C’est déjà la deuxième série de playoffs de suite où les Minnesota Timberwolves sont menés cette année. Dallas mène par 2 victoires à 0, mais Denver avait également pris un ascendant très inquiétant (3-2) lors du tour précédent. La meute s’en est finalement sortie et a remporté la série contre les pépites avec deux victoires de suite (4-3). Reine du rebond, l’équipée sauvage de Rudy Gobert aura besoin d’un Karl-Anthony Towns des grands jours et d’un Anthony Edwards à la hauteur de sa réputation. En effet, les deux vedettes du club n’ont pas encore donné leur pleine mesure. Un beau match en perspective dans une finale de conférence ouest excitante, alors que Boston domine sa finale à l’est (3-0 contre Indiana). Un ticket pour la finale NBA est en jeu. Et malgré un avantage sérieux, rien n’est encore gagné pour les Dallas Mavericks du slovène Luka Dončić.
Deux défaites… par un total de 4 points seulement
La bonne nouvelle, c’est que malgré un bilan défavorable, c’est le moins pire des scénarios possibles pour les Wolves. En effet, les Mavericks n’ont gagné que de 3 points lors du premier match et d’un point le second, sur un exploit de Dončić (le stepback three sur la tête de Rudy Gobert, qui a servi de ligne de mire) et surtout, juste après une balle perdue fatale d’Anthony Edwards. Les Wolves avaient les clés du match et pourraient bien les garder pendant toute la série. Dallas doit donc sortir le grand jeu pour le premier match de la série à domicile et porter l’estocade avec une victoire sans appel, pour affirmer sa domination et prendre un avantage décisif (3-0), sous peine de voir l’adversaire amorcer une remontée fantastique. Les Wolves, auteurs de 6 victoires de suite pour démarrer les playoffs (4 contre Phœnix pour le sweep puis 2 contre Denver), ont le goût des séries.
L’énigme Irving
Auteur de 30 points lors du premier match (le duo Irving-Dončić à 30+ chacun pour un total de 63 points) puis plus discret dans le second match avec 20 points dont 13 en 4ème quart-temps (4/5 à trois points, 3 passes décisives mais seulement 1/4 aux lancers-francs) et une première mi-temps timide à 5 points, Kyrie Irving aura son mot à dire dans le troisième match. Alors que Luka Dončić souffre et sera probablement fatigué après deux performances extraordinaires (33 points, 6 rebonds et 8 passes dans le premier match puis un triple double avec 32 points, 10 rebonds et 13 passes décisives dans le game 2), c’est sur les épaules du prodige australien que va reposer le sort des Mavericks dans un match capital. Il faut donc s’attendre à voir un Kyrie Irving plus offensif, avec toujours la relation directe avec les intérieurs Daniel Gafford et Dereck Lively qui ouvre des perspectives.
KAT et Edwards attendus en urgence
Toujours au bon endroit au bon moment, KAT a été décisif toute la saison et s’entend à merveille avec Rudy Gobert, qu’il complète parfaitement en attaque et supplée idéalement en défense (notamment une prestation déterminante sur Nikola Jokic au tour précédent). Mais pour l’instant, le géant des Wolves plafonne à 31 points en deux matches (16 points et 15 points à 6/20 et 4/16 aux tirs dont un total de 3/14 à trois points). S’il avait atteint ne serait-ce que la moyenne aux shoots, il n’y avait même pas de match, les Mavs étaient pliés. Il a fallu un Naz Reid exceptionnel jusque-là pour rester dans le match (15 points à 5/9 aux shoots dont 3/6 à 3 points puis 23 points à 8/13 aux shoots dont 6/9 à 3 points), on ne peut pas s’attendre à ce qu’il apporte autant pendant toute la série. Il va donc falloir contribuer. C’est là aussi qu’on attend au tournant le franchise player jordanesque du club. S’il tourne à 20 points de moyenne (19 puis 21) et 7.5 passes décisives et a frôlé le triple-double dans la première rencontre (19 points, 11 rebonds et 8 passes), Anthony Edwards devra encore élever son niveau de jeu et surtout stabiliser son adresse (6/16 puis 5/17 aux tirs) pour que les Wolves existent enfin dans cette série. Et si les planètes pouvaient s’aligner enfin, on pourrait également compter sur Jaden McDaniels, tantôt excellent (meilleur marqueur du premier match avec 24 points à 9/15 aux tirs dont 6/9 à trois points), tantôt inexistant (2 points à 1/6 en 36 minutes lors du second match).
Les clés de la série pour Minnesota
Avec une rotation à 8 joueurs, les Wolves doivent sortir un match sans mauvaise surprise pour gagner un premier match dans cette série et reprendre du terrain à Dallas. Ils ont déjà usé toutes leurs mauvaises cartouches. En effet, à 0-3, la série serait sans doute pliée, mais à 1-2, tout serait encore possible. Les hommes de Chris Finch ont tout pour réussir, il suffit simplement de persévérer et de laisser la loi des statistiques s’appliquer. KAT et Edwards n’ont pas dit leur dernier mot, Rudy Gobert tient presque la baraque avec ses qualités exceptionnelles et son mental à toute épreuve, les fondamentaux sont plutôt bons dans l’ensemble malgré les problèmes évoqués – des performances individuelles assez catastrophiques dans des défaites ultra-courtes. La situation est grave, mais loin d’être désespérée. Aux Wolves de montrer de quel bois ils se chauffent. Un match à la fois (à la foi?).
Après une longue saga pleine de rebondissements à tous les étages vient le point final : James Harden est échangé dans un blockbuster trade mêlant 4 équipes et atterrit aux Brooklyn Nets, où il rejoint son ancien coéquipier Kevin Durant et Kyrie Irving. Un nouveau Big Three s’installe en ville. Mais posons-nous quelques instants pour analyser ce trade…
Brooklyn Nets
Départs : Caris LeVert, Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour (2022, 2024, 2026), 4 picks de draft swaps (2021, 2023, 2025, 2027) Arrivées : James Harden Note : B
B comme Brooklyn. B parce qu’on doit attendre et que ça reste un coup de poker.
D’un côté, on a la vision d’un mouvement vraiment fou. Récupérer James Harden sans lâcher Kyrie Irving ? Impensable il y a quelques semaines voire quelques jours si on écoutait les insiders. La vision d’un Big Three Durant/Harden/Irving fait saliver certains fans et rager d’autres. Preuve irréfutable qu’un trade gigantesque vient d’être produit.
Mais concrètement, qu’est-ce qu’on sait de ce Big Three ?
La première question qui va être posée va être la suivante : pourront-ils cohabiter ? Un ballon pour 3 superstars comme eux, n’est-ce pas trop peu ? Plusieurs éléments de réponse peuvent être apportés d’un point de vue moral, mais concentrons-nous sur les statistiques avec un tableau qui va résumer le propos :
Statistiques avancées du Big Three de Brooklyn sur les 5 dernières années
On peut constater un premier point qui mérite d’être soulevé, même si il est loin d’être surprenant : les trois adorent avoir le ballon en main. Avec un taux d’usage moyen de plus de 30%, Steve Nash risque de passer quelques nuits blanches à trouver une alchimie en termes de répartitions de possessions. Cependant, une approche plus globale va nous permettre d’introduire l’élément clé de cette équipe : Kevin Durant.
Qui a convaincu Kyrie de venir aux Nets ? Kevin. Qui a convaincu Harden de venir pour se rappeler les bons moments du temps d’Oklahoma City ? Durant. C’est le maître à bord, celui qui lie tout le reste, et plus important encore, le moins « égoïste » des 3. Avec 52.4% de ses paniers issus d’une passe décisive lors des 5 dernières années, il dépasse de loin ces coéquipiers stars. De plus, seulement 14.1% de ses tirs depuis 2016-17 viennent de situations où « KD » a dribblé plus de 7 fois, contre 33.1% où il ne dribble pas du tout. Il n’a pas peur de sacrifier des possessions pour le collectif, il sait ce qu’il faut faire pour gagner.
Plus létal, plus collectif, il est celui qui va lier Kyrie Irving et James Harden en leur donnant le ballon. Il est également celui qui a le plus d’expérience en termes de titres et de superteams, il sait gérer un effectif rempli de stars. Problème d’égo ? Venant de lui, impossible, mais Nash et lui devront trouver rapidement un moyen de faire cohabiter Irving et Harden, c’est le défi numéro 1. Si Brooklyn réussit à devenir un rouleau compresseur, on ne devrait pas oublier de remercier Durant côté Nets.
Mais d’un autre côté, on affaiblit considérablement le banc avec la perte de LeVert, Allen, Waller-Prince et Kurucs. Le duo Caris LeVert – Jarrett Allen constituait probablement l’un des meilleurs binômes remplaçants de la ligue alliant la justesse technique de LeVert et l’efficacité d’Allen.
Le pivot avait même réussi à détrôner DeAndre Jordan du 5 de départ au bout de quelques matchs. Et ce remplacement assez récent interroge… Coach Nash n’a pas apprécié l’impact de Jordan et a jugé nécessaire de le mettre sur le banc. Mais maintenant que Jarrett Allen est parti, quelles rotations vont être utilisées à l’intérieur ? L’arrivée de James Harden peut-elle décaler « KD » sur des minutes en temps de pivot ? Est-ce que DeAndre Jordan fera son retour dans le cinq de départ ? Avec une rotation faible en qualité (DeAndre Jordan, Jeff Green, Reggie Perry, Nicolas Claxton), les Nets se retrouvent en mauvaise posture, là où Allen équilibrait l’équipe.
Le dernier point que l’on pourrait aborder est la perte des picks de draft. Condition sine qua non pour les Rockets, l’introduction de nombreux picks de draft fait parler, et rappellent de mauvais souvenirs côté Nets. Mais là encore, les avis peuvent être divisés en deux camps : si le projet fonctionne, même sans rookies, ils pourront toujours compléter l’effectif avec des joueurs expérimentés au salaire minimum en quête de titre, l’attractivité du Big Three s’occupera du reste. Si le projet échoue, le manque de picks pour renouveler l’effectif en termes de talent pourrait faire se faire sentir, et le trade d’une star du Big 3 serait un moyen d’en récupérer…
Tout repose dans les mains des Nets.
Houston Rockets
Départs : James Harden Arrivées : Victor Oladipo, Dante Exum, Rodions Kurucs, 3 picks de draft de 1er tour provenant de Brooklyn (2022, 2024, 2026) , 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 4 picks de draft swaps avec Brooklyn (2021, 2023, 2025, 2027) Note : A
On pourrait inventer un dicton : « Là où Russell Westbrook passe, reconstruction il y aura. ». En tout cas, les Wizards seraient prévenus. Il faut dire que les Rockets et le Thunder possèdent désormais à eux deux 34 picks de draft entre la draft 2021 et 2027. 34 picks. Quasiment 5 picks par draft. De la pure reconstruction ! Et quelque chose nous dit que les Rockets n’ont pas encore fini, notamment avec les envies de départ de P.J. Tucker…
En tout cas, félicitations aux Rockets pour s’être sorti de cette impasse avec James Harden. Certes, la perte est énorme, mais tout le monde savait que la situation ne pouvait plus durer. Il est clair qu’on aurait pu avoir une meilleure contrepartie du côté de Houston en provenance des Nets, mais ils n’étaient clairement pas en position de force. Que ça soit avec Caris LeVert (envoyé à Houston dans un premier temps) ou avec Victor Oladipo, Houston est gagnant. Avec 4 premiers tours de draft en plus dans les années à venir, ils braquent le stock de Brooklyn.
Évidemment, dans le pire des cas, Brooklyn bâtit une dynastie et les picks seront très bas, pas forcément dans l’intérêt des Rockets… Mais imaginons un cas un peu plus mesuré. L’entente du Big Three et l’arrivée de James Harden ne convient pas, possiblement Houston se retrouvera avec des picks placés proches de la loterie, et potentiellement dans la loterie, sans forcément aller dans l’extrême avec le cas de Boston il y a quelques années. Trade up, valeur marchande, steals à la draft, ces multiples picks sont parfaits pour une reconstruction.
L’arrivée de Victor Oladipo reste parfaitement dans le thème : on prend un joueur avec une bonne valeur, dans un contrat finissant, on observera les offres à la trade deadline, et si jamais rien n’intéresse le front office, il libérera du cap à l’intersaison, toujours cette idée de reconstruction. Mais l’idée d’avoir un cinq « revanchard envers la vie » avec John Wall, Victor Oladipo, Jae’Sean Tate, Christian Wood et DeMarcus Cousins peut donner un spectacle sympathique !
Concernant l’arrivée de Dante Exum et Rodions Kurucs, très difficile de les voir avoir un rôle à Houston, même si le premier, en cas de départ d’Eric Gordon par exemple, pourrait avoir une chance d’intégrer la rotation et de retrouver une gloire passée après des années de blessure…
Mais dans l’ensemble, un sentiment de soulagement et de tristesse s’empare de la Space City. On vient de perdre l’un des meilleurs joueurs de la franchise, mais la situation était devenue trop tendue, presque invivable et on ne peut pas reprocher à James Harden de ne pas avoir tout donné pour la ville de Houston. Place maintenant à la reconstruction !
Cleveland Cavaliers
Départs : 1er tour de draft 2022 de Milwaukee (non protégé) et 2nd tour de draft 2024 de Cleveland Arrivées : Jarrett Allen, Taurean Waller-Prince Note : A+
Le casse de ce trade ? Si certains doutaient du départ d’Andre Drummond, ce mouvement risque d’achever leur espoir. À quelques mois de la fin du contrat du pivot double All-Star, Cleveland vient d’acquérir Jarrett Allen en provenance des Nets. C’est un transfert terriblement intelligent, avec l’un des pivots les plus en vues de ces derniers mois. Meilleur que DeAndre Jordan à Brooklyn, il a commencé sur le banc avant de le surpasser. Coach Bickerstaff aura un choix à faire, et il ne serait pas étonnant de voir Allen titulaire d’ici quelques semaines.
Meilleur dans l’ensemble, doté d’excellentes mains, plus impactant, plus jeune, moins gourmand, Jarrett Allen possède le profil que les Cavaliers espéraient. Sa collaboration avec un meneur de jeu gestionnaire comme Darius Garland va poser d’énormes problèmes aux défenses adverses. Problème ? Il arrive à la fin de son contrat rookie. Étant donné son rendement incroyable, un gros contrat l’attend. On parle actuellement d’une somme autour de 20 millions/saison. Cher ? Oui. Mais c’est 8 millions de moins que Drummond.
Alors le départ d’Andre Drummond se fera peut-être avant la fin de son contrat. On parle de Boston principalement, grâce à leur trade exception de 28.5 millions de dollars, en quête de renforcement à l’intérieur.
Le départ de Dante Exum est assez malin, étant donné qu’il n’a joué que 30 matchs sous les couleurs de Cleveland, sans vraiment convaincre et en prenant beaucoup de minutes au backcourt Sexton-Garland sans vraiment impacter le jeu. L’acquisition d’un vrai joueur de banc comme Taurean Waller-Prince (26 ans) ajoute une nouvelle dimension aux Cavs, surtout avec les pertes fréquences sur blessure de Kevin Love.
Mais le plus gros point pour les Cavaliers dans cet échange, c’est leur contrepartie, ridiculement faible. Ils envoient un second tour de draft et un 1er tour de draft de Milwaukee. Milwaukee ou l’équipe qui ne devrait pas descendre en dessous du 20ème pick avant un bon moment avec la signature sur long terme de Giannis Antetokounmpo. Bien évidemment, ces picks pourraient donner un futur All-Star, mais la probabilité est très faible.
Vrai vrai coup de maître de la part des Cavaliers, en récupérant leur pivot du futur avec le futur départ d’Andre Drummond et un joueur de rotation expérimenté contre deux picks de draft sans grosse valeur. Respect.
Indiana Pacers
Départs : Victor Oladipo Arrivées : Caris LeVert, 2nd tour de draft 2024 de Cleveland Note : B+
On pensait que Victor Oladipo et les Pacers étaient passés à autre chose depuis les nombreuses rumeurs qui l’envoyait à Miami lors de la dernière intersaison. Et bien… Pas totalement… Puisque Indiana sort, à l’instar de Cleveland, s’introduit dans ce trade avec l’idée de dénicher la bonne affaire…
C’est chose faite avec l’arrivée de Caris LeVert en provenance de Brooklyn, contre Victor Oladipo. Considéré comme l’un des 6èmes hommes les plus forts, il va apporter à Indiana deux ingrédients forts : de la polyvalence et de la stabilité. Tout en se séparant d’Oladipo et de son contrat finissant, les Pacers récupèrent un homme en forme avec un contrat sur 2.5 saisons.
Certes, l’impact de Caris LeVert ne devrait pas être celui d’Oladipo à la « grande époque », mais ce temps est révolu, et malgré un regain d’énergie de la part de l’ex-franchise player des Pacers cette année, la séparation était inévitable, que ce soit par un trade ou lors de la Free Agency à venir. Mais leur impact sur le jeu est plus ou moins équivalent :
On se souvient qu’il avait été drafté par les Pacers en 2016 avant d’être échangé dans le trade de Thaddeus Young quelques jours plus tard. Aujourd’hui, on va sûrement imaginer un rôle de scoreur comme pouvait avoir T.J. Warren avant sa blessure au pied. Directement dans le 5 de départ ? En tant que sixième homme comme aux Nets ? Difficile de se projeter, mais l’absence de Warren et le départ d’Oladipo laisse un vide au niveau des titulaires que Nate Bjorkgren risque de combler avec LeVert. Quand on voit les performances qu’il a su produire avec les absences de Kyrie et « KD » l’an passé et cette saison, on doute beaucoup moins de ce qu’il pourra apporter à un effectif déjà bien fourni !
L’association Brogdon/LeVert sur le backcourt des Pacers risque d’apporter un souffle nouveau à Indiana. En compilant à eux deux 13.5 passes par match sur ce début de saison, il s’impose théoriquement comme l’un des backcourts les plus prolifiques de la NBA, pouvant parfaitement alimenter un joueur comme Domantas Sabonis, notamment sur les phases de pick & roll. Cependant, un problème va se présenter : Caris LeVert sans ballon, c’est… très moyen !
Coach Bjorkgren devra donc satisfaire un duo carnivore (54.7 d’USG% combinés) tout en ayant en tête que l’efficacité de LeVert sans ballon est à prouver, tant elle est très mauvaise. Avec près de 60% de ses points marqués sur des drives cette année, Caris LeVert connait ses forces, mais devra s’adapter à un effectif plus collectif, moins bâti sur la performance individuelle.
Cependant, en réalisant ce bon coup, les Pacers se rapprochent de plus en plus de leurs espérances, et allié à leur bon début de saison, ils deviennent un peu plus sérieux dans la course aux contenders sur les prochaines années.
C’est probablement l’un des rares trades de ces dernières années où tous les camps s’en sortent bien : James Harden est parti former l’un des trios les plus attendus de l’histoire, cette histoire est enfin finie, la NBA va pouvoir se consacrer au sport en attendant, qui sait, un nouveau blockbuster trade à analyser (coucou Bradley)…
Sources :Sports Reference, The Athletic, ESPN, NBA.com, Spotrac, RealGM.
Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?
Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …
Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.
Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports
Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison
Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).
Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.
« Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »
Brian Windhorst
Classique.
Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.
Classe.
SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)
Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!
Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.
Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.
Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:
« C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »
Jimmy Butler sur ESPN
Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.
Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports
Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?
Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.
Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.
Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.
Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.
Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press
Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.
Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.
Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.
Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.
Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.
James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com
Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.
Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.
Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.
Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.
Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?
S’il y a bien un domaine dans le sport qui n’a pas eu à souffrir de la crise sanitaire, c’est bien celui des rumeurs de trades. Malgré l’interruption généralisée des championnats et compétitions de basket un peu partout autour du globe, les négociations entre joueurs et différentes équipes vont bon train, y compris en NBA. Parmi les joueurs scrutés très attentivement, le nom de l’arrière de Washington, Bradley Beal, revient souvent dans les discussions, alors que son avenir au sein de la franchise du district de Columbia est de plus en en plus mis en doute.
Une exercice 2019-20 colossale, malgré un bilan collectif encore décevant
C’est toujours privé de John Wall, son partenaire à l’arrière depuis ses débuts dans la ligue en 2013, que Beal a abordé cette saison dans la peau du nouveau leader des Wizards. Absent depuis près d’un an et demi pour une grave blessure au tandon d’Achille, le meneur de jeu observe désormais des tribunes les performances de son acolyte qui se démène seul sur les parquets chaque soir pour tenter de maintenir encore son équipe à flot et les quelques espoirs d’une franchise. Car il faut dire qu’en son absence, le leader par intérim des Wiz’ a particulièrement fait grimpé ses moyennes dans le jeu. Tournant d’abord à 23.5 points pour 18 tentatives au tir dont six à trois points, avec un peu moins de cinq rebonds et cinq passes fin 2018, Big Panda va afficher en l’absence de Wall une moyenne de plus de 27 points, cinq rebonds, six passes ainsi que deux interceptions sur la fin de la saison 2018-19, pour un temps de jeu à peine plus élevé, malgré plus de tirs tentés.
Fini donc le temps où le natif de Saint-Louis (Missouri) pouvait partager les responsabilités avec l’ancien joueur des Wildcats. Bradley Beal s’est mué cette saison en scoreur solitaire, devenant l’un des joueurs les plus chauds dans ce registre. Avec 1741 points inscrits en 57 matchs avant la suspension de la saison, Beal tournait à la mi-mars à 30.5 points de moyenne, auxquels on peut ajouter 6.1 passes décisives et 4.2 rebonds avec un joli 45-35-84 de pourcentages aux tirs. Devancé seulement par Harden dans ce registre, l’arrière a notamment connu une fin de saison régulière incandescente en attaque avec près de 36 points inscrits en moyenne sur les vingt dernières rencontres des Wizards. Un rendement jordanesque qui aura au moins permis à son équipe d’accrocher un 9ème spot à l’Est avec un bilan équilibré de huit victoires pour neuf revers depuis le mois de février.
Toujours en course pour décrocher une place en playoffs, notamment depuis l’annonce de la reprise de la saison et la participation de la franchise de la ville du capitole au tournoi d’Orlando, l’exercice 2019-20 avait néanmoins débuté d’une manière plutôt inquiétante. Avec seulement quatorze victoires après 42 rencontres, Washington et son capitaine n’en menaient pas large au moment d’aborder la deuxième moitié de saison, mais il faut croire que Scott Brooks et sa bande ont finalement trouver les ressources pour enfin obtenir des résultats convaincants, à la faveur cependant d’un calendrier plutôt clément. Une deuxième saison consécutive sans phases finales aurait probablement amorcé la fin d’une époque aux Wizards, et une reconstruction était alors franchement envisagée. On imagine en effet assez mal Washington décrocher sa qualification cette année dans ce contexte exceptionnelle, et avec moins de dix matchs à disputer en août, ce qui pose la question de l’avenir de Bradley Beal.
Un profil qui attire les convoitises
Le joueur qui restait sur deux sélections All-Star fut notamment snobé cette saison au moment de participer au All-Star Game de Chicago, la faute très certainement à ce bilan d’équipe dérisoire qu’affichait alors Washington en janvier, malgré les cartons offensifs de ce dernier. Fréquemment annoncé dans les radars de différentes franchises depuis quelques années, Beal avait jusqu’alors choisit de rester fidèle à sa franchise, en balayant d’un revers de la main les principales rumeurs de trade. Une attitude honorable à laquelle le joueur ne déroge pas, en témoigne une récente déclaration sur ESPN où il évoque notamment sa relation avec John Wall que l’on annonce sur le retour.
Mon plus grand souhait est de jouer à nouveau avec John. Je veux le voir revenir à ce niveau que je lui connais, surtout depuis que mon jeu a évolué pendant son absence. Il y a tellement de chose que nous pourrions accomplir ensemble. Je suis si heureux qu’il soit en bonne santé et de le voir travailler comme un fou pour revenir.
interview de Jackie McMullan sur ESPN
Beal accepte néanmoins le fait que son nom puisse être cité dans différentes rumeurs, il y trouve même une certaine marque de respect pour son travail, notamment lorsque d’autres joueurs se disent prêts à jouer avec lui, en réaffirmant cependant sa fidélité à l’égard de sa franchise. Une attitude classe de la part d’un joueur qui se dit toujours dispo et motivé pour défendre les intérêts de son équipe et de ses coéquipiers. Demander un trade l’été dernier, alors que le joueur était en pleine négociation d’un nouveau bail, aurait été perçu comme un choix de facilité selon ses propos, raison pour laquelle il a signé une extension de deux ans avec une année supplémentaire en option.
C’était en effet la solution de facilité. C’est vrai que ça a l’air super de pouvoir jouer pour une autre équipe, mais qui peut dire si c’est une garantie de l’autre côté ? Durant l’été, j’ai continué à me faire l’avocat du diable. Quels sont les avantages et les inconvénients d’un côté comme de l’autre ? En fin de compte, j’ai eu le sentiment que rester à Washington présentaient plus d’aspects positifs, la principale raison étant qu’ici j’ai la liberté de faire ce qu’il me plaît, en jouant pour une équipe qui m’a donné les clés, qui va construire autour de toi et faire venir des gars. Si je vais ailleurs, ça peut-être pour une bonne raison et une bonne équipe, mais je serais un pion parmi d’autres. Qui sait si mon rôle serait le même ? J’aime mon rôle ici. J’aime Brooks. J’aime ce que nous avons. J’aime nos jeunes gars et leur détermination pour progresser.
interview de Zach Lowe sur ESPN
Si pour l’heure la fidélité de Beal n’est pas à remettre en question, Washington ne peut espérer conserver durablement un joueur aussi talentueux simplement sur la promesse de l’associer de nouveau à un joueur qui approche de la trentaine, et dont la forme physique reste incertaine, ou encore en lui proposant un niveau de jeu aussi médiocre et des résultats très loin des attentes pour lui permettre de redevenir All-Star, tandis que d’autres prétendants, et pas des moindres, continuent de lui tourner autour. Certains dirigeants auraient même déjà exhorté les Wizards à agir assez rapidement affirmant notamment que le duo Wall-Beal serait arrivé au bout d’un cycle, ce que Washington réfute évidemment, préférant donner sa chance au backcourt la saison prochaine avant peut-être de rebâtir le roster en cas d’échec.
source : The Ringer (AP)
Un départ vers quelle(s) équipe(s) et à quel prix ?
Arrivé dans l’équipe en tant que troisième choix de la Draft, Beal s’est considérablement amélioré en tant que joueur et est devenu une véritable vedette pour son équipe depuis ses débuts en 2012. Deux fois All-Star, il est très certainement le meilleur arrière depuis Jeff Malone (1983-190) à avoir porté le maillot des Wizards, sans faire offense toutefois à Michael Jordan. Bradley Beal est actuellement le 37ème scoreur (11 425 points) et le douzième joueur le plus prolifique en carrière parmi tous les joueurs encore en activité avec près de 21 points de moyenne par match, ainsi que 4 rebonds et 4 passes.
Une régularité au plus haut niveau qui le place logiquement parmi les meilleurs de la ligue sur la dernière décennie, mais surtout comme un joueur de plus en plus bankable, notamment depuis cette année. À 26 ans et avec une extension de contrat de près de 72 millions de dollars sur la période 2021-2023, Beal sera incontestablement l’un des joueurs les plus courtisés au moment d’entrer dans sa dernière année de contrat alors qu’il n’aura que 29 ans. Loin d’être arrivé alors au bout de son prime, l’arrière pourra tout à fait rejoindre les rangs d’une équipe prête à lui offrir un pont d’or et pourquoi pas la possibilité de remporter un titre. Mais avant ça, bien d’autres franchises continueront de venir se renseigner sur sa situation.
Brooklyn Nets
Il s’agit d’une rumeur qui a pris de l’ampleur au fil des dernières semaines. Après un recrutement clinquant l’été dernier, Brooklyn se serait mis en tête d’ajouter un troisième joyau à son roster encore convalescent pour la saison prochaine, de quoi faire fantasmer les fans. Le plaidoyer de Irving sur la nécessité de recruter une autre star pour l’année prochaine a bien été entendu par la direction new-yorkaise, ce qui impliquerait forcément plusieurs départs de joueurs pour libérer suffisamment de cap. Des profils comme LeVert, Allen, voire Taurean Prince intéresseraient dans un premier temps les Wizards qui pourraient rebâtir une équipe avec un noyau de jeunes à chaque poste et en récupérant même quelque futurs picks à la draft.
L’ajout d’un profil comme celui de Bradley Beal offrirait ainsi une garantie au scoring loin d’être négligeable si le futur coach parvient à correctement répartir la gonfle entre Irving, Durant et Beal, mais apporterait aussi une solidité défensive sur l’extérieur précieuse, notamment au moment d’aborder les matchs couperets, Irving et Beal ayant déjà fait leur preuves dans ce domaine malgré des contextes différents. Au-delà de la question de la répartition du scoring et du leadership, se pose toutefois la question de la rotation et du futur supporting cast qui entourera ce trio potentiel, en particulier avec son secteur intérieur qui pourrait devenir son point faible le plus évident pour ses concurrents.
Denver Nuggets
Une équipe jeune, ambitieuse, pleine de promesses et agréable à regarder jouer, voilà l’endroit rêvé pour Bradley Beal. S’il est impossible de prédire si les Nuggets seraient disposés à mettre de côté durant un temps leur stratégie de développement des jeunes, une association Jamal Murray, Bradley Beal, Nikola Jokić aurait néanmoins sacrément de la gueule ! Denver a l’avantage d’avoir suffisamment d’actifs jeunes et promis à une belle carrière pour quelques uns d’entre eux (Garry Harris, Michael Porter Jr., Monte Morris), de quoi intéresser vraisemblablement les Wizards qui pourraient également récupérer au passage des assets quasiment en fin de contrat afin d’avoir du cap immédiatement disponible.
Les Nuggets ont en effet besoin d’une valeur sûre en attaque, ce qui permettrait à Jokić de moins concentrer les critiques sur son rendement offensif et à Jamal Murray de libérer des espaces à la mène, facilitant ainsi la progression du jeune meneur et le basket du serbe. Jokić a surtout la réputation d’être un facilitateur dans le jeu, qui rend ses coéquipiers meilleurs grâce à son QI basket, de quoi permettre à Beal de s’éclater dans un tout nouveau registre. Denver même en se séparant de plusieurs éléments de son roster et de futurs choix de draft, conserverait encore de la marge, du fait de son savoir-faire en matière de recrutement et du travail remarquable de Mike Malone.
Los Angeles Lakers
En pleine quête de rachat et d’une nouvelle bague à ajouter à sa collection, LeBron James doit mettre toutes les chances de son côté et le recrutement d’un joueur du calibre de Bradley Beal serait une opportunité en or à saisir. Bien que ce scénario demeure presque irréalisable, Beal pourrait toutefois se laisser tenter par l’ambitieux projet des Lakers et la conquête d’un 17ème titre si seulement il n’avait pas prolongé son bail avec Washington. Car pour l’heure, hormis un Kyle Kuzma, dont les performances sont en dent de scie cette saison, et des go to guy recrutés sur la base de contrats courts, les angeliños n’ont guère mieux à proposer qu’un package Kuzma-KCP + une pelletée de futurs choix de draft pour tenter d’attirer l’arrière le tout en mettant sérieusement en péril l’avenir de la franchise à long terme.
Par ailleurs l’entente du trio James-Beal-Davis sur un terrain reste encore à prouver. Même si le nouveau rôle de meneur de jeu all-around du King lui sied à merveille, son influence encore très prononcée au scoring et proche de celui de Beal pourrait faire de l’ombre à ce dernier qui devrait alors se contenter très probablement du troisième ratio offensif derrière Davis. AD bénéficierait certainement de plus de schémas offensifs, du fait de son poste et de son volume de jeu, ainsi que d’une meilleure entente avec James sur le terrain comme c’est le cas depuis le début de la saison, tandis que Beal jouerai un rôle de lieutenant qu’il n’a plus connu depuis ses débuts avec Washington.
Miami Heat
Plusieurs rumeurs envoyaient l’arrière du côté de la Floride l’été dernier et plus exactement le Miami Heat comme destination sérieusement envisagée. Le Heat s’était alors mis en tête de recruter un troisième joueur de calibre All-Star pour venir compléter la paire Jimmy Butler – Bam Adebayo. Riley pourrait en effet proposer un package de jeunes pousses, parmi lesquels, Kendrick Nunn, Duncan Robinson ou encore Tyler Herro, mais aurait en revanche plus de difficultés à proposer des futurs picks de draft, en raison des derniers trades, les floridiens ayant échangé leur 1er tour 2021.
Mais l’association de Bradley Beal et de Jimmy Butler, plus encore que pour Adebayo qui s’illustre surtout pour ses qualités de joueurs polyvalent en défense et dans la circulation de la balle, repose sur le fait que Beal tiendrait un rôle de scoreur en attaque très similaire à celui qu’il occupe aujourd’hui aux Wizards, laissant ainsi le playmaking à Butler afin que ce dernier influence le jeu dans bien d’autres domaines, partageant ainsi les responsabilités du Heat. Son travail dans le jeu on/off ball et sa qualité de passe seraient complémentaires avec les deux joueurs qui bougent aussi très bien sur un terrain, sa régularité au scoring ainsi que son expérience en NBA malgré son jeune âge permettrait ainsi d’assurer des succès probants au troupes de Spoelstra.
New Orleans Pelicans
Parmi les équipes évoquées, les Pelicans sont très certainement les mieux placés pour attirer le joueur. Depuis qu’ils ont cédé Anthony Davis aux Lakers, la franchise de la Louisiane dispose du cap nécessaire pour absorber le contrat de l’arrière sans mettre en péril leurs finances et les futures négociations de prolongation de contrat (cf. Brandon Ingram), mais surtout de plusieurs first picks sur les quatre prochaines cuvées de draft, de quoi satisfaire les exigences de DC. Pour tenter d’attirer Beal, les Pels devraient pour cela se séparer dans un premier temps de l’actuel titulaire au poste, Jrue Holiday, ainsi que d’un espoir du genre de Lonzo Ball, Jahlil Okafor, Jaxson Hayes, Nickeil Alexander-Walker ou encore Josh Hart, une contrepartie toutefois raisonnable au regard des jeunes profils restants.
Ce type de recrutement permettrait non seulement à NOLA de capitaliser sur l’objectif de renouer avec les playoffs, mais également de créer un lineup impressionnant et complet en tablant sur la progression du noyau des jeunes qui se sont particulièrement illustrés cette année. En conservant notamment Brandon Ingram et Zion Williamson, deux des joueurs les plus prometteurs à leur poste respectif, les dirigeants de la franchise devraient notamment disposer de suffisamment d’assets à échanger en vue de la FA 2021 qui s’annonce très fournie et qui pourrait se révéler être une mine d’or pour les Pelicans à long terme.
Washington Wizards
Et pourquoi pas choisir l’option de la stabilité finalement ? Rester aux Wizards encore plusieurs années, voilà une idée qui ne semble pas dénuée d’intérêt pour Beal. Le retour de John Wall, malgré les craintes liées à son niveau et le fait qu’il entre dans une période charnière de sa carrière, peut tout à fait coïncider avec un retour au premier plan de la franchise de DC, qui se mettrait alors en chasse pourquoi pas d’un joueur dominant dans son Frontcourt lors des prochaines FA, afin d’apporter notamment de la variété et un certain équilibre dans le jeu.
Même si d’ici là Scott Brooks aura probablement fais voile vers une autre franchise, la possibilité de conserver le backcourt en l’état permettrait au Front Office des Wizards de rattraper le temps perdu en misant sur la fidélité des deux joueurs, une fidélité qui aura évidemment un prix au moment de constituer un roster suffisamment taillé pour jouer le titre. Il faudra alors confier cette équipe à des mains expertes, capables de miracle, tout en laissant les deux joueurs vedettes s’épanouir encore longtemps sous le maillot des Wizards. De l’aveu même du joueur, avoir un jour son maillot retiré par les Wizards aux côtés des Elvin Hayes, Earl Monroe et du regretté Wes Unseld (décédé la semaine dernière) serait une immense fierté.
Le fait de vouloir un jour voir mon maillot retiré à Washington a joué un rôle dans les négociations. Chaque soir, dès que je rentre dans cette salle, j’y vois cinq noms là-haut, cinq joueurs parmi les plus grands de ce sport. Ça doit être très spécial d’être en mesure d’égaler ou de battre des records, et c’est déjà le cas depuis huit ans que je suis ici. Personne ne sait encore combien d’années il me reste à jouer, je ne suis qu’à l’aube de ma carrière.
Pour vous faire patienter avant que
la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions
les plus « clutchs » de la saison. Un layup pour égaliser
dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un
lancer-franc pour la gagne, voici quelques actions offensives qui ont
marqué les premières semaines de cette édition 2019-2020
historique.
Après avoir compté jusqu’à 21 points
d’avance dans le 3e quart-temps, les Bucks ont subi de plein fouet le
retour des hommes d’Erik Spoelstra. Le duo Dragic-Adebayo a même
permis au Heat de mener de 9 points à quelques minutes du terme.
Alors qu’il ne reste que quelques secondes à jouer, sur un tir
manqué de Khris Middleton, le MVP 2019 récupère un rebond offensif
(merci Olynyk) pour marquer au buzzer et accrocher la prolongation.
La suite est moins glorieuse, puisque Antetokounmpo est sorti pour 6
fautes et le Heat remporta le match, la première défaite des Bucks
à la maison.
Jae Crowder (Memphis Grizzlies)
27/10/19 : vs Brooklyn,
victoire 134-133
Un match fou grâce au duel entre les deux meneurs Ja Morant et Kyrie Irving. Si le rookie a réalisé un immense match (cf voir plus bas), son coéquipier Jae Crowder a été le héros de cet heureux dénouement. Après avoir manqué un lancer-franc sur deux, Spencer Dinwiddie et les Nets n’ont su se mettre complètement à l’abri. Le rookie a la balle dans les mains et trouve intelligemment son coéquipier Crowder déjà auteur d’un 3pts clutch quelques actions auparavant.Victoire au buzzer !
Dans la
catégorie : le panier assassin
Kyrie Irving (Brooklyn Nets)
25/10/19 : vs New York, victoire 113-109
🗡 KYRIE WITH THE DAGGER! 🗡
Kyrie Irving hits the CLUTCH THREE to put the Nets in front to win the game!
Menés de 3pts à une minute de la fin du match, les Nets ont pu compter sur leur meneur star pour renverser la rencontre. D’abord sur un jump shot à 2pts pour revenir à un point, Irving prend le contrôle de la rencontre sur un 3pts qui doit forcément rappeler des souvenirs aux fans des Warriors. A 22 » secondes de la fin du match, le meneur replace son équipe sur de bons rails, puis c’est Spencer Dinwiddie qui termine le job en rentrant deux lancers-francs.
DeMar DeRozan (San Antonio Spurs)
26/10/19 : vs Washington, victoire 124-122
Une rencontre équilibrée entre ces
deux équipes. Tout s’est joué en fin de rencontre. Après deux
lancers-francs réussis par le Wizard, les Spurs ont donc confié le
ballon dans les mains de leur arrière. Aldridge est venu poser un
écran et DeRozan a pu transpercer la défense adverse et marquer le
layup de la victoire. Une action plus tard, Beal s’est également
trouver une position de tir près du cercle mais fut contré par
Derrick White.
Dans
la catégorie : Clutch sur la ligne des lancers-francs
Donovan Mitchell (Utah Jazz)
28/10/19 : @ Phoenix, victoire 96-95
Un match étonnamment compliqué pour le Jazz. Mike Conley a eu toute les peines du monde pour avoir un impact positif sur ce match. A 47 » de la sirène, l’arrière des Suns Jevon Carter rentra un 3pts pour ramener les siens à égalité (95-95). La suite est moins maîtrisée avec un ballon perdu par Donovan Mitchell, suivi d’un 3pts manqué par Kelly Oubre. Le dernier ballon se trouva donc dans les mains de l’arrière du Jazz, qui ne perd pas de temps pour foncer vers le cercle obtenant ainsi la faute d’un Devin Booker qui était venu en aide, 1 sur 2 sur la ligne de réparation, victoire Utah.
James Harden (Houston Rockets)
30/10/19 : victoire @ Washington 159-158
Non vous ne rêvez pas il s’agit bien d’un match de saison régulière et non d’un All-Star Game. Il a fallu 159 points aux Rockets pour venir à bout de ces Wizars (with no D). Cette soirée historique s’est jouée dans les dernières secondes avec une faute de PJ Tucker sur une tentative de loin de Bradley Beal, permettant ainsi d’avoir une égalité parfaite à 7 » du buzzer. James Harden a bien évidemment pris les commandes pour finir ce match d’anthologie en abusant de ce pauvre Isaac Bonga qui s’est vu siffler une faute. Le mécontentement affiché des Wizards n’y changera rien et Harden s’assurera de rentrer un lancer-franc pour clôturer cette orgie offensive.
Dans la catégorie : Défense
Ja Morant (Memphis Grizzlies)
27/10/19 : vs Brooklyn, victoire 134-133
https://www.youtube.com/watch?v=Nu5lpt_QDzU
Pour son 3e match chez les pros, le rookie a bluffé toute la ligue en tenant tête à Kyrie Irving. En plus d’avoir scoré 30pts et délivré 9 passes décisives, Morant a eu le culot de contrer le champion 2016 dans les dernières secondes du 4e quart-temps pour jouer les prolongations. Vous connaissez la suite, Jae offrira la victoire aux siens sur la 9e assist d’un rookie pas comme les autres.
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