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  • Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les enjeux de cette fin de saison pèsent de plus en plus sur les équipes concernées par les Playoffs ou bien par cet intriguant Play-in. Si certaines commencent déjà à regretter le fait d’avoir mis ce système en place, d’autre sont clairement focalisées sur l’objectif Playoffs malgré l’enchaînement impressionnant des matchs mais aussi des pépins physiques. Nos rookies ne sont pas épargnés, et certains ont rejoint l’infirmerie. Une semaine compliquée entre des élèves trop discrets dans des équipes playoffables et d’autres pénalisés par un manque évident de vécu collectif pour gagner ne serait-ce qu’un petit match. Les rookies sont dans le dur, cette fin de saison risque d’être éreintante. (les statistiques sont arrêtées au 22/04/21, via NBA.com).


    Le seul du Top 3 encore sur le parquet

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 60m, 18.3pts, 4.3rds, 2.7pds

    Toujours titulaire chez les Timberwolves, « Ant » est le seule rescapé du top 3 de la dernière draft. L’arrière se pose comme un sérieux candidat pour le titre de débutant de l’année malgré des résultats collectifs décevants et des performances individuelles aléatoires. Pourtant depuis une semaine, les Wolves présentent un bilan de 2v-2d, pas si mal pour cette franchise 14e de la conférence Ouest. Bien présent lors de la victoire surprenante contre le Heat, le rookie n’a apporté « que » 12 points mais avec 13 tirs tentés. Le ballon est régulièrement dans les mains de KAT et de Russell, le problème, c’est que le rookie est loin d’être actif dans ses déplacements « off-ball ». Il attend trop souvent la balle dans l’aile à 45° pour ensuite prendre un tir contesté. Quel dommage, vu sa vitesse et son explosivité, il peut clairement devenir plus menaçant et surtout efficace en proposant des solutions sans ballon, comme démontré sur cet extrait.

    On va éviter d’évoquer sa défense très moyenne pour enchaîner avec son match à 23pts dans la défaite chez les Clippers. Avec 5-11 de loin le rookie s’est encore trop focalisé sur son positionnement dans l’aile à attendre la balle pour dégainer. Presque tous ses points inscrits ont été obtenus via des lancers-francs et des tirs primés. Le basket moderne me direz-vous, mais Edwards doit encore progresser dans sa gestion de la prise à deux et doit se montrer plus incisif et précis lorsqu’il joue le pick and roll avec ses intérieurs. Néanmoins, son adversaire du soir, Paul George, n’a pas manqué de le complimenter sur ses qualités d’attaquant et de voir en lui un futur crack.

    Les deux matchs suivants se sont joués contre les Kings. Pour la 3e fois en avril on a eu le droit à un duel Edwards vs Haliburton. Et dans ce premier duel cette semaine, c’est l’arrière des Wolves qui bascule en mode arroseur automatique avec 21 tentatives dont 12 de loin, soit le plus gros consommateur de tirs en attaque côté Minnesota. Heureusement en face, c’était la défense des Kings. Les hommes de Finch ont été adroits et cela s’en ressent sur les statistiques d’équipe : 34 passes décisives. Le ballon tourne bien et le rookie s’est régalé en nous délectant de quelques « dunks highlights ! »


    Les bons élèves: généreux dans les efforts, on veut les voir plus souvent pour cette fin de saison

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 57m, 7.3pts, 6.5rds, 0.9pd

    Quelle semaine pour le 16e choix de la draft ! Sur ses 4 dernières sorties, le pivot se montre avec 14.8pts, 13.8rds et 1.8blks de moyenne. Deux fois placé dans le cinq de départ, Stewart a, pour la première fois de sa jeune carrière, enchaîné trois matchs consécutifs avec au moins 10 tirs tentés, sans oublier ses 15pts et 21rds contre le Thunder ! Des chiffres historiques qui viennent récompenser son activité sous les panneaux. Infatigable, Stewart ne cesse de bouger dans la raquette et se place toujours pour gober un rebond offensif. La majorité de ses points sont obtenus sur des putbacks via un layup manqué de Killian Hayes ou bien un tir lointain raté par Saddiq Bey. En tout cas, le jeune pivot du Thunder Moses Brown s’en rappellera un bon moment de son duel contre le tonique rookie des Pistons.

    Remplaçant contre les Wizards, Stewart enchaîne avec son record de points sur un match avec 19 unités dont un tir primé. Meilleur scoreur de son équipe avec Frank Jackson, le jeune pivot confirme son potentiel et son état de forme séduisant. De nouveau titulaire mais cette fois contre les Cavaliers, il poursuit son chantier avec 18pts et 16rds. Toujours très mobile, il est capable de bouger le grand Jarrett Allen mais également de contrer le petit Darius Garland sur un mismatch. Son activité et sa mobilité sont séduisantes et son jeu sur pick and roll avec le français Killian Hayes ne peut que réjouir les fans des Pistons.

    Il pose notamment un écran important dans les dernières secondes du match amenant à un lay-up du français. Son impact est tel qu’il est tout simplement le 2e meilleur rookie cette saison dans la catégorie WinShare !

    Xavier Tillman Sr, F/C, Memphis Grizzlies : 47m, 6.8pts, 4.4rds, 1.3pds

    Comme pour son collègue Stewart, le pivot des Grizzlies a connu une semaine productive avec deux titularisations en 4 rencontres accompagnées de statistiques intéressantes : 13.8pts, 7.5rds, 1.5int, et un joli 55.6% de réussite de loin pour 2.3 tentatives par match. Avec 14pts en seulement 16 minutes dans la victoire à Chicago, le rookie est tout à fait capable de tenir sa place parmi les professionnels sur le terrain. Le match suivant, les hommes de Taylor Jenkins font forte impression en gagnant à Milwaukee, et le rookie s’est autorisé 15pts en 21 minutes en démontrant un QI basket au dessus de la moyenne de la classe. Il sait poser correctement un écran pour Kyle Anderson, pour ensuite s’orienter dans l’espace afin de punir un Brook Lopez trop bas sur la couverture du pick and roll.

    Conséquence de ces belles sorties, coach Jenkins place Tillman dans le cinq lors de la défaite en double prolongation à Denver. En 41 minutes, le joueur de 22 ans n’a pas eu la tâche facile face à Nikola Jokic (47pts). Mais avec 18pts et 14rds, il n’a pas démérité et offre tout ce que l’on recherche chez un intérieur : de la course et du tir extérieur.

    Et pour ne rien gâcher, son activité lui permet d’être clutch en fin de match avec cette action face aux Nuggets et son écran de retard sur Jokic tout en récupérant le ballon sur une interception.

    Naji Marshall, F, New Orleans Pelicans : 18m, 6.1pts, 3.4rds, 2.5pds

    Un mois d’avril inespéré pour cet ailier non drafté qui n’avait pris part qu’à 7 matchs depuis le début de la saison avec une moyenne de 3 minutes de jeu par rencontre. Ce mois-ci, Stan Van Gundy a eu envie d’accorder plus de temps de jeu pour ce rookie avec 11 matchs joués, 4 titularisations pour 9.6pts, 5.5rds, 3.9pds en plus de 27 minutes de temps de jeu. Des chiffres complets pour ce joueur, qui sans faire de bruit, s’est confortablement installé dans la rotation des Pelicans aux côtés du phénomène Zion Williamson. Ces derniers jours, il s’est illustré à Washington avec 16pts, 11rds et 6pds. Malgré la défaite en prolongation, Marshall possède un réel sens du jeu. Moins vif et brouillon que son collègue Kira Lewis Jr, l’ailier est plus « smooth », et est capable de mener la balle par séquence et réaliser des passes précises comme avec ce alley-oop pour Zion sur une remise en jeu.

    Après une nouvelle défaite en prolongation à New York (9pts, 3pds), Marshall se montre à nouveau contre les Nets avec 15pts et 7pds. En plus de distiller plus de passes décisives que certains arrières du roster, il s’est vu confier la lourde tâche de défendre en isolation face à l’un des tous meilleurs dans cet exercice… Kyrie Irving. Loin d’être ridicule, c’était mission impossible, mais on a beaucoup aimé son apport sur le terrain et sa polyvalence. Voilà une bonne décision de la part du staff de New Orleans de lui accorder plus de temps de jeu dans l’optique d’accrocher le play-in.


    Les meneurs de jeu sont en vue en cette fin de saison

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 33m, 11.6pts, 4.5rds, 4.3pds

    Depuis son retour au début du mois, le rookie profite du changement de direction opéré par la franchise d’un point de vue sportif pour donner les clés du camion aux jeunes. C’est donc avec plaisir de voir Cole Anthony avoir plus souvent la balle dans les mains et gérer l’attaque du Magic. L’augmentation de ses responsabilités se projettent clairement dans ses chiffres avec 17.3pts, 5.3rds et 7.3pds. Actif au rebond, insaisissable dans ses drives, l’ancien joueur de North Carolina enchaîne les matchs intéressants au niveau offensif : 19pts contre Toronto, 16 contre Houston et 17 contre Atlanta. Probablement un des joueurs les plus talentueux en attaque mis à disposition pour Steve Clifford, de part ses drives et sa dextérité, il nous a également rassuré sur sa qualité de passe.

    Malheureusement, il reste encore du travail à effectuer, d’une part sur son shoot extérieur : 29.4% de loin sur ses trois derniers matchs, et ses prises de décisions en attaque surtout lorsque la cohésion de ce roster actuel en est encore au stade d’un fœtus.

    La défense est également à revoir. On l’a notamment vu en difficulté contre Trae Young et Lou Williams lors de la défaite à Atlanta.

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 34m, 5.7pts, 2.0rds, 2.6pds

    Les semaines précédentes, le rookie drafté en toute fin de premier tour a profité des absences de Kyle Lowry et de Fred VanVleet avec deux sorties remarquées à 20 points. Les Raptors sont dans une bonne passe et peuvent accrocher le play-in malgré une saison chaotique. Cette semaine, nous allons retenir son match contre le Thunder de ses collègues de promotion Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Après avoir connu un début de match compliqué, Flynn a su se montrer patient sur pick and roll.

    Capable également d’artiller de loin, Flynn est sait quand il faut conserver le dribble en attendant de trouver une meilleure solution en attaque, chose rare pour un meneur rookie. Même si les deux arrières All-Star de l’équipe sont de retour, on espère que coach Nurse va continuer à faire confiance au rookie qui semblait avoir créé une connexion avec Chris Boucher et Gary Trent Jr.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 51m, 7.2pts, 2.2rds, 1.9pds

    Cela faisait un moment que l’on avait pas évoqué le meneur des Celtics dans nos carnet, mais pour la première fois de sa jeune carrière, Pritchard vient d’enchaîner trois matchs de suite à plus de dix points. Un vrai guerrier sur le terrain qui n’a pas froid aux yeux lorsqu’il doit driver vers le cercle, en allant même chercher le contact. Dans la victoire contre les Warriors, il enquille trois tirs primés importants ! Titulaire contre les Bulls suite à l’absence de Kemba Walker, il plante 9 points en première mi-temps face à un Coby White perdu. Pritchard est loin d’avoir les qualités athlétiques de Cole ou bien la dextérité de Flynn sur pick and roll, mais son envie et son jeu « off-ball » sur le terrain font plaisir, et nous ne sommes pas à l’abri d’une passe surprise « highlight » !

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 14m, 5.9pts, 2.3rds, 4.3pds

    Une reprise en douceur mais rassurante pour le français qui n’est pas encore autorisé à jouer un back to back. Pour son deuxième duel face à Théo Maledon, il démarre bien le match en scorant rapidement 5pts. Il termine la rencontre avec seulement 9pts mais 7pds (dont un joli caviar en contre-attaque) et 5 ballons volés grâce à un sens de l’anticipation et des mains actives. Pas encore fiable ou bien confiant pour tirer de loin, Hayes a besoin de spacing autour de lui. On l’a senti plus à l’aise en fin de rencontre avec notamment Frank Jackson à la place de Sekou Doumbouya. Dans la victoire contre les Cavaliers, Hayes a sorti probablement son meilleur match de la saison avec deux nouveaux records: 12pts et 9pds. Et pour ne rien gâcher, il est clutch en fin de rencontre avec des paniers importants. Si c’est encore compliqué pour lui de finir sur un lay-up main droite, il faut lui reconnaître qu’il trouve souvent des solutions pour surmonter cette difficulté, notamment en revenant sur sa main gauche.


    Il a pointé le bout de son nez

    Vernon Carey Jr, C, Charlotte Hornets : 13m, 2.2pts, 1.3rds, 0.2pd

    Celle-là, on ne l’avait pas vu venir ! Titulaire surprise à Brooklyn, le pivot ne s’est pas privé pour enchaîner les jumps shoot face à DeAndre Jordan ou encore Blake Griffin. Les intérieurs Cody Zeller et PJ Washington étant absents, coach Borrego a donc lancé son poulain dans le grand bain. Auteur de 21pts dont un tir à 3-pts, le rookie a surpris son monde de part ses aptitudes à scorer. Les commentateurs des Hornets n’ont pu contenir leur joie lors des premières minutes remarquées du rookie.

    James Borrego parle notamment d’un joueur très talentueux mais qui malgré ses titularisations contre Portland puis à New York, ne verra le parquet que 10 petites minutes au total. Des problèmes de fautes et de placement en attaque ne lui permettent pas encore de voir son temps de jeu se stabiliser, mais ce match à Brooklyn nous donne de l’espoir pour la suite.

    Les tristes nouvelles en provenance de l’infirmerie

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 39m, 11.5pts, 5.8rds, 0.7pd: out pour la saison suite à une blessure au genou lors d’un contact contre le rookie Kenyon Martin Jr.
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 54m, 6.3pts, 4.9rds, 1.2pds: out pour la saison suite à une fracture à la cheville droite.

    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 53m, 12.6pts, 3.0rds, 5.1pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 55m, 11.8pts, 2.2rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 59m, 11pts, 5.4rds, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 57m, 11.4pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 53m, 9.7pts, 3.5rds, 3.4pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 53m, 9.5pts, 3.1rds, 1.7pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 57m, 9.3pts, 4.7rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 53m, 8.3pts, 2.8rds, 1.7pds
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 36m, 7.5pts, 4.7rds, 2.1pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 41m, 7.2pts, 4.0rds, 2.2pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 53m, 6.8pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 52m, 5.2pts, 1.7rds, 2.8pds
  • le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97


    Après les blessures en tout début de saison du français Killian Hayes puis celle de Cole Anthony, voilà qu’une bien triste nouvelle a perturbé de nouveau la classe cette semaine. Il s’agit de la blessure du rookie des Hornets, LaMelo Ball. Sa fracture au poignet vient gâcher une saison prometteuse et riche en highlights. Les cartes sont éventuellement redistribuées pour le R.O.Y., mais là n’est pas l’essentiel. On souhaite le plus prompt rétablissement au meneur de Charlotte. Néanmoins, quelques élèves ont pu retenir notre attention malgré une semaine mitigée de la part des jeunes rookies de la classe 2020. (les statistiques sont arrêtées au 24/03/21, via NBA.com).

    Les stars de cette cuvée sur courant alternatif

    Anthony Edwards toujours dans les airs sous les yeux de Devin Booker. via na.glbnews
    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 43m, 16.7pts, 4.3rds, 2.6pds

    La semaine ne pouvait pas mieux commencer ! Le N°1 de la draft vient d’établir un record cette saison pour le nombre de points inscrits par un rookie cette saison avec 42 unités à Phoenix. En plus de repartir de l’Arizona avec la victoire, l’arrière ne s’est pas privé sur cette rencontre avec 31 tirs tentés, soit sept de plus que Karl-Anthony Towns qui s’affiche avec 41pts. Edwards a arrosé 13 fois derrière la ligne (six de plus que KAT). Le reste du cinq de départ, composé de Ricky Rubio, Jarred Vanderbilt et Jake Layman, n’a eu le droit qu’à 8 tirs cumulés. La balance « offensive » des Wolves n’est pas équilibrée ? Peu importe pour coach Finch qui donne carte blanche à son rookie en attaque. Edwards s’est montré très confiant de loin, et nous a encore une fois gratifié de ses envolées explosives près du cercle.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1372741416527523841

    Malheureusement, il n’a pu reproduire la même performance contre ces mêmes Suns avec seulement 11pts en 36′ et 7 pertes de balle. Beaucoup moins en rythme, il n’est pas parvenu à trouver le cercle et à impacter le match d’une autre manière en gobant le plus de rebonds possibles avec 10 prises (record personnel). Son tout premier double double malgré la défaite. Bis repetita dans la défaite chez le Thunder avec 16pts en 32 minutes et un vilain 6-16 aux tirs et un ratio +/- de -17, soit le plus mauvais de son équipe. Certes, le talent offensif est là, il reste encore un peu de chemin avant qu’Edwards devienne un joueur plus complet et inévitablement plus redoutable.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 37m, 12.8pts, 3.4rds, 5.0pds

    Le rookie remonte petit à petit la pente après sa blessure au mollet et ses quelques sorties compliquées après le All-Star break. L’absence de Marvin Bagley l’a propulsé dans le cinq de départ afin de retrouver l’envie et la confiance du début de saison. Face à Washington, Haliburton semblait déterminé avec 10pts dans le premier quart-temps. Beaucoup plus discret par la suite et pas très adroit face à Russell Westbrook, il n’a pas eu son impact habituel dans les toutes dernières minutes de la rencontre et termine le match avec 17pts et 5/12 aux tirs. Mais heureusement que Westbrook est là pour donner la victoire aux Kings

    Les deux matchs suivant sont clairement à ranger au fond du tiroir :

    • Défaite à Boston, 4pts, 1/6 aux tirs
    • Défaite à Philadelphia, 11pts, 0/4 de loin, ratio de -21

    Incapable de scorer de loin sur deux rencontres consécutives (une première pour lui), Tyrese était à deux doigts de se retrouver dans la catégorie « dur, dur ! » et puis il y a eu ce match à Cleveland.

    Comme son collègue Edwards, Haliburton a battu son record de points avec 28 unités sur la tête de Darius Garland, Colin Sexton et même Cedi Osman. La moitié de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps, et voilà que le sourire revient sur le visage de l’arrière après une telle performance ainsi que la victoire des siens. Une adresse rétablit (4/5 de loin), une assurance retrouvée dans ses drive, on espère avoir retrouvé le Tyrese du mois de février.


    Titulaires, ils ont toujours un impact sur le terrain

    Saddiq Bey et son spot préféré à 45°. Credit: David Butler II-USA TODAY Sports
    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 40m, 10.5pts, 4.1rds, 1.2pds

    Tout près d’établir un tout nouveau record en carrière, l’ailier des Pistons a profité de la mauvaise passe des Raptors pour poster 28pts, 12rds en 38 minutes avec un joli 6/10 à 3-pts. Il est tout simplement le meilleur marqueur de son équipe sur ce match mais aussi lors du dernier quart-temps avec 8 points. Souvent en train de « zoner » à 45°, l’ailier est toujours prêt à artiller de loin, mais la différence sur ce match, c’est qu’il a su démontrer une certaine diversité dans son jeu avec des feintes, du side-step, du drive, la reconnaissance d’une prise à deux… Bien qu’il soit toujours un gros consommateur de tirs primés, le rookie se montre de moins en moins unidimensionnel en attaque.

    Coach Casey ne peut que lui adresser des louanges après une telle performance et envisage un avenir radieux pour ce jeune joueur sorti de la très réputée fac de Villanova.

    “C’est une éponge. Il faut presque le sortir de la salle parce qu’il bosse tout le temps sur son jeu. Ce jeune homme est déjà un solide pro et il vient juste de commencer. Il est fort comme un boeuf et vous voyez ce qu’il fait avec son jump shot. Ça va être une star dans cette ligue pendant un bon moment.”

    Dwane Casey après la victoire contre les Raptors

    Lors du déplacement à Houston, Bey réalise pour la première fois de sa jeune carrière deux matchs consécutifs à 20 points ou plus. Bien que son adresse n’était pas au rendez-vous (2/9 de loin), il a su jouer sans ballon avec des coupes bien senties dans le dos des défenseurs. Ses passages fréquents sur la ligne des lancers-francs sont également des signes encourageants concernant son implication en attaque (12/12 sur les deux derniers matchs). La semaine aurait pu être parfaite, mais la défaite contre les Bulls est venue tout gâcher. Seulement 3pts en 35 minutes, le rookie n’a rentré qu’un tir primé sur ce match et n’a pu empêcher le naufrage collectif en défense ce soir là. Mais on suit l’avis de Dwane Casey concernant son avenir prometteur.

    Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 42m, 10.4pts, 5.3rds, 1.8pds

    Non drafté à sa sortie d’Ohio State en 2018, Tate jouait la saison dernière en Australie. Âgé de 25 ans et signé pour trois ans par Houston, le rookie se démarque par rapport aux collègues de sa classe par sa présence physique et son caractère sur le terrain. Après avoir obtenu son record en carrière contre les Hawks (25pts), l’ailier n’a pas su aider les siens en pour stopper la série historique de défaites (20). Lors des matchs perdus contre les Warriors, les Pistons et le Thunder, le rookie est toujours aussi inconstant dans son tir extérieur (22.2% sur ses trois rencontres), mais son activité en défense est la raison pour laquelle ce joueur plaît tant à Stephen Silas, au point d’en faire un titulaire solide des Rockets.

    Ne vous fiez pas à sa modeste taille (1m93), vous tenez là un vrai bagarreur sous les arceaux et un joueur qui ne recule devant rien. Son énergie compense son manque de taille. Il peut jaillir à n’importe quel moment pour subtiliser un ballon adverse. Il établit notamment son record d’interceptions cette saison contre les Pistons avec 4 ballons récupérés. Sur les cinq dernières rencontres, il domine la classe en terme d’interception par match avec une moyenne de 2.0 (via NBA.com).

    Mais son moment de gloire est survenu lors de la venue des inoffensifs Raptors. En plus de la victoire, le rookie sort le grand jeu en 40 minutes avec 22 points, 6 rebonds, 5 passes décisives et bien sûr, deux interceptions, et des tirs primés dans le corner. Impossible de ne pas souligner l’engagement physique de ce joueur. On vous souhaite bon courage si vous devez lui arracher le ballon des mains

    Vous imaginez bien qu’avec un tel engagement en défense et au rebond, les arbitres s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le rappeler à l’ordre. Tate est effectivement le 2e rookie, juste derrière James Wiseman, à commettre le plus de fautes cette saison avec une moyenne de 3.1 (via NBA.com). On va retenir deux axes de progression chez ce joueur : son tir extérieur et la gestion de ses fautes.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 33m, 7.9pts, 3.0rds, 3.5pds

    Une petite déception pour commencer, sa sortie du cinq du départ pour le déplacement à Atlanta. Résultat : une défaite de 23 points, et le plus faible temps de jeu pour Théo depuis janvier dernier. Heureusement que Mark Daigneault a rectifité le tir en introduisant à nouveau le français dans le cinq pour dès le match suivant à Houston. Résultat ? Une victoire dans les dernières secondes de la rencontre et Maledon s’est appliqué à inscrire deux lay-up clutch dans le dernier quart-temps d’un match étrange étant donné que le pick 2021 des Rockets appartient au Thunder (protégé top 4).

    En l’absence de SGA, le meneur rookie ne s’est pas contenté de rester dans le corner et a pris ses responsabilités sur certaines séquences, étant donné que Lu Dort avait des envies de mener le jeu. De retour à la maison, le Thunder s’est occupé des Wolves, toujours avec Théo à la mène mais cette fois aux côtés de SGA. Bien que le français ait été maladroit sur ce match, il reste une réelle menace loin (3/7), et impressionne par sa maturité sur le pick and roll malgré son jeune âge. Bilan : si le Thunder veut s’appliquer à tanker, il faut bencher Théo !


    On a hâte de les voir rentrer en jeu

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 40m, 6.1pts, 5.9rds, 0.8pd

    Quatre matchs de suite avec au moins dix points inscrits et voilà que Stewart fait son retour dans le carnet suite à des performances intéressantes en tant que remplaçant derrière Mason Plumlee. Son activité sous les panneaux est appréciée, notamment sous les cercles adverses étant donné qu’il se présente comme le meilleur rookie cette année dans cette catégorie avec 2.3 prises en moyenne par rencontre (via NBA.com). Mais ce qui nous a le plus intrigué cette semaine, c’est sa capacité (et son envie) de tirer de loin.

    2/2 face aux Raptors, puis 2/4 en combinant ses sorties contre Chicago et Houston. Néanmoins, il faut rappeler que certains scouts avaient déjà évoqué cet aspect de son jeu auprès de Sam Vecenie du site The Athletic. On en a la preuve maintenant ! Isaiah Stewart en stretch five à la « Myles Turner », pourquoi pas !


    Une fâcheuse entrée dans l’infirmerie

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Quel dommage ! S’il y avait bien un rookie qui faisait sensation cette année c’était bien lui ! Le meneur des Hornets a su s’intégrer progressivement dans le cinq de James Borrego pour ensuite devenir l’un des favoris pour le ROY. Ses déplacements cette semaine tant attendus à Los Angeles nous ont offert deux tableaux complètement opposés. Séduisant dans un premier temps face aux Lakers de LeBron James avec 26pts, 5rds, 7pds, le rookie ne s’est pas caché en attaquant la défense des champions en titre et s’est permis de ramener les siens dans le match dans le 3e quart-temps. Malgré la défaite, LeBron James n’a pas manqué de saluer la performance du jeune Hornet.

    Puis la tuile face aux Clippers… Provoquée par une chute lors d’un drive vers le cercle, Ball retombe lourdement au sol et on peut apercevoir le rookie se tenir la main. Il reviendra tout de même dans la rencontre en se servant principalement de sa main gauche pour passer le ballon et se permet même d’inscrire un tir primé ! Mais son adresse est clairement altérée, et sa défense pose toujours question.

    La défaite était inévitable. Verdict après la rencontre, le rookie s’est fracturé le poignet droit. Il vient de subir une opération et sera réévalué dans 4 semaines. Ses passes « highlights » vont nous manquer. On lui souhaite un bon rétablissement, et on ne peut qu’avoir hâte de le revoir sur les parquets.


    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 30m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd (absent pendant semaine à cause du protocole COVID)
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 39m, 12.7pts, 2.2rd, 2.3pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 41m, 9.8pts, 4.9rds, 1.2pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 36m, 9.7pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 38m, 7.9pts, 2.8rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 37m, 7.2pts, 2.1rds, 2.1pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 32m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Kenyon Martin Jr, PF, Houston Rockets : 15m, 7.1pts, 4.7rds, 0.7pd
    • Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 36m, 5.4pts, 3.3rds, 1.0pd
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 24m, 5.3pts, 4.9rds, 1.5pds
  • Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Écrit par Guillaume GABORIT, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Difficile, difficile la saison NBA d’un rookie. La constance et l’expérience sont encore loin d’être acquises, et certains commencent déjà à douter en attaque et à lâcher en défense. Les rotations évoluent, le temps de jeu est instable, et on retrouve des rookies rétrograder dans leur rôle. Le « Rookie Wall » semble déjà s’installer peu à peu au sein de la ligue. Pour cette semaine remplie de hauts et de bas, il n’a pas été facile de dénicher une pléthore de performances, on en profite donc pour vous présentez des petits nouveaux. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 27/01/21, via NBA.com)

    Loin d’être parfaits, on est content de les voir d’attaque

    Les joueurs du Magic célèbrant leur rookie après son buzzer beater. Credit: Jeff Wheeler, Star Tribune
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 18m, 11pts, 4.6rds, 3.3pds

    Ça rentre ! Enfin ! Quel soulagement pour les fans d’Orlando de voir leur jeune pépite devenir une vraie menace de loin, et quelle menace ! Seulement quelques heures après avoir évoqué son adresse calamiteuse aux tirs dans notre dernier carnet des rookies, l’arrière crucifie les Timberwolves au buzzer sur un panier à 3-pts. A noter que Cole Anthony n’a joué que deux minutes dans le dernier quart-temps. Chanceux ou pas, Steve Clifford a choisi le bon moment pour le laisser sur le terrain.

    En plus d’avoir retrouvé le français Evan Fournier, le Magic a renoué avec la victoire après six défaites de suite, et les joueurs ont laissé leur joie éclater dans le vestiaire en l’honneur du héros de la soirée.

    Après ce shoot exceptionnel, le rookie est redescendu sur Terre, avec un match perdu dans l’Indiana avec seulement 9pts et un ratio de -12 quand il est sur le terrain. Il verra, une nouvelle fois Aaron Gordon prendre les choses en main dans le money time. Sans succès… Une nouvelle fois. Quel dommage que l’ailier n’ait pas vu son rookie démarqué dans le corner opposé, on aurait été heureux de voir le rookie enchaîner deux buzzers beaters en deux rencontres.

    Lors des deux rencontres face aux Hornets (1v-1d), Anthony a d’abord connu la déception avec ce premier match perdu et ce turnover crucial lorsque ce dernier était en charge de la remise en jeu. Incapable de trouver un partenaire démarqué, la balle est retournée dans le camp des adversaires. Lors de la revanche, le rookie se reprend et réalise ce qui est sans doute son meilleur match de la saison: 21pts, 8-12 aux tirs et 4-5 de loin.

    Beaucoup plus fiable de loin depuis quatre matchs (76.9% et 3.3 tentatives), Cole Anthony apprend également à jouer plus simple mais aussi plus vite en combinant avec Nikola Vucevic et en se replaçant intelligemment lorsqu’il n’a plus le ballon dans les mains. Tous ces progrès ont fait de lui le 2e meilleur scoreur de son équipe sur ce match, en espérant lui voir confier un peu plus de responsabilités balle en main en fin de match au détriment d’un Aaron Gordon tout sauf clutch.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 15m, 10.7pts, 1.9rd, 2.5pds

    Peu coutumier du fait, l’ancien coach des Knicks et finaliste en 1999 Jeff Van Gundy a encensé le choix du front office de la franchise pour avoir sélectionné un joueur aussi talentueux en attaque annoncé au second tour. Malgré ces louanges, « IQ » a enchaîné deux matchs sans saveur : 5pts en 10 minutes dans la victoire à Golden State, et 8pts en 16 minutes dans la défaite à Sacramento. Et son adresse de loin (2/8 sur l’ensemble des deux matchs) ne laissait aucunement présager d’un record à venir… Sauf que voilà, n’oubliez pas ce qu’a déclaré « JVG ». Le talent offensif est là, et Quickley n’a pas manqué de nous le rappeler lors du match face aux Trail Blazers avec un record personnel de 31pts.

    Face à Lillard & co, le rookie s’est demené pour ramener les siens dans le match. Avec 21pts dans le dernier quart-temps, Quickley a ranimé l’espoir de repartir de l’Oregon avec la victoire lorsque les Knicks sont revenus à cinq points d’écart dans le dernier quart-temps. Si le dénouement n’est pas aussi heureux pour les hommes de Thibodeau, le rookie repart avec un record de franchise en poche. Il s’agit du premier rookie de l’histoire des Knicks à avoir scoré 30pts avec 5 tirs primés. De quoi s’attirer de nouvelles louanges, mais cette fois-ci, de son propre coach.

    « C’est impressionnant. Encore une fois, je pense que sa capacité à mettre des shoots est un énorme atout pour notre équipe. C’est quelque chose dont nous avons besoin. Avoir du shoot ça ouvre le jeu. Il est complet et il progresse à chaque sortie, il met de la pression sur l’adversaire ».

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 14m, 11.4pts, 3rds, 4.9pds

    Pas grand chose à signaler du côté du nouveau chouchou des Kings. S’il n’a rien pu faire lors de la revanche perdue face aux Clippers (11pts, 3/8 à 3-pts en 24′), il s’est néanmoins illustré lors de la venu des New York Knicks. La franchise qui l’avait notamment snobée à la Draft. Il est évident qu’il y a des matchs où l’on est un peu plus motivé pour gagner et ce soir là, Haliburton a mis un poing d’honneur à tout donner des deux côtés du terrain pour y parvenir : 16pts, 5rds, 2ints, 4blks en 31 minutes de jeu.

    L’arrière a eu son « revenge game ». Il combine toujours aussi bien avec Richaun Holmes sur pick-and-roll, et s’est montré particulièrement actif en défense. Il se permet même d’en finir avec les visiteurs sur un tir à 3-pts en fin de rencontre. Un vrai bonheur de voir une âme de compétiteur chez un jeune joueur, dommage que les mesures covid-19 ont annulé les deux dernières rencontres des Kings qui étaient prévues face aux Grizzlies.


    Timides, mais les voici titulaires pour la première fois

    Théo Maledon via World-today-news.com
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 16m, 6pts, 2.4rds, 2.8pds

    L’absence du meneur titulaire George Hill blessé au pouce droit, a permis de voir le français Théo Maledon intégrer un cinq de départ qui ne dépasse pas les 22 ans de moyenne. Une vraie surprise et un réel plaisir de retrouver l’ancien arrière de l’ASVEL obtenir cette opportunité si tôt dans la saison. A seulement 19 ans, le natif de Rouen ne s’était pourtant pas montré à son avantage lors de la deuxième défaite chez les Clippers avec 2pts en 16 minutes et un vilain 0/3 de loin. Et pourtant, le jeune coach Mark Daigneault lui a confié le poste d’arrière titulaire aux côtés de « SGA » face aux Trail Blazers de Damian Lillard.

    En plus de ses 6pts, il attrape 4 rebonds et délivre 4 passes décisives pour une seule balle perdue dans ce match remporté. Si le français n’a pas toujours été en charge de la mène, il a su se montrer utile off-ball, avec 2/5 de loin dont un tir primé dans le corner. Mais on reste convaincu que Maledon a tout ce qu’il faut pour diriger une attaque en NBA à plein temps. Sa vision de jeu, sa patience sur pick-and-roll devraient l’aider à convaincre le staff du Thunder. Soyons encore patients.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 4m, 3pts, 3.5rds, 0.5pds

    Après avoir connu ses débuts chez les pros la semaine dernière face au Jazz de Rudy Gobert, le jeune intérieur des Hawks vient de vivre sa première expérience en tant que pivot titulaire suite à l’absence de Clint Capela. Mais avant sa titularisation, Okongwu a pu enchaîner deux matchs et deux victoires: tout d’abord à Detroit (en prolongation) puis à Minnesota. Très loin d’avoir un temps de jeu conséquent (12 minutes de moyenne), il se démarque par son activité en défense (plus ou moins disciplinée) et notamment lorsqu’il s’agit de contrer le tir adverse. Il n’est pas rare de le voir rejeter plus de tirs adverses que d’en marquer lui-même. Ses trois contres face à Detroit et son collègue de promotion Isaiah Stewart sont un avant goût de ce que pourrait donner un tel profil de joueur sur un temps de jeu plus important.

    Revenons donc à cette première titularisation face aux Bucks, et si les Hawks n’ont pu tenir le choc en l’absence de Trae Young et de Clint Capela, le staff a pu voir son lottery pick à l’œuvre, et devinez quoi ? Toujours des contres.


    Ils ont réussi à attirer notre attention

    Mason Jones balle en main face au rookie des Mavericks Tyrell Terry. Credit: AP Photo/Tony Gutierrez
    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 9m, 8.6pts, 2.2rds, 1.4pds

    Déjà présent lors du carnet des rookies 3.0, le rookie non drafté des Rockets continue de se montrer par séquence et surtout en attaque. Si son temps de jeu fluctue en fonction des rencontres, l’arrière est capable de scorer rapidement comme face aux Suns avec 8pts en seulement 11 minutes. Bien qu’il peut combiner avec DeMarcus Cousins, coach Silas ne lui assure pas toujours du temps comme ce fut le cas à Detroit : 3 minutes. C’est donc lors de la belle victoire à Dallas qu’il a de nouveau laissé parler son jeu offensif et notamment balle en main. Capable de driver sans avoir un premier pas explosif, il sait créer le contact avec le défenseur pour ensuite avoir de l’espace pour manœuvrer.

    Il a profité du garbage time pour s’octroyer 16pts en seulement 18 minutes, et quelques jolies séquences de un contre un contre le géant Boban Marjanovic. Ce n’est d’ailleurs pas le seul rookie chez les Rockets à s’être amusé avec le géant serbe. Par ailleurs, l’arrivée d’un profil similaire en la personne de Kevin Porter Jr n’est pas forcément bon signe pour le temps de jeu de Jones. Il faudra qu’il maximise ses chances une fois sur le terrain avant que l’ancien arrière des Cavs enfile son tout nouveau maillot.

    Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 4m, 6pts, 3rds, 1pd

    Et si Windler était l’une des raisons qui a poussé KPJ dehors ? De retour après une année blanche, l’ancien joueur de Belmont dans le Tennessee vient d’enchaîner trois matchs consécutifs avec au minimum 16 minutes passées sur le parquet. Un soulagement pour la franchise qui attendait de voir le gaucher à l’œuvre depuis sa sélection en 26e place en 2019. Bien présent dans la seconde victoire face aux Nets avec un joli 2/2 de loin qui vient confirmer son potentiel de shooteur, il va ensuite s’octroyer son record en carrière avec 11pts lors d’un match perdu chez les Celtics avec des séquences offensives intéressantes.

    Intelligent dans son placement, toujours la tête levée, et rapide dans ses prises de décisions, le rookie semble déjà avoir un temps d’avance par rapport à la cuvée 2020 avec son vécu au sein du banc des Cavs la saison dernière. Le staff a sûrement réalisé un excellent travail pour garder ce jeune joueur impliqué dans le projet de la franchise. En revanche, ne le placer pas dans la catégorie des « shooteurs qui ne savent pas défendre ni dunker », demandez d’abord à Kyle Kuzma ce qu’il en pense.

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 15m, 4.7pts, 5.4rds, 0.7pd

    Avec trois rookies choisis au premier tour par les Pistons, on aurait aimé évoquer autrement l’évolution de ces jeunes joueurs, mais avec le français Killian Hayes out pour plusieurs semaines et un Saddiq Bey qui en train d’expérimenter les montagnes russes en terme de temps de jeu, il est compliqué d’en tirer des leçons. On se tourne alors vers le tonique, et pas toujours sous contrôle, Isaiah Stewart. Le pivot en provenance de la faculté de Washington enchaîne les matchs avec au minimum 15 minutes depuis 4 matchs. Son match référence a eu lieu face aux Rockets avec 7pts et 10rbs. Mais au delà de sa présence près du cercle et du fait qu’il a contré au moins un ballon depuis 4 matchs, c’est son côté « casse-pieds » en défense poste bas qui saute aux yeux.

    Joel Embiid a sûrement apprécié le traitement que lui a réservé le rookie. C’est en tout cas moins violent comparé à ce qui est arrivé au short de Dwight Howard. Sans faire trop de bruit, le rookie grappille des minutes dans une franchise qui possède de nombreux sceptiques vis à vis du projet sportif. En tout cas, Stewart pourra bientôt rentrer dans le club, présidé par Marcus Smart, des joueurs que l’on ne supporte pas affronter mais que l’on adore avoir à ses cotés.

    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 4m, 2.3pts, 0.8rd, 2.5pds

    Après avoir subi une dégringolade vertigineuse lors de la draft (48e choix), le meneur italo-américain vient pour la première fois de participer à trois rencontres consécutives. Bien que sa présence est encore trop souvent liée au garbage time, il faut avouer que l’on n’a pu s’empêcher de voir d’un œil attentif son apport sur le terrain et sa gestion de l’attaque. Lors de la défaite contre les Knicks, il a tout de suite confirmer ses instincts de meneur passeur avec déjà 4 caviars en 8 minutes.

    Rebelote face au Jazz avec de nouveau 4 passes décisives et 8pts en 9 minutes. Il faut avouer que le rookie profite du fait que Stephen Curry est un vrai aimant à défenseurs pour ensuite trouver son collègue de classe James Wiseman. Il serait d’ailleurs intéressant de voir cette alchimie entre les deux rookies se développer tant ces deux là se complètent parfaitement. Par ailleurs, on a cru comprendre que Wiseman quittait son poste de titulaire pour rejoindre la 2nd unit… Attendons encore un peu avant de voir Mannion prendre du galon.

    Les tops picks ne montrent toujours pas l’exemple

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 16m, 12.3pts, 2.8rds, 1.6pds

    Après s’être plaint de ne pas récolter assez de fautes de la part des arbitres, le N°1 de la draft a obtenu gain de causes et a signé un jolie 12/13 sur la ligne de réparation sur les deux derniers matchs. Mais cela reste encore insuffisant vis à vis de sa production sur le terrain. Avec de telles qualités athlétiques, l’arrière n’a contré que deux tirs depuis le début de la saison et n’arrive même pas à prendre plus de 3 rebonds par rencontre. En attaque, Edwards est toujours autant gourmand en jump shoot et en drives vers le cercle. Son insouciance l’a poussé à se jeter dans la gueule du loup et notamment face à Clint Capela (10 contres) qui ne s’est pas fait prier pour le contrer plusieurs fois. Dorénavant, si on peut éviter les comparaisons avec Dwyane Wade

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 17m, 11.9pts, 5.9rds, 0.6pd

    Désolé si on se répète, mais le pivot des Warriors est comme Anthony Edwards, un joueur très athlétique et spectaculaire sur certaine séquence, mais qui manque cruellement d’instinct et de sens du placement pour impacter positivement le match de son équipe. S’il a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux face Rudy Gobert en le contrant notamment, les Warriors ont subi le revers de trop après celui face aux Knicks. Le cinq de départ est le plus mauvais de la ligue pour au moins 100 minutes jouées, et le rookie n’aide pas à faire la loi dans la raquette puisqu’ils sont également la 3e plus mauvaise équipe au rebond défensif (via NBA.com). Steve Kerr a donc mis à exécution son nouveau plan pour son cinq de départ en éjectant son jeune rookie au profit du défensif Kevon Looney. Un vrai coup dur pour Wiseman même si ce dernier assure qu’il accepte pleinement cette décision et que cela ne l’affectera pas négativement. Nous verrons ça pour le prochain carnet.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 17m, 11.3pts, 6.1rds, 5.9pds

    La magie Ball s’est en quelque sorte un peu tassée ces derniers jours. Déjà moins efficace de loin (2/11 sur les 4 derniers matchs), et un dunk manqué dans le taffic, l’effet Ball prend moins sur le terrain avec 4.7 passes décisives mais à relativiser avec 4 turnovers de moyenne depuis 4 matchs. Les Hornets se retrouvent actuellement dans une mauvaise série de 1v-5d qui doit forcément mettre un peu de pression sur James Borrego qui n’a pas manqué de cibler son rookie pour son manque d’investissement en défense.

    « Vous perdez le ballon cinq fois en 16 minutes, cela ne me gênera pas. Si cela arrive en attaque, vous feriez mieux d’apporter quelque chose en défense. »

    James Borrego via Charlotteobserver.com

    Vous vous en doutez, il n’a pas fallu longtemps pour que le père Ball se mette à parler dans la presse en évoquant le fait que son fils ne peut être un simple joueur de banc et qu’il cache sa déception actuelle de ne pas être dans le cinq de départ. En fin de compte, le show Ball continue, c’est juste LaVar qui va prendre le relais.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 14m, 7.7pts, 2.4rds, 2.6pds

    Après des débuts prometteurs, c’est un vrai coup d’arrêt pour le jeune meneur de Boston. Alors qu’il avait bien intégré la rotation de Brad Stevens, l’ancien meilleur joueur de la PAC-12 à l’université, vient de connaître sa première sérieuse blessure chez les professionnels. C’est en plein match à Philadelphie, lors d’une bataille pour le rebond défensif que Payton a subit une entorse au genou droit, provoquée en partie par la chute de son coéquipier Jaylen Brown. Cette blessure le tiendrait éloigné des terrains pour environ deux semaines.


    Il a quitté la classe… Pour le moment

    Dakota Mathias, SG, Philadelphia Sixers : 8m, 6pts, 0.9rd, 1.6pds

    Signé en Two Way avant le début de la saison, Mathias n’a même pas dépassé la barre des dix matchs joués. Il a pourtant eu l’opportunité de se montrer lors des rencontres contre Denver (12pts) et Atlanta (14pts) lorsque Doc Rivers était privé de 75% de son effectif suite aux mesures covid-19 de la ligue. Non drafté à sa sortie de Purdue en 2018, ce petit arrière de 1.93m est capable d’artiller de loin, suffisant pour tenter une autre équipe de le signer en two way ?


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 16m, 9.4pts, 4rds, 1pd
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 12m, 8.3pts, 2.4rds, 1.8pds
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 18m, 10pts, 2.4rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 15m, 8.7pts, 4.4rds, 1.8pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 13m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 16m, 7.6pts, 3.3rds, 0.6pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 15m, 7.3pts, 4.9rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 16m, 5.7pts, 3.6rds, 1.4pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 9m, 4.9pts, 3rds, 0.7pd
  • Isaiah Stewart : Un monstre sorti tout droit de Seattle

    Isaiah Stewart : Un monstre sorti tout droit de Seattle

    Source : John Locher / AP

    Isaiah Stewart – Ailier Fort

    Washington Huskies

    Pacific-12 Conference

    Statistiques du Joueur 2019-2020

    Source : gohuskies.com
     
    32 Matchs
    32.2 Minutes/m
    17 Points/m (57%FG, 25%3pts)
    8.8 Rebonds/m
    0.8 Passes/m
    0.5 Interceptions/m
    2.1 Contres/m
    2.2 Balles perdues/m

    Curriculum

    • Freshman
    • Sort du Lycée La Lumière (Indiana)
    • Américain
    • 19 ans (né le 22 Mai 2001 dans la ville de Rochester à New York)
    • 6’9 » (2m06)
    • 250lb (113 kilos)
    • Une envergure d’environ 223 centimètres (7’4 »)
    • Une détente d’environ 90 centimètres (35 inches) à la sortie du Lycée

    Palmarès

    • Mr. Basketball USA en 2019
    • USA TODAY’s All-USA First Team en 2019
    • Naismith Prep Player of the Year en 2019
    • McDonald’s All-American en 2019
    • First-team All Pac-12 en 2020
    • Médaille d’or à la coupe du monde FIBA U17 en 2018

    Récap’ de la saison

    Le numéro 33 des Huskies, en l’honneur de Patrick Ewing, n’a pas fait dans la dentelle durant cette saison 2019-2020 avec une très grosse ligne de stats pour un freshman en NCAA. C’est face à Baylor qu’Isaiah va faire son entrée dans la cour des joueurs universitaires et il ne va pas reculer face à ce défi avec une très bonne performance de 15 points et 7 rebonds à 7 sur 13 au tirs.

    Au bout de 3 petits matchs, il va s’offrir son premier double-double avec 14 points et 10 rebonds et va s’ensuivre une très bonne saison avec plusieurs performances remarquables comme un 25 points, 19 rebonds et 5 contres face à Oregon. Cependant, sa meilleure performance aura lieu lors de son dernier match de la saison, face à Arizona avec 29 points et 12 rebonds à 9 sur 11 aux tirs.

    Avec 14 double-doubles dans la saison et plusieurs records au sein de son université, Stewart s’offre une saison sans réelle déception avec du progrès au fil de chaque match et il finira même 1er en Pac-12 au niveau du scoring à son poste ce qui démontre tout de même le potentiel du garçon mais avec un profil proche de celui de Deandre Ayton, va-t-il être aussi dominant en NBA avec une compétition physique accrue ?

    Forces

    Stewart a beaucoup de qualités mais c’est un diamant à polir, la réalité est qu’actuellement, sa plus grande force est son grand moteur, il est une perle rare au niveau de l’intensité tels les Draymond Green ou Montrezl Harrell. Tous les joueurs un peu oubliés au moment de la draft mais qui se révèlent être de vrais joueurs importants, Isaiah a de grandes chances d’entrer dans cette catégorie de joueur lorsque l’on voit son énergie en NCAA.

    Pour se concentrer un peu plus sur son jeu, c’est un « Freak » long et puissant qui utilise énormément ses capacités physiques rares pour dominer avec beaucoup de jeu au poste, terminant d’ailleurs 5ème en NCAA en tant que scoreur au poste avec 8.2 points par match au poste.

    C’est donc un joueur qui se repose énormément sur son physique et c’est pour cette raison qu’une autre de ses forces est sa défense, Stewart possède déjà les bases nécessaires à la défense intérieure en NBA et possède le corps également ce qui est rare à seulement 19 ans. Il est assez léger sur ses pieds en défense ce qui lui permet de suivre assez bien un meneur durant une iso et son énergie lui a permis d’obtenir plus de 2 contres par match cette saison ce qui n’est pas non plus très commun pour un intérieur qui n’est pas pivot.

    Enfin, une force non négligeable car elle est assez rare dans le cas de ce type de joueur, c’est sa technique à mi-distance, que ce soit un petit mi-distance au poste à la Tim Duncan (Environ 43% de réussite a mi-distance) ou au lancer-franc (77% de réussite sur la ligne en 199 tentatives), Stewart est très prometteur dans ce domaine même si il a encore beaucoup de travail, surtout sur la régularité à mi-distance, mais il possède de bonne base ce qui est rare pour les freaks dans son genre quand ils entrent dans la ligue.

    Faiblesses

    Bizarrement, l’une de ses plus grandes faiblesses est son manque d’explosivité ce qui est très rare pour un profil et des mensurations comme celles de Stewart, en sachant en plus qu’il tourne a plus de 2 contres par match.

    En réalité, cette faiblesse est surtout un manque de coordination et surtout un manque de fondamentaux, lorsqu’il attaque le panier, il n’a pas encore ce réflexe de bien placer ses pieds pour pouvoir exploser et monter par-dessus ses défenseurs et cela affecte sa finition, son second saut pour remonter directement ainsi que plusieurs autres compartiments de son jeu.

    Une autre très grosse faiblesse reste son tir, bien qu’à mi-distance, il soit acceptable, sa mécanique est clairement à revoir. Heureusement, dans une bonne organisation NBA et avec un été studieux, il peut travailler facilement son shoot pour commencer à voir des améliorations car 25% de réussites à 3 points (5-20 et uniquement en catch and shoot) pour un ailier fort en NCAA ne va pas lui permettre d’avoir l’autorisation de shooter au niveau NBA.

    Enfin, même si cela a été énoncé auparavant, ses fondamentaux et surtout son « footwork » devront s’améliorer car il a tendance a trop utiliser sa force et pas assez sa technique pour attaquer ce qui pose deux problèmes :

    Le premier étant que cela empêche de pouvoir être efficace contre un défenseur intelligent qui va utiliser ce défaut à son avantage et cela s’est vu lors de son match contre Arizona ou Zeke Nnaji, ailier fort, a réussi à rendre la vie dure à Stewart même en lui rendant quelques kilos et cela s’est fini par un 3 sur 13 aux tirs pour Stewart.

    Le second problème est que cela va également l’empêcher d’être efficace contre un intérieur plus puissant qui ne va pas reculer face à ses attaques et c’est à ce moment précis que sa technique doit faire la différence.

    Vue d’ensemble du profil

    Isaiah Stewart est clairement un ailier fort même si un coach ambitieux pourrait le mettre en pivot mais tant qu’il ne développe pas son tir, il ne peut pas se permettre d’être un ailier en NBA. Grand, longiligne, rapide, fort, massif, il a toutes les qualités nécessaires à un grand basketteur et son plafond ne connaît aucune limite.

    Sa saison en NCAA a démontré à plusieurs équipes NBA qu’elle tenait en lui un joueur motivé sur le parquet et il s’avère qu’il est autant motivé en match qu’à l’entrainement, Stewart est très certainement un steal et probablement un futur All-Star, en tout cas, il a toutes les armes nécessaires pour le devenir.

    Dans tous les cas, son moteur reste sa qualité principale, il joue avec le cœur et donne toute son énergie à chaque match et même si offensivement et défensivement, il y a pas mal de travail qui l’attend, il a 19 ans depuis le mois de mai et il est clairement prêt à passer à l’étape supérieure.

    Comparaisons

    • Deandre Ayton
    • Montrezl Harrell
    • Draymond Green
    • Elton Brand
    • Zach Randolph

    Draft Consensus

    • 27ème selon nbadraft.net
    • 31ème selon Tankathon
    • 31ème selon NBAdraftroom.com
    • 30ème selon Bleacher Report
    • 25ème selon ClutchTime

    Highlights

    Source : Switch