Étiquette : Jimmy Butler

  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • Comment le Miami Heat a-t-il remporté le Game 1 face aux Bucks ?

    Comment le Miami Heat a-t-il remporté le Game 1 face aux Bucks ?

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    A quelques heures du 2ème match d’une série aussi palpitante que prévue, Milwaukee Bucks et Miami Heat se sont affrontés lors d’un premier match du second tour des Playoffs 2020. Alors que Milwaukee partait favori dans cette confrontation, Miami a su déjoué les pronostiques en s’imposant de 11 points face à la meilleure équipe de la saison régulière. Mais comment ont-ils fait ?


    Du répondant… Beaucoup de répondant

    Jouer contre Milwaukee, c’est constamment choisir son poison. Entre Giannis Antetokounmpo, Khris Middleton, Brook Lopez et les autres shooteurs fous à 3 points, il est impossible de contenir tout le monde.
    Miami a fait son choix en se concentrant exclusivement sur la menace numéro 1 : le défenseur de l’année et candidat légitime au titre de MVP, Giannis Antetokounmpo.

    Il faut dire que Miami peut se vanter d’être une des 4 équipes à avoir maintenu Giannis à moins de 15 points lors d’un match de saison régulière. Sur ces 4 matchs, Giannis a tenté le plus de tirs et joué le plus de minutes face au Heat. Et seul Miami s’est qualifié en playoffs parmi ces 4 adversaires…
    Mais les Playoffs et la saison régulière n’ont rien à voir, on le sait, et on le répète assez souvent.

    En assignant principalement Jae Crowder en mission face à lui, Miami ne s’attendait pas à trouver un « Giannis stopper ». Et cela n’a pas été le cas. Comme à son habitude, il a été compliqué de stopper Giannis en 1 contre 1.


    Tableau représentant quelques statistiques de Giannis Antetokounmpo face au Miami Heat, en fonction de ses principaux face-à-face en défense


    Mais la confrontation ne s’est pas jouée sur les 1 contre 1 de Giannis, bien au contraire. Coach Spoelstra a fait le choix de couper le plus possible l’accès au cercle, laissant les Bucks maître de leur destin sur la ligne à 3 points et doublant (ou triplant) quasiment toutes les tentatives du joueur grec de pénétration. Avec seulement 12 tirs tentés, il enregistre son plus faible total des playoffs et l’un des plus faibles de sa saison.

    Offensive rating 1 de 99, 6 pertes de balle, 4/12 aux lancers-francs, 4 points en 12 minutes sur le dernier quart-temps… Mission accomplie pour Miami, avec un Giannis qui doit déléguer le scoring à d’autres joueurs.

    Le répondant du Heat a été physique, mais aussi mental. Avec un impressionnant 1,39 points par possessions 2 à la suite d’un panier de Milwaukee, Miami n’a laissé aucune chance aux Bucks de creuser l’écart, les deux équipes se répondant souvent coup pour coup sur le terrain. Milwaukee n’a pas su gérer son avance, et n’a pas su prendre avantage de sa forte adresse à 3 points (16/35 sur le match).
    Signe inquiétant pour la meilleure défense sur les points par possessions encaissés après avoir marqué un panier (0,99 sur la saison).

    Pourtant, le 1er QT, malgré sa physionomie très particulière, a été outrageusement dominé par Milwaukee, avec 2 énormes « runs »3 , caractéristique de la locomotive Bucks depuis le début de saison : 15-6 puis 17-8, en un seul QT. Résultat : 40 points inscrits, 29 encaissés. +11, plus gros écart du match côté Bucks.

    Derrière ? Miami remportera les 3 derniers QT et ne laissera pas Milwaukee faire un run plus gros qu’un petit 7-2 juste avant la mi-temps.
    Ajustement tactique, volonté de gagner, peu importe… Le Heat a eu du répondant.

    Jimmy Buckets, patron d’une seconde mi-temps maîtrisée

    L’affaire était compliquée à la mi-temps. 63-60 pour les Bucks, menés par un tandem Middleton-Lopez absolument incroyable, compilant 40 des 63 points à eux deux. Côté Miami, c’est Goran Dragic qui tient la barre, avec 19 unités.

    Miami tient mais Miami n’est pas à l’abri d’un sursaut offensif comme ils avaient pu le vivre lors de la défaite 116-130 dans la bulle face aux mêmes Bucks lors des seeding games 4 .

    Si Goran n’inscrira « que » 8 points durant la seconde mi-temps, un homme sortira du lot et scellera la victoire du Heat : Jimmy Butler.

    Souvent considéré ces dernières saisons comme un joueur clutch 5 , Jimmy a connu une saison compliquée dans ce domaine. Avec des pourcentages aux tirs très douteux dans les moments chauds, il a su renaître lors de ces playoffs, enregistrant des statistiques dignes de sa réputation, quasiment au niveau de ses playoffs avec Philadelphie l’an passé.


    Graphique représentant les probabilités de victoires ajoutées dans les situations clutch de Jimmy Butler, sur les play-offs et en saison régulière depuis 2013


    40 points inscrits. 27 en seconde mi-temps. 15 dans le dernier quart-temps.
    Un record de points en carrière sur un match de playoffs pour lui, et une victoire en tant qu’outsider face à la meilleure équipe de la ligue. « Jimmy Buckets » ne pouvait pas rêver mieux, Miami est toujours invaincu sur cet exercice de playoffs, et lui est en pleine confiance.

    Il est chez lui à Miami, dans cette fameuse culture du Heat à laquelle il s’identifie. Le fit est parfait, l’ambiance est excellente, la dynamique est très bonne.

    3ème joueur de l’histoire de la franchise floridienne à scorer 40 points ou plus dans un match de playoffs (LeBron James & Dwyane Wade), il a été inarrêtable dans cette seconde mi-temps, à tous les niveaux.
    6/8 aux tirs dans le 4ème quart-temps, accompagné de 2 lancers francs mis, et une impression de marcher sur l’eau, offensivement et défensivement.

    Beaucoup de situations d’isolations en fin de match, preuve d’une confiance incroyable, tant Miami est l’une des équipes utilisant le moins l’isolation dans la NBA (pourcentage de 4,6% possessions se finissant par une isolation). C’était le moment « Jimmy B. ». Peut-être le seul de la série, peut-être le premier, mais il a saisi cette occasion, et le Miami Heat s’est imposé.

    Sous les yeux de Pat Riley, présent pour la 1ère fois à un match à Orlando, cette performance n’a pas manqué de faire réagir sur Twitter, notamment avec l’apparation d’un petit message de la part d’un certain ex-coéquipier, sûrement nostalgique…

    Une grosse présence dans la raquette

    C’est l’un des facteurs X de cette série. Miami doit apprendre à gérer la domination défensive à l’intérieur des Bucks.
    En encaissant seulement 38,7 points de moyenne dans la raquette sur la saison régulière, Milwaukee a été incroyablement efficace, poussant ses adversaires à prendre énormément de tirs à 3 points (39,3 tirs à 3 points tentés pour les adversaires des Bucks, soit plus que n’importe quelle autre équipe).

    Le problème, c’est que Miami possède une armada de shooteurs à 3 points, menées par le sniper Duncan Robinson. Il ne serait pas très malin de les laisser tirer 40 fois à 3 points par match.
    Ainsi, Milwaukee s’est directement adapté (31 tirs à 3 points tentés par Miami sur le G1), en contenant notamment parfaitement la menace offensive Duncan Robinson, qui a seulement tenté 4 tirs à 3 points, pour un réussi.

    Cette performance défensive rappelle fortement le match 1 face aux Pacers au 1er tour, où le jeune joueur fit un 2/8 à 3 points dans la victoire contre Indiana, avant de s’adapter et de finir à 10/19 sur les 3 derniers matchs de la série.

    En refusant le plus possible les tirs longue distance, Coach Budenholzer savait quelque chose : l’accès au cercle sera beaucoup plus simple pour Miami.

    Résultat sans appel : alors qu’ils encaissaient 27,6 points par match dans la raquette depuis le début des playoffs, Milwaukee a subi et a encaissé 42 points dans la raquette.

    En plus de cela, Miami a bénéficié d’un excellent Bam Adebayo aux rebonds, avec 17 prises, dont 6 offensives et un ORB% 6 de 19,5. Avec 12,4 rebonds de moyenne sur ces playoffs, Bam s’impose comme une énorme menace dans la raquette. Il a notamment battu le record de rebonds d’un joueur de Miami en playoffs (19) lors du match 4 face à Indiana.

    Complètement dominé aux rebonds niveau statistiques (46 rebonds pour Miami, 34 pour Milwaukee), les Bucks n’ont pris que 14 rebonds en seconde mi-temps, pire total de leur saison ! Miami en a profité, et n’a laissé, sur le match, que 4 petits points sur seconde chance à Milwaukee, malgré les 7 rebonds offensifs des Bucks.

    Milwaukee n’a pas utilisé une stratégie défensive ultra efficace sur ce match, et devra s’adapter rapidement avant le Game 2, sous peine d’être une fois de plus dans une situation inconfortable, car Coach Spoelstra sait et va s’adapter.

    Cette adaptation du collectif floridien peut faire très mal aux Bucks. Nous parlions plus tôt dans cet article du fait qu’il fallait choisir son poison face à Milwaukee. Miami est différent. Ils s’adaptent au jeu adverse pour offrir le poison le plus mortel possible. Entre profondeur du banc et génie au coaching, Milwaukee a du souci à se faire avant la confrontation de ce soir.

    En tout cas, rien n’est fait dans cette série. Le match 1, soldé par une victoire de Miami, a été à la hauteur des espérances et des attentes. La suite de la série ne devrait pas faire exception à la règle et les deux équipes vont nous offrir un excellent spectacle !

    Quelques notes sur la 1ère confrontation…

    • Le meneur de jeu des Bucks Eric Bledsoe n’a pas joué le match 1 à cause d’une tension à l’ischio-jambier droit. Son statut est incertain pour le match 2. Il a été remplacé par George Hill, dont l’impact a été faible durant ce match.
    • Côté Miami, 7 jours ont séparés le Game 1 de leur dernier match contre Indiana, contre 2 pour Milwaukee. Fatigue en fin de match ? Avantage sur l’adaptation tactique ? Possible, le run 20-8 en faveur de Miami dans les dernières minutes du match a fait très mal.
    • Milwaukee a subi le rythme imposé par Miami durant toute la seconde mi-temps, avec une moyenne de 14,9 secondes par possession offensive, contre 12,9 secondes en première mi-temps. Jeu lent = jeu moins efficace pour les Bucks…
    • Miami, qui était l’équipe la plus dominante de la ligue sur les handoffs 7 , connaît des débuts de playoffs plutôt compliqués dans ce domaine, avec une adaptation très concrète des équipes adverses. Même si la fréquence augemente, l’efficacité diminue, passant de 1,07 PPP à 0,98 PPP.
    • Les Bucks, adepte du jeu de transition grâce à Giannis, ont eu très peu d’occasions de dérouler rapidement leur jeu dans ce match. A l’aide d’une défense très resserrée sur le repli défensif et très intelligente (fautes faites très tôt, prises à deux succinctes pour dissuader le porteur), Miami a su très souvent ralentir le jeu de Milwaukee.

    Sources : NBA.com, inpredictable, Basketball Reference, ESPN.

    Lexique :

    1. L’offensive rating (ou ORtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité offensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. Un run : période de jeu où une équipe A domine une équipe B en inscrivant beaucoup de points et en encaissant très peu. C’est un véritable passage clé lors d’un match. Le basket-ball est souvent caractérisé comme étant un sport de runs.
    4. Les seeding games : matchs joués à Disney (Orlando) le mois passé afin de définir les places pour les Playoffs et pour la lotterie NBA. Chaque équipe présente à Disney a joué 8 seeding games.
    5. Joueur clutch : joueur doté d’un sang froid hors-norme, capable de faire basculer une rencontre dans les moments les plus chauds et stressants.
    6. Offensive rebound percentage (ou ORB%) : calcul du nombre de possessions offensives d’un joueur se terminant par un rebond offensif. C’est calculé en fonction des rebonds offensifs de son équipe et ceux de l’équipe adverse. La moyenne NBA se situe entre 0 et 5%.
    7. Handoffs : situation de « main-à-main » où le porteur de balle va offrir le ballon à un coéquipier en étant immobile. Pour cela, le coéquipier va venir vers le porteur et va recevoir le ballon une fois qu’il passera à côté du porteur. Situation très utile pour les shooteurs à 3 points afin de les libérer de leur marquage défensif.
  • Clutch Action #8

    Clutch Action #8

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre huitième numéro des actions offensives qui ont marqué la fin du mois de décembre.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Kyle Lowry (Toronto Raptors)

    23/12/19 : @ Indiana, défaite 115-120 OT

    Alors que les Pacers pensaient avoir fait le plus dur avec un tir dans le corner de TJ Warren pour passer devant de deux points à 40 » du buzzer, les champions en titre ont pu compter sur leur meneur pour ne rien lâcher. Kyle Lowry n’éprouva aucune difficulté à transpercer la défense des Pacers et termina son action avec un layup avec la planche. 107-107, temps mort Indiana. Les tentatives de tirs victorieux d’Holiday puis de Lowry n’ont rien donné, et les Pacers ont dû passer par la prolongation pour venir à bout des hommes de Nick Nurse.

    Devonte’ Graham (Charlotte Hornets)

    27/12/19 : vs Oklahoma City, défaite 102-104 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=Q6ic9X-64aU

    Nouvelle apparition du surprenant meneur des Hornets dans Clutch Action. Lors de la venue du Thunder, les Hornets ont bataillé jusqu’au bout pour la victoire. Après un lancer-franc réussi par Dennis Schröder, Graham s’empressa de remonter le terrain à toute vitesse pour aller inscrire le layup de l’égalisation. Le pivot du Thunder Steven Adams s’en est bien sorti sur cette action et le Thunder remporta le match en prolongation.

    Ben Simmons (Philadelphie Sixers)

    28/12/19 : @ Miami, défaite 116-117

    https://www.youtube.com/watch?v=pKUlA9-C9fk

    Une fin de match dingue entre deux prétendants à l’Est. Un ballon volé de Jimmy Butler dans les mains de Joel Embiid, un tir à 3pts de l’audacieux Tyler Herro. Puis un deuxième ballon perdu par Joel Embiid. L’auteur de l’interception, encore une fois Jimmy Bulter, se retrouva ensuite sur la ligne des lancers-francs. La star du Heat n’a malheureusement rentré qu’un seul de ses tirs et voilà que le pire arriva, Goran Dragic qui commet une faute sur une tentative désespérée de loin de Richardson. L’arrière des Sixers manqua ses trois lancers-francs, mais le dernier est sauvé par Ben Simmons. Panier douloureux à encaisser pour le Heat. Le dénouement de ce duel est évoqué un peu plus bas.

    Glenn Robinson III (Golden State Warriors)

    31/12/19 : @ San Antonio, défaite 113-117 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=_XV55St1-gc

    Les Spurs sont maintenant des habitués de ces chroniques. Pour le soir du nouvel an, les texans ont reçu les médiocres mais imprévisibles Warriors. Une rencontre serrée jusqu’à la fin du 4e quart-temps. Si DeMar DeRozan a tout tenté pour terminer le match en inscrivant les trois derniers paniers de son équipe, c’est bien Glenn Robinson III qui a planté le dernier panier du temps réglementaire sur une passe bien compliquée de Draymond Green. Les Spurs ont repris le contrôle du match pendant la prolongation et ont réussi à remporter ce match serré.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Jamal Murray (Denver Nuggets)

    23/12/19 : @ Phoenix, victoire 113-111

    https://www.youtube.com/watch?v=mauurp7JQdQ

    Alors que Devin Booker venait d’inscrire un panier derrière la ligne des 7m23, Mike Malone demanda un temps mort afin de faire rentrer Nikola Jokic à la place de Mason Plumlee. Le pivot serbe fut donc essentiel pour cette dernière possession en tant que screener pour son meneur Jamal Murray qui a pu jouer le mismatch face à Aron Baynes. Sur un stepback à quelques centimètres de la ligne à 3pts, le canadien s’est attribué le panier de la victoire. A 2 » du buzzer, les locaux ont le droit à une dernière tentative, mais Booker a vu son tir contré par Jerami Grant.

    Goran Dragic (Miami Heat)

    27/12/19 : vs Indiana, victoire 113-112

    https://www.youtube.com/watch?v=yj8Fqe7WR70

    Les fans du Heat au sein de l’AAA ont expérimenté l’ascenseur émotionnel lors de cette action décisive à quelques secondes du buzzer. Alors que les visiteurs étaient repassés devant d’un point grâce à Jeremy Lamb, Miami a dû s’y reprendre à trois fois avant de trouver la mire. Grâce à l’activité sous le cercle, et la lucidité du meneur slovène, Miami a connu ce soir là, un heureux dénouement avec une victoire face à un concurrent direct à l’Est.

    Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

    29/12/19 : @ Toronto, victoire 98-97

    https://www.youtube.com/watch?v=Q3aedYmx5uE

    Un match disputé de bout en bout. Les champions en titre ont été surpris par cette équipe tenace coachée par Billy Donovan. Suite à deux lancers-francs réussis par Fred VanVleet, le Thunder s’est retrouvé avec le ballon dans les mains du sophomore SGA. Le jeune joueur n’a pas l’air inquiet et le roster lui fait confiance comme l’atteste le placement de CP3 dans le corner. Si ce dernier a hérité du ballon pendant quelques secondes, c’est bien le jeune meneur qui a perforé la défense des Raptors pour inscrire un game winner rempli d’assurance.


    Dans la catégorie : Finir sur la ligne des lancers-francs

    Jimmy Butler (Miami Heat)

    28/12/19 : vs Philadelphie, victoire 117-116

    Voici l’homme qui fut omniprésent lors des situations chaudes de ce match. Deux ballons volés en fin de 4e quart-temps, un lancer-franc crucial manqué, et voici donc le moment de vérité avec cette dernière possession avec le ballon dans ses mains. Le un contre un est amorcé contre Ben Simmons, mais le joueur du Heat a été assez malin pour obtenir le switch avec Al Horford. Butler obtient une faute peu évidente sur son tir à mi-distance. Encore une fois, un seul lancer-franc est rentré (le 2e), mais le scénario du 4e quart-temps ne s’est pas répété, Miami sort vainqueur de ce duel divertissant.

  • Clutch Action #7

    Clutch Action #7

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre septième numéro quelques actions offensives qui ont marqué le mois de décembre.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Kelly Oubre Jr (Phoenix Suns)

    14/12/19 : vs Spurs, défaite 119-121 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=D04DBQdO_vE

    Les Suns et les Spurs se sont affrontés à Mexico en décembre dernier. Ces deux équipes ont notamment pu prolonger le plaisir des supporters mexicains avec une prolongation obtenue via un tir dans le corner du jeune Oubre en partie grâce au génial meneur Ricky Rubio. L’ailier des Suns a pu se débarrasser de LaMarcus Aldridge pour ensuite allumer dans le corner sur catch and shoot. La belle histoire aurait pu se confirmer lors de la prolongation, mais nous vous invitons plus bas pour connaître le dénouement.

    Jimmy Butler (Miami Heat)

    14/12/19 : @ Dallas, victoire 122-118

    Alors que Dallas a du composer avec la sortie prématurée de leur joyau Luka Doncic (blessure), Miami a tout de même trouvé le moyen de s’écrouler en deuxième mi-temps permettant ainsi aux texans de revenir dans le match. Menés de 4 points à 1′ de la fin de la rencontre, les hommes d’Erik Spoelstra se sont repris après un temps mort avec un layup de Bam Adebayo, puis grâce à une superbe défense de Jimmy Butler sur Jalen Brunson provoquant ainsi une faute. Le joueur du Heat se chargea de rentrer ses deux lancers-francs pour revenir à 112-112. Bien que Butler manqua son tir au buzzer, Miami a pu venir à bout de cette coriace équipe de Dallas en prolongation.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Patty Mills (San Antonio Spurs)

    14/12/19 : vs Suns, victoire 121-119 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=NHHoCjul62k

    Nous revoilà donc à Mexico avec ce duel entre les Spurs et les Suns. Si les hommes de Monty Williams ont réussi à obtenir la prolongation dans les derniers instants du 4e quart-temps, les Spurs ont su clôturer la rencontre avec dans un premier temps, un and one de DeRozan pour égaliser (lancer-franc manqué), puis ce panier ce Patty Mills à 0.3 » du buzzer. L’Australien a profité du superbe écran posé par Aldridge pour définitivement enterrer les Suns.

    Wendell Carter Jr (Chicago Bulls)

    18/12/19 : @ Washington, victoire 110-109 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=VMT4NTddsgs

    Sauvés in extremis à la fin du temps réglementaire avec deux lancers-francs inscrits par LaVine, les Bulls ont pu compter, lors de la prolongation, sur leur intérieur sophomore Wendell Carter Jr pour finir le match. D’abord en rentrant deux lancers-francs, puis en étant bien placé dans la raquette pour recevoir le caviar de LaVine pour le dunk de la victoire. La défense de Washington dans toute sa splendeur.


    Dans la catégorie : And One !

    Zach LaVine (Chicago Bulls)

    14/12/19 : vs LA Clippers, victoire 109-106

    Les fans des Bulls ont quand même connu quelques moments délicieux au cours de leur saison 2019-2020. Pour la venue des Clippers, les hommes de Jim Boylen n’ont rien lâché et ont su revenir à hauteur des Clippers à 48 » du buzzer via un tir des 7m23 de Denzel Valentine. Paul George manqua deux tirs de suite, temps mort pris par les Bulls qui se retrouvèrent avec une possession cruciale à jouer à 11 » de la fin. Le ballon s’est naturellement trouvé dans les mains de Zach LaVine. Ce dernier profita du manque d’agressivité de Paul George et fonça vers le cercle pour marquer un layup malgré le contact avec Montrezl Harrell. And one et victoire des Bulls !

    Damian Lillard (Portland Trail Blazers)

    17/12/19 : @ Phoenix, victoire 111-110

    https://www.youtube.com/watch?v=z8iRbntiVCU

    Le début de saison est difficile pour les finalistes 2019 de la conférence Ouest, mais ils peuvent toujours compter sur Lillard lors du money time. Malgré l’absence de Devin Booker, les Suns sont passés devant au score à 32 » du buzzer grâce au and one de Kelly Oubre derrière la ligne des 7m23. Temps mort Blazers. La balle est inévitablement placée dans les mains de Lillard. Le meneur All-NBA défia sans problème Ricky Rubio. Une fois près du cercle, Lillard imagina un layup acrobatique dont il a le secret contre un Aron Baynes pénalisé par les arbitres. And one et le gain du match pour Portland. Dame Time !

  • Clutch Action #6

    Clutch Action #6

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre sixième numéro des actions offensives qui ont marqué le mois de décembre.

    Dans la catégorie : Au buzzer

    Nemanja Bjelica (Sacramento Kings)

    09/12/19 : @ Houston, victoire 119-118

    Les supporters présents dans le Toyota Center ont pu assister à une fin de match de folie ! Avec quatre paniers et 11 points inscris dans la dernière minute, le suspens fut total. Russell Westbrook pensait avoir fait le plus dur avec son layup à 1 » du buzzer, mais il reste encore un temps mort pour les Kings, et Luke Walton fait donc rentrer Bjelica à la place de Holmes pour la dernière action. Les Rockets se sont principalement focalisés sur les gâchettes que sont Hield et Bogdanovic, et la menace était ailleurs. Le serbe de 2m08 allume de loin, au buzzer ! L’une des actions de la saison.


    Dans la catégorie : Presqu’au Buzzer

    Derrick Rose (Detroit Pistons)

    09/12/19 : @ New Orleans, victoire 105-103

    https://www.youtube.com/watch?v=hnEokFsHi0U

    Une performance clutch cinq étoiles de la part du MVP 2011, en inscrivant les trois derniers paniers de son équipe dans les derniers instants de la rencontre. Après un violation des 24 » des Pelicans, Detroit demanda un temps mort pour préparer ce qui semblait être la dernière action. Jrue Holiday est en défense sur Rose. Aucun problème pour ce dernier qui a su se débarrasser de ce défenseur sur un turnaround jumper. Le panier puis le buzzer ! Derrick Rose est toujours autant expressif lors de ce genre d’exploit. Malheureusement, les arbitres ont estimé qu’il restait encore 3 dixième de seconde au chronomètre.


    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Jimmy Butler (Miami Heat)

    10/12/19 : vs Atlanta, victoire 135-121 OT

    Alors que Trae Young pensait repartir de Miami avec une victoire, le Heat remonta 6 points de déficit lors de la dernière minute du 4e quart-temps. Les hommes d’Erik Spoelstra ne s’avouent jamais vaincu. Sur un drive bien senti, Jimmy Butler envoya le ballon vers un Duncan Robinson complètement ouvert, puis c’est le N°22 lui-même qui se chargea d’inscrire le tir à 3pts égalisateur. Lors de la prolongation, le Heat ne fit qu’une bouchée des Hawks avec 18 points pour les locaux contre seulement 4 pour les visiteurs. Une leçon à retenir pour le jeune Young.

    D’Angelo Russell (Golden State Warriors)

    11/12/19 : vs New York, défaite 122-124 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=fSUpIuk4Ftw

    Le meneur a quand même vécu quelques moments avec son éphémère équipe. Les Knicks avaient pourtant la possibilité de se mettre à l’abri à 7 » de la fin mais le rookie RJ Barrett manqua un lancer-franc sur deux. Puis sur la remise en jeu, Elfrid Payton n’a pas cherché à coller Russell, laissant ainsi son pauvre coéquipier Mitchell Robinson à la merci du sniper californien. Elfrid Payton, qui, loupa de peu le tir victorieux après cette action. Les Knicks ont pu se rattraper au cours des cinq minutes supplémentaires et repartir avec la victoire.

    Kevin Love (Cleveland Cavaliers)

    12/12/19 : @ San Antonio, victoire 117-109 OT

    Alors que les Spurs menaient depuis la 6e minute de ce dernier quart-temps, les Cavaliers ont trouvé les ressources nécessaires pour rester en course pour la victoire. Mené de 5 points à 20 » du buzzer, Collin Sexton s’empressa d’aller marquer un layup, puis de faire la faute sur DeMar DeRozan. L’arrière des Spurs manqua ses deux lancers-francs, temps mort Cavs. La remise en jeu des Cavs est chaotique, mais le ballon atterri finalement dans les mains de Kevin Love, en bon vétéran, ce dernier feinte, puis marque ce tir lointain permettant aux siens d’égaliser. DeRozan manqua ensuite sa tentative pour le gain de la rencontre, puis les visiteurs ont pris le contrôle de la prolongation.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Bogdan Bogdanovic (Sacramento Kings)

    11/12/19 : vs Oklahoma City, victoire 94-93

    https://www.youtube.com/watch?v=pOwmYMy45Lo

    Un match équilibré entre deux équipes aux bilans identiques à la fin de la rencontre (11v-13d). Alors qu’il ne restait que 31 » et que le Thunder menait de deux points suite à deux lancers-francs réussis par Shai Gilgeous-Alexander, les Kings demandèrent un temps mort. Cette fois, pas de Bjelica sur le terrain, mais un Buddy Hield qui n’a pas pu se défaire de la défense collante de CP3. Il se décida enfin de donner la balle à son coéquipier serbe qui après une feinte bien sentie, scora sur un tir à 3pts. En face, CP3 ne pu rendre l’appareil et les Kings ont pu sortir vainqueur une nouvelle fois d’un match étriqué.