Étiquette : Damian Lillard

  • Damian Lillard ou l’art d’exceller dans le pick & roll

    Damian Lillard ou l’art d’exceller dans le pick & roll

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Depuis la nuit des temps, il existe des domaines qui sont dominés par des personnes au talent immense. Le basket ne déroge pas à la règle.
    Clutch Time vous propose à travers un dossier spécial de revenir sur l’impact de certains maestros dans des domaines du jeu.
    Pour ce 1er numéro, prenons la direction de l’Oregon pour rencontrer Damian Lillard et son meilleur ami : le pick and roll.


    Damian Lillard : roi de Portland

    Qui ne connaît pas Damian Lillard ? Franchise player des Portland Trail Blazers, quintuple All-Star, détenteur de 4 sélections All-NBA, « Dame » a tout d’un patron sur le terrain.

    Scoreur redoutable, il a établi cette saison sa plus grande moyenne de points par match (28,9), menant son équipe à un bilan de 29 victoires pour 37 défaites à l’heure où la NBA n’a pas encore repris l’exercice 2019-20.

    Âgé, pour quelques jours encore, de 29 ans, Damian a su faire évoluer son jeu au sein d’une équipe qui lui fait totalement confiance et qui se bâtit autour de lui.
    Son apport offensif se base principalement sur le pick & roll 1 (P&R) comme vous pouvez le deviner, mais nous reviendrons sur lui dans un second temps.

    Parlons tout d’abord de son équipe. Portland. C’est tout simplement l’une des équipes qui a joué le plus de P&R sur la saison 2019-20, avec une moyenne de 27,1 possessions par match où le porteur de balle tire après l’écran, soit 26,79% de leurs possessions offensives. Seul Utah fait mieux dans la NBA.


    Graphique représentant le pourcentage de tirs pris par le porteur de balle après P&R chez les équipes NBA


    Mieux encore, en plus d’en tenter énormément, les Trail Blazers sont tout simplement l’une des équipes les plus efficaces sur P&R cette saison.
    Ils scorent en moyenne 26,5 points/match, les plaçant 1ers de la ligue dans ce domaine, et obtiennent la 2ème meilleure moyenne de points par possession de la NBA avec 0,98 PPP 2.


    Tableaux récapitulatifs des points/match et PPP sur P&R sur toute la NBA


    Une efficacité à couper le souffle, modelée grâce à un front office qui a su déceler un potentiel sur ce type de jeu. Cependant, une question peut se poser : Est-ce Lillard qui rend cette équipe si spéciale sur P&R ou l’équipe qui rend Lillard spécial dans ce domaine ?

    En allant récupérer Jusuf Nurkic à Denver en 2017, puis Hassan Whiteside à Miami en 2019, Portland a su installer une certaine continuité dans leur efficacité sur P&R, prenant deux pivots à l’aise avec ce type de jeu.
    On peut bien évidemment souligner ce point grâce aux screen assists 3 , où les joueurs de Portland évoluent dans le top 10 depuis la création de la statistique.


    Tableau récapitulatif des meilleurs joueurs de Portland en screen assists depuis la saison 2016-17


    Avec un Jusuf Nurkic blessé (jambe) pour la totalité de l’exercice 2019-20, on aurait pu croire le secteur en danger, mais les dirigeants de Portland se sont penchés sur un autre joueur parfaitement complémentaire : Hassan Whiteside.
    Ce dernier a parfaitement compris son rôle au sein de l’effectif, se refaisant même une beauté avant une free agency 2020 importante pour lui.

    Mais concrètement, Lillard dans ce système, ça vaut quoi ? Comme dit précédemment, une question persiste : est-ce que c’est lui qui fait rayonner ses coéquipiers, notamment en les plaçant constamment dans le top 10 des screen assists, ou ses coéquipiers, forts en screen assists qui lui facilitent la tâche ?

    Que vaut Damian Lillard sur pick & roll ?

    Avec 13,5 possessions par match dans ce domaine, soit un peu plus de la moitié de ses possessions, Damian est un pilier dans la NBA. Seul Trae Young fait mieux, avec un total de 15,7 possessions par match.

    Mais là où il fait la différence, c’est sur son efficacité, à l’image de son équipe.
    Il devient de plus en plus fort chaque année sur P&R, s’améliorant dans la plupart des statistiques liées à l’efficacité, tellement que ça en deviendrait angoissant pour les défenseurs sur la suite de sa carrière.

    Il shoote plus, mieux, il marque plus, ses pourcentages aux tirs grimpent, son efficacité s’affole.

    Damian Lillard n’est pas loin d’être invincible sur pick & roll. Vraiment pas loin.


    Tableau récapitulatif des statistiques de Damian Lillard sur P&R depuis la saison 2015-16


    Un percentile 4 de 95,9, c’est tout simplement incroyable pour un joueur ayant autant de possessions. Le percentile étant calculé directement en fonction des points par possession, prenons le temps de comparer le sien avec celui de Trae Young, seul joueur ayant plus de possessions sur P&R que lui. Malgré des stats tout à fait solides (0,98 PPP, percentile de 83,9), Trae est très très loin des chiffres produits par Damian (1,14 PPP, percentile de 95,9).

    Pour vous montrer à quel point c’est monstrueux, si on trie tous les joueurs NBA par leurs nombres de possessions par match sur P&R, le premier joueur ayant un nombre de points par possession supérieur à celui de Lillard est l’ex-Knick Allonzo Trier, avec seulement 1,8 tentatives par match !

    S’il continue sur ce rythme, on pourrait même imaginer un jour le voir devenir le joueur affichant le meilleur percentile possible (100) tout en ayant le plus grand nombre de possessions.
    Impossible n’est pas Lillard !


    Graphique représentant le nombre de points/match en fonction du nombre de possessions/match pour tous les joueurs NBA


    De plus, il existe un aspect non-négligeable dans cette évolution massive : son pourcentage de tirs marqués à partir d’une passe décisive diminue. La traduction ? « Dame » aime beaucoup avoir le ballon lors de la création de ses tirs.

    Résultat : lors de cette saison 2019-20, seuls 17,1% de ses tirs (246 de ses 1677 points) ont été produits via une passe décisive.


    Graphique représentant le pourcentage de tirs réussis (sans provenir de passes décisives) par an


    Une statistique qui prouve un peu plus que Lillard veut et peut se débrouiller seul, ce qui peut-être un argument sur notre question initiale : il rend les autres, et notamment les pivots avec leurs screens assists, meilleurs en étant de plus en plus létal dans un jeu de plus en plus personnel.

    Mais comment arrive-t-il à atteindre ce niveau d’efficacité ?

    Découvrons ça dans notre dernière partie.

    Damian Lillard en action, ça donne quoi ?

    Pour cette partie, nous allons décrypter et analyser étape par étape une action de Damian Lillard, afin de comprendre pourquoi il est aussi fort dans ce domaine.

    Cette action a été réalisée lors de la victoire 127 à 119 face aux Los Angeles Lakers le 31 janvier dernier.

    Nous sommes au 3ème quart-temps. Celui où « Dame » mettra 22 de ses 48 points finaux. Portland vient d’encaisser un 3 points et accuse 3 points de retard. Lillard monte la balle.



    On assiste à une mise en place basique d’une transition. CJ McCollum (n°3) se retrouve rapidement placé dans le corner gauche pour ne pas encombrer le trafic.

    Hassan Whiteside (n°21), ne regarde absolument pas le cercle, que ça soit avec ses yeux ou son corps. Il est directement prêt à poser un écran sur Avery Bradley, défenseur de Damian Lillard (n°0).

    Ce dernier est en train de dribbler en direction de Whiteside, voyant l’occasion de mener la transition avec un pick & roll. Il a les yeux rivés sur le placement du poseur d’écran, et veille à ce que le poseur d’écran soit prêt pour que l’action soit la plus efficace possible.

    Les deux derniers joueurs, Mario Hezonja (n°44) et Trevor Ariza (n°8) sont dans un premier temps très proche du porteur de balle, contrairement à McCollum par exemple.
    Cependant, on peut imaginer que les deux vont s’écarter le plus possible afin de laisser le champ libre aux deux acteurs principaux.

    La défense est plutôt bien placée, hormis LeBron James, un peu en retard et dont Ariza peut prendre avantage rapidement en coupant vers le cercle. Danny Green est bien placé en aide, surveillant CJ McCollum (60% de réussite à 3 points dans le corner gauche). JaVale McGee, défenseur de Whiteside, contrôle la raquette, et décide d’adopter une défense en protection 5 sur le futur pick & roll.



    Deuxième étape. Lillard, parfaitement équilibré et fléchi, prend l’écran de Whiteside. L’écran n’est pas super bien posé, mais Whiteside prend de la place avec son corps, ce qui permet à « Dame » de bien prendre l’écran, causant à Bradley un potentiel retard.

    Mario Hezonja, sentant que le meneur se rapproche de lui, vient se placer dans le corner droit.

    Défensivement, McGee commence à sentir le danger et entreprend sa course vers Lillard. Tous les joueurs des Lakers regardent exclusivement le ballon, ce qui peut devenir une situation très dangereuse, notamment sur les coupes dans le dos. Pour illustrer ce propos, si McCollum décide de couper dans le dos de Danny Green, ce dernier ne pourra rien voir sauf le lay-up encaissé sur une passe décisive de Lillard.



    Sur cette image représentant le même instant, on visualise bien Lillard avoir l’avantage sur Bradley, totalement pris dans l’écran. Le meneur de Portland a les yeux rivés sur l’énorme espace que lui laisse l’écran, il sait qu’il a l’avantage.

    Conscient du danger, c’est Anthony Davis qui indique à McGee de venir monter sur Lillard (signe du bras droit et tête orientée vers McGee).



    Troisième étape. Avery Bradley est déséquilibré par l’écran de Whiteside, pendant que JaVale McGee continue encore sa course vers Damian Lillard. On sent bien que McGee est en retard, ses appuis se rétrécissent, mais sa posture laisse totalement à désirer.

    Lillard dispose donc d’un temps d’avance sur les deux défenseurs cités, et devra s’en servir pour prendre le bon choix. Pour l’instant, il n’est pas encore agressif vers le cercle, ce qui peut nous laisser croire qu’il va potentiellement prendre un shoot à 3 points en sortie d’écran.

    A l’opposé, Danny Green ne regarde toujours pas McCollum tandis que LeBron… fait du LeBron…



    Quatrième étape. La montée trop tardive de McGee au large a totalement laissé le champ libre dans l’axe. Malgré le retour de Bradley sur lui, Damian Lillard change totalement de posture et devient très agressif vers le cercle. McGee, surpris, se fait passer facilement. Bradley arrive à rester au contact et tente même d’intercepter le ballon sur son dribble.

    On sent déjà que l’aide défensive des Lakers à l’opposé (Danny Green, LeBron James) ne va pas être très forte. Ils sont présents mais absolument pas prêts à défendre.

    Whiteside n’a pas besoin de rouler 6 après son écran, sinon il gênerait Damian Lillard dans sa tentative de drive.



    Cinquième et dernière étape. Lillard, en un changement de direction et de vitesse, a réussi à mettre 2 défenseurs dans son dos. McGee tente de revenir, Davis tente de faire un travail qui n’est pas le sien et Bradley est trop loin pour tenter quelque chose. « Dame » est en appel deux pieds pour tenter un dunk pendant que Danny Green surgit, trop tard et trop près du cercle, en aide.

    LeBron… marche encore.

    On remarque bien évidemment que CJ McCollum est complètement seul dans le corner gauche. Lillard aurait pu lui donner le ballon, mais il a préféré aller au dunk.

    Résultat : dunk sur Danny Green et JaVale McGee, à la limite du « and one ». Démonstration simple et précise de ce que peut donner Damian Lillard sur P&R.
    Il s’est facilité la tâche grâce à l’écran de Whiteside, ce qui a créé un mismatch entre lui McGee. Deux dribbles plus tard, il se retrouve au panier. Un maestro.

    Action en vidéo

    C’est ainsi que s’achève notre premier article sur les super-humains de la ligue dans certains domaines, avec Damian Lillard et son super-pouvoir de domination de la ligue en termes de pick & roll.
    Pour répondre à la question de départ, Damian et les pivots poseurs d’écran, c’est une histoire d’amour. Il sait parfaitement utiliser les écrans et sait les rendre bons même quand ils sont mal posés. Les deux partis s’influencent l’un l’autre, pour notre plus grand bonheur.

    Sources : NBA.com, ESPN.

    Lexique :

    1. Le pick and roll (ou P&R) : système offensif avec un porteur de balle et un poseur d’écran (généralement le pivot). Une fois l’écran posé, causant du retard pour les défenseurs, le poseur d’écran va couper vers le cercle, laissant deux possibilités au porteur : passer ou tirer.
    2. Les points par possession (ou PPP) : statistique prenant en compte le nombre total de points marqués sur le nombre total de possessions.
    3. Les screen assists : si après pris un écran, le porteur de balle marque, le poseur d’écran comptabilise 1 screen assist. Traduction : passe décisive par écran.
    4. Le percentile : calcul effectué sur l’ensemble des joueurs de la NBA en fonction des points par possession. Plus le PPP est haut, plus le percentile sera élevé. Si un joueur possède un percentile de 100, cela signifie que personne dans la NBA n’a un PPP aussi grand que lui. Et inversement pour un percentile de 0… Mais c’est moins glorieux…
    5. La défense en protection : défense du joueur défendant sur le poseur d’écran. Au lieu de suivre le poseur d’écran au-delà des 3 points, il reste aux abords de la raquette, protégeant ainsi la raquette mais laissant l’attaque en 2c1 sur les postes extérieurs.
    6. Rouler après un écran : couper vers le cercle après son écran, avec l’intention de recevoir le ballon. Provient du terme « roll » dans pick & roll.
  • Clutch Action #10

    Clutch Action #10

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre dixième numéro des actions offensives qui ont marqué le mois de janvier.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Nikola Jokic (Denver Nuggets)

    16/01/20 : @ Golden State, victoire 134-131 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=M9TiI8G8Nys

    Une fin de match palpitante entre les deux extrêmes de la conférence Ouest, et ce sont bel et bien les rookies qui ont assuré le show lors de la dernière minute du 4e quart-temps avec Michael Porter Jr côté Nuggets et Eric Paschall pour les Warriors. Si ce dernier a inscrit le panier pour placer les Warriors devant au score, Nikola Jokic a une nouvelle fois assuré poste bas et ce, malgré la défense de Draymond Green. Le serbe permet à son équipe de jouer la prolongation. Les hommes de Mike Malone ont pu repartir victorieux de Californie grâce à une prolongation maîtrisée.

    Bam Adebayo (Miami Heat)

    20/01/20 : vs Sacramento, victoire 118-113 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=4Z3m64FJebo

    Jimmy Butler absent, Miami s’est retrouvé à jouer un match serré face aux Kings. Les Kings ont arrosé de loin toute la soirée et sont tout de même parvenu à mener de 2pts à 2 » du buzzer, grâce à Nemanja Bjelica. Heureusement qu’il restait un temps mort pour Erik Spoelstra, ce dernier a pu mettre en place son schéma pour la dernière possession. Alors que les Kings se focalisent sur les shooteurs du Heat, le petit Cory Joseph s’est retrouvé seul face au puissant Adebayo dans la raquette. Dragic n’avait plus qu’à s’appliquer pour la passe vers son intérieur idéalement placé. Miami remporta le match en prolongation.

    Damian Lillard (Portland Trail Blazers)

    20/01/20 : vs Golden State, victoire 129-124 OT

    Même sans les stars des Warriors, les Blazers ont éprouvé toutes les peines du monde pour venir à bout des hommes de Steve Kerr. S’il y a bien une performance à retenir de ce match offensif, ce sont les 61 points inscrits par Damian Lillard. Dans un soir où tout lui réussi, le meneur a également planté le tir à 3pts égalisateur malgré une défense correcte d’Alec Burks, permettant ainsi aux siens de jouer la prolongation. Il a bien fallu ces 5 minutes supplémentaires pour remporter ce match avec 4 lancers-francs pour le héros du soir dans les dernières secondes de la rencontre.

    James Johnson (Miami Heat)

    22/01/20 : vs Washington, victoire 134-129 OT

    Encore une fois le Heat a offert du basket en supplément à ses fans, et une fois encore, face à une équipe au bilan négatif. Erik Spoelstra et son staff n’ont pas trouvé de solution face au problème Bradley Beal. L’arrière des Wizards enchaîna trois paniers de suite avant que Miami ne réclame un temps mort. Washington mène alors de 3 points à 1’35 » du buzzer. Les locaux manquèrent deux tirs à 3pts, puis Ish Smith se manqua aussi côté Washington. Il ne reste alors que quelques secondes et Herro va prendre de vitesse Bradley Beal et attirer toute la défense adverse sur lui. Intelligemment, le rookie ressort la balle dans le corner pour un JJ ouvert. Son seul tir à 3pts marqué du match.

    De’Aaron Fox (Sacramento Kings)

    27/01/20 : @ Minnesota, victoire 133-129 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=O_yfCdqULow

    Alors que les Timberwolves menaient de 22 points dans les premières secondes du 4e quart-temps, les Kings ont enchaîné les paniers derrière la ligne des 7m23 par l’intermédiaire de Hield, Bjelica et Bogdanovic pour revenir à neuf unités avant d’entamer la dernière minute du temps réglementaire. Leader de la révolte, l’arrière Budy Hield a inscrit 6 points permettant aux Kings de revenir à une possession de leur adversaire. De’Aaron Fox provoqua une faute et se présenta sur la ligne des lances-francs. Le premier est réussi puis le meneur manqua délibérément le deuxième pour ensuite récupérer le rebond sous les regards incrédules des Wolves. Habitués aux matchs serrés, les Kings ont cette fois géré leur prolongation pour remporter cette rencontre.

    Victor Oladipo (Indiana Pacers)

    29/01/20 : vs Chicago, victoire 115-106 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=s1ht1uiOhHs

    Les hommes de Jim Boylen pensaient tenir ce match en s’autorisant une avance de 7 points au milieu du 4e quart-temps. C’est à ce moment précis que les Pacers ont sorti les barbelés et ont empêché les Bulls de scorer le moindre points jusqu’au buzzer. Malcolm Brogdon et Domantas Sabonis ont permis aux locaux de revenir dans le match. De retour après plusieurs mois d’absence, Oladipo a effectué son début de saison ce soir là en sortie de banc. Le All-Star avait manqué ses 6 premières tentatives de loin avant de planter ce shoot avec confiance. Indiana a pu ensuite remettre les pendules à l’heure lors de la prolongation.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Malcolm Brogdon (Indiana Pacers)

    17/01/20 : vs Minnesota, victoire 116-114

    https://www.youtube.com/watch?v=gPpAux-IcTY

    Deux lancers-francs de Karl-Anthony Towns ont permi aux Wolves d’égaliser à 1’48 de la fin. Il a fallu attendre les dernières secondes du match pour voir un panier et c’est Malcolm Brogdon qui fut l’auteur du game winner. L’arrière des Pacers s’en est bien sorti après avoir perdu un ballon crucial quelques secondes auparavant. Sur cette action décisive, le pick and roll est bien joué avec Domantas Sabonis, le ROY 2017 trouva le moyen de lâcher son teardrop face à un KAT bien trop bas.

    Kevin Huerter (Atlanta Hawks)

    17/01/20 : @ San Antonio, victoire 121-120

    Une belle performance collective de la part des Hawks. Alors que Patty Mills venait d’assurer 6 points d’avance pour les texans, les visiteurs ont ensuite inscrit 7 points en 1’20 ». Trae Young fut évidemment l’élément déclencheur de ce comeback avec 4 points. Sur le tir victorieux de Kevin Huerter, il faut souligner la prise à deux que les Spurs ont réservé à Young, permettant ainsi aux jeunes Hawks de profiter du décalage et de battre la défense des hommes de Popovich. Une belle victoire pour ce jeune groupe.

  • Clutch Action #7

    Clutch Action #7

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre septième numéro quelques actions offensives qui ont marqué le mois de décembre.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Kelly Oubre Jr (Phoenix Suns)

    14/12/19 : vs Spurs, défaite 119-121 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=D04DBQdO_vE

    Les Suns et les Spurs se sont affrontés à Mexico en décembre dernier. Ces deux équipes ont notamment pu prolonger le plaisir des supporters mexicains avec une prolongation obtenue via un tir dans le corner du jeune Oubre en partie grâce au génial meneur Ricky Rubio. L’ailier des Suns a pu se débarrasser de LaMarcus Aldridge pour ensuite allumer dans le corner sur catch and shoot. La belle histoire aurait pu se confirmer lors de la prolongation, mais nous vous invitons plus bas pour connaître le dénouement.

    Jimmy Butler (Miami Heat)

    14/12/19 : @ Dallas, victoire 122-118

    Alors que Dallas a du composer avec la sortie prématurée de leur joyau Luka Doncic (blessure), Miami a tout de même trouvé le moyen de s’écrouler en deuxième mi-temps permettant ainsi aux texans de revenir dans le match. Menés de 4 points à 1′ de la fin de la rencontre, les hommes d’Erik Spoelstra se sont repris après un temps mort avec un layup de Bam Adebayo, puis grâce à une superbe défense de Jimmy Butler sur Jalen Brunson provoquant ainsi une faute. Le joueur du Heat se chargea de rentrer ses deux lancers-francs pour revenir à 112-112. Bien que Butler manqua son tir au buzzer, Miami a pu venir à bout de cette coriace équipe de Dallas en prolongation.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Patty Mills (San Antonio Spurs)

    14/12/19 : vs Suns, victoire 121-119 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=NHHoCjul62k

    Nous revoilà donc à Mexico avec ce duel entre les Spurs et les Suns. Si les hommes de Monty Williams ont réussi à obtenir la prolongation dans les derniers instants du 4e quart-temps, les Spurs ont su clôturer la rencontre avec dans un premier temps, un and one de DeRozan pour égaliser (lancer-franc manqué), puis ce panier ce Patty Mills à 0.3 » du buzzer. L’Australien a profité du superbe écran posé par Aldridge pour définitivement enterrer les Suns.

    Wendell Carter Jr (Chicago Bulls)

    18/12/19 : @ Washington, victoire 110-109 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=VMT4NTddsgs

    Sauvés in extremis à la fin du temps réglementaire avec deux lancers-francs inscrits par LaVine, les Bulls ont pu compter, lors de la prolongation, sur leur intérieur sophomore Wendell Carter Jr pour finir le match. D’abord en rentrant deux lancers-francs, puis en étant bien placé dans la raquette pour recevoir le caviar de LaVine pour le dunk de la victoire. La défense de Washington dans toute sa splendeur.


    Dans la catégorie : And One !

    Zach LaVine (Chicago Bulls)

    14/12/19 : vs LA Clippers, victoire 109-106

    Les fans des Bulls ont quand même connu quelques moments délicieux au cours de leur saison 2019-2020. Pour la venue des Clippers, les hommes de Jim Boylen n’ont rien lâché et ont su revenir à hauteur des Clippers à 48 » du buzzer via un tir des 7m23 de Denzel Valentine. Paul George manqua deux tirs de suite, temps mort pris par les Bulls qui se retrouvèrent avec une possession cruciale à jouer à 11 » de la fin. Le ballon s’est naturellement trouvé dans les mains de Zach LaVine. Ce dernier profita du manque d’agressivité de Paul George et fonça vers le cercle pour marquer un layup malgré le contact avec Montrezl Harrell. And one et victoire des Bulls !

    Damian Lillard (Portland Trail Blazers)

    17/12/19 : @ Phoenix, victoire 111-110

    https://www.youtube.com/watch?v=z8iRbntiVCU

    Le début de saison est difficile pour les finalistes 2019 de la conférence Ouest, mais ils peuvent toujours compter sur Lillard lors du money time. Malgré l’absence de Devin Booker, les Suns sont passés devant au score à 32 » du buzzer grâce au and one de Kelly Oubre derrière la ligne des 7m23. Temps mort Blazers. La balle est inévitablement placée dans les mains de Lillard. Le meneur All-NBA défia sans problème Ricky Rubio. Une fois près du cercle, Lillard imagina un layup acrobatique dont il a le secret contre un Aron Baynes pénalisé par les arbitres. And one et le gain du match pour Portland. Dame Time !