Étiquette : James Harden

  • Les Clippers se payent un Big 4 avec James Harden

    Les Clippers se payent un Big 4 avec James Harden

    C’est le genre de nouvelle qui secoue le championnat NBA comme le snap de Thanos impacte instantanément l’univers tout entier. L’onde de choc est telle qu’elle a fait le tour du monde, chaque fan de basket est passé par toutes les couleurs en même temps – sauf ceux qui avaient la tête ailleurs et qui ont accusé le coup en différé. Quand un joueur majeur traverse le pays pour rejoindre une équipe déjà bien aise, au surlendemain d’une belle victoire à domicile contre San Antonio (+40), c’est très perturbant. Et c’est excitant. Les 76ers de Philadelphie se débarrassent d’un problème qu’ils trainaient comme un boulet depuis cet été, reçoivent essentiellement des joueurs de complément et des assets. Los Angeles se renforce avec une superstar supplémentaire sans céder de pièce majeure – mais non sans dommages. Passé le choc, on se demande si c’est une bonne nouvelle pour les Clippers (certains crient à la catastrophe), si cela change la donne à l’Ouest pour la course au titre NBA, si l’effectif alléchant sur le papier aura une chance réelle de se matérialiser sur le terrain. En tous cas, c’est un rebondissement inattendu et terriblement captivant, comme en produit de temps en temps la ligue américaine, et qui mérite toute notre attention.

    Le cas Harden

    James Harden a toujours été un cas à part dans la constellation NBA. Déjà à OKC, pour ses trois première saisons pro (2009-2012), c’était un sixième homme exceptionnel, qui n’entrait dans aucune case (16,8 points de moyenne sur sa dernière année). C’est d’ailleurs pour ça qu’il est parti – il savait qu’il ne serait jamais reconnu à sa juste valeur dans l’ombre des deux superstars locales, Kevin Durant et Russell Westbrook (seulement 7 matches sur 220 dans le cinq de départ). Il a donc obtenu une issue improbable, un transfert à Houston qui lui a permis de devenir lui-même une superstar incontestée (25,9 points de moyenne dès sa première saison et jusqu’à 36,1 points lors de sa 7ème année) et de signer un contrat historique avec Adidas ($200 millions pour 13 ans). Si on savait qu’il avait le talent et la stature pour devenir le fer de lance d’une équipe NBA, on ne pouvait imaginer le niveau auquel il allait se produire. James Harden a révolutionné l’approche du jeu pour un combo guard, à la fois meneur de jeu et shooteur, en produisant régulièrement des triples-doubles à plus de 30 points, et même jusqu’à 50 points (50 points, 10 rebonds, 11 passes décisives le 13 décembre 2018 contre les Lakers de Lebron James, victoire 126-111). Du jamais vu. Il a donc bien fait de quitter OKC.

    Et Houston, par l’intermédiaire de Daryl Morey (general manager des Rockets), a bien fait de lui confier non seulement le ballon, mais également une carte blanche historique. Malheureusement, cela n’a pas transcendé le palmarès sportif des Rockets, qui n’ont pas réussi à atteindre la finale NBA en huit saisons malgré de nombreuses tentatives avec des configurations différentes (Dwight Howard, Chris Paul et Russell Westbrook sont passés par là). Mais cela a eu son effet. Après deux étapes à Brooklyn puis Philadelphie, James Harden est l’un des rares joueurs NBA (avec Kevin Durant) à avoir toujours non seulement obtenu un salaire maximum, supposé l’engager durablement avec son club, mais à avoir également systématiquement exigé et obtenu un transfert dans un autre club de son choix. Il arrive donc à Los Angeles en conquérant, ayant fait plier les 76ers. Et pour les Clippers, c’est un joueur de calibre MVP, qui reste sur un bilan mitigé avec ses anciens clubs, qui a pu avoir une attitude discutable sur le terrain, mais qui garde toutes ses qualités et peut redevenir avec la motivation retrouvée dans un projet sportif ambitieux. Entouré de trois superstars en forme (Kawhi Leonard, Paul George et Russell Westbrook), James Harden est dans des conditions idéales pour réaliser sa meilleure prestation et décrocher, enfin, le titre NBA tant convoité.

    Les 4 californiens réunis comme des dominos

    Cela ressemble aujourd’hui à un plan machiavélique brillamment exécuté, mais chaque étape relève du miracle. D’abord, il y a eu Kawhi Leonard et Paul George (été 2019), au prix de 6 premiers choix de draft (dans le seul échange avec OKC pour PG, Kawhi débarquant de Toronto en tant que free agent). Kawhi ne serait jamais venu chez les Clippers sans Paul George, c’est donc lui qui a déclenché cet échange improbable. Ensuite, c’est Paul George qui a fait venir Russell Westbrook, puisque c’est à cause de Westbrook que Paul George était resté à Oklahoma City (deux saisons ensemble) au lieu de signer chez les Lakers, comme initialement prévu. Et aujourd’hui, c’est visiblement Russell Westbrook qui a fait venir James Harden (coéquipiers pour la troisième fois après leurs débuts à OKC et leur retrouvailles à Houston). Il n’y a donc aucun souci à se faire, ces quatre joueurs s’entendent parfaitement bien, sont tous originaires de la région et partent immédiatement à la conquête d’un titre de champion NBA. Les Nuggets sont prévenus. Les Lakers aussi.

    Le cas Batum

    En France, le transfert de Nicolas Batum passe mal. Joueur revitalisé depuis son arrivée à Los Angeles en soutien des superstars locales après un passage difficile à Charlotte, le capitaine des Bleus avait juré fidélité à l’autre franchise californienne (après les Lakers) malgré les blessures à répétitions des superstars en question et les déconvenues du club en playoffs. Libre, pas très bien payé par rapport aux tendances du marché, le vétéran bien heureux avait renouvelé sa confiance en cette équipe et en avait été récompensé avec un contrat très correct (23 millions sur deux ans), pensant sincèrement que son pari sportif allait finir par payer. Il visait légitimement une bague avec les Clippers cette saison. Malheureusement, le transfert d’un joueur comme Harden nécessitant une certaine créativité dans l’assemblage des contre-parties, rien de tout ça n’aura pesé suffisamment lourd pour empêcher l’équipe de saisir sa chance. Business is business. Et curieusement, c’est ce contrat honorable bien mérité qui aura servi de monnaie d’échange non seulement pour les Clippers, mais aussi pour Philadelphie. En effet, les 4 joueurs récupérés par Philadelphie (Marcus Morris, Robert Covington et KJ Martin accompagnent Batum vers l’est) sont tous dans la dernière année de leur contrat et peuvent être échangés de nouveau dans 60 jours, ce sont donc des atouts (assets) très intéressants. Ils peuvent servir soit de monnaie d’échange pour obtenir un joueur majeur, soit pour libérer de la masse salariale en vue d’une acquisition l’été prochain. Dans l’intervalle, ces joueurs ont donc deux mois pour se rendre indispensables sur le terrain avec les 76ers, si on leur en donne l’occasion (un temps de jeu correct et un vrai rôle dans une équipe déjà organisée sans Harden, absent, et sans eux).

    Business is business

    Le capitaine des bleus a donc été trahi pour la bonne cause – la possibilité d’aligner 4 superstars, donnant un avantage considérable aux Clippers de Los Angeles dans une course au talent à l’Ouest. Avec Zubac, les californiens ont désormais un cinq de départ capable, s’il fonctionne, de rivaliser avec celui du champion en titre, les Denver Nuggets. Mais également de faire trembler les défenses de toute la ligue, Lakers compris. C’était une opportunité que Steve Ballmer, le propriétaire des Clippers, ne pouvait laisser passer. Son club est all-in, il veut gagner un titre NBA cette année. Les dés sont jetés.

  • Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Et le capitaine James Harden abandonna son vaisseau

    Rédigé par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Cela aurait pu être une belle histoire. Celle d’un sixième homme d’une équipe finaliste ayant pour mission de porter sur ses larges épaules toute une ville vers un nouveau titre, le premier depuis 1995. Si Harden détient désormais à lui seul 90% de records en tout genre de la franchise, il n’a jamais pu atteindre les Finales en huit ans. Mission avortée, et voilà que ce qui était encore impensable il y a un an se concrétise. Le célèbre N°13 a donc quitté le vaisseau des Rockets vers une nouvelle mission à Brooklyn. Prenons ensemble un step back pour revivre les moments marquants de sa période Houston.


    Un trade marquant et des débuts historiques

    Daryl Morey et James Harden lors la présentation face à la presse en octobre 2012. Crédit: AP/ Pat Sullivan

    La nouvelle est officialisée le 27 octobre 2012, quelques mois après avoir perdu en finale face au Heat aux côtés de Kevin Durant et de Russell Westbrook, Harden est un Rocket. Le GM de Houston Daryl Morey peut savourer son deal pour récupérer le meilleur sixième homme de la ligue. Pour se faire, il a fallu lâcher le shooteur (à la mécanique de tir improbable) Kevin Martin, le rookie sélectionné en 12e position de la Draft 2012 Jeremy Lamb, deux futurs choix au premier tour (qui deviendront Steven Adams en 2013 et Mitch McGary en 2014) ainsi qu’un second tour (Alex Abrines en 2013). Morey en est convaincu, il s’agit d’un trade unique qui va faire basculer la franchise texane dans une toute autre dimension après avoir tournée la page T-Mac/Yao.

    « James Harden est un joueur sur lequel nous pouvons construire et continuer à améliorer l’équipe autour de ses compétences. »

    Daryl Morey lors de la conférence de presse d’introduction de sa nouvelle star.

    Sans perdre de temps, le barbu signe une extension (tant voulu) de 80M$ sur cinq ans. Les questions fusèrent : comment un 6e homme pourra-t-il faire face à des défenses plus resserrées ? Comment pourra-t-il réussir sans avoir à ses côtés des stars comme ce fut le cas au Thunder ? Ce qui est certain, c’est que cet échange restera à jamais dans l’histoire de la ligue.

    « Il y aura pour toujours une ligne de démarcation lorsque nous parlerons de l’histoire de la franchise du Thunder: il y a un avant Harden et un après Harden. »

    David Aldridge, journaliste de NBA.com

    Toutes ses questions concernant la capacité de l’arrière de 23 ans de prendre les reines d’une franchise se sont vite estompées après ses deux premières victoires: 37pts et 12pds à Detroit puis 45pts à Atlanta (15/17 aux lancers-francs!). Il devient le scoreur le plus prolifique de l’histoire avec 82 points sur ses deux premiers matchs avec ses nouvelles couleurs, dépassant ainsi Wilt Chamberlain (79pts). Déjà, à l’époque, ces deux performances historiques annoncent la couleur pour la suite de l’aventure de James Harden au sein du vaisseau des Rockets.

    https://www.youtube.com/watch?v=SkfEKKECzGo

    Saison exceptionnelle d’un point de vue individuel : 25.9 pts par match contre 16.8 pts l’année précédente et on tient aussi à souligner le fait que les arbitres, aussi bien que les défenseurs, n’étaient pas prêts pour faire face au phénomène Harden : 10.2 lancers tentés par match contre 4.3 de moyenne en trois saisons avec le Thunder. Ajoutez à cela sa première apparition au All-Star Game en tant que remplaçant à l’ouest et vous tenez là un nouveau franchise player. Seule ombre au tableau, l’élimination au premier des Playoffs face à son ancienne équipe : 2v-4d. Les Rockets étaient aux portes d’un sweep (3v-0d), mais la blessure de Russell Westbrook (merci Pat Beverley) a été un facteur important dans le regain de confiance des texans.

    La saison 1 avec un James Harden encore attiré par le tir à mi-distance, reste positive après trois saisons sans Playoffs, les Rockets sont de retour dans la féroce conférence Ouest. L’avenir de la franchise se reposera bien sur le barbu.


    Un « one two punch » avec Dwight Howard qui tombe à l’eau

    Dwight Howard et James Harden – via USA Today Sports

    Il faut croire qu’un roster composé de Jeremy Lin, de Chandler Parsons et d’Omer Asik ne suffit pas à vous emmener au 2e tour des Playoffs à l’Ouest. Daryl Morey (toujours en quête de superstars), profite de l’ascension d’Harden pour signer le free agent le plus convoité de l’été 2013 : Dwight Howard. Après une saison galère à Los Angeles, c’est une demie-surprise de voir le triple DPOY signer pour 4 ans et 88M$ pour jouer aux côtés d’une étoile montante.

    La première saison du duo est réussie : 54v-28d, soit le meilleur bilan de la franchise depuis 2008 et la fameuse série de 22 victoires de suite de T-Mac & co. James Harden est dans la continuité de ce qu’il a produit lors de l’exercice précédent et « D-12 » semble soulagé de ses douleurs au dos qui l’ont tant handicapé à Los Angeles. Les hommes de Kevin McHale finissent 4e à l’Ouest, pour affronter les Trail Blazers de LaMarcus Aldridge (inarrêtable sur la série) et d’un Damian Lillard dans sa 2e année. Malgré l’avantage du terrain, Houston perd ses deux premiers matchs. Harden se démène pour arracher le Game 3 (37pts, 9rds, 6pds), puis c’est au tour de Dwight Howard de se montrer lors du Game 5 (22pts, 14rds, 3blks). Dans un Game 6 très serré et dans une ambiance électrique, les Rockets vont échouer sur un buzzer beater signé Lillard. Le duo Harden/Howard rentre déjà dans l’histoire des Playoffs en étant témoin de la naissance du phénomène « It’s Dame Time ».


    Malgré un terrible dénouement, tout n’est pas à jeter. Daryl Morey a réellement transformé Houston en un réel prétendant au titre, avec ses deux All-Stars et pour sa 2e saison, Harden est élu dans la 1st All NBA Team. Pour la saison 2014-2015, le GM décide de se débarrasser du pivot Omer Asik, finit avec cette horrible idée de McHale de placer le turc aux côtés de Dwight Howard dans le cinq. En retour, les Rockets récupèrent un ancien de la maison, Trevor Ariza puis quelques semaines plus tard un autre shooteur avec Jason Terry. Pour sa 3e saison dans le Texas, Harden gonfle ses statistiques offensives notamment grâce à l’absence de son pivot star qui manqua la moitié de la saison. L’arrière devient pour la première fois titulaire au All-Star Game (Kobe Bryant étant blessé), il gère toujours autant voire plus le jeu en attaque (27.4pts) tout en alimentant ses shooteurs que sont Ariza, Motiejunas, Terry et Beverley (7pds). Les Rockets consolident leur statut de favoris et tout cela sans leur pivot vedette…

    James Harden en tenant de remplaçant félicitant ses coéquipiers. Credit: Andrew D. Bernstein/Getty Images

    De retour en Playoffs, Harden & co se débarrassent facilement des Mavericks au premier tour en 5 matchs. Le barbu tourne à 28.4pts sur la série avec un joli carton lors du Game 3 remporté à Dallas (42pts, 15/24 aux tirs). En revanche, les demies-finales seront bien plus intéressantes et auront fait couler beaucoup d’encre. Menés 3-1 face aux Clippers version lob city avec Chris Paul et Blake Griffin, les hommes de Kevin McHale ont réussi à renverser la tendance avec notamment un 4e quart-temps de folie lors d’un Game 6 remporté grâce à Josh Smith, Corey Brewer, Trevor Ariza… Et les stars ? James Harden est sur le banc durant tout cette période cruciale et D-12 prend quelques rebonds et affiche un pitoyable 1-6 aux lancers-francs. Un coup de maître de Kevin McHale ? Un message envoyé à sa star ? En tout cas, Harden est bien de retour lors du Game 7 avec 31pts et un détonnant 15/18 aux lancers-francs. Houston devient la 9e équipe de l’histoire à remonter un déficit de 3-1 pour passer au tour suivant.

    La belle aventure fut stoppée net par les Warriors en finale de conférence (1v-4d). Harden qui avait terminé second dans les votes pour le titre de MVP derrière Stephen Curry échoue face à ce dernier. S’il n’a pas démérité avec un Game 4 remporté (45pts, 7/11 de loin), il n’a pu éviter l’élimination avec un très mauvais Game 5 (14pts, 2/11 aux tirs, 12tov). Triste manière de quitter la scène, mais l’évolution est là, les Rockets progressent et Harden semble déjà inarrêtable:

    Saison 2014-15: Joueur ayant le plus de matchs à:

    • 20pts et plus: 62
    • 30pts et plus: 35
    • 40pts et plus: 10
    • 50pts et plus: 2 (égalité avec Kyrie Irving)

    Kevin McHale et James Harden. Credit: Brett Coomer, Houston Chronicle

    La saison 2015-16 devrait être la bonne ! Suite à leur élimination sans saveur face aux Warriors, on attendait des texans remontés, affamés et déterminés. Que nenni ! Les Rockets commencent la saison par 4v-7d. Kevin McHale, qui était en poste depuis 2011, est remercié. Daryl Morey avouera plus tard que l’équipe ne répondait plus à son coach et décida donc de le remplacer par son assistant J.B. Bickerstaff. Harden se montrera plus virulent avec son ancien coach en le traitant de « clown » pour répondre à des propos de McHale concernant le manque de leadership du barbu…

    Les Rockets sont inconstants et les tensions dans les vestiaires empêchent une quelconque amélioration. Le jeu passe encore plus par James Harden (29pts, 7.5pds) au détriment d’un Dwight Howard qui n’a jamais aussi peu tenté de tirs depuis son année rookie (8.5). Sa moyenne de points chute (13.7pts) et son mécontentement augmente. Le vestiaire est scindé en deux et le climat est plus que pesant comme l’évoquait un joueur de l’équipe.

    « A cette époque, le vestiaire de Houston était divisé par une ligne séparant les camps Howard et Harden, et les clans étaient si établis qu’un vétéran de l’équipe a dit un jour à un joueur fraîchement transféré : ‘Quand tu arrives ici, tu dois choisir ton camp.’ »

    Joueur anonyme de Houston via Sport Illustrated

    Les Rockets termineront péniblement la saison avec un bilan équilibré 41v-41d. James Harden établit un nouveau record en terme de ballons perdus (374) sur une saison. Houston sera éliminé à nouveau par les hommes de Steve Kerr en 5 matchs, pourtant orphelins du MVP Stephen Curry. Les ambitions affichées par le duo Harden/D-12 se sont envolées. Les deux hommes ne se parlent plus, ne s’aiment plus. La page doit être tournée pour le bien de la franchise.


    Welcome To Space City

    Mike D’Antoni aux côtés de sa star pour une séance « shooting » pour la saison 2016-2017. Crédit: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Alors que les Warriors viennent de battre le record de victoires en saison régulière (73v-9d), puis récupérer Kevin Durant lors de la folle FA de 2016, les Rockets, eux, semblent avoir fait un pas en arrière après un exercice 2015-16 plus que compliqué.

    Heureusement que Daryl Morey est aux manettes du vaisseau et décide de se baser sur trois règles essentielles pour réussir dans la ligue :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains de la star
    • Règle N°2 : Le spacing
    • Règle N°3 : Le tir extérieur

    Qui de mieux pour respecter ces consignes que le coach emblématique des Suns des années 2000. Avec Mike D’Antoni, finit le jeu poste bas et bonjour le drive & kick, le 3-pts dans le corner et le spacing à outrance. Lors de son introduction, le coach annonce déjà qu’il souhaite placer James Harden dans le rôle de meneur de jeu. Règle N°1 : check.

    Lors de l’intersaison 2016, Harden prolonge pour 118M$ sur 4 ans, Dwight Howard quitte le navire pour signer chez lui à Atlanta. Puis Morey engage des joueurs « D’Antoni compatibles » avec les ex-Pelicans : Ryan Anderson, Eric Gordon. Règles N°2 et 3 : check-check.

    Pour cette saison 2016-17, Houston devient la franchise qui tente le plus de tirs derrière la ligne avec 40,3 tirs en moyenne par match pour la saison 2016-17, soit dix de plus que la saison précédente. Si l’adresse est moyenne (35.7%), Harden & co se placent en 2e position en terme de points marqués avec des cartons contre les Clippers (140-116), les Lakers (134-95) ou encore les Nets (137-112). Toute l’équipe est unie derrière un principe : simplement marquer plus de points que l’adversaire (140-130 vs Minnesota).

    Le barbu s’éclate avec son nouveau coach. Il entasse tous les records inimaginables. Il dépasse la légende Hakeem Olajuwon pour le nombre de triples doubles avec les Rockets (29pts, 11rds, 13pds vs Pelicans) et devient le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à afficher une ligne de statistiques de 50-15-15 (53pts, 16rds, 17pds vs Knicks), pour ensuite devenir le seul joueur de l’histoire à réaliser une telle performance une deuxième fois (51pts, 13rds, 13pds, vs Sixers). Il s’agit tout simplement de sa meilleure saison en terme de statistiques brutes: 29.1pts, 8.1rds, 11.2pds


    Game 5: Manu Ginobili contre James Harden donnant ainsi la victoire des Spurs en porlongation pour mener la série 3-2. Eric Gay/Associated Press

    Une saison historique qui s’est terminée d’une manière cauchemardesque. D’abord sur un plan individuel, Harden est relégué à la 2e place pour le trophée de MVP derrière la machine à triple double Russell Westbrook, et ce, malgré un bilan collectif bien plus flatteur pour le barbu (55v-27d contre 47v-35d). Harden ne manqua pas l’occasion de se venger en éliminant le Thunder au premier tour (4v-1d).

    Tout s’effondra au 2nd tour contre les éternels San Antonio Spurs. Après un Game 5 perdu en prolongation (merci Gino!), Harden réalise sa pire performance de la saison au plus mauvais moment lors d’un Game 6 perdu de 39 points à domicile. Avec seulement 10pts et 2/11 aux tirs, Harden ne peut que réaliser l’écart de niveau entre la saison régulière et les Playoffs. Sans oublier qu’en face, Kawhi Leonard était absent.


    Les renforts arrivent

    Chris Paul, James Harden et PJ Tucker savourant une victoire sur le banc de touche. Image via Getty/Rocky Widner/NBAE

    La violente élimination contre les Spurs a mis en évidence le manque de playmakers dans le roster. Harden ne peut pas être en charge de la création 100% du temps. Morey va donc modifier sa première règle :

    • Règle N°1 : La balle doit être dans les mains DES stars

    Après avoir prolongé pour le deuxième été de suite Harden pour 160M$ et 4 ans, le GM de Houston récupère dans un méga-deal le meneur All-Star Chris Paul en échange de Patrick Beverley, Lou Williams, Montrezl Harrell, Sam Dekker, Darrun Hilliard, Kyle Wiltjer, DeAndre Liggins, un 1er choix de draft, et de l’argent. Le propriétaire des Rockets de l’époque annonce clairement les ambitions :

    «Nous pensons que combiner deux des plus grands joueurs de la ligue, James Harden et Chris Paul, opérant dans le système de Coach D’Antoni, nous donne une équipe calibrée pour le titre et qui rivalisera au plus haut niveau pour les années à venir.»

    Leslie Alexander via NBA.com

    Autre signature qui semblait anecdotique à l’époque mais qui restera gravée dans les mémoires des fans de la franchise, celle de PJ Tucker en provenance de Toronto. L’intérieur correspond parfaitement au profil tant apprécié par D’Antoni de petit intérieur capable de tirer à3-pts dans le corner.

    Pour cette saison 2017/2018, l’équipe tourne à plein régime en dépassant la moyenne des 42 tirs de loin tentés par match et domine même la conférence Ouest. Sur les trois confrontations en saison régulière contre les Warriors, les Rockets engrangent deux victoires (Harden étant absent lors de l’unique défaite). Pour la première fois premier à l’Ouest avec un bilan de 65v-17d, cette équipe vient tout simplement de réaliser la meilleure saison régulière de l’histoire de la franchise.

    De son côté, Harden continue sa moisson de records (points, triple double…). On retiendra sa performance surréaliste face au Magic (60pts, 11pds, 10rds). Jamais un Rocket n’avait autant scoré sur une rencontre. La présence à ses côtés de Chris Paul ne l’empêche pas de gonfler ses statistiques offensives en devenant cette saison le meilleur scoreur de la ligue avec 30.4pts de moyenne avec 10 tirs à 3-pts tentés par rencontre (36.7% de réussite).


    Privé de Finales NBA: James Harden à la fin du Game 7 perdu contre les Warrirors. Credits: Troy Taormina-USA TODAY Sports

    Après avoir écarté sans trop de difficultés les Timberwolves (4-1) puis le Jazz (4-1), Houston retrouve 3 ans après les Finales de Conférence, et pour que l’histoire soit encore plus dramatique, nous avons le droit à la revanche de 2015 : Rockets vs Warriors. Houston s’était préparé toute la saison. L’équipe attendait ce moment depuis le début du training camp. Cet affrontement s’annonçait dantesque ! Le duo Harden-Paul fonctionne parfaitement bien, et semble prêt pour défier les triples champions en titre de la conférence.

    Et tout semblait bien parti. Houston menait la série 3-2 avec l’avantage du terrain. Les Rockets ont surpris leurs adversaires en serrant la vis en défense, limitant ainsi les hommes de Steve Kerr à 92 et 94 points pour les Game 4 et 5. Chris Paul gère l’attaque, Harden joue son rôle d’aimant à défenseurs et c’est Eric Gordon qui en profite pour perforer la défense adverse. Puis le sort s’est acharné sur les texans avec la blessure aux ischios-jambiers pour Chris Paul, l’empêchant ainsi d’être en tenue pour les Game 6 et 7. Malgré les performances du barbu (32 points lors des deux derniers matchs), et une avance de 19 points à la mi-temps du Game 7. Les hommes de Mike D’Antoni trouvèrent le moyen de rater 27 tirs à 3-pts de suite et de perdre la rencontre. Éliminé à nouveau aux portes des Finales, Harden a néanmoins pu se réconforter avec l’obtention du titre de MVP de la saison.


    Le « Harden One Man Show »

    James Harden lors d’une victoire incroyable chez les Warriors. Photo by Noah Graham/NBAE via Getty Images

    Éliminés aux portes des Finales, le front office des Rockets croient toujours en cette équipe en signant un nouveau contrat à son meneur Chris Paul pour un chèque de 160M$ pour 4 ans. Toujours en quête de stars, Daryl Morey signe Carmelo Anthony en août 2018.

    Le début de saison est plus que laborieux. L’expérience Melo s’arrête prématurément en novembre et la franchise affiche un bilan de 11v-14d après une défaite contre les Mavericks le 8 décembre 2018. C’est alors que le Barbu passe en mode « chef » pour ramener son équipe aux sommets de la conférence Ouest et sans Chris Paul qui manqua 17 matchs entre décembre et janvier.

    Pour preuve ! En plus d’avoir ramener les siens dans le match après avoir compté près de 20 points de retard, Harden rentre un incroyable Game Winner en prolongation chez les double champions en titre !

    https://www.youtube.com/watch?v=L2g4RtMj2Ss

    Harden réalise la saison la plus prolifique d’un point de vue offensif avec deux matchs à 61 points (contre les Knicks et contre les Spurs). L’arrière de Houston bat encore et toujours des records qui n’existaient pas. Il a scoré au moins 30 points contre les 29 autres équipes de la ligue, et termine pour la deuxième année de suite meilleur scoreur de la ligue avec 36.1pts de moyenne. Un seuil jamais atteint depuis Michael Jordan en 1987 (37.1pts). Toujours en compagnie de « MJ », Harden est le 2e joueur de l’histoire à enregistrer au moins 2700 points, 500 rebonds et 500 passes.


    Chris Paul et un James Harden aux yeux rouges marqués par une série intense et physique contre les Warriors. Photo by Bill Baptist/NBAE via Getty Images

    Malgré un premier tour assuré face au Jazz (4-1), la collection de records du barbu s’épaissit lors d’un match de Playoffs, mais cette fois avec le plus grand nombre de tirs manqués de suite avec 0-15 lors du Game 3 dans l’Utah. Les texans se retrouvent une nouvelle fois face à sa bête noire : les Warriors. Loin d’être ridicule, Houston égalise la série 2-2, mais le Game 5 vient confirmer les éventuelles tensions entre les deux leaders texans. Paul et Harden ne semblent plus sur la même longueur d’onde et les Warriors en profitent pour clôturer la série en six rencontres, malgré l’absence de Kevin Durant lors du Game 6. Les Warriors ont envoyé Harden & co en vacances quatre fois en cinq ans…

    Harden compile les records en saison régulière et les apparitions dans la 1st All NBA Team, termine à nouveau 2e dans les votes pour le titre de MVP, mais échoue continuellement à emmener son équipe vers le titre. Les défaillances des Rockets sont criantes, l’ambiance s’est dégradée, et quelque chose se prépare en coulisse pour bousculer tout cela…


    la réunion avec Westbrook

    James Harden heureux de rejouer avec Russell Westbrook lors d’un match de présaison à Tokyo contre les Raptors. Credits: Jae C. Hong/Associated Press

    Comme avec Dwight Howard, le mariage Harden/Paul s’est détérioré et Daryl Morey n’a pas d’autres choix que de se séparer de son meneur vedette de 33 ans. C’est en juillet 2019, lors d’une FA déroutante, que le GM actionne un trade entre contrats de mammouths, pour envoyer Chris Paul au Thunder avec plusieurs choix de draft pour récupérer l’ami et ancien coéquipier Russell Westbrook. Un move qui satisfait le barbu mais qui est loin de faire l’unanimité au sein du staff des Rockets.

    Un début de saison laborieux pour l’équipe, pour les deux stars qui se marchent sur les pieds et sans oublier les affaires avec la Chine. La défense des Rockets est digne des pires défenses made in All-Star Game de l’histoire (159-158 contre Washington fin octobre 2019 avec 59pts pour Harden). Et pour ne rien changer, Harden ne s’arrête pas de cumuler les exploits offensifs avec 60 points contre les Hawks en seulement 31 minutes. Quelques jours plus tard, le 13 décembre, il devient le premier joueur de l’histoire à enchaîner deux matchs consécutifs à 50 points et 10 tirs à 3-pts inscris (55pts à Cleveland, et 54pts à Orlando). Au 1er janvier 2020, James Harden est le joueur ayant le plus scoré sur la dernière décennie avec 19 578 points.

    Le reste de la saison est pour le moins délicate dans son ensemble avec la disparition de Kobe Bryant le 26 janvier 2020 et l’arrêt de la saison à cause de la COVID-19 le 12 mars 2020.


    La Bulle d’Orlando

    James Harden arborant un t-shirt avec le message « Black Lives Matter ». Credits: Pool via Getty Images

    De retour sur les parquets en août, Harden reprend ses bonnes vieilles habitudes, c’est à dire, les records ! Avec 49 points dans la victoire en prolongation contre les Mavericks, le N°13 devient le 2e meilleur scoreur de l’histoire des Rockets. Pour la troisième saison consécutive, il s’adjuge le titre de meilleur scoreur de la ligue avec 34.3pts de moyenne. Mais rien ne change une fois les Playoffs arrivés.

    Après un premier tour étonnamment laborieux face au Thunder de Chris Paul (4-3), et malgré un Game 1 réussi face aux Lakers (112-97), Harden a encore une fois échoué dans sa quête du titre. A ses côtés, Westbrook semble diminué et ne parvient pas à aider son « ami » (10pts en 35′ dans le Game 5). Il n’a fallu que cinq matchs pour que LeBron James et Anthony Davis pour envoyer Houston en vacances. Pas de titre NBA, mais Harden figure toujours parmi les votes pour le MVP et dans les All-NBA Team. Le scénario se répète…


    La fin de l’histoire

    James Harden réagissant à une décision arbitrale lors d’une rencontre en janvier contre les Lakers. Credits: Mark Mulligan/Houston Chronicle via AP

    Bonne nouvelle ! L’histoire ne se répétera pas pour Harden et les Rockets pour la saison 2020-21. Mauvaise nouvelle, Harden veut quitter le navire. Après les départs successifs de Mike D’Antoni, de Daryl Morey, les stars Russell Westbrook et James Harden réclament un trade deux jours avant la draft. On ne va pas revenir sur les épisodes houleux avant la saison avec un James Harden festif et en surpoids, et la manière dont il a protesté les décisions prises par le nouveau Front Office. Il va refuser une offre de prolongation en novembre et se présentera en retard pour le training camp et le début de la pré-saison.

    Le 3 décembre, Russell Westbrook est échangé contre John Wall. James Harden est toujours sur le pont mais ne souhaite plus diriger le navire malgré l’arrivée de nouveaux matelos (John Wall, DeMarcus Cousins, Christian Wood). Le barbu ne cherche même plus à montrer son mécontentement vis à vis de cette situation. Il sera finalement échangé dans un deal à quatre équipes le 13 janvier à Brooklyn pour former un Big Three détonant avec Kyrie Irving et Kevin Durant.


    Des débuts tonitruants pour une fin en eau de boudin. Ces huit années auront été riches en records en tout genre. Intenable en saison régulière puis incapable de remporter la conférence Ouest, le chapitre Harden restera incomplet. La franchise texane a tout mis en œuvre pour contenter sa star. Mais le chef Harden ne veut plus cuisiner pour les Rockets. Une toute nouvelle mission l’attend à l’autre bout du pays.

  • Trade de James Harden : analyse pour chacun des camps

    Trade de James Harden : analyse pour chacun des camps

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après une longue saga pleine de rebondissements à tous les étages vient le point final : James Harden est échangé dans un blockbuster trade mêlant 4 équipes et atterrit aux Brooklyn Nets, où il rejoint son ancien coéquipier Kevin Durant et Kyrie Irving. Un nouveau Big Three s’installe en ville.
    Mais posons-nous quelques instants pour analyser ce trade…


    Brooklyn Nets

    Départs : Caris LeVert, Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour (2022, 2024, 2026), 4 picks de draft swaps (2021, 2023, 2025, 2027)
    Arrivées :
    James Harden
    Note : B

    B comme Brooklyn. B parce qu’on doit attendre et que ça reste un coup de poker.

    D’un côté, on a la vision d’un mouvement vraiment fou. Récupérer James Harden sans lâcher Kyrie Irving ? Impensable il y a quelques semaines voire quelques jours si on écoutait les insiders.
    La vision d’un Big Three Durant/Harden/Irving fait saliver certains fans et rager d’autres. Preuve irréfutable qu’un trade gigantesque vient d’être produit.

    Mais concrètement, qu’est-ce qu’on sait de ce Big Three ?

    La première question qui va être posée va être la suivante : pourront-ils cohabiter ? Un ballon pour 3 superstars comme eux, n’est-ce pas trop peu ?
    Plusieurs éléments de réponse peuvent être apportés d’un point de vue moral, mais concentrons-nous sur les statistiques avec un tableau qui va résumer le propos :

    Statistiques avancées du Big Three de Brooklyn sur les 5 dernières années

    On peut constater un premier point qui mérite d’être soulevé, même si il est loin d’être surprenant : les trois adorent avoir le ballon en main. Avec un taux d’usage moyen de plus de 30%, Steve Nash risque de passer quelques nuits blanches à trouver une alchimie en termes de répartitions de possessions. Cependant, une approche plus globale va nous permettre d’introduire l’élément clé de cette équipe : Kevin Durant.

    Qui a convaincu Kyrie de venir aux Nets ? Kevin.
    Qui a convaincu Harden de venir pour se rappeler les bons moments du temps d’Oklahoma City ? Durant.
    C’est le maître à bord, celui qui lie tout le reste, et plus important encore, le moins « égoïste » des 3.
    Avec 52.4% de ses paniers issus d’une passe décisive lors des 5 dernières années, il dépasse de loin ces coéquipiers stars. De plus, seulement 14.1% de ses tirs depuis 2016-17 viennent de situations où « KD » a dribblé plus de 7 fois, contre 33.1% où il ne dribble pas du tout.
    Il n’a pas peur de sacrifier des possessions pour le collectif, il sait ce qu’il faut faire pour gagner.

    Plus létal, plus collectif, il est celui qui va lier Kyrie Irving et James Harden en leur donnant le ballon. Il est également celui qui a le plus d’expérience en termes de titres et de superteams, il sait gérer un effectif rempli de stars.
    Problème d’égo ? Venant de lui, impossible, mais Nash et lui devront trouver rapidement un moyen de faire cohabiter Irving et Harden, c’est le défi numéro 1. Si Brooklyn réussit à devenir un rouleau compresseur, on ne devrait pas oublier de remercier Durant côté Nets.

    Mais d’un autre côté, on affaiblit considérablement le banc avec la perte de LeVert, Allen, Waller-Prince et Kurucs.
    Le duo Caris LeVert – Jarrett Allen constituait probablement l’un des meilleurs binômes remplaçants de la ligue alliant la justesse technique de LeVert et l’efficacité d’Allen.

    Le pivot avait même réussi à détrôner DeAndre Jordan du 5 de départ au bout de quelques matchs. Et ce remplacement assez récent interroge… Coach Nash n’a pas apprécié l’impact de Jordan et a jugé nécessaire de le mettre sur le banc. Mais maintenant que Jarrett Allen est parti, quelles rotations vont être utilisées à l’intérieur ? L’arrivée de James Harden peut-elle décaler « KD » sur des minutes en temps de pivot ? Est-ce que DeAndre Jordan fera son retour dans le cinq de départ ?
    Avec une rotation faible en qualité (DeAndre Jordan, Jeff Green, Reggie Perry, Nicolas Claxton), les Nets se retrouvent en mauvaise posture, là où Allen équilibrait l’équipe.

    Le dernier point que l’on pourrait aborder est la perte des picks de draft. Condition sine qua non pour les Rockets, l’introduction de nombreux picks de draft fait parler, et rappellent de mauvais souvenirs côté Nets. Mais là encore, les avis peuvent être divisés en deux camps : si le projet fonctionne, même sans rookies, ils pourront toujours compléter l’effectif avec des joueurs expérimentés au salaire minimum en quête de titre, l’attractivité du Big Three s’occupera du reste. Si le projet échoue, le manque de picks pour renouveler l’effectif en termes de talent pourrait faire se faire sentir, et le trade d’une star du Big 3 serait un moyen d’en récupérer…

    Tout repose dans les mains des Nets.

    Houston Rockets

    Départs : James Harden
    Arrivées : Victor Oladipo, Dante Exum, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour provenant de Brooklyn (2022, 2024, 2026) , 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 4 picks de draft swaps avec Brooklyn (2021, 2023, 2025, 2027)
    Note : A

    On pourrait inventer un dicton : « Là où Russell Westbrook passe, reconstruction il y aura. ».
    En tout cas, les Wizards seraient prévenus.
    Il faut dire que les Rockets et le Thunder possèdent désormais à eux deux 34 picks de draft entre la draft 2021 et 2027. 34 picks. Quasiment 5 picks par draft. De la pure reconstruction !
    Et quelque chose nous dit que les Rockets n’ont pas encore fini, notamment avec les envies de départ de P.J. Tucker…

    En tout cas, félicitations aux Rockets pour s’être sorti de cette impasse avec James Harden. Certes, la perte est énorme, mais tout le monde savait que la situation ne pouvait plus durer.
    Il est clair qu’on aurait pu avoir une meilleure contrepartie du côté de Houston en provenance des Nets, mais ils n’étaient clairement pas en position de force. Que ça soit avec Caris LeVert (envoyé à Houston dans un premier temps) ou avec Victor Oladipo, Houston est gagnant.
    Avec 4 premiers tours de draft en plus dans les années à venir, ils braquent le stock de Brooklyn.

    Évidemment, dans le pire des cas, Brooklyn bâtit une dynastie et les picks seront très bas, pas forcément dans l’intérêt des Rockets…
    Mais imaginons un cas un peu plus mesuré. L’entente du Big Three et l’arrivée de James Harden ne convient pas, possiblement Houston se retrouvera avec des picks placés proches de la loterie, et potentiellement dans la loterie, sans forcément aller dans l’extrême avec le cas de Boston il y a quelques années. Trade up, valeur marchande, steals à la draft, ces multiples picks sont parfaits pour une reconstruction.

    L’arrivée de Victor Oladipo reste parfaitement dans le thème : on prend un joueur avec une bonne valeur, dans un contrat finissant, on observera les offres à la trade deadline, et si jamais rien n’intéresse le front office, il libérera du cap à l’intersaison, toujours cette idée de reconstruction.
    Mais l’idée d’avoir un cinq « revanchard envers la vie » avec John Wall, Victor Oladipo, Jae’Sean Tate, Christian Wood et DeMarcus Cousins peut donner un spectacle sympathique !

    Concernant l’arrivée de Dante Exum et Rodions Kurucs, très difficile de les voir avoir un rôle à Houston, même si le premier, en cas de départ d’Eric Gordon par exemple, pourrait avoir une chance d’intégrer la rotation et de retrouver une gloire passée après des années de blessure…

    Mais dans l’ensemble, un sentiment de soulagement et de tristesse s’empare de la Space City. On vient de perdre l’un des meilleurs joueurs de la franchise, mais la situation était devenue trop tendue, presque invivable et on ne peut pas reprocher à James Harden de ne pas avoir tout donné pour la ville de Houston.
    Place maintenant à la reconstruction !

    Cleveland Cavaliers

    Départs : 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 2nd tour de draft 2024 de Cleveland
    Arrivées : Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince
    Note : A+

    Le casse de ce trade ? Si certains doutaient du départ d’Andre Drummond, ce mouvement risque d’achever leur espoir.
    À quelques mois de la fin du contrat du pivot double All-Star, Cleveland vient d’acquérir Jarrett Allen en provenance des Nets. C’est un transfert terriblement intelligent, avec l’un des pivots les plus en vues de ces derniers mois. Meilleur que DeAndre Jordan à Brooklyn, il a commencé sur le banc avant de le surpasser. Coach Bickerstaff aura un choix à faire, et il ne serait pas étonnant de voir Allen titulaire d’ici quelques semaines.

    Meilleur dans l’ensemble, doté d’excellentes mains, plus impactant, plus jeune, moins gourmand, Jarrett Allen possède le profil que les Cavaliers espéraient. Sa collaboration avec un meneur de jeu gestionnaire comme Darius Garland va poser d’énormes problèmes aux défenses adverses.
    Problème ? Il arrive à la fin de son contrat rookie. Étant donné son rendement incroyable, un gros contrat l’attend. On parle actuellement d’une somme autour de 20 millions/saison. Cher ? Oui. Mais c’est 8 millions de moins que Drummond.

    Alors le départ d’Andre Drummond se fera peut-être avant la fin de son contrat. On parle de Boston principalement, grâce à leur trade exception de 28.5 millions de dollars, en quête de renforcement à l’intérieur.

    Le départ de Dante Exum est assez malin, étant donné qu’il n’a joué que 30 matchs sous les couleurs de Cleveland, sans vraiment convaincre et en prenant beaucoup de minutes au backcourt Sexton-Garland sans vraiment impacter le jeu. L’acquisition d’un vrai joueur de banc comme Taurean Waller-Prince (26 ans) ajoute une nouvelle dimension aux Cavs, surtout avec les pertes fréquences sur blessure de Kevin Love.

    Mais le plus gros point pour les Cavaliers dans cet échange, c’est leur contrepartie, ridiculement faible. Ils envoient un second tour de draft et un 1er tour de draft de Milwaukee. Milwaukee ou l’équipe qui ne devrait pas descendre en dessous du 20ème pick avant un bon moment avec la signature sur long terme de Giannis Antetokounmpo.
    Bien évidemment, ces picks pourraient donner un futur All-Star, mais la probabilité est très faible.

    Vrai vrai coup de maître de la part des Cavaliers, en récupérant leur pivot du futur avec le futur départ d’Andre Drummond et un joueur de rotation expérimenté contre deux picks de draft sans grosse valeur.
    Respect.

    Indiana Pacers

    Départs : Victor Oladipo
    Arrivées : Caris LeVert, 2nd tour de draft 2024 de Cleveland
    Note : B+

    On pensait que Victor Oladipo et les Pacers étaient passés à autre chose depuis les nombreuses rumeurs qui l’envoyait à Miami lors de la dernière intersaison. Et bien… Pas totalement… Puisque Indiana sort, à l’instar de Cleveland, s’introduit dans ce trade avec l’idée de dénicher la bonne affaire…

    C’est chose faite avec l’arrivée de Caris LeVert en provenance de Brooklyn, contre Victor Oladipo.
    Considéré comme l’un des 6èmes hommes les plus forts, il va apporter à Indiana deux ingrédients forts : de la polyvalence et de la stabilité. Tout en se séparant d’Oladipo et de son contrat finissant, les Pacers récupèrent un homme en forme avec un contrat sur 2.5 saisons.

    Certes, l’impact de Caris LeVert ne devrait pas être celui d’Oladipo à la « grande époque », mais ce temps est révolu, et malgré un regain d’énergie de la part de l’ex-franchise player des Pacers cette année, la séparation était inévitable, que ce soit par un trade ou lors de la Free Agency à venir.
    Mais leur impact sur le jeu est plus ou moins équivalent :

    On se souvient qu’il avait été drafté par les Pacers en 2016 avant d’être échangé dans le trade de Thaddeus Young quelques jours plus tard.
    Aujourd’hui, on va sûrement imaginer un rôle de scoreur comme pouvait avoir T.J. Warren avant sa blessure au pied. Directement dans le 5 de départ ? En tant que sixième homme comme aux Nets ? Difficile de se projeter, mais l’absence de Warren et le départ d’Oladipo laisse un vide au niveau des titulaires que Nate Bjorkgren risque de combler avec LeVert.
    Quand on voit les performances qu’il a su produire avec les absences de Kyrie et « KD » l’an passé et cette saison, on doute beaucoup moins de ce qu’il pourra apporter à un effectif déjà bien fourni !

    L’association Brogdon/LeVert sur le backcourt des Pacers risque d’apporter un souffle nouveau à Indiana. En compilant à eux deux 13.5 passes par match sur ce début de saison, il s’impose théoriquement comme l’un des backcourts les plus prolifiques de la NBA, pouvant parfaitement alimenter un joueur comme Domantas Sabonis, notamment sur les phases de pick & roll. Cependant, un problème va se présenter : Caris LeVert sans ballon, c’est… très moyen !

    Coach Bjorkgren devra donc satisfaire un duo carnivore (54.7 d’USG% combinés) tout en ayant en tête que l’efficacité de LeVert sans ballon est à prouver, tant elle est très mauvaise. Avec près de 60% de ses points marqués sur des drives cette année, Caris LeVert connait ses forces, mais devra s’adapter à un effectif plus collectif, moins bâti sur la performance individuelle.

    Cependant, en réalisant ce bon coup, les Pacers se rapprochent de plus en plus de leurs espérances, et allié à leur bon début de saison, ils deviennent un peu plus sérieux dans la course aux contenders sur les prochaines années.


    C’est probablement l’un des rares trades de ces dernières années où tous les camps s’en sortent bien : James Harden est parti former l’un des trios les plus attendus de l’histoire, cette histoire est enfin finie, la NBA va pouvoir se consacrer au sport en attendant, qui sait, un nouveau blockbuster trade à analyser (coucou Bradley)…

    Sources : Sports Reference, The Athletic, ESPN, NBA.com, Spotrac, RealGM.

  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Houston Rockets – LA Lakers : débrief d’un Game 1 surprenant…

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Après une analyse du Game 1 entre Bucks et Heat, direction… Orlando pour la confrontation entre les Houston Rockets et les Los Angeles Lakers, soldée par une victoire des Texans à la surprise générale, eux qui sortaient d’une confrontation compliquée face à Oklahoma City. Retour sur un 1er match qui peut en dire long sur cette série !


    Article à lire : Comment le Miami Heat a-t-il gagné le match 1 face aux Bucks ?


    Les Lakers battus… dans la raquette… mais pas que !

    Aussi surprenant soit-il, Los Angeles a connu une soirée compliquée dans la raquette. Et personne ne pouvait prévoir la physionomie de ce match, car Houston a marqué plus de points dans la raquette que Los Angeles, et ça c’est fort.

    Il faut dire que les différentes confrontations avant ce match avaient vus les Lakers dominer outrageusement les Rockets dans la raquette avec un écart de plus de 13 points dans ce domaine (3 matchs joués avant ce Game 1).

    Mais depuis les playoffs, Houston est clairement transformé. Les séquences offensives sont moins axées sur le tir à 3 points et plus posées sur du jeu demi-terrain. Le résultat est sans appel, les statistiques en playoffs sur les tirs dans la raquette grimpent.


    Tableau représentant les points marqués et encaissés des deux équipes dans la raquette, en saison régulière et en playoffs.


    Encore plus impressionnant, Houston s’impose comme l’une des équipes les plus fortes sur le jeu intérieur depuis le début des playoffs, même devant les Lakers, qui possèdent un des ex-candidats au Défenseur de l’Année nommé Anthony Davis. Alors forcément, quand on affronte le Thunder au 1er tour, ça aide. Mais les 40 points encaissés face aux Lakers expriment une volonté d’être plus agressifs, et corrigent énormément les faiblesses défensives du groupe texan accumulées durant la saison régulière.

    Offensivement, l’équipe de James Harden n’a quasiment rien forcé, profitant du match très faible de l’adversaire pour se projeter vers l’avant et jouer le jeu, avec simplicité. De manière générale, Houston n’a pas été vraiment rayonnant offensivement, mais ils ont fait ce qu’ils savent faire.

    Profitant des 17 ballons perdus par les Lakers, ils se sont procurés de multiples occasions. Les 27 points issus des pertes de balles adverses, pire total des playoffs pour « LA », sont un excellent indicateur du faible niveau proposé par Los Angeles et de la manière dont Houston a su en profiter.

    Savez-vous contre qui les Lakers ont encaissé le plus de points sur pertes de balle cette saison (hors playoffs) ? Houston bien sûr, durant les seeding games 1 , avec 36 points inscrits par les Texans !
    Simple coïncidence, ou véritable épine pour l’équipe californienne ? Difficile à dire, cependant les 1,54 points par possession 2 sur perte de balle pour les Rockets doivent actuellement donner des sueurs froides au coach Vogel.

    Un manque total d’efficacité a frappé les Lakers, avec un peu moins d’un point par possession (0,99) sur le match, contre 1,11 de règle générale.
    Catastrophique au niveau du tir, avec un eFG% 3 de 48.8, Los Angeles ne pouvait pas espérer une victoire, surtout avec un faible 9/24 aux tirs pour eux quand ils furent complètement ouverts (sans aucun défenseur pour les gêner).

    Avec 0,80 points par possession à la suite d’un panier inscrit par Houston, LeBron & compagnie n’ont jamais vraiment mis la pression sur Houston, malgré 3 premiers quart-temps plus ou moins serrés…

    Houston Rockets, maîtres du temps

    Une des caractéristiques majeures de ces deux équipes reste la vitesse de jeu. Houston et Los Angeles font partie des équipes jouant le plus rapidement de la NBA. Entre les transitions de LeBron et celles de James Harden, les 2 équipes devaient se rendre coup pour coup sur un rythme effréné.

    Sur le papier tout du moins, car les Rockets ont joué différemment ! En alternant énormément entre transition et jeu placé, ils ont pris de court des Lakers un peu perdus sur un rythme qui ne leur convenait pas. C’est une stratégie qui avait déjà fonctionné pendant la victoire des Rockets lors du seeding game.

    Avec une moyenne de 15,7 secondes par possession sur le Game 1, Houston explose totalement sa moyenne de saison (13,2 secondes) ! Sur un rythme plutôt lent, ils ont quasiment endormis et pris à contre-pied des Lakers sûrs de leur coup et portés vers l’avant (13,5 secondes par possession, soit -0,5 sur leur moyenne), probablement responsables de ces 17 pertes de balle.


    Tableau représentatif des différents tirs où Houston excelle, comparant la saison régulière et le match n°1 face aux Lakers


    En témoigne directement le tableau ci-dessus, on remarque que Houston a levé les pieds sur les tirs rapides, divisant quasiment par 2 le nombre de possessions finissant par un tir pris en moins de 10 secondes.
    Mais ce « ralentissement » du jeu n’a pas poussé les porteurs de balle comme James Harden à monopoliser le ballon pendant 20 secondes. Le nombre de tirs après plus de 7 dribbles sont restés plus ou moins équivalents à ceux enregistrés durant la saison.

    Des Rockets plutôt patients, plus collectifs, plus sereins, et qui ont été dans le contrôle quelques jours seulement après un Game 7 stressant face à Oklahoma City.
    C’est la clé du match. La patience a joué un rôle énorme dans la victoire des Texans.

    James Harden en mode patron

    Si on peut attribuer le mérite de la victoire au collectif des Rockets, impressionnants de réalisme et d’efficacité, et si Robert Covington (defensive rating de 90.4 4 en 39 minutes de jeu) ou Eric Gordon (11 points dans le dernier quart-temps) ont été vraiment importants, un joueur est sorti du lot : James Harden.

    Il faut croire que le contre sur Luguentz Dort a libéré la bête et l’a rempli de confiance. Véritable responsable du maintien des Rockets en tête durant le match, gestionnaire quasiment parfait sur le rythme, il est l’artisan de cette victoire.


    James Harden au dunk face à LeBron James (n°23 des Lakers), dans une victoire 112 à 97 des Rockets.
    © Photo par Jesse D. Garrabrant / GETTY IMAGES


    25 points sur la première mi-temps. 36 au final. 12/20 aux tirs. Des séquences défensives convaincantes, notamment sur Anthony Davis au poste bas.
    Il a su contrôler le groupe à un moment où Russell Westbrook était très frustré de certaines de ses actions.

    Cependant, il n’a pas pu stoppé « AD » indéfiniment, encaissant 11 des 25 points du joueur des Lakers en moins de 4 minutes de confrontation directe.
    « The Brow » a été le point faible d’une défense collective quasiment parfaite, point qu’il faudra régler pour Houston et exploiter pour Los Angeles…

    Quelques notes sur la 1ère confrontation…

    • Le meneur de jeu des Lakers, Rajon Rondo, est revenu sur les parquets pour la 1ère fois depuis le 10 mars. 24 minutes pour lui dans le G1, avec 8 points, 3 rebonds et 4 passes. Classic Rondo. Enfin statistiquement…
    • Les 25 points de James Harden en 1ère mi-temps se classent à la 2ème place des plus grosses performances sur une première mi-temps dans ces Playoffs. A noter que ses 11 lancers-francs tentés sur cette même période constituent le 3ème plus gros total sur une première mi-temps. L’ancien podium était occupé par… 3 joueurs des Lakers (LeBron + Davis x2) lors de leur série face à Portland !
    • Les Los Angeles Lakers perdent ainsi leur premier match dans chacune de leurs séries jouées. C’est arrivé 3 fois dans leur histoire, et pour la première fois depuis l’exercice 2010/11 (Hornets puis Mavericks). A chaque fois, ils n’ont pas dépassé le second tour des playoffs ! Fin de série ?
    • Dallas, Indiana, Miami, Oklahoma City, Toronto et Utah ont chacun réalisé un match avec 3 joueurs à plus de 20 points durant ces playoffs.
      Houston vient d’achever son 3ème match dans ces conditions, avec 5 joueurs différents dans les 3 performances (Harden, Westbrook, Gordon, House, Green). Isolation Harden n’est-ce-pas ?

    Sources : NBA.com, inpredictable, Basketball Reference, ESPN, RealGM.

    Lexique :

    1. Les seeding games : matchs joués à Disney (Orlando) le mois passé afin de définir les places pour les Playoffs et pour la lotterie NBA. Chaque équipe présente à Disney a joué 8 seeding games.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. L’effective field goal percentage (ou eFG%) : statistique calculée en prenant en compte le fait qu’un panier à 3 points est 1,5 fois plus important qu’un panier à 2 points. Plus l’équipe est adroite à 3 points, plus son eFG% sera élevé. La moyenne pour les équipes NBA est de 52-53%.
    4. Le defensive rating (ou DRtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité défensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
  • Clutch Action #1

    Clutch Action #1

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici quelques actions offensives qui ont marqué les premières semaines de cette édition 2019-2020 historique.

    Dans la catégorie : Au buzzer !

    Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

    26/10/19 : vs Miami, défaite 126-131

    Après avoir compté jusqu’à 21 points d’avance dans le 3e quart-temps, les Bucks ont subi de plein fouet le retour des hommes d’Erik Spoelstra. Le duo Dragic-Adebayo a même permis au Heat de mener de 9 points à quelques minutes du terme. Alors qu’il ne reste que quelques secondes à jouer, sur un tir manqué de Khris Middleton, le MVP 2019 récupère un rebond offensif (merci Olynyk) pour marquer au buzzer et accrocher la prolongation. La suite est moins glorieuse, puisque Antetokounmpo est sorti pour 6 fautes et le Heat remporta le match, la première défaite des Bucks à la maison.

    Jae Crowder (Memphis Grizzlies)

    27/10/19 : vs Brooklyn, victoire 134-133

    Un match fou grâce au duel entre les deux meneurs Ja Morant et Kyrie Irving. Si le rookie a réalisé un immense match (cf voir plus bas), son coéquipier Jae Crowder a été le héros de cet heureux dénouement. Après avoir manqué un lancer-franc sur deux, Spencer Dinwiddie et les Nets n’ont su se mettre complètement à l’abri. Le rookie a la balle dans les mains et trouve intelligemment son coéquipier Crowder déjà auteur d’un 3pts clutch quelques actions auparavant. Victoire au buzzer !


    Dans la catégorie : le panier assassin

    Kyrie Irving (Brooklyn Nets)

    25/10/19 : vs New York, victoire 113-109

    Menés de 3pts à une minute de la fin du match, les Nets ont pu compter sur leur meneur star pour renverser la rencontre. D’abord sur un jump shot à 2pts pour revenir à un point, Irving prend le contrôle de la rencontre sur un 3pts qui doit forcément rappeler des souvenirs aux fans des Warriors. A 22 » secondes de la fin du match, le meneur replace son équipe sur de bons rails, puis c’est Spencer Dinwiddie qui termine le job en rentrant deux lancers-francs.

    DeMar DeRozan (San Antonio Spurs)

    26/10/19 : vs Washington, victoire 124-122

    Une rencontre équilibrée entre ces deux équipes. Tout s’est joué en fin de rencontre. Après deux lancers-francs réussis par le Wizard, les Spurs ont donc confié le ballon dans les mains de leur arrière. Aldridge est venu poser un écran et DeRozan a pu transpercer la défense adverse et marquer le layup de la victoire. Une action plus tard, Beal s’est également trouver une position de tir près du cercle mais fut contré par Derrick White.


    Dans la catégorie : Clutch sur la ligne des lancers-francs

    Donovan Mitchell (Utah Jazz)

    28/10/19 : @ Phoenix, victoire 96-95

    Un match étonnamment compliqué pour le Jazz. Mike Conley a eu toute les peines du monde pour avoir un impact positif sur ce match. A 47 » de la sirène, l’arrière des Suns Jevon Carter rentra un 3pts pour ramener les siens à égalité (95-95). La suite est moins maîtrisée avec un ballon perdu par Donovan Mitchell, suivi d’un 3pts manqué par Kelly Oubre. Le dernier ballon se trouva donc dans les mains de l’arrière du Jazz, qui ne perd pas de temps pour foncer vers le cercle obtenant ainsi la faute d’un Devin Booker qui était venu en aide, 1 sur 2 sur la ligne de réparation, victoire Utah.

    James Harden (Houston Rockets)

    30/10/19 : victoire @ Washington 159-158

    Non vous ne rêvez pas il s’agit bien d’un match de saison régulière et non d’un All-Star Game. Il a fallu 159 points aux Rockets pour venir à bout de ces Wizars (with no D). Cette soirée historique s’est jouée dans les dernières secondes avec une faute de PJ Tucker sur une tentative de loin de Bradley Beal, permettant ainsi d’avoir une égalité parfaite à 7 » du buzzer. James Harden a bien évidemment pris les commandes pour finir ce match d’anthologie en abusant de ce pauvre Isaac Bonga qui s’est vu siffler une faute. Le mécontentement affiché des Wizards n’y changera rien et Harden s’assurera de rentrer un lancer-franc pour clôturer cette orgie offensive.


    Dans la catégorie : Défense

    Ja Morant (Memphis Grizzlies)

    27/10/19 : vs Brooklyn, victoire 134-133

    https://www.youtube.com/watch?v=Nu5lpt_QDzU

    Pour son 3e match chez les pros, le rookie a bluffé toute la ligue en tenant tête à Kyrie Irving. En plus d’avoir scoré 30pts et délivré 9 passes décisives, Morant a eu le culot de contrer le champion 2016 dans les dernières secondes du 4e quart-temps pour jouer les prolongations. Vous connaissez la suite, Jae offrira la victoire aux siens sur la 9e assist d’un rookie pas comme les autres.

  • « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    « Revenge game » : quand la star adulée pendant des années revient sous un maillot différent

    Les années 2010’s ont été marquées par de nombreuses transactions et de départs de joueurs. La prise de pouvoir des joueurs concernant leur carrière a clairement planté le décors dans le paysage NBA. Une aubaine pour le fan qui souhaite s’intéresser à des matchs en saison régulière aux saveurs épicées. Le retour de la star dans son ancienne arène fait figure de scénario idéal pour colorer une soirée. Affronter ses anciens coéquipiers, son ancien coach, et surtout, goûter à l’accueil de ses anciens fans. Voici onze « Revenge Game » choisis au cours de cette décennie.

    LeBron James de retour à Cleveland en 2010 – Thearon W. Henderson – Getty Images

    LeBron James @ Cleveland – 2010

    Le Cinq : Carlos Arroyo, Dwyane Wade, LeBron James, Chris Bosh, Zydrunas Ilgauskas

    Stats : 38pts, 5rds, 8pds en 30′

    Victoire 118-90

    The Decision, des maillots « 23 » brûlés, la lettre accusatrice du propriétaire des Cavs, tous les ingrédients étaient réunis pour le match le plus attendu de la saison régulière et dans l’ambiance la plus hostile jamais connue. Bien avant l’entre-deux, les fans étaient déjà des miliers dans la salle prêt à gronder et à jeter toute leur rancoeur vers un seul homme. Charles Barkley avoua ne jamais avoir connu une telle atmosphère.

    « J’ai vu des tonnes de matchs, je n’ai jamais ressenti une telle électricité dans une salle et pour un simple match de saison régulière. On se croirait dans un Game 7 des Finals » Charles Barkley au micro de NBA TV

    NBA TV

    Sans surprise, l’ancien protégé de l’Ohio est sifflé dès sa présentation et à chaque ballons touchés pendant le match. A l’inverse, son coéquipier Zydrunas Ilgauskas, qui a fait le même chemin que le « King », aura droit à de chaleureux applaudissements.

    Malgré un début de saison compliqué, il n’est pas question pour LeBron et le Heat de lâcher ce match. Byron Scott a beau avoir envoyé plusieurs joueurs en défense sur James, c’était comme lancer des cailloux sur Hulk. Avec 24pts dans le 3e quart-temps, LeBron James offre à son équipe une avance confortable de +30pts, et n’a même pas posé un seul orteil sur le parquet lors du 4e quart-temps.

    Son ancien coéquipier, Anderson Varejao, avec qui il a passé six saisons, lui a même enlever son bandeau sur une action puis l’a jeté sur le côté comme si le roi et sa couronne n’étaient plus reconnu en Ohio. Une frustration qui s’est sentie tout au long de la rencontre : quatre fans ont été éjectés de la salle tandis que quatorze personnes chargées de la sécurité entouraient le banc du Heat !

    Revenge Score : 10/10

    James Harden @ Oklahoma City – 2012

    Le Cinq : Jeremy Lin, Daequan Cook, James Harden, Patrick Patterson, Omer Asik

    Stats : 17pts, 2rds, 3pds, 3/16 aux tirs, en 39′

    Défaite 120-98

    Tradé un mois auparavant à seulement quelque jours du début de la saison, voici le retour du barbu dans l’enceinte du Thunder. Les finalistes 2012 ont échoué dans les négociations de prolongation avec le N°13 et ont fini par l’envoyer à Houston. Après tout, Sam Hinkie n’allait pas dérouler le tapis pour un 6e homme, OKC est une bonne équipe avec Kevin Durant et Russell Westbrook, et puis il n’y a qu’un ballon à se partager.

    Mais les doutes concernant les capacités d’Harden à se muer en franchise player se sont vites évaporés : 37 puis 45 points lors de ses deux premiers matchs sous ses nouvelles couleurs ! Les fans du Thunder ont commencé à regretter cet échange, mais peu importe, OKC est toujours solide (11v-4d) et Houston est médiocre (7v-7d), le duel tant attendu doit servir de confirmation de la supériorité du Thunder.

    Le début de match est clairement à l’avantage du Thunder. Westbrook et Ibaka ne vont pas se faire prier pour contrer les tirs d’Harden et même Hasheem Thabeet, drafté juste devant le barbu en 2009, s’est permis de le contrer deux fois sur une action. Première mi-temps catastrophique avec seulement 3pts pour le meilleur scoreur de la ligue, et 0/8 aux tirs.

    En face, Kevin Martin, qui a servi de monnaie échange, apporta 17pts. Le public jubile. Sam Hinkie aurait-il réussi ce trade ? Le Thunder est clairement au dessus et vise toujours le titre même sans Harden et Houston a encore du chemin à parcourir pour devenir un sérieux prétendant. Un apprentissage obligatoire pour un jeune Harden aux prémices d’une longévité incroyable.

    Revenge Score: 3/10

    Dwight Howard @ Orlando – 2013

    Le Cinq: Steve Nash, Kobe Bryant, Metta World Peace, Earl Clark, Dwight Howard

    Stats : 39pts, 16rds, 3blks, 25/39 aux Lfs, en 38′

    Victoire 106-97

    Le feuilleton « Dwightmare » n’en finissait plus ! Après des Playoffs 2012 étrangent et une élimination au 1er tour contre Indiana, D-12 est envoyé à L.A. en août 2012 pendant les JO de Londres afin de former la plus grosse Dream Team de la ligue avec Kobe Bryant, Pau Gasol et Steve Nash… Du moins sur le papier.

    En effet, Les débuts des néo-lakers sont compliqués, il est même question de savoir s’ils vont pouvoir se qualifier pour les Playoffs ! Howard et ses nouveaux coéquipiers ont même lâché un match embarrassant contre Orlando. Son retour en Floride s’annonce compliqué, mais le triple défenseur de l’année a ressorti son costume de superman, le temps d’une soirée.

    Dans ce match, il a constamment attaqué le jeune Nikola Vucevic et obtenu ainsi une valise de lancers-francs: 39 ! Il a tout simplement égalé son record de lancers tentés sur un match qu’il avait établi avec le Magic la saison précédente. Tout en sachant que deux jours auparavant, il s’affichait avec un piteux 0/5 contre Chicago.

    Le match est loin d’être emballant : beaucoup de tirs manqués et forcés, des fautes qui coupent le rythme de la rencontre, mais les hommes de Mike D’Antoni ont réussi à remporter ce match et à se qualifier par la suite pour les Playoffs. Privés de Kobe Bryant, les Lakers ont subi un sweep face aux Spurs, et Howard quittera la Californie pour le Texas afin de rejoindre Harden. Le « Dwightmare » ne s’est finalement jamais arrêté.

    Revenge Score: 8.5/10

    L’accueil des supporters des Nuggets pour Melo en 2013 – via TheHour.com

    Carmelo Anthony @ Denver – 2013

    Le Cinq: Raymond Felton, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, James White, Tyson Chandler

    Stats: 9pts, 5rds, 3pds, 3/12 aux tirs en 21′

    Défaite 117-94

    Dans le même style que le « Dwightmare », il y a eu le « Melo Drama ». Le GM des Nuggets de l’époque, Masai Ujiri, a pris la sage décision de trader sa star en février 2011. Après une saison 2011-2012 raccourcie à cause du lockout, il a fallu attendre deux ans avant de voir le N°7 fouler à nouveau le parquet du Pepsi Center.

    La franchise de ses débuts n’a pas manqué de lui rappeler que la rancœur est toujours bien présente. Les huées des fans n’ont pas faibli, et les joueurs des Nuggets comme Andre Iguodala, Kenneth Faried et Wilson Chandler ont pris les commandes du match dès le début en dépassant les Knicks par leur énergie et leur vivacité.

    Match à oublier pour Melo : 3/11 aux tirs en 1ere mi-temps et déjà -22 pour New York ! Tyson Chandler va sortir sur blessure suite à un choc au genou, puis c’est au tour de l’ailier de sortir suite à une gène au genou droit au début du 3e quart-temps.

    Une soirée horrible et un retour manqué, mais qui ne résume en rien la belle saison 2012-2013 des Knicks qui ont pour la première fois en treize ans, passé un tour de Playoffs, et, c’est aussi la dernière saison positive de la franchise.

    Revenge Score: 1/10

    Rajon Rondo saluant ses anciens fans au TD Garden (2015) – Charles Krupa AP

    Rajon Rondo @ Boston – 2015

    le Cinq: Rajon Rondo, Monta Ellis, Chandler Parsons, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler

    Stats : 29pts, 6rds, 5pds, 5/7 à 3-pts, en 34′

    Victoire 119-101

    Boston poursuit son processus de reconstruction en envoyant Rondo à Dallas en décembre 2014. C’est seulement au bout de son 7e match avec sa nouvelle équipe qu’il se retrouva au TD Garden, mais cette fois, en tant que visiteur. Une situation inédite pour le meneur drafté et titré avec Boston.

    Deux jours avant cet événement, Rondo et les Mavs ont affronté les Wizards de Paul Pierce. Le meneur en a profité pour demander des conseils à l’ancienne légende des Celtics sur comment aborder ce match.

    « Clignote des yeux et regarde en haut, ça t’évitera de pleurer. » Paul Pierce

    Le jour « J », le meneur ne pouvait rêver mieux comme début de match en inscrivant les 10 premiers de son équipe. Il termina le 1er quart-temps avec 15pts et 6/6 aux tirs. Un match dominé du début à la fin par les Mavs, le meneur va se servir des prises à deux sur Dirk Nowitzki pour rentrer ses tirs ouverts.

    Il s’agit de son meilleur match de la saison avec 29pts, avec un record de 5 tirs à 3-pts marqués ! Néanmoins, la suite est moins glorieuse. Seulement 14pts sur les quatre matchs suivants, et bien que Dallas se qualifia pour les Playoffs, les tensions entre Rondo et son coach Rick Carlise ne sont plus cachées et le meneur ne verra pas la couleur des trois derniers matchs de PO de son équipe lors du 1er tour contre Houston.

    Revenge Score: 8,5/10

    Derrick Rose @ Chicago – 2016

    Le Cinq : Derrick Rose, Courtney Lee, Carmelo Anthony, Kristaps Porzingis, Joakim Noah

    Stats : 15pts, 7rds, 11pds, 6/16 aux tirs, en 38′

    Victoire 117-104

    Le MVP 2011 a mal vécu son trade à New York lors de l’été 2016. Le natif de la Windy City rejoint un ancien coéquipier beaucoup plus à l’aise avec New York : Joakim Noah. Les dirigeants de Chicago ont complètement chamboulé le roster : Rose et Gasol out, Wade et Rondo in. Des mouvements osés étant donné l’incompatibilité des deux arrières.

    Dès novembre 2016, Rose effectua son retour dans la salle de ses premiers exploits. Un retour accueilli par des huées provenant des fans. Une vraie déception pour celui qui se voyait jouer sous la tunique des Bulls toute sa carrière. En revanche, Noah a eu le droit à des applaudissements.

    Les Bulls démarrent pied au plancher, mais Dwyane Wade (35pts) va constamment essayer de remettre les Bulls dans le match. Rose a su gérer ses émotions et prendre le contrôle du match avec 5pds dans le dernier quart-temps. Il a parfaitement alimenté les intérieurs Noah et Porzingis.

    Un match spécial et pas comme les autres pour Rose. Sa joie, bien que contenue en fin de match, est tout de même perceptible et rare étant donné la triste saison de Knicks.

    Revenge Score: 7/10

    Wade lors de son retour à l’AAA (2016) – via lasueur.com

    Dwyane Wade @ Miami – 2016

    Le Cinq: Rajon Rondo, Dwyane Wade, Jimmy Butler, Taj Gibson, Robin Lopez

    Stats : 13pts, 7rds, 4pds, 32′ 5/17 aux tirs

    Victoire 98-95

    Un départ impensable, un divorce inconcevable, une histoire incohérente. Après des négociations infructueuses et tendues avec Pat Riley, Wade quitta Miami pour rejoindre Chicago en juillet 2016. Une rupture qui a forcément laissé un sale goût dans la bouche du joueur et de la franchise.

    Mais c’est bien réel, Wade joue pour les Bulls, et son retour à South Beach est accueilli par des applaudissements. Les fans du Heat se confondent même dans les célébrations durant le match en criant de joie sur les actions et les paniers du N°3.

    Wade est venu pour gagner ce match, et peu importe la manière. Pas en réussite sur ce match : 5/17 aux tirs, il a même goûté à une défense physique du jeune Winslow, ce que Wade n’a guère apprécié. En fin de match, Wade a pu rentrer deux lancers importants scellant ainsi la victoire étriquée des Bulls. Enfin, ce match est passé, et ce ne fût pas une partie de plaisir.

    « Je suis content que ça soit terminé. » Dwyane Wade après le match.

    NBA TV

    Heureusement, que la suite s’annonce plus joyeuse et « normale », avec le retour de Wade à Miami en février 2018. Un couple qui n’aurait jamais dû se séparer.

    Revenge Score: 6.5/10

    Prise de tête entre Kevin Durant et Andre Roberson sous les yeux de Russell Westbrook – via USATSI

    Kevin Durant @ Oklahoma City – 2017

    Le Cinq: Stephen Curry, Klay Thompson, Kevin Durant, Draymond Green, JaVale McGee

    Stats : 34pts, 9rds, 3pds en 32′

    Victoire 130-114

    https://www.youtube.com/watch?v=IA93c2lqg5s

    Un départ qui fait mal, surtout pour une franchise qui était à 48′ des Finals NBA 2016. Une série 3-1 renversée, et voilà que la superstar du Thunder s’est sauvée dans l’équipe d’en face: les Warriors.

    Lors de la saison 2016-2017, Golden State compte déjà deux victoires face au Thunder et à domicile, (+21 et +26), Durant n’a éprouvé aucun sentiment pour coller 39pts puis 40pts contre son ancienne équipe !

    Son retour tant attendu dans l’Oklahoma se fera lors du 3e duel et sans surprise, l’ailier a bien été sifflé lors de sa présentation et à chaque fois que le ballon se trouvait dans ses mains. De leur côté, les joueurs du Thunder avait concocté une défense physique sur le MVP 2014.

    C’est Andre Roberson qui a été le plus virulent face à KD. Un contact appuyé dans une course et voilà que les deux hommes se retrouvèrent à terre. Plus tard, sur une contre-attaque, Roberson a poursuivit KD pour le contrer, la superstar a fini au sol. Une attitude agressive que le N°35 n’a pas apprécié. Des mots doux sont échangés, et tête contre tête entre deux compétiteurs.

    Mais le scénario des deux dernières rencontres se répèta. +21 à la mi-temps, les Warriors ont dominé tout le match malgré un Westbrook à 47pts mais aussi 11 ballons perdus. En face, Durant est déconcertant de facilité en attaque et diaboliquement efficace.

    « C’était un match fun. Un match physique. » Kevin Durant après le match

    via ESPN

    Et concernant les huées provenant des fans du Thunder?

    « Je pensais que ça allait être plus fort. » Kevin Durant

    ESPN

    Revenge Score: 9/10

    Jimmy Butler @ Chicago – 2018

    Le Cinq : Jeff Teague, Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Taj Gibson, Karl-Anthony Towns

    Stats : 38pts, 7rds, 5pds, 4ints, en 40′

    Défaite 113-114

    https://www.youtube.com/watch?v=w-dnxqyNEzI

    Drafté par les Bulls en 2011, Bulter a été victime de la volonté de faire table rase de la part du tandem GarPax. Après une saison mitigée et frustrante avec le big three qu’il formait avec Rondo et Wade, Butler est envoyé le soir de la draft 2018 à Minnesota, en échange de Lauri Markkanen, Zach LaVine et de Kris Dunn.

    Le trade semble avoir été magnifiquement réalisé par les Wolves. Cet échange a transformé cette équipe moribonde en prétendant pour les Finales à Ouest! Un immense exploit pour une franchise qui n’a pas goûté aux joutes de printemps depuis 2004.

    Lors de son retour à Chicago, Butler a dominé le 2e quart-temps en concluant par un magnifique 3-pts à un mètre derrière la ligne. Saignant en attaque, il a également imposé sa patte en défense avec 4 interceptions.

    Le match est serré et malgré un tir inside de Butler qui place les Wolves +2 à 21 » du buzzer, il se fait siffler une faute sur une tentative à 3-pts de Zach LaVine n’a pas manqué de rentrer ses trois lancers-francs et de donner la victoire pour Chicago.

    Revenge Score: 6/10

    Kawhi Leonard, sur le banc des visiteurs à San Antonio (2019) – Ronald Cortes – Getty Images

    Kawhi Leonard @ San Antonio – 2019

    Le Cinq: Fred VanVleet, Danny Green, Kawhi Leonard, Pascal Siakam, Serge Ibaka

    Stats : 21pts, 1rd, 5pds, en 32′

    Défaite 107-125

    Après une saison pratiquement blanche (9 matchs) associée aux rumeurs attestant de son mécontentement au sein de la franchise texane dans laquelle il a été titré en 2014, sans oublier le fait que l’ailier ne s’exprime jamais… Les fans des Spurs ont évidemment hâte de l’accuellir comme il se doit.

    Si Danny Green a le droit à des applaudissements, Leonard est en revanche copieusement sifflé lors de la présentation et pendant le match. Les fans des Spurs ont même chanté des « traitor » lorsque l’ailier s’est retrouvé sur la ligne des lancers-francs.

    Concernant le match, tout avait bien commencé pour Leonard avec un drive inside plus « and one » pour inscrire les premiers points du match. Mais les choses se sont ensuite gâtées. En face, Bryn Forbes a pris feu derrière la ligne à 3-pts (6/7). DeMar DeRozan était également prêt à en découdre pour se venger d’une franchise qui l’a tradé sans le ménager. Fin du 1er quart-temps: +19 pour les Spurs.

    Une victoire tout en maîtrise des Spurs et un DeRozan qui a réussi son tout premier triple double en carrière: 21-14-11. L’arrière avait forcément entouré la date dès la sortie du calendrier de la saison régulière.

    A la fin du match, Leonard a été saluer son ancien coach Popovich, les deux hommes ont laissé les rancoeurs et leurs différents de côté.

    « Je me sentais mal » Popovich sur les huées des fans envers Leonard

    NBA TV

    Revenge Score: 5/10

    Blake Griffin @ LA Clippers – 2019

    Le Cinq: Reggie Jackson, Reggie Bullock, Bruce Brown, Blake Griffin, Andre Drummond

    Stats : 44pts, 8rds, 5pds, 3ints en 40′

    Victoire 109-104

    https://www.youtube.com/watch?v=ymgRJWxNbP0

    Déjà un an que les Clippers ont choqué la NBA en envoyant Griffin à Detroit. Un échange surprenant et inattendu aussi bien pour les fans que pour le premier concerné. Il faut bien imaginer que quitter Los Angeles pour Detroit… Blake Griffin doit sûrement en vouloir aux dirigeants des Clippers, et cela s’est vérifié, lorsqu’il esquiva un serrage de main avec le propriétaire des Clippers Steve Ballmer (natif de de Detroit).

    Dès le début du match, Griffin n’a pas manqué d’être agressif en jouant 1vs1 tous ses matchups. Une fois le ballon dans ses mains, il n’a pas arrêté de chercher à scorer inside et de se jouer de Montrezl Harrell. Même à 3-pts, l’intérieur s’est montré gourmand et n’a pas hésité à artiller de loin avec pas moins de treize tentatives, un record personnel !

    Bien que Detroit ait dominé une bonne partie du match, les Clippers ont pu revenir dans la partie avec Lou Williams. Griffin a pu soulager son équipe avec quelques actions individuelles en attaque. Il termina avec 44pts, son meilleur match de la saison, évidemment, contre son ancienne équipe.

    Revenge Score: 9.5/10