Étiquette : Saddiq Bey

  • le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    le Carnet des Rookies 7.0: Encore des records et une blessure

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97


    Après les blessures en tout début de saison du français Killian Hayes puis celle de Cole Anthony, voilà qu’une bien triste nouvelle a perturbé de nouveau la classe cette semaine. Il s’agit de la blessure du rookie des Hornets, LaMelo Ball. Sa fracture au poignet vient gâcher une saison prometteuse et riche en highlights. Les cartes sont éventuellement redistribuées pour le R.O.Y., mais là n’est pas l’essentiel. On souhaite le plus prompt rétablissement au meneur de Charlotte. Néanmoins, quelques élèves ont pu retenir notre attention malgré une semaine mitigée de la part des jeunes rookies de la classe 2020. (les statistiques sont arrêtées au 24/03/21, via NBA.com).

    Les stars de cette cuvée sur courant alternatif

    Anthony Edwards toujours dans les airs sous les yeux de Devin Booker. via na.glbnews
    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 43m, 16.7pts, 4.3rds, 2.6pds

    La semaine ne pouvait pas mieux commencer ! Le N°1 de la draft vient d’établir un record cette saison pour le nombre de points inscrits par un rookie cette saison avec 42 unités à Phoenix. En plus de repartir de l’Arizona avec la victoire, l’arrière ne s’est pas privé sur cette rencontre avec 31 tirs tentés, soit sept de plus que Karl-Anthony Towns qui s’affiche avec 41pts. Edwards a arrosé 13 fois derrière la ligne (six de plus que KAT). Le reste du cinq de départ, composé de Ricky Rubio, Jarred Vanderbilt et Jake Layman, n’a eu le droit qu’à 8 tirs cumulés. La balance « offensive » des Wolves n’est pas équilibrée ? Peu importe pour coach Finch qui donne carte blanche à son rookie en attaque. Edwards s’est montré très confiant de loin, et nous a encore une fois gratifié de ses envolées explosives près du cercle.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1372741416527523841

    Malheureusement, il n’a pu reproduire la même performance contre ces mêmes Suns avec seulement 11pts en 36′ et 7 pertes de balle. Beaucoup moins en rythme, il n’est pas parvenu à trouver le cercle et à impacter le match d’une autre manière en gobant le plus de rebonds possibles avec 10 prises (record personnel). Son tout premier double double malgré la défaite. Bis repetita dans la défaite chez le Thunder avec 16pts en 32 minutes et un vilain 6-16 aux tirs et un ratio +/- de -17, soit le plus mauvais de son équipe. Certes, le talent offensif est là, il reste encore un peu de chemin avant qu’Edwards devienne un joueur plus complet et inévitablement plus redoutable.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 37m, 12.8pts, 3.4rds, 5.0pds

    Le rookie remonte petit à petit la pente après sa blessure au mollet et ses quelques sorties compliquées après le All-Star break. L’absence de Marvin Bagley l’a propulsé dans le cinq de départ afin de retrouver l’envie et la confiance du début de saison. Face à Washington, Haliburton semblait déterminé avec 10pts dans le premier quart-temps. Beaucoup plus discret par la suite et pas très adroit face à Russell Westbrook, il n’a pas eu son impact habituel dans les toutes dernières minutes de la rencontre et termine le match avec 17pts et 5/12 aux tirs. Mais heureusement que Westbrook est là pour donner la victoire aux Kings

    Les deux matchs suivant sont clairement à ranger au fond du tiroir :

    • Défaite à Boston, 4pts, 1/6 aux tirs
    • Défaite à Philadelphia, 11pts, 0/4 de loin, ratio de -21

    Incapable de scorer de loin sur deux rencontres consécutives (une première pour lui), Tyrese était à deux doigts de se retrouver dans la catégorie « dur, dur ! » et puis il y a eu ce match à Cleveland.

    Comme son collègue Edwards, Haliburton a battu son record de points avec 28 unités sur la tête de Darius Garland, Colin Sexton et même Cedi Osman. La moitié de ses points ont été inscrits dans le dernier quart-temps, et voilà que le sourire revient sur le visage de l’arrière après une telle performance ainsi que la victoire des siens. Une adresse rétablit (4/5 de loin), une assurance retrouvée dans ses drive, on espère avoir retrouvé le Tyrese du mois de février.


    Titulaires, ils ont toujours un impact sur le terrain

    Saddiq Bey et son spot préféré à 45°. Credit: David Butler II-USA TODAY Sports
    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 40m, 10.5pts, 4.1rds, 1.2pds

    Tout près d’établir un tout nouveau record en carrière, l’ailier des Pistons a profité de la mauvaise passe des Raptors pour poster 28pts, 12rds en 38 minutes avec un joli 6/10 à 3-pts. Il est tout simplement le meilleur marqueur de son équipe sur ce match mais aussi lors du dernier quart-temps avec 8 points. Souvent en train de « zoner » à 45°, l’ailier est toujours prêt à artiller de loin, mais la différence sur ce match, c’est qu’il a su démontrer une certaine diversité dans son jeu avec des feintes, du side-step, du drive, la reconnaissance d’une prise à deux… Bien qu’il soit toujours un gros consommateur de tirs primés, le rookie se montre de moins en moins unidimensionnel en attaque.

    Coach Casey ne peut que lui adresser des louanges après une telle performance et envisage un avenir radieux pour ce jeune joueur sorti de la très réputée fac de Villanova.

    “C’est une éponge. Il faut presque le sortir de la salle parce qu’il bosse tout le temps sur son jeu. Ce jeune homme est déjà un solide pro et il vient juste de commencer. Il est fort comme un boeuf et vous voyez ce qu’il fait avec son jump shot. Ça va être une star dans cette ligue pendant un bon moment.”

    Dwane Casey après la victoire contre les Raptors

    Lors du déplacement à Houston, Bey réalise pour la première fois de sa jeune carrière deux matchs consécutifs à 20 points ou plus. Bien que son adresse n’était pas au rendez-vous (2/9 de loin), il a su jouer sans ballon avec des coupes bien senties dans le dos des défenseurs. Ses passages fréquents sur la ligne des lancers-francs sont également des signes encourageants concernant son implication en attaque (12/12 sur les deux derniers matchs). La semaine aurait pu être parfaite, mais la défaite contre les Bulls est venue tout gâcher. Seulement 3pts en 35 minutes, le rookie n’a rentré qu’un tir primé sur ce match et n’a pu empêcher le naufrage collectif en défense ce soir là. Mais on suit l’avis de Dwane Casey concernant son avenir prometteur.

    Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 42m, 10.4pts, 5.3rds, 1.8pds

    Non drafté à sa sortie d’Ohio State en 2018, Tate jouait la saison dernière en Australie. Âgé de 25 ans et signé pour trois ans par Houston, le rookie se démarque par rapport aux collègues de sa classe par sa présence physique et son caractère sur le terrain. Après avoir obtenu son record en carrière contre les Hawks (25pts), l’ailier n’a pas su aider les siens en pour stopper la série historique de défaites (20). Lors des matchs perdus contre les Warriors, les Pistons et le Thunder, le rookie est toujours aussi inconstant dans son tir extérieur (22.2% sur ses trois rencontres), mais son activité en défense est la raison pour laquelle ce joueur plaît tant à Stephen Silas, au point d’en faire un titulaire solide des Rockets.

    Ne vous fiez pas à sa modeste taille (1m93), vous tenez là un vrai bagarreur sous les arceaux et un joueur qui ne recule devant rien. Son énergie compense son manque de taille. Il peut jaillir à n’importe quel moment pour subtiliser un ballon adverse. Il établit notamment son record d’interceptions cette saison contre les Pistons avec 4 ballons récupérés. Sur les cinq dernières rencontres, il domine la classe en terme d’interception par match avec une moyenne de 2.0 (via NBA.com).

    Mais son moment de gloire est survenu lors de la venue des inoffensifs Raptors. En plus de la victoire, le rookie sort le grand jeu en 40 minutes avec 22 points, 6 rebonds, 5 passes décisives et bien sûr, deux interceptions, et des tirs primés dans le corner. Impossible de ne pas souligner l’engagement physique de ce joueur. On vous souhaite bon courage si vous devez lui arracher le ballon des mains

    Vous imaginez bien qu’avec un tel engagement en défense et au rebond, les arbitres s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le rappeler à l’ordre. Tate est effectivement le 2e rookie, juste derrière James Wiseman, à commettre le plus de fautes cette saison avec une moyenne de 3.1 (via NBA.com). On va retenir deux axes de progression chez ce joueur : son tir extérieur et la gestion de ses fautes.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 33m, 7.9pts, 3.0rds, 3.5pds

    Une petite déception pour commencer, sa sortie du cinq du départ pour le déplacement à Atlanta. Résultat : une défaite de 23 points, et le plus faible temps de jeu pour Théo depuis janvier dernier. Heureusement que Mark Daigneault a rectifité le tir en introduisant à nouveau le français dans le cinq pour dès le match suivant à Houston. Résultat ? Une victoire dans les dernières secondes de la rencontre et Maledon s’est appliqué à inscrire deux lay-up clutch dans le dernier quart-temps d’un match étrange étant donné que le pick 2021 des Rockets appartient au Thunder (protégé top 4).

    En l’absence de SGA, le meneur rookie ne s’est pas contenté de rester dans le corner et a pris ses responsabilités sur certaines séquences, étant donné que Lu Dort avait des envies de mener le jeu. De retour à la maison, le Thunder s’est occupé des Wolves, toujours avec Théo à la mène mais cette fois aux côtés de SGA. Bien que le français ait été maladroit sur ce match, il reste une réelle menace loin (3/7), et impressionne par sa maturité sur le pick and roll malgré son jeune âge. Bilan : si le Thunder veut s’appliquer à tanker, il faut bencher Théo !


    On a hâte de les voir rentrer en jeu

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 40m, 6.1pts, 5.9rds, 0.8pd

    Quatre matchs de suite avec au moins dix points inscrits et voilà que Stewart fait son retour dans le carnet suite à des performances intéressantes en tant que remplaçant derrière Mason Plumlee. Son activité sous les panneaux est appréciée, notamment sous les cercles adverses étant donné qu’il se présente comme le meilleur rookie cette année dans cette catégorie avec 2.3 prises en moyenne par rencontre (via NBA.com). Mais ce qui nous a le plus intrigué cette semaine, c’est sa capacité (et son envie) de tirer de loin.

    2/2 face aux Raptors, puis 2/4 en combinant ses sorties contre Chicago et Houston. Néanmoins, il faut rappeler que certains scouts avaient déjà évoqué cet aspect de son jeu auprès de Sam Vecenie du site The Athletic. On en a la preuve maintenant ! Isaiah Stewart en stretch five à la « Myles Turner », pourquoi pas !


    Une fâcheuse entrée dans l’infirmerie

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 41m, 15.9pts, 5.9rds, 6.1pds

    Quel dommage ! S’il y avait bien un rookie qui faisait sensation cette année c’était bien lui ! Le meneur des Hornets a su s’intégrer progressivement dans le cinq de James Borrego pour ensuite devenir l’un des favoris pour le ROY. Ses déplacements cette semaine tant attendus à Los Angeles nous ont offert deux tableaux complètement opposés. Séduisant dans un premier temps face aux Lakers de LeBron James avec 26pts, 5rds, 7pds, le rookie ne s’est pas caché en attaquant la défense des champions en titre et s’est permis de ramener les siens dans le match dans le 3e quart-temps. Malgré la défaite, LeBron James n’a pas manqué de saluer la performance du jeune Hornet.

    Puis la tuile face aux Clippers… Provoquée par une chute lors d’un drive vers le cercle, Ball retombe lourdement au sol et on peut apercevoir le rookie se tenir la main. Il reviendra tout de même dans la rencontre en se servant principalement de sa main gauche pour passer le ballon et se permet même d’inscrire un tir primé ! Mais son adresse est clairement altérée, et sa défense pose toujours question.

    La défaite était inévitable. Verdict après la rencontre, le rookie s’est fracturé le poignet droit. Il vient de subir une opération et sera réévalué dans 4 semaines. Ses passes « highlights » vont nous manquer. On lui souhaite un bon rétablissement, et on ne peut qu’avoir hâte de le revoir sur les parquets.


    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 30m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd (absent pendant semaine à cause du protocole COVID)
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 39m, 12.7pts, 2.2rd, 2.3pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 41m, 9.8pts, 4.9rds, 1.2pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 36m, 9.7pts, 2.9rds, 1.3pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 38m, 7.9pts, 2.8rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 37m, 7.2pts, 2.1rds, 2.1pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 32m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Kenyon Martin Jr, PF, Houston Rockets : 15m, 7.1pts, 4.7rds, 0.7pd
    • Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 36m, 5.4pts, 3.3rds, 1.0pd
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 24m, 5.3pts, 4.9rds, 1.5pds
  • Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Le Carnet des Rookies 5.0: Enfin le break!

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom),  illustration by @romain_sk_97

    Cette saison Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Nous voilà déjà arrivé au All-Star Break ! Des dizaines de matchs reportés, des centaines de joueurs contraints de rester confinés ici et là. Des conditions déstabilisantes dans lesquelles la classe 2020 est en train de vivre leur première saison chez les pros, leurs premiers exploits, leurs premiers passages à vide. Si certains continuent de crever l’écran, d’autres accueillent cette pause les bras ouverts. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 05/03/21, via NBA.com)

    Plus de temps de jeu et plus de liberté pour gonfler les stats

    LaMelo Ball est imprévisible une fois dans les airs. Via theathletic.com
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 35m, 15.8pts, 6rds, 6.3pds

    Élu rookie du mois à l’est pour la deuxième fois consécutive et sélectionné pour le Rising Star Challenge (le match n’aura pas lieu), LaMelo Ball est, en partie, responsable de l’engouement qui règne autour des Hornets cette saison. Même Michael Jordan ne s’attendait pas à un tel succès. Qui aurait cru que les matchs des Hornets allaient être divertissants ! Avec LaMelo propulsé dans le cinq depuis le mois de février, les hommes de Borrego jouent vite: 4e équipe la plus rapide de la ligue en février avec 101.84 possessions. Il est bon de rappeler que cette équipe était dernière dans cette catégorie lors de la saison 2019-20: 95.8 possessions, via BasketReference. Dans son tout nouveau costume de titulaire, Ball tourne à 20.7pts, 6.2rds, 6.7pds en 34 minutes de jeu en moyenne. Par rapport à ses débuts, il montre de l’assurance dans ses un contre un et n’hésite pas à jouer le mismatch pendant le money time comme ce fut le cas lors de la belle victoire à Phoenix (20pts et 8pds).

    Ball est bien plus efficace près du cercle mais aussi de loin. Cela fait dejà 16 rencontres de suite qu’il a rentré au moins un tir primé et ses pourcentages sont pour le moins « Korveresque » avec 44.9% de réussite avec notamment un joli 5/7 dans le duel des « Melo »à Portland et 4/5 face à la défense très permissive de Minnesota. Mais ce qui est fascinant chez ce joueur, c’est le contrôle qu’il a sur le jeu offensif, grâce à sa taille et sa qualité de passe (Record personnel: 12pds à Sacramento), il est tout simplement impossible de prédire ce qu’il va faire une fois dans les airs, et rien que pour ça, on a envie de regarder les Hornets sur le League Pass.

    Si la défense est encore approximative étant donné qu’il est toujours attiré par le ballon, sa taille et son envergure lui permettent de gêner les petits meneurs adverses. Et ce n’est pas Ricky Rubio qui dira le contraire.


    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 36m, 14.9pts, 4rds, 2.5pds

    Comme le meneur des Hornets, Anthony Edwards s’est vu confier un poste de titulaire depuis fin janvier/début février et est également sélectionné pour le Rising Star Challenge. Son temps de jeu est alors passé de 25.2 à 32.6 minutes et l’arrière en a profité pour enchaîner trois matchs de suite à plus de vingt points (21pts à Chicago, 21pts à Washignton et 24pts vs Phoenix). Le licenciement de l’ancien coach Ryan Saunders ne devrait pas affecter son temps, au contraire, il semblerait que la franchise souhaiterait donner plus de responsabilités offensives au N°1 de la draft 2020, et ce, au détriment des résultats collectifs.

    • 19 fois titulaires : 3 victoires
    • 21.8 tirs tentés pour 21.3pts (1er de son équipe) sur les 4 derniers matchs
    • Off/RTG : 26e équipe en février avec 107.3pts (via NBA.com)

    Malgré le retour de Karl-Anthony Towns, les Wolves ne gagnent pas et sont bons derniers de la ligue. Mais il y a du positif ! Edwards est une machine à highlights ! Impossible de passer à côté de ce dunk sur le pauvre Yuta Wanatabe. Dommage que le rookie n’a pas souhaité participer au Slam Dunk Contest cette année.

    https://twitter.com/Timberwolves/status/1362972303303221254

    Malheureusement, son adresse aux tirs n’a pas évolué dans le bon sens : 38.2% aux tirs et 30.1% à 3-pts depuis qu’il est titulaire. On relèvera ses passages à vide contre Charlotte (1/10 de loin), contre Toronto (3/14 aux tirs). Edwards ne prend pas toujours la bonne décision en attaque. S’il possède indéniablement un très bon premier pas et des qualités athlétiques lui permettant de finir de manière acrobatique près du cercle, il doit encore apprendre à laisser le jeu venir à lui et ne pas forcer un pull up lorsque les défenses sont resserrées.


    Titulaires sans trop de pression

    Théo Maledon pour un layup facile dans la raquette des Hawks. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 31m, 7.8pts, 3rds, 3.3pds

    Titulaire depuis la blessure de George Hill fin janvier, tout n’est pas parfait pour le français qui alterne le bon et le très moyen. Malgré des statistiques parfois trompeuses (3pts, 3pds, 4ints contre San Antonio), il est capable d’avoir un impact significatif dans une rencontre comme ce fut le cas face aux Spurs et sa très bonne défense sur Patty Mills dans le money time, forçant ainsi l’australien à faire une reprise de dribble. L’un de ses meilleurs matchs surviendra peu de temps après face aux Hawks. Pour la première fois de sa très jeune carrière, Maledon réalise un double double avec 13pts et 12pds (record personnel). Une ligne de statistique qui le place au niveau d’un Russell Westbrook (de 2008, bien sûr).

    Une performance qui arrive au bon moment étant donné que l’arrière Ty Jerome fait son grand retour sur les parquets. Bien que ces deux joueurs ont souvent combiné ensemble sur le terrain, il ne serait pas étonnant de voir coach Daigneault tenter quelques lineups avec le sophomore à la mène. Au français de montrer qu’il est « SGA compatible » pour que l’on ne puisse se passer de lui ! Et si son temps de jeu reste conséquent, son apport offensif est encore instable avec seulement un point en 32 minutes dans la défaite contre Denver, 11 points en 30 minutes à Dallas, puis 7 points en 29 minutes face aux Spurs. Il est d’ailleurs le seul joueur du cinq à présenter un ratio négatif et n’a pas participé à la remontée des siens sous l’impulsion d’un SGA en feu. Il n’y a pas de quoi s’affoler non plus, le français s’épanouit dans un environnement propice au développement des jeunes joueurs. Petite récompense à souligner: le français fait parti de la Team World du Rising Star Challenge 2021. La suite ne devrait qu’être plus belle.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 34m, 9.9pts, 3.9rds, 1.1pds

    Titulaire au poste 4 après son excellent match à Boston (30pts et 7/7 de loin), le rookie a donc bel et bien pris la place d’un Blake Griffin sur le départ. Depuis sa performance magistral au TD Garden, Bey n’a plus retrouvé cette adresse de loin (seulement 23.8% de réussite sur les trois derniers matchs). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu offensif de Bey se résume principalement sur son tir à 3-pts à 45° (43.1% de réussite via statmuse). Sur catch & shoot, sur pull up, side step, en transition, l’ancien joueur de Villanova ne refuse jamais un tir primé, et parfois au détriment de l’extra-passe.

    Si 68.6% de ses tirs sont pris derrière la ligne (via NBA.com), c’est aussi parce que l’ailier n’est pas réputé pour ses qualités athlétiques et de finition dans la raquette (50% via statmuse). Et pour en rajouter une couche, il n’a contré qu’un seul tir depuis le début de la saison! Un peu surprenant pour un garçon listé à 2.03m. Néanmoins, l’intelligence et le sens de l’anticipation font de Bey un joueur capable de défendre sur les meilleurs joueurs de la ligue.

    La question pour ce break, c’est de savoir si coach Casey va l’inciter à varier son jeu avec des feintes, des extra-passes, des coupes sans ballon. Ses dernières prestations évoquent une certaine fatigue chez le joueur, espérons que cette pause lui soit bénéfique.


    On attend avec impatience leur rentrée sur le parquet

    Le sang froid d’Immanuel Quickley quand il s’agit de scorer. via Newsday
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 33m, 12.2pts, 2.3rd, 2.4pds

    Pas évident de deviner si Thibodeau va faire jouer son rookie plus de 20 minutes sur deux matchs consécutifs. En tout cas pour le moment, « IQ » navigue entre les bonnes prestations : 25 points en 20 minutes contre la défense poreuse des Kings, 26 points à San Antonio avec 6 tirs primés (record personnel), et les performances sans saveur : 3 points en 13 minutes contre Golden State, 0 point contre Detroit en 12 minutes. Impossible de deviner quelle genre de récital l’ancien joueur de Kentucky va nous proposer soir après soir. L’arrivée de Derrick Rose a effectivement bouleversé les plans dans les rotations, mais ils’agit quand même du 4e meilleur scoreur de sa classe depuis dizaine de matchs (via NBA.com) et ses moyennes sont tout bonnement saisissantes

    • 12.2 points par match en seulement 18.8 minutes

    Un vrai scoreur capable de floaters en tout genre, mais qui a légèrement dévié de son principal atout pour scorer de loin. L’arrière tente plus sa chance de loin depuis quelques matchs comme le démontre son joli 6/13 à San Antonio.


    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 26m, 11.8pts, 5.9rds, 0.7pd

    Le jeune pivot des Warriors a manqué onze rencontres suite à une blessure au poignet. Sa reprise s’est faite discrètement et dans la 2nd unit. Délogé du cinq, le N°2 de la draft 2020 a toujours à cœur de montrer de quoi il est capable en attaque. Pour son retour, il se montre efficace en inscrivant 14 points en seulement 15 minutes au MSG. Peut-être que cette pause lui a permis de se poser devant des vidéos afin de mieux cerner le nuances des placements offensifs à avoir sur le terrain. Surtout quand on joue avec de gros QI basket comme Stephen Curry et Draymond Green.

    Les deux matchs qui ont suivi sont du même acabit : 11pts en 18 minutes à Indiana et 16 pts en 16 minutes contre Charlotte. Puis, ce sentiment d’amélioration dans le jeu s’est détérioré après trois matchs perdus et trois performances médiocres du jeune prodige : 5pts et 6 fautes chez les Lakers, 6pts à Portland. Pour son dernier match avant la pause, il est inséré à nouveau dans le cinq pour palier aux nombreuses absences dans le roster. Même s’il termine la rencontre en double-double (11pts et 11rds), il n’a clairement rien pu faire face à la leçon de basket donnée par les Suns. Enfin, le pivot est toujours déterminé à tirer de loin (0/4 sur les trois derniers matchs), peut-être que sa signature chez Anta, l’équipementier de Klay Thompson pourra y remédier. Il a tout de même eu le droit à une place dans la Team USA du Rising Star Challenge 2021.


    Ils ont pointé le bout de leur nez

    Saben Lee intenable contre les Raptors. Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images
    Saben Lee, PG, Detroit Pistons : 15m, 7.1pts, 1.5rds, 2.3pds

    Déjà évoqué comme un futur steal avant le début de la saison par Benjamin, l’ancien meneur de Vanderbilt a réussi une percée ces derniers jours avec un match record lors de la victoire face au Magic : 21 points (record personnel), 3/3 de loin, en 28 minutes. Excellent driver, des mains rapides, et un tir extérieur correct malgré une mécanique de tir suspecte. L’ancien coéquipier de Garland et de Nesmith a du jus dans les jambes et le pauvre Vucevic aurait pu en faire les frais.

    Killian Hayes out, Delon Wright à l’infirmerie et Derrick Rose transféré à New York, voilà ce qui explique en partie l’augmentation drastique du temps de jeu de l’arrière de 21 ans qui vient d’enchaîner sept matchs consécutifs au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Si son tir extérieur lui fait défaut, il ne se ménage pas quand il s’agit de pousser la balle en attaque et de délivrer de bonnes passes dans les petits espaces comme dans cette vidéo avec le français Sekou Doumbouya.


    Killian Tillie, F, Memphis Grizzlies : 2m, 1.5pts, 1rd

    Les débuts du français ont enfin eu lieu ! C’est lors d’un déplacement chez les Rockets et profitant ainsi du garbage time que l’ancien joueur de Gonzaga a effectué ses premières foulées sur un parquet NBA. Il réussi à inscrire un tir primé en seulement 8 minutes et on ne peut qu’imaginer le soulagement qu’a pu ressentir le français.

    Il jouera également le match suivant face aux Wizards mais sans avoir pu marquer le moindre point. Pas grave, il faut retenir que même non drafté, Tillie a toute ses chances pour grappiller quelques minutes et pourquoi pas se montrer dangereux de loin à la Davis Bertans.

    Lamar Stevens, F, Cleveland Cavaliers: 24m, 4.2pts, 2.6rds, 1pd

    Non draté à sa sortie de Penn State, l’ailier n’a pas eu beaucoup l’occasion de se montrer sur cette première partie de saison: seulement deux matchs au desssus de la barre des dix points avec des pourcentages de réussite encore faibles pour le moment: 40.4% aux tirs et 11.8% à 3-pts. Cela ne l’empêche pas d’avoir son « moment » contre les Hawks. Suite aux nombreux forfaits pour ce match (Drummond, Love, Nance Jr, Prince), le rookie a pu jouer 16 minutes et inscrire 8 points et surtout, le Game Winner! On remerciera au passage la défense tenace de Trae Young.

    https://www.youtube.com/watch?v=Eg0jZstgD6Y

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 22m, 5.5pts, 2.1rds, 1.3pds

    C’est loin d’être la joie dans le Texas depuis le départ de James Harden. Les hommes de Stephen Silas sont en train de marquer l’histoire de la franchise et dans le mauvais sens avec une vilaine série de 13 défaites de suite. Encore trois défaites et ils dépasseront la série noire de 2011. Peu importe, nous ce que l’on veut, c’est voir les jeunes prendre de l’épaisseur malgré le climat pesant de la défaite, et Mason Jones trouve toujours un moyen de se faire remarquer malgré un temps de jeu faible: 9.5 minutes sur les 11 derniers matchs et trois DNP. Pourquoi l’évoquer alors? Et bien ce joueur est assez particulier de part sa qualité de dribble et de drive vers le cercle. Loin d’être explosif ou bien rapide, l’arrière a un don qu’il partage avec le barbu: aller sur la ligne des lancers-francs. Son match contre Memphis n’est peut-être qu’un avant goût de ce qui se prépare pour les années à suivre:

    • 12 points en 15 minutes, 9/10 aux lancers-francs!

    Il était temps que le break arrive

    Tyrese Maxey. Credit: David Down via NBAE GettyImages
    Tyrese Maxey, SG, Philadelphia Sixers : 32m, 8pts, 1.9rds, 1.8pds

    Elle est bien loin l’époque durant laquelle les Sixers étaient touchés par le protocole sanitaire permettant ainsi au rookie de scorer à volonté (39pts contre Denver). Il semblait pourtant bien intégré dans les plans de Doc Rivers, d’autant plus que des rumeurs évoquaient le fait que Philly ne souhaitait pas s’en séparer pour faire venir James Harden. Mais depuis son dernier match en tant que titulaire en janvier, Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à trois reprises et son temps de jeu n’a cessé de dégringoler (quatre DNP). Seth Curry, Matysse Thybulle, Furkan Korkmaz et Shake Milton sont bien sûrs tous (re)passés devant le rookie dans la rotation, ce qui ne lui reste que des miettes ou bien du temps de jeu pour le garbage time. L’arrière n’est plus en rythme. Il n’a plus rentré de tir primé depuis neuf rencontres et ne semble plus être dans la rotation serrée de Doc Rivers. Espérons que ce break soit plus que positif aussi bien mentalement que physiquement pour ce jeune arrière vif et généreux sur le terrain.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 30m, 13.2pts, 3.6rds, 5.4pds

    QUEL DOMMAGE ! Fraîchement élu rookie du mois de février à l’Ouest et élu dans la Team USA du Rising Star Challenge, l’arrière des Kings est un vrai bol d’air frais lorsque l’on regarde un match des Kings. S’il on va éviter de s’étendre sur ses performances d’avant sa blessure, il faut souligner le fait qu’Haliburton surprend son monde en se montrant capable de créer son propre shoot. De plus en plus à l’aise balle en main, coach Walton n’a pas hésité à lui confier plus des responsabilités à la mène et sur pick & roll. Intelligent et lucide des deux côtés du terrain, ses quatre derniers matchs sont pour le moins séduisants : 19.8pts, 6.5pds, 2.8ints. Malheureusement, une blessure aux mollets le tient pour le moment loin des parquets (4 matchs manqués). Il est listé au jour le jour. On a évidement hâte de le revoir après la pause du All-Star Break.

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 25m, 11pts, 4.4rds, 3.8pds

    La saison d’Orlando a totalement basculé le jour où Markelle Fultz s’est blessé au genou. Cette mésaventure a permis au jeune Cole de prendre le poste de meneur titulaire et de pouvoir accélérer son apprentissage chez les pros. Mais il semblerait que le mauvais sort s’acharne sur Steve Clifford et ses joueurs puisque c’est au tour du rookie de manquer un nombre de matchs conséquents (11) à cause d’une côte cassée. On en saura un peu plus sur une éventuelle date de reprise après le All-Star Break.


    Il a quitté la classe…

    Ashton Hagans, PG, Minnesota Timberwolves : 2m

    Dommage pour l’ancien meneur de jeu de Coach Cal à Kentucky. Après seulement deux apparitions pour à peine 4 minutes passées sur les parquets NBA, le rookie en two way contract a été coupé par Minnesota. Ce move peut notamment s’expliquer suite à une violation des règles du protocole sanitaire du joueur au sein de l’équipe de G-League.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 33m, 10.2pts, 4.8rds, 1.2pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 34m, 9.9pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 28m, 9.6pts, 2.9rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 31m, 8.1pts, 2.7rds, 1.9pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 30m, 7.7pts, 2.3rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 27m, 7pts, 4.6rds, 1.7pds
    • Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 22m, 6.3pts, 4.1rds, 1.3pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 35m, 6.1pts, 4rds, 0.6pd
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 34m, 5.4pts, 5.8rds, 0.7pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 30m, 5.5pts, 2.1pds
  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds