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  • le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    le Carnet des Rookies 6.0: cette classe veut rentrer dans l’histoire

    Écrit par Guillaume Gaborit, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Après une pause bien méritée pour le All-Star week-end, les affaires reprennent et nos rookies ne se sont pas relâchés. A croire que la pause a fait le plus grand bien pour plusieurs jeunes joueurs. Des lignes de statistiques historiques, du temps de jeu en hausse et une confiance regonflée à bloc. Voici ceux qui ont attiré notre attention depuis la reprise. (les statistiques sont arrêtées au 17/03/21, via NBA.com)


    Course pour le R.O.Y. : Ils assurent le show !

    Miles Bridges et LaMelo Ball se féliciant après un panier primé du rookie. (Photo by Jared C. Tilton/Getty Images)
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 38m, 15.8pts, 6.0rds, 6.3pds

    Le meneur des Hornets continue de grandir au sein d’une surprenante équipe des Hornets. Quatre victoires de rang, une place pour les Playoffs est envisageable, et le titre de R.O.Y qui lui tend les bras. Tous les voyants sont au vert, et ce n’est pas le retour de Devonte’ Graham qui devrait l’inquiéter, enfin, on l’espère… Justement, lors du retour de Graham, Ball n’a pas eu l’apport habituel en attaque (7pts mais 9pds), mais rassurez-vous, il assure toujours sa passe « highlights ». On retiendra néanmoins sa disparition lors du dernier quart-temps.

    Tout sera oublié le match suivant lors de la victoire contre les Raptors avec une ligne de statistiques historique qui le place aux côtés de… Tenez-vous bien… Magic Johnson et Stephen Curry ! Avec 23 pts, 9rds, 6pds et un joli 6-9 de loin, le dernier de la fratrie Ball a encore plus cimenté sa place de favori pour le titre du rookie de l’année. Et pour le retour des fans lors de ce match, il n’a pas oublié de régaler

    « C’était génial, c’est bien plus fun de jouer devant des fans, l’intensité monte d’un cran, ça fait une grosse différence. » 

    LaMelo Ball après la rencontre contre Toronto

    Le meneur a le don de jouer vite, d’aligner la passe parfaite avec son 3e œil pour le coéquipier démarqué, de surprendre de loin avec une mécanique de tir toujours aussi déroutante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer une bonne soirée devant un match de Charlotte. Qui l’aurait cru.

    Face aux Kings, Ball a légèrement levé le pied avec « seulement » 16pts en 25′. Pas en réussite de loin et son temps de jeu a été drastiquement amputé dans le dernier quart-temps. C’est d’ailleurs Devonte’ Graham qui a joué le money time. Affaire à suivre…

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 40m, 16.2pts, 4.1rds, 2.5pds

    Une semaine productive de la part du 1er choix de la classe. Trois matchs de suite au dessus des 20 points et un record personnel établit avec 34pts contre Portland. L’absence de D’Angelo Russell lui permet de prendre plus de tickets shoots mais la différence ces derniers temps, c’est que ça rentre ! Il remporte notamment le duel de 1st pick face à Zion Williamson. Avec 27pts en 37 minutes, le rookie utilise enfin son physique et ses qualités athlétiques pour résister au contact dans la raquette.

    L’arrière qui avoue étudier le jeu de Dwyane Wade ne cesse d’attaquer le cercle avec parfois ce changement de direction version « zig-zag », un move utilisé bien des fois par la légende du Heat. Son premier pas est tel, qu’il n’a pas vraiment besoin de bien prendre l’écran de son intérieur, et il n’éprouve aucune peine à driver sur sa main faible (gauche).

    Seul bémol, à cette allure, le rookie va finir par se blesser à force de charger une bonne dizaine de fois par match la raquette adverse et de provoquer le contact (et non l’absorber). Edwards devrait se méfier et peut-être moduler de temps en temps sa conduite afin de ne pas planter la voiture dans le fossé.

    Dans la double confrontation face aux Blazers, il s’adjuge un total de 55 points sur les deux rencontres avec en plus, cette action candidate pour le dunk de l’année.

    Comme évoqué plus haut, il plante 34pts sur la tête de Damian Lillard et Carmelo Anthony. Il ne manquera pas d’ailleurs d’usurper la célébration de Melo suite à un panier primé. Il faut avouer que le rookie s’est d’ailleurs beaucoup amusé face au vétéran lors de cette rencontre.


    Premières titularisations et que du positif!

    Aleksej Pokusevski bataillant avec la raquette des Grizzlies. Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports
    Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 21m, 4.8pts, 4.4rds, 1.5pds

    Nous avions évoqué le cas du français Théo Maledon titulaire au poste de meneur de jeu dans une équipe du Thunder qui n’a clairement pas des objectifs élevés cette année à part de développer au mieux les jeunes de l’équipe. Cette fois c’est au tour de « Poku » d’avoir droit à son paragraphe ! C’est face à Dallas que le serbe a connu sa première titularisation suite à l’absence de Darius Bazley, et en plus d’être reparti avec la victoire (Porzingis et Doncic étaient absents) le joueur de 19 ans s’est enfin illustré avec 14pts et 8rds en 28 minutes. Mieux ! Il a tiré ses premiers lancers-francs en NBA après 17 rencontres sans le moindre passage sur la ligne de réparation ! Sa mécanique de tir est pour le moins étonnante, et son style de jeu le fait passer pour un arrière alors que le garçon est mesuré à 2m13. On retient que lui et le français ont su combiner ensemble et les perspectives de jeu qui s’offrent pour le staff du Thunder sont intéressantes.

    Si sa 2e titularisation est en revanche à oublier face aux Knicks (4pts et 0-6 de loin), Poku s’est illustré lors de la renversante victoire des siens face aux Grizzlies. Et une nouvelle entrée dans l’histoire de la ligue avec 23pts, 10rds, 4pds et 5 tirs primés, il est le plus jeune joueur de la ligue à obtenir de tels chiffres. Mais ce qu’il faut retenir c’est qu’il fait parti du lineup qui a ramené le Thunder dans le match pour ensuite passer devant. Mark Daigneault s’est même laissé aller en plaçant Poku en tant que meneur de jeu aux côtés de Kenrich Williams, Darius Miller, Isaiah Roby et Mike Muscala !

    Un coup de chaud ? Une concentration aléatoire de la part de Memphis ? Le serbe présente néanmoins quelques carences en défense et doit se montrer plus solide au rebond. On est à deux doigts de considérer comme faute professionnelle le fait de se faire voler le ballon dans les airs par Kyle Anderson ! On va attendre les prochaines rencontres afin de voir comment les équipes vont contrer le géant serbe en se focalisant sur des mismatchs par exemple. Le plus dur est à venir pour Poku : confirmer.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 37m, 12.8pts, 2.3rds, 2.4pds

    Déçu de ne pas avoir été représenté dans l’équipe des USA du Rising Star Challenge (qui n’a pas eu lieu), le rookie des Knicks est prêt à en découdre pour la reprise. Remplaçant dans un premier temps, il ne cesse de rentabiliser au maximum ses minutes pour scorer dès qu’il en a l’opportunité : 15pts en 23 minutes dans la défaite à Milwaukee, 21pts en 33 minutes dans la victoire chez le Thunder. Il s’est d’ailleurs montré à son avantage avec son fameux floater et face au français Théo Maledon.

    L’ancien de Kentucky est une menace constante en attaque, et ne cesse de provoquer les défenses adverses. Le staff du Thunder s’est même senti obligé de missionner son défenseur clé, Lu Dort, pour éteindre le rookie.

    Alors que son temps de jeu était sur courant alternatif ces derniers mois, le rookie vient d’enchaîner deux matchs consécutifs au dessus des 30 minutes de jeu, et a connu sa toute première titularisation face aux Nets suite aux absences d’Elfrid Payton et Derrick Rose. Avec 21pts, IQ n’a pas été ridicule face au tandem Irving/Harden et a même été sur le terrain lors du money time.

    S’il est loin d’être un pur meneur de jeu, d’être rassurant en défense, et s’il se montre trop souvent gourmand de loin (4/12), le rookie est au moins constant dans un domaine : chercher à scorer. Sur chaque possession, l’arrière est prêt à attaquer le cercle ou bien à dégainer de loin. Sa première titularisation est un signe encourageant pour la suite, espérons que le jeune joueur développe un minimum sa vision de jeu sur pick & roll pour voir son temps de jeu se stabiliser autour des 25 minutes de moyenne.


    Ils ont eu leur record cette semaine !

    Kenyon Martin Jr à la lutte avec Marcus Smart. via Skysport.com
    Kenyon Martin Jr. PF, Houston Rockets : 11m, 7.2pts, 4.2rds, 0.9pd

    Les Rockets sont embourbés dans une série bien noire de 17 défaites consécutives, et se retrouvent en compagnie des Timberwolves au fond de la conférence Ouest. Les dés sont joués pour cette saison, et c’est le moment de faire jouer les jeunes comme le fils de l’ancien N°1 de la draft 2000 Kenyon Martin. Après de bonnes sorties en G-League, le bondissant intérieur (évidement) vient d’enchaîner pour la première fois de sa carrière professionnelle quatre matchs avec plus de 28 minutes de temps de jeu et s’est permis de battre son record de points soir après soir. Dans un premier temps, il s’est offert 13 unités à Sacramento, mais on préfère retenir son instinct pour protéger le cercle, notamment face au naïf Buddy Hield.

    Le lendemain, dans l’Utah, « KMJ » s’autorise 15pts face à Rudy Gobert, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Martin (1m98) se moque clairement de la différence de taille et n’hésite pas à défier les géants de la ligue. Ses qualités athlétiques et son activité lui permettent de « matcher » ce différentiel, que se soit en défense ou en attaque.

    Enfin, son match record a eu lieu lors de la venue des Celtics. La raquette de Boston étant très souple en défense, le joueur drafté en 52e position s’est défoulé avec 21pts, à contrebalancer avec le fait que 14 de ses points ont été inscrits lors du garbage time. Durant cette période, il a contré le géant Tacko Fall et a planté deux tirs primés ! A se demander si Houston ne planifie pas une nouvelle version du small ball de la belle époque avec Kevin Porter Jr. dans le rôle de James Harden et Kenyon Martin Jr. dans le rôle du small center. En tout cas c’est toujours un plaisir de voir ces jeunes joueurs se montrer, en espérant qu’il puisse aussi profiter du goût de la victoire dans les prochains jours.

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 37m, 9.9pts, 4.6rds, 1.3pds

    L’apparition du rookie des Bulls dans ce carnet des rookies n’est liée qu’à son unique performance dans l’écrasante victoire contre les Raptors. Car avant cela, c’était plutôt voyage en enfer avec des sorties compliquées face aux leaders de la conférence les Sixers (4pts en 31 minutes) et contre le Heat du bouillant Jimmy Butler (3pts en 20 minutes). Heureusement que le coach des Bulls cette année s’appelle Billy Donovan. Profitant des retours en forme de plusieurs joueurs, le coach s’autorise quelques ajustements dans son cinq de départ. Exit : Coby White et Wendell Carter Jr., Welcome : Tomas Satoransky et Thaddeus Young. Et les changements ont été plus que profitables pour l’équipe (victoire +23) et pour notre rookie qui obtient son record de points en carrière avec 23 unités en seulement 26 minutes !

    Le rookie a su parfaitement combiner avec le meneur tchèque Satoransky et le vétéran Thaddeus Young qui représente le joueur d’expérience idéal pour le jeune Williams. Le jeu offensif des Bulls s’est véritablement transformé, avec un ballon qui circule mieux, des joueurs qui savent jouer sans ballon et une solidarité défensive dont on était loin de soupçonner. Le N°4 de la dernière draft s’est montré agressif en attaque en multipliant les feintes de tirs afin de percer la défense. Espérons qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’un soir.

    Jaden McDaniels, PF, Minnesota Timberwolves : 33m, 5.6pts, 3.3rds, 1.0pd

    Loin d’être une saison tranquille dans le Minnesota, le jeune frère de Jalen s’est récemment montré lors de la belle victoire des siens chez les Pelicans. Avec 20 points, il obtient son record en carrière, grâce notamment à une belle adresse de loin : 4-5. On n’oubliera pas de mentionner ses 3 contres durant cette partie. Son envergure et son assiduité en défense lui permettent de gêner constamment les adversaires même pour effectuer une simple passe.

    Des mains actives, un sens du contre et une capacité à artiller de loin, est-ce que les Wolves ont récupéré en 28e position de la draft 2020 un stretch five? Four ? Un peu maigre pour batailler dans la raquette et encore irrégulier en attaque et dans son tir, on va attendre de voir si coach Finch va continuer de lui accorder du temps de jeu (25.7′ sur les trois derniers matchs) dans les semaines à venir. Nul doute que l’on va se pencher de plus en plus sur ce jeune talent pour la suite de la saison.

    Nathan Knight, PF, Atlanta Hawks : 13m, 4.7pts, 2.2rds, 0.3pd

    Bon, je vous avoue que j’aurai préféré que ce soit l’intérieur que les Hawks ont choisi en 6e position de la dernière draft. Mais voilà qu’un intérieur non drafté de 23 ans vient de participer à son premier match au dessus des 20 minutes de temps de jeu. Face à Cleveland, il score 16 points avec un surprenant 9/10 aux lancers-francs sans oublier un tir primé dans le 3e quart-temps. Le gaucher s’est même permis de postériser Jarrett Allen. Et sinon, pendant ce temps là, Okongwu était en tenue civile pour ce match.

    https://www.youtube.com/watch?v=pDKs_cX3F30

    Pas la meilleure des périodes

    Pas la joie chez Tyrese Haliburton après une défaite des Kings. via abc10sports
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 33m, 12.5pts, 3.5rds, 5.2pds

    Dur la reprise ! Absent pour quelques matchs avant le All-Star Break suite à une blessure aux mollets, le rookie a semblé avoir perdu sa vitesse, sa précision mais plus inquiétant, l’arrière de 21 ans a perdu la confiance et la joie qui l’animaient depuis le début de la saison. Le manque de rythme et l’accumulation des défaites ont affecté le moral de ce joueur perfectionniste. Depuis trois matchs, Haliburton ne tourne qu’à 5.7pts par rencontre. Son adresse est en berne, son impact défensif est toujours apprécié, mais au sein d’une équipe aussi mauvaise dans ce domaine, c’est un coup d’épée dans l’eau. Le joueur a même évoqué sa mauvaise période après la défaite contre les Hornets et son duel manqué face à LaMelo Ball (4pts en 28 minutes)

    « J’ai été horrible. J’essaie de trouver une réponse, de retrouver mon rythme. Je jouais vraiment bien avant de me blesser. Je dois retrouver ce rythme mais je joue très mal en ce moment. Je dois mieux faire. »

    Tyrese Haliburton après la défaite contre Charlotte

    Un temps en course pour le ROY avec Ball, ce trophée lui semble hors de portée maintenant, mais il reste encore des matchs à jouer et nul doute que l’on va rapidement retrouver le Tyrese de la première partie de saison. Sacramento en a besoin.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 29m, 11.8pts, 6.0rds, 0.6pd

    La reprise n’a pas démarré de la meilleure des manières pour le talentueux pivot. En oubliant de se faire tester, le N°2 de la draft s’est attiré les foudres de son coach Steve Kerr qui n’a pas manqué de punir son rookie pour son manque de professionnalisme en le privant des trois premiers quart-temps lors de la grosse défaite chez les Clippers.

    « C’était en réaction à son test raté, ce qui l’a empêché de s’entraîner avec nous hier. Ça nous a mis mal. C’est pourquoi il n’a pas joué en première mi-temps »

    Steve Kerr

    Wiseman a pu jouer lors du garbage time et ce dernier avait des fourmis dans les jambes puisqu’il s’est démené avec 14pts en seulement 12 minutes. C’est simple, dès qu’il a le ballon dans les mains, c’est pour ensuite tirer, et il faut avouer que les comparaisons avec Chris Bosh ne sont pas totalement injustifiées.

    Seulement 23 minutes et 16pts dans la belle victoire contre Utah. Le pivot a passé sa soirée à batailler avec les mismatchs organisés par le Jazz : Donovan Mitchell, Jordan Clarkson et Mike Conley. Les arrières du Jazz n’ont cessé de le cibler, et le meneur Conley a su en profiter. Wiseman est ensuite sorti à 6′ de la fin du match.

    Enfin, pour ne rien arranger, le match suivant s’est déroulé contre les Lakers. Résultat, une grosse défaite, 7 points en 28 minutes et 6 fautes. Pour la petite histoire, c’est lui qui réceptionne la passe décisive de Stephen Curry pour la première place au classement All-Time de la franchise Il y aura de meilleures semaines.


    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 37m, 10pts, 3.9rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 38m, 10.3pts, 5.3rds, 1.7pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 32m, 9.5pts, 2.8rds, 1.3pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 34m, 7.9pts, 3.1rds, 3.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 34m, 7.9pts, 2.7rds, 1.8pds
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 33m, 7.1pts, 2.1rds, 2.3pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 31m, 6.6pts, 4.3rds, 1.5pds
    • Mason Jones, SG, Houston Rockets: 25m, 5.8pts, 1.8rds, 1.4pds
    • Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 37m, 5.7pts, 5.9rds, 0.8pd
    • Kira Lewis Jr., PG, New Orleans Pelicans : 25m, 5.6pts, 1.0rd, 1.9pds
  • Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Le Carnet des Rookies 3.0 : Belle semaine pour les joueurs de rotation, pas pour les tops picks

    Ecrit par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Les reports de matchs s’enchaînent à vitesse folle ! Les Wizards et le rookie Deni Avdija n’ont plus joué depuis le 11 janvier avec un total de cinq rencontres annulées. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver entre les joueurs blessés et ceux qui subissent le protocole covid mis en place par la ligue. En attendant, de nombreux rookies ont pu se montrer cette semaine et c’est, avec un réel enthousiasme, de les voir pour la première fois apparaître dans le carnet des rookies. Si les tops choix de cette cuvée 2020 vivent une période plus compliquée, les joueurs de rotation ont su se démarquer, en espérant voir leur minutes continuer d’augmenter. (les statistiques sont arrêtées au 20/01/21, via NBA.com)

    On est pressé de les voir rentrer en jeu

    Immanuel Quickley (New York) face à un autre rookie Isaac Okoro (Cleveland). via Newyorknewstimes.com
    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 10m, 9.9pts, 1.7rd, 2.7pds

    Imaginez un instant que toute cette pandémie n’ait jamais existé. Imaginez que le MSG soit rempli tous les soirs de match avec cette ambiance unique. Et maintenant imaginez l’engouement autour d’un jeune arrière drafté en 25e position qui tourne à plus de 17pts de moyenne depuis quatre matchs (meilleur rookie, via NBA.com). Impossible de ne pas visualiser cette euphorie propre aux fans de la Grosse Pomme pour ce joueur avec autant de skills en attaque. Et cette belle histoire a démarré contre le rival Brooklyn : 19pts en 22 minutes dans la défaite, sans oublier une réelle éthique professionnelle lorsqu’il s’inflige des shoots supplémentaires après la rencontre. Ce soir là, quelque chose s’est débloqué chez Quickley. Lorsque le match semblait plié, il s’est montré bien plus confiant dans ses drives, plus saignant de loin et a pu jouer le pick and roll sur certaines séquences avec simplicité et efficacité. Voici ses statistiques aux tirs avant ce match :

    • 26.3% aux tirs
    • 22.2% à 3-pts

    Et depuis quatre matchs ?

    • 50% aux tirs
    • 45% à 3-pts

    L’ancien poulain de coach Cal est un tout autre joueur, et Tom Thibodeau serait bien inspiré de l’utiliser plus souvent en sortie de banc. Avec 23pts dans la défaite contre les Cavaliers, Quickley réalise son meilleur match de la saison dans le scoring mais aussi en tant que créateur avec 4 passes et aucune perte de balle.

    En dépit de tous ses efforts, le jeune arrière ne peut empêcher les 4 défaites de suite de son équipe. Le rayon de soleil surviendra lors du déplacement au TD Garden avec une impressionnante victoire et le sentiment que Quickley possède déjà la panoplie complète du floater, comme le montre cette séquence qui a duré 90 secondes dans la victoire à Boston.

    Thibodeau reconnaît volontiers le talent offensif de celui qui est surnommé « IQ » :

    « Il est vraiment doué. C’est un rookie, mais il entre en jeu et joue ainsi. Il a tous les shoots que vous pouvez imaginez dans sa panoplie. »

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 12m, 11.1pts, 2.8rds, 5.3pds

    Semaine délicate pour Haliburton. Si tout semblait encore prometteur malgré la défaite face aux Blazers (17pts et 9pds en 31 minutes en étant très adroit dans le corner), la défense des Kings est décidément incapable de tenir un score. Puis le rookie va connaître son premier vrai coup de mou en l’espace de deux matchs. Tout d’abord dans la lourde défaite face aux Clippers (5pts, 5pds, 2/7 aux tirs), puis face aux Pelicans (2pts, 1/3 aux tirs).

    Mécontent de sa performance face aux Clippers, Haliburton s’autorise des shoots supplémentaires après la rencontre pour perfectionner son tir. Le rookie n’a pas eu l’impact habituel sur le terrain malgré des efforts qui sont à souligner concernant son placement défensif.

    Bien qu’il combine plutôt bien avec son intérieur Richaun Holmes (1.1pds par match, via NBA.com), l’arrière n’est que trop rarement dépositaire du jeu des siens avec un usage rate bien loin des autres arrières de sa promotion par exemple (14.5 USG%). Il est évident que De’Aaron Fox est destiné cette saison à avoir le ballon dans les mains et son match record à 43pts contre les Pelicans en est la preuve. Néanmoins, il n’a pu empêcher une nouvelle désillusion. Par ailleurs, Haliburton n’a jamais passé aussi peu de temps sur le terrain que lors de ses deux dernières apparitions.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 14m, 11.8pts, 6.8rds, 6.1pds

    Les rumeurs qui plaçaient le rookie dans le cinq de départ à la place de Devonte’ Graham sont peu à peu retombées. Adroit la semaine dernière, LaMelo Ball s’est montré beaucoup moins saignant lors de ses dernières sorties avec 32.6% aux tirs et 28.6%à 3-pts. En difficulté comme toute son équipe contre Dallas avec seulement 4 petits points au compteur et un vilain air ball de loin. Après quatre victoires de rang, les Hornets sont redescendus sur Terre. Puis il y a eu du mieux lors de la première rencontre à Toronto avec 14pts et 11pds. Il participe notamment à la belle remontée de son équipe dans le dernier quart-temps. Le meneur est toujours à un highlights de moyenne par quart-temps et ses coéquipiers profitent également de son côté altruiste/showman.

    Lors du money time, James Borrego préfère placer LaMelo sur le terrain pour les possessions offensives, et sur le banc lors des possessions défensives. Il faut avouer que LaMelo est obnubilé par le ballon. Que se soit pour prendre le rebond défensif, ou bien pour tenter l’interception sur une passe à proximité, au détriment d’un placement défensif plus judicieux pour l’équilibre collectif.

    Bis repetita lors de la revanche, avec un Ball qui avait pourtant bien démarré la rencontre avec deux tirs primés. Il n’a malheureusement eu aucun impact en fin de match, et les Raptors ont remporté cette deuxième manche dans le money time.

    Une chose est sûre, Ball sait se faire remarquer quand il rentre sur le terrain par ses passes et ses envolées imprévisibles. On lui souhaite juste de résister un peu plus dans la raquette pour finir inside (43.9%) et d’équilibrer ses pourcentages aux tirs à 3-pts notamment à 45° : 5/18 sur sa droite contre 9/18 sur sa gauche(via statmuse)


    Ils en ont profité pour se faire remarquer

    Pas un joueur des Nets ne pourra stopper la montée vers le cercle de Xavier Tillman. Credit: Brandon Dill – AP
    Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds

    Pour la première fois de la saison, l’ancien intérieur vedette de Michigan State a dépassé la barre des dix points. Face à la « terrible » défense des Timberwolves, Tillman s’est autorisé 12pts face à Naz Reid et KarlAnthony Towns. S’il ne possède pas la taille d’un pivot classique (2.03m), le 35e choix de la draft a trouvé le moyen de scorer près du cercle avec un solide floater.

    Lors de sa deuxième sortie remarquée, l’intérieur s’offre le match le plus complet de sa très jeune carrière professionnelle. Avec 15pts, 4rds, 2pds et 4 interceptions, Tillman a profité de l’absence de Joel Embiid pour martyriser le cercle face à un Dwight Howard cimenté au sol.

    Pour la première fois cette saison, Taylor Jenkins va laisser son jeune intérieur sur le terrain lors du money time. Résultat : une défense clutch sur Tobias Harris qui finira en dehors du terrain permettant ainsi aux Grizzlies d’engranger la victoire. Memphis tient là un rookie qui est clairement fait pour ce genre de situation, voici ce qu’il déclarait à la fin de la rencontre.

    «C’est « clutch time ». C’est le moment où la victoire se joue. Ce n’est pas le moment d’être nerveux, pas le moment d’avoir peur, c’est le moment de gagner. »

    Xavier Tillman Sr.

    Intelligent dans son placement, capable de jolis moves poste bas et de sanctionner dans le corner, le rookie possède toutes les caractéristiques pour séduire le staff. Il fut d’ailleurs récompensé en devenant pour la première fois de sa carrière titulaire face aux Suns. Certes, le secteur intérieur des Grizzlies est décimé et Tillman a éprouvé de réelles difficultés face à Deandre Ayton, mais voilà, Memphis vient d’enchaîner cinq victoires de suite et ce rookie y est pour quelque chose.

    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 6m, 8.6pts, 2.8rds, 1.6rds

    Une semaine spéciale et forcément éprouvante pour la franchise texane. Le transfert de James Harden est enfin acté, la page d’un épais chapitre vient d’être tournée. Mais que les fans des Rockets se rassurent, le GM Rafael Stone a eu la bonne idée de signer en Two Way un arrière scoreur en provenance de l’université d’Arkansas : Mason Jones. On ne va pas vous faire croire qu’il peut devenir le nouveau go-to-guy de Houston, mais il faut avouer que le garçon aime dribbler, faire des steps-back, et chercher la faute…

    Bref, suite au départ de The Beard, le jeune arrière a vu son temps de jeu augmenter une première fois face aux Spurs avec 14minutes et 9pts marqués, puis c’est lors de la revanche que Stephen Silas va l’intégrer exceptionnellement dans le cinq de départ en attendant l’arrivée du néo-Rocket Victor Oladipo. Résultat : 24pts, 6rds, 4pds en 35 minutes et un joli 6/8 derrière l’arc. Les fans ont droit à un aperçu de sa capacité à artiller de loin notamment avec ce tir « Eric Gordonesque » en toute fin de première mi-temps.

    https://twitter.com/HoustonRockets/status/1350582385629396993

    S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, il faut tout de même souligner le talent offensif du joueur qui ne demande qu’à s’affiner (6 ballons perdus). Doter d’un bon handle et de moves déroutants assaisonnés de feintes piégeuses, Jones peut se frayer un chemin au cercle malgré certaines carences concernant ses qualités athlétiques.

    Pour le premier match d’Oladipo sous ses nouvelles couleurs, le rookie est rentré dans le rang avec « seulement » 10pts en 14 minutes lors de la défaite chez les Bulls. En profitant du trade et des nombreuses absences sur certaines rencontres (Wall, Oladipo, Brown, Clemons), Jones a su saisir cette opportunité de montrer ce qu’il pouvait apporter sur le terrain, en espérant que coach Silas garde tout cela dans un coin de sa plaquette de coach.


    Les titulaires qui font le job

    Tyrese Maxey sur la tête de Kelly Olynyk. via Therookiewire.usatoday.com
    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 14m, 11.4pts, 2.5rds, 2.4pds

    Après une apparition lumineuse face à Denver (39pts) alors que son équipe était décimée par le protocole covid, le jeune Maxey enchaîne les matchs dans le cinq de départ prenant ainsi la place de titulaire au poste de shooting guard en attendant le retour de Seth Curry récemment positif à la covid-19. Seulement deux petits matchs depuis une semaine pour l’arrière, tout en rappelant que la rencontre prévue face au Thunder dimanche dernier n’a pu avoir lieu pour les raisons évoquées en introduction. C’est donc à nouveau face au Heat que Maxey va connaître une deuxième victoire dans son nouveau costume: 25 minutes, 15pts (dont 13 à la mi-temps).

    Aux côtés de Ben Simmons, l’ancien de Kentucky n’a donc plus besoin de diriger le jeu offensif des Sixers comme ce fut le cas quand Doc Rivers devait combiner avec seulement sept joueurs. Avant ce match, Maxey tournait à 6 passes de moyenne, mais ce chiffre est drastiquement tombé à 0.5 depuis que le ballon est repassé dans les mains de Simmons, Embiid voire Milton. En effet, aucune passe décisive à relever lors de la défaite à Memphis, et voilà que Maxey est utilisé en scoreur en sortie d’écran avec quelques dribbles. Loin d’être un créateur d’élite, on aurait aimé le voir un peu plus à l’origine de certaines actions, mais pas d’inquiétude, Philadelphie compte bien conserver et développer son joyau. Souvent évoqué dans l’échange avec James Harden, la franchise aurait, selon des rumeurs, toujours eu l’intention de garder le rookie.

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 8m, 8.6pts, 2.1rds, 2.3pds

    Cleveland doit composer avec de nombreuses absences : Sexton, Garland, Love, Windler et… Kevin Porter Jr qui ne serait plus en odeur de sainteté. Tout cela explique en partie l’énorme temps de jeu accordé au joueur de 19 ans. Avec 36.7 minutes de moyenne passées sur le terrain, c’est tout simplement le rookie le plus utilisé cette saison (via NBA.com). 35 minutes face au Jazz avec pour mission de défendre sur Donovan Mitchell ou encore sur Bojan Bogdanovic, si ça ce n’est pas une grosse journée au travail. S’il n’a pu éviter la lourde défaite des siens (-30), il a pu se frayer 11pts et délivrer 3 passes décisives.

    Après quatre rencontres de suite à plus de trente minutes de temps de jeu, JB Bickerstaff ne le ménage pas dans la victoire face aux Knicks avec plus de 41 minutes, un record pour Okoro. Toujours aussi impliqué en défense, il a notamment essayé tant bien que mal de ralentir par séquence son collègue de promotion Immanuel Quickley (23pts). Avec 13 points et des lancers clutchs en toute fin de match, le rookie continue son apprentissage XXL, tout en se démenant pour défendre avec pas moins de 2.3 interceptions de moyenne sur les trois derniers matchs.

    Le talent est là, mais quand ça ne veut pas…

    Cole Anthony doit lutter pour scorer près du cercle contre les Hawks. Crédits : Dale Zanine-USA TODAY Sports
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Est-ce que les fans du Magic regrettent Markelle Fultz? C’est fort probable, et la question mérite d’être posée vu les immenses difficultés qu’ont les hommes de Steve Clifford à produire du jeu en attaque. Ce n’est pas non plus pour rejeter la faute sur le jeune Cole Anthony, mais il faut avouer que ce dernier n’est pour le moment pas à l’aise dans ce costume de meneur de jeu titulaire. Ses prises de décisions et sa défense sont encore en chantier. Même Jeff Teague s’est amusé face au rookie !

    Hormis son match intéressant face aux Nets version Harden/Durant, le rookie manque de dureté dans le jeu et ne score que 34.4% de ses tentatives près du cercle (via statmuse). Un vrai problème alors qu’il possède une qualité de dribble qui lui permet de se débarrasser de son vis à vis, mais il est incapable d’assurer une fois arrivé près du panier.

    Contre Brooklyn, coach Clifford est revenu vers des systèmes très simples pour son jeune meneur qui n’a que très peu jouer le pick and roll et s’est contenter d’attendre les mouvements off ball de ses coéquipiers. C’est ainsi qu’il a pu délivrer 8 passes décisives avec une seule balle perdue.

    Toujours à New York, mais cette fois au MSG, Cole Anthony a semblé nerveux et n’a pu faire mieux que 2/12 aux tirs. Il a d’ailleurs été témoin d’un Aaron Gordon qui a tenté de se transformer en Damian Lillard pour remporter le match dans le money time. Le résultat est plus que décevant. Le fils de Greg Anthony a encore le temps, et on souhaite vraiment le voir plus efficace près du cercle à défaut d’être un bon gestionnaire.

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 13m, 10.7pts, 6rds, 0.4pd

    Un match très intéressant face à Nikola Jokic (18pts, 5rds, 2blks). S’il n’a pu empêcher la défaite des siens, et encore moins le triple double du pivot serbe, le rookie est toujours aussi tonique sur le terrain et Steve Kerr n’a pas hésité à le faire rentrer sur le terrain en toute fin de match. Mais voilà, le pivot fait encore trop de fautes sur le terrain (4.7 sur les trois derniers matchs), et peut sembler un peu perdu dans les différents placements offensifs variés des Warriors. Comme son coach l’a récemment évoqué, Wiseman n’a joué que 3 matchs en NCAA, ce qui revient presque à le considérer comme un lycéen, voilà pourquoi Kerr aimerait faire appel à une ancienne légende qui a connu le grand saut lycée/NBA pour accompagner son jeune joueur: Kevin Garnett.

    Pour le moment, c’est Draymond Green qui se charge de l’apprentissage, et cela s’est vu lors de la rencontre en début de semaine contre les Lakers. Si les Warriors sont repartis du Staples Center avec une belle victoire, le rookie n’a pu y prendre goût : 12 minutes, 4pts, 3rds, 5 fautes, 5 ballons perdus. Sur le banc de touche durant tout le 4e quart-temps, Wiseman a encore le temps pour progresser et dans un tel environnement bienveillant.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 12m, 12.5pts, 3.1rds, 1.9pds

    Le N°1 de la draft est toujours le N°1 au scoring de sa classe, mais que la semaine fut compliquée. Après son match sans le moindre panier marqué contre les Spurs, le rookie enchaîne un match à 2pts (1/6 aux tirs) dans la défaite contre les Grizzlies, suivi de 12pts contre les Hawks mais à relativiser avec une adresse toujours aussi inconfortable : 5/16 aux tirs. Il participa au money time mais n’a pas empêché la victoire d’Atlanta. Les Wolves sont tout simplement bons derniers dans la conférence Ouest et rien ne laisse présager une légère amélioration dans les jours à venir tant que la défense ne fournit pas un minimum de travail qualitatif. Si on se penche sur les prochaines affiches, Minnesota retrouvera les Hawks pour une revanche, et on espère sincèrement voir le rookie impacter le match de manière plus significative et ne pas se contenter de jouer le drive vers le cercle en usant de ses qualités athlétiques.


    Pas les débuts rêvés mais on est content de le (re)voir sur le terrain

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 1m, 4pts, 5rds, 2pds

    Enfin ! Les grands débuts d’Okongwu ont eu lieu ! Le 6e choix de la dernière draft a foulé pour la première fois les parquets NBA dans l’Utah. Profitant principalement du garbage time pour se chauffer les guibolles, l’intérieur a pu jouer 14 minutes pour 4pts, 5rds et 2pds. Si les fans des Hawks ne sont pas forcément excités par ses débuts, le rookie a eu le temps de placer un dunk impressionnant sur un rebond offensif. Regardez simplement d’où il décolle!

    Malheureusement, Lloyd Pierce ne l’a pas encore remis sur le terrain depuis. Pas évident de faire une évaluation globale mais retenons que le jeune joueur n’a pas eu de pré-saison, et que son premier match a eu lieu contre Rudy Gobert. On espère le revoir très vite.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 13m, 10.2pts, 3.8rds, 1.1pds

    Après avoir connu une semaine bien chargée en défiant coup sur coup LeBron James et Kawhi Leonard, le natif de Charlotte a subi un léger contre coup ces derniers jours en contractant une gène au niveau de la hanche. Le 4e choix de la draft n’a pas joué en début de semaine contre Houston et son cas sera évalué avant chaque début de rencontre. Le staff des Bulls préfère ainsi prendre des précautions auprès de leur jeune talent qui n’a malheureusement pu empêcher la première victoire à domicile de la saison du Thunder (35′, 14pts et 7rds), et n’a que peu goûté à la victoire des siens face aux Mavericks (22′, 5pts et 5rds). On espère le revoir rapidement sur le terrain et en forme. Sa défense et son jeu à mi-distance fiable nous manquent déjà.

    Jahmi’us Ramsey, SG, Sacramento Kings : 4m, 1.3pts, 1rd, 0.3pd

    Alors que son collègue de promo Tyrese Haliburton s’éclate dans la rotation de Luke Walton, le jeune arrière de 19 ans drafté en 43e position par les Kings a tout d’abord contracté une gène au niveau de l’aine avant le match de vendredi face aux Clippers. Les examens semblent avoir révélé une blessure bien plus grave qui tiendrait Ramsey éloigné des terrains au moins jusqu’en février. Dommage pour cet arrière scoreur que l’on a seulement aperçu quelques minutes dans des bouts de matchs sans enjeu.

    CJ Elleby, SF, Portland Trail Blazers : 6m, 2.3pts, 0.3rd, 0.3pd

    Très peu vu en ce début de saison, le jeune ailier des Blazers drafté en 46e position en novembre dernier s’est malheureusement foulé la cheville. Son statut sera réévalué au jour le jour. Dommage pour ce gaucher actif au rebond et capable de tirer de loin qui aurait pu rentrer sur le terrain lors de la défaite des siens contre les Spurs, du moins, pendant le garbage time.

    Elijah Hughes, SG, Utah Jazz : 6m, 2.7pts, 0.7rd, 0.5pd

    Sélectionné en 39e position en novembre dernier et en provenance de Syracuse, l’ailier scoreur n’a pas encore eu son « moment » et peine encore à intégrer la rotation de Quin Snyder. Sauf quand il s’agit du garbage time. Et sa récente blessure à la cheville gauche ne va pas améliorer ses chances de gagner du temps de jeu cette semaine.

    10 autres élèves à surveiller :

    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 12m, 9.2pts, 3.8rds, 0.7pd
    • Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 12m, 8.8pts, 2.8rds, 2.8pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 12m, 8.5pts, 4.4rds, 2.2pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 12m, 8.2pts, 5.7rds, 0.9pd
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers : 9m, 7.1pts, 1.8rds, 1.3pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 13m : 6.4pts, 2.2rds, 2.8pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 5m, 5pts, 2.6rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 13m, 4.9pts, 1.7rds, 1.3pds
  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd
  • Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Le carnet des rookies: édition spéciale pré-saison

    Illustration by @romain_sk_97

    Un mois après avoir été draftés, les rookies de la promotion 2020 sont déjà mis à contribution sans passer par la case Summer League. Des conditions historiques, qui ne vont pas nous empêcher de (sur)réagir au sujet de leurs performances. On va faire court (comme cette pré-saison), voici les rookies qui ont retenu notre attention lors de cette pré-saison, et les nominés sont…


    …Dans la catégorie : « On ne va pas beaucoup gagner mais au moins on va s’amuser ! »

    LaMelo Ball (3e choix, Charlotte Hornets)

    https://twitter.com/_halshatti/status/1340226061771165697

    Il n’aura pas fallu longtemps avant que les Hornets profitent de la qualité de passe « Globetrotteresque » du petit dernier de la famille Ball. La franchise de Michael Jordan a vraiment la poisse avec la blessure récente de Gordon Hayward, mais pour redonner le sourire, rien de mieux que des contre-attaques lancées par leur tout nouveau rookie. Jamais à court d’idées pour surprendre l’assistance, même sur des passes basiques, LaMelo se fait et (pense ?) faire plaisir à ses coéquipiers avec 3.8pds par match… Et 3.5 turnovers par matchs (via NBA.com). Bref, il ne s’agit que de matchs de pré-saison, et le LaMelo Assists Show pourrait suffire à attirer du monde sur le League Pass, tout en ayant conscience que l’on peut tomber à tout moment sur une horrible performance aux tirs (26.2% aux tirs, 27.3% à 3-pts, via NBA.com)


    …Dans la catégorie : « Remplaçant en NCAA, Titulaire en NBA… »

    Patrick Williams (4e choix, Chicago Bulls)

    Sa côte n’avait cessé de monter quelques jours avant la Draft. Annoncé autour de la 14e-20e place en juin dernier, il a donc gagné plus d’une dizaine de places sans même avoir joué la moindre minute… Il faut avouer qu’une bonne partie des doutes concernant Williams se sont rapidement évaporés après quelques minutes passées à scorer sur pull up à mi-distance avec une aisance plutôt surprenante, et qui rappelle un certain Kawhi Leonard dans ses jeunes années. Titulaire dès son troisième match de pré-saison, avec plus de 27 minutes de moyenne passées sur le parquet et un ratio +/- de +5.3 (pour un joueur des Bulls, c’est énorme, via NBA.com), Otto Porter et son gros contrat peuvent commencer à s’inquiéter.


    …Dans la catégorie : « Même si c’est un match amical, il faut gagner. »

    Isaac Okoro (5e choix, Cleveland Cavaliers)

    Il n’a joué que 4 matchs et le jeune Okoro peut déjà se targuer d’avoir un Game Winner à son actif chez les pros. Réputé bon défenseur, l’ancien joueur de la faculté d’Auburn a surpris son monde en se montrant adroit de loin (45.5% 3-pts, via NBA.com). Les Cavaliers auraient-ils bien drafté cette année ? Car avec son énergie en défense, sa capacité à tirer de loin mais surtout de driver ligne de fond, et sur des closeouts, coach Bickerstaff tient là un joueur très intéressant au poste 3. Le rookie joue pour gagner et cela se concrétise par cette défense clutch suivi d’un and one victorieux face aux Pacers. La question cette saison est de savoir si à lui seul il peut empêcher la franchise de se placer dans les premières places de la Draft pour avoir Cade Cunningham ?


    …Dans la catégorie : « Duel à distance entre meneurs français »

    Killian Hayes (7e choix, Detroit Pistons) vs Théo Maledon (34e choix, OKC Thunder)

    Vous avez d’un côté le joueur français le plus haut drafté de l’histoire et de l’autre côté le poulain de Tony Parker qui a vu défiler 33 joueurs avant d’être enfin appelé lors de cette fameuse cérémonie. Tous les deux ont atterri dans des équipes qui ne devraient pas avoir des ambitions trop élevées cette saison et donc cela veut dire de réelles opportunités pour se montrer. Si l’ancien choletais Hayes rencontre certaines difficultés face à la rapidité du jeu NBA (28.6% aux tirs, 3 tov, via NBA.com), Maledon a lui tout simplement époustouflé son petit monde avec cette patience digne d’un vétéran sur pick & roll, et un shoot de loin efficace (15.5pts et 44.4%, via NBA.com). Ce dernier est pour le moment, le meilleur scoreur de sa classe pour cette pré-saison. Ne pas… S’emballer…


    …Dans la catégorie : « Vous êtes sûr que c’est sa première année ? »

    Devin Vassell (11e choix, San Antonio Spurs)

    https://twitter.com/MarkC_NBA/status/1337945642920919040

    Mais bien sûr… Comment cela aurait pu en être autrement ? Les Spurs qui draftent un joueur solide dans tous les compartiments du jeu. Intelligent dans son placement offensif, malin et vicieux en défense, Vassell a tout pour prendre du temps de jeu au sein d’un roster vieillissant (Mills, DeRozan, Gay, Aldridge). En trois matchs de pré-saison, il tourne à 13.7pts de moyenne, ce qui fait de lui le deuxième meilleur scoreur de sa classe avec des pourcentages au dessus des 50% à 2-pts et à 3-pts (via NBA.com). L’ancien de Florida State se démarque surtout par sa présence en défense et son sens de l’anticipation (3 interceptions par match!). Est-ce que les dix équipes qui l’ont snobé lors de la Draft savaient qu’il s’agissait bien d’un prospect ?


    …Dans la catégorie : « Lui, il a un nom d’une future star, et en plus son père a joué en NBA ! »

    Cole Anthony (15e choix, Orlando Magic)

    https://www.youtube.com/watch?v=ghVZf8MKMF4

    ESPN l’a bien montré lors de sa sélection en novembre dernier avec ce documentaire réalisé par la mère du joueur en 2013: le jeune Cole se voyait en NBA dès le plus jeune âge. Un rêve se réalise, et évidemment, il y avait cette petite boule au ventre au moment d’effectuer ses premiers pas chez les pros (7pts pour sa première). Plus confiant par la suite (16 et 13 points), l’arrière est tout à fait capable de sanctionner de loin (47.1% à 3-pts, et plus de 4 tentatives par match, via NBA.com). Il finira sur une très bonne note face à LaMelo Ball avec 19pts et un floater clutch dans les dernières secondes d’un match remporté par Orlando. Une bonne détente pour sa taille, un handle et un shoot déjà bien rodés si l’on compare à Michael Carter-Williams et Markelle Fultz, et ce dernier va d’ailleurs tout faire pour être son mentor… Bon et bien on peut déjà donner le R.O.Y à Anthony !


    …Dans la catégorie: « Avec de tels mentors, impossible que ça foire ! »

    Precious Achiuwa (20e choix, Miami Heat)

    Voici, selon Pat Riley, le joueur le plus athlétique et le plus physique de cette cuvée. Le musculeux Achiuwa a une chance que d’autres rookies n’auront pas cette saison : évoluer dans une excellente organisation et aux côtés de mentors qui ne pourront que l’aider à avancer dans sa carrière. Avec Bam et UD, l’ancien joueur de Penny Hardaway apprendra de jours en jours auquel il convient d’ajouter le très compétent département du développement des joueurs de Miami. Utilisé avec parcimonie par coach Spo, on a néanmoins pu voir que l’intérieur était capable de poser quelques dribbles et finir avec le contact. Son adresse aux lancers-francs est rassurante (75%), et il semblerait que Goran Dragic soit prêt à l’alimenter régulièrement.


    …Dans la catégorie: « Encore un arrière à succès made in Kentucky ? »

    Immanuel Quickley (25e choix, New York Knicks)

    Un petit rayon de soleil surgit au dessus du MSG à New York. Un arrière pas plus grand qu’un Steve Nash par exemple, mais pas réputé pour être un meneur de jeu en NCAA. On le voit plutôt comme un arrière scoreur capable d’artiller de loin, d’utiliser le floater et de jouer de temps en temps le pick & roll à la Lou Williams. Et pourtant son excellent match contre Cleveland (22pts, 5pds, 5ints) a laissé entrevoir de réels espoirs quant à le voir jouer au poste 1 aux côtés de RJ Barrett qui a terriblement besoin de spacing autour de lui pour briller. Son envergure (2.03m!) semble être son réel atout, pour convaincre coach Thibs de ne pas le laisser trop longtemps sur le banc cette saison. Après Tyler Herro l’année dernière, « Quick » reprendra-t-il le flambeau du joueur à succès from Kentucky ?


    …Dans la catégorie : « J’aime passer du temps près du cercle »

    Cassius Stanley (54e choix, Indiana Pacers)

    Drafté en toute fin du second tour en novembre dernier par les Pacers, l’ancien freshman de l’université de Duke fait sans aucun doute parti des joueurs les plus explosifs de cette cuvée. Le jeune ailier de 21 ans a du jus dans les jambes et les fans d’Indiana ont forcément eu le droit à un petit aperçu de ses qualités de voltigeur face aux Sixers. Loin d’être encore fiable de loin, et ne lui demander pas de poser plus de deux dribbles, Stanley aura fort à faire pour grappiller du temps de jeu au sein d’un roster constitué des extérieurs TJ « Bubble MVP » Warren, Jeremy Lamb, Doug McDermott voir Kelan Martin. Pas un soucis, il va pouvoir enfiler le costume du dunkeur fou à la Gerald Green version 2006 et se chauffer à l’entraînement avec Jalen Lecque, un autre spécimen du genre.

  • Draft 2020: Le récap’

    Draft 2020: Le récap’

    Près de cinq mois après, la Draft a bien eu lieu hier soir. Une soirée passée à switcher entre les visios des prospects, de la fête chez les Toppin, Okoro ou encore Ball jusqu’à la froideur matinale en Grèce chez les Pokusevski. Annoncée comme imprévisible, cette draft n’a pas totalement tenu ses promesses en omettant de nous délecter de quelques trades de premier rang. Mais ce qu’il manquait le plus cette nuit, ce sont bien les fans des Knicks, toujours aussi expressifs quant aux choix réalisés par leur franchise de cœur. ClutchTime vous propose donc, un récapitulatif concernant les choix (temporaires?) réalisés par les front offices, avec quelques uns des moments les plus marquants.

    Adam Silver à la fin du premier tour – via SI

    Atlanta Hawks

    6e Onyeka Okongwu (C-F), 50e Skylar Mays (SG), Nathan Knight (C, non drafté, two way contract)

    Tout en sobriété, les Hawks sont parvenus à sélectionner deux bons joueurs à chaque tour. Okongwu était probablement le meilleur joueur disponible en 6e positon, vu son âge et son apport sur le terrain, les Hawks doivent être tout excités rien qu’en pensant aux pick and roll entre le californien et le meneur vedette Trae Young. Skylar Mays apparaît ici comme un bon combo/guard, capable de scorer comme de prendre la mène, mais également de jouer intelligemment en défense.

    Boston Celtics

    14e Aaron Nesmith (SF), 26e Payton Pritchard (PG) et 47e Yam Madar (PG)

    Avec trois first round picks, Danny Ainge a tout tenté pour remonter dans la draft, puis selon ses dires, redescendre. Raté. Les Celtics se retrouvent donc comme l’année dernière avec une flopée de rookies à intégrer au roster. Si l’israélien Yam Madar peut rester en Europe, le meilleur joueur de la PAC-12 Pritchard, et le gros shooteur à 3-pts Nesmith, pourront apporter un peu de punch et de solutions offensives en sortie de banc pour le staff de coach Stevens.

    Brooklyn Nets

    57e Reggie Perry (C-F)

    Les Nets possédaient le 19e choix de cette draft, mais la priorité de la franchise se trouve ailleurs. De nombreux moves ont été effectués en coulisse avec notamment l’arrivée de l’ancien Clipper Landry Shamet et l’envoi du 19e pick aux Pistons dans un échange à trois. Steve Nash a de nouveau annoncé cette nuit, les Nets jouent le titre. Pas sûr que Perry soit intégré pleinement dans la rotation, mais son profil de petit pivot capable de gober des rebonds et de tirer de loin est tout de même intéressant.

    Charlotte Hornets

    3e LaMelo Ball (PG), 32e Vernon Carey Jr (C), 42e Nick Richards (C), 56e Grant Riller (PG/SG), Nate Darling (SG, non drafté, two-way contract)

    Michael Jordan ne s’est donc pas interdit de sélectionner le talentueux meneur malgré tout ce qui entoure son bavard de père. Chose historique concernant les Ball, deux frères (Lonzo et LaMelo) ont été sélectionnés dans le top 3. A côté de cela, Mitch Kupchak s’est résolu à remplir son secteur intérieur avec deux pivots qui évoluaient dans de grosses écuries universitaires mais aux styles bien différents. Grant Riller est un petit bonus, l’arrière est connu pour un être un gros scoreur qui n’a pas peur de driver vers le cercle.

    Chicago Bulls

    4e Patrick Williams (F), 44e Marko Simonovic (PF/C)

    Les Bulls ne sont pas allés dans le sens de la majorité des rankings en se plaçant sur un jeune prospect à développer. Remplaçant dans la bonne équipe de Florida State, Patrick Williams est loin d’avoir des statistiques à couper le souffle, néanmoins sa côte n’a cessé de monter ces dernières semaines. Les Pistons et les Spurs semblaient être sur le prospect. En tablant sur son physique, son âge, sa défense et son potentiel offensif, les Bulls espèrent tenir là, la pépite de cette cuvée. Au deuxième tour, le néo-GM s’est, sans surprise, tourné vers un intérieur européen au QI basket avancé et capable d’apporter sur les deux côtés du terrain.

    Cleveland Cavaliers

    5e Isaac Okoro (SF)

    Même chose pour les Cavs avec un seul choix, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble très logique. Déjà pourvu en guards (Sexton et Garland), et coincé avec leurs intérieurs (Love et Drummond), le front office a tout simplement opter pour un joueur défensif, capable de switcher des postes 1 à 4. Okoro a une mentalité de winner qui ne pourra que faire du bien dans l’Ohio, il ne manque plus qu’un bon tir pour que le jackpot soit complet.

    Dallas Mavericks

    18e Josh Green (SG/SF), 31e Tyrell Terry (PG), 36e Tyler Bey (F), Nate Hinton (PG, non drafté, two-way contract), Freddie Gillespie (C, non drafté, two-way contract)

    Les Mavs n’auront pas chômé durant cette draft. En envoyant Seth Curry à Philadelphie en échange du 36e choix et de Josh Richardson, la franchise texane semble repartir avec le sentiment de mission accomplie avec ces rookies sélectionnés. Josh Green et Tyler Bey sont des joueurs polyvalents, tout à fait capables de contribuer dès maintenant en défense tandis que Tyrell Terry apportera cette folie offensive et aura la chance de reprendre le costume laissé par Seth Curry.

    Denver Nuggets

    22e Zeke Nnaji (C-F), 24e RJ Hampton (SG), Markus Howard (PG, non drafté, two-way contract)

    Une des images de la soirée ! Jamais une casquette n’a été aussi mal traitée.

    Comme tous les ans, des prospects chutent violemment dans la draft, et cette année, c’était au tour du pauvre RJ Hampton. Sélectionner par les Bucks pour ensuite être envoyé à Denver, Hampton a semblé très amer. Les Nuggets aiment prendre ce genre de pari et ça a plutôt bien marché avec MPJ. L’intérieur en revanche fût beaucoup plus souriant au moment de sa sélection et son don pour le piano pourrait l’amener à composer un morceau afin d’apaiser son tout nouveau coéquipier.

    Detroit Pistons

    7e Killian Hayes (PG), 16e Isaiah Stewart (C), 19e Saddiq Bey (SF), 38e Saben Lee (PG, two-way contract)

    Voilà une équipe qui a totalement embrassé le processus de reconstruction via la draft. Un seul choix au premier tour avant la cérémonie, et voici le néo-GM Troy Weaver qui se jette sur trois choix avec le français le mieux drafté de l’histoire: Killian Hayes, qui sera bien sûr heureux de retrouver son pote Sekou. Stewart est un intérieur costaud mais également doter d’un solide jump shoot selon des scouts. Puis l’ailier Saddiq Bey, couteau suisse en provenance de la très réputée fac de Villanova. Tout bon pour les Pistons qui peuvent sereinement préparer le futur avec trois jeunes occupant trois postes différents.

    Golden State Warriors

    2e James Wiseman (C), 48e Nico Mannion (PG), 51e Justinian Jessup (SG)

    Le souhait de Stephen Curry s’est finalement réalisé. De la taille en voici avec le phénomène James Wiseman ! Un an après avoir joué ses dernières minutes en compétition, cet athlète va pouvoir évoluer au sein d’une très bonne franchise qui n’a d’ailleurs, jamais eu un tel talent à l’intérieur dans son roster. Le géant gaucher est accompagné en fin de premier tour par le meneur d’Arizona Nico Mannion, dont la descente dans la draft n’a finalement surpris personne, et l’arrière grand et fin de Boise State Justinian Jessup. Seule ombre au tableau, et elle est de taille, c’est l’annonce d’une éventuelle blessure au tendon d’Achille de Klay Thompson…

    Houston Rockets

    52e Keyon Martin Jr (SF), Mason Jones (SG, non drafté, two-way contract)

    En pleine tempête, la gestion de cette draft pour le néo-GM Rafael Stone n’a pas dû être une partie de plaisir. Propriétaire du choix numéro 16 en début de soirée suite à un trade avec les Blazers, les Rockets ne l’ont pas conservé, préférant ne pas s’encombrer d’un contrat garantit. Les Pistons, affamés, se sont jetés sur l’occasion. De leur côté, Houston s’est approprié le 52e via Sacramento avec la sélection du fils de l’ancien N°1 de la maudite draft 2000. Enfin, non drafté, Mason Jones rejoint les Rockets. Le scoreur des Razorbacks est capable de prendre feu en attaque tout en récoltant un paquet de lancers-francs.

    Indiana Pacers

    54e Cassius Stanley (SG/SF)

    Pas de move réalisés par les Pacers. Malgré les rumeurs insistantes concernant Oladipo et Turner, le front office, comme souvent, s’est contenté de son seul et unique choix de draft avec le spectaculaire Stanley. Le joueur de Duke est plus âgé que les autres freshmen, et son jeu reste encore à peaufiner, mais ses qualités athlétiques et son potentiel de catch and shooteur peuvent donner des satisfactions au nouveau coach Nate Bjorkgren.

    LA Clippers

    33e Daniel Oturu (C), 55e Jay Scrubb (SG)

    Les Clippers ont fait partie des acteurs majeurs de cette soirée. En récupérant le 33e choix via Minnesota, Ty Lue récupère un pivot qui a énormément progressé lors de sa saison sophomore, avec des signes encourageants pour tirer de loin. Jay Scrubb a vu son nom mentionné ces derniers jours, des rumeurs ont notamment fait part d’un intérêt des Blazers. Le joueur de la mystérieuse JUCO League est donc bien drafté, un joueur athlétique et plus costaud que la moyenne dans une ligue finalement peu connue.

    Los Angeles Lakers

    Zavier Simpson (PG, non drafté)

    Il n’est pas rare de voir le champion en titre se délester de son choix de draft en fin de premier tour. Dans l’acquisition de Dennis Schröder, Rob Pelinka a lâché le 28e choix. Pas de choix non plus pour ce second tour, et donc voici la signature du petit meneur senior tout juste sorti de la fac de Michigan.

    Memphis Grizzlies

    30e Desmond Bane (SG), 35e Xavier Tillman (C), Killian Tillie (F, non drafté, two way contract), Sean McDermott (SF, non drafté, two-way contract)

    Arrivés en début de soirée avec un seul pick (40e), les Grizzlies sont repartis les poches bien remplies de plusieurs prospects très intéressants ! Alors que les Celtics peinaient à se séparer de leurs choix, les Grizzlies ont sauté sur l’occasion pour récupérer le shooteur Bane en provenance de TCU, puis harponner le 35e choix des Kings afin de mettre la main sur un intérieur au très bon QI : Tillman. On n’oubliera pas de mentionner le two-way contract signé par le français Tillie. Si ce dernier laisse ses pépins physiques à Gonzaga, les Grizzlies pourraient être encore les grands gagnants de cette draft comme en 2019.

    Miami Heat

    20e Precious Achiuwa (F/C)

    Miami a brisé la série de la sélection des joueurs made in Kentucky, alors que Maxey et Quickley étaient encore disponibles, Pat Riley a choisi un intérieur, qui finalement, correspond parfaitement aux attentes et aux exigences de la franchise. Athlétique, costaud, actif sur le terrain, si le fit avec Bam soulève des questions, le boss du Heat lui assure, que c’est l’un des joueurs les plus sous-estimé de la cuvée.

    Milwaukee Bucks

    45e Jordan Nwora (F), 60e Sam Merrill (SG)

    Déjà très actifs sur le marché des transferts, les Bucks se sont élégamment montrés lors de la draft en récupérant le 45e choix du Magic pour mettre sur la main de l’ailier de Louisville Jordan Nwora. En toute dernière position, via l’échange réalisé avec les Pelicans, le front office s’est dirigé vers l’arrière Sam Merrill. Un aspect du jeu rejoint ces deux prospects : le tir extérieur, de quoi faire d’eux des joueurs « Giannis Compatibles ».

    Minnesota Timberwolves

    1er Anthony Edwards (SG), 23e Leandro Bolmaro (SG), 28e Jaden McDaniels

    Les Wolves ont finalement conservé leur premier choix avec sans grande surprise la sélection de l’athlétique Anthony Edwards. Si l’ancien de Georgia ne viendra pas corriger les problèmes défensifs des Wolves, son fort potentiel offensif et son association avec Russell et Towns pourraient donner des maux de tête aux coachs adverses. Gersson Rosas s’est montré actif tout au long de la soirée. Il a fait revenir Ricky Rubio en échange du 17e choix et récupère ainsi le 23e choix des Knicks avec l’argentin Bolmaro et le 28e choix du Thunder avec McDaniels. Deux jeunes joueurs à développer, si l’argentin restera encore en Europe, JMD en revanche pourrait être sollicité dès cette année grâce à des prédispositions en défense.

    New Orleans Pelicans

    13e Kira Lewis Jr (PG)

    Alors qu’ils possédaient trois choix au second tour, Griffin a rapidement fait le tri en ne conservant que leur choix au premier tour. Ce n’est pas sans rappeler que le tout nouveau coach Stan Van Gundy n’est pas venu pour encadrer une équipe de Highschool. En 13e place, voici donc le meneur Kira Lewis Jr, en provenance d’Alabama, il a démontré ses qualités de joueurs offensif grâce notamment à son handle et sa vitesse. Avec Ball, Bledsoe, Jackson et éventuellement NAW, aura-t-il suffisamment de temps de jeu ?

    New York Knicks

    8e Obi Toppin (F), 25e Immanuel Quickley (SG)

    Qu’est-ce qu’ils nous ont manqué les fans des Knicks… Auraient-ils hué le choix de Toppin ? Pas sûr, surtout avec un new yorkais qui plus est! Au moins le front office a assuré avec un joueur explosif, spectaculaire et offensif capable de jouer différentes formes du pick and roll/pop. Des questions subsistent concernant sa défense, mais pour cela on fait confiance à coach Thibs. Quickley a été récupéré dans un échange avec le Thunder. Petit gabarit, mais une teigne en défense et un shoot diabolique en attaque. Les Knicks auraient-ils finalement réussi une draft ?

    Oklahoma City Thunder

    17e Aleksej Pokusevski (F), 34e Théo Maledon (PG), 37e Vit Krejci (G)

    Le Thunder a tout simplement été incontournable lors de cette soirée. On décompte actuellement près de 17 choix au premier tour pour les six prochaines années ! Acteur majeur et impliqué dans plusieurs trades, Sam Presti a décidé de jouer le all in sur les européens. Arrêtons-nous (comme la famille de Poku) un instant sur la photo de la soirée !

    Impossible de ne pas esquisser un sourire avec ces images complètement en décalage avec ce qui se fait chez les autres prospects. Mais voilà, le Thunder a obtenu le joueur qu’il voulait tant. En plus du meneur/intérieur serbe, s’ajoute le français Maledon qui a atterri au second tour. Le Thunder est en totale reconstruction, espérons que le français y prenne part et de la meilleure des manières possible.

    Orlando Magic

    15e Cole Anthony (G)

    Un seul choix pour le Magic, qui a décidé de se lancer avec le fils de l’ancien NBAer Greg Anthony. Un joueur offensif au physique fragile, mais très talentueux. Très ému par sa sélection, ses proches n’ont pas manqué de fêter cet événement en compagnie d’un certain Spike Lee.

    En dehors du fait que ce choix ait pu surprendre plus d’un, Orlando a terriblement besoin de frissons et de fraîcheur en attaque. Peut-être un coup de poker pour ramener un peu d’attention en Floride.

    Philadelphie Sixers

    21e Tyrese Maxey (SG), 49e Isaiah Joe (SG), 58e Paul Reed (F)

    Beaucoup de nouvelles têtes au sein de la franchise des Sixers, coach, GM, joueurs, et l’intersaison est loin d’être terminée. Les fans ont donc pu observer les premiers moves réalisés par Morey. J-Rich est envoyé à Dallas en échange de Seth Curry. Les choix 34 et 36 sont lâchés afin de descendre dans la draft. C’est ainsi qu’ils se retrouvent avec le shooteur fou d’Arkansas Isaiah Joe, et le contreur insatiable de DePaul avec Paul Reed. Sans oublier le principal, la sélection de l’arrière de Kentucky Tyrese Maxey, un joli coup selon coach Cal qui affirmait sur ESPN que les équipes qui l’ont oublié vont s’en mordre les doigts.

    Phoenix Suns

    10e Jalen Smith (F/C), Ty-Shon Alexander (SG, non drafté, two way contract)

    Pourquoi serait-on surpris ? Les Suns ont bien drafté Cameron Johnson en 11e position en 2019. Après avoir récupéré Chris Paul, Phoenix poursuit son projet « direction les Playoffs » avec l’acquisition d’un intérieur tonique, athlétique et capable de dégainer à 3-pts. Avec l’incertitude de re-signer Aron Baynes ainsi que Frank Kaminsky, le front office a donc privilégié le besoin au meilleur talent disponible. Dommage que Phoenix n’ait pas tenté de trade down pour récupérer des atouts.

    Portland Trail Blazers

    46e CJ Elleby (F)

    Alors que des rumeurs insistaient sur l’intérêt des Blazer concernant Jay Scrubb, le front office s’est finalement tourné vers un solide joueur NCAA. Gros rebondeur et capable de shooter de loin, il ne faudra pas attendre des merveilles de ce joueur, qui devra sûrement ronger son frein comme beaucoup de jeunes au sein du roster des Blazers.

    Sacramento Kings

    12e Tyrese Haliburton (PG), 40e Robert Woodard II (F), 43e Jahmi’us Ramsey (SG)

    Et si les Kings avaient enfin réussi une draft ! Pas sûr que le front office s’attendait à voir Haliburton descendre aussi bas. Bon choix. Le meneur est de capable de jouer off-ball aux côtés de Fox. Au deuxième tour, les Kings se sont jetés sur deux jeunes prospects avec un potentiel à exploiter. Woodard pourrait rentrer dans le moule d’un 3&D, et Ramsey comme un scoreur en sortie de banc. Espérons que le département de développement des joueurs à Sacto a subi une mise à jour.

    San Antonio Spurs

    11e Devin Vassell (SG), 41e Tre Jones (PG)

    Les Spurs se sont montrés (comme souvent) très discrets durant cette draft. Pour la première fois depuis 1997, ils ont choisi un joueur dans la loterie. Tout cela est donc nouveau pour les texans, et ils ont décidés de se lancer avec l’arrière en provenance de Florida State. Vassell a beaucoup progressé en attaque lors de sa saison sophomore, tout en assurant en défense. Au deuxième tour, la sélection de Jones est une bonne pioche, un vrai winner et une peste en défense. Les Spurs avaient des besoins à l’intérieur mais ont préféré garnir leur backcourt (déjà bien fourni), en attendant de voir ce qu’il va se passer pour DeRozan.

    Toronto Raptors

    29e Malachi Flynn (PG), 59e Jalen Harris (SG)

    Comme d’habitude les Raptors vont transformer ces jeunes prospects en machine de guerre sur le terrain prêt à se battre et à contribuer. Malgré la présence de Terence Davis, Matt Thomas et bien sûr des champions Lowry et VanVleet, le front office a tout de même choisi de sélectionner deux guards. Vont-ils les garder ? Est-ce un plan B ? En tout cas, on a hâte de voir Flynn à l’œuvre sous les ordres de coach Nurse.

    Utah Jazz

    27e Udoka Azubuike (C), 39e Elijah Hughes (SG), Trent Forrest (PG, non drafté, two way contract)

    Le Jazz a choisi l’imposant Azubuike qui a marché sur la NCAA avec Kansas. Son physique et son activité sur le terrain semble avoir séduit les dirigeants pour en faire le backup de Gobert (Tony Bradley a été échangé). Hughes semble être une bonne pioche. Gros scoreur à Syracuse, il peut shooter, driver et jouer par séquence le pick and roll. Le roster étant déjà rempli de jeunes joueurs « inconnus », voici au moins deux joueurs aux CV bien connus.

    Washington Wizards

    9e Deni Avdija (SF), 53e Cassius Winston (PG)

    Le front office des Wizards ne s’attendait pas à voir l’israélien à leur disposition à ce stade de la draft. Pas de remplaçant pour John Wall (Haliburton, Lewis, Anthony étaient disponibles), mais un joueur polyvalent dans les ailes et capable de créer pour ses partenaires. S’il solidifie son tir, c’est tout bon pour Beal & Co. La sélection de Winston est intéressante dans le sens que Washington a besoin de meneur de jeu et aussi de défenseur… On ne peut pas tout avoir, mais ce qui est sûr, c’est que Winston est un winner.