Carter (34 points), qu’il servira seul à 3points à plusieurs reprises, est fantastique sur ce match. Sa prestation se cloturera sur 41 points et 13 passes, de quoi faire baver les fans de basket. Victoire des Nets 121-97.

    https://www.youtube.com/watch?v=10eWKwRrXUQ

    Nous sommes le 23 février 2009, il reste 1,8 secondes à jouer entre les Sixers d’Iguodala et les Nets d’Harris, le score est de 95 à 95. Iguodala rentre un lancer, 96 à 95. Remise en jeu pour les nets, ils n’ont plus de temps mort. Bobby Simmons trouve Harris bien marqué par Iguodala. Harris est excentré à gauche, derrière la ligne de milieu de terrain; il tente un shoot la balle rebondit sur Iguodala, il arrive tout de même à tirer en deux temps et le buzzer retentit dans la salle… et ça RENTRE ! Les Nets l’emportent 98 à 96 après ce shoot venu d’ailleurs.

    Grâce à ses performances exceptionnelles, Devin Harris est choisi par les entraineurs pour partciper au All-Star Game !

    Sa saison se terminera sur des stats de: 21,3 points et 6,9 assists de moyenne. Le bilan collectif est quant lui mauvais, les New Jersey Nets finissent avec un bilan de 34 victoires pour 48 défaites.

    L’après 2008-2009

    Devin Harris n’arrivera plus à revenir à ce niveau. Après 2 autres plutôt bonne saison aux Nets mais bien moins bonne que sa saison folle, il s’envolerera à Utah, puis aux Hawks ou il réalisera une saison à moins de 10 points de moyenne ! Après cela, Devin n’a plus connu une saison à au moins 10 points de moyenne. Depuis 2013, Harris rejoue dans l’équipe ou tout a commencé pour lui, les Mavs. A 36 ans, Devin Harris est toujours présent en NBA, ce qui ne trompe pas sur la qualité du joueur !