Étiquette : Minnesota Timberwolves

  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • Bilans de la saison  – Northwest Division

    Bilans de la saison – Northwest Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Pour cette quatrième review de la saison, nous quittons la Conférence Est, direction les grands territoires américains de la Division Nord-Ouest. Emmenés par les Denver Nuggets, les contenders sont nombreux à se bousculer pour une place en playoffs, entre le redoutable Jazz d’Utah et la surprenante équipe du Thunder cette saison, difficile pour les Blazers, décimés par les blessures, de se faire une place, même s’ils ne lâcheront rien contrairement aux jeunes loups de Minnesota qui semblent avoir déjà réservé leur billet pour la prochaine lottery en août.


    Denver Nuggets (43-22) – 3ème

    PPG (110.4) – 20ème / Opp PPG (107.4) – 20ème
    Offensive Rating (112.5) – 9ème / Defensive Rating (109.5) – 13ème

    Cinq majeur :
    J. Murray (PG) – G. Harris (SG) – W. Barton (SF) – J. Grant (PF) – N. Jokić (C)

    Denver devait s’assurer de trouver de la continuité cette saison, à la fois dans les résultats par rapport à son exercice 2018-2019 très réussi, mais aussi avec un groupe pétri de talent. Les Nuggets occupent désormais l’un des premiers rôles au sein de la Conférence Ouest, et doivent chercher les quelques pièces manquantes à leur roster, ainsi que les ajustements adéquats dans le jeu et dans la rotation pour passer un cap supplémentaire. Que les supporters de la franchise du Colorado se réjouisse, les Nuggets sont redevenus désormais de redoutables adversaires à l’Ouest. La prolongation de Mike Malone a été notamment un excellent message lancé aux supporters et à la concurrence qui devraient avoir du fil à retordre.

    Pour ce qui est de la cohésion et de la continuité, la stratégie a été respectée. Avec un pourcentage de victoire légèrement supérieur à l’an passé, Denver semble avancer sur les mêmes bases que la saison régulière dernière, ce qui semble satisfaire l’ensemble du staff et du Front Office. Logique au vue de la densité des contenders en post-season. Avec un effectif inchangé qui doit miser sur un groupe assez jeune, certains prospects ont montré des signes encourageants dans leur développement et leur impact dans le jeu. Michael Porter Jr., grand espoir endormi depuis près d’un an a ainsi pu donner un bref aperçu de son talent, un talent qui demande encore à se polir toutefois. La recrue estival Jerami Grant occupe désormais un rôle majeur dans le roster au côté de Nikola Jokić, en remplaçant peu à peu le vétéran Paul Millsap qui arrive en fin de contrat.

    Même si sa position au classement semble sécurisée, Denver a néanmoins connu un passage à vide en décembre à l’image de son pivot serbe, revenu du mondial chinois en petite forme et avec une baisse de motivation qui n’a toutefois pas duré trop longtemps. Si la franchise du Colorado doit encore progresser sur quelques détails, le sérieux et la régularité dans les résultats ont fait parfois cruellement défaut aux Nuggets, capables de remporter des matchs cruciaux face aux Lakers, Clippers et Celtics puis de perdre quelques jours plus tard contre les Hawks, Warriors ou encore les Cavaliers, leur coutant peut-être une deuxième, voire première place en tête de la Conférence. Certains joueurs ont également un peu déçu les observateurs, à commencer par Jamal Murray (prolongé cet été) et Gary Harris qui ont montré des signes de stagnation dans leur rendement offensif malgré des responsabilités plus importantes pour l’un et un temps jeu plus conséquent pour l’autre.

    Les Nuggets restent néanmoins encore jeunes et en pleine courbe de croissance. Leur niveau d’entente et les résultats qui en découlent sont déjà un indicateur formidable de progression en si peu de temps et nul doute que leur potentiel est encore loin d’avoir montré ses limites. Denver fait sans aucune doute office de favori à l’Ouest et pourrait décemment envisager un titre d’ici un ou deux ans si la courbe de progression actuelle se maintient.

    La saison de Denver en quelques chiffres :
    . 19ème équipe à réaliser le plus de rebonds par match (44.3)
    . 4ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (26.5)
    . 26ème équipe à réaliser le plus de tentatives de tirs à trois points par match (30.4)
    . 2ème équipe à concéder le plus de rebonds défensifs par match (32.8)
    . Meilleur marqueur : Nikola Jokić (20.2 points par match à 52.8% FG)
    . Meilleur passeur : Nikola Jokić (6.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Nikola Jokić (10.2 rebonds par match)

    Utah Jazz (41-23) – 4ème

    PPG (110) – 17ème / Opp PPG (107.9) – 9ème
    Offensive Rating (112.6) – 8ème / Defensive Rating (109.4) – 11ème

    Cinq majeur :
    M. Conley (PG) – D. Mitchell (SG) – B. Bogdanović (SF) – R. O’Neale (PF) – R. Gobert (C)

    Après une nouvelle saison très prometteuse ponctuée malheureusement par une rapide mais incontestable élimination au 1er tour face aux Rockets (1-4), le Jazz a désormais de quoi se projeter vers l’avenir autour de son nouveau duo de choc Gobzilla-Spida. Les arrivées cet été de plusieurs éléments dans la rotation (Emmanuel Mudiay, Ed Davis et Jeff Green) ainsi qu’un joueur du calibre de Bogdan Bogdanović, capable de prendre les tirs ouverts avec une adresse redoutable, le Jazz souhaite passer à la vitesse supérieure et s’installer durablement au sein du Big 5 à l’Ouest. Cerise sur le gâteau, la signature du vétéran All-Star Mike Conley qui complète un roster cinq étoiles avec son expérience et son style défensif caractéristique.

    Le bilan du Jazz après plus de soixante rencontres est très convaincant. Avec un spot en playoffs bien au chaud, les hommes de Quin Snyder sont toujours au coude à coude avec les Rockets, ou encore le Thunder depuis peu, mais semblent déterminer à conserver l’avantage du terrain. L’intégration de Bogda fut une belle réussite, l’ailier se payant plusieurs coups de chaud avec son adresse pour le plus grand plaisir des dirigeants qui ont flairé la bonne affaire. L’arrivée ingénieuse du joker de luxe Jordan Clarkson en cours de saison est venue renforcer une rotation offensive limitée, qui se résumait surtout au seul Joe Ingles. Le Jazz peut surtout se féliciter des sélections des néo All-Stars Donovan Mitchell et Rudy Gobert pour le All-Star Game de Chicago en février. Le DPOY est au sommet de sa forme, il règne en maître sur sa raquette et celles de ses adversaires, traduisant un peu plus la domination défensive du Jazz mais aussi des progrès en attaque de l’équipe. Le scoring est mieux réparti et dépend de moins en moins de son bouillant arrière. Et ça paie : dix victoires consécutives après Noël et jusqu’à la mi-janvier.

    la saison de Utah ressemble à une partition sans fausse note ou presque. Encore dépendant des performances de Donovan Mitchell, la franchise de Salt Lake City fait aussi preuve d’inconstance, alternant les longues séries de victoires et les séries de défaites. L’intégration ratée de Conley est également un point négatif majeur dans la saison des jazzmen, le meneur est coincé cette saison entre les soucis de santé et le manque de repères et d’automatismes avec plusieurs de ses partenaires, à commencer par Rudy Gobert, principal victime collatérale de l’arrivée de nouveau scoreur, puisque son nombre de tentatives à baisser par rapport à la saison dernière. Il se retrouve souvent écarté des choix de jeu de Conley à la mène mais aussi des systèmes de jeu de Snyder, plusieurs fois pointé du doigt pour son coaching très stéréotypé et qui a perdu de sa créativité et de sa dangerosité. Par ailleurs, le banc est loin d’être aussi performant des deux côtés du terrain comme on aurait pu le prévoir, au désespoir du staff et du pivot français.

    Un cap a peut-être été franchi par la franchise depuis l’an dernier, mais il reste assez léger en comparaison des attentes autour du recrutement et des ambitions de jeu annoncées plus tôt dans la saison. La véritable confirmation se fait désormais attendre pour les phases finales et maintenant que certains cadres de l’équipe arrive à maturité, qu’une certaine constance dans les résultats s’installe, viser une 4ème place apparait de plus en plus comme un objectif en soi. Mais pour envisager la suite de l’aventure, une question reste en suspend sur le cas Mike Conley. Les dirigeants pourraient tout à fait être amenés à revoir leur copie en se séparant plus vite que prévu du meneur afin de trouver une dernière pièce complémentaire et plus adéquate au roster.

    La saison d’Utah en quelques chiffres :
    . 1ère équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (38.3%)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.5%
    . 30ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (5.9)
    . 29ème équipe à réaliser le plus de contres par match (4)
    . Meilleur marqueur : Donovan Mitchell (24.2 points par match à 45.3% FG)
    . Meilleur passeur : Joe Ingles (5.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Rudy Gobert (13.7 rebonds par match)

    Oklahoma City Thunder (40-24) – 5ème

    PPG (110.8) – 18ème / Opp PPG (108.3) – 10ème
    Offensive Rating (111.6) – 13ème / Defensive Rating (109.1) – 10ème

    Cinq majeur :
    C. Paul (PG) – S. Gilgeous-Alexander (SG) – T. Ferguson (SF) – D. Gallinari (PF) – S. Adams (C)

    Le Thunder repart de loin cette saison. Passé en mode rebuild-team suite aux départs consécutifs de Russell Westbrook et Paul George, et après une nouvelle élimination au 1er tour, la troisième depuis quatre ans, les dirigeants de la franchise ont décidé de changer de stratégie en misant sur son noyau de jeunes, avec pour entourer tout ce petit monde deux trentenaires en reconquête, Danilo Gallinari et Chris Paul. Le contrat à 40 briques du meneur All-star n’effraie absolument pas Sam Presti qui espère à travers ce trade, voir un CP3 revanchard vis-à-vis des critiques dont il a pu être victime par le passé, toutes plus ou moins justifiées, et devenir un peu le tonton de service qui prendra soin de former ces jeunes aux exigences du haut niveau. La stratégie sur la saison des dirigeants semblait assez évidente, tenter d’exister lors de la 1ère moitié de saison et activer le mode tanking vers le mois de janvier si le Thunder n’avait plus aucun enjeu majeur.

    Au final, les résultats d’Oklahoma City ont très largement dépassés les attentes pour un large consensus. Avec une magnifique 5ème place encore occupée avant la suspension de la saison, le Thunder s’est octroyé une place de choix en étant quasiment assuré de participer aux playoffs d’une part, mais aussi parce que l’équipe de Billy Donovan peut encore viser plus haut et un avantage du terrain au 1er tour. Impensable il y a quelques mois encore pour les supporters ! OKC est assurément la plus belle et bonne surprise de cette saison, la franchise ne trahit pas son image de franchise ambitieuse et tenace. Donovan, un temps inquiété après les départs successifs de ses meilleurs éléments a semble-t-il, conforté son statut et son rôle au sein de la franchise, puisqu’il est fréquemment annoncé comme favori au trophée d’entraîneur de l’année.

    Son cinq majeur très performant et sa rotation qui s’articule vraiment bien autour de ses directives laisserait penser que l’équipe a passé le cap de la reconstruction il y a plusieurs saisons. Que dalle ! La répartition des minutes et du scoring, l’éclosion des jeunes, en particulier celle de Shai Gilgeous-Alexander, ou encore les vétérans qui jouent les parfaits mentors et un sixième homme, Dennis Schröder, également en lice pour remporter le trophée individuel de la saison en question, sont autant d’indicateurs au vert pour la franchise de l’Oklahoma. Dans sa reconstruction express, cette équipe s’est surtout déjà montré redoutable dans le money time, les remplaçants endossant leurs responsabilités, parvenant à décrocher des succès prestigieux face à de grosses formations, accélérant un peu plus le process.

    Tout comme son emblème, les Thundermen sont entrés dans une phase de reconstruction fulgurante, tout en conservant son statut de contender cette saison. En attendant de futures surprises cet été de la part de l’équipe dirigeante, il s’agit désormais de consolider les rotations actuelles, laisser les jeunes engranger de l’expérience, tout en ajoutant des assets lors de la draft, susceptibles de s’incorporer à merveille au projet qui est en train de se bâtir. Miser potentiellement sur une association d’une jeune star montante avec SGA ou conserver les pièces actuelles de son roster, le Thunder semble capable de faire les choses plus vite que tout le monde et peut-être même mieux que tout le monde.

    La saison d’Oklahoma en quelques chiffres :
    . 5ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.3%
    . 2 ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8)
    . 1ère équipe à concéder le moins d’interceptions par match (6.7)
    . 28ème équipe à prendre le plus de tirs par match (85.1)
    . Meilleur marqueur : Shai Gilgeous-Alexander (19.3 points par match à 47.3% FG)
    . Meilleur passeur : Chris Paul (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Steven Adams (9.4 rebonds par match)

    Portland Trail Blazers (29-37) – 9ème

    PPG (113.6) – 8ème / Opp PPG (115.2) – 26ème
    Offensive Rating (112.5) – 10ème / Defensive Rating (114.1) – 27ème

    Cinq majeur :
    D. Lillard (PG) – CJ. McCollum (SG) – T. Ariza (SF) – C. Anthony (PF) – H. Whiteside (C)

    Après une saison régulière 2018-19 parmi les plus abouties de la décennie dans l’Oregon, ponctuée par un parcours splendide en Playoffs jusqu’en finale de Conf’ face aux Warriors, la saison 2019-20 promettait d’être aussi exceptionnelle malgré la nouvelle concurrence, car les Blazers ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils sont dans la peau de l’outsider. Pour pallier la longue indisponibilité de Jusuf Nurkić, Portland s’est attaché les services d’Hassan Whiteside, ainsi que les vétérans Anthony Tolliver et Pau Gasol. Terry Stotts souhaite ainsi accorder une grande importance à la progression de ses plus jeunes, mais s’est dit suffisamment satisfait du recrutement pour convaincre plusieurs cadres de prolonger, puisque Damian Lillard, CJ McCollum et Rodney Hood ont tous rempilé pour un long bail.

    Arrivés au mois de mars c’est pourtant la gueule de bois pour les fans de la franchise. Portland réalise son pire bilan depuis la prise de pouvoir de Stotts en 2012, avec des résultats très loins d’être à la hauteur des attentes du mois de septembre, même si toutefois on peut lui trouver quelques circonstances atténuantes. La défense notamment est absolument cauchemardesque. Plutôt adepte du registre défensif dur sur l’homme et d’une équipe souvent difficile à manoeuvrer, les Blazers sont devenus les blasés des tâches besogneuses et de la rigueur. Le manque d’intensité et de régularité dans un même match font assez flipper, en particulier avec un frontcourt décimé qui aura nécessité plusieurs ajustements en urgence. Tandis que le wagon de la Conférence Ouest a rapidement laissé les coéquipiers de Dame D.O.L.L.A en queue de peloton. Le meneur semble être à la peine et tarde à retrouver son influence et sa vitalité pour redresser la barre malgré plusieurs jolies cartons offensifs. Privé d’une aide vitale que le lieutenant McCollum ne peut combler seul, l’équipe a subi plusieurs séries de défaites inquiétantes.

    Les blessures de Zach Collins, puis de Rodney Hood, conjuguées aux forfaits de Gasol ont contraint Neil Olshey à recruter en urgence un Carmelo Anthony boudé par les autres franchises tout cet été, mais qui s’avéra être l’un des joueurs les plus performants dès son arrivée au même titre que l’expérimenté et besogneux col bleu Trevor Ariza qui s’est montré particulièrement utile lors des dernières rencontres. En imitant la casse Portland reste toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest et les retours prochains de Collins et Nurkić devraient rendre le sourire et de l’ambition à une franchise qui devra lâcher les chevaux dans le final pour ne pas passer tout l’été devant la télé.

    Pour les joueurs de l’Oregon il y a urgence à revoir la stratégie d’ensemble pour se montrer enfin à la hauteurs des attentes cette saison et se mettre au niveau de son backcourt plus que jamais dans son prime et qui pourrait s’impatienter des résultats yo-yo de la franchise. Le recrutement n’a pour l’instant pas permis de faire passer un cap supplémentaire à l’équipe mais plutôt de panser un groupe décimé et on voit mal comment Portland pourrait rivaliser avec les meilleurs cette saison et réaliser le même parcours en phases finales. En l’état actuel, le jeu et le supporting cast montre encore ses limites, laissant toujours planer une forme de malédiction au dessus de la tête de la franchise qui pourrait manquer ses premiers PO depuis 2013.

    La saison de Portland en quelques chiffres :
    . 30ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (20.2)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points (37.2%)
    . 30ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (47.5)
    . 28ème équipe la plus adroite près du cercle (60.3%)
    . Meilleur marqueur : Damian Lillard (28.9 points par match à 45.7% FG)
    . Meilleur passeur : Damian Lillard (7.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Hassan Whiteside (14.2 rebonds par match)

    Minnesota Timberwolves (19-45) – 14ème

    PPG (113.2) – 9ème / Opp PPG (117.5) – 28ème
    Offensive Rating (108.1) – 22ème / Defensive Rating (112.2) – 21ème

    Cinq majeur :
    D. Russell (PG) – M. Beasley (SG) – J. Okogie (SF) – J. Hernangómez (PF) – K-A. Towns (C)

    Minnesota promettait la saison de la confirmation, la confirmation d’un duo, celui du KAT et du Wiggs pour se montrer enfin à la hauteur des espoirs de toute la fanbase des Wolves. L’alignement parfait des étoiles après un exercice 2018-2019 décevant (11ème), alors que nos futurs All-Star en herbe, entourés de jeunes talents en devenir, devaient apporter une première qualification en playoffs pour une franchise moribonde (une seule participation en quinze ans). Car sur le papier ce groupe faisait bonne figure parmi les low contenders pour les places 5 à 8. Le recrutement estivale allait même dans le sens du renouvellement de l’équipe dirigeante (Ryan Saunders en tant que head coach et Gersson Rosas dans le costume de GM) se voulant plus jeune mais encore assez ambitieux.

    Mais la saison est loin d’avoir été une réussite. En scindant leur parcours en deux, les Wolves ont dans un premier temps fait étalage d’un certain potentiel et de talent à la fois attendu et inattendu chez certains joueurs. L’effectif de fiston Saunders semblait avoir assimilé les leçons des grossières erreurs des saisons passées, à mettre sur le compte de la jeunesse, en trouvant même un rythme de victoire encourageant jusqu’en novembre (10 wins – 8 défaites), période durant laquelle Karl-Anthony Towns était sur un nuage, Andrew Wiggins devenait enfin régulier au scoring et décisif dans le money time et les jeunes Josh Okogie, Jarett Culver ou même Jake Layman par moment, endossaient le rôle d’un supporting cast frais et dynamique.

    Malheureusement les bonnes choses ont une fin, en particulier à Minnesota. Blessé de nouveau au genou, le pivot a manqué près de la moitié des matchs cette année, remettant en question tout le travail accompli jusqu’alors, puisque ni Wiggins, ni Jeff Teague ou Robert Covington ne parviendront à inverser cette mauvaise série. Le forward canadien va ainsi retomber dans ses travers et son irrégularité chronique, tandis que les seconds couteaux vont montrer leurs limites. Pour tenter de sauver le coup, les dirigeants vont alors monter plusieurs trades à la mi-saison, débarquant dans un premier temps un Teague en perdition, puis un pack Jordan Bell-Robert Covington-Keita Bates-DiopShabazz NapierNoah Vonleh, éparpillé entre Houston, Denver et Atlanta, mais surtout en cassant sa paire de valets, envoyant Wiggins et quelques picks à Golden State contre le meneur All-Star D’Angelo Russell, suivis par Omari Spellman et Jacob Evans. La moitié du roster qui fou le camp pour un tanking en bonne et due forme jusqu’à la fin de la saison avant de repartir sur un exercice 2020-21 plus ambitieux encore ?

    Les recrues printanières ont déjà laissé entrevoir de bonnes choses pour leurs débuts et il y a fort à parier que l’association de D-Lo et KAT sur un terrain, devrait apporter des garanties et du spectacle l’année prochaine. La lottery aura son rôle à jouer au moment de récupérer un des rares bons coups qui se présentera dans cette cuvée 2020. Mais les résultats se font attendre du côté du Target Center, il s’agit désormais de se dépêcher de construire une colonne vertébrale qui tient la route afin de repartir sur les mêmes bases qu’en début de saison, le plus vite possible. Minny va surtout devoir trouver la dynamique sur la durée à moins de voir une rupture s’installée entre la direction, les supporters et son pivot.

    La saison de Minnesota en quelques chiffres :
    . 3ème équipe qui réalise le plus d’interceptions par match (8.7)
    . 29ème équipe qui concède le plus de rebonds par match (47.3)
    . 2ème équipe qui tente le plus sa chance aux tirs (FG) (91.6)
    . 28ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points par match (33.6%)
    . Meilleur marqueur : Karl-Anthony Towns (26.5 points par match à 50.8% FG)
    . Meilleur passeur : D’Angelo Russell (6.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Karl-Anthony Towns (10.8 rebonds par match)
  • Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.

    Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.


    15ème

    Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)

    YouTube

    Une saison pour reprendre son souffle

    Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.

    Des surprises et des blessures

    Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.

    D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.

    Un exercice raté pour vite passer à autre chose

    La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.

    Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)


    14ème

    Minnesota Timberwolves (15 victoires, 35 défaites)

    Carlos Gonzalez

    La saison de la confirmation

    Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).

    Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout

    On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).

    Reconstruire pour mieux repartir

    Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un Gorgui Dieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.

    Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)


    13ème

    Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)

    NBC Sports

    Les Kings en embuscade

    On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.

    En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019

    La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de Bogdan Bogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.

    Une stratégie à moyen terme

    L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.

    Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)


    12ème

    New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)

    Tyler Kaufman / Associated Press

    Un recrutement et des promesses

    Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.

    Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire

    Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.

    Un futur taillé pour les playoffs

    Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).

    Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)


    11ème

    Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)

    Inside Basket

    Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme Aron Baynes, Frank Kaminsky, Dario Saric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle Monty Williams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.

    Après un démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest. Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.

    Les Suns peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de victoires convaincant.

    Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)

    L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco

    Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.

  • Weekly Recap #1 Western Conference

    Weekly Recap #1 Western Conference

    Pour la première fois, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point hebdomadaire sur les équipes et joueurs de la ligue pour chaque conférence

    Bilan des équipes de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Los Angeles Lakers (4-1)

    On assiste pour l’instant à un début de saison très convaincant de la part de LeBron et sa bande. En dépit d’une défaite inaugurale face au grand rival, les Clippers (112-102), les angelinos restent sur une excellente série de quatre victoires de suite, avec la manière s’il vous plaît. Ex-aequo avec les Spurs et Minnesota, la bataille pour les places en playoffs s’annoncent néanmoins longue et dure pour les hommes de Vogel.

    Il est enfin là le duo tant attendu. LeBron James (26 points, 7 rebonds, 10 passes) et Anthony Davis (29 points, 11.5 rebonds, 3 contres) peuvent enfin faire étalage de leur talent sur un parquet et il faut reconnaître que les deux gaillards répondent présents. Les deux superstars cumulent ainsi 55 des 111 points de moyenne inscrits par les Lakers avec une énorme facilité, doublée d’une motivation à toute épreuve, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’association de Kobe et du Shaq au début des années 2000.

    San Antonio Spurs (4-1)

    Une fois n’est pas coutume, les Spurs entament une saison très prometteuse. Avec une démonstration faite sur le parquet flambant neuf du Chase Center des Warriors (127-110), Popovich et sa bande réalisent un début d’exercice convaincant et toujours invaincus au AT&T Center. Raison de plus d’étendre cette invincibilité sur les cinq prochains matchs (quatre se joueront à domicile) et conforter leur position.

    Il n’en demeure pas moins que la marge de progression des Spurs demeure assez importante. La locomotive texane Demar DeRozan (21.5 points, 4.5 rebonds et 4 passes) compte pour l’instant sur des partenaires expérimentés qui montent doucement en régime, à l’image de Aldridge (18 points, 7.5 rebonds et 2 contres) ou de Rudy Gay (11 points, 7.5 rebonds), et de jeunes cadres plutôt convaincants. Avec les talents reconnus du Pop, nul doute que tout ce petit monde sera se mettre en ordre de marche au fil de la saison, rendant les éperons encore plus redoutables.

    Minnesota Timberwolves (4-1)

    Incontestablement la bonne surprise à l’ouest. Minny réalise un exercice 2019-2020 tonitruant avec pas moins de trois victoires acquises en terrain ennemi et une première place ex-aequo avec les Lakers et les Spurs. Un juste retour des choses pour cette équipe qu’on annonce depuis plusieurs saisons comme un potentiel contender à l’ouest mais qui a souvent déçu. Loin de nous l’idée de nous enflammer pour les Wolves mais Ryan Saunders peut se satisfaire de ses loups qui assurent sur le plan offensif avec des succès mérités.

    Plusieurs joueurs ne sont pas étrangers à cette réussite. Autour de Karl-Anthony Towns (27 points, 11.5 rebonds et 4 passes), le pivot peut se féliciter de voir enfin Andrew Wiggins (20.5 points, 5.5 rebonds et 2 passes) assumer son rôle d’accélérateur de particules en prenant des tirs et en s’investissant d’avantage des deux côtés du terrain. À la baguette l’expérimenté Jeff Teague (14 points, 7 passes) organise avec brio ce petit monde qui dégage une sérenité intéressante.

    Mention(s) honorable(s)

    Los Angeles Clippers (4-2)
    Utah Jazz (4-2)


    Les déceptions du début de saison

    Sacramento Kings (1-5)

    Il faut admettre que Sacramento déçoit en ce début de saison. Alors que l’ambition des Kings était de rompre avec le mauvais sort depuis plusieurs saisons mais surtout d’être dans la continuité de la saison dernière, Luke Walton entame de la pire des manière l’exercice 2019-20. Avec cinq défaites de rang, dont deux grosses fessées face aux Suns (124-95) et Utah (81-113), les Kings doivent impérativement remonter la pente sous peine d’être très rapidement décrochés de la course aux playoffs qui s’annoncent encore plus dense cette année.

    L’effectif des Kings est néanmoins assez prometteur pour y parvenir. De’Aaron Fox (18.5 points, 3.5 rebonds, 6 passes), Bogdan Bogdanović (9.5 points) et Buddy Hield (17 points) sont assez loin des attentes de l’année dernière et nul doute que le retour de Bagley (blessure au pouce) et l’expérience de Barnes seront autant d’éléments rassurants pour Sacramento et les supporters afin de ne pas revivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-5)

    Un début d’exercice cauchemardesque pour les finalistes en titre. Quel surprise (mauvaise) pour les Warriors qui entament leur saison de la pire des manières. Il faut remonter à la saison 2011-12 pour trouver trace d’un début aussi chaotique après six rencontres. Golden State n’y est pas, depuis sa défaite inaugurale au Chase Center face aux Clippers (122-141) jusqu’à leur série de trois défaites de rang à domicile face aux Suns, Spurs et Hornets (oui oui Hornets), les hommes de Steve Kerr n’ont toujours pas remporté la moindre rencontre dans leur nouvelle enceinte. La semaine qui s’annonce ne devrait pas rassurer les fans avec pas moins de trois déplacements chez les Rockets, les Wolves et le Thunder, tout un programme.

    Il est vrai que le départ de Durant combiné à l’absence très longue durée de Thompson plonge l’effectif dans une incertitude mais de là à imaginer un tel scénario, c’est assez inattendu. Et comme si ça ne suffisait pas, Stephen Curry s’est blessé à la main et sera indisponible pendant plusieurs mois. Autant vous dire qu’avec toute la meilleure volonté de D’Angelo Russell (20 points, 5 rebonds, 6.5 passes) et de Draymond Green, le compte n’y est pas. L’effectif se retrouve ainsi trop limité du banc jusqu’aux titulaires pour assumer l’héritage des saisons passées et maintenir un niveau de performance suffisant.

    New Orleans Pelicans (1-5)

    Pourtant une des équipes les plus prometteuse et talentueuse sur le papier, les Pelicans se vautrent depuis la semaine dernière. Avec une seule victoire face à Denver (122-107), les Pels déplorent un bilan de cinq défaites qui les plongent (déjà) dans le bas de classement. Alvin Gentry doit en effet faire face à plusieurs pépins, dont le plus important, Zion Williamson.

    L’absence du numéro un de la draft pénalise fortement ces Pelicans qui n’en demandant pas tant. Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 7 passes) ou encore Lonzo Ball (12 points, 5 rebonds, 7 passes) sont loin d’être à la hauteur et le seul talent de Brandon Ingram (23.5 points, 7.5 rebonds et 4 passes) ne suffit pas à offrir des prestations convenables. Malgré un temps de jeu plutôt bien réparti, le banc de New Orleans n’est guère plus convaincant en dépit du talent.


    Le match de ce début de saison

    Los Angeles Clippers 112-102 Los Angeles Lakers

    Assurément La grosse affiche de la soirée, voire de la semaine. Quoi de mieux pour débuter la saison qu’un match entre frères ennemis luttant pour le trône de la cité des anges. Sur le papier en tout cas, cette affiche devait tenir toute ses promesses. Alors que la rencontre fut serrée durant les trois premiers quart-temps, les Clippers vont exécuter un run magistral (19-7) dans le dernier quart pour s’imposer 112-102. Grâce à Kawhi Leonard (30 points, 5 rebonds, 6 passes), titré avec les Raptors la saison dernière face son ex-coéquiper du soir Danny Green (28 points, 7 rebonds), les Clippers et leur banc (60 points inscrits) vont s’offrir une première victoire de prestige face aux Lakers de James (18 points, 10 rebonds, 8 passes) et Davis (25 points, 9 rebonds, 5 passes).

    Classement


    Bilans des joueurs de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Anthony Davis (28.5 points, 11.5 rebonds, 3 contres)

    Kawhi Leonard (29.3 points, 7.3 rebonds, 5.7 passes)

    James Harden (35.3 points, 4.3 rebonds, 7.7 passes)

    Mention(s) honorable(s)

    Karl-Anthony Towns (27.3 points, 11.5 rebonds, 4 passes, 2.5 interceptions)
    Damian Lillard (29.8 points, 5.5 rebonds, 7.8 passes)
    Lebron James (25.5 points, 8 rebonds, 11.2 passes)
    Luka Dončić (26.7 points, 10.3 rebonds, 9.5 passes)


    Les déceptions du début de saison

    DeAndre Ayton (mention spéciale) : Le pivot bahaméen, premier choix de draft en 2018, a été suspendu par la NBA jeudi dernier pour infraction aux règles d’antidopage. Le pivot des Suns a été contrôlé positif à un diurétique et sera suspendu pendant 25 matchs.

    Eric Gordon (9.3 points, 1.2 rebonds, 0.8 passes)

    Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 6.8 passes)

    Bogdan Bogdanović (9.4 points, 2.4 rebonds, 3.1 passes)

    La performance de ce début de saison

    Anthony Davis

    Le pivot des Lakers a confirmé l’une des raisons pour lesquelles les dirigeants des Lakers voulaient l’associer à LeBron aux Lakers. Le numéro 3 s’est fendu d’un impressionnant double double en inscrivant 40 points et en prenant pas moins de 20 rebonds lors de la victoire contre les Grizzlies (120-91). Une performance exceptionnelle pour un joueur qui nous rappelle aux bons souvenirs du Shaq’ des années 2000 et qui prouve année après année qu’il est bien l’un des meilleurs au monde à son poste.

    Le Cinq Majeur de ce début de saison

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Damiam LillardJames HardenKawhi
    Leonard
    Anthony
    Davis
    Karl-Anthony
    Towns
  • Previews NBA : Minnesota Timberwolves

    Previews NBA : Minnesota Timberwolves

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord-Ouest, avec les Minnesota Timberwolves.

    Minnesota Timberwolves

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 11ème de la conférence Ouest

    Bilan : 36-46

    Playoffs : Non Qualifié


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 des Wolves s’est achever comme elle avait débuté, plutôt décevante car en dépit d’une conférence très relevée, les hommes de Tom Thibodeau n’ont guère réussi à enchaîner correctement les victoires durant la saison, oscillant en permanence entre la 9ème et la 12ème place. Bien trop insuffisant pour une équipe qui a les moyens d’accrocher les playoffs depuis près d’un an. Minnesota s’impatiente de voir enfin son Franchise Player Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins assumer leur rôle de leaders dans les fins de match serrés trop souvent perdus par les Wolves.

    De bonnes choses sont à retenir sur la saison passée. La saison de Towns fut encourageante, en dépit d’un manque de leadership. Le jeune Josh Okogie a pu montré une bonne partie de son potentiel, en particulier en défense. Surtout le départ de Jimmy Butler (Miami Heat) a fait un bien énorme dans le vestiaire suite à la cacophonie générale entre la direction et le joueur.

    Au rang des déceptions, Andrew Wiggins revient une fois encore dans nos mentions. Pas assez décisif, irrégulier ou en manque de motivation, les critiques sont toujours aussi nombreuses sur l’ailier, qui déçoit plus que jamais après quatre saisons dans la ligue, . Citons également au rang des déceptions, les faibles contributions de Jeff Teague et Taj Gibson dans l’effectif de Thibodeau, qui en dépit de leurs expériences certaines, sont grandement passés à côté de leur saison.


    Mouvements durant l’intersaison


    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    SFAndrew Wiggins27,504,630$
    CKarl-Anthony Towns27,285,000$
    PGJeff Teague19,000,000$
    PF/CGorgui Dieng16,229,213$
    PFRobert Covington11,301,219$
    SGJarrett Culver5,813,640$
    SFJake Layman3,581,986$
    SGJosh Okogie2,533,920$
    PFNoah Vonleh2,000,000$
    PGShabazz Napier1,845,301$
    SFTreveon Graham1,645,357$
    PFJordan Bell1,620,564$
    PGTyrone Wallace1,588,231$
    SFKeita Bates-Diop1,416,852$
    SGJaylen Nowell1,400,000$
    CNaz Reid898,310$
    SGLindell Wigginton898,310$
    PGJordan McLaughlin79,568$
    SFKelan Martin79,568$

    Note : Le salaire du pivot Cole Aldrich (Tianjin Gold Lions, CHIN) de 685,340$ est encore garanti pour la saison 2019-20

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    J.TeagueJ.OkogieA.WigginsR.CovingtonK-A.Towns

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    Un pivot dominantAbsence de leader
    Le BancLe staff
    La JeunesseLe Poste 2

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 11ème

    Estimation basse : 14ème

    Notre estimation : 13ème

    Possibilité de playoffs: autour de 30%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    Pour la saison 2019-2020, la franchise de Minneapolis a effectué un gros turnover en se séparant de six joueurs au temps de jeu plutôt conséquent l’année dernière. Sur le papier le recrutement ne paraît cependant pas suffisant pour compenser ces départs et les ambitions de 2018 sont désormais loin. Le staff est fragilisé et devra négocier cette saison du mieux que possible dans une division extrêmement relevée. Au rayon des joueurs, alors qu’on n’attend plus Wiggins, KaT va devoir faire preuve de caractère sur le parquet (et en dehors) pour donner un nouveau souffle à une franchise qui n’a pas confirmé sa saison 2017-18. Les jeunes Okogie, Culver et Vonleh devront prouver qu’ils méritent du temps de jeu et de gagner une place de titulaire cette saison. Les playoffs semblent malheureusement trop loin pour les hommes de Thibodeau, en dépit d’une équipe prometteuse.


    Highlights des Timberwolves 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Wolves !

    Enjoy !