Étiquette : Ben Simmons

  • Une nouvelle lineup pour les 76ers, Brown tente le tout pour le tout

    Une nouvelle lineup pour les 76ers, Brown tente le tout pour le tout

    Attendus comme gros favoris au titre en début de saison, les 76ers en sont bien loin. Siégeant à la 6e place de la conférence Est et produisant un jeu pas très esthétique, les yeux seront alors rivés sur l’équipe de Brett Brown lors de la reprise à Orlando, d’autant plus que le sélectionneur de l’Australie a dévoilé un tout nouveau cinq majeur pour le retour de la NBA


    La nouvelle rotation

    La nouvelle rotation de Brett Brown devrait se présenter de la manière suivante :
    Pg Shake Milton Sg Josh Richardson Sf Tobias Harris
    Pf Ben Simmons C Joel Embiid
    6– Al Horford 7– Matisse Thybulle 8– Furkan Korkmaz 9– Alec Burks 10– Glenn Robinson 11– Norvel Pelle 12– Raul Neto

    Pourquoi changer ?

    Est-ce vraiment bénéfique pour un coach d’effectuer un tel changement à 8 matchs des play-offs? Cela pourrait engranger un manque d’automatisme et de cohésion sur le parquet lors des play-offs car 8 matchs et quelques scrimmages c’est relativement peu.


    Le principal problème du 5 tall ball (4 joueurs de plus de 2,03m et un de 1,98m) de Brett Brown cette saison est que cela créé un embouteillage dans et près de la raquette, due à un grand manque de spacing. Résultat, une flopée de pertes de balle, 18e en offensive rating, 19e en 3 points marqués et combien de fois a-t-on vu Embiid, Bennie et Horford s’emmêler les pinceaux ! La meilleur stat pour confirmer ce fait est le TS% (true shooting%) de Embiid + Simmons, car quand Al Hoford n’est pas sur le terrain, il est de 66.6%, mais quand il est sur le terrain, il n’est que de 55.2%

    Milton a-t-il les épaules pour être titulaire ?

    Sniper Shake a explosé aux yeux du grand public lors du road trip de 4 matchs des 76ers en Californie avec des stats de 21.2 points 4 passes 1.7 interceptions et 51% à 3 points. Son match référence : 1er mars contre les Clippers, antenne nationale, 39 puntos 5 passes, 7 sur 9 à 3 points, 70% fig et seulement 1 perte de balle. Il en profite pour égaler un record all-time de tirs à 3pts consécutifs réussis avec 13 réalisations (rejoignant Terry mills et Brent Price), rien que ça.

    Il joue très bien, il peut shooter, il a un QI très élevé et il peut aller au cercle. C’est quelqu’un avec qui on peut jouer. Il a parcouru un long chemin depuis que je l’ai vu jouer. Il continue de se développer et il ne fait que s’améliorer

    Ben Simmons sur Shake Milton

    Titularisé seulement 16 fois cette saison, le combo guard ne sera pas vraiment utilisé comme un meneur. Il aura principalement 2 tâches :

    Premièrement, il jouera le pick-n-roll avec Simmons. Les 76ers sont seulement 29e en utilisation du pick-n-roll cette saison, Brett Brown compte y remédier en ajoutant cette arme dévastatrice à leur jeu. Milton n’est pas encore un playmaker élite, néanmoins, il détient une bonne vision de jeu et est très intelligent dans sa prise de décision.


    Deuxièmement, Milton sera utilisé en tant que spot up shooteur ; avec ses 50% fig et ses 45% à 3pts sur la saison, cela ne sera pas un gros problème pour sniper shake.

    Bennie au poste 4 !

    Ce qu’il faut savoir avant tout c’est que Simmons sera le principal créateur de l’équipe, il sera juste un peu plus utilisé en off-ball.

    C’est tellement facile de jouer avec Ben car il n’est pas égoïste. Notre entente sur le terrain continue de grandir et elle continuera étant donné qu’on va jouer plus souvent ensemble et notamment sur pick and roll.

     Shake Milton sur Ben Simmons


    Comment utiliser Simmons en off-ball avec son tir inexistant ? Le pick-n-roll. Sa vitesse, sa puissance, ses qualités athlétiques, son Qi et sa finition sont de redoutables atouts pour un bon poseur d’écran et un roll man. On l’a déjà un peu vu dans ce rôle en Janvier/Février, où il jouait le pick-n-roll majoritairement avec Josh Richardson. Les résultats étaient plutôt bons avec des excellents matchs, contre les Rockets (29pts 13/20, 13reb 11ast 3stl 4blk), contre les Nets (34pts 12/14, 12reb 12ast 5stl 2blk)… Simmons est sciemment laissé seul par ses adversaires car il ne tire pas bien (ou il ne tire pas du tout), Milton pourra donc facilement le trouver à mi-distance sur pick-n-pop et même à 3pts dans le meilleur des mondes.

    Il tire beaucoup plus souvent à trois points lors des entraînements. Il se sent bien et je sais qu’il reçoit beaucoup de supers encouragements de la part de ses coéquipiers

    Brett Brown sur Ben Simmons


    À noter que Simmons excelle aussi en cut, il est 59e percentile avec 1.33 points par possession et il inscrit 3.3 points par match (top 10).

    Impact sur la défense :

    L’ajout de Milton impacterait-il la 6e meilleure défense de NBA ? Légèrement, car même s’il n’est pas un excellent défenseur il pourra apporter une défense décente du périmètre contre le meneur adverse. Surtout qu’à côté de lui il y aura l’excellent soldat Josh Richardson, toujours prêt à faire vivre un enfer à l’extérieur adverse (les extérieurs adverses tournent à 38.4% contre lui).


    Et ils pourront toujours compter sur le potentiel Defensive player of the year, Benjamin Simmons, qui se chargera de lockdown le meilleur joueur adverse peu importe son poste à part s’il s’agit d’un pivot ; car Joel « the process » Embiid est là pour écraser n’importe quel adversaire qui se présentera dans sa raquette.

    En bref, les 76ers seront hyper solides en défense malgré la présence de Shake Milton.

    Horford et la 2nd unit

    Qu’il soit titulaire ou sur le banc, Horford apportera sa grande expérience et son excellente défense. Jusque-là, il était beaucoup utilisé en tant que spot-up shooteur pour que Embiid puisse avoir de la place à l’intérieur mais ce n’est absolument pas son rôle. Le pivot 5 fois all star sera un 6e homme de luxe et pourra dépanner lors des absences/load management du très fragile Joel Embiid.


    La 2nd unit des 76ers sera aussi très solide de par la présence du rookie chien de chasse, Matisse Thybulle, des shooteurs Furkan Korkmaz (40% à 3pts) et Mike Scott (36% à 3pts), et du très serviable Alec Burks.


    Horford laissant sa place de titulaire à Milton pour augmenter le spacing, Milton sera donc utilisé en faux poste 1 et Simmons en faux poste 4, situation très similaire à celle de LeBron et Irving au Cavaliers. Cela permet aussi de renforcer la 2nd unit.

    Dans le détail, on remarque que Simmons était déjà un peu utilisé dans ce rôle la saison dernière en play-offs dans la lineup Simmons-Redick-Butler-Harris-Embiid, qui s’apparentait plus à une lineup Butler-Redick-Harris-Simmons-Embiid.

  • Clutch Action #8

    Clutch Action #8

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre huitième numéro des actions offensives qui ont marqué la fin du mois de décembre.

    Dans la catégorie : Pour arracher la prolongation

    Kyle Lowry (Toronto Raptors)

    23/12/19 : @ Indiana, défaite 115-120 OT

    Alors que les Pacers pensaient avoir fait le plus dur avec un tir dans le corner de TJ Warren pour passer devant de deux points à 40 » du buzzer, les champions en titre ont pu compter sur leur meneur pour ne rien lâcher. Kyle Lowry n’éprouva aucune difficulté à transpercer la défense des Pacers et termina son action avec un layup avec la planche. 107-107, temps mort Indiana. Les tentatives de tirs victorieux d’Holiday puis de Lowry n’ont rien donné, et les Pacers ont dû passer par la prolongation pour venir à bout des hommes de Nick Nurse.

    Devonte’ Graham (Charlotte Hornets)

    27/12/19 : vs Oklahoma City, défaite 102-104 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=Q6ic9X-64aU

    Nouvelle apparition du surprenant meneur des Hornets dans Clutch Action. Lors de la venue du Thunder, les Hornets ont bataillé jusqu’au bout pour la victoire. Après un lancer-franc réussi par Dennis Schröder, Graham s’empressa de remonter le terrain à toute vitesse pour aller inscrire le layup de l’égalisation. Le pivot du Thunder Steven Adams s’en est bien sorti sur cette action et le Thunder remporta le match en prolongation.

    Ben Simmons (Philadelphie Sixers)

    28/12/19 : @ Miami, défaite 116-117

    https://www.youtube.com/watch?v=pKUlA9-C9fk

    Une fin de match dingue entre deux prétendants à l’Est. Un ballon volé de Jimmy Butler dans les mains de Joel Embiid, un tir à 3pts de l’audacieux Tyler Herro. Puis un deuxième ballon perdu par Joel Embiid. L’auteur de l’interception, encore une fois Jimmy Bulter, se retrouva ensuite sur la ligne des lancers-francs. La star du Heat n’a malheureusement rentré qu’un seul de ses tirs et voilà que le pire arriva, Goran Dragic qui commet une faute sur une tentative désespérée de loin de Richardson. L’arrière des Sixers manqua ses trois lancers-francs, mais le dernier est sauvé par Ben Simmons. Panier douloureux à encaisser pour le Heat. Le dénouement de ce duel est évoqué un peu plus bas.

    Glenn Robinson III (Golden State Warriors)

    31/12/19 : @ San Antonio, défaite 113-117 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=_XV55St1-gc

    Les Spurs sont maintenant des habitués de ces chroniques. Pour le soir du nouvel an, les texans ont reçu les médiocres mais imprévisibles Warriors. Une rencontre serrée jusqu’à la fin du 4e quart-temps. Si DeMar DeRozan a tout tenté pour terminer le match en inscrivant les trois derniers paniers de son équipe, c’est bien Glenn Robinson III qui a planté le dernier panier du temps réglementaire sur une passe bien compliquée de Draymond Green. Les Spurs ont repris le contrôle du match pendant la prolongation et ont réussi à remporter ce match serré.


    Dans la catégorie : Game Winner

    Jamal Murray (Denver Nuggets)

    23/12/19 : @ Phoenix, victoire 113-111

    https://www.youtube.com/watch?v=mauurp7JQdQ

    Alors que Devin Booker venait d’inscrire un panier derrière la ligne des 7m23, Mike Malone demanda un temps mort afin de faire rentrer Nikola Jokic à la place de Mason Plumlee. Le pivot serbe fut donc essentiel pour cette dernière possession en tant que screener pour son meneur Jamal Murray qui a pu jouer le mismatch face à Aron Baynes. Sur un stepback à quelques centimètres de la ligne à 3pts, le canadien s’est attribué le panier de la victoire. A 2 » du buzzer, les locaux ont le droit à une dernière tentative, mais Booker a vu son tir contré par Jerami Grant.

    Goran Dragic (Miami Heat)

    27/12/19 : vs Indiana, victoire 113-112

    https://www.youtube.com/watch?v=yj8Fqe7WR70

    Les fans du Heat au sein de l’AAA ont expérimenté l’ascenseur émotionnel lors de cette action décisive à quelques secondes du buzzer. Alors que les visiteurs étaient repassés devant d’un point grâce à Jeremy Lamb, Miami a dû s’y reprendre à trois fois avant de trouver la mire. Grâce à l’activité sous le cercle, et la lucidité du meneur slovène, Miami a connu ce soir là, un heureux dénouement avec une victoire face à un concurrent direct à l’Est.

    Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder)

    29/12/19 : @ Toronto, victoire 98-97

    https://www.youtube.com/watch?v=Q3aedYmx5uE

    Un match disputé de bout en bout. Les champions en titre ont été surpris par cette équipe tenace coachée par Billy Donovan. Suite à deux lancers-francs réussis par Fred VanVleet, le Thunder s’est retrouvé avec le ballon dans les mains du sophomore SGA. Le jeune joueur n’a pas l’air inquiet et le roster lui fait confiance comme l’atteste le placement de CP3 dans le corner. Si ce dernier a hérité du ballon pendant quelques secondes, c’est bien le jeune meneur qui a perforé la défense des Raptors pour inscrire un game winner rempli d’assurance.


    Dans la catégorie : Finir sur la ligne des lancers-francs

    Jimmy Butler (Miami Heat)

    28/12/19 : vs Philadelphie, victoire 117-116

    Voici l’homme qui fut omniprésent lors des situations chaudes de ce match. Deux ballons volés en fin de 4e quart-temps, un lancer-franc crucial manqué, et voici donc le moment de vérité avec cette dernière possession avec le ballon dans ses mains. Le un contre un est amorcé contre Ben Simmons, mais le joueur du Heat a été assez malin pour obtenir le switch avec Al Horford. Butler obtient une faute peu évidente sur son tir à mi-distance. Encore une fois, un seul lancer-franc est rentré (le 2e), mais le scénario du 4e quart-temps ne s’est pas répété, Miami sort vainqueur de ce duel divertissant.

  • L’évolution des rookies depuis 2015

    L’évolution des rookies depuis 2015

    Depuis quelques années, le processus de rajeunissement de la ligue s’est accéléré. Des franchises empilent les choix de draft, et privilégient des contrats courts pour des jeunes inconnus plutôt que de recycler des vétérans bien trop usés. Si ces jeunes joueurs deviennent majoritaires sur le parquet, est-il possible que ces derniers soient de plus en plus à l’aise et performants? Et selon vous, quelle cuvée à été la plus productive ces cinq dernières années ? (Statistiques via NBA.com)

    Cette saison, 115 rookies ont foulé les parquets NBA, c’est 48 de plus qu’il y a dix ans lorsque John Wall, Paul George et DeMarcus Cousins réalisaient leurs débuts. Un chiffre qui a connu une réelle progression à partir de la saison 2015-2016 avec un pic atteint en 2016 avec 120 rookies d’utilisés. Merci aux Sixers et leur « Process » dans le milieu des années 2010 pour avoir fait baisser la moyenne d’âge de la ligue.

    D’autres facteurs peuvent également expliquer cette évolution comme le style de jeu prôné depuis quelques saisons (rapidité, vivacité et shoot) qui peut très bien coller avec le profil des jeunes prospects. Mais également la mise en place de contrats courts et flexibles (10-day et two way) avec la possibilité de les signer, voire re-signer afin de les tester et d’optimiser leur potentiel.

    Cette tendance à vouloir rentabiliser ces jeunes joueurs donnerait telle une meilleure production de ces rookies ? Voici les évolutions statistiques individuelles de ces cinq dernières années, et un aperçu sur la cuvée la plus prolifique.

    Temps de jeu et responsabilité avantage pour la Draft 2017

    Ben Simmons, Donovant Mitchell et Jayson Tatum – image via cbssports.com

    La cuvée 2017 possède le record du nombre de rookies ayant joué chez les professionnels mais également en ce qui concerne le total de joueurs dans le club des 15/15 (au moins 15 apparitions et 15 minutes en moyenne de temps de jeu). 45 rookies ont eu ces privilèges lors de la saison 2017-2018 avec en tête d’affiche Donovan Mitchell, Ben Simmons (drafté en 2016), Jayson Tatum, Kyle Kuzma, Lonzo Ball ou encore Lauri Markkanen. C’est l’ancien meneur des Lakers, Lonzo Ball, qui a hérité du temps de jeu le plus conséquent avec 34.2′.

    Le bonnet d’âne revient à la promotion 2015 avec seulement 26 joueurs dans ce cas. Karl-Anthony Towns, Emmanuel Mudiay et Jahlil Okafor sont les seuls à avoir atteint la barre des 30′. Loin d’être ridicule, la draft 2016 présente 35 joueurs au dessus des 25 minutes mais aucun n’a franchi celle des 30 minutes. Brandon Ingram était le leader avec 28.9′. Enfin, les deux dernières cuvées nous offre de très jolies perspectives d’avenir avec Luka Doncic (32.2′), Trae Young (30.9′) pour la cuvée 2018 et avec Zion Williamson (29.7′) et Ja Morant (30′) pour celle de 2019.

    Impact offensif sur le terrain : 2017 et 2019 au dessus du lot

    Ja Morant en défense sur Jayson Tatum – Bob DeChiara-USA TODAY Sports

    Voyons maintenant quelle promotion est plus à même à se montrer en attaque avec un temps de jeu suffisamment conséquent. Rien qu’en observant le tableau-2, on distingue deux courbes au dessus du lot. Ces dernières sont associées aux promotions 2017 et 2019. Avec 15 joueurs allant de Zion (23.6pts) à Kevin Porter Jr. (10pts), la cuvée 2019 est riche en joueurs offensifs offrant ainsi une solution offensive pour leur coach (45.3% de réussite).

    La cuvée 2017 est menée par le plus gourmand en terme de tirs tentés lors de ces 5 dernières années : Donovan Mitchell (17.2%). Néanmoins, si la promotion 2017 se montre en attaque, elle pêche dans l’adresse avec une moyenne de 40.3%, soit le pire taux de réussite parmi ces cinq générations. Merci Lonzo avec 39.5% aux tirs !

    La classe 2018 tient une moyenne correcte grâce à ses deux vedettes : Doncic et Young. Sept joueurs ont atteint la barre des dix points avec une moyenne de 46.3%. Les rookies de la draft 2016 sont moins en vue. Leur meilleur scoreur Joel Embiid (20.2pts) était déjà dans la ligue depuis deux ans! Mais il est sage de rappeler qu’il ne s’agissait que de rookies et que les saisons suivantes furent bien plus convaincantes pour Siakam, Brown, Hield, Murray et LeVert.

    Apport statistique moyen : les cuvées 2018 et 2019 se démarquent

    Luka Doncic et Zion Williamson – photo via esnba.com

    Voilà qui est intéressant ! Bien que peu significatif, le tableau-3 semble nous indiquer une évolution statistique positive au fil des générations. Avec une base solide d’au moins 30 joueurs dans le club des 15/15 depuis 2016, les franchises NBA leur accordent plus d’importance en terme de développement et cela se traduit par un temps de jeu plus conséquent.

    Les cuvées 2018 et 2019 ont passé le plus de temps sur le terrain, par conséquent, ils scorent plus et gobent plus de rebonds en moyenne par match. Et pourtant, ces deux promotions diffèrent en plusieurs points. Si la génération 2019 excelle par une certaine homogénéité et son nombre de joueurs essentiels dans la rotation de leur équipe (faiblarde?), celle de 2018 est clairement portée par deux hommes : Luka Doncic et Trae Young qui ont posté des chiffres de All-Stars dès leur première saison !

    Bien que la classe 2015 soit faiblement représentée, elle a la particularité de compter en ses rangs de solides intérieurs avec Karl-Anthony Towns, Jahlil Okafor, Kristaps Porzingis, Myles Turner mais aussi Nikola Jokic (drafté en 2014). Une caractéristique qui explique en partie cette belle moyenne aux rebonds (4.1).

    Et si on creuse un peu plus ? Statistiques avancées : de mieux en mieux

    Mitchell Robinson au dunk – Photo by Scott Taetsch/Getty Images

    Pour ce 4e et dernier tableau nous avons sélectionné quatre statistiques avancées : EFG (Effective Field Goal), TS (True Shooting), PIE (Player Impact Estimate) et USG (Usage Pourcentage). Ces données peuvent ainsi renseigner sur la qualité des tirs pris par les rookies ainsi qu’une estimation de leur implication sur le terrain de manière générale.

    Concernant l’utilisation et l’impact des joueurs (USG et PIE), les chiffres sont sensiblement identiques et ne permettent pas de dégager une tendance au fil des saisons. En revanche, on peut distinguer une légère amélioration d’année en année dans la qualité des tirs pris et le taux de réussite. L’EFG a dépassé les 50% à partir de la classe 2018 (50.8%) pour atteindre un record avec la classe 2019 (51.1%).

    Le TS a également connu un bon à partir de la saison 2018-2019 avec une augmentation de +2,1% par rapport à la saison 2017-2018. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe qu’aucun rookie de la promotion 2015 ne dépasse les 60% dans les deux catégories (dans le club des 15/15). C’est le pivot des Knicks, Mitchell Robinson (draft 2018) qui a obtenu les meilleurs chiffres avec un EFG à 69.4% et un TS à 69.2%.

    En 2019-2020, ils étaient deux à obtenir des pourcentages au dessus des 64% dans les deux catégories : Brandon Clarke et Jaxson Hayes. Une évolution positive qui peut en partie s’expliquer par la recrudescence de joueurs extérieurs tirant à 3pts et d’intérieurs toniques et athlétiques se contentant de scorer inside. Bye Bye le tir à mi-distance !

    Trae Young et Luka Doncic lors du Rising Star Challenge 2020 – via republicworld.com

    Si vous avez été attristés par les départs en retraite de légendes comme Wade, Parker et Nowitzki, ne vous inquiétez pas, la relève est déjà bien installée et ne manquera pas de nous procurer à nouveau de superbes émotions.