Étiquette : Trae Young

  • Clutch Action #15

    Clutch Action #15

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre quinzième numéro des actions offensives qui ont marqué les derniers jours avant la suspension de toutes compétitions.

    Dans la catégorie : Game winner

    Victor Oladipo (Indiana Pacers)

    08/03/20 : @ Dallas, victoire 112-109

    Bien que très maladroit sur ce match (0/5 de loin), Oladipo s’est déployé dans le money time en prenant un maximum de responsabilités. C’est lui à 2’33 » de la fin qui a marqué le panier pour revenir à un point des Mavs. Alors que les locaux n’ont pas réussi à inscrire le moindre panier pendant plus de deux minutes, le N°4 d’Indiana profita de deux écrans bien posés par ses coéquipiers pour scorer le jump shot de la gagne. Il a également clôturé la rencontre sur la ligne des lancers-francs.

    Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

    10/03/20 : @ Los Angeles Lakers, victoire 104-102

    https://www.youtube.com/watch?v=0ZcfoK4eC94

    Les Nets ont mené tout le 4e quart-temps jusqu’à ce qu’Anthony Davis rentre un tir à 3pts pour revenir à égalité. Le Staples Center est aux anges, les fans peuvent envisager un money time en leur faveur avec les deux stars que sont LeBron James et Anthony Davis. C’était oublier qu’en face, il y a un habitué de notre série « Clutch Action ». En effet, Spencer Dinwiddie remporta son duel face à Avery Bradley et sur un pull up à mi-distance. Le meneur a permis aux Nets d’obtenir un léger avantage. Concernant la suite, et bien les dieux du basket-ball ont poussé pour la victoire des Nets avec un layup immanquable mais quand même raté de James puis un tir lointain manqué par Davis qui était complètement démarqué.


    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Rudy Gay (San Antonio Spurs)

    08/03/20 : @ Cleveland, défaite 129-132 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=9z_QgSu_GQU

    Un match très disputé dans cette fin de 4e quart-temps. Les Spurs sont revenus quatre fois à hauteur des Cavaliers durant la dernière minute. Rudy Gay peut être considéré comme l’artisan principal de ce maintien en vie de San Antonio. Avec déjà deux tirs à 3pts à son actif dans la dernière minute, c’est encore lui qui a traumatisé la défense adverse avec un catch and shoot réussi via une remise en jeu à 1 » du buzzer. Le cinq extra small ball de Popovich a fonctionné sur cette fin de match, avec Rudy Gay au poste de pivot face à Andre Drummond. En revanche, cette stratégie n’a pas tenu durant la prolongation avec un vilain à 0/3 de loin pour Rudy Gay.

    Trae Young (Atlanta Hawks)

    11/03/20 : vs New York, défaite 131-136

    Un match qui restera en mémoire comme l’un des derniers à avoir été joué avant la suspension de la saison. Il s’agit également du dernier match joué par Vince Carter (43 ans), avec un dernier tir à 3pts à la fin d’une prolongation sans enjeu. Pour revenir à la rencontre, les Hawks semblaient à la rue avec près de 20 points de retard durant la rencontre. Trae Young a été saignant durant le 4e quart-temps (27pts) avec 5 points dans les dernières secondes pour prolonger le plaisir. En revanche, la prolongation n’a pas eu la même saveur pour le jeune Hawk avec 2pts et 0/3 aux tirs.

  • Clutch Action #11

    Clutch Action #11

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre onzième numéro quelques actions offensives qui ont marqué le début du mois de février.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Collin Sexton (Cleveland Cavaliers)

    03/02/20 : vs New York, défaite 139-134 OT

    A 39 » du buzzer, les Knicks venaient de prendre l’avantage après un pick and roll bien exécuté entre Elfrid Payton et Julius Randle. Sur un layup, le gaucher a permis à son équipe de mener de trois points chez les Cavs. Auteur d’un bon match, le sophomore Collin Sexton n’a pas perdu de temps pour attaquer. A peine le ballon est transmit dans les mains de Kevin Love qu’il se démarqua à 3pts pour égaliser. Auteur de 29pts, le jeune arrière s’est fait remarquer sur cette rencontre mais cela n’a pas été suffisant face aux coéquipiers de Marcus Morris qui ont dominé la fin de la prolongation.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Serge Ibaka (Toronto Raptors)

    05/02/20 : vs Indiana, victoire 119-118

    https://www.youtube.com/watch?v=PM2EuXLkPoY

    Devant au score à 2′ de la fin, les Pacers ont subi un violent comeback de la part des Raptors (11-0), qui s’est terminé sur un tir clutch de Serge Ibaka. Alors que Pascal Siakam venait d’inscrire 5 des 8 derniers points de son équipe, beaucoup s’attendait à le voir jouer son un contre un jusqu’au bout, mais c’est en équipe que Toronto a remporté ce match. Le décalage créé par le camerounais et les mouvements sans ballon de Kyle Lowry et de Serge Ibaka ont réussi à désorganiser la défense adverse. Victor Oladipo manqua par la suite sa tentative de loin. Victoire pour Toronto.

    Donovan Mitchell (Utah Jazz)

    07/02/20 : vs Portland, victoire 108-105

    Une belle affiche et un duel plaisant à regarder entre les deux équipes de la division Northwest. Si Lillard a pu inscrire deux paniers de rang pour ramener son équipe à hauteur des Blazers en fin de match, c’est bien le jeune prodige du Jazz qui planta le panier victorieux. Alors qu’il venait de manquer de justesse son pull up à mi-distance, Mitchell s’est arraché pour le rebond offensif permettant ainsi aux siens de conserver le ballon. Le N°45 se rattrapa quelques secondes plus tard en trouvant un passage vers le cercle pour passer devant au score de deux points. Rudy Gobert fut également essentiel en bloquant une tentative de layup de Lillard à 13 » du buzzer.


    Dans la catégorie : Au Buzzer

    Bradley Beal (Washington Wizards)

    07/02/20 : vs Dallas, victoire 119-118

    https://www.youtube.com/watch?v=WCEI0RRRJeo

    Les spectateurs de la Capital One Arena ont pu assister à une partie riche en suspense ce soir là. Si le staff des Wizards a dû lever les yeux en l’air au moment de la faute d’Isaac Bonga à 2 » de la fin, l’espoir était encore permis avec seulement 1 sur 2 pour Tim Hardaway Jr aux lancers-francs. Après un temps mort pris par coach Brooks, les regards se sont braqués sur la star Bradley Beal qui devraient normalement avoir le ballon dans les mains. Grâce à un excellent écran dans le bon timing de l’intérieur Moritz Wagner, le N°3 fila vers le cercle pour le layup de la victoire.

    Bojan Bogdanovic (Utah Jazz)

    09/02/20 : @ Houston, victoire 114-113

    Une dernière minute très disputée entre deux équipes qui se connaissent bien. Ce sont les Rockets qui ont cru remporter le match en premier suite à un panier à 3pts dans les dernières secondes de PJ Tucker. Utah utilise alors son dernier temps mort. Il reste exactement 1’06 » au chronomètre et le Jazz n’a pas le choix, il faut dégainer rapidement. Si Donovan Mitchell aurait pu avoir la balle, Joe Ingles s’est tourné vers la deuxième option : Bojan Bogdanovic. Bien éloigné de la ligne des 7m23, le croate va inscrire son deuxième panier du match seulement, sur la tête de deux Rockets et au buzzer !


    Dans la catégorie : Sur la ligne des lancers-francs

    Trae Young (Atlanta Hawks)

    09/02/20 : vs New York, victoire 140-135 2OT

    L’un des matchs les plus indécis de la saison. Les deux équipes aux bilans sensiblement proches n’ont pu se départager au terme du temps réglementaire, ni au terme de la première prolongation. Si Julius Randle a offert la prolongation à son équipe grâce à deux lancers-francs, c’est Trae Young qui a une nouvelle fois été le héros de la soirée (48pts). Menés de deux points à quelques secondes de la fin de la première prolongation, les Hawks ont pu compter sur leur meneur All-Star pour aller chercher la faute et égaliser sur la ligne des lancers. Avec 17pts cumulés lors des deux prolongations pour Trae Young, les Hawks ont pu remporter ce match.

  • Clutch Action #4

    Clutch Action #4

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre quatrième numéro des actions offensives qui ont marqué la fin du mois de novembre.

    Dans la catégorie : Game Winner

    Kawhi Leonard (Los Angeles Clippers)

    22/11/19 : vs Houston, victoire 122-119

    https://www.youtube.com/watch?v=UEav-2XbScg

    Une affiche alléchante qui a tenu toutes ses promesses. Menés de 7 points à 1 minute de la fin, les Clippers n’ont jamais renoncé avec deux tirs à trois points réussis par Paul George puis Louis Williams. James Harden récolta une faute avec un énième voyage sur la ligne de réparation (14/18 sur l’ensemble du match). Temps mort Clippers. Pour cette action décisive, c’est The Klaw qui se chargea de percer la défense des Rockets et de se libérer de PJ Tucker pour inscrire son tir à mi-distance qu’il affectionne tant. Devant d’un tout petit point suite à ce panier clutch, Westbrook manqua un trois points (moqué par Patrick Beverley), puis Paul George se chargea de clôturer la rencontre sur la ligne des lancers-francs.

    Zach LaVine (Chicago Bulls)

    23/11/19 : @ Charlotte, victoire 116-115

    https://www.youtube.com/watch?v=DC0Xk997EeI

    Une dernière minute complètement folle avec des Bulls qui ont remonté un déficit de 8 points ! Après deux lancers-francs inscrits par le meneur des Hornets Devonte’ Graham, les hommes de Jim Boylen se retrouvèrent à 5 unités derrière les locaux. Les Bulls n’ont pas perdu de temps avec un panier à 3pts du tchèque Satoransky puis une belle défense sur la remise en jeu qui amena l’interception de Zach LaVine. Ce dernier, à la manière d’un Ray Allen, se précipita vers les 7m23 pour crucifier les Hornets.

    Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

    25/11/19 : @ Cleveland, victoire 108-106

    Alors que Brooklyn jouait en back to back, après avoir gagné difficilement contre les Knicks (103-101), les Cavaliers n’ont pas su tirer profit de cet avantage. Pendant près de 2′ les Nets n’ont pas scoré le moindre point et l’arrière des Cavs, Collin Sexton, ne rentra qu’un seul lancer-franc sur deux pour maintenir les deux équipes à égalité. Après une succession de rebonds offensifs des Cavs, les Nets ont enfin pu mettre la main sur le ballon et prendre un temps mort. Atkinson prépara son système pour libérer Spencer Dinwiddie en utilisant Garrett Temple comme leurre. Ce dernier joua son un contre un avec un joli jump shot à mi-distance.

    Montrezl Harrell (Los Angeles Clippers)

    27/11/19 : @ Memphis, victoire 121-119

    https://www.youtube.com/watch?v=KGV16y4UKkw

    Après un temps mort, Doc Rivers et son staff ont placé leur système habituel pour Paul George. Mais ce dernier manqua son tir à 3pts. Heureusement pour les californiens, les Grizzlies n’ont pas pu sécuriser la raquette et JaMychal Green goba le rebond offensif pour relancer la machine. Puis c’est au tour de Louis Williams de vouloir forcer la décision. Son tir manqué de peu dans la raquette a été fructifié grâce à la présence de son collègue du banc de touche, Montrezl Harrell. Sans Kawhi Leonard, les Clippers ont su s’imposer face aux coriaces Grizzlies.


    Dans la catégorie : pour la prolongation

    Trae Young (Atlanta Hawks)

    29/11/19 : @ Indiana, défaite 104-105 OT

    Une soirée spéciale pour le meneur des Hawks qui a égalé son record de point sur un match (49). Mais au niveau collectif, rien ne va avec 8 défaites de rang avant de défier les Pacers. Lors de ce match, les hommes de Lloyd Pierce comptaient jusqu’à 18 points d’avance qui ont ensuite fondu comme neige. Obligé de se battre pour la prolongation, le sophomore va porter son équipe lors des dernières secondes du 4e quart-temps. En débordant Malcolm Brogdon, Young est parvenu à marquer sur un layup main gauche. Néanmoins, le futur All-Star n’a fait que retarder l’échéance, et les locaux sont repartis avec la victoire en prolongation.

    Buddy Hield (Sacramento Kings)

    30/11/19 : vs Denver, victoire 100-97 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=Vw7DDvCzOHA

    Le héros de la soirée ! Alors que les Nuggets menaient de 7 points à 2 minutes de la fin, l’arrière des Kings s’est chargé de scorer les 8 derniers points de son équipe pour arracher la prolongation. Mais Buddy Hield ne se contenta pas seulement d’offrir 5′ de basket supplémentaires pour les fans de Sacramento, puisque c’est lui qui va clôturer la rencontre en scorant ses deux lancers-francs après une faute volontaire des Nuggets. Luke Walton a pu souffler après cette belle victoire contre un prétendant à l’Ouest. Un rayon de soleil dans ce ciel surchargé de défaites pour les Kings.

  • L’évolution des rookies depuis 2015

    L’évolution des rookies depuis 2015

    Depuis quelques années, le processus de rajeunissement de la ligue s’est accéléré. Des franchises empilent les choix de draft, et privilégient des contrats courts pour des jeunes inconnus plutôt que de recycler des vétérans bien trop usés. Si ces jeunes joueurs deviennent majoritaires sur le parquet, est-il possible que ces derniers soient de plus en plus à l’aise et performants? Et selon vous, quelle cuvée à été la plus productive ces cinq dernières années ? (Statistiques via NBA.com)

    Cette saison, 115 rookies ont foulé les parquets NBA, c’est 48 de plus qu’il y a dix ans lorsque John Wall, Paul George et DeMarcus Cousins réalisaient leurs débuts. Un chiffre qui a connu une réelle progression à partir de la saison 2015-2016 avec un pic atteint en 2016 avec 120 rookies d’utilisés. Merci aux Sixers et leur « Process » dans le milieu des années 2010 pour avoir fait baisser la moyenne d’âge de la ligue.

    D’autres facteurs peuvent également expliquer cette évolution comme le style de jeu prôné depuis quelques saisons (rapidité, vivacité et shoot) qui peut très bien coller avec le profil des jeunes prospects. Mais également la mise en place de contrats courts et flexibles (10-day et two way) avec la possibilité de les signer, voire re-signer afin de les tester et d’optimiser leur potentiel.

    Cette tendance à vouloir rentabiliser ces jeunes joueurs donnerait telle une meilleure production de ces rookies ? Voici les évolutions statistiques individuelles de ces cinq dernières années, et un aperçu sur la cuvée la plus prolifique.

    Temps de jeu et responsabilité avantage pour la Draft 2017

    Ben Simmons, Donovant Mitchell et Jayson Tatum – image via cbssports.com

    La cuvée 2017 possède le record du nombre de rookies ayant joué chez les professionnels mais également en ce qui concerne le total de joueurs dans le club des 15/15 (au moins 15 apparitions et 15 minutes en moyenne de temps de jeu). 45 rookies ont eu ces privilèges lors de la saison 2017-2018 avec en tête d’affiche Donovan Mitchell, Ben Simmons (drafté en 2016), Jayson Tatum, Kyle Kuzma, Lonzo Ball ou encore Lauri Markkanen. C’est l’ancien meneur des Lakers, Lonzo Ball, qui a hérité du temps de jeu le plus conséquent avec 34.2′.

    Le bonnet d’âne revient à la promotion 2015 avec seulement 26 joueurs dans ce cas. Karl-Anthony Towns, Emmanuel Mudiay et Jahlil Okafor sont les seuls à avoir atteint la barre des 30′. Loin d’être ridicule, la draft 2016 présente 35 joueurs au dessus des 25 minutes mais aucun n’a franchi celle des 30 minutes. Brandon Ingram était le leader avec 28.9′. Enfin, les deux dernières cuvées nous offre de très jolies perspectives d’avenir avec Luka Doncic (32.2′), Trae Young (30.9′) pour la cuvée 2018 et avec Zion Williamson (29.7′) et Ja Morant (30′) pour celle de 2019.

    Impact offensif sur le terrain : 2017 et 2019 au dessus du lot

    Ja Morant en défense sur Jayson Tatum – Bob DeChiara-USA TODAY Sports

    Voyons maintenant quelle promotion est plus à même à se montrer en attaque avec un temps de jeu suffisamment conséquent. Rien qu’en observant le tableau-2, on distingue deux courbes au dessus du lot. Ces dernières sont associées aux promotions 2017 et 2019. Avec 15 joueurs allant de Zion (23.6pts) à Kevin Porter Jr. (10pts), la cuvée 2019 est riche en joueurs offensifs offrant ainsi une solution offensive pour leur coach (45.3% de réussite).

    La cuvée 2017 est menée par le plus gourmand en terme de tirs tentés lors de ces 5 dernières années : Donovan Mitchell (17.2%). Néanmoins, si la promotion 2017 se montre en attaque, elle pêche dans l’adresse avec une moyenne de 40.3%, soit le pire taux de réussite parmi ces cinq générations. Merci Lonzo avec 39.5% aux tirs !

    La classe 2018 tient une moyenne correcte grâce à ses deux vedettes : Doncic et Young. Sept joueurs ont atteint la barre des dix points avec une moyenne de 46.3%. Les rookies de la draft 2016 sont moins en vue. Leur meilleur scoreur Joel Embiid (20.2pts) était déjà dans la ligue depuis deux ans! Mais il est sage de rappeler qu’il ne s’agissait que de rookies et que les saisons suivantes furent bien plus convaincantes pour Siakam, Brown, Hield, Murray et LeVert.

    Apport statistique moyen : les cuvées 2018 et 2019 se démarquent

    Luka Doncic et Zion Williamson – photo via esnba.com

    Voilà qui est intéressant ! Bien que peu significatif, le tableau-3 semble nous indiquer une évolution statistique positive au fil des générations. Avec une base solide d’au moins 30 joueurs dans le club des 15/15 depuis 2016, les franchises NBA leur accordent plus d’importance en terme de développement et cela se traduit par un temps de jeu plus conséquent.

    Les cuvées 2018 et 2019 ont passé le plus de temps sur le terrain, par conséquent, ils scorent plus et gobent plus de rebonds en moyenne par match. Et pourtant, ces deux promotions diffèrent en plusieurs points. Si la génération 2019 excelle par une certaine homogénéité et son nombre de joueurs essentiels dans la rotation de leur équipe (faiblarde?), celle de 2018 est clairement portée par deux hommes : Luka Doncic et Trae Young qui ont posté des chiffres de All-Stars dès leur première saison !

    Bien que la classe 2015 soit faiblement représentée, elle a la particularité de compter en ses rangs de solides intérieurs avec Karl-Anthony Towns, Jahlil Okafor, Kristaps Porzingis, Myles Turner mais aussi Nikola Jokic (drafté en 2014). Une caractéristique qui explique en partie cette belle moyenne aux rebonds (4.1).

    Et si on creuse un peu plus ? Statistiques avancées : de mieux en mieux

    Mitchell Robinson au dunk – Photo by Scott Taetsch/Getty Images

    Pour ce 4e et dernier tableau nous avons sélectionné quatre statistiques avancées : EFG (Effective Field Goal), TS (True Shooting), PIE (Player Impact Estimate) et USG (Usage Pourcentage). Ces données peuvent ainsi renseigner sur la qualité des tirs pris par les rookies ainsi qu’une estimation de leur implication sur le terrain de manière générale.

    Concernant l’utilisation et l’impact des joueurs (USG et PIE), les chiffres sont sensiblement identiques et ne permettent pas de dégager une tendance au fil des saisons. En revanche, on peut distinguer une légère amélioration d’année en année dans la qualité des tirs pris et le taux de réussite. L’EFG a dépassé les 50% à partir de la classe 2018 (50.8%) pour atteindre un record avec la classe 2019 (51.1%).

    Le TS a également connu un bon à partir de la saison 2018-2019 avec une augmentation de +2,1% par rapport à la saison 2017-2018. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe qu’aucun rookie de la promotion 2015 ne dépasse les 60% dans les deux catégories (dans le club des 15/15). C’est le pivot des Knicks, Mitchell Robinson (draft 2018) qui a obtenu les meilleurs chiffres avec un EFG à 69.4% et un TS à 69.2%.

    En 2019-2020, ils étaient deux à obtenir des pourcentages au dessus des 64% dans les deux catégories : Brandon Clarke et Jaxson Hayes. Une évolution positive qui peut en partie s’expliquer par la recrudescence de joueurs extérieurs tirant à 3pts et d’intérieurs toniques et athlétiques se contentant de scorer inside. Bye Bye le tir à mi-distance !

    Trae Young et Luka Doncic lors du Rising Star Challenge 2020 – via republicworld.com

    Si vous avez été attristés par les départs en retraite de légendes comme Wade, Parker et Nowitzki, ne vous inquiétez pas, la relève est déjà bien installée et ne manquera pas de nous procurer à nouveau de superbes émotions.