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  • Les Busts en NBA : Tentative d’explication

    Les Busts en NBA : Tentative d’explication


    Anthony Edwards, LaMelo Ball, James Wiseman, Obi Toppin, Killian Hayes, Issac Okoro ou encore Devin Vassell. Tous ces jeunes prospects à très forts potentiels sont attendus parmi les premiers picks de la prochaine draft qui, épidémie de Covid19 oblige, se tiendra le 16 octobre prochain.

    Certains deviendront All Star, d’autres seront peut-être même intronisés au Hall of Fame, le Panthéon de la balle orange. En revanche, et comme chaque année, plusieurs ne parviendront pas à satisfaire les attentes autour d’eux et marqueront l’histoire, non pas grâce à leur niveau de jeu, mais bien à cause de leur capacité à décevoir.

    Pourquoi certains joueurs, que tout prédestine à un avenir glorieux en NBA, tombent finalement dans l’oubli le plus total ? Qui sont-ils et quelles en sont les raisons ?


    Des joueurs draftés trop jeunes ?

    C’est un fait, les rookies NBA draftés sont de plus en plus jeunes : Lors de la draft 2017, 20 joueurs de moins de 20 ans ont été draftés. Un nombre important, particulièrement quand on s’aperçoit que lors de drafts antérieures, notamment en 2005, ce nombre était plus faible alors même que les jeunes de 17 et 18 ans étaient éligibles.

    Les franchises NBA semblent donc de plus en plus prêtes à faire confiance à des jeunes encore verts plutôt que des joueurs ayant terminé leur cursus universitaire. Cela peut se comprendre dans un sens : Plus le joueur est jeune, plus la franchise a le temps de le faire progresser, de le préparer à l’univers NBA, de le façonner de sorte qu’il puisse réussir dans la Grande Ligue.

    Néanmoins, la réticence de nombreux joueurs à terminer leur cursus universitaire (à l’image de Ben Simmons qui confiait ne pas savoir ce qu’il avait appris à LSU) complique la tâche des recruteurs NBA : moins de matchs joués, moins de possessions à analyser et donc une plus grande possibilité de tomber sur un bust.

    Les scouts mandatés par les franchises doivent ainsi analyser le jeu de joueurs très jeunes, avec un nombre de matchs assez limité. La marge d’erreur est plus faible, tout en sachant que la NBA et la NCAA sont des mondes qui ne ressemblent pas vraiment. Réussir en NCAA ne veut pas dire qu’on réussira nécessairement en NBA.

    En observant ce tableau, on peut s’apercevoir que, plus les années passent, plus les joueurs choisis au début de la draft (les lottery picks) sont jeunes. En 1995, l’âge moyen des picks 1 à 15 était de 21,5 ans alors qu’en 2017, ce nombre est descendu en dessous de 20, signe du rajeunissement progressif des différentes cuvées.


    Une arrivée difficile dans le microcosme NBA pour des gamins mal préparés.

    Bust. Voilà le nom avec lequel nous désignons de nombreux joueurs anciens comme actuels aujourd’hui. Pour faire simple, il s’agit d’un terme utilisé pour décrire un joueur de la NBA qui a été choisi dans les premières positions de sa draft, dont on avait des attentes élevées, mais qui ne s’est jamais approché du niveau attendu.

    Prenons un exemple récent avec la Draft de 2013 :
    Comme lors des 29 dernières années, et pour la toute dernière fois, David Stern s’avance pour annoncer le premier choix.
    With the first pick in the 2013 NBA Draft, the Cleveland Cavaliers select… Anthony Bennett from Toronto, Canada.

    Stupeur au Barclays Center. Le joueur de 20 ans formé chez les Rebels d’UNLV du côté de Las Vegas n’était pas attendu aussi haut. Selon son coach de UNLV, Dave Rice, Bennett était « un joueur unique, mais différent, c’était clair. Mais son futur s’annonçait brillant. C’était le style de joueur qu’on souhaite avoir chaque saison à la Fac. Il était tellement talentueux. Il ne pensait qu’à l’équipe, était facile à coacher, voulait gagner. Plus le match était important, mieux il jouait. »

    Avec des statistiques solides (16,1 points, 8,1 rebonds et 53,3% de réussite aux tirs) lors de sa saison universitaire, on se demande encore comment un joueur décrit comme tel a-t-il pu décevoir à ce point ? Point encore plus important, comme les scouts des Cavs, eux qui ont une ribambelle d’outils statistiques tous plus perfectionnés les uns que les autres, ont-ils pu faire une telle erreur ? Dès le premier match on se rend bien compte que le canadien n’a absolument pas le niveau d’un first pick et encore moins celui de la NBA.

    Un exécutif raconte : « J’étais choqué que les Cavs l’aient pris en première position. Je me disais « C’est un mauvais choix, mais il sera probablement un bon 6ème homme mais certainement pas, c’est un mauvais choix, ce mec va sortir de la ligue ».

    Négligence de la part des scouts de Cleveland au sujet de Bennett ? Peut-être, comme l’explique un scout anonyme, qui pense que la franchise de l’Ohio « n’a pas eu un rapport complet sur Bennett. Le staff de UNLV tolérait beaucoup de choses. Les Cavs ont eu une version optimiste de son éthique de travail et de son attitude. »

    source : Mike Segaar – Reuters

    Comme dit précédemment, les joueurs draftés sont de plus en plus jeunes et donc, la durée de leur cursus universitaire, de plus en plus courte. L’analyse se fait ainsi sur un échantillon moins conséquent, avec une marge d’erreur forcément plus importante.

    Mais est-ce vraiment la faute du natif de Toronto ? A cette époque, le management des Cavs est en perdition totale, avec à sa tête un Chris Grant qui veut absolument faire d’Anthony Bennett LE joueur de demain. Mais pour un garçon aussi jeune, c’est trop de responsabilités et ce dernier vivra une saison rookie désolante avec des pourcentages désastreux.
    Mais dans un contexte moins anxiogène et dans une franchise mieux cadrée, le jeune canadien aurait pu faire une bien meilleure carrière si on l’avait laissé se développer quelque peu. Ou peut être pas. Nous ne saurons jamais.

    Cela nous amène à une nouvelle réflexion : le cadre dans lequel un jeune arrive en NBA. Arriver à 18 ans chez les Spurs, une des meilleures organisations de la ligue, ce n’est pas la même chose que d’arriver chez les Cavs ! Est-ce que Tony Parker ou Manu Ginobili auraient eu la même carrière s’ils avaient été draftés par une autre franchise ? Rien n’est sûr.


    Des environnements néfastes ?

    Outre les blessures qui peuvent toutefois témoigner d’un manque d’éthique de travail, l’un des problèmes majeurs causés par une arrivée trop rapide en NBA est une mauvaise gestion de ce que l’on appelle les « à cotés ».
    Tout de suite plongés dans le gigantesque océan médiatique qu’est la NBA, certains jeunes, mal préparés ou mal conseillés, peuvent rapidement sombrer.

    Interrogé récemment par France Info, Kevin Séraphin, ancien joueur des Wizards, le confirme : « Aujourd’hui, un joueur NBA gagne vite un million de dollars par an. Ça donne forcément des idées à des personnes mal intentionnées. La fameuse Draft n’est qu’une étape.

    Cette première sélection est déjà très compliquée, mais il faut encore trouver sa place, jouer afin de survivre et de pouvoir prolonger l’aventure au-delà de deux ans. Le plus dur en fait, c’est d’accepter la transition entre le basket comme passion et le basket comme métier à plein temps. »

    Les jeunes semblent donc avoir du mal à faire la transition entre le monde amateur et le monde professionnel. Tous n’ont pas, à l’instar de Steph Curry par exemple, un père qui a fait carrière dans la grande ligue et donc un modèle à suivre. De nombreux joueurs ne roulaient pas sur l’or avant d’arriver dans la NBA et peuvent se retrouver comme perdus face à cet afflux d’argent : ils essayent tant bien que mal d’imiter les dépenses de leurs coéquipiers vétérans ce qui en réalité, n’est pas une bonne chose, car ces derniers ont souvent des contrats plus longs, mieux rémunérés et surtout déjà de l’argent de côté.

    Pas vraiment au courant des vertus d’une bonne alimentation, de nombreux jeunes se gavent de fast foods à longueur de journée, ce qui n’est, évidemment, pas la meilleure manière de prendre soin de son corps. Certains peuvent même se retrouver en difficulté face à des tâches plutôt banales : un exécutif de la ligue racontait qu’il avait un jour observé un grand espoir ayant du mal à « ouvrir un compte en banque ou payer ses factures ».

    source : Mark Ralston – AFP via Getty Images

    Propulsés dans la jungle qu’est la NBA, ces jeunes prospects doivent garder la tête froide et s’adapter rapidement à la situation. Trevor Ariza, drafté à l’âge de 19 ans en 2004 par les Knicks l’explique :

    Le plus gros ajustement que j’ai dû faire était probablement d’être si loin de chez moi à un si jeune âge, je ne m’étais jamais absenté de chez moi aussi longtemps. Si l’on n’est pas bien dans sa tête, dans son esprit, on ne peut être performant en NBA.

    Dans une ère où les réseaux sociaux sont rois, il peut être difficile de rester focaliser sur la balle orange. Et ce n’est pas Lamar Odom qui nous dira le contraire ! Dans son autobiographie, “Darkness to Light” (De l’obscurité à la lumière), l’ancien champion NBA avec les Lakers explique qu’il « pense avoir dépensé plus de 100 millions de dollars » pour de la drogue. Il ajoute qu’il a « dû payer beaucoup d’avortements » au cours de sa carrière, car « il faisait l’amour avec six femmes par semaine en moyenne. »

    Le vétéran des Blazers confirme les propos de son ancien coéquipier :

    Trouver quelque chose à voir avec mon temps libre a été une autre chose à laquelle j’ai dû m’adapter, il n’y a que peu d’heures que vous pouvez passer dans le gymnase, en particulier en jouant à plus de 80 matchs par saison. J’ai eu du mal à trouver des choses à faire avec tout le temps libre que nous avions.

    Un phénomène encore bien présent de nos jours, qui nous rappelle qu’avoir des vétérans dans le vestiaire, qui connaissent les rouages de la NBA et savent conseiller les moins expérimentés, est primordial…
    Prenez le jeune espoir des Pistons, Sekou Doumbouya, qui a tout pour devenir un grand joueur, avec des qualités athlétiques qui correspondent parfaitement au style de la NBA d’aujourd’hui.

    Cependant, il est régulièrement réprimandé par son coach, Dwayne Casey, qui lui reproche un manque de concentration et de maturité. Rien de plus normal, quand on voit que l’ancien joueur du CSP Limoges a déjà partagé ses highlights… à la mi-temps d’un match ou que ses échauffements d’avant match consistent à imiter Kylian Mbappé.


    L’exemple glaçant de Robert Swift

    Pendant de longues années, la NBA autorisait les joueurs de 18 ans, c’est-à-dire les lycéens, à pouvoir s’inscrire à la Draft. Avec plus ou moins de réussite… LeBron James, Kevin Garnett pour ne citer qu’eux, se sont parfaitement adapté au jeu NBA et sont devenus des stars interplanétaires.

    Pour d’autres cependant, l’expérience fut bien moins concluante et David Stern, ancien et regretté commissionnaire de l’époque, s’inquiéta de voir ces jeunes talents se présenter trop tôt à la Draft, sans prendre le temps d’obtenir le moindre diplôme. L’exemple de Robert Swift est sans doute le plus frappant.

    Sélectionné en 12ème position de la cuvée 2004 par les Seattle SuperSonics, l’intérieur de 2m13 ne confirmera jamais le semblant de potentiel entraperçu au lycée de Bakersfield, en Californie. Pire, après de graves blessures à répétition, Swift sombre dans l’alcool, la drogue ( héroïne entre autres ) et même dans les cambriolages… Une véritable descente aux enfers pour un joueur qui aurait pu faire une carrière au moins honnête en NBA.

    Probablement échaudé par les histoires de ce genre, David Stern met en place en 2006 le one and done, ce qui veut dire que les joueurs américains doivent désormais attendre leurs 19 balais pour se présenter à la Draft et que par conséquent, ils sont dans l’obligation de passer, pour au minimum un an, par la case NCAA.

    Un moyen de faire grandir quelque peu ces jeunes pousses avant de les jeter dans le grand bain. Mais ces derniers semblent de plus en plus réticents à passer par la case NCAA, empire lucratif qui génère des millions et des millions (de dollars) chaque année. En effet, les joueurs universitaires ne sont pas rémunérés et si certains vont toucher le pactole au cours de leur carrière dans la grande ligue, d’autres vont la voir se terminer sans rien toucher.

    L’an dernier, la blessure spectaculaire de Zion a relancé le débat : et si Williamson s’était gravement blessé et avait compromis le reste de sa carrière ? En avril dernier, c’est Jalen Green, présenté comme le meilleur lycéen du pays, qui a choisi de snober la NCAA. L’année prochaine, il jouera en G-League, l’antichambre de la NBA, comme il l’a récemment annoncé à Yahoo Sports.

    En 2018, Adam Silver, le boss de la NBA, s’interrogeait déjà sur le problème :

    De notre côté, nous estimons que la Draft est meilleure quand on a la possibilité de voir ces jeunes jouer à un haut niveau avant de venir en NBA. D’un autre côté, on pense que la question est de savoir, en termes de succès immédiats, si ce n’est pas mieux pour nous d’interagir avec eux lorsqu’ils sont plus jeunes. Seront-ils meilleurs s’ils viennent en NBA à 18 ans, en utilisant la G-League pour leur formation et leur apporter du temps de jeu ? Tout en sachant que pour les meilleurs d’entre eux, il ne fait aucun doute qu’ils pourraient être performants dès 18 ans.

    source : NCAA Champion Magazine

    Alors que le nombre de one-and-done ne cesse d’augmenter au fil des drafts, le plus ancien et célèbre défenseur d’une entrée rapide en NBA, Spencer Haywood, semble réticent à supprimer cette règle : « Les joueurs NCAA ne sont pas prêts pour la NBA après juste une saison » expliquait-il en 2014. Gerald Green, dernier lycéen en date choisi à la draft, renchérit : « Il y a beaucoup de joueurs qui sortent du lycée qui ne sont pas prêts. Tout le monde ne s’appelle LeBron James. »


    Qu’importe la décision que prendra la NBA à propos de ce sujets-là, elle déclenchera des réactions aussi bien négatives que positives. Au final, la décision reviendra au joueur : Prendre le temps de se développer à l’université au risque de ne jamais arriver en NBA ou rejoindre directement la grande ligue sans forcément y être prêt ? Ces dernières années, la NBA a commencé à réfléchir à une solution qui pourrait permettre aux prospects les plus talentueux de gagner leur vie dès leur sortie du lycée (en G- League ?) plutôt que de s’ennuyer 1 an en NCAA sans toucher un seul dollar. La balle est dans la main de Adam Silver. Comme toujours.

  • NBA, COVID-19, et après ?

    NBA, COVID-19, et après ?

    Alors que le globe s’est réglé à l’heure COVID-19, le 11 mars, les horloges Tissot ont cessé de tourner en NBA pendant plusieurs mois. Le mardi 2 juin, le conseil d’administration de la grande ligue a validé une reprise progressive de l’entraînement. Un “hallelujah” pour les fanatiques de la balle orange, désabusés pendant ces quatre mois de disette.

    Les playoffs se dérouleront dans un contexte inédit à Disney World Floride dans la bulle. Depuis cette “Salle du temps et de l’esprit”, les joueurs se remettent en condition afin d’être affûtés pour leur premier match officiel, le 30 juillet. D’ici là, les rumeurs des nouvelles contaminations, des entrées et sorties de la bulle sont relayées par les journalistes américains Shams Charania et Adrian Wojnarowski sur Twitter.

    En période de confinement, le réseau social a constitué une plateforme d’expression pour les spectateurs qui ont pu y partager leur frustration et leur nostalgie lors de la mise en suspens de la NBA. La pandémie n’a pas eu raison de notre amour pour le basket, mais elle a changé les règles du jeu. À quoi ressemblera l’après-COVID pour la ligue américaine ? Dans la lignée du “Flu-game” de Michael, votre média ClutchTime vous propose une rétrospective épidémiologique des séquelles de la NBA post-confinement.


    Une bourde franco-française et une société américaine divisée

    Le 11 mars 2020, la Twittosphère n’en a que pour notre Rudy Gobert national, testé positif au coronavirus. Les boutades fusent, plus ou moins fines. Le double DPOY est accusé d’avoir réalisé l’action défensive la plus impactante de sa carrière : un geste clownesque face aux journalistes qui impose un cadenas sur la ligue.

    Le récapitulatif vidéo de la bourde de Rudy Gobert, source : Le Huffington Post/Youtube.

    Rudy assume sa bêtise et présente ses excuses dans un communiqué où il exprime sa volonté de dédramatiser le quotidien des fans dans un contexte d’angoisse collective. Mais avec un premier joueur officiellement atteint, Adam Silver ne prend pas de risque. Il prend la décision historique de suspendre la saison jusqu’à nouvel ordre afin de protéger son organisation.

    À cette date, le virus n’est statistiquement qu’un phénomène mineur aux USA. L’épicentre de l’épidémie se déplaçait doucement de l’Asie vers l’Europe et la société étasunienne restait divisée. Donald Trump, tenait comme à l’habitude une position radicale. Le président crie au complotisme, refuse de porter un masque en public et accuse la Chine comme seul pays responsable de la propagation du virus.

    Le Tweet accusateur de Donald Trump envers la responsabilité du gouvernement chinois. Source, compte twitter de Donald Trump le 20/05/2020.

    “Un abruti en Chine vient de publier un rapport qui accuse tous les pays sauf la Chine pour ce virus qui a tué à ce jour des centaines de milliers de personnes. Que quelqu’un veuille bien expliquer à cet imbécile que c’est “l’incompétence de la Chine” et rien d’autre qui a engendré cette tuerie de masse.”


    Aux côtés de la presse et des manifestations citoyennes du mouvement “Stay Home”, la NBA a constitué un contre-pouvoir à l’entêtement présidentiel. Depuis l’élection de Donald Trump, le basketball marche à contretemps de la Maison-Blanche. Les Champions NBA refusent d’effectuer la visite protocolaire pour recevoir les honneurs du président après leur titre. Staffs et athlètes se positionnent contre le camp pro-Trump et affichent leurs revendications politiques et sociales : du mouvement “Shut Up and Dribble” de LBJ aux récentes manifestations “Black Lives Matter”.

    Jaylen Brown, participant à la marche de protestation “Black Lives Matter” en réaction au décès de George Floyd. Le joueur des Celtics a effectué un trajet de 15 heures en voiture afin d’apporter sa voix au mouvement. Source et crédit photo : NBA.com

    Alors qu’approche la reprise, lorsque Donald Trump réaffirme son attachement au drapeau confédéré hérité de la période esclavagiste. De son côté,la NBA offre la possibilité à ses joueurs d’arborer des messages de paix et de tolérance au dos de leur maillot. La fracture entre le gouvernement et la ligue est nette. Avec près de 4 millions de personnes testées positives à la fin du mois de juillet, les États-Unis restent le pays avec le plus de cas déclarés selon les statistiques de l’OMS. Rétrospectivement, en prenant en compte ce bilan humain dramatique, on ne peut que louer la capacité d’anticipation d’Adam Silver.

    La NBA fut la première ligue sportive américaine à stopper ses activités. La fermeture de tous ses centres d’entraînement fut actée avant même la mise en suspens de la National Football League (NFL) et National Hockey League (NHL). Cela s’explique aussi car la NBA est habituée à traiter des dossiers sensibles en lien avec la maladie. Notamment lorsqu’à l’aube des années 1990, une annonce vient bouleverser la planète basket.


    Le cas Magic, une ligue déjà préparée

    “Magic” n’a pas volé son surnom sur le terrain. C’est un prestidigitateur à la conduite de balle hypnotisante. La créativité et le culot au service du Showtime à Los Angeles. Avec une ligne statistique de 19.5 points- 11.2 passes décisives et 7.2 rebonds en carrière, difficile de refuser au monstre sacré le statut de meilleur Point Guard de tous les temps. Sa rivalité avec Bird et son sourire chaleureux ont participé à fidéliser toute une génération de fans durant la décennie 1980.

    “Plusieurs fois, il lançait la balle et je ne savais pas où elle allait atterrir. Et là, un de nos gars la reçoit dans ses mains et marque, je me retrouve à revenir dans ma moitié de terrain à me demander s’il ne l’a carrément pas fait passer à travers quelqu’un”.

    Source : Michael Cooper, ancien coéquipier de Magic pour Legends Profile NBA.com.

    À l’aube des années 1990, le parcours flamboyant du meneur de 32 ans est pourtant stoppé net. Le 7 novembre 1991, il s’exprime dans une conférence de presse et annonce publiquement sa retraite. Earvin Johnson Jr. vient d’être testé positif au virus d’immunodéficience humaine (VIH).

    À cette époque, le SIDA est un sujet de psychose dans la société américaine. Il est associé à l’homosexualité pour de nombreux Américains. Alors que les premiers cas de contamination apparaissent en 1981, la maladie est souvent appelée avec ignorance “gay cancer”. La recherche scientifique contre le virus est encore balbutiante et le gouvernement américain n’a pas identifié l’ampleur de la menace épidémiologique. Les causes de sa propagation sont encore méconnues. Les pratiques sexuelles non protégées ou le partage d’aiguilles lors de la prise de stupéfiants en intraveineuse sont des pratiques à risque récurrent dans la société américaine, notamment parmi les populations précaires.

    L’annonce de la séropositivité de Johnson plonge le monde du sport dans la consternation. Face au drame, le numéro 32 des Lakers agit avec intelligence. Il choisit d’user de sa notoriété pour inciter le public à ne pas perpétuer les mêmes erreurs que lui.

    La prévention reste le traitement le plus efficace contre cette maladie. En tant qu’icône mondialement reconnue, son intervention pour la sensibilisation de tous est décisive. Magic est un jeune afro-américain hétérosexuel issu d’une famille ouvrière du Michigan, qui a atteint l’excellence à la sueur de son front. Il est la preuve de la vulnérabilité individuelle face au SIDA, un virus qui n’inquiète pas seulement les minorités invisibles ou la classe populaire.

    L’image de l’enfant chéri de la grande ligue, avec trois MVP et 5 titres de champion, est assurément ternie par cette annonce. Sa femme est enceinte d’un enfant qui risque de payer les conséquences de son insouciance. La NBA est d’ailleurs divisée alors à propos du cas Magic. : un contexte inédit très bien retranscrit par les images d’archives publiées par la ligue.

    Dossier de la chaîne YouTube officielle de la NBA lors de la déclaration de la séropositivité de Magic.

    On y voit le témoignage de David Stern, le commissioner de l’époque, en sortie de conférence de presse. Il salue le courage de son joueur qui assume ses erreurs et doit prendre une décision au tournant de sa vie. Des figures importantes comme Pat Riley, alors coach des Knicks, ou Larry Bird, éternelle némésis de Magic, apportent leur soutien au joueur.

    Mais beaucoup d’autres joueurs et membre du staff sont terrorisés par l’annonce. Les comportements et sorties médiatiques ne sont pas toujours mesurés. En coulisses, le meneur des Lakers est qualifié de “mort vivant” en raison de son affliction. La peur de la maladie recompose les rapports de Magic avec son entourage, avec une distanciation sociale qui lui est parfois imposée.

    Alors qu’un retour de Johnson se profile en coulisse pour le All-Star Game 1992, sa séropositivité inquiète. Le 1er octobre, le journaliste Harvey Araton du New York Times rapporte les propos de Karl Malone. La superstar du Jazz ne veut pas évoluer sur le même parquet que Magic.

    They Can’t tell you that you’re not at risk, and you can’t tell me that there’s one guy in the NBA who hasn’t thought about it”.

    Ils ne peuvent pas nous assurer que le risque zéro n’existe pas, et n’allez pas me raconter que toute personne en NBA n’y a jamais pensé.

    Magic fera pourtant progressivement son retour et poursuivra sa relation avec la grande ligue. Notamment, car la NBA offre des stages de prévention et d’information à ses employés afin d’élever leur connaissance du virus, comme le rapporte le journaliste insider Sam Smith pour le média Japan Times.   

    Comment peut-on apprécier cet événement au regard du contexte pandémique actuel ? Certes, la situation est différente, car si Magic est à l’époque un cas isolé parmi les joueurs. Une superstar dont le drame et l’engagement ont souligné que tout individu était responsable face au risque de contamination. La pandémie de la COVID-19 a malheureusement aussi affecté et mis en danger des familles de joueurs, c’est un drame collectif qui touche toute la ligue et la société américaine. Dès lors, le positionnement et le discours des athlètes en tant que role model est essentiel. Ils sont des acteurs écoutés et respectés dont la voix importe pour éveiller les consciences collectives à la prévention.

    Le sport est une facette prédominante de la société américaine, mais même menacée, son sauvetage ne doit pas mettre en péril la sécurité de tous. Les prises de position médiatiques de Damian Lillard ou Kyrie Irving contre un retour du jeu en ce contexte sanitaire sont ainsi essentielles. Elles permettent d’entretenir la réflexion autour des enjeux liés à la reprise, et à ses conditions sécuritaires pour les joueurs et tout le staff NBA. Cet équilibre fragile et incertain soulève une interrogation majeure :  quel sera le visage de la NBA à l’issue de cette crise ? 


    Les conséquences de la pandémie et les solutions envisageables

    Un modèle économique en sursis

    Alors qu’il restait encore 259 rencontres à disputer sans compter les séries éliminatoires, la suspension de la saison a eu effectivement des conséquences immédiates, mais également des répercussions sur le long terme à la fois sur le plan financier, social et sportif, d’autant plus que la ligue sera très certainement amenée à revoir son modèle économique et son organisation.

    Rétrospectivement, la santé financière de cette dernière était déjà vacillante avant d’être frappée par la crise de la COVID-19. L’épisode de l’incident diplomatique entre la Chine et le GM des Rockets, Daryl Morey, qui affichait en octobre dernier son soutien aux manifestants à Hong Kong, a déjà amputé à la NBA un peu plus de 150 millions de dollars de revenus essentiellement liés aux droits TV et des recettes publicitaires ou de sponsoring.

    Après avoir écarté l’idée d’une annulation de la saison, les rencontres disputées à huis clos devraient néanmoins entraîner des pertes estimées à près de 500 millions de dollars et plus du double pour les playoffs. Selon Forbes, chaque match de saison régulière rapporte en moyenne 1,2 million de dollars, 2 millions pour un match de playoffs, soit quelque 470 millions de dollars rien que pour la billetterie, sans compter les recettes annexes telles que l’alimentation et les produits dérivés dans les boutiques et les salles, la somme grimpe alors à plus 700 millions de dollars selon le Washington Post.

    Une perte colossale et des conséquences bien réelles pour l’économie, les employés des salles et autres acteurs physiques autour de la NBA se sont soudainement retrouvés au chômage technique. Afin d’y remédier, plusieurs joueurs et personnalités influentes, parmi lesquels Rudy Gobert, ont annoncé très tôt des dons substantiels en prenant en charge dans certains cas une partie des salaires et les frais des personnes les plus vulnérables.

    Le Wells Fargo Center était la salle qui accueillait le plus de spectateurs en moyenne cette saison (Photo by Mitchell Leff – Getty Images)

    Ces aident n’ont néanmoins pas empêché le licenciement par la ligue d’une centaine d’employés il y a quelques semaines, alors que cette dernière prépare la reprise avec un effectif et un budget revus à la baisse. Un timing immédiatement pointé du doigt, d’autant plus qu’il s’agissait vraisemblablement d’une manœuvre déjà planifiée depuis de longue date d’après le responsable RH de la NBA, Eric Hutcherson.

    Les droits télévisuels de la ligue, estimés quant à eux à quelque 2,7 milliards de dollars annuels, sont de plus en plus menacés. En effet si les téléspectateurs venaient à déserter les différents Networks américains, ces derniers pourraient tout à fait exiger des compensations financières pour les sommes déjà versées au préalable pour couvrir les pertes liées aux annulations d’un certain nombre d’événements sportifs tels que les JO de Tokyo. Pour l’heure, l’industrie télévisuelle américaine parvient à limiter ses pertes en regroupant certaines de ses offres, mais de façon temporaire.

    Car si les revenus liés au marketing et à la billetterie sont importants et témoignent de l’attractivité de la NBA auprès du public, les revenus qui découlent des droits télévisuels et des sponsors le sont d’autant plus, puisqu’ils comptent pour près de la moitié du chiffre d’affaires de la ligue chaque saison, soit environ 4.1 milliards de dollars sur les quelques 8.7 milliards générés par la ligue sur le sol américain et à l’international avec les NBA Global Games (source : statista.com).

    Ce sont finalement les acteurs de la NBA qui vont en subir les conséquences, à commencer par les dirigeants et les joueurs qui verront très certainement le salary cap baisser dès la saison prochaine, d’environ 15 millions de dollars selon une estimation de Bleacher Report, avec comme crainte un effet de contagion pour les saisons à venir, remettant ainsi en cause les futures négociations lors de la Free Agency.

    La ligue et le syndicat des joueurs ont notamment évoqué une clause de « force majeure » dans la convention collective qui stipule que les dirigeants des franchises peuvent réduire graduellement les salaires des joueurs dans le cas d’une annulation définitive de la saison et la NBA s’est également engagée à revoir le plafond de la Luxury Tax.

    Une nouvelle approche

    Face à une situation aussi inédite dans l’histoire de la ligue, la nécessité de développer une « culture du risque » prend alors tout son sens. Que ce soit en matière d’organisation et de logistique pour le transport, l’hébergement et l’accompagnement des joueurs ou encore la mise en place d’un protocole sanitaire, la NBA a décidé de prendre toutes les précautions nécessaires.

    Une ligue qui se veut exemplaire donc et qui cherche à sensibiliser dans un premier temps les acteurs de la ligue, à travers un discours de prévention qui a pour but de rassurer , mais surtout d’informer le public et les joueurs des règles de conduite, réflexes et gestes barrières à adopter à travers des actions caritatives et notamment la campagne « NBA Together ».

    La mise en place d’une organisation inédite des workouts, des matchs à huis clos et d’une logistique toute nouvelle est la condition nécessaire au retour de la compétition. La NBA a donc dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars supplémentaires dans les infrastructures d’Orlando et la bulle autour du campus et des hôtels des équipes. Leur accès est réduit principalement aux staffs et aux joueurs des équipes, tout comme leur contact avec l’extérieur qui nécessitera une autorisation de la ligue. Enfin le matériel de protection (masques, gels, ou encore des trackers de sommeil pour suivre l’état de santé des joueurs …) et des tests de dépistage à la COVID-19 sont prévus pour permettre le bon déroulement des rencontres.

    Dans l’immédiat, la reprise tardive de la saison va irrémédiablement entraîner un décalage du calendrier et la question du nombre de matchs à disputer en 2021 doit être prise au sérieux. La possibilité de réduire la durée de la saison régulière en passant de 82 à 70 matchs avait même été un temps évoquée bien avant l’arrêt de la saison.

    Un projet envisagé visait à réformer la ligue pour maintenir l’attractivité de celle-ci, face à des audiences TV en baisse lors des Finals 2019 (-14%) ou encore en début de saison entre le mois de septembre et le mois de décembre (-15%).

    Certains matchs du début de saison ont à peine dépassé le million de téléspectateurs, raison pour laquelle la ligue se tourne désormais vers son offre numérique à la demande, qui a en revanche connu une croissance spectaculaire, notamment depuis le développement de son offre à l’international en 2014 (une hausse d’audience de 16% et des souscriptions de 21% rien qu’en 2018-19).

    La journaliste-reporter de terrain, Kristen Kenney, qui couvre les matchs du Jazz à la Vivint Smart Home Arena de Salt Lake City

    La NBA a même proposé pendant plusieurs mois un accès totalement gratuit à son League Pass et face à l’éventualité d’une pandémie prolongée et la perspective de match à huis clos en 2021, la ligue ne doit négliger aucune piste pour garantir son attractivité auprès des fans en développant ses contenus (League Pass, E-sport, entre autres).

    Néanmoins, Adam Silver a démenti vouloir raccourcir la saison 2020-21, quitte à ce que les franchises enchaînent les back-to-back et disputent un nombre de matchs plus important en semaine de décembre à avril, ce qui amènera logiquement à plus de load management avec un risque de blessures accru, en plus de composer avec la sphère sanitaire.

    Le report des Jeux en juillet 2021 sera également une contrainte supplémentaire dans ce calendrier, car si dans le meilleur des scénarios les Finales venaient à se terminer fin juin, les joueurs retenus avec la Team USA pourraient faire défection les uns après les autres comme ce fut le cas lors du dernier Mondial.

    Car au cœur du jeu, c’est bel et bien la question des joueurs qui reste cruciale. Puisque ces derniers garantissent l’attractivité et le spectacle de la ligue, il est important de savoir dans quel état et quelle forme seront les joueurs en août après quatre mois et demi sans compétition.

    La question a le mérite d’être étudiée, d’autant plus que si certains joueurs ont pu bénéficier de cette pause pour soigner des blessures et se reposer, une très grande majorité d’entre eux n’ont malheureusement pas pu bénéficier des infrastructures et d’une préparation physique suffisante pour reprendre en août après une si longue coupure.

    La mise en route avec les workouts et la préparation physique risque d’être assez brutale et de maltraiter les corps des athlètes trop longtemps inactifs pour certains, au moment de reprendre la saison, ce qui pourrait entraîner des blessures. Par ailleurs, l’aspect psychologique et l’impact de ce confinement sur le mental des joueurs ne sont pas à prendre à la légère.

    Au-delà de l’inactivité sur le plan sportif, l’incertitude sur la fin de la saison et les contraintes de chacun liées au confinement sont autant de facteurs qui devront être pris en compte pour la reprise. La ligue a d’ores et déjà autorisé un certain nombre de joueurs à quitter temporairement le campus d’Orlando pour des motifs urgents et/ou familiaux, certains joueurs ont même annoncé qu’ils ne prendraient pas part à la reprise pour des motifs plus personnels.

    Comme évoqué précédemment, le rythme et l’enchaînement des matchs pour la fin de l’année seront primordiaux. Car si la ligue décide de maintenir le cap en 2021 et de condenser les 82 matchs de la saison régulière, les risques de blessures liées à la fatigue, au surmenage et au manque de préparation seront d’autant plus grands, d’où la nécessité de trouver un compromis avec les dirigeants, entraîneurs et joueurs, pour que ces derniers puissent généraliser l’utilisation du load management afin de préserver leur santé, assurer la paix sociale et soutenir l’attractivité économique et médiatique de la ligue avec pourquoi pas la création d’un format de tournoi play-in durant la saison avant peut-être une nouvelle expansion de la ligue.


    En définitive, cette année 2020 fut particulièrement mauvaise pour le basket et cela pour plusieurs raisons. Force est de constater cependant, qu’après plusieurs mois d’attente et à moins d’une semaine de la reprise de la saison, l’engouement médiatique autour de la NBA est resté quasi-intacte, comme en témoigne l’activité récente sur les réseaux sociaux. Pourtant il subsiste des doutes et des questions qui restent sans réponses, à commencer par l’intérêt de cette reprise et les risques qu’elle comporte. Par ailleurs quelle sera la valeur donnée à cette saison et au futur nom du vainqueur du trophée Larry O’Brien qui sera remis en septembre prochain, à côté duquel sera très certainement accolé une mention spéciale ou un astérisque de circonstance.

    Martin Fréguis

    Florimond Binet

  • L’expansion de la NBA ! Un cap sur l’international ?

    Bernie Bickerstaff qui devient l’entraîneur des Bobcats,
    dernière équipe créée par la NBA
    Source : NBA.com

    Aujourd’hui, Clutch Time s’intéresse à la grande question que se posent beaucoup de fans européens ; la NBA va-t-elle, un jour, connaître une nouvelle expansion qui pourrait amener une 31ème équipe pour la première fois de l’histoire ? L’évolution actuelle de la National Basketball Association amène à une expansion inévitable dans les prochaines années, mais celle-ci connaît tout de même plusieurs obstacles conséquents et qui pourraient même empêcher une expansion dans certains cas. Cependant, les obstacles existent pour être surmontés donc même si cela va sûrement prendre plusieurs années, il est toujours intéressant d’analyser les villes qui pourraient recevoir l’honneur d’accueillir une nouvelle franchise NBA et pourquoi pas avoir la première franchise NBA en dehors de l’Amérique.

    Adam Silver, actuel Commissionnaire de la NBA
    Source : Youtube

    Les facteurs favorables à l’expansion

    Une expansion est inévitable. La NBA est un business et depuis plusieurs années, les audiences sont en chute libre (en moyenne 20,4 millions de téléspectateurs en 2017 contre 15,14 millions en 2019 pour les finales NBA) ce qui est un problème majeur pour Adam Silver, commissaire de la NBA qui a pour objectif et devoir de garder ce business attractif pour les fans, et fructueux pour ses partenaires.

    La NBA est une entreprise qui a pour seule réel but d’engranger de l’argent et le scandale du tweet de Daryl Morey, Général Manager des Rockets, a créé un gros impact sur le marché chinois et une grosse perte d’argent pour la NBA.

    Dans le cas où la NBA se retrouve en difficulté sur le marché chinois, elle va devoir compenser cette perte en développant son marché de façon conséquente sur un autre continent et pourquoi pas l’Europe. Cela ne serait pas une si mauvaise idée tant l’on voit la ferveur des supporters européens pour leurs équipes de Basket qui est grandiose. Toutefois, le problème pourrait se retrouver dans la différence de jeu.

    En effet, l’Europe n’a pas les mêmes valeurs dans son basket et il est fort probable qu’une NBA qui mise énormément sur l’attaque ne plaise pas aux puristes européens qui aiment la bataille en défense dans des championnats où les arbitres ne sifflent pas les fautes aussi facilement que dans la grande ligue.

    Une autre raison qui laisse imaginer une future expansion est le fait que l’on retrouve plusieurs matchs organisés à l’étranger, que ce soit de pré-saison ou saison régulière. Que ce soit l’Inde depuis 2018 avec des matchs de pré-saison ou encore la France qui, en 2020, a connu pour la première fois de son histoire un match de saison régulière.

    Les Kings en Inde pour un match de pré-saison en été 2019
    Source : NBA.com

    Il est possible d’en déduire une réelle volonté de la grande ligue de suivre les traces du défunt David Stern et d’étendre l’influence de la ligue avec des matchs un peu partout dans le monde pour voir les opportunités financières, et les matchs organisés en Europe pourraient être un test du marché européen. Malheureusement, où heureusement pour certains, ce n’est pas la passion des fans qui va influencer l’avis de la NBA, mais seulement l’influence financière, car la NBA reste et restera toujours portée par l’argent.

    Dans tous les cas, une expansion n’est pas non plus facile, beaucoup de facteurs entrent en jeu pour une telle décision et il est honnêtement presque impossible de voir une expansion actuellement sans modifier fortement la façon dont la ligue fonctionne.

    Les facteurs défavorables à l’expansion

    En premier lieu, il est important de rappeler qu’Adam Silver ne veut pas d’une expansion ou du moins, il n’a pas cette vision pour le moment et cela a pu être perçu avec les matchs de Londres et Paris ou encore la création de l’équipe de G-League à Mexico City. Les différents événements internationaux ont offert plusieurs rumeurs qui ont vite été réfutées par Adam Silver lui-même qui à déclarer dans une conférence de presse que la ligue n’a clairement pas l’intention d’une expansion pour le moment.

    Cette position de Silver est clairement compréhensible tant la NBA discute déjà depuis plusieurs années d’une baisse du nombre de matchs par saison, en cause le Load Management (repos volontaire des joueurs) mis en place par les équipes pour éviter les blessures et la fatigue de leurs joueurs stars.

    Kawhi Leonard ( à Droite ) qui est un joueur fortement concerné par le Load Management
    Source : Youtube

    Cette problématique à son importance dans la discussion de l’expansion, car la fatigue d’un déplacement en Europe aurait un réel impact sur les équipes et sans une réforme complète et une baisse des matchs ou alors une augmentation de la durée de la saison régulière, un déplacement en Europe serait impossible à accepter pour les équipes NBA. Il serait donc fortement probable que la plupart des propriétaires utilisent un droit de veto sur cette expansion.

    Un autre risque qui ne peut pas être négligé par la NBA est la possibilité que l’expansion ne fonctionne pas. Malheureusement, ce facteur est tout en haut de la liste de ce qui empêcherait la NBA de faire le grand pas d’une nouvelle expansion et surtout à l’étranger.

    La crainte que cette expansion ne soit pas efficace et rentable est beaucoup trop grande et cette crainte est justifiée, car le Basket européen possède déjà ses adeptes et la NBA, aussi puissante soit-elle, ne peut pas forcément conquérir les fans européens, car une grande partie d’entre eux ne regarde pas la NBA et préfère le Basket Européen qui est moins spectaculaire mais plus intéressant pour beaucoup de fans de Basket.

    La NBA se rappellera sûrement comme une évidence ce qui est arrivé à la NFL qui a tenté de créer une ligue mondiale, mais qui n’a pas du tout fonctionné et a fait perdre plusieurs millions de dollars à la NFL. Cet exemple ne motive sûrement pas la NBA à s’exporter au-delà de ses frontières.

    Il est donc peu probable de voir une expansion dans les prochaines années et encore moins en Europe, mais il est toujours intrigant d’imaginer quelles villes pourraient accueillir une prochaine franchise NBA. Les probabilités jouent tout de même en faveur d’une expansion au sein des Etats-Unis avec les villes de Las Vegas ou encore Seattle qui reviennent souvent dans les discussions. La seconde probabilité se trouve au Canada avec Vancouver qui pourrait enfin retrouver une chance d’accueillir une équipe NBA après le départ désastreux des Grizzlies en 2001. Enfin, la dernière possibilité se retrouve en dehors du continent américain et pourquoi pas en Europe, continent qui ne demande qu’à accueillir une équipe NBA.

    Les Villes possibles pour l’expansion

    Seattle

    Kevin Durant, dans le maillot de Shawn Kemp, de retour dans la KeyArena en 2018 avec les Warriors pour un match de présaison
    Source : Getty/Noah Graham/NBAE

    Dans une volonté d’expansion de la grande ligue, il est impossible d’imaginer que cette dernière n’ait pas dans un coin de sa tête le retour de l’une des équipes les plus excitantes et surtout les plus spectaculaires des années 90 à savoir les SuperSonics de Seattle. Cette équipe, emmenée par Gary Payton et Shawn Kemp, était la définition de « Lob City » bien avant les Clippers et les fans étaient exceptionnels, offrant leur soutien inconditionnel à leur équipe, du moins, à cette époque-là.

    Le départ de l’équipe en 2008 vers Oklahoma City a été un grand regret pour cette ville et beaucoup de joueurs et personnalités ne voulaient pas voir l’équipe quitter Seattle en 2008.

    L’exemple parfait est Steve Ballmer, aujourd’hui propriétaire des Clippers, qui avait proposé de racheter l’équipe en 2008 pour la maintenir à Seattle et surtout qui était prêt à payer toutes les rénovations de la KeyArena, mais cela n’a pas fonctionné. De plus, en 2013, il a proposé 650 millions de dollars pour racheter les Kings et les relocaliser à Seattle, mais sans avoir plus de réussite.

    Cette ville a peut-être perdu son équipe, mais comme on a pu le voir au début de la saison 2018 lorsque les Warriors ont joué un match de présaison à Seattle, la ferveur est encore présente et ils n’ont jamais perdu cette grande passion. Cependant, avant d’imaginer une expansion vers Seattle, il faut d’abord que la KeyArena subisse la rénovation qu’elle mérite et heureusement, c’est enfin le cas après énormément d’années de patience donc qui sait ce que l’avenir réserve à cette ville.

    Las Vegas

    Las Vegas, surnommé « Sin City », la ville de tous les excès
    Source : Visittheusa.fr

    Après avoir vu le choix n°1 dans le cœur de beaucoup de fans, il est important de voir le choix n°1 dans le coeur de la NBA et de ses partenaires et ce choix se trouve du côté du Nevada avec Las Vegas.

    A l’image des différents sports qui s’insère dans la ville de Las Vegas comme en Football Américain avec la délocalisation des Raiders de Oakland à Las Vegas ou encore le succès des Aces en WNBA et des Golden Knight en NHL, la NBA pourrait fortement voir une expansion du côté de « Sin City » qui est un choix financier très intéressant pour la NBA mais un peu moins pour les fans.

    Certes, la ville ne demande qu’à posséder sa propre franchise mais c’est aussi une ville très tournée sur l’argent et qui risque de ne pas offrir une réelle « fanbase » mais plutôt un spectacle de plus pour les touristes de la ville ce qui n’est pas spécialement une bonne chose pour les fans de Basket mais une bonne chose pour les finances de la NBA.

    Vancouver

    Le défunt David Stern sur le parquet des Grizzlies de Vancouver
    Source : BasketUSA.com

    En dehors des Etats-Unis, un choix intéressant serait la ville de Vancouver même si cette ville a connu un départ de son équipe beaucoup plus violent que Seattle.

    En effet, Vancouver a déjà connu la NBA au travers de la franchise des Grizzlies qu’elle a accueilli de sa création en 1995 jusqu’en 2001. Le propriétaire, Michael Heisley, ne pouvant finalement plus supporter le manque d’enthousiasme de la ville envers l’équipe, l’équipe s’est installée depuis à Memphis.

    Cependant, ce manque d’enthousiasme venait clairement du fait que l’équipe était faible durant les sept années de sa présence au Canada avec comme motif aucune qualification en Playoffs durant tout ce temps. La logique a donc fait que les fans se sont simplement désintéressés d’une équipe peu reluisante (de 17 183 fans dans les tribunes en 1995 à 13 737 en 2000).

    Ce mauvais départ des deux côtés, que ce soit le propriétaire qui voulait absolument partir et les fans qui n’ont jamais eu une équipe de basket-ball compétitive fait qu’un retour semble très difficile à imaginer.

    Toutefois, durant cette saison 2019-2020, les Grizzlies de Memphis ont ressorti les maillots de Vancouver qui ont l’air de plaire encore beaucoup aux fans et offre un peu de nostalgie sur l’époque canadienne. Même s’il est peu probable de revoir un jour Vancouver retrouver le chemin de la NBA, nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise étonnante.

    Londres

    Match de NBA à Londres en 2018
    Source : NBA.com

    En dehors de toutes les difficultés liées au calendrier ou encore à la fatigue des joueurs au travers d’un tel déplacement en Europe, il est possible d’imaginer la NBA qui adapte son fonctionnement pour permettre une expansion en Europe et Londres pourrait se retrouver comme un choix probable.

    Londres est une ville qui intéresse la NBA et le match de saison régulière opposant les Knicks et les Wizards en 2019 offre certains arguments qui pourraient influencer la NBA. La vente de toutes les places en moins d’une heure et la présence de fans de plus de 39 Pays démontre bien l’impact de la NBA sur l’Europe, et même si Londres ne semble pas être une ville très intéressée par le Basket en général, les Pays autour le sont fortement.

    Ce NBA London Game 2019 était donc une possibilité pour l’Europe d’avoir accès à un match de NBA et non une possibilité pour les Anglais d’avoir accès à la NBA. Ce n’est clairement pas le choix n°1, mais Londres reste l’une des villes les plus influentes d’Europe donc la ville se retrouve obligatoirement dans les discussions même si elle n’est pas spécialement une grande ville du Basket.

    En effet, Londres est une ville dominée par le Football et il est peu probable de voir la NBA vouloir tenter une conquête d’une ville qui connaît déjà un sport dominant et dont les habitants ne semblent pas vouloir s’intéresser à un autre sport.

    De plus, un autre problème qui se retrouve dans cette vision est la situation du Brexit qui va créer plusieurs difficultés que la NBA n’a sûrement pas envie de gérer dans un cadre d’expansion, cela ne serait pas logique dans l’intérêt de la NBA.

    Paris

    Michael Jordan, Adam Silver et Marc Lasry
    Source : Youtube

    Même si cela est difficile en tant que français, il faut analyser la situation de Paris dans une situation d’expansion de façon complètement objective.

    Tout d’abord, l’idée de Paris n’est pas négligeable, et même le site reconnu « Bleacher Report » a mis en avant l’idée que Paris pourrait être une ville capable d’accueillir la première équipe NBA Européenne. D’ailleurs, la grande ligue s’intéresse fortement au marché français comme on peut le constater avec le match de saison régulière qui s’est déroulé à Paris en 2020 et le prochain en 2021.

    Le NBA Paris Game de 2020 a eu énormément de succès avec plus de 140 000 personnes préinscrites pour la billetterie, mais cet engouement s’est vite dissipé avec une grosse problématique autour du prix des places et cela a même conduit à ce que plus de 1000 places soient encore disponibles quelques jours avant l’événement. En dehors du prix des places, l’ambiance a aussi fait défaut lors de l’événement ce qui peut offrir un questionnement sur l’adaptation d’un sport américain aux mentalités européennes.

    Même si le match de Paris en 2020 a créé beaucoup de débat, la NBA ne voit sûrement que le côté financier et si ce match a mis en avant une bonne vision financière, la NBA pourrait fortement envisager Paris comme le choix logique dans l’idée d’une expansion Européenne mais cette idée est encore très lointaine et peu probable.

    Un autre argument au choix de Paris est l’ancienneté et l’amour que porte la grande ligue pour la capitale française. Depuis plusieurs décennies, la NBA entretient une relation particulière avec la France et dans les années 90, les Bulls de Jordan, entre autres, ont participer à plusieurs matchs d’exhibition et plusieurs matchs de pré-saison et cette relation continue jusqu’à aujourd’hui et même si cela n’a surement aucune influence sur la décision de la NBA, à choisir entre Londres et Paris, vu les antécédents, il est fortement probable que le choix se tourne vers Paris.

    Madrid

    Le Real Madrid contre Oklahoma City le 3 Octobre 2016
    Source : Realmadrid.com

    La capitale espagnole semble être la meilleure idée d’expansion dans l’intérêt du jeu. Madrid est l’une des villes européennes qui respire réellement le Basket et qui connaît un gros succès dans ce pays avec plusieurs stars en NBA qui ont la nationalité espagnole ou qui sont passées par une équipe espagnole. Il suffit de voir l’effet de la Dream Team de 1992 sur l’Espagne pour voir l’amour que possède l’Espagne envers la balle orange.

    L’argument le plus intéressant est la présence du Real Madrid et de Barcelone qui évite la nécessité de créer une équipe pour la NBA, mais simplement d’intégrer une équipe déjà mise en place et qui possède l’un des meilleurs palmarès d’Europe avec une équipe très forte et très compétitive. Le Président du Real Madrid, Florentino Perez, a déjà évoqué, et même tenté d’intégrer son club à la grande ligue. Si l’idée d’une expansion se profile, le Real Madrid serait un candidat plus que crédible

    Cependant, même si dans un match de présaison du 3 Octobre 2016 le Real Madrid a battu Oklahoma City, le Real Madrid reste trop faible pour la grande ligue, mais cela est le cas de toutes les nouvelles équipes qui rejoignent la ligue, car il faut un temps d’adaptation et surtout une draft exemplaire pour devenir compétitif en NBA.

    Pleins d’autres problèmes existent dans l’idée de l’intégration du Real Madrid parmi lesquels :

    1 – Les règles différentes entre la NBA et l’Europe
    2 – Le calendrier différent qui demande un temps d’adaptation important
    3 – L’acceptation des fans du Real Madrid de voir le Club changer de ligue
    4 – Passer d’un jeu Européen défensif a une NBA qui repose sur l’attaque

  • Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    Le pari Africain d’Adam Silver : un nouvel eldorado pour la grande ligue ?

    À l’heure où la NBA continue d’élargir son influence autour du globe, le continent africain semble être devenu depuis plusieurs années l’une des priorités de la ligue qui souhaite y développer de nouveaux projets sportifs et marketing.

    Dikembe Mutombo sous les couleurs d’Atlanta. Source : Scott Cunningham/Getty Images

    “NOT IN MY HOUSE”. (Non, pas chez moi), assène Dikembe alors que son contre dévastateur envoie la balle dans le public euphorique. Le sourcil se fronce et l’index oscille de droite à gauche. Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques wa Mutombo, alias Dikembe Mutombo. Quel défenseur.

    Certes, le palmarès n’est pas aussi impressionnant que le patronyme. En dix-neuf saisons dans la ligue, le Hall of famer ne dispute qu’une seule finale NBA perdue aux côtés d’Allen Iverson lors de la saison 2000-2001. Les Sixers sont trop justes face à l’ogre Californien de LA. Pourtant, le « Mount Mutombo » (2,18 mètres) né à Kinshasa (RDC) en 1966, reste un des plus fiers représentants du continent africain ayant foulé les parquets NBA.

    La paire Adidas Mutombo OG (1993), source : Sneakersculture.com

    Contemporain du grand Hakeem “The Dream” Olajuwon, son impact culturel est indéniable : des spots de publicité emblématiques et la première paire de sneakers signature pour un athlète natif du berceau de l’humanité. « Deke » a ouvert la voie pour une nouvelle génération talentueuse de Nbaers africains: Ibaka, Embiid ou Siakam ont brillé lors des playoffs 2019. Son impact ne s’arrête pas là. Devenu global ambassador de la grande ligue en 2009, Dikembe Mutumbo a pointé de son doigt mythique le continent africain. Désormais, Adam Silver, “big boss” de la NBA a les yeux rivés vers ce nouveau marché potentiel.

    L’Afrique, un vivier de jeunes talents et de nouveaux fans de basket ?

    Le 29 mai 2019, le commissionner organisait une conférence de presse à Toronto. A l’aube des finales NBA, il rappelle que la ligue investit des sommes considérables pour développer la pratique et la culture du basketball en Afrique. Le journaliste sportif Steve Keating de l’agence de presse Reuters est présent pour l’événement. Il évoque la politique d’ouverture internationale agressive menée par la ligue. Cette année, le projet “Basketball without Borders” a encadré plus de 2,5 millions de jeunes joueuses et joueurs africains, grâce à une vingtaine de programmes de développement à l’échelle du continent.

    Centre de formation NBA à Saly, Sénégal. Source : Le Monde

    Adam Silver désire accéder à un nouveau marché de consommateurs, dans le prolongement de la frénésie basketballistique initiée en Chine. Les dirigeants de l’association perçoivent la démocratisation du smartphone au sein des sociétés africaines comme une opportunité majeure. La NBA est à la pointe des réseaux sociaux qui représentent un outil de promotion massif et mondialisé pour ses activités. Une politique assumée par le président de la NBA qui déclare en fin de conférence :

    Je pense que c’est en fin de compte à cause de la nature évolutive des médias numériques en Afrique, un continent de plus d’un milliard d’habitants, où il y a quelque chose comme 700 millions de téléphones, dont 400 millions sont des smartphones.

    Adam Silver

    Pour conquérir ce nouveau marché, la NBA a vu les choses en grand. En partenariat avec la FIBA, elle lancera dès le mois de Mai 2020, la Basketball African League (BAL), son premier championnat outre-Atlantique.

    La BAL, une nouvelle compétition ambitieuse en terres Africaines.

    Le logo de la BAL, révélé le 21/12/2019 par la FIBA.

    Le sénégalais Amadou Gallo Fall, président de la BAL, a annoncé à Charlotte en février dernier que le championnat opposera douze équipes réparties en deux conférences. Le top 3 de chaque conférence sera qualifié pour les playoffs à l’issue de la régulière. La ligue se veut internationale et de nombreuses villes africaines accueilleront des matchs : Kigali (Rwanda), Lagos (Nigéria), Dakar (Sénégal), Le Caire (Egypte), Rabat (Maroc) et Monastir (Tunisie).

    Enfin, pour nourrir la hype et contenter les fans de jerseys, Nike sera l’équipementier officiel d’une conférence, tandis que la seconde sera affiliée à Jordan Brand.

    Toutes ces initiatives attestent de l’importance qu’attribue la NBA à la conquête de nouveaux marchés de passionnés et consommateurs de basket à travers le monde. Le football est aujourd’hui le sport qui règne sur le continent Africain, mais le futur appartient à la balle orange. C’est en tout cas le pari réalisé par Adam Silver.

    Auteur : Martin Fréguis – Rédacteur Bénévole pour Clutch Time