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  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 2.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les matchs s’enchaînent à une vitesse folle, et nous voici déjà à quelques jours du premier tour des Playoffs. Les rookies auront globalement fait bonne figure durant cette reprise. Grâce à un temps de jeu plus significatif et aux turnovers effectués par les coachs, beaucoup de jeunes ont se sont révélés à Orlando. Voici les performances marquantes de ces huit derniers jours.(les statistiques sont arrêtées au 12/08/20)

    Les titulaires ont toujours autant de responsabilités

    Michael Porter Jr photo via SI.com
    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 54m, 9.3pts, 4.7rds, 0.8pd

    MPJ est clairement en train de s’épanouir sous nos yeux. Match après match, le rookie prend de l’épaisseur au sein de la rotation de Mike Malone en devenant le meilleur scoreur de sa classe depuis la reprise avec des statistiques offensives impressionnantes : 23.8pts, 56.8% aux tirs, 46.3% à 3-pts et 96% aux lancers-francs. En plus de se placer dans le club très flatteur des « 50-45-90 », MPJ est clutch comme face aux Spurs en fin de match avec un rebond offensif et un drive concluant pour achever les hommes de Popovich.

    MPJ gagne en confiance et n’hésite pas à prendre sa chance avec 18 tirs tentés dans la défaite face à Portland. Auteur de tirs à 3-pts importants lors de cette rencontre, MPJ a démontré que son talent est inestimable pour un joueur de sa taille (2.08m). Rebond défensif, transition, pull up à 3-pts, step back, catch and shoot, distribuer pour le partenaire démarqué… L’ancien joueur de l’université du Missouri va clairement devenir un sérieux problème pour ses adversaires.

    Avec 45′ jouées et des paniers clutchs dans la défaite en double prolongation contre Utah, Coach Malone va être obligé de revoir ses rotations à l’approche des Playoffs, si les retours de Will Barton et de Gary Harris sont confirmés. Pour le moment, le jeune joueur de 21 ans apporte une réelle plus-value en attaque. Seules quelques erreurs défensives peuvent lui coûter des minutes.

    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 66m, 17.9pts, 3.7rds, 7.2pds

    Le favori pour le titre de Rookie de l’année est toujours aussi spectaculaire mais la blessure de Jaren Jackson Jr combinée aux trop nombreuses défaites ternissent la copie de Ja pour cette reprise. Lors de la défaite contre Utah, coach Jenkins s’est vite rendu compte qu’associer Brandon Clarke avec Jonas Valanciunas dans la raquette était contre-productif. Ja s’est résolu à combiner avec Anthony Tolliver et Gorgui Dieng, et cela à fonctionner lors de la victoire contre le Thunder. Le meneur explosif a su lire la défense et prendre les bonnes décisions en attaque.

    Ja est toujours aussi pressé de jouer en attaque. Que se soit pour driver ou pour jouer le pick and roll, le rookie n’a pas le temps ! Dans le top 5 des joueurs qui bénéficient le plus du pick and roll, Ja est encore loin d’être efficace avec seulement 0.88 points par possession. Il y a encore des progrès à réaliser dans ce domaine pour rejoindre les cadors tels que Chris Paul, Damian Lillard, Kemba Walker, Trae Young (via NBA.com).

    Lors de la défaite face aux champions en titre, Ja a encore manqué de justesse dans son jeu offensif (17pts, 10pds, mais 7/19 aux tirs). Nul doute qu’il progressera rapidement dans ce domaine, en travaillant notamment sur son tir extérieur. Si le rookie a sorti une belle performance face aux Celtics (26pts, 13pds), il n’a pu éviter la 6e défaite en 7 matchs de son équipe. Désormais 9e à l’ouest, La bataille pour le dernier spot des Playoffs va être palpitante.

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 56m, 8.7pts, 3.3rds, 1.2pds

    Invaincus depuis la reprise, les Suns sont tout simplement insolents et inarrêtables en attaque. Tout leur réussi, et le rookie Johnson a bien évidement participé à cette moisson inhabituelle de victoires. Sur ses quatre derniers matchs, l’ailier présente un ratio de +16.3 quand il est sur le terrain, soit le meilleur chiffre de sa classe (via NBA.com). A la fin du match remporté face à Indiana (14pts, 12rds), Johnson termina avec un ratio de +36 !

    Vous vous souvenez que nous avions évoqué le fait qu’il était incapable de dunker, et bien Johnson a tenu à nous répondre poliment en contre-attaque.

    Sa taille et son adresse longue distance sont de réels atouts pour coach Williams : 2/2 contre Miami et 4/8 contre Oklahoma City. La belle série s’est arrêtée face à l’équipe B des Sixers avec 0/4 de loin et seulement 6pts en 30 minutes de temps de jeu. Il est indéniable que le rookie n’est pas aussi offensif que Kelly Oubre Jr, mais son profil de joueur sans ballon et de menace sur catch and shoot fait de lui le complément parfait pour le MVP de la bubble : Devin Booker.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 24m, 22.5pts, 6.3rds, 2.1pds

    Les espoirs de Playoffs se sont envolés pour les Pelicans. Les belles choses entrevues avant la suspension de la ligue semblent bien loin. Inconstants en attaque et laxistes en défense, les hommes d’Alvin Gentry n’ont clairement pas réussi leur reprise. Dans la défaite contre les Kings, Zion a constamment cherché à être agressif avec 24pts en 21 minutes. Le rookie a souvent été utilisé comme poseur d’écran. Un schéma offensif pas si souvent utilisé que cela (9.7% via NBA.com), alors qu’il semble évident que rien ne peut ralentir Zion quand il « roll » vers le cercle.

    Inarrêtable lorsqu’il drive sur main gauche, le rookie est également tout à fait capable de délivrer pour un partenaire démarqué. En revanche pour le spacing, il faudra repasser, car Zion ne prend que des tirs près du cercle dans la restricted area comme ce fût le cas face aux Spurs (25pts en 27′). Dernier aspect peu reluisant concernant l’intérieur de 129kgs, le rookie n’arrive pas à impacter positivement la rencontre comme ce fut le cas avant le lockdown. Avec un ratio de -8.8 par match (-21 face aux Spurs!), Zion est l’un des pires de sa classe sur ces 4 derniers matchs (via NBA.com). De plus, mis au repos (back to back), il n’a pa pu participer à la victoire des siens face aux Wizards.

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 48m, 13.5pts, 6.1rds, 1.8pds

    Toujours pas de victoires pour les hommes de Scott Brooks et il ne reste plus qu’un match à jouer. Des résultats qui sont évidemment pas si surprenant compte tenu des absences (Beal, Wall, Bertans). Le staff des Wizards a pu tester et développer les jeunes joueurs tels que le rookie Hachimura. Toujours placé dans le cinq de départ, le japonais alterne le bon (23pts vs New Orleans) et le médiocre (8pts 2/11 aux tirs vs Philadelphie).

    https://www.youtube.com/watch?v=ziT5xzQO524

    Rui a très bien débuté son match face aux Pelicans avec un rare tir à 3-pts sur catch and shoot en sortie d’écran. Capable de poster des joueurs plus petits et de se défaire d’une prise à deux avec une passe bien sentie, les Pelicans lui ont même collé Jrue Holiday sur le dos pour ne pas le laisser s’enflammer. Moins en vu face au Thunder avec son plus faible temps de jeu depuis la reprise (11pts, 25′), Rui manque parfois d’efficacité en attaque. Lors de ses 4 dernières performances, ses statistiques sont tombées à 42%EFG et 46.1%TS (via NBA.com). Face aux Bucks (20pts, 29′), coach Brooks a peut-être discuté avec le rookie concernant sa passivité à 3-pts puisque le jeune joueur à tentés 9 tirs lointains (record personnel) pour trois convertis !

    Un temps de jeu et des responsabilités en hausse

    Tyler Herro via miamiherald.com
    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 53m, 13.2pts, 4.1rds, 2,2pds

    Les absences de Jimmy Butler, Goran Dragic et de Kendrick Nunn ont permis à Erik Spoelstra de tester Tyler Herro en tant que meneur de jeu. Sa première mi-temps face aux Bucks a été remarquable. Capable de créer pour ses partenaires, le jeune arrière a également démontré qu’il n’était pas uniquement un shooteur, et qu’il pouvait très bien driver pour finir dans la raquette. Malheureusement, sa deuxième mi-temps, comme l’ensemble de l’équipe, a été calamiteuse et les Bucks sont repartis avec la victoire.

    Placé dans le cinq de départ face aux Suns, Herro a pu enchaîner les pick and roll et les mains à mains avec Bam Adebayo et Kelly Olynyk. Si tout n’est pas parfait, le jeune arrière a prouvé qu’il avait la vision de jeu et le footwork pour déstabiliser la défense adverse. Herro a également su faire preuve de patience sur certaines séquences.

    Loin d’être réputé pour son jeu sur pick and roll (0.67 pts/possessions, 32.3% aux tirs (via NBA.com), Herro a tout de même apporté quelques satisfactions au staff du Heat avec une bonne lecture du jeu qui se concrétise par une hausse de son taux de passes décisives (+16.9%). L’expérience « Point Guard Herro » a pris fin lors de la victoire face à Indiana. Le rookie a retrouvé son rôle de joueur sans ballon prêt à dégainer dans le corner (17pts, 3/6 à 3-pts). Il n’en reste pas moins que son passage au poste de meneur fut intéressant, et pourquoi pas, être envisagé sur le long terme.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 57m, 12.1pts, 5.9rds, 1.4pds

    Jaren Jackson Jr out, le rookie a pris sa place dans le cinq de départ face à Utah (6pts en 27′). L’expérience fut loin d’être concluante avec un problème évident de spacing aux côtés de Jonas Valanciunas. La raquette est bouchée, ce qui affecte également le jeu du meneur Ja Morant. De retour sur le banc face au Thunder (12pts, 20′), les Grizzlies ont retrouvé le goût de la victoire avec une adresse retrouvée et un Brandon Clarke toujours aussi actif près du cercle avec un joli touché sur ses floaters.

    Comme évoqué dans l’article de Jonathan Tjarks du site The Ringer, Clarke reste l’un des rookies les plus efficients en attaque. Son placement et son timing sur pick and roll sont bons (2e meilleur scoreur en tant que poseur d’écran, via NBA.com), sa mobilité et son footwork lui permettent de switcher en défense sur des joueurs plus petits. Malheureusement, le jeu des Grizzlies s’est essoufflé cet été, et le rookie n’a pu éviter les défaites contre Toronto (16pts, 26′) puis contre Boston (15pts, 29′), malgré un apport non négligeable en sortie de banc. On notera tout de même ses 4 tentatives à 3-pts face aux Celtics, un record pour lui cette saison, avec 50% de réussite.

    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 16m, 8.1pts, 3.4rds, 0.9pd

    Le rookie continue de s’affirmer en devenant peu à peu le 6e homme des Spurs. Mieux, Popovich n’hésite pas à le placer dans le money time face aux Nuggets (20pts, 26′). S’il doit progresser dans la finition, Johnson ne rechigne pas à aller au contact et ne se gène pas pour bousculer un autre rookie, Michael Porter Jr, malgré les 10cm d’écart.

    Johnson est très dynamique sur le terrain, il court, il saute, il défend, mais il est également capable d’artiller de loin : 63.2% à 3-pts cette saison ! Son meilleur match a eu lieu lors de la victoire contre les Rockets avec 23pts, 3/3 de loin en seulement 25 minutes. Les Spurs sont toujours en vie pour accrocher les Playoffs, et ils le doivent en partie à leur rookie.

    Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 59m, 5.3pts, 3.9rds, 0.6pd

    Drafté en 23e position lors de la dernière draft, Bazley a participé à la belle saison du Thunder depuis le début. Mais son temps de jeu a réellement augmenté cet été avec en moyenne 27 minutes passées sur le parquet et une titularisation face aux Suns (22pts, 10rds). L’absence de Steven Adams a forcé Billy Donovan à réaliser quelques ajustements. Bazley est donc associé à Mike Muscala dans le frontcourt, et il n’est pas rare de voir le rookie au poste 5 dans un lineup de petite taille.

    Sa complicité avec Chris Paul n’est pas un secret, et le meneur n’hésite pas à combiner avec lui sur pick and pop. Le meilleur match de Bazley a eu lieu lors de la victoire contre les Wizards avec 23 pts et 5/8 à 3-pts en sortie de banc.

    https://www.youtube.com/watch?v=F9LDozoD8II

    Capable de scorer de loin, il lui reste encore à progresser dans la finition dans la raquette, et notamment lorsqu’il y a du contact. S’il a pu scorer 22pts face aux Suns, il a tout de même manqué 6 tirs dans la raquette. Il n’en reste pas moins que sa progression en défense et son apport en attaque arrivent à point nommé à quelques jours des Playoffs.

    Comme si c’était un match de Summer League

    Jeremiah Martin via Brooklynnetsfrance.com
    Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 8m, 7.8pts, 1.3rds, 2pds

    Profitant des très nombreuses absences côté Nets, Jeremiah Martin a une opportunité en or de se montrer cet été. A 23 ans, Martin s’est révélé être un vrai scoreur lorsque coach Vaughn lui accord du temps de jeu. Face aux Celtics (20pts en 15′), Martin a eu l’opportunité de jouer la majorité de la 2e mi-temps, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un pur gaucher !

    Très rapide et dangereux lorsqu’il attaque sur sa gauche, il est en revanche moins saignant quand il s’agit de driver sur sa main faible. Comme évoquer par le commentateur Jeff Van Gundy, il y a du « Kendrick Nunn » chez ce joueur. Néanmoins, cette performance fut par la suite récompensée par… quelques miettes face aux Kings (1′), et un DNP face aux Clippers. Heureusement que Martin a conservé son attitude face au Magic avec un match record : 24pts, 6pds en 26′. Il serait judicieux de la part du staff des Nets de lui accorder plus de temps de jeu notamment lorsque l’équipe aura besoin de solutions offensives.

    Matt Thomas, SG, Toronto Raptors : 39m, 4.7pts, 1.4rds, 0.5pd

    Si le rookie sorti de Iowa State est avant tout réputé pour son adresse derrière la ligne : 47.3%, il s’est autorisé quelques tirs à mi-distance face à l’équipe bis des Bucks dans un match record: 22pts, 9/17 aux tirs et 4/8 à 3pts. Son premier quart-temps est tout simplement impeccable avec 12 points.

    Capable de se créer de l’espace avec son dribble et de dégainer en sortie d’écran (Eric Bledsoe peut en témoigner), le rookie de 26 ans est en revanche moins à l’aise pour scorer inside.

    Mention Spéciale : On veut toujours plus de Bol Bol

    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 5m, 5pts, 2.8rds, 0.8pd

    Si MPJ crève l’écran du côté des Nuggets, c’est toujours un événement quand le géant de 2.18m rentre sur le terrain. Après avoir défendu face à Chris Paul la semaine dernière, le fils de Manute a eu l’honneur de défier Anthony Davis et LeBron James dans la courte défaite face aux Lakers (8pts, 5rds, 21′). Si l’on connaît désormais sa capacité à tirer de loin et à dribbler, on n’avait pas encore apprécié sa qualité de passe !

    Dix autres élèves à surveiller :

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 66m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 70m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 63m, 7.3pts, 4rds, 0.9pd
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 35m, 6.9pts, 2.3rds, 0.8pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 59m, 6.6pts, 3rds, 1.4pds
    • Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 46m, 5.2pts, 1.8rds, 1.8pds
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 63m, 4.6pts, 1.6rds, 1.2pds
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 68m, 3.4pts, 2.5rds, 1pd
    • Talen Horton-Tucker, SG, Los Angeles Lakers : 5m, 4pts, 0.6rd, 0.6pd
    • Miye Oni, SG, Utah Jazz : 9m, 2.8pts, 1.7rds, 0.2pd
  • Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Le carnet des rookies: « Bubble Edition 1.0 »

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les performances des débutants.

    140 jours ! 140 jours d’attente entre la suspension du championnat lors de ce fameux mercredi 11 mars et ce jeudi 30 juillet, date de la reprise des matchs officiels. Les 22 meilleures équipes du championnat ont été invitées dans un cadre exceptionnel à Disney World près d’Orlando afin d’écrire les pages les plus folles de ce début de décennie déroutant. Bien évidement, de nombreux rookies sont absents cet été, il nous reste tout de même plus de 70 rookies qui vont plus ou moins prendre part à cette aventure historique made in Disney. (les statistiques sont arrêtées au 05/08/20)

    Titulaires: dur dur de se remettre dans le rythme

    Ja Morant – by Getty Image from heavy.com
    Ja Morant, PG, Memphis Grizzlies : 62m, 17.7pts, 3.7rds, 7pds

    La reprise fut plus laborieuse que prévu pour Ja et ses coéquipiers. Déjà peu enchanté par le système de « play-in » mis en place par la ligue, le rookie ne s’est pas ménagé au scoring, drivant et agressant constamment la défense adverse. Une défaite frustrante face à Portland pour la reprise officielle, puis une deuxième étriquée face aux Spurs. Les jeunes Grizzlies n’ont pas démérité en revenant au score grâce aux tirs lointains de Jaren Jackson Jr et aux drives de Morant. Le rookie a d’ailleurs réalisé son meilleur match depuis qu’il est en Floride avec 25 points dont 11 dans le dernier quart-temps.

    https://www.youtube.com/watch?v=8Fc09eoCly8

    En revanche, le gros point noir de cette reprise, c’est bien son adresse derrière la ligne avec un piteux 10.5% de réussite avec plus de six tentatives par rencontres ! Les Pelicans lui ont même réservé un traitement à la « Rajon Rondo » en le laissant ouvert à 3pts. Si ce manque de réussite peut-être rapidement corrigé, cette maladresse peut également s’expliquer par une éventuelle fatigue dans les jambes. Avec plus de 38 minutes de temps de jeu de moyenne, Morant n’a jamais été autant sollicité sur le terrain. Une fatigue que l’on a pu observer lors de sa performance médiocre face aux Pelicans (11pts, 1/10 à 3pts). En prenant en compte son style de jeu gourmand en énergie, le staff des Grizzlies va devoir rapidement trouver des alternatives afin de le faire souffler. Et le temps presse, les Grizzlies sont à 3 défaites en autant de match.

    Zion Williamson, PF, New Orleans : 22m, 22.3pts, 6.4rds, 2.1pds

    Absent des matchs amicaux, le phénomène fut bien présent pour le premier match officiel face à Utah. Limité à seulement 15 minutes, le N°1 de la draft 2019 a eu le temps d’inscrire 13 points et de dévoiler sa qualité de passe en contre-attaque. Et c’est à peu près tout… Sur le banc lors du money time, Zion a observé ses coéquipiers perdre le match face à un Rudy Gobert clutch. Le deuxième match n’est guère plus intéressant pour le jeune joueur. Face à des Clippers imprenables, Zion a affiché sa pire feuille de match avec 7 points en 13 minutes. Pour la première fois de sa très jeune carrière, le rookie a terminé un match en dessous de la barre des dix points.

    Zion s’est ensuite bien repris lors du duel important face aux Grizzlies. Avec 23pts en 25′, son agressivité en attaque a fini par payer, et ce, malgré une tendance à toujours tirer avec sa main gauche même lorsqu’il drive sur sa droite. Cela lui a valu quelques problème de finition avec 11 tirs manqués dans la raquette. Autre point à améliorer pour ce diamant brut, sa défense… Si Zion veut réellement voir son temps de jeu se stabiliser, il va devoir être plus communicatif et mobile en défense.

    En face, Jaren Jackson Jr a scoré sur trois possessions consécutives dans le dernier quart-temps, mais heureusement que le bon vieux JJ Redick est là pour aider les Pels à remporter leur toute première victoire à Orlando.

    Michael Porter Jr., F, Denver Nuggets : 50m, 8.1pts, 5.2rds, 0.8pd

    Mike Malone doit actuellement composer avec l’absence de Jamal Murray, Gary Harris et de Will Barton, et cela permet au jeune Porter Jr de s’immiscer dans le cinq de départ dès la première rencontre face au Heat ! Les Nuggets se sont montrés globalement maladroits dans ce match perdu. Le rookie n’a pas eu à rougir de sa performance avec 11pts et une réelle affection pour le tir à 3pts malgré une adresse médiocre sur cette rencontre (2/8), mais le meilleur est à venir.

    Sa troisième titularisation de sa carrière face au Thunder restera à jamais graver dans ses mémoires avec un record de points : 37 !

    https://www.youtube.com/watch?v=cAHQSjCo2Os

    Le joueur drafté en 2018 n’a tout simplement jamais relâché la pédale d’accélérateur avec 12pts dans le 1er quart-temps ainsi que dans le dernier quart-temps. Auteur de 6 points dans les trois dernières minutes du temps réglementaire, MPJ a prouvé au staff des Nuggets qu’ils pouvaient compter sur lui lors du money time. Sa connexion avec le génial pivot Nikola Jokic est plus qu’alléchante. Selon NBA.com, 20.5% des passes reçues par MPJ sont en provenance du Serbe. Il ne lui reste plus qu’au rookie de se concentrer en défense afin de ne pas trop être trop pénalisé par les arbitres (4,5 fautes de moyenne par match).

    Cameron Johnson, F, Phoenix Suns : 52m, 8.4pts, 3rds, 1.2pds

    L’absence de l’ailier Kelly Oubre Jr a permis au « vieux » rookie de vivre sa deuxième titularisation de la saison lors du premier match « in the bubble » des Suns. Discret lors de la victoire face à l’équipe « G-League » des Wizards avec 12 points en 24 minutes. Il s’est montré bien plus à son avantage lors de la deuxième rencontre face aux Mavericks avec 19 points en 40 minutes.

    Johnson n’a jamais passé autant de temps sur le parquet lors d’un match NBA. Il en a profité pour faire valoir son principal atout : le tir à 3pts avec 4/8. Si l’ailier est incapable de dunker en contre-attaque, ses qualités de shooteurs sont intéressantes pour écarter au maximum le jeu quand Rubio et Booker portent le ballon. Enfin, bien qu’il présente de faibles qualités athlétiques, cela ne l’a pas empêché de gober 12 rebonds dans cette rencontre grâce à son sens du placement.

    La nuit dernière, le rookie a contribué à la victoire surprise des Suns face aux Clippers (37′, 8pts, 7rds). Si le buzzer beater de Devin Booker est incroyable, on ne manquera pas de souligner que Johnson était ouvert à 3pts sur cette dernière action décisive. Les Suns sont pour le moment invaincus à Disney!

    Rui Hachimura, F, Washington Wizards : 44m, 13.3pts, 6.1rds, 1.8pds

    Le roster des Wizards présente plus les caractéristiques d’un roster de Summer League que d’une équipe NBA intégrant le top 22 de la ligue. Mais voilà, les hommes de Scott Brooks ont été invités à Orlando pour quelques semaines. Les trop nombreuses absences de joueurs clés annihilent tout espoir d’accrocher les Playoffs voire même le « play-in ». C’est donc une opportunité en or pour le rookie Hachimura qui va pouvoir récupérer des tickets shoot sans avoir la pression de remporter le match. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa première performance fut agréable et réussie.

    Malgré la défaite, le japonais fut le meilleur scoreur de son équipe. Toujours aussi friand du jump shot à mi-distance, Rui gagne peu à peu confiance sur son handle et n’a pas hésité à jouer en isolation face à un autre rookie : Cameron Johnson.

    Néanmoins, la suite est moins glorieuse, avec deux sorties à 9 points avec un temps de jeu dépassant à chaque fois les 30 minutes face à Brooklyn puis Indiana. Inconstant et pas en réussite, l’ancien de Gonzaga se prive toujours de tirer de loin avec une seule tentative en trois rencontres, alors qu’il avait montré des signes encourageants lors des trois matchs amicaux avec un 2/5 derrière la ligne.

    Remplaçants, ils ont un impact sur la rencontre

    Keldon Johnson face aux Nets – via Spurs.com
    Keldon Johnson, SF, San Antonio Spurs : 12m, 6.1pts, 2.7rds, 0.8pd

    Le rookie sorti de Kentucky avait commencé à pointer le bout de son nez en mars juste avant la coupure, et voilà que Popovich le place maintenant dans la rotation des Spurs. Un réel plaisir de voir son temps augmenter : 25,7′ sur ces trois matchs vs 10,2′ en saison. Le rookie apporte sa fougue et son énergie sur le terrain. Son attitude fut récompensée par le staff de San Antonio en lui octroyant du temps de jeu dans le money time face aux Grizzlies. Son match record a eu lieu lors de la défaite face aux Sixers, avec 15pts en seulement 21′.

    S’il doit encore épurer son jeu et gagner en résistance quand il drive au cercle, Johnson est constamment en mouvement et son agressivité devrait l’amener encore plus loin. San Antonio accorde plus de temps de jeu pour ses jeunes, et cela combiné avec l’absence de LaMarcus Aldridge et le placement par séquence de DeRozan au poste 4, les Spurs gagnent en vitesse. Depuis la reprise, San Antonio est classé 4e au classement du nombre de possessions jouées depuis la reprise (via NBA.com), alors que les texans pointaient à la 15e place depuis le debut de la saison.

    Tyler Herro, SG, Miami Heat : 50m, 12.7pts, 4rds, 2pds

    Une première performance pour le moins timide lors de la belle victoire du Heat face aux Nuggets. Avec seulement 7 points, en 20 minutes, le rookie fut loin d’être essentiel en attaque au sein d’une équipe plutôt bien rodée. Le deuxième match est tout de suite plus intéressant, face aux champions en titre, les Raptors (12pts). En manque de solutions offensives, Erik Spoelstra a pu compter sur son jeune arrière sur certaines séquences pour scorer de loin ou encore, fait rare, sur un drive !

    Le manque d’agressivité des leaders Bam Adebayo et Jimmy Butler, Miami a tout de même réussi à recoller au score dans le 4e quart-temps avec les vétérans Goran Dragic et Jae Crowder sans oublier le jeune arrière qui fut lui aussi installé dans ce lineup pour ce money time. Malgré un résultat qui s’est soldé par une défaite frustrante pour les floridiens, être impliqué dans ce genre de scénario ne peut qu’être bénéfique pour Herro.

    La nuite dernière, le Heat s’est employé à remporter son duel face aux Celtics malgré l’absence de Jimmy Butler. Le rookie de 20 ans a compensé cette perte en attaque en inscrivant la totalité de ses points dans le 2e quart-temps (11pts). Son sens du déplacement et son footwork sont un régal pour les yeux.

    Brandon Clarke, F, Memphis Grizzlies : 53m, 12.1pts, 5.8rds, 1.4pds

    L’intérieur est toujours aussi tonique et bondissant. Sa présence dans la raquette est essentiel pour Memphis. Dans la courte défaite face à Portland lors de la première rencontre, le canadien a récolté 8 lancers-francs dont 7 ont été convertis. Un record personnel, et une feuille de statistiques intéressantes : 21pts, 7rds, 2blks et 34′. Sur le terrain lors du money time, Clarke a même permis aux siens d’égaliser à 32 » du buzzer envoyant ainsi les deux équipes en prolongation.

    Malheureusement, les deux matchs suivant furent moins glorieux avec un temps de jeu ramené à 24′ et une réelle incapacité à scorer de loin (18pts et 0/4 cumulés lors des défaites face aux Spurs et aux Pelicans). Les Grizzlies peuvent tout de même rester optimistes pour la suite, avec Ja comme détonateur, JJJ et sa précision extérieure, et enfin la présence inside de Clarke, Memphis reste la franchise du futur.

    On aimerait les voir plus souvent sur le parquet

    Bol Bol face aux Wizards – via parlons-basket.com
    Bol Bol, F/C, Denver Nuggets : 2m, 4pts, 2rds, 0.5pd

    Après Zion, voici l’autre phénomène de cette classe 19′ ! Bol Bol a tout simplement enflammé le monde de la NBA lors des matchs de préparation avec cette faculté de prendre le rebond défensif, poser deux dribbles pour remonter tout le terrain et d’allumer à 3pts sur un pull up sans complexe. Face au Heat, le fils de Manute a joué ses toutes premières minutes officielles et inscrit son tout premier panier grâce à une passe de l’autre rookie de l’équipe : Michael Porter Jr. Lors de son deuxième match, les Nuggets et le Thunder nous ont offert le face à face le plus improbable mais le plus divertissant de la semaine : Bol Bol (2.18m) vs Chris Paul (1.85m) !

    https://www.youtube.com/watch?v=QCPlbcPOefY
    Nickeil Alexander-Walker, PG/SG, New Orleans Pelicans : 43m, 5.3pts, 1.9rds, 1.8pds

    Aucune minute accordée face au Jazz, le rookie a également assisté depuis le banc de touche à la leçon donnée par les Clippers à ses coéquipiers. Avec 37 points de retard au début du 4e quart-temps, Alvin Gentrty se décida enfin à faire jouer son banc pour le grand plaisir de la famille de NAW. L’arrière ne s’est pas fait prier pour prendre sa chance, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait des fourmis dans les jambes : 15pts, 2pds, 2stls en 12′ !

    Résultat de cette belle performance offensive : 4′ le match suivant face aux Grizzlies… Free NAW !

    Dix autres élèves à surveiller:

    • Kendrick Nunn, PG/SG, Miami Heat : 65m, 15.2pts, 2.7rds, 3.3pds
    • Terence Davis, SG, Toronto Raptors : 66m, 7.5pts, 3.3rds, 1.6pds
    • Jaxson Hayes, C, New Orleans Pelicans : 59m, 7.4pts, 4.1rds, 0.9pd
    • Nicolo Melli, F, New Orleans Pelicans : 55m, 6.7pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Luguentz Dort, SG, Oklahoma City Thunder : 31m, 6.3pts, 1.9rds, 0.7pd
    • Matisse Thybulle, SG, Philadelphie Sixers : 59m, 4.7pts, 1.5rds, 1.2pds
    • Darius Bazley, SF, Oklahoma City Thunder : 55m, 4.6pts, 3.7rds, 0.5pd
    • Grant Williams, F, Boston Celtics : 65m, 3.4pts, 2.6rds, 1pd
    • Jeremiah Martin, PG, Brooklyn Nets : 5m, 3.6pts, 1.4rds, 1.2pds
    • Terance Mann, SG, Los Angeles Clippers : 36m, 1.6pts, 1rd, 1.1pds
  • L’évolution des rookies depuis 2015

    L’évolution des rookies depuis 2015

    Depuis quelques années, le processus de rajeunissement de la ligue s’est accéléré. Des franchises empilent les choix de draft, et privilégient des contrats courts pour des jeunes inconnus plutôt que de recycler des vétérans bien trop usés. Si ces jeunes joueurs deviennent majoritaires sur le parquet, est-il possible que ces derniers soient de plus en plus à l’aise et performants? Et selon vous, quelle cuvée à été la plus productive ces cinq dernières années ? (Statistiques via NBA.com)

    Cette saison, 115 rookies ont foulé les parquets NBA, c’est 48 de plus qu’il y a dix ans lorsque John Wall, Paul George et DeMarcus Cousins réalisaient leurs débuts. Un chiffre qui a connu une réelle progression à partir de la saison 2015-2016 avec un pic atteint en 2016 avec 120 rookies d’utilisés. Merci aux Sixers et leur « Process » dans le milieu des années 2010 pour avoir fait baisser la moyenne d’âge de la ligue.

    D’autres facteurs peuvent également expliquer cette évolution comme le style de jeu prôné depuis quelques saisons (rapidité, vivacité et shoot) qui peut très bien coller avec le profil des jeunes prospects. Mais également la mise en place de contrats courts et flexibles (10-day et two way) avec la possibilité de les signer, voire re-signer afin de les tester et d’optimiser leur potentiel.

    Cette tendance à vouloir rentabiliser ces jeunes joueurs donnerait telle une meilleure production de ces rookies ? Voici les évolutions statistiques individuelles de ces cinq dernières années, et un aperçu sur la cuvée la plus prolifique.

    Temps de jeu et responsabilité avantage pour la Draft 2017

    Ben Simmons, Donovant Mitchell et Jayson Tatum – image via cbssports.com

    La cuvée 2017 possède le record du nombre de rookies ayant joué chez les professionnels mais également en ce qui concerne le total de joueurs dans le club des 15/15 (au moins 15 apparitions et 15 minutes en moyenne de temps de jeu). 45 rookies ont eu ces privilèges lors de la saison 2017-2018 avec en tête d’affiche Donovan Mitchell, Ben Simmons (drafté en 2016), Jayson Tatum, Kyle Kuzma, Lonzo Ball ou encore Lauri Markkanen. C’est l’ancien meneur des Lakers, Lonzo Ball, qui a hérité du temps de jeu le plus conséquent avec 34.2′.

    Le bonnet d’âne revient à la promotion 2015 avec seulement 26 joueurs dans ce cas. Karl-Anthony Towns, Emmanuel Mudiay et Jahlil Okafor sont les seuls à avoir atteint la barre des 30′. Loin d’être ridicule, la draft 2016 présente 35 joueurs au dessus des 25 minutes mais aucun n’a franchi celle des 30 minutes. Brandon Ingram était le leader avec 28.9′. Enfin, les deux dernières cuvées nous offre de très jolies perspectives d’avenir avec Luka Doncic (32.2′), Trae Young (30.9′) pour la cuvée 2018 et avec Zion Williamson (29.7′) et Ja Morant (30′) pour celle de 2019.

    Impact offensif sur le terrain : 2017 et 2019 au dessus du lot

    Ja Morant en défense sur Jayson Tatum – Bob DeChiara-USA TODAY Sports

    Voyons maintenant quelle promotion est plus à même à se montrer en attaque avec un temps de jeu suffisamment conséquent. Rien qu’en observant le tableau-2, on distingue deux courbes au dessus du lot. Ces dernières sont associées aux promotions 2017 et 2019. Avec 15 joueurs allant de Zion (23.6pts) à Kevin Porter Jr. (10pts), la cuvée 2019 est riche en joueurs offensifs offrant ainsi une solution offensive pour leur coach (45.3% de réussite).

    La cuvée 2017 est menée par le plus gourmand en terme de tirs tentés lors de ces 5 dernières années : Donovan Mitchell (17.2%). Néanmoins, si la promotion 2017 se montre en attaque, elle pêche dans l’adresse avec une moyenne de 40.3%, soit le pire taux de réussite parmi ces cinq générations. Merci Lonzo avec 39.5% aux tirs !

    La classe 2018 tient une moyenne correcte grâce à ses deux vedettes : Doncic et Young. Sept joueurs ont atteint la barre des dix points avec une moyenne de 46.3%. Les rookies de la draft 2016 sont moins en vue. Leur meilleur scoreur Joel Embiid (20.2pts) était déjà dans la ligue depuis deux ans! Mais il est sage de rappeler qu’il ne s’agissait que de rookies et que les saisons suivantes furent bien plus convaincantes pour Siakam, Brown, Hield, Murray et LeVert.

    Apport statistique moyen : les cuvées 2018 et 2019 se démarquent

    Luka Doncic et Zion Williamson – photo via esnba.com

    Voilà qui est intéressant ! Bien que peu significatif, le tableau-3 semble nous indiquer une évolution statistique positive au fil des générations. Avec une base solide d’au moins 30 joueurs dans le club des 15/15 depuis 2016, les franchises NBA leur accordent plus d’importance en terme de développement et cela se traduit par un temps de jeu plus conséquent.

    Les cuvées 2018 et 2019 ont passé le plus de temps sur le terrain, par conséquent, ils scorent plus et gobent plus de rebonds en moyenne par match. Et pourtant, ces deux promotions diffèrent en plusieurs points. Si la génération 2019 excelle par une certaine homogénéité et son nombre de joueurs essentiels dans la rotation de leur équipe (faiblarde?), celle de 2018 est clairement portée par deux hommes : Luka Doncic et Trae Young qui ont posté des chiffres de All-Stars dès leur première saison !

    Bien que la classe 2015 soit faiblement représentée, elle a la particularité de compter en ses rangs de solides intérieurs avec Karl-Anthony Towns, Jahlil Okafor, Kristaps Porzingis, Myles Turner mais aussi Nikola Jokic (drafté en 2014). Une caractéristique qui explique en partie cette belle moyenne aux rebonds (4.1).

    Et si on creuse un peu plus ? Statistiques avancées : de mieux en mieux

    Mitchell Robinson au dunk – Photo by Scott Taetsch/Getty Images

    Pour ce 4e et dernier tableau nous avons sélectionné quatre statistiques avancées : EFG (Effective Field Goal), TS (True Shooting), PIE (Player Impact Estimate) et USG (Usage Pourcentage). Ces données peuvent ainsi renseigner sur la qualité des tirs pris par les rookies ainsi qu’une estimation de leur implication sur le terrain de manière générale.

    Concernant l’utilisation et l’impact des joueurs (USG et PIE), les chiffres sont sensiblement identiques et ne permettent pas de dégager une tendance au fil des saisons. En revanche, on peut distinguer une légère amélioration d’année en année dans la qualité des tirs pris et le taux de réussite. L’EFG a dépassé les 50% à partir de la classe 2018 (50.8%) pour atteindre un record avec la classe 2019 (51.1%).

    Le TS a également connu un bon à partir de la saison 2018-2019 avec une augmentation de +2,1% par rapport à la saison 2017-2018. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe qu’aucun rookie de la promotion 2015 ne dépasse les 60% dans les deux catégories (dans le club des 15/15). C’est le pivot des Knicks, Mitchell Robinson (draft 2018) qui a obtenu les meilleurs chiffres avec un EFG à 69.4% et un TS à 69.2%.

    En 2019-2020, ils étaient deux à obtenir des pourcentages au dessus des 64% dans les deux catégories : Brandon Clarke et Jaxson Hayes. Une évolution positive qui peut en partie s’expliquer par la recrudescence de joueurs extérieurs tirant à 3pts et d’intérieurs toniques et athlétiques se contentant de scorer inside. Bye Bye le tir à mi-distance !

    Trae Young et Luka Doncic lors du Rising Star Challenge 2020 – via republicworld.com

    Si vous avez été attristés par les départs en retraite de légendes comme Wade, Parker et Nowitzki, ne vous inquiétez pas, la relève est déjà bien installée et ne manquera pas de nous procurer à nouveau de superbes émotions.