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  • Ça s’est passé un 7 Mai : L’incroyable upset des Nuggets face aux Supersonics

    Ça s’est passé un 7 Mai : L’incroyable upset des Nuggets face aux Supersonics

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue d’hier à aujourd’hui.

    C’est l’une des images les plus emblématiques de l’histoire de la ligue, celle d’un Dikembe Mutombo allongé sur le sol en pleurs, étreignant la balle orange de bonheur et de fatigue à la fois, après une qualification miraculeuse au 1er tour des Playoffs 1994. C’est également l’histoire d’une franchise, celle des Denver Nuggets qui vont réaliser l’impensable en remontant un déficit de deux victoires face au meilleur bilan de la ligue, celui des Seattle Supersonics, avant de devenir la première équipe de l’histoire, ayant terminé huitième à l’Ouest, à éliminer une équipe n°1 d’une Conférence au bout d’un cinquième match décisif épique.


    L’éclaircie à Denver

    Entamée en 1992, la reconstruction des Nuggets se fait progressivement sous la houlette de leur nouvel entraîneur Dan Issel, ancien joueur de la franchise pendant près d’une décennie. Ambitieuse, Mile High City compte bien repartir à la conquête de l’ouest autour d’un effectif rajeuni, et avec l’espoir de redorer un blason depuis trop longtemps marqué par l’absence de phase finale. Leur dernière participation remonte en effet à la saison 1989-90, époque bénie de la franchise du Colorado et de son duo légendaire de l’époque : Fat Lever et Alex English.

    Autour de l’expérimenté Reggie Williams, Denver va se constituer un roster prometteur avec en tête le congolais Dikembe Mutombo (drafté en 1991 à l’âge de 25 ans tout de même), l’ailier fort LaPhonso Ellis et le natif du Mississippi, Mahmoud Abdul-Rauf, à la mène. Après une saison 1992-93 encourageante (36-46), Bernie Bickerstaff (GM) et Issel entrevoit enfin le bout du tunnel et compte bien passer un cap lors de la saison 1993-94.

    Nouvelle identité visuelle, nouveaux objectifs, Denver entame timidement la saison. Dans une Division Midwest relativement relevée avec les Rockets de Olajuwon, titrés cette année-là, les Spurs de David Robinson et le Jazz de John Stockton et Karl Malone, la plus jeune équipe de la ligue avance sur un fil durant toute la saison régulière, alternant les séries de défaites et de victoires, leur permettant toutefois d’arracher bien heureusement une 8ème place à l’Ouest, mais assez loin des équipes de têtes.

    Faute de mieux et sans avoir réellement brillé, la saison régulière de Denver fut convaincante. Le bilan de 42 victoires et 40 défaites est encore en nette progression grâce à des cadres en réussite à l’image de son cinq majeur Abdul-Rauf, Stith, Williams, Ellis et Mutombo, l’équipe s’est surtout taillée une réputation en défense (5ème Defensive Rating et 1ère équipe à réaliser le plus de contre par rencontre), la faute à une raquette riche en grands gabarits au profil défensif à l’image du congolais, meilleur contreur de la ligue avec 4.1 parpaings par match.

    Une saison supersonique pour Seattle

    Les années 90 à Seattle riment souvent avec l’âge d’or de la franchise et Gary Payton et Shawn Kemp incarnent merveilleusement bien la mythique équipe de basket des SuperSonics. Draftés respectivement en 1990 et 1989, les deux All-star vont rapidement devenir les figures de proue de l’effectif de George Karl, en participant de manière quasi interrompue aux playoffs avec plus de 65% en saison régulière en moyenne durant près d’une décennie. Jamais titrés cette génération terrible aura néanmoins marqué son époque.

    Défaits en finale de conférence par les Phoenix Suns en 1993 (4-3), Seattle fait clairement partie des favoris pour le titre pour la saison 1993-94. Autour des deux terreurs du parquet, la franchise s’est progressivement constituée une équipe taillée pour le titre. L’arrivée de l’ailier allemand Detlef Schrempf en provenance des Pacers d’Indiana, doit désormais faire passer un cap à la franchise sur les prochaines saisons. Le cinq majeur de l’époque est alors complété par l’arrière Kendall Gill (25 ans) et le pivot Michael Cage (32 ans), sans oublier les underdogs du banc tels Nate McMillan (meilleur intercepteur de la saison régulière), Sam Perkins, Vincent Askew et Ricky Pierce.

    La franchise réalisera cette année-là le meilleure bilan de la ligue (63-19) et de son histoire au passage. Avec une quasi-invincibilité à domicile et plusieurs séries de victoires, comme les dix succès de rang du début de saison, ou encore la série en cours de douze victoires consécutives à domicile. La franchise green and gold impressionne surtout par son jeu rapide fait de contre-attaques et d’une défense étouffante, les hommes de George Karl réalisant près de 13 interceptions par match, avec une ligne défensive arrière qui donnent encore des cauchemars à ses adversaires.

    Qualifiés respectivement en tant que n°1 et n°8 à l’Ouest, l’affiche du premier tour des Playoffs 1994 semble déséquilibrée de prime abord, et pour cause : à ce stade de l’histoire de la NBA, aucune huitième tête de série n’avait encore battu une tête de série numéro un dans un premier tour au meilleur des cinq matchs. Peu de gens donnaient les jeunes Nuggets victorieux sur cette série pas même leur entraîneur Dan Issel qui déclarait :

    Il s’agissait avant tout d’acquérir de l’expérience lors des séries éliminatoires après plusieurs années d’absence et avec un effectif très jeune et encore inexpérimenté.

    Dan Issel, entraîneur des Denver Nuggets

    Deux premiers matchs à sens unique

    Pour le premier match de la série, dans un Coliseum chauffé à blanc par un public qui sait recevoir ses adversaires, la rencontre sera à sens unique, les Sonics écrasant les Nuggets dès les premières minutes avec une grande facilité et surtout une bien meilleure adresse. Malgré les efforts de Mutombo en défense (12 pts, 9rbs et 4blk), soutenus par les remplaçants Rodney Rogers, Bison Dele et Robert Pack, Denver va lourdement s’incliner 106 à 82, encaissant notamment un cinglant 62-37 en première mi-temps. le trio des Sonics Kemp, Schrempf, Payton va faire un carnage dans la défense des Nuggets, inscrivant 57 points, 16 rebonds, 16 passes et 6 interceptions, les remplaçants s’occupant de terminer le travail en seconde mi-temps.

    source : Getty Images

    Après la claque du premier match, Denver se remet sur le bon rail lors du Game 2 mais doit une nouvelle fois subir la loi de leurs hôtes qui enchaînent une 39 victoires de la saison à domicile 97 à 87, la 14ème consécutive. Une fois n’est pas coutume, Dikembe réalisa un match défensif monstrueux (14pts, 8rbd, 5ast, 5blk), bien suivi cette fois par Ellis (18pts) et Rogers (17pts), mais avec un Abdul-Rauf aux aboies face à « The Glove » et une panne d’adresse générale inquiétante en attaque. C’est également Shawn Kemp qui se montra très précieux des deux côtés du terrain lors de cette rencontre alors que le banc de Seattle a commis beaucoup d’impairs au tir.

    Le Miracle de Mile High City

    Menés deux manches à zéro, l’exploit que doit réaliser Denver paraît presque insurmontable tellement Seattle paraît un ton au dessus dans tous les secteurs du jeu. Porté par ses supporters et au rythme des « Let’s Get Ready to Mutombo« , les Nuggets vont néanmoins réaliser une véritable masterclass à domicile en s’adjugeant le Game 3, 110 à 93, après un début de match en fanfare, une adresse impeccable (60.3%) et un duo Williams-Mutombo terrifiant des deux côtés du terrain. L’ailier va réaliser sa meilleure prestation sous le maillot de Denver, avec 31 points à 11 sur 16 aux tirs dont 3 sur 6 derrière l’arc, 8 passes, 6 rebonds, 2 interceptions et 2 contres. De son côté « Deke » va une fois encore faire montre de ses incroyables prédispositions défensives, compilant six blocks ainsi que 19 points, 13 rebonds et 3 passes en éteignant son vis-à-vis Shawn Kemp (10pts), tandis que Payton terminera la rencontre avec seulement 7 points et 5 passes.

    Quelques minutes avant le début de la rencontre, Dan Issel, le coach des Nuggets, invita dans son vestiaire le quaterback vedette des Denver Broncos, John Elway, vainqueurs du Superbowl en 1997 et 1998, venu encourager son équipe en leur donnant deux trois conseils primordiaux pour rester concentré et ne pas céder à la pression d’un match déjà décisif dans cette série.

    La victoire de Denver n’était pas simplement un trompe l’oeil visant à éviter l’élimination et le sweep au 1er tour, ce succès fit basculer la dynamique d’un camp à un autre. L’excès de confiance des Sonics se reflétait dans l’approche qu’ils avaient du troisième match dans le Colorado.

    À l’époque, nous avions entendu dire que l’équipe de Seattle n’avait réservé un hôtel que pour une nuit avant le troisième match et qu’ils n’avaient vraiment pas prévu de rester 24h de plus dans le coin. Ça nous a foutu en rogne.

    Reggie Williams sur The Athletic

    Le quatrième match fut une lutte acharnée et emmena les deux équipes en prolongation, mais ce sont bien les Nuggets qui l’emportèrent ce soir là, 94 à 85, au terme d’une rencontre où les défenses ont pris le dessus sur les attaques. Mutombo aura une fois encore été monstrueux sous les panneaux, le pivot inscrira presque autant de points (10) que de contres (8), récupérant au passage 16 rebonds dont 5 offensifs ! Plutôt discret depuis le début de la série, LaPhonso Ellis termina meilleur marqueur du match (27pts) et meilleur rebondeur avec 17 prises, dont 6 offensifs, tandis que Abdul-Rauf pataugeait encore dans son duel avec Gary Payton qui prendra le dessus (20pts, 6rbd, 4ast). Malgré les 20 points de Schrempf et le nouveau double-double de Kemp (16pts, 13rbs), c’est surtout la maladresse des role players rentrés en cours de jeu, qui couta la victoire aux Sonics.

    Après les deux défaites lors des Game 1 et 2 à Seattle, le sweep guettait sérieusement les hommes de Dan Issel, mais ce dernier a su tiré le meilleur parti de la situation et de son groupe lors des matchs retours à domicile évitant ainsi l’humiliation. Malgré leur 39 victoires de la saison à domicile, la confiance a bel et bien changé de camps et les Sonics savent pertinemment que ce match 5 décisif n’aura pas la même saveur en comparaison des deux premiers. Même la presse locale de Seattle n’aura pas réussi à ébranler cette douce et insouciante motivation chez les Nuggets, à commencer par celle du pivot Dikembe Mutombo :

    En playoffs le respect ça se gagne. Je ne veux pas être grossier, mais ce sont des phases finales ! Aucune équipe n’est la bienvenue à l’extérieur. Si vous devez obtenir quelque chose, il vous faut simplement le prendre par la force et faire comme chez vous.

    Dikembe Mutombo

    L’exploit au bout de l’effort

    source : AP Photo/Gary Stewart

    Pour ce cinquième match, les Nuggets vont réussir à baisser le rythme en attaque, pourtant le point fort des SuperSonics, en limitant leur jeu en transition, obligeant les hommes de George Karl à jouer et défendre plus bas et en bataillant non sans difficulté au rebond avec les big men de Denver. La mission pour Dikembe, Bison Dele et Williams était de contenir le « Reign Man » Shawn Kemp qui aura toutes les peines du monde à sortir un grand match, inscrivant seulement six points en seconde mi-temps (19 points au total à 6/13). Sur le backcourt c’est surtout Gary Payton qui concentre l’attention des défenseurs, blessé au pied, il se montrera très maladroit en début de match et sa gouaille si caractéristique n’impressionnera guère ses adversaires.

    Denver parviendra même à remonter un retard de onze points au retour des vestiaires, et ce malgré une adresse encore en berne (42% FG). À l’image de Abdul-Rauf, à qui Issel avait donné sa chance en début de match, espérant que ce dernier puisse enfin régler la mire avec son tir (30.8% sur la série), le meneur va pourtant terminer la rencontre avec seulement 8 points (3/10), obligeant son entraîneur a très vite donné une chance à son remplaçant Robert Pack en début de 3ème QT. Dans un bon soir, il terminera meilleur marqueur du match (23pts à 8/15 au tirs et 3/5 derrière l’arc), inscrivant 19 points en l’espace de vingt minutes. LaPhonso Ellis verra quant à lui le quatrième quart-temps depuis le banc avant de se réveiller en claquant deux baseline jumpers à moins d’1mn 30 de la fin.

    Les Nuggets ont même bien failli remporté le match plus tôt que prévu, d’abord après le jump shot de Ellis (88-86), mais Kendall Gill égalisera à moins d’une seconde de la fin du temps réglementaire, envoyant les deux équipes pour la seconde fois en prolongation après le Game 4. Après un nouveau temps mort, Reggie Williams a bien eu la balle de match dans les mains, en réceptionnant une passe de Mutombo près du panier adverse, mais l’ailier manquera de peu d’inscrire le panier du KO au buzzer sur un hook-shot audacieux.

    Denver va néanmoins courir après le score en prolongation en commettant notamment quatre violations des 24 secondes, jusqu’à un layup salvateur (avec la faute en prime) de LaPhonso Ellis, donnant l’avantage à son équipe (96-94). Pack mena d’une main de maître le jeu des Nuggets durant la prolongation, inscrivant notamment deux lancers cruciaux pour donner quatre points d’avance à son équipe à 18 secondes de la fin du match, scellant ainsi la victoire de Denver 98 à 94.

    C’est certainement le plus grand match de ma carrière, car personne ne nous donnait vainqueur de cette série. Je voulais juste jouer dur et montrer que j’avais ma place dans cette ligue.

    Robert Pack, meneur des Denver Nuggets

    Sorti en première mi-temps pour des fautes à répétition, Mutombo termina la rencontre avec 8 points et 15 rebonds mais surtout 8 contres. Le pivot congolais se montrera décisif sur presque chacune des actions adverses, contrant même les deux dernières tentatives de tirs de Schrempf et de Kemp à moins d’une minute de la fin. Tombé au sol après avoir capté un dernier rebond défensif, le joueur laissera éclater sa joie, une joie intense mêlée à des larmes, tandis que ses coéquipiers se jetèrent sur lui pour fêter cette qualification historique.

    Je n’arrive pas à y croire. Nous ne nous attendions vraiment pas à gagner cette série. Nous voulions juste faire bonne impression et nous voilà désormais dans l’histoire. J’ai rêvé de ce match et de son dénouement en prolongation. Je n’en étais pas vraiment sûr au coup de sifflet, mais arrivés en prolongation, j’ai tout de suite su que ce rêve allais se réaliser et que nous allions gagner ce match.

    Dikembe Mutombo

    Je ne peux pas croire que ça soit déjà fini. Je suis resté assis là, à essayer de comprendre ce qui venait de se passer. Je vais me lever demain en me disant désormais que je n’ai plus rien à faire de l’été, alors qu’on est qu’en mai.

    Nate McMillan à l’issue de la rencontre

    Parmi les autres héros de cette soirée, le remplaçant Bison Dele (16pts) aura apporté également une grosse contribution au succès des Nuggets en faisant un sacré chantier dans la raquette des Sonics avec 19 rebonds dont 6 offensifs, tout comme Reggie Williams (11pts, 11rbs, 5ast).


    Il s’agit de l’un des plus gros retournement de situation dans l’histoire de la NBA. Revenus dans la série après avoir été mené deux manches à rien, Denver est devenu la cinquième équipe seulement de l’histoire à remonter un tel déficit au 1er tour des playoffs dans le format de l’époque. Mieux encore, les Nuggets sont devenus la première tête de série n° 8 à éliminer une tête de série n° 1 depuis l’instauration en 1984 du premier tour au meilleur des cinq matchs, une élimination qui prend encore plus de relief quand on sait que Seattle avait le meilleur bilan de la ligue et était clairement annoncé comme favoris pour le titre.

    Dikembe Mutombo termina cette série avec 12.6 points, 12.2 rebonds, 2.4 passes mais surtout 6.2 contres en moyenne par match, soit un total de 31 contres distribués face aux SuperSonics, un record en la matière qui tient toujours. Au second tour, les coéquipiers du congolais vont également être tout proche de réaliser un nouvel exploit quasi similaire, en comblant un retard de trois victoires face au Jazz d’Utah, mais s’inclineront finalement au match 7.

  • Bilans de la saison  – Northwest Division

    Bilans de la saison – Northwest Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Pour cette quatrième review de la saison, nous quittons la Conférence Est, direction les grands territoires américains de la Division Nord-Ouest. Emmenés par les Denver Nuggets, les contenders sont nombreux à se bousculer pour une place en playoffs, entre le redoutable Jazz d’Utah et la surprenante équipe du Thunder cette saison, difficile pour les Blazers, décimés par les blessures, de se faire une place, même s’ils ne lâcheront rien contrairement aux jeunes loups de Minnesota qui semblent avoir déjà réservé leur billet pour la prochaine lottery en août.


    Denver Nuggets (43-22) – 3ème

    PPG (110.4) – 20ème / Opp PPG (107.4) – 20ème
    Offensive Rating (112.5) – 9ème / Defensive Rating (109.5) – 13ème

    Cinq majeur :
    J. Murray (PG) – G. Harris (SG) – W. Barton (SF) – J. Grant (PF) – N. Jokić (C)

    Denver devait s’assurer de trouver de la continuité cette saison, à la fois dans les résultats par rapport à son exercice 2018-2019 très réussi, mais aussi avec un groupe pétri de talent. Les Nuggets occupent désormais l’un des premiers rôles au sein de la Conférence Ouest, et doivent chercher les quelques pièces manquantes à leur roster, ainsi que les ajustements adéquats dans le jeu et dans la rotation pour passer un cap supplémentaire. Que les supporters de la franchise du Colorado se réjouisse, les Nuggets sont redevenus désormais de redoutables adversaires à l’Ouest. La prolongation de Mike Malone a été notamment un excellent message lancé aux supporters et à la concurrence qui devraient avoir du fil à retordre.

    Pour ce qui est de la cohésion et de la continuité, la stratégie a été respectée. Avec un pourcentage de victoire légèrement supérieur à l’an passé, Denver semble avancer sur les mêmes bases que la saison régulière dernière, ce qui semble satisfaire l’ensemble du staff et du Front Office. Logique au vue de la densité des contenders en post-season. Avec un effectif inchangé qui doit miser sur un groupe assez jeune, certains prospects ont montré des signes encourageants dans leur développement et leur impact dans le jeu. Michael Porter Jr., grand espoir endormi depuis près d’un an a ainsi pu donner un bref aperçu de son talent, un talent qui demande encore à se polir toutefois. La recrue estival Jerami Grant occupe désormais un rôle majeur dans le roster au côté de Nikola Jokić, en remplaçant peu à peu le vétéran Paul Millsap qui arrive en fin de contrat.

    Même si sa position au classement semble sécurisée, Denver a néanmoins connu un passage à vide en décembre à l’image de son pivot serbe, revenu du mondial chinois en petite forme et avec une baisse de motivation qui n’a toutefois pas duré trop longtemps. Si la franchise du Colorado doit encore progresser sur quelques détails, le sérieux et la régularité dans les résultats ont fait parfois cruellement défaut aux Nuggets, capables de remporter des matchs cruciaux face aux Lakers, Clippers et Celtics puis de perdre quelques jours plus tard contre les Hawks, Warriors ou encore les Cavaliers, leur coutant peut-être une deuxième, voire première place en tête de la Conférence. Certains joueurs ont également un peu déçu les observateurs, à commencer par Jamal Murray (prolongé cet été) et Gary Harris qui ont montré des signes de stagnation dans leur rendement offensif malgré des responsabilités plus importantes pour l’un et un temps jeu plus conséquent pour l’autre.

    Les Nuggets restent néanmoins encore jeunes et en pleine courbe de croissance. Leur niveau d’entente et les résultats qui en découlent sont déjà un indicateur formidable de progression en si peu de temps et nul doute que leur potentiel est encore loin d’avoir montré ses limites. Denver fait sans aucune doute office de favori à l’Ouest et pourrait décemment envisager un titre d’ici un ou deux ans si la courbe de progression actuelle se maintient.

    La saison de Denver en quelques chiffres :
    . 19ème équipe à réaliser le plus de rebonds par match (44.3)
    . 4ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (26.5)
    . 26ème équipe à réaliser le plus de tentatives de tirs à trois points par match (30.4)
    . 2ème équipe à concéder le plus de rebonds défensifs par match (32.8)
    . Meilleur marqueur : Nikola Jokić (20.2 points par match à 52.8% FG)
    . Meilleur passeur : Nikola Jokić (6.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Nikola Jokić (10.2 rebonds par match)

    Utah Jazz (41-23) – 4ème

    PPG (110) – 17ème / Opp PPG (107.9) – 9ème
    Offensive Rating (112.6) – 8ème / Defensive Rating (109.4) – 11ème

    Cinq majeur :
    M. Conley (PG) – D. Mitchell (SG) – B. Bogdanović (SF) – R. O’Neale (PF) – R. Gobert (C)

    Après une nouvelle saison très prometteuse ponctuée malheureusement par une rapide mais incontestable élimination au 1er tour face aux Rockets (1-4), le Jazz a désormais de quoi se projeter vers l’avenir autour de son nouveau duo de choc Gobzilla-Spida. Les arrivées cet été de plusieurs éléments dans la rotation (Emmanuel Mudiay, Ed Davis et Jeff Green) ainsi qu’un joueur du calibre de Bogdan Bogdanović, capable de prendre les tirs ouverts avec une adresse redoutable, le Jazz souhaite passer à la vitesse supérieure et s’installer durablement au sein du Big 5 à l’Ouest. Cerise sur le gâteau, la signature du vétéran All-Star Mike Conley qui complète un roster cinq étoiles avec son expérience et son style défensif caractéristique.

    Le bilan du Jazz après plus de soixante rencontres est très convaincant. Avec un spot en playoffs bien au chaud, les hommes de Quin Snyder sont toujours au coude à coude avec les Rockets, ou encore le Thunder depuis peu, mais semblent déterminer à conserver l’avantage du terrain. L’intégration de Bogda fut une belle réussite, l’ailier se payant plusieurs coups de chaud avec son adresse pour le plus grand plaisir des dirigeants qui ont flairé la bonne affaire. L’arrivée ingénieuse du joker de luxe Jordan Clarkson en cours de saison est venue renforcer une rotation offensive limitée, qui se résumait surtout au seul Joe Ingles. Le Jazz peut surtout se féliciter des sélections des néo All-Stars Donovan Mitchell et Rudy Gobert pour le All-Star Game de Chicago en février. Le DPOY est au sommet de sa forme, il règne en maître sur sa raquette et celles de ses adversaires, traduisant un peu plus la domination défensive du Jazz mais aussi des progrès en attaque de l’équipe. Le scoring est mieux réparti et dépend de moins en moins de son bouillant arrière. Et ça paie : dix victoires consécutives après Noël et jusqu’à la mi-janvier.

    la saison de Utah ressemble à une partition sans fausse note ou presque. Encore dépendant des performances de Donovan Mitchell, la franchise de Salt Lake City fait aussi preuve d’inconstance, alternant les longues séries de victoires et les séries de défaites. L’intégration ratée de Conley est également un point négatif majeur dans la saison des jazzmen, le meneur est coincé cette saison entre les soucis de santé et le manque de repères et d’automatismes avec plusieurs de ses partenaires, à commencer par Rudy Gobert, principal victime collatérale de l’arrivée de nouveau scoreur, puisque son nombre de tentatives à baisser par rapport à la saison dernière. Il se retrouve souvent écarté des choix de jeu de Conley à la mène mais aussi des systèmes de jeu de Snyder, plusieurs fois pointé du doigt pour son coaching très stéréotypé et qui a perdu de sa créativité et de sa dangerosité. Par ailleurs, le banc est loin d’être aussi performant des deux côtés du terrain comme on aurait pu le prévoir, au désespoir du staff et du pivot français.

    Un cap a peut-être été franchi par la franchise depuis l’an dernier, mais il reste assez léger en comparaison des attentes autour du recrutement et des ambitions de jeu annoncées plus tôt dans la saison. La véritable confirmation se fait désormais attendre pour les phases finales et maintenant que certains cadres de l’équipe arrive à maturité, qu’une certaine constance dans les résultats s’installe, viser une 4ème place apparait de plus en plus comme un objectif en soi. Mais pour envisager la suite de l’aventure, une question reste en suspend sur le cas Mike Conley. Les dirigeants pourraient tout à fait être amenés à revoir leur copie en se séparant plus vite que prévu du meneur afin de trouver une dernière pièce complémentaire et plus adéquate au roster.

    La saison d’Utah en quelques chiffres :
    . 1ère équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (38.3%)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.5%
    . 30ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (5.9)
    . 29ème équipe à réaliser le plus de contres par match (4)
    . Meilleur marqueur : Donovan Mitchell (24.2 points par match à 45.3% FG)
    . Meilleur passeur : Joe Ingles (5.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Rudy Gobert (13.7 rebonds par match)

    Oklahoma City Thunder (40-24) – 5ème

    PPG (110.8) – 18ème / Opp PPG (108.3) – 10ème
    Offensive Rating (111.6) – 13ème / Defensive Rating (109.1) – 10ème

    Cinq majeur :
    C. Paul (PG) – S. Gilgeous-Alexander (SG) – T. Ferguson (SF) – D. Gallinari (PF) – S. Adams (C)

    Le Thunder repart de loin cette saison. Passé en mode rebuild-team suite aux départs consécutifs de Russell Westbrook et Paul George, et après une nouvelle élimination au 1er tour, la troisième depuis quatre ans, les dirigeants de la franchise ont décidé de changer de stratégie en misant sur son noyau de jeunes, avec pour entourer tout ce petit monde deux trentenaires en reconquête, Danilo Gallinari et Chris Paul. Le contrat à 40 briques du meneur All-star n’effraie absolument pas Sam Presti qui espère à travers ce trade, voir un CP3 revanchard vis-à-vis des critiques dont il a pu être victime par le passé, toutes plus ou moins justifiées, et devenir un peu le tonton de service qui prendra soin de former ces jeunes aux exigences du haut niveau. La stratégie sur la saison des dirigeants semblait assez évidente, tenter d’exister lors de la 1ère moitié de saison et activer le mode tanking vers le mois de janvier si le Thunder n’avait plus aucun enjeu majeur.

    Au final, les résultats d’Oklahoma City ont très largement dépassés les attentes pour un large consensus. Avec une magnifique 5ème place encore occupée avant la suspension de la saison, le Thunder s’est octroyé une place de choix en étant quasiment assuré de participer aux playoffs d’une part, mais aussi parce que l’équipe de Billy Donovan peut encore viser plus haut et un avantage du terrain au 1er tour. Impensable il y a quelques mois encore pour les supporters ! OKC est assurément la plus belle et bonne surprise de cette saison, la franchise ne trahit pas son image de franchise ambitieuse et tenace. Donovan, un temps inquiété après les départs successifs de ses meilleurs éléments a semble-t-il, conforté son statut et son rôle au sein de la franchise, puisqu’il est fréquemment annoncé comme favori au trophée d’entraîneur de l’année.

    Son cinq majeur très performant et sa rotation qui s’articule vraiment bien autour de ses directives laisserait penser que l’équipe a passé le cap de la reconstruction il y a plusieurs saisons. Que dalle ! La répartition des minutes et du scoring, l’éclosion des jeunes, en particulier celle de Shai Gilgeous-Alexander, ou encore les vétérans qui jouent les parfaits mentors et un sixième homme, Dennis Schröder, également en lice pour remporter le trophée individuel de la saison en question, sont autant d’indicateurs au vert pour la franchise de l’Oklahoma. Dans sa reconstruction express, cette équipe s’est surtout déjà montré redoutable dans le money time, les remplaçants endossant leurs responsabilités, parvenant à décrocher des succès prestigieux face à de grosses formations, accélérant un peu plus le process.

    Tout comme son emblème, les Thundermen sont entrés dans une phase de reconstruction fulgurante, tout en conservant son statut de contender cette saison. En attendant de futures surprises cet été de la part de l’équipe dirigeante, il s’agit désormais de consolider les rotations actuelles, laisser les jeunes engranger de l’expérience, tout en ajoutant des assets lors de la draft, susceptibles de s’incorporer à merveille au projet qui est en train de se bâtir. Miser potentiellement sur une association d’une jeune star montante avec SGA ou conserver les pièces actuelles de son roster, le Thunder semble capable de faire les choses plus vite que tout le monde et peut-être même mieux que tout le monde.

    La saison d’Oklahoma en quelques chiffres :
    . 5ème équipe la plus adroite aux tirs (FG) : 47.3%
    . 2 ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8)
    . 1ère équipe à concéder le moins d’interceptions par match (6.7)
    . 28ème équipe à prendre le plus de tirs par match (85.1)
    . Meilleur marqueur : Shai Gilgeous-Alexander (19.3 points par match à 47.3% FG)
    . Meilleur passeur : Chris Paul (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Steven Adams (9.4 rebonds par match)

    Portland Trail Blazers (29-37) – 9ème

    PPG (113.6) – 8ème / Opp PPG (115.2) – 26ème
    Offensive Rating (112.5) – 10ème / Defensive Rating (114.1) – 27ème

    Cinq majeur :
    D. Lillard (PG) – CJ. McCollum (SG) – T. Ariza (SF) – C. Anthony (PF) – H. Whiteside (C)

    Après une saison régulière 2018-19 parmi les plus abouties de la décennie dans l’Oregon, ponctuée par un parcours splendide en Playoffs jusqu’en finale de Conf’ face aux Warriors, la saison 2019-20 promettait d’être aussi exceptionnelle malgré la nouvelle concurrence, car les Blazers ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils sont dans la peau de l’outsider. Pour pallier la longue indisponibilité de Jusuf Nurkić, Portland s’est attaché les services d’Hassan Whiteside, ainsi que les vétérans Anthony Tolliver et Pau Gasol. Terry Stotts souhaite ainsi accorder une grande importance à la progression de ses plus jeunes, mais s’est dit suffisamment satisfait du recrutement pour convaincre plusieurs cadres de prolonger, puisque Damian Lillard, CJ McCollum et Rodney Hood ont tous rempilé pour un long bail.

    Arrivés au mois de mars c’est pourtant la gueule de bois pour les fans de la franchise. Portland réalise son pire bilan depuis la prise de pouvoir de Stotts en 2012, avec des résultats très loins d’être à la hauteur des attentes du mois de septembre, même si toutefois on peut lui trouver quelques circonstances atténuantes. La défense notamment est absolument cauchemardesque. Plutôt adepte du registre défensif dur sur l’homme et d’une équipe souvent difficile à manoeuvrer, les Blazers sont devenus les blasés des tâches besogneuses et de la rigueur. Le manque d’intensité et de régularité dans un même match font assez flipper, en particulier avec un frontcourt décimé qui aura nécessité plusieurs ajustements en urgence. Tandis que le wagon de la Conférence Ouest a rapidement laissé les coéquipiers de Dame D.O.L.L.A en queue de peloton. Le meneur semble être à la peine et tarde à retrouver son influence et sa vitalité pour redresser la barre malgré plusieurs jolies cartons offensifs. Privé d’une aide vitale que le lieutenant McCollum ne peut combler seul, l’équipe a subi plusieurs séries de défaites inquiétantes.

    Les blessures de Zach Collins, puis de Rodney Hood, conjuguées aux forfaits de Gasol ont contraint Neil Olshey à recruter en urgence un Carmelo Anthony boudé par les autres franchises tout cet été, mais qui s’avéra être l’un des joueurs les plus performants dès son arrivée au même titre que l’expérimenté et besogneux col bleu Trevor Ariza qui s’est montré particulièrement utile lors des dernières rencontres. En imitant la casse Portland reste toujours en course pour décrocher le 8ème spot à l’Ouest et les retours prochains de Collins et Nurkić devraient rendre le sourire et de l’ambition à une franchise qui devra lâcher les chevaux dans le final pour ne pas passer tout l’été devant la télé.

    Pour les joueurs de l’Oregon il y a urgence à revoir la stratégie d’ensemble pour se montrer enfin à la hauteurs des attentes cette saison et se mettre au niveau de son backcourt plus que jamais dans son prime et qui pourrait s’impatienter des résultats yo-yo de la franchise. Le recrutement n’a pour l’instant pas permis de faire passer un cap supplémentaire à l’équipe mais plutôt de panser un groupe décimé et on voit mal comment Portland pourrait rivaliser avec les meilleurs cette saison et réaliser le même parcours en phases finales. En l’état actuel, le jeu et le supporting cast montre encore ses limites, laissant toujours planer une forme de malédiction au dessus de la tête de la franchise qui pourrait manquer ses premiers PO depuis 2013.

    La saison de Portland en quelques chiffres :
    . 30ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (20.2)
    . 4ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points (37.2%)
    . 30ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (47.5)
    . 28ème équipe la plus adroite près du cercle (60.3%)
    . Meilleur marqueur : Damian Lillard (28.9 points par match à 45.7% FG)
    . Meilleur passeur : Damian Lillard (7.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Hassan Whiteside (14.2 rebonds par match)

    Minnesota Timberwolves (19-45) – 14ème

    PPG (113.2) – 9ème / Opp PPG (117.5) – 28ème
    Offensive Rating (108.1) – 22ème / Defensive Rating (112.2) – 21ème

    Cinq majeur :
    D. Russell (PG) – M. Beasley (SG) – J. Okogie (SF) – J. Hernangómez (PF) – K-A. Towns (C)

    Minnesota promettait la saison de la confirmation, la confirmation d’un duo, celui du KAT et du Wiggs pour se montrer enfin à la hauteur des espoirs de toute la fanbase des Wolves. L’alignement parfait des étoiles après un exercice 2018-2019 décevant (11ème), alors que nos futurs All-Star en herbe, entourés de jeunes talents en devenir, devaient apporter une première qualification en playoffs pour une franchise moribonde (une seule participation en quinze ans). Car sur le papier ce groupe faisait bonne figure parmi les low contenders pour les places 5 à 8. Le recrutement estivale allait même dans le sens du renouvellement de l’équipe dirigeante (Ryan Saunders en tant que head coach et Gersson Rosas dans le costume de GM) se voulant plus jeune mais encore assez ambitieux.

    Mais la saison est loin d’avoir été une réussite. En scindant leur parcours en deux, les Wolves ont dans un premier temps fait étalage d’un certain potentiel et de talent à la fois attendu et inattendu chez certains joueurs. L’effectif de fiston Saunders semblait avoir assimilé les leçons des grossières erreurs des saisons passées, à mettre sur le compte de la jeunesse, en trouvant même un rythme de victoire encourageant jusqu’en novembre (10 wins – 8 défaites), période durant laquelle Karl-Anthony Towns était sur un nuage, Andrew Wiggins devenait enfin régulier au scoring et décisif dans le money time et les jeunes Josh Okogie, Jarett Culver ou même Jake Layman par moment, endossaient le rôle d’un supporting cast frais et dynamique.

    Malheureusement les bonnes choses ont une fin, en particulier à Minnesota. Blessé de nouveau au genou, le pivot a manqué près de la moitié des matchs cette année, remettant en question tout le travail accompli jusqu’alors, puisque ni Wiggins, ni Jeff Teague ou Robert Covington ne parviendront à inverser cette mauvaise série. Le forward canadien va ainsi retomber dans ses travers et son irrégularité chronique, tandis que les seconds couteaux vont montrer leurs limites. Pour tenter de sauver le coup, les dirigeants vont alors monter plusieurs trades à la mi-saison, débarquant dans un premier temps un Teague en perdition, puis un pack Jordan Bell-Robert Covington-Keita Bates-DiopShabazz NapierNoah Vonleh, éparpillé entre Houston, Denver et Atlanta, mais surtout en cassant sa paire de valets, envoyant Wiggins et quelques picks à Golden State contre le meneur All-Star D’Angelo Russell, suivis par Omari Spellman et Jacob Evans. La moitié du roster qui fou le camp pour un tanking en bonne et due forme jusqu’à la fin de la saison avant de repartir sur un exercice 2020-21 plus ambitieux encore ?

    Les recrues printanières ont déjà laissé entrevoir de bonnes choses pour leurs débuts et il y a fort à parier que l’association de D-Lo et KAT sur un terrain, devrait apporter des garanties et du spectacle l’année prochaine. La lottery aura son rôle à jouer au moment de récupérer un des rares bons coups qui se présentera dans cette cuvée 2020. Mais les résultats se font attendre du côté du Target Center, il s’agit désormais de se dépêcher de construire une colonne vertébrale qui tient la route afin de repartir sur les mêmes bases qu’en début de saison, le plus vite possible. Minny va surtout devoir trouver la dynamique sur la durée à moins de voir une rupture s’installée entre la direction, les supporters et son pivot.

    La saison de Minnesota en quelques chiffres :
    . 3ème équipe qui réalise le plus d’interceptions par match (8.7)
    . 29ème équipe qui concède le plus de rebonds par match (47.3)
    . 2ème équipe qui tente le plus sa chance aux tirs (FG) (91.6)
    . 28ème équipe la plus adroite aux tirs à trois points par match (33.6%)
    . Meilleur marqueur : Karl-Anthony Towns (26.5 points par match à 50.8% FG)
    . Meilleur passeur : D’Angelo Russell (6.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Karl-Anthony Towns (10.8 rebonds par match)
  • Ça s’est passé un 9 avril : Duel à distance entre George Gervin et David Thompson

    Ça s’est passé un 9 avril : Duel à distance entre George Gervin et David Thompson


    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.

    De nos jours, tout le monde a entendu parler du match à 100 points de Wilt Chamberlain, la majorité d’entre nous se remémore aussi la tentative vaine, mais colossale pour l’égaler de Kobe Bryant, qui en plantera 81 aux Toronto Raptors en 2006. Mais pendant les quarante et quelques années qui séparent ces deux performances, la majorité d’entre nous ne saurait se rappeler quelles sont les joueurs ayant réalisé pareil dinguerie offensive sur un match. David Thompson fut l’un d’eux et le récit autour de cette performance est à couper le souffle.

    On ne garde malheureusement que de très rares images de cette rencontre. Le 9 avril 1978, David Thompson, arrière vedette des Denver Nuggets, devenait le 3ème joueur de l’histoire à inscrire plus 70 points, lors d’un match opposant la franchise du Colorado aux Detroit Pistons. À un millier de kilomètres de cette rencontre, se dessinait un duel à distance entre l’arrière des Nuggets et l’arrière-ailier des Spurs, George Gervin, pour savoir lequel des deux décrocherait le titre de meilleur marqueur à l’issue du dernier match de la saison régulière.


    source : SLAMOnline

    David et George, de la ABA à la NBA

    David Thompson contre George Gervin, c’est un face à face de légende parmi les plus emblématiques de cette génération, dans les années 70, au même titre que ceux avec Julius Erving, Moses Malone, Artis Gilmore ou encore Dan Issel. Le point commun avec tous ces joueurs ? la ABA, ligue concurrente de la NBA dans les années 60-70, dont ces joueurs étaient tous issus à l’origine, et qui ont tous eu une brillante carrière à leur arrivée en NBA en 1976. Thompson contre Gervin c’est plus de quarante confrontations en carrière, pendant près d’une décennie et presque autant de cartons offensifs d’un côté comme de l’autre.

    Pourtant en ce mois d’Avril 1978, les deux joueurs abordent leur dernière rencontre en saison régulière, non pas l’un contre l’autre, mais à distance, avec à la clé le trophée du meilleur marqueur de la saison. Arrivés en NBA depuis moins de deux ans, les deux joueurs sont devenus de solides attaquants, bien installés dans le haut du classement des meilleurs marqueurs de la ligue. Déjà sélectionnés à deux reprises pour le All-Star Game, ils sont désormais en lice pour remporter leur première distinction personnelle en NBA.


    Un mano à mano qui tient les médias et la NBA en haleine

    Déjà en tête du classement des meilleurs marqueurs après la première moitié de saison, Gervin (42 et 40 points contre les Kings ou encore 41 points contre Seattle) et Thompson (43 points contre Seattle, 42 contre Indiana et New Orleans) se sont déjà offerts quelques jolies cartons offensifs, pas les plus marquants de l’année, mais suffisants néanmoins pour reléguer la concurrence de l’époque (K. Abdul-Jabbar, B. McAdoo, P. Westphal, C. Murphy). Leurs deux équipes respectives, Denver et San Antonio, occupent respectivement la deuxième place à l’Ouest et à l’Est (jusqu’en 1980, les Spurs évoluaient dans la Division Centrale), et sont déjà qualifiés depuis un moment pour les playoffs.

    Les deux joueurs se sont rendus coup pour coup toute la saison, en face-à-face (2-1 pour Thompson), et à distance, tant et si bien qu’à seulement une rencontre de la fin de la saison régulière, les deux joueurs ne sont séparés que de quelques dixième de points, Gervin (26.8 points) occupant la première place devant Thompson (26.2 points). En ce dimanche après-midi, les Nuggets se rendent au Cobo Arena de Detroit pour ce qui doit être le dernier match de la franchise du Michigan dans son enceinte, avant de déménager au Pontiac Silverdome. Seulement 14 points séparent l’arrière de Denver, de son homologue texan qui jouera plus tard dans la soirée à la Nouvelle-Orléans.


    source : YouTube

    David « Skywalker » Thompson

    L’idole de jeunesse de Michael Jordan était réputé pour ses qualités d’athlètes hors-pairs, sa détente en particulier, qui lui a permis de développer l’utilisation du alley-oop en NCAA puis en NBA, allant chercher parfois des ballons en très haute altitude et s’octroyant le surnom de « Skywalker ». Devant près de 4 000 spectateurs, et alors que leur qualification en playoffs est acquise, Larry Brown, coach des Nuggets, veut laisser carte blanche à son joueur sur le terrain pour qu’il s’en donne à coeur joie s’il veut décrocher le titre de meilleur marqueur.

    Pendant la saison 1976-77, lorsque Pete Maravich avait inscrit 68 points contre les Knicks, il était alors en pleine négociation d’un nouveau contrat. Je me souviens alors avoir pensé à l’époque que le timing était parfait. Je n’avais pas l’intention de tenter quelque chose d’aussi fou alors que la saison régulière touchait à sa fin, et que mon contrat expirait, ce qui me donnait la possibilité de devenir un agent libre si je le voulais. Mais, inconsciemment, qui sait ?


    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    Un rencontre hors du temps

    Après avoir établi un nouveau record de points sur un seul quart-temps (32), inscrivant 13 de ses 14 tentatives (record inégalé depuis), à aucun moment le joueur ne semblait perturbé par la tournure des évènements. Thompson va poursuivre le récital et finir la 1ère mi-temps avec 53 points (20/23), Denver prenant le large sur les locaux (83-69). Les Pistons, conscients de la menace que représente le numéro 33 et du spectacle pyrotechnique qu’il exécute, ne veulent absolument pas quitter définitivement leur enceinte sur une défaite et un record de points encaissés par un seul et même joueur.

    Au retour des vestiaires, les hommes de Bob Kauffmann changent leur stratégie et se mettent à défendre un par un sur l’arrière, enchaînant les prises à deux, trois, voire quatre joueurs, le limitant ainsi à 6 points dans le 3ème quart-temps et réduisant l’écart à 106-104. Compétiteur dans l’âme et porté par cette soirée historique, Thompson va inscrire 14 points supplémentaires en vain, Denver s’inclinera 139 à 137 malgré un dernier panier inscrit avec la faute à moins d’une minute de la fin.

    La nouvelle a commencé à faire le tour des médias, qui se sont empressés de relayer l’information, en ce jour historique, puisqu’au même moment, John Havlicek disputait son dernier match sous les couleurs des Celtics de Boston. David Thompson venait d’inscrire 73 points (28/38 dont 17/20 sur la ligne des lancers) en 43 minutes seulement, la 3ème plus grosse ligne de score sur un match de l’histoire, la deuxième dans un match sans prolongation et la 1ère pour un joueur évoluant de backcourt.

    J’étais définitivement dans la zone; je me sentais comme Superman sous stéroïdes. Il n’y avait pas un tir que je ne pensais pas mettre ailleurs que dans le panier, dès lors qu’il quittait mes mains. Quand je suis revenu m’asseoir sur le banc durant la rencontre, mes coéquipiers m’ont traité comme les joueurs de base-ball traitent les lanceurs qui réalisent un sans-faute, ils ne voulaient pas me parler. Ils ne s’asseyaient même pas près de moi, craignant de me déconcentrer.

    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    « Do or Die »

    Ce que l’histoire retiendra de cette folle journée, c’est la tournure des évènements après cet exploit. Lors du déplacement des Spurs de San Antonio au Jazz de la Nouvelle-Orléans, Gervin, encore époustouflé par la performance de Thompson, sait qu’il doit réaliser l’impensable en inscrivant 58 points au minimum face au Jazz, dans une rencontre pour du beurre, et alors qu’il n’a jamais dépassé la barre des 50 points qu’une fois dans sa carrière. Mais « Ice Man » ne se laisse pas impressionner et décide de jouer le coup à fond, comme il sait si bien le faire cette saison.

    « J’était nerveux. Je ne pensais qu’à ça, à calculer encore et encore les points qui nous séparaient. Je ne prenais même plus le temps de m’assoir pour boire un coup et m’essuyer la nuque que je voulais déjà revenir sur le terrain

    George Gervin

    Après un début de match balbutiant, GG va trouver son rythme de croisière, en empilant 10 panier en très peu de temps et va terminer la première période avec 53 points au compteur. Tout un symbole ! Une performance absolument incroyable et époustouflante, que Thompson, de retour chez lui après un accueil triomphal à l’aéroport de Denver, regarde avec l’absolue conviction que les 73 points qu’il avait inscrit un peu plus tôt dans la journée étaient devenus sans saveur. San Antonio s’inclinera également 152 à 132, mais Gervin terminera la rencontre avec 63 points (23/49 dont 17/20 aux lancers également).

    L’ailier texan s’offrira dans un premier temps le record de points inscrits sur un quart-temps (33), battu quelques heure auparavant par Thompson lui-même, récupérant au passage la place de numéro 1 des meilleurs marqueurs de la saison régulière 1977-78, que Thompson avait mis tant de mal à obtenir. Cette lutte acharnée pour le titre de meilleur marqueur se décida par la plus petite marge dans l’histoire de la ligue (Gervin : 27.22 points/match ; Thompson : 27.15 points/match), marque qui tient encore aujourd’hui.

    Il m’aura fallu attendre seize ans pour établir une nouvelle marque devant Wilt, Gervin n’a eu besoin que de quelques heures pour battre la mienne

    récit de David Thompson dans son autobiographie « Skywalker »

    Les deux joueurs ont atteint des sommets encore jamais vus en NBA dans une seule et même journée, les performances des deux joueurs devenant même étrangement connectées par la force des choses. Thompson a montré tout au long de sa carrière que cette performance n’était pas qu’un simple éclat d’un soir, puisque malgré sa carrière écourtée par une hygiène de vie douteuse, Thompson a terminé sa carrière avec 597 matchs de saison régulière au compteur et une moyenne de 22.7 points (50.5% FG), 4.1 rebonds et 3.3 passes par match durant neuf saisons, dont sept sous le maillot des Nuggets.

    source : NBA.com

    Quatre fois All-Star NBA (plus une sélection en ABA), deux fois MVP du All-Star Game et élu deux fois dans une équipe type, Thompson n’aura finalement jamais réussi à remporter cette distinction que Gervin, prince du finger roll, remportera à quatre reprise (1978,79,80 et 82). Les deux joueurs furent intronisés la même année au Hall of Fame en 1996, comme liés à jamais depuis cette journée du 9 avril 1978.

    Pour vous mettre en appétit, voici un petit extrait du documentaire d’ESPN « Do Or Die » qui retrace cette folle journée :

  • 1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    Michael Adams est un meneur d’1m78, né le 19 janvier 1963 dans le Connecticut. Il passe ses années universitaires avec l’équipe des Eagles de Boston College. Il rejoint la NBA, par l’intermédiaire de la draft, en 1985. Il est drafté à la 66ème place par les Kings.

    Le joueur:

    Meneur de poche, Michael Adams a une panoplie très complête. Agile, rapide, pouvant sanctionner à distance, réaliser plusieurs steals par match, étant un super passeur et voyant le jeu avant tout le monde, Adams est un meneur d’une homogénéité dans son jeu rare.

    Débuts en NBA:

    Michael ne commencera à evoluer dans la grande ligue qu’en 1986, 1 an après sa draft, sous les couleurs des Bullets de Washington.

    Mais c’est lorsqu’il rejoint Denver en 1987 qu’il devient un meneur prometteur aux yeux des fans. Ses trois premières saisons chez les Nuggets sont très belles statistiquement. Avec notamment, une superbe saison 1988-1989 qui se conclut avec 18,5 points et 6,4 assists par match.

    Mais, Michael est loin de son pic en terme de niveau. Adams à la sauce 1990-1991, c’est parti !

    Saison lumineuse:

    5 décembre 1990: Adams vs Celtics

    Ce match est une démonstration du talent de basketteur d’Adams. Enchainant les ficelles, ce n’est pas là ou il est le plus impressionnant. Le jeu de passe et la vision d’Adams sont tout simplement exceptionnels. En terme défensif, Adams sort égalment, avec 4 steals, une excellente copie. 30 points, 17 assists et 4 interceptions pour le meneur face aux Celtics de Bird.Victoire des Nuggets en overtime. Bref, magnifique.

    Cette saison d’Adams est avant tout monstrueuse de régularité. Quasiment chaque soir Michael est là pour scorer, passer, intercepter, et réaliser son petit double-double. Voir Adams évoluer est un plaisir pour les yeux. Michael finit sa campagne avec 26,5 points, 10,5 assists et 2,2 steals de moyenne… énorme.Mais, malheureusement, toujours pas de All-Star game ou même de très gros résultats collectifs avec Denver pour lui. L’avenir s’annonce radieux en NBA pour MA…

    Mix de Michael Adams, avec une grande partie des actions venant de cette saison 90-91. Régalez-vous.

    La suite…

    De retour à Washington, la saison 91-92 se déroule très bien pour Adams, malgrès tout de même une baisse statisique (18,7points et 7,6 assists de moyenne). Mais une chose est à retenir, son rêve d’être désigné All-Star est enfin venu pour lui !

    Adams lors du All-Star game

    Mais, tout cela va, malheureusement, se corser. Les performances d’Adams baisseront encore et encore en qualité. Il n’atteindra plus les 15 points de moyenne et sa dernière pige en NBA se bouclera sur un bian 5,4 points de moyenne. On attendait peut être mieux de ces dernières saisons par rapport à tout le potentiel affiché.En évoluant 8 saisons en NBA et en performant splendidement, Michael Adams fut parti de ceux qui ont prouvés que la NBA n’est pas forcément réservés qu’aux grands et qu’à force de travail tout peut arriver. Adams a également était un de ses joueur a gros volume de tirs, à une époque ou cela était bien moins démocratisé qu’actuellement.

    Aujourd’hui, on a voulu vous faire (re) découvrir le talent de ce petit meneur, tant oublié maintenant.

  • Previews NBA : Denver Nuggets

    Previews NBA : Denver Nuggets

    Pour la première année, ClutchTime se lance dans une grande série de previews pour la saison 2019-2020 ! On part sur une division par semaine et cela jusqu’au début de la saison ! On débarque cette semaine du coté de la Division Nord Ouest, avec les Denver Nuggets.

    Denver Nuggets

    Bilan 2018-2019 :

    Classement : 2ème de la conférence Ouest

    Bilan : 54-28

    Playoffs : Défaite en 1/2 finale de Conférence (3-4) face à Portland


    Bilan sur la saison

    La saison 2018-19 des Denver Nuggets fut particulièrement exceptionnelle, les hommes de Mike Malone ayant réussi à rivaliser avec les Warriors, champions en titre, et terminant avec son meilleur bilan depuis la saison 2012-13 avec 54 victoires pour 28 défaites. La franchise du Colorado a même tenu la barre de la Conférence Ouest pendant une grande partie de la saison avant de laisser les coéquipiers de Durant reprendre la main. 

    Denver était donc attendu au tournant pour son retour en playoffs depuis 2013. L’équipe paraissait la plus à même, avec son jeu et ses résultats, de rivaliser avec les meilleurs, en visant pourquoi pas une première finale de conférence, la dernière datant de 2009. Après un premier tour compliqué, accrochés par des Spurs usant d’expérience, les Nuggs vont finalement se heurter sur les Trail Blazers d’un duo Lillard-McCollum intenable. Une demi-déception pour beaucoup alors que Denver se voyait surement affronter les Warriors en finale.

    Grâce à une défense enfin au rendez-vous mais surtout un jeu collectif remarquable durant plusieurs mois, la jeune garde de Denver est enfin parvenue à tenir les matchs qu’elle perdait si souvent les saisons passées. Plusieurs joueurs vont se révéler sur le banc (Beasley, Hernangomez, Craig) derrière le jeune trio Murray – Harris – Jokić. Le jeune néo-all star va d’ailleurs prendre une autre dimension, en devenant un gestionnaire hors-pair dans le jeu, capable aussi bien de faire un gros boulot dans la raquette que de mettre ses coéquipiers dans les meilleurs dispositions. 

    L’infirmerie en revanche ne s’est pas beaucoup désempli pendant la saison. De leur rookie Michael Porter Jr. en passant par le vieillissant Millsap et leurs arrières Barton et Harris, le coaching fut un vrai casse-tête par moment pour le staff. Certains éléments de l’équipe sont en partie passés à côté de leur saison à l’image de Mason Plumlee.


    Mouvements durant l’intersaison

    Via Time Out

    Effectif 2019-2020

    PosteNomsSalaire
    PF Paul Millsap30,000,000$
    CNikola Jokic27,504,630$
    SGGary Harris17,839,286$
    PFMason Plumlee14,041,096$
    SFWill Barton12,776,786$
    PFJerami Grant9,346,153$
    PGJamal Murray4,444,746$
    PFMichael Porter Jr.3,389,400$
    PFJuan Hernangomez3,321,029$
    SFMalik Beasley2,731,713$
    SFTorrey Craig2,000,000$
    PGPJ Dozier1,620,564$
    PGMonte Morris1,588,231$
    PFJarred Vanderbilt1,416,852$
    SFVlatko Cancar898,310$
    CBol Bol79,568$
    CTyler Cook79,568$

    Note :

    Le cinq majeur de ClutchTime

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    J. MurrayG. HarrisW. BartonP. MillsapN. Jokic

    Évaluation by CT

    Points FortsPoints Faibles
    L’attaqueLa défense
    Le jeu collectifLes blessures
    Le bancLe poste 3

    Prévision de Classement

    Estimation haute : 1er

    Estimation basse : 6ème

    Notre estimation : 4ème

    Probabilité de playoffs: autour de 90%


    AVIS GLOBAL ET ATTENTES

    En prolongeant en 2018 Jokić, Barton et Morris puis en conservant Millsap, Denver veut miser sur la continuité et miser sur le long terme autour de son duo Murray – Jokić. L’effectif ayant très peu bouger, Mike Malone devrait surtout chercher à donner un temps suffisant à chacun afin de créer une synergie positive et de maintenir le même niveau de jeu sur le parquet. Il faudra maintenir une efficacité des deux côtés du terrain pour espérer réaliser une saison identique à celle de l’an dernier. Certains joueurs (Harris, Morris) devront progresser tandis que d’autres (Grant, Porter Jr.) auront peu de temps pour s’imposer. La tâche s’annonce tout de même moins ardue que les saisons précédentes, Denver bénéficiant d’un banc fourni, d’une jeune équipe au jeu bien rodé et d’un coaching qui a fait ses preuve, les playoffs devraient être tout à fait envisageables cette année.


    Highlights des Nuggets 2018-2019

    Pour finir la preview en douceur, un petit come-back sur la saison dernière avec les meilleures actions des Nuggets!

    Enjoy !