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  • Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les enjeux de cette fin de saison pèsent de plus en plus sur les équipes concernées par les Playoffs ou bien par cet intriguant Play-in. Si certaines commencent déjà à regretter le fait d’avoir mis ce système en place, d’autre sont clairement focalisées sur l’objectif Playoffs malgré l’enchaînement impressionnant des matchs mais aussi des pépins physiques. Nos rookies ne sont pas épargnés, et certains ont rejoint l’infirmerie. Une semaine compliquée entre des élèves trop discrets dans des équipes playoffables et d’autres pénalisés par un manque évident de vécu collectif pour gagner ne serait-ce qu’un petit match. Les rookies sont dans le dur, cette fin de saison risque d’être éreintante. (les statistiques sont arrêtées au 22/04/21, via NBA.com).


    Le seul du Top 3 encore sur le parquet

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 60m, 18.3pts, 4.3rds, 2.7pds

    Toujours titulaire chez les Timberwolves, « Ant » est le seule rescapé du top 3 de la dernière draft. L’arrière se pose comme un sérieux candidat pour le titre de débutant de l’année malgré des résultats collectifs décevants et des performances individuelles aléatoires. Pourtant depuis une semaine, les Wolves présentent un bilan de 2v-2d, pas si mal pour cette franchise 14e de la conférence Ouest. Bien présent lors de la victoire surprenante contre le Heat, le rookie n’a apporté « que » 12 points mais avec 13 tirs tentés. Le ballon est régulièrement dans les mains de KAT et de Russell, le problème, c’est que le rookie est loin d’être actif dans ses déplacements « off-ball ». Il attend trop souvent la balle dans l’aile à 45° pour ensuite prendre un tir contesté. Quel dommage, vu sa vitesse et son explosivité, il peut clairement devenir plus menaçant et surtout efficace en proposant des solutions sans ballon, comme démontré sur cet extrait.

    On va éviter d’évoquer sa défense très moyenne pour enchaîner avec son match à 23pts dans la défaite chez les Clippers. Avec 5-11 de loin le rookie s’est encore trop focalisé sur son positionnement dans l’aile à attendre la balle pour dégainer. Presque tous ses points inscrits ont été obtenus via des lancers-francs et des tirs primés. Le basket moderne me direz-vous, mais Edwards doit encore progresser dans sa gestion de la prise à deux et doit se montrer plus incisif et précis lorsqu’il joue le pick and roll avec ses intérieurs. Néanmoins, son adversaire du soir, Paul George, n’a pas manqué de le complimenter sur ses qualités d’attaquant et de voir en lui un futur crack.

    Les deux matchs suivants se sont joués contre les Kings. Pour la 3e fois en avril on a eu le droit à un duel Edwards vs Haliburton. Et dans ce premier duel cette semaine, c’est l’arrière des Wolves qui bascule en mode arroseur automatique avec 21 tentatives dont 12 de loin, soit le plus gros consommateur de tirs en attaque côté Minnesota. Heureusement en face, c’était la défense des Kings. Les hommes de Finch ont été adroits et cela s’en ressent sur les statistiques d’équipe : 34 passes décisives. Le ballon tourne bien et le rookie s’est régalé en nous délectant de quelques « dunks highlights ! »


    Les bons élèves: généreux dans les efforts, on veut les voir plus souvent pour cette fin de saison

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 57m, 7.3pts, 6.5rds, 0.9pd

    Quelle semaine pour le 16e choix de la draft ! Sur ses 4 dernières sorties, le pivot se montre avec 14.8pts, 13.8rds et 1.8blks de moyenne. Deux fois placé dans le cinq de départ, Stewart a, pour la première fois de sa jeune carrière, enchaîné trois matchs consécutifs avec au moins 10 tirs tentés, sans oublier ses 15pts et 21rds contre le Thunder ! Des chiffres historiques qui viennent récompenser son activité sous les panneaux. Infatigable, Stewart ne cesse de bouger dans la raquette et se place toujours pour gober un rebond offensif. La majorité de ses points sont obtenus sur des putbacks via un layup manqué de Killian Hayes ou bien un tir lointain raté par Saddiq Bey. En tout cas, le jeune pivot du Thunder Moses Brown s’en rappellera un bon moment de son duel contre le tonique rookie des Pistons.

    Remplaçant contre les Wizards, Stewart enchaîne avec son record de points sur un match avec 19 unités dont un tir primé. Meilleur scoreur de son équipe avec Frank Jackson, le jeune pivot confirme son potentiel et son état de forme séduisant. De nouveau titulaire mais cette fois contre les Cavaliers, il poursuit son chantier avec 18pts et 16rds. Toujours très mobile, il est capable de bouger le grand Jarrett Allen mais également de contrer le petit Darius Garland sur un mismatch. Son activité et sa mobilité sont séduisantes et son jeu sur pick and roll avec le français Killian Hayes ne peut que réjouir les fans des Pistons.

    Il pose notamment un écran important dans les dernières secondes du match amenant à un lay-up du français. Son impact est tel qu’il est tout simplement le 2e meilleur rookie cette saison dans la catégorie WinShare !

    Xavier Tillman Sr, F/C, Memphis Grizzlies : 47m, 6.8pts, 4.4rds, 1.3pds

    Comme pour son collègue Stewart, le pivot des Grizzlies a connu une semaine productive avec deux titularisations en 4 rencontres accompagnées de statistiques intéressantes : 13.8pts, 7.5rds, 1.5int, et un joli 55.6% de réussite de loin pour 2.3 tentatives par match. Avec 14pts en seulement 16 minutes dans la victoire à Chicago, le rookie est tout à fait capable de tenir sa place parmi les professionnels sur le terrain. Le match suivant, les hommes de Taylor Jenkins font forte impression en gagnant à Milwaukee, et le rookie s’est autorisé 15pts en 21 minutes en démontrant un QI basket au dessus de la moyenne de la classe. Il sait poser correctement un écran pour Kyle Anderson, pour ensuite s’orienter dans l’espace afin de punir un Brook Lopez trop bas sur la couverture du pick and roll.

    Conséquence de ces belles sorties, coach Jenkins place Tillman dans le cinq lors de la défaite en double prolongation à Denver. En 41 minutes, le joueur de 22 ans n’a pas eu la tâche facile face à Nikola Jokic (47pts). Mais avec 18pts et 14rds, il n’a pas démérité et offre tout ce que l’on recherche chez un intérieur : de la course et du tir extérieur.

    Et pour ne rien gâcher, son activité lui permet d’être clutch en fin de match avec cette action face aux Nuggets et son écran de retard sur Jokic tout en récupérant le ballon sur une interception.

    Naji Marshall, F, New Orleans Pelicans : 18m, 6.1pts, 3.4rds, 2.5pds

    Un mois d’avril inespéré pour cet ailier non drafté qui n’avait pris part qu’à 7 matchs depuis le début de la saison avec une moyenne de 3 minutes de jeu par rencontre. Ce mois-ci, Stan Van Gundy a eu envie d’accorder plus de temps de jeu pour ce rookie avec 11 matchs joués, 4 titularisations pour 9.6pts, 5.5rds, 3.9pds en plus de 27 minutes de temps de jeu. Des chiffres complets pour ce joueur, qui sans faire de bruit, s’est confortablement installé dans la rotation des Pelicans aux côtés du phénomène Zion Williamson. Ces derniers jours, il s’est illustré à Washington avec 16pts, 11rds et 6pds. Malgré la défaite en prolongation, Marshall possède un réel sens du jeu. Moins vif et brouillon que son collègue Kira Lewis Jr, l’ailier est plus « smooth », et est capable de mener la balle par séquence et réaliser des passes précises comme avec ce alley-oop pour Zion sur une remise en jeu.

    Après une nouvelle défaite en prolongation à New York (9pts, 3pds), Marshall se montre à nouveau contre les Nets avec 15pts et 7pds. En plus de distiller plus de passes décisives que certains arrières du roster, il s’est vu confier la lourde tâche de défendre en isolation face à l’un des tous meilleurs dans cet exercice… Kyrie Irving. Loin d’être ridicule, c’était mission impossible, mais on a beaucoup aimé son apport sur le terrain et sa polyvalence. Voilà une bonne décision de la part du staff de New Orleans de lui accorder plus de temps de jeu dans l’optique d’accrocher le play-in.


    Les meneurs de jeu sont en vue en cette fin de saison

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 33m, 11.6pts, 4.5rds, 4.3pds

    Depuis son retour au début du mois, le rookie profite du changement de direction opéré par la franchise d’un point de vue sportif pour donner les clés du camion aux jeunes. C’est donc avec plaisir de voir Cole Anthony avoir plus souvent la balle dans les mains et gérer l’attaque du Magic. L’augmentation de ses responsabilités se projettent clairement dans ses chiffres avec 17.3pts, 5.3rds et 7.3pds. Actif au rebond, insaisissable dans ses drives, l’ancien joueur de North Carolina enchaîne les matchs intéressants au niveau offensif : 19pts contre Toronto, 16 contre Houston et 17 contre Atlanta. Probablement un des joueurs les plus talentueux en attaque mis à disposition pour Steve Clifford, de part ses drives et sa dextérité, il nous a également rassuré sur sa qualité de passe.

    Malheureusement, il reste encore du travail à effectuer, d’une part sur son shoot extérieur : 29.4% de loin sur ses trois derniers matchs, et ses prises de décisions en attaque surtout lorsque la cohésion de ce roster actuel en est encore au stade d’un fœtus.

    La défense est également à revoir. On l’a notamment vu en difficulté contre Trae Young et Lou Williams lors de la défaite à Atlanta.

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 34m, 5.7pts, 2.0rds, 2.6pds

    Les semaines précédentes, le rookie drafté en toute fin de premier tour a profité des absences de Kyle Lowry et de Fred VanVleet avec deux sorties remarquées à 20 points. Les Raptors sont dans une bonne passe et peuvent accrocher le play-in malgré une saison chaotique. Cette semaine, nous allons retenir son match contre le Thunder de ses collègues de promotion Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Après avoir connu un début de match compliqué, Flynn a su se montrer patient sur pick and roll.

    Capable également d’artiller de loin, Flynn est sait quand il faut conserver le dribble en attendant de trouver une meilleure solution en attaque, chose rare pour un meneur rookie. Même si les deux arrières All-Star de l’équipe sont de retour, on espère que coach Nurse va continuer à faire confiance au rookie qui semblait avoir créé une connexion avec Chris Boucher et Gary Trent Jr.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 51m, 7.2pts, 2.2rds, 1.9pds

    Cela faisait un moment que l’on avait pas évoqué le meneur des Celtics dans nos carnet, mais pour la première fois de sa jeune carrière, Pritchard vient d’enchaîner trois matchs de suite à plus de dix points. Un vrai guerrier sur le terrain qui n’a pas froid aux yeux lorsqu’il doit driver vers le cercle, en allant même chercher le contact. Dans la victoire contre les Warriors, il enquille trois tirs primés importants ! Titulaire contre les Bulls suite à l’absence de Kemba Walker, il plante 9 points en première mi-temps face à un Coby White perdu. Pritchard est loin d’avoir les qualités athlétiques de Cole ou bien la dextérité de Flynn sur pick and roll, mais son envie et son jeu « off-ball » sur le terrain font plaisir, et nous ne sommes pas à l’abri d’une passe surprise « highlight » !

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 14m, 5.9pts, 2.3rds, 4.3pds

    Une reprise en douceur mais rassurante pour le français qui n’est pas encore autorisé à jouer un back to back. Pour son deuxième duel face à Théo Maledon, il démarre bien le match en scorant rapidement 5pts. Il termine la rencontre avec seulement 9pts mais 7pds (dont un joli caviar en contre-attaque) et 5 ballons volés grâce à un sens de l’anticipation et des mains actives. Pas encore fiable ou bien confiant pour tirer de loin, Hayes a besoin de spacing autour de lui. On l’a senti plus à l’aise en fin de rencontre avec notamment Frank Jackson à la place de Sekou Doumbouya. Dans la victoire contre les Cavaliers, Hayes a sorti probablement son meilleur match de la saison avec deux nouveaux records: 12pts et 9pds. Et pour ne rien gâcher, il est clutch en fin de rencontre avec des paniers importants. Si c’est encore compliqué pour lui de finir sur un lay-up main droite, il faut lui reconnaître qu’il trouve souvent des solutions pour surmonter cette difficulté, notamment en revenant sur sa main gauche.


    Il a pointé le bout de son nez

    Vernon Carey Jr, C, Charlotte Hornets : 13m, 2.2pts, 1.3rds, 0.2pd

    Celle-là, on ne l’avait pas vu venir ! Titulaire surprise à Brooklyn, le pivot ne s’est pas privé pour enchaîner les jumps shoot face à DeAndre Jordan ou encore Blake Griffin. Les intérieurs Cody Zeller et PJ Washington étant absents, coach Borrego a donc lancé son poulain dans le grand bain. Auteur de 21pts dont un tir à 3-pts, le rookie a surpris son monde de part ses aptitudes à scorer. Les commentateurs des Hornets n’ont pu contenir leur joie lors des premières minutes remarquées du rookie.

    James Borrego parle notamment d’un joueur très talentueux mais qui malgré ses titularisations contre Portland puis à New York, ne verra le parquet que 10 petites minutes au total. Des problèmes de fautes et de placement en attaque ne lui permettent pas encore de voir son temps de jeu se stabiliser, mais ce match à Brooklyn nous donne de l’espoir pour la suite.

    Les tristes nouvelles en provenance de l’infirmerie

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 39m, 11.5pts, 5.8rds, 0.7pd: out pour la saison suite à une blessure au genou lors d’un contact contre le rookie Kenyon Martin Jr.
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 54m, 6.3pts, 4.9rds, 1.2pds: out pour la saison suite à une fracture à la cheville droite.

    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 53m, 12.6pts, 3.0rds, 5.1pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 55m, 11.8pts, 2.2rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 59m, 11pts, 5.4rds, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 57m, 11.4pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 53m, 9.7pts, 3.5rds, 3.4pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 53m, 9.5pts, 3.1rds, 1.7pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 57m, 9.3pts, 4.7rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 53m, 8.3pts, 2.8rds, 1.7pds
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 36m, 7.5pts, 4.7rds, 2.1pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 41m, 7.2pts, 4.0rds, 2.2pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 53m, 6.8pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 52m, 5.2pts, 1.7rds, 2.8pds
  • Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Le Carnet des Rookies 9.0: Encore des records et des comebacks

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97


    Ce mois d’avril ne pouvait pas mieux démarrer avec de nouveaux records à signaler du côté de l’Oklahoma et les retours de blessures des arrières Killian Hayes et Cole Anthony. Le tout avec une ambiance de fin de saison durant laquelle des équipes vont se battre pour accrocher une place pour les Playoffs ou bien le Play-in, tandis que d’autres vont laisser les jeunes engranger un maximum d’expérience et de défaites en attendant la loterie. Plus qu’une vingtaine de matchs à jouer, voici ce qu’il faut retenir de nos jeunes joueurs ces derniers jours. (les statistiques sont arrêtées au 08/04/21, via NBA.com)

    Le titre de R.O.Y. lui tend les bras

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 52m, 17.8pts, 4.4rds, 2.6pds

    Fraîchement élu rookie du mois de mars, l’arrière des Wolves poursuit sa saison riche en statistiques offensives et ne cesse de justifier sa place de N°1 de la dernière draft. LaMelo Ball out pour un bon moment, Wiseman est embourbé dans une situation compliquée dans la Bay son temps de jeu limité associé au fait que les Warriors ont besoin de victoires, et sans oublier les dernières sorties timides de Tyrese Haliburton. Tout cela nous amène à envisager très sérieusement la candidature d’Edwards pour le R.O.Y. Et il faut dire que le garçon s’est gavé en tirs tentés lors du dernier mois avec pas moins de 21.1 tentatives par rencontre, soit la 3e plus grosse moyenne derrière Donovan Mitchell et Kyrie Irving (via NBA.com). Les retours de Karl-Anthony Towns et de D’Angelo Russell vont pouvoir réguler tout cela.

    Pas toujours adroit ou lucide dans ses choix en attaque, « Ant » a été essentiel dans la victoire contre les Knicks avec une séquence clutch du rookie avec 12 points dans le dernier quart-temps, une interception suivie d’un dunk en contre-attaque et une PASSE décisive en direction de Malik Beasley pour le Game Winner.

    Toute cette joie est légèrement retombée suite à la défaite chez les Grizzlies, oui mais, cette fois l’arrière s’est montré adroit en attaque (22pts, 9/14 aux tirs) et COLLECTIF avec 6pds et quelques séquences appréciables avec KAT. Il s’est également montré concerné en défense avec des mains actives comme le démontre cette belle interception sur une passe de Ja Morant.

    Ant enchaîne ensuite à Philadelphie dans un match électrique avec cette rivalité Embiid vs Towns. Avec 27pts en 41 minutes, l’arrière poursuit sa belle série offensive avec un move inspiré face au pivot All-Star des Sixers.

    https://twitter.com/TheHoopCentral/status/1378532474712547330

    En revanche, cette manie de lâcher trop souvent son joueur dans les ailes pose toujours problème, surtout quand il s’agit de Danny Green. Le retour de D’Angelo Russell a eu lieu le match suivant lors de la victoire contre les Kings. Et l’arrière n’a pas perdu de temps en prenant le plus de tirs de son équipe avec 19 tentatives,. Le rookie doit donc stopper sa série de matchs au dessus des 20pts avec 19 unités. Très discret dans le 4e quart-temps avec 4pts et 1-4 aux tirs, Edwards a néanmoins gagné son duel contre son collègue Haliburton.

    Enfin, le rookie a pu retrouver des couleurs lors du déplacement dans l’Indiana avec 27pts malgré la défaite. Il faut souligner qu’il fut l’élément déclencheur de la rébellion des Wolves pour revenir dans le match et avoir le droit de jouer un money time. S’il se régale sur jeu rapide et dans les espaces, on espère que le rookie devienne un peu plus vigilant en défense pour cette fin de saison, mais il semble bien que le titre de R.O.Y. finira dans le Minnesota.


    Des records ! On en redemande tous les soirs!

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 45m, 9.7pts, 3.5rds, 3.3pds

    Depuis notre dernier carnet, le français tourne à 18pts de moyenne sur 5 matchs à contre-balancer avec 3.6 ballons perdus pour 3.2 passes décisives. Le rookie a tout simplement carte blanche pour cette fin de saison en mode « tanking » chez le Thunder et les absences de joueurs clés comme SGA, Dort, Horford voire Bazley font que le jeu offensif en est clairement impacté. Pas toujours régulier, Maledon a alterné le médiocre (11pts, 3-16 aux tirs contre les Raptors) et le très bon (33pts contre les Suns). Un nouveau de points donc pour un second rounder qui sent bon le steal. Le meneur a montré toutes ses dispositions pour scorer de loin (4-5) et driver vers le cercle profitant du manque d’envie évident de Devin Booker pour défendre. On remarquera ce petit « move » de vétéran lorsqu’il drive, digne d’un Tony Parker ou même d’un Chris Paul bourreau du Thunder ce soir là.

    En mode attaque tout le match, Théo aurait même pu augmenter ses statistiques s’il avait participé aux dernières minutes de la rencontre (seulement 3′ dans le dernier quart-temps). Mais cette euphorie fut de courte durée avec la plus grosse défaite de l’histoire du Thunder à Portland ! Le français n’a rien pu faire avec seulement 7pts et un vilain 1-12 aux tirs. Heureusement que les matchs s’enchaînent, et le voici face à un revenant, Killian Hayes. La rencontre OKC contre Detroit marquera l’histoire avec la présence de quatre français dans cette rencontre. Maledon a pu inscrire 14pts mais il doit encore apprendre à bien prendre les écrans et ne pas laisser le moindre centimètre à son vis à vis, et sa défense est encore suspecte. Comme souvent cette saison, une performance moyenne est suivie d’une bonne sortie et ce fut le cas pour le meneur pour la venue des Hornets avec 25pts. Il a même établit un nouveau record NBA avec son collègue Poku. Le français engrange de l’expérience mais cumule les grosses défaites, et ses ratios sont pour le moins effrayants : -29.5 sur les 4 derniers matchs ! Le « tank » du Thunder fonctionne à merveille.

    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 4.8rds, 2.0pds

    Tout comme son compatriote Maledon, le serbe profite de l’opération tanking du Thunder pour gonfler ses chiffres et prendre de plus en plus confiance en attaque. Absent face aux Raptors, « Poku » se montre face aux Suns avec 20pts en 32minutes. Comme évoqué plus haut, le Thun’er with no « D » a encaissé 140 points et n’a jamais été en mesure d’inquiéter Phoenix. Deuxième meilleur scoreur derrière Maledon mais pire ratio (-32), l’ailier se lâche petit à petit en artillant de loin et en attaquant sur des closeouts. Altruiste et incisif, c’est tout bon.

    Pas de miracle lors de la défaite historique contre les Blazers avec un ratio record de -42 ! On ne va pas s’attarder sur cette fâcheuse sortie et plutôt se focaliser sur le match suivant perdu contre les Pistons. Auteur de 19pts, le serbe nous a surpris avec ce shoot qui pourrait devenir son go-to-move vu son manque de vitesse et explosibilité. Ce tir sur une jambe avec appui alterné est assez déroutant et vu sa taille (2m13), il est difficile de le contrer.

    Finalement son adresse de loin est revenue face aux Hornets avec une soirée record pour la franchise. 25pts, 7 tirs primés, 9rds, et 5pds, une soirée bien remplie pour Poku qui ne cesse de grandir devant nos yeux. Il semble déjà bien loin le frêle et timide rookie drafté au premier tour en novembre dernier. Devenu un vrai sniper, que se soit sur pull up, catch and shoot ou encore sur spot up, il semble avoir trouver sa place en attaque en tant qu’ailier shooteur, et ce n’est pas Terry Rozier qui dira le contraire. Le serbe continue d’arroser de loin avec pas moins de 7.8 tentatives sur ses cinq derniers matchs avec 46.2% de réussite. Tout comme Maledon, il est tributaire de la stratégie mise en place par le front office pour perdre un maximum de matchs et cela s’en ressent avec un ratio moyen de -25 depuis quatre matchs. Mais avec ce temps de jeu et toutes ces opportunités en attaque, le moral doit être au beau fixe.

    Kira Lewis Jr, PG, New Orleans Pelicans : 33m, 6.7pts, 1.2rds, 2.3pds

    On le sentait venir ce record de points chez cet arrière rapide. Avec les absences combinées de Zion Williams, Brandon Ingram et de Lonzo Ball, le rookie a pu rester sur le terrain plus de 30 minutes lors de la défaite contre le Magic, une première ! Pas très adroit : 4-13 aux tirs et seulement 9pts, le rookie s’est ensuite rattrapé contre les Hawks avec 21pts en seulement 25 minutes. Toujours privé de ses stars, le staff de New Orleans a pu obtenir un aperçu de ce que pouvait apporter le 13e choix de la draft. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur aime driver main droite et filer au cercle même quand il n’y a pas beaucoup d’espace, tel un scooter doublant sur le périphérique un soir de débauche.

    Malheureusement, le rookie n’a pas eu la chance de confirmer cette performance. Des ennuis au niveau des mollets l’empêchent actuellement d’être en tenue depuis trois rencontres, et l’arrivée du double All-Star Isaiah Thomas pourrait lui faire de l’ombre. Quoique que si le vétéran pouvait lui donner deux trois conseils sur le jeu sur pick-and-roll et comment se sentir à l’aise pour dégainer de loin.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 45m, 8.1pts, 2.8rds, 1.7pds

    Loin d’être réputé scoreur, le 5e choix de la draft s’est fait remarquer ces derniers jours en plantant 17pts (record personnel) contre le Heat, soit l’une des meilleures défenses du pays. Il s’est même payé le luxe de recevoir les compliments de Jimmy Butler. Cette performance vient stopper une série de quatre matchs consécutifs en dessous des dix points. Il faut avouer que l’ailier joue principalement loin du ballon qui est souvent dans les mains des arrières Darius Garland et Collin Sexton. Plutôt intelligent dans ses déplacements, et capable de finir au cercle grâce à ses qualités athlétiques. Il est encore inconstant aux tirs, mais sa shot chart valide sa compatibilité avec le jeu moderne : des tirs dans le corner (36.7%) et près du cercle (51.7%) (via StatMuse). Il montre tout de même des signes encourageants pour étirer les défenses adverses comme ce fut le cas contre le Heat avec 2-2 puis contre les Spurs avec un joli 3-3 derrière l’arc. Toujours missionné sur les meilleurs joueurs adverses en défense, on serait ravi de voir Okoro de plus en plus fiable de loin sur cette fin de saison, malgré l’accumulation de défaite dans l’Ohio.


    Ils ont enfin perçé!

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 26m, 3.7pts, 1.5rds, 1.7pds

    C’est un enchaînement d’événements qui a permis au 29e choix de la draft de pouvoir fouler le parquet plus de 30 minutes sur ses trois dernières sorties. Alors que le rookie n’a jamais passé plus de 20 minutes sur une rencontre, les absences de Kyle Lowry, de Fred VanVleet, et les mauvais résultats des champions 2019 poussent Nick Nurse à développer les jeunes joueurs. Plutôt maladroit en attaque mais volontaire en défense, Flynn a enfin eu du temps de jeu et ne s’est pas caché pour s’offrir un record en carrière avec 16pts dans la belle victoire contre les Warriors. Son ratio +34, montre à quel point ce match a été une promenade de santé. La défense des hommes de Steve Kerr était tout simplement honteuse, et le meneur en a profité pour filer vers le cercle et a pu s’amuser avec ses collègues de promotion Nico Mannion et James Wiseman.

    Flynn ne s’arrête pas là et enchaîne à nouveau avec 16pts contre les Wizards. Le rookie a été une vraie peste en défense provoquant de nombreux turnovers chez les arrières adverses Raul Neto et Ish Smith. Alors que Russell Westbrook & co ont mené tout le match, les Raptors sont repartis avec la victoire grâce au buzzer beater de Gary Trent Jr. Enfin, le joueur de 22 ans a été plus discret le match suivant face aux Lakers avec 11pts inscrits en deuxième mi-temps alors que le match était déjà plié. Avec trois sorties convaincantes, on espère voir régulièrement ce meneur teigneux en défense et qui semble avoir progressé dans la maîtrise du rythme lors des phases offensives.

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic : 31m, 4.2pts, 2.5rds, 0.7pd

    Fraîchement arrivé du Colorado dans l’échange de l’ailier Aaron Gordon, le rookie profite d’un environnement propice à son développement pour enfin s’épanouir. Orlando a basculé du côté obscur de la reconstruction en cassant son noyau dur à la trade deadline et voici que le jeune arrière se retrouve propulsé titulaire au bout de son 5e match avec sa nouvelle équipe et contre… Denver, évidemment. Toujours aussi imprévisible, brouillon et perçu comme un électron libre, RJ était sur-motivé face à ses anciens coéquipiers. Il marque notamment les 7 premiers points de son équipe et termine la rencontre avec 16 unités (record en carrière).

    De retour sur le banc le match suivant contre les Wizards, il a tout de même pu scorer 14pts et prendre 6rds. Avec 3-6 de loin, le joueur de 20 ans n’avait jamais été aussi prolifique de loin et cela peut rassurer les fans du Magic concernant ses aptitudes à tirer de loin. Sans oublier le retour de Cole Anthony et le polyvalent Chuma Okeke, Orlando peut envisager cette fin de saison avec intérêt pour l’évolution des jeunes comme c’est déjà le cas chez le Thunder.

    Onyeka Okongwu, F/C, Atlanta Hawks : 30m, 3.8pts, 3.0rds, 0.2pd

    Après une pré-saison manquée, et un début de saison tronquée par une blessure au pied, le tonique intérieur des Hawks commence enfin à faire sa place derrière l’imposant Clint Capela. Pour la première fois de sa carrière, l’intérieur a pu dépasser la barre des dix points face aux Spurs. Profitant de l’absence de John Collins, Okongwu a su se montrer productif en seulement 12 minutes avec une activité débordante en défense. Il sera malheureusement cantonné sur le banc lors du money time et durant les deux prolongations.

    Récompensé par cette performance encourageante, le rookie a vu son temps de jeu augmenter lors du match remporté contre les Pelicans. Avec 11pts, 9rds, 2blks en 19 minutes, le 6e choix de la draft a enfin pu rentrer dans la rotation de Nate McMilan. 15 minutes contre les Warriors, 19 à nouveau contre les Pelicans. On est content de le voir sur le terrain et pas seulement lors du garbage time. Il semblerait d’ailleurs, qu’il ait déjà un go-to-move au poste bas face au panier.

    Ses dernières sorties lui ont valu une place de titulaire lors de la défaite contre les Grizzlies. S’il a souffert face à Jonas Valanciunas, il a tout de même pu placer 13 points (record personnel) dont 11 en première mi-temps, et capter 11 rebonds. Toujours disposé à poser un écran pour Huerter ou bien Young, il ressemble d’ailleurs beaucoup à Tristan Thompson dans la façon qu’il a d’utiliser son postérieur pour gêner le défenseur adverse puis sa manière de filer vers le cercle. Un premier double double donc, qui on l’espère, est le premier d’une longue série.


    Ils sont de retour!

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 26m, 11.1pts, 4.3rds, 3.9pds

    La dernière fois que l’ancien joueur de North Carolina avait foulé un parquet c’était le 9 février dernier ! C’est donc avec enthousiasme que l’on retrouve ce combo guard capable de faire danser n’importe quel défenseur grâce à sa qualité de dribble et sa dextérité. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se mettre dans le bain.

    Remplaçant face aux Wizards et un peu maladroit aux tirs (5-14), Anthony a tout de même apporté 13pts et distillé 7pds en 23 minutes. Il a (sans surprise) combiné avec son pote Mo Bamba (19pts) offrant au fans du Magic un peu d’espoir sur cette fin de saison afin de développer tous ces jeunes joueurs pour l’avenir.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Le français avait quitté ses coéquipiers en janvier dernier sur une tentative de repli défensive. Touché à la hanche, il a du observer de long mois d’absence avant de pouvoir revenir à la compétition. Enfin libéré par les médecins, le 7e choix de la draft a rejoué contre les Knicks et face à son ancien mentor Derrick Rose. Aucun point inscrit mais 5 passes décisives, le français n’est pas encore d’attaque pour perforer les défense adverses. Après avoir accordé 19 minutes au jeune meneur, coach Casey le laisse 26 minutes sur le terrain du Thunder. Il s’est même permis de voler un ballon des mains de son compatriote Maledon sur isolation. Avec 9pts, 7pds et 4ints, Hayes confirme son potentiel de meneur au QI basket élevé, capable de jouer sans ballon si besoin. Espérons qu’il profite au maximum de cette fin de saison sans enjeu des Pistons pour gagner en expérience et en confiance. Un cap que Maledon a déjà franchi.


    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 45m, 13.1pts, 3.3rds, 5.1pds
    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 37m, 11.5pts, 5.9rds, 0.7pd
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 47m, 12.0pts, 2.3rd, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 49m, 10.8pts, 3.9rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 51m, 10.8pts, 5.4rds, 2.0pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 48m, 9.8pts, 4.8rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 45m, 9.5pts, 3.1rds, 1.4pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 35m, 6.8pts, 4.0rds, 2.1pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 46m, 7.0pts, 2.2rds, 1.9pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 45m, 6.6pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 49m, 6.5pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 46m, 6.6pts, 5.0rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Le Carnet des Rookies 8.0: Une Trade Deadline qui libère de la place

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    La trade deadline est enfin passée ! De nombreux trades ont été réalisés. Plus d’une quarantaine de joueurs ont été échangés et parmi eux quelques rookies de notre classe. Tous ces mouvements nous aident à mieux cerner les équipes qui ont choisi de basculer en mode « tanking » comme Orlando et Houston, et celles qui vont tout faire pour au moins jouer le fameux play-in comme Sacramento et Chicago. Voici un tour d’horizon sur les évolutions et les performances de ces jeunes joueurs depuis une semaine. (les statistiques sont arrêtées au 31/03/21, via NBA.com)


    La course pour le R.O.Y. relancée

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 41m, 13.2pts, 3.1rds, 5.0pds

    Les Kings vont mieux ! Cinq victoires de suite et voilà que Sacto est de retour dans la course pour le tournoi du play-in. Toute cette énergie positive est peut-être en lien avec la récente titularisation de notre chouchou Tyrese Haliburton ! Depuis que l’arrière a été intronisé dans le cinq suite à l’indisponibilité de Marvin Bagley III, les hommes de Luke Walton présentent un séduisant bilan de 7v-1d. Cette semaine, le rookie continue de réjouir les fans de la franchise californienne avec 17pts et 7pds dans la victoire contre les Hawks. Le highlight de la soirée lui revient avec ce tir primé plus la faute dans le crunch time.

    L’association Fox/Haliburton tourne à plein régime avec Fox dans le rôle de go-to-guy, tandis que le rookie sert parfaitement d’appuis en tant que second porteur de balle avec plusieurs séquences dont il est le chef d’orchestre, et vu sa vision de jeu et sa qualité de passe pour le coéquipier démarqué à l’autre bout du parquet, on en redemande toutes les semaines !

    Le GM Monte McNair a effectué quelques moves la semaine dernière avec l’arrivée de l’arrière Delon Wright en échange de Cory Joseph. Terence Davis II, un habitué des carnets de la saison dernière, est également arrivé en Californie, ainsi que les anciens du Heat Moe Harkless et Chris Silva. Tout roule pour les Kings qui enchaînent en dominant les Warriors. Haliburton continue de se replacer pour la course au ROY avec 21pts et un joli 6-7 de loin (record en carrière). Il a profité des lacunes gênantes en défense des hommes de Steve Kerr et s’est même amusé face à Damion Lee avec un cross suivi d’un tir primé plus la faute (oui encore!)

    Le rookie termine simplement et efficacement sa semaine avec 13pts dans la victoire contre les Cavaliers puis enchaîne avec son deuxième double double de la saison avec 15pts et 10pds dans le match remporté chez les Spurs. Il semblerait que les Kings tiennent là le backcourt de l’avenir avec Fox et Haliburton. On espère bien cette fois que cette franchise ne va pas tout gâcher !

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 47m, 17.2pts, 4.4rds, 2.5pds

    Une semaine comme une autre pour le N°1 de la draft avec beaucoup de tirs tentés, des tirs lointains forcés, des drives d’une vitesse insensée, et des défaites. Il sera d’ailleurs le meilleur scoreur de son équipe lors de la rencontre perdue contre les Mavericks avec 29 unités, mais à contre-balancer avec un affreux 3-12 de loin. Il est d’ailleurs important de souligner le fait que 18 de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps lorsque le match était plié d’avance. Son début de match avait pourtant été intéressant avec quelques séquences collectives. On aimerait voir le rookie plus souvent dans ce genre de situations. Quel dommage qu’il ne combine pas assez souvent avec KAT.

    Néanmoins, les Wolves ont pu remporter un match lors de la double confrontation contre les Rockets. Et pourtant, le rookie termine avec seulement 12pts et un ratio négatif de -12 lorsqu’il est sur le terrain… Il s’est rattrapé lors de la revanche perdue avec 27pts et un joli 11-22 aux tirs en 34 minutes. Mais ses qualités athlétiques et son premier pas dévastateur ne semble pas impacter positivement sur la rencontre puisque Houston a gagné avec 22 points d’écart ! Lors de la défaite à Brooklyn, Edwards obtient son deuxième double double de la saison (23pts, 10rds). L’arrière profite du manque d’intérieur chez les Nets pour gober notamment 3 rebonds offensifs. Mais… Aucune passe décisive, et il lui a fallu 22 tirs pour avoir seulement 23 pts… L’efficacité n’est clairement pas encore au rendez-vous. En revanche, on reconnaît que le rookie ne cesse d’augmenter ses moyennes de points ainsi que son temps de jeu depuis janvier :

    • Janvier : 13.3pts en 25.8 minutes
    • Février : 16.1pts en 32.9 minutes
    • Mars : 24.2pts en 35.1 minutes

    On vous épargne les chiffres concernant ses pourcentages aux tirs et le fait qu’il ait profité des absences de D’Angelo Russell et de Malik Beasley pour se goinfrer en attaque. La fin de saison des Wolves risque d’être longue, on espère, ne serait-ce qu’une minime progression de la part d’Edwards en défense et dans ses prises de décisions en attaque.


    Ils ont récupéré un poste de titulaire, et on espère pour de bon!

    Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 31m, 6.1pts, 3.7rds, 1.9pds

    En voilà un qui a profité de cette Trade Deadline ! Orlando a choisi de tout démolir : exit Vucevic, Fournier et Gordon. Le trio officiait ensemble en Floride depuis 2014, une éternité ! Place à la relève et les dirigeants du Magic ont sorti le tank du garage. Blague à part, on est ravi de voir le rookie Okeke obtenir un poste de titulaire au poste 3 grâce aux départs d’Aaron Gordon et de Al-Farouq Aminu. L’indisponibilité de Jonathan Isaac aide aussi à grappiller du temps de jeu. Drafté en 2019, le rookie prend le rôle du « faux rookie » endossé par Michael Porter Jr. la saison dernière.

    Une excellente semaine pour l’ancien joueur d’Auburn. Alors qu’il n’avait passé la barre des dix points qu’une seule fois cette saison, il vient d’enchaîner quatre rencontres avec des moyenne dignes d’un starter vétéran :

    • 17.8pts, 4.8rds, 2.3pds, 1.3stls, 62.8% aux tirs, 63.2% à 3-pts, 83.3 LF% en seulement 28 minutes de moyenne.

    Lors de la victoire surprise des siens contre les Suns, Okeke se montre avec 14 points en première mi-temps, histoire d’oublier au plus vite Gordon. Avec un excellent 4-4 de loin, il prouve à son coach Steve Clifford qu’il est tout à fait capable de jouer à l’aile. Récompensé, il a connu ensuite sa première titularisation contre Portland, s’autorisant un record en carrière avec 22pts en 37 minutes. Un vrai ailier qui zone le long de la ligne à 3-pts, capable de répondre à ce que la défense lui propose comme ce fut le cas lors de la défaite étriquée contre les Lakers.

    Loin d’avoir le premier pas d’Anthony Edwards, Okeke est doté d’un handle solide et d’une surprenante vision de jeu qui font de lui un joueur plaisant à regarder en attaque. Capable par séquence de mener la contre-attaque et de trouver le partenaire démarqué, si les victoires vont se compter sur le bout des doigts, les fans du Magic peuvent se rassurer en voyant un jeu collectif plus marqué et une répartition de tir plus équilibrée. Et la semaine ne pouvait pas mieux se terminer avec cette victoire surprise chez les Clippers. Un scénario qui s’est définit dans les tous derniers instants de la rencontre. Okeke termine meilleur scoreur du Magic avec 18pts et se montre attentif en défense avec 3 interceptions. Orlando n’avait plus battu les Clippers depuis 2013. un vent nouveau et frais survole le nord de la Floride.

    Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 40m, 6.2pts, 3.4rds, 1.0pd

    Si vous avez eu une semaine chargée au travail, imaginez donc ce que vient de vivre ce jeune joueur de 20 ans en défendant sur Luka Doncic et James Harden. Coach Finch doit combiner avec les absences de Malik Beasley, Josh Okogie, et voilà que qu’il décide de placer son jeune rookie à la place de Jake Layman dans le cinq pour affronter les Mavericks. Pas de miracle, Dallas remporte ce match en creusant l’écart en deuxième mi-temps, mais une chose a retenu notre attention, il s’agit de la défense de « J-Mac » sur Luka Doncic et le fait qu’il ait restreint le slovène à 0-7 aux tirs et 0-4 de loin (via NBA.com). Un coup de chance ? Pas sûr, puisque face aux Rockets, il poursuit ses efforts en défense avec deux contres et une entrée à 7’45 » de la fin du match qui a tout simplement changer la rencontre. Les Rockets n’ont pas marqué un SEUL panier jusqu’au buzzer ! Le rookie ne peut qu’assumer son envie de défendre après la rencontre.

    « C’est l’état d’esprit que j’ai toujours eu. Il s’agit de verrouiller le mec devant moi et de lui rendre la tâche aussi difficile que possible. « 

    Jaden McDaniels après la victoire contre les Rockets

    Son coach n’en doute pas une seule seconde, McDaniels deviendra un excellent défenseur dans cette ligue. Mais ne le réduisez pas simplement à ce rôle puisqu’il prend petit à petit ses aises en attaque avec trois matchs consécutifs au dessus des dix points. Et si Edwards ne combine pas assez avec KAT, il se pourrait bien qu’un connexion entre Towns et McDaniels pourrait germer.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1375630634174050307

    Mieux ! Le rookie est capable de sanctionner la défense de loin avec au moins deux tirs primés de moyenne sur ses quatre dernières sorties et un pourcentage intéressant : 57.1%. Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, J-Mac utilise sa taille et son envergure pour gêner au maximum les passes ou bien les tirs adverses (4 contres à Brooklyn). Il faut avouer, un peu de défense à Minnesota ne serait pas du luxe, on espère que coach Finch va poursuivre l’expérience « J-Mac » dans le cinq.


    Il a pointé le bout de son nez

    Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks : 15m, 5.0pts, 1.9rds, 0.3pd

    L’ailier n’avait pas dépassé les dix minutes de temps de jeu depuis janvier, et le voilà comme par magie, sur le terrain pendant plus de 36 minutes en tant que titulaire pour affronter les Knicks. Il va bien évidemment établir son record en carrière avec 21pts et 10rds malgré la défaite. Il est bien évidemment important de rappeler que coach « Bud » s’est passé de ses titulaires pour faire tourner. En tout cas, l’apparition éclair de Nwora nous a permis de raviver notre mémoire concernant la capacité de l’ancien joueur phare de Louisville de tirer de loin.

    Du haut de ses 2.01m, Nwora peut jouer les mismatchs face aux intérieurs adverses en un contre un. Il peut asséner un step back de loin et semble apprécier le spot à 45° tout comme son camarade de classe Saddiq Bey. L’euphorie est vite retombée avec seulement 2 minutes de jeu dans la défaite chez les Clippers. On espère que cette performance contre New York n’était pas juste le coup d’un soir.


    On aime les voir en duo

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 40m, 8.7pts, 3.3rds, 3.4pds
    et
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 27m, 6.3pts, 4.7rds, 1.8pds

    Cela ne surprendra personne, mais le Thunder a sorti le tank de compétition avec les départs des vétérans George Hill (Philadelphia), Trevor Ariza (Miami Heat), puis Sam Presti a tradé l’athlétique Hamidou Diallo qui devait sans doute empêcher le Thunder de perdre quelques matchs, puis c’est au tour du quintuple All-Star Al Horford de se voir refuser l’accès au terrain et d’attendre gentiment la fin de saison sur son canapé. Et enfin, la mystérieuse absence de SGA à cause d’une blessure au pied alors qu’il ne se gène pas pour sautiller de joie après une action réussie par ses coéquipiers… En plus d’avoir un million de choix de draft dans les années à venir, le Thunder aurait donc retrouvé la notice « Trust The Process » lâchée par Sam Hinkie.

    Mais retenons plutôt le positif, les titularisations successives des jeunes rookies européens Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Si les victoires vont devenir de plus en plus rares, nos rookies sont de plus en plus impliqués en attaque avec notamment une pointe à 22pts pour le français face aux Celtics. Si le français se montre de plus en plus agressif en attaque, il est encore loin de pouvoir scorer à volonté près du cercle et sa défense soulève encore quelques questions. Ses ratios sur le terrains sont pour le moins inquiétants ces derniers jours avec -17 contre Memphis, -16 contre Boston et -26 contre Dallas. L’absence de SGA permet donc au français d’être plus souvent aux manettes de son équipe, mais le français qui s’est fait les dents en Euroligue a besoin d’un rythme, d’un jeu cadré avec de bons intérieurs expérimentés. Est-ce que la mayonnaise va prendre sur le long terme avec Moses Brown ?

    La semaine de Poku est un peu plus emballante avec quelques highlights dont on n’avait pas vu venir !

    Cette vidéo rarissime d’un Poku qui finit une contre-attaque par un dunk nous rassure sur ses dispositions athlétiques. Il plante notamment 21pts contre Dallas et le serbe commence petit à petit à avoir confiance en son handle. Luka Doncic et Kristaps Porzingis en ont fait les frais !

    Avec dans le lineup Moses Brown (2.18m) et Aleksej Pokusevski (2.13m), le Thunder s’assure déjà de la taille, est-ce l’arme secrète du futur pour Mark Daigneault ?

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 33m, 11.8pts, 5.9rds, 0.6pd
    et
    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 17m, 5.3pts, 1.8rds, 2.8pds

    Une semaine frustrante pour les fans des Warriors étant donné que Stephen Curry a été absent plusieurs matchs et que la Trade Deadline a été très calme du côté de la Bay. On note tout de même le départ du meneur Brad Wanamaker à Charlotte pour palier l’absence de LaMelo Ball. Tant mieux ! Le rookie Nico Mannion va pouvoir se montrer et il ne s’est pas manqué à Sacramento avec 19pts (record en carrière) et un joli 5-8 à 3-pts. Son collègue Wiseman est lui passé complètement à travers de ce match avec seulement 6pts, 5 ballons perdus et 4 fautes. Très peu impliqué en attaque, il faut dire que ce n’est pas Jordan Poole qui va le servir sur pick-and-roll.

    Les deux collègues ont ensuite sorti une copie intéressante lors de la venue des Hawks, en attaque notamment. Wiseman est impliqué dès le début du match sur des systèmes qui lui sont destinés.

    Ses qualités de shooteurs sont appréciées mais il doit encore travailler son placement sur le terrain. Sur la première passe, il n’est pas situé dans le bon espace d’où la passe moyenne de Green, puis sur la deuxième séquence il n’est qu’à quelques millimètres de la ligne à 3-pts. De son côté, Mannion assume son costume de meneur-passeur capable d’artiller de loin. Il est rare de le voir finir un drive par un lay-up, il est plutôt du genre à distribuer.

    Si les deux rookies combinent de temps en temps, il est essentiel qu’ils travaillent leur aptitudes défensives. Face aux Hawks, les intérieurs Capela et Collins ont cumulé 58pts et 27rds. Wiseman doit absolument trouver un moyen d’allier ses qualités physiques et un placement défensif plus lucide. Le meneur Mannion doit de son côté apprendre à survivre face aux pick-and-roll adverses.


    Ils ont changé d’équipe

    R.J. Hampton, SG, Orlando Magic: 27m, 2.9pts, 2.1rds, 0.6pd

    Inclu dans le trade d’Aaron Gordon vers Denver, le jeune rookie va pouvoir obtenir plus de temps de jeu dans une équipe du Magic dans un tout nouveau cycle. A voir si Steve Clifford va avoir la patience requise pour laisser l’athlétique arrière sur le terrain, malgré ses prises de décisions douteuses et son shoot inconstant.

    Mason Jones, SG, Philadelphia Sixers : 26m, 5.8pts, 2.0rds, 1.5pds

    Déjà évoqué dans un précédent carnet des rookies, l’arrière scoreur en provenance d’Arkansas nous a séduit par sa faculté à récolter les fautes et à scorer de loin. Houston semblait être l’endroit idéal pour un jeune joueur souhaitant du temps de jeu dans le garbage time (ce qui arrive souvent aux texans), pas sûr qu’il ait beaucoup de temps de jeu dans sa nouvelle équipe.


    Ils ont un mot du médecin…

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Nous l’avions évoqué dans notre précédent carnet des rookies, le spectaculaire meneur des Hornets a été opéré au poignet et sa situation sera réévaluée dans trois semaines.

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Blessé à la hanche depuis le 4 janvier, le français retrouve petit à petit les séances d’entraînement avec contact. Une mise à jour concernant son cas se fera dans les prochains jours.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    Écarté des parquets suite à une blessure aux côtes, le rookie n’est pas encore près d’enfiler le maillot du Magic avec ses nouveaux partenaires.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 42m, 12.8pts, 2.3rd, 2.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 44m, 10.9pts, 4.1rds, 1.3pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 46m, 10.6pts, 5.5rds, 1.8pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 44m, 9.7pts, 4.9rds, 1.3pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 40m, 9.5pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 42m, 7.8pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 41m, 7.3pts, 2.2rds, 2.0pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 44m, 6.4pts, 5.8rds, 0.8pd
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 42m, 6.1pts, 4.6rds, 1.2pds
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 31m, 6.2pts, 1.1rds, 2.2pds
  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd
  • Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Illustration by @romain_sk_97

    Un mois après avoir été draftés, les rookies de la promotion 2020 sont déjà mis à contribution sans passer par la case Summer League. Des conditions historiques, qui ne vont pas nous empêcher de (sur)réagir au sujet de leurs performances. On va faire court (comme cette pré-saison), voici les rookies qui ont retenu notre attention lors de cette pré-saison, et les nominés sont…


    …Dans la catégorie : « On ne va pas beaucoup gagner mais au moins on va s’amuser ! »

    LaMelo Ball (3e choix, Charlotte Hornets)

    https://twitter.com/_halshatti/status/1340226061771165697

    Il n’aura pas fallu longtemps avant que les Hornets profitent de la qualité de passe « Globetrotteresque » du petit dernier de la famille Ball. La franchise de Michael Jordan a vraiment la poisse avec la blessure récente de Gordon Hayward, mais pour redonner le sourire, rien de mieux que des contre-attaques lancées par leur tout nouveau rookie. Jamais à court d’idées pour surprendre l’assistance, même sur des passes basiques, LaMelo se fait et (pense ?) faire plaisir à ses coéquipiers avec 3.8pds par match… Et 3.5 turnovers par matchs (via NBA.com). Bref, il ne s’agit que de matchs de pré-saison, et le LaMelo Assists Show pourrait suffire à attirer du monde sur le League Pass, tout en ayant conscience que l’on peut tomber à tout moment sur une horrible performance aux tirs (26.2% aux tirs, 27.3% à 3-pts, via NBA.com)


    …Dans la catégorie : « Remplaçant en NCAA, Titulaire en NBA… »

    Patrick Williams (4e choix, Chicago Bulls)

    Sa côte n’avait cessé de monter quelques jours avant la Draft. Annoncé autour de la 14e-20e place en juin dernier, il a donc gagné plus d’une dizaine de places sans même avoir joué la moindre minute… Il faut avouer qu’une bonne partie des doutes concernant Williams se sont rapidement évaporés après quelques minutes passées à scorer sur pull up à mi-distance avec une aisance plutôt surprenante, et qui rappelle un certain Kawhi Leonard dans ses jeunes années. Titulaire dès son troisième match de pré-saison, avec plus de 27 minutes de moyenne passées sur le parquet et un ratio +/- de +5.3 (pour un joueur des Bulls, c’est énorme, via NBA.com), Otto Porter et son gros contrat peuvent commencer à s’inquiéter.


    …Dans la catégorie : « Même si c’est un match amical, il faut gagner. »

    Isaac Okoro (5e choix, Cleveland Cavaliers)

    Il n’a joué que 4 matchs et le jeune Okoro peut déjà se targuer d’avoir un Game Winner à son actif chez les pros. Réputé bon défenseur, l’ancien joueur de la faculté d’Auburn a surpris son monde en se montrant adroit de loin (45.5% 3-pts, via NBA.com). Les Cavaliers auraient-ils bien drafté cette année ? Car avec son énergie en défense, sa capacité à tirer de loin mais surtout de driver ligne de fond, et sur des closeouts, coach Bickerstaff tient là un joueur très intéressant au poste 3. Le rookie joue pour gagner et cela se concrétise par cette défense clutch suivi d’un and one victorieux face aux Pacers. La question cette saison est de savoir si à lui seul il peut empêcher la franchise de se placer dans les premières places de la Draft pour avoir Cade Cunningham ?


    …Dans la catégorie : « Duel à distance entre meneurs français »

    Killian Hayes (7e choix, Detroit Pistons) vs Théo Maledon (34e choix, OKC Thunder)

    Vous avez d’un côté le joueur français le plus haut drafté de l’histoire et de l’autre côté le poulain de Tony Parker qui a vu défiler 33 joueurs avant d’être enfin appelé lors de cette fameuse cérémonie. Tous les deux ont atterri dans des équipes qui ne devraient pas avoir des ambitions trop élevées cette saison et donc cela veut dire de réelles opportunités pour se montrer. Si l’ancien choletais Hayes rencontre certaines difficultés face à la rapidité du jeu NBA (28.6% aux tirs, 3 tov, via NBA.com), Maledon a lui tout simplement époustouflé son petit monde avec cette patience digne d’un vétéran sur pick & roll, et un shoot de loin efficace (15.5pts et 44.4%, via NBA.com). Ce dernier est pour le moment, le meilleur scoreur de sa classe pour cette pré-saison. Ne pas… S’emballer…


    …Dans la catégorie : « Vous êtes sûr que c’est sa première année ? »

    Devin Vassell (11e choix, San Antonio Spurs)

    https://twitter.com/MarkC_NBA/status/1337945642920919040

    Mais bien sûr… Comment cela aurait pu en être autrement ? Les Spurs qui draftent un joueur solide dans tous les compartiments du jeu. Intelligent dans son placement offensif, malin et vicieux en défense, Vassell a tout pour prendre du temps de jeu au sein d’un roster vieillissant (Mills, DeRozan, Gay, Aldridge). En trois matchs de pré-saison, il tourne à 13.7pts de moyenne, ce qui fait de lui le deuxième meilleur scoreur de sa classe avec des pourcentages au dessus des 50% à 2-pts et à 3-pts (via NBA.com). L’ancien de Florida State se démarque surtout par sa présence en défense et son sens de l’anticipation (3 interceptions par match!). Est-ce que les dix équipes qui l’ont snobé lors de la Draft savaient qu’il s’agissait bien d’un prospect ?


    …Dans la catégorie : « Lui, il a un nom d’une future star, et en plus son père a joué en NBA ! »

    Cole Anthony (15e choix, Orlando Magic)

    https://www.youtube.com/watch?v=ghVZf8MKMF4

    ESPN l’a bien montré lors de sa sélection en novembre dernier avec ce documentaire réalisé par la mère du joueur en 2013: le jeune Cole se voyait en NBA dès le plus jeune âge. Un rêve se réalise, et évidemment, il y avait cette petite boule au ventre au moment d’effectuer ses premiers pas chez les pros (7pts pour sa première). Plus confiant par la suite (16 et 13 points), l’arrière est tout à fait capable de sanctionner de loin (47.1% à 3-pts, et plus de 4 tentatives par match, via NBA.com). Il finira sur une très bonne note face à LaMelo Ball avec 19pts et un floater clutch dans les dernières secondes d’un match remporté par Orlando. Une bonne détente pour sa taille, un handle et un shoot déjà bien rodés si l’on compare à Michael Carter-Williams et Markelle Fultz, et ce dernier va d’ailleurs tout faire pour être son mentor… Bon et bien on peut déjà donner le R.O.Y à Anthony !


    …Dans la catégorie: « Avec de tels mentors, impossible que ça foire ! »

    Precious Achiuwa (20e choix, Miami Heat)

    Voici, selon Pat Riley, le joueur le plus athlétique et le plus physique de cette cuvée. Le musculeux Achiuwa a une chance que d’autres rookies n’auront pas cette saison : évoluer dans une excellente organisation et aux côtés de mentors qui ne pourront que l’aider à avancer dans sa carrière. Avec Bam et UD, l’ancien joueur de Penny Hardaway apprendra de jours en jours auquel il convient d’ajouter le très compétent département du développement des joueurs de Miami. Utilisé avec parcimonie par coach Spo, on a néanmoins pu voir que l’intérieur était capable de poser quelques dribbles et finir avec le contact. Son adresse aux lancers-francs est rassurante (75%), et il semblerait que Goran Dragic soit prêt à l’alimenter régulièrement.


    …Dans la catégorie: « Encore un arrière à succès made in Kentucky ? »

    Immanuel Quickley (25e choix, New York Knicks)

    Un petit rayon de soleil surgit au dessus du MSG à New York. Un arrière pas plus grand qu’un Steve Nash par exemple, mais pas réputé pour être un meneur de jeu en NCAA. On le voit plutôt comme un arrière scoreur capable d’artiller de loin, d’utiliser le floater et de jouer de temps en temps le pick & roll à la Lou Williams. Et pourtant son excellent match contre Cleveland (22pts, 5pds, 5ints) a laissé entrevoir de réels espoirs quant à le voir jouer au poste 1 aux côtés de RJ Barrett qui a terriblement besoin de spacing autour de lui pour briller. Son envergure (2.03m!) semble être son réel atout, pour convaincre coach Thibs de ne pas le laisser trop longtemps sur le banc cette saison. Après Tyler Herro l’année dernière, « Quick » reprendra-t-il le flambeau du joueur à succès from Kentucky ?


    …Dans la catégorie : « J’aime passer du temps près du cercle »

    Cassius Stanley (54e choix, Indiana Pacers)

    Drafté en toute fin du second tour en novembre dernier par les Pacers, l’ancien freshman de l’université de Duke fait sans aucun doute parti des joueurs les plus explosifs de cette cuvée. Le jeune ailier de 21 ans a du jus dans les jambes et les fans d’Indiana ont forcément eu le droit à un petit aperçu de ses qualités de voltigeur face aux Sixers. Loin d’être encore fiable de loin, et ne lui demander pas de poser plus de deux dribbles, Stanley aura fort à faire pour grappiller du temps de jeu au sein d’un roster constitué des extérieurs TJ « Bubble MVP » Warren, Jeremy Lamb, Doug McDermott voir Kelan Martin. Pas un soucis, il va pouvoir enfiler le costume du dunkeur fou à la Gerald Green version 2006 et se chauffer à l’entraînement avec Jalen Lecque, un autre spécimen du genre.

  • Draft 2020: Le récap’

    Draft 2020: Le récap’

    Près de cinq mois après, la Draft a bien eu lieu hier soir. Une soirée passée à switcher entre les visios des prospects, de la fête chez les Toppin, Okoro ou encore Ball jusqu’à la froideur matinale en Grèce chez les Pokusevski. Annoncée comme imprévisible, cette draft n’a pas totalement tenu ses promesses en omettant de nous délecter de quelques trades de premier rang. Mais ce qu’il manquait le plus cette nuit, ce sont bien les fans des Knicks, toujours aussi expressifs quant aux choix réalisés par leur franchise de cœur. ClutchTime vous propose donc, un récapitulatif concernant les choix (temporaires?) réalisés par les front offices, avec quelques uns des moments les plus marquants.

    Adam Silver à la fin du premier tour – via SI

    Atlanta Hawks

    6e Onyeka Okongwu (C-F), 50e Skylar Mays (SG), Nathan Knight (C, non drafté, two way contract)

    Tout en sobriété, les Hawks sont parvenus à sélectionner deux bons joueurs à chaque tour. Okongwu était probablement le meilleur joueur disponible en 6e positon, vu son âge et son apport sur le terrain, les Hawks doivent être tout excités rien qu’en pensant aux pick and roll entre le californien et le meneur vedette Trae Young. Skylar Mays apparaît ici comme un bon combo/guard, capable de scorer comme de prendre la mène, mais également de jouer intelligemment en défense.

    Boston Celtics

    14e Aaron Nesmith (SF), 26e Payton Pritchard (PG) et 47e Yam Madar (PG)

    Avec trois first round picks, Danny Ainge a tout tenté pour remonter dans la draft, puis selon ses dires, redescendre. Raté. Les Celtics se retrouvent donc comme l’année dernière avec une flopée de rookies à intégrer au roster. Si l’israélien Yam Madar peut rester en Europe, le meilleur joueur de la PAC-12 Pritchard, et le gros shooteur à 3-pts Nesmith, pourront apporter un peu de punch et de solutions offensives en sortie de banc pour le staff de coach Stevens.

    Brooklyn Nets

    57e Reggie Perry (C-F)

    Les Nets possédaient le 19e choix de cette draft, mais la priorité de la franchise se trouve ailleurs. De nombreux moves ont été effectués en coulisse avec notamment l’arrivée de l’ancien Clipper Landry Shamet et l’envoi du 19e pick aux Pistons dans un échange à trois. Steve Nash a de nouveau annoncé cette nuit, les Nets jouent le titre. Pas sûr que Perry soit intégré pleinement dans la rotation, mais son profil de petit pivot capable de gober des rebonds et de tirer de loin est tout de même intéressant.

    Charlotte Hornets

    3e LaMelo Ball (PG), 32e Vernon Carey Jr (C), 42e Nick Richards (C), 56e Grant Riller (PG/SG), Nate Darling (SG, non drafté, two-way contract)

    Michael Jordan ne s’est donc pas interdit de sélectionner le talentueux meneur malgré tout ce qui entoure son bavard de père. Chose historique concernant les Ball, deux frères (Lonzo et LaMelo) ont été sélectionnés dans le top 3. A côté de cela, Mitch Kupchak s’est résolu à remplir son secteur intérieur avec deux pivots qui évoluaient dans de grosses écuries universitaires mais aux styles bien différents. Grant Riller est un petit bonus, l’arrière est connu pour un être un gros scoreur qui n’a pas peur de driver vers le cercle.

    Chicago Bulls

    4e Patrick Williams (F), 44e Marko Simonovic (PF/C)

    Les Bulls ne sont pas allés dans le sens de la majorité des rankings en se plaçant sur un jeune prospect à développer. Remplaçant dans la bonne équipe de Florida State, Patrick Williams est loin d’avoir des statistiques à couper le souffle, néanmoins sa côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Les Pistons et les Spurs semblaient être sur le prospect. En tablant sur son physique, son âge, sa défense et son potentiel offensif, les Bulls espèrent tenir là, la pépite de cette cuvée. Au deuxième tour, le néo-GM s’est, sans surprise, tourné vers un intérieur européen au QI basket avancé et capable d’apporter sur les deux côtés du terrain.

    Cleveland Cavaliers

    5e Isaac Okoro (SF)

    Même chose pour les Cavs avec un seul choix, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble très logique. Déjà pourvu en guards (Sexton et Garland), et coincé avec leurs intérieurs (Love et Drummond), le front office a tout simplement opter pour un joueur défensif, capable de switcher des postes 1 à 4. Okoro a une mentalité de winner qui ne pourra que faire du bien dans l’Ohio, il ne manque plus qu’un bon tir pour que le jackpot soit complet.

    Dallas Mavericks

    18e Josh Green (SG/SF), 31e Tyrell Terry (PG), 36e Tyler Bey (F), Nate Hinton (PG, non drafté, two-way contract), Freddie Gillespie (C, non drafté, two-way contract)

    Les Mavs n’auront pas chômé durant cette draft. En envoyant Seth Curry à Philadelphie en échange du 36e choix et de Josh Richardson, la franchise texane semble repartir avec le sentiment de mission accomplie avec ces rookies sélectionnés. Josh Green et Tyler Bey sont des joueurs polyvalents, tout à fait capables de contribuer dès maintenant en défense tandis que Tyrell Terry apportera cette folie offensive et aura la chance de reprendre le costume laissé par Seth Curry.

    Denver Nuggets

    22e Zeke Nnaji (C-F), 24e RJ Hampton (SG), Markus Howard (PG, non drafté, two-way contract)

    Une des images de la soirée ! Jamais une casquette n’a été aussi mal traitée.

    Comme tous les ans, des prospects chutent violemment dans la draft, et cette année, c’était au tour du pauvre RJ Hampton. Sélectionner par les Bucks pour ensuite être envoyé à Denver, Hampton a semblé très amer. Les Nuggets aiment prendre ce genre de pari et ça a plutôt bien marché avec MPJ. L’intérieur en revanche fût beaucoup plus souriant au moment de sa sélection et son don pour le piano pourrait l’amener à composer un morceau afin d’apaiser son tout nouveau coéquipier.

    Detroit Pistons

    7e Killian Hayes (PG), 16e Isaiah Stewart (C), 19e Saddiq Bey (SF), 38e Saben Lee (PG, two-way contract)

    Voilà une équipe qui a totalement embrassé le processus de reconstruction via la draft. Un seul choix au premier tour avant la cérémonie, et voici le néo-GM Troy Weaver qui se jette sur trois choix avec le français le mieux drafté de l’histoire: Killian Hayes, qui sera bien sûr heureux de retrouver son pote Sekou. Stewart est un intérieur costaud mais également doter d’un solide jump shoot selon des scouts. Puis l’ailier Saddiq Bey, couteau suisse en provenance de la très réputée fac de Villanova. Tout bon pour les Pistons qui peuvent sereinement préparer le futur avec trois jeunes occupant trois postes différents.

    Golden State Warriors

    2e James Wiseman (C), 48e Nico Mannion (PG), 51e Justinian Jessup (SG)

    Le souhait de Stephen Curry s’est finalement réalisé. De la taille en voici avec le phénomène James Wiseman ! Un an après avoir joué ses dernières minutes en compétition, cet athlète va pouvoir évoluer au sein d’une très bonne franchise qui n’a d’ailleurs, jamais eu un tel talent à l’intérieur dans son roster. Le géant gaucher est accompagné en fin de premier tour par le meneur d’Arizona Nico Mannion, dont la descente dans la draft n’a finalement surpris personne, et l’arrière grand et fin de Boise State Justinian Jessup. Seule ombre au tableau, et elle est de taille, c’est l’annonce d’une éventuelle blessure au tendon d’Achille de Klay Thompson…

    Houston Rockets

    52e Keyon Martin Jr (SF), Mason Jones (SG, non drafté, two-way contract)

    En pleine tempête, la gestion de cette draft pour le néo-GM Rafael Stone n’a pas dû être une partie de plaisir. Propriétaire du choix numéro 16 en début de soirée suite à un trade avec les Blazers, les Rockets ne l’ont pas conservé, préférant ne pas s’encombrer d’un contrat garantit. Les Pistons, affamés, se sont jetés sur l’occasion. De leur côté, Houston s’est approprié le 52e via Sacramento avec la sélection du fils de l’ancien N°1 de la maudite draft 2000. Enfin, non drafté, Mason Jones rejoint les Rockets. Le scoreur des Razorbacks est capable de prendre feu en attaque tout en récoltant un paquet de lancers-francs.

    Indiana Pacers

    54e Cassius Stanley (SG/SF)

    Pas de move réalisés par les Pacers. Malgré les rumeurs insistantes concernant Oladipo et Turner, le front office, comme souvent, s’est contenté de son seul et unique choix de draft avec le spectaculaire Stanley. Le joueur de Duke est plus âgé que les autres freshmen, et son jeu reste encore à peaufiner, mais ses qualités athlétiques et son potentiel de catch and shooteur peuvent donner des satisfactions au nouveau coach Nate Bjorkgren.

    LA Clippers

    33e Daniel Oturu (C), 55e Jay Scrubb (SG)

    Les Clippers ont fait partie des acteurs majeurs de cette soirée. En récupérant le 33e choix via Minnesota, Ty Lue récupère un pivot qui a énormément progressé lors de sa saison sophomore, avec des signes encourageants pour tirer de loin. Jay Scrubb a vu son nom mentionné ces derniers jours, des rumeurs ont notamment fait part d’un intérêt des Blazers. Le joueur de la mystérieuse JUCO League est donc bien drafté, un joueur athlétique et plus costaud que la moyenne dans une ligue finalement peu connue.

    Los Angeles Lakers

    Zavier Simpson (PG, non drafté)

    Il n’est pas rare de voir le champion en titre se délester de son choix de draft en fin de premier tour. Dans l’acquisition de Dennis Schröder, Rob Pelinka a lâché le 28e choix. Pas de choix non plus pour ce second tour, et donc voici la signature du petit meneur senior tout juste sorti de la fac de Michigan.

    Memphis Grizzlies

    30e Desmond Bane (SG), 35e Xavier Tillman (C), Killian Tillie (F, non drafté, two way contract), Sean McDermott (SF, non drafté, two-way contract)

    Arrivés en début de soirée avec un seul pick (40e), les Grizzlies sont repartis les poches bien remplies de plusieurs prospects très intéressants ! Alors que les Celtics peinaient à se séparer de leurs choix, les Grizzlies ont sauté sur l’occasion pour récupérer le shooteur Bane en provenance de TCU, puis harponner le 35e choix des Kings afin de mettre la main sur un intérieur au très bon QI : Tillman. On n’oubliera pas de mentionner le two-way contract signé par le français Tillie. Si ce dernier laisse ses pépins physiques à Gonzaga, les Grizzlies pourraient être encore les grands gagnants de cette draft comme en 2019.

    Miami Heat

    20e Precious Achiuwa (F/C)

    Miami a brisé la série de la sélection des joueurs made in Kentucky, alors que Maxey et Quickley étaient encore disponibles, Pat Riley a choisi un intérieur, qui finalement, correspond parfaitement aux attentes et aux exigences de la franchise. Athlétique, costaud, actif sur le terrain, si le fit avec Bam soulève des questions, le boss du Heat lui assure, que c’est l’un des joueurs les plus sous-estimé de la cuvée.

    Milwaukee Bucks

    45e Jordan Nwora (F), 60e Sam Merrill (SG)

    Déjà très actifs sur le marché des transferts, les Bucks se sont élégamment montrés lors de la draft en récupérant le 45e choix du Magic pour mettre sur la main de l’ailier de Louisville Jordan Nwora. En toute dernière position, via l’échange réalisé avec les Pelicans, le front office s’est dirigé vers l’arrière Sam Merrill. Un aspect du jeu rejoint ces deux prospects : le tir extérieur, de quoi faire d’eux des joueurs « Giannis Compatibles ».

    Minnesota Timberwolves

    1er Anthony Edwards (SG), 23e Leandro Bolmaro (SG), 28e Jaden McDaniels

    Les Wolves ont finalement conservé leur premier choix avec sans grande surprise la sélection de l’athlétique Anthony Edwards. Si l’ancien de Georgia ne viendra pas corriger les problèmes défensifs des Wolves, son fort potentiel offensif et son association avec Russell et Towns pourraient donner des maux de tête aux coachs adverses. Gersson Rosas s’est montré actif tout au long de la soirée. Il a fait revenir Ricky Rubio en échange du 17e choix et récupère ainsi le 23e choix des Knicks avec l’argentin Bolmaro et le 28e choix du Thunder avec McDaniels. Deux jeunes joueurs à développer, si l’argentin restera encore en Europe, JMD en revanche pourrait être sollicité dès cette année grâce à des prédispositions en défense.

    New Orleans Pelicans

    13e Kira Lewis Jr (PG)

    Alors qu’ils possédaient trois choix au second tour, Griffin a rapidement fait le tri en ne conservant que leur choix au premier tour. Ce n’est pas sans rappeler que le tout nouveau coach Stan Van Gundy n’est pas venu pour encadrer une équipe de Highschool. En 13e place, voici donc le meneur Kira Lewis Jr, en provenance d’Alabama, il a démontré ses qualités de joueurs offensif grâce notamment à son handle et sa vitesse. Avec Ball, Bledsoe, Jackson et éventuellement NAW, aura-t-il suffisamment de temps de jeu ?

    New York Knicks

    8e Obi Toppin (F), 25e Immanuel Quickley (SG)

    Qu’est-ce qu’ils nous ont manqué les fans des Knicks… Auraient-ils hué le choix de Toppin ? Pas sûr, surtout avec un new yorkais qui plus est! Au moins le front office a assuré avec un joueur explosif, spectaculaire et offensif capable de jouer différentes formes du pick and roll/pop. Des questions subsistent concernant sa défense, mais pour cela on fait confiance à coach Thibs. Quickley a été récupéré dans un échange avec le Thunder. Petit gabarit, mais une teigne en défense et un shoot diabolique en attaque. Les Knicks auraient-ils finalement réussi une draft ?

    Oklahoma City Thunder

    17e Aleksej Pokusevski (F), 34e Théo Maledon (PG), 37e Vit Krejci (G)

    Le Thunder a tout simplement été incontournable lors de cette soirée. On décompte actuellement près de 17 choix au premier tour pour les six prochaines années ! Acteur majeur et impliqué dans plusieurs trades, Sam Presti a décidé de jouer le all in sur les européens. Arrêtons-nous (comme la famille de Poku) un instant sur la photo de la soirée !

    Impossible de ne pas esquisser un sourire avec ces images complètement en décalage avec ce qui se fait chez les autres prospects. Mais voilà, le Thunder a obtenu le joueur qu’il voulait tant. En plus du meneur/intérieur serbe, s’ajoute le français Maledon qui a atterri au second tour. Le Thunder est en totale reconstruction, espérons que le français y prenne part et de la meilleure des manières possible.

    Orlando Magic

    15e Cole Anthony (G)

    Un seul choix pour le Magic, qui a décidé de se lancer avec le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony. Un joueur offensif au physique fragile, mais très talentueux. Très ému par sa sélection, ses proches n’ont pas manqué de fêter cet événement en compagnie d’un certain Spike Lee.

    En dehors du fait que ce choix ait pu surprendre plus d’un, Orlando a terriblement besoin de frissons et de fraîcheur en attaque. Peut-être un coup de poker pour ramener un peu d’attention en Floride.

    Philadelphie Sixers

    21e Tyrese Maxey (SG), 49e Isaiah Joe (SG), 58e Paul Reed (F)

    Beaucoup de nouvelles têtes au sein de la franchise des Sixers, coach, GM, joueurs, et l’intersaison est loin d’être terminée. Les fans ont donc pu observer les premiers moves réalisés par Morey. J-Rich est envoyé à Dallas en échange de Seth Curry. Les choix 34 et 36 sont lâchés afin de descendre dans la draft. C’est ainsi qu’ils se retrouvent avec le shooteur fou d’Arkansas Isaiah Joe, et le contreur insatiable de DePaul avec Paul Reed. Sans oublier le principal, la sélection de l’arrière de Kentucky Tyrese Maxey, un joli coup selon coach Cal qui affirmait sur ESPN que les équipes qui l’ont oublié vont s’en mordre les doigts.

    Phoenix Suns

    10e Jalen Smith (F/C), Ty-Shon Alexander (SG, non drafté, two way contract)

    Pourquoi serait-on surpris ? Les Suns ont bien drafté Cameron Johnson en 11e position en 2019. Après avoir récupéré Chris Paul, Phoenix poursuit son projet « direction les Playoffs » avec l’acquisition d’un intérieur tonique, athlétique et capable de dégainer à 3-pts. Avec l’incertitude de re-signer Aron Baynes ainsi que Frank Kaminsky, le front office a donc privilégié le besoin au meilleur talent disponible. Dommage que Phoenix n’ait pas tenté de trade down pour récupérer des atouts.

    Portland Trail Blazers

    46e CJ Elleby (F)

    Alors que des rumeurs insistaient sur l’intérêt des Blazer concernant Jay Scrubb, le front office s’est finalement tourné vers un solide joueur NCAA. Gros rebondeur et capable de shooter de loin, il ne faudra pas attendre des merveilles de ce joueur, qui devra sûrement ronger son frein comme beaucoup de jeunes au sein du roster des Blazers.

    Sacramento Kings

    12e Tyrese Haliburton (PG), 40e Robert Woodard II (F), 43e Jahmi’us Ramsey (SG)

    Et si les Kings avaient enfin réussi une draft ! Pas sûr que le front office s’attendait à voir Haliburton descendre aussi bas. Bon choix. Le meneur est de capable de jouer off-ball aux côtés de Fox. Au deuxième tour, les Kings se sont jetés sur deux jeunes prospects avec un potentiel à exploiter. Woodard pourrait rentrer dans le moule d’un 3&D, et Ramsey comme un scoreur en sortie de banc. Espérons que le département de développement des joueurs à Sacto a subi une mise à jour.

    San Antonio Spurs

    11e Devin Vassell (SG), 41e Tre Jones (PG)

    Les Spurs se sont montrés (comme souvent) très discrets durant cette draft. Pour la première fois depuis 1997, ils ont choisi un joueur dans la loterie. Tout cela est donc nouveau pour les texans, et ils ont décidés de se lancer avec l’arrière en provenance de Florida State. Vassell a beaucoup progressé en attaque lors de sa saison sophomore, tout en assurant en défense. Au deuxième tour, la sélection de Jones est une bonne pioche, un vrai winner et une peste en défense. Les Spurs avaient des besoins à l’intérieur mais ont préféré garnir leur backcourt (déjà bien fourni), en attendant de voir ce qu’il va se passer pour DeRozan.

    Toronto Raptors

    29e Malachi Flynn (PG), 59e Jalen Harris (SG)

    Comme d’habitude les Raptors vont transformer ces jeunes prospects en machine de guerre sur le terrain prêt à se battre et à contribuer. Malgré la présence de Terence Davis, Matt Thomas et bien sûr des champions Lowry et VanVleet, le front office a tout de même choisi de sélectionner deux guards. Vont-ils les garder ? Est-ce un plan B ? En tout cas, on a hâte de voir Flynn à l’œuvre sous les ordres de coach Nurse.

    Utah Jazz

    27e Udoka Azubuike (C), 39e Elijah Hughes (SG), Trent Forrest (PG, non drafté, two way contract)

    Le Jazz a choisi l’imposant Azubuike qui a marché sur la NCAA avec Kansas. Son physique et son activité sur le terrain semble avoir séduit les dirigeants pour en faire le backup de Gobert (Tony Bradley a été échangé). Hughes semble être une bonne pioche. Gros scoreur à Syracuse, il peut shooter, driver et jouer par séquence le pick and roll. Le roster étant déjà rempli de jeunes joueurs « inconnus », voici au moins deux joueurs aux CV bien connus.

    Washington Wizards

    9e Deni Avdija (SF), 53e Cassius Winston (PG)

    Le front office des Wizards ne s’attendait pas à voir l’israélien à leur disposition à ce stade de la draft. Pas de remplaçant pour John Wall (Haliburton, Lewis, Anthony étaient disponibles), mais un joueur polyvalent dans les ailes et capable de créer pour ses partenaires. S’il solidifie son tir, c’est tout bon pour Beal & Co. La sélection de Winston est intéressante dans le sens que Washington a besoin de meneur de jeu et aussi de défenseur… On ne peut pas tout avoir, mais ce qui est sûr, c’est que Winston est un winner.