Auteur/autrice : skyhookeur

  • 1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    1994-1995: Dana Barros, le shooteur propre

    Le 13 avril 1967, Dana Bruce Barros voit le jour dans la ville de Boston. Il effectuera toutes ses classes basketballistique au Massassuchets, d’abord au lycée Xaverian Brothers de Weswood puis aux Eagles de Boston en NCAA.

    Il entre en NBA à l’âge de 23 ans, en 1989. Dana est drafté à la 16ème place par les Supersonics de Seattle, la franchise de Gary Payton.

    Son profil:

    Du haut de ses 1m80, Dana Barros est ce qu’on appelle un meneur de poche. Sa qualité au scoring est indéniable et son shoot à 3 points son arme la plus redoutable. Dana est également très agile, athlétique, et peut se faufiler quasiment partout gràce à son gabarit, ce qui lui permet de réaliser quelques jolis steals dans les mains des grands.

    Débuts en NBA:

    Pour sa première saison, Barros sort du banc et joue plus souvent au poste d’arrière. Le poste de meneur est quant à lui géré par Gary Payton, bien meilleur playmaker que Dana. Il tournera à 9,7 points et 2,5 assists de moyenne sur cette exercice. Dana restera 4 ans à Seattle, ou il ne dépassera pas les 10 points de moyenne sur une saison.

    Mais, c’est bien la suite qui nous interresse. En 1993, Barros est envoyé à Charlotte puis aux 76ers de Philadelphie dans la foulée. Dana se voit enfin comme un joueur important d’une franchise NBA. Il jouera 31 minutes de moyenne pour sa première saison en Pennysylvanie et tournera à 13,3 points et 5,2 assists de moyenne. Cela est prometteur pour la suite et Dana ne nous décevera pas…

    Saison 1994-1995: L’exercice référence

    Lors de cette saison, Dana Barros éclaboussera la NBA de son talent. Il se montre d’une efficacité redoutable avec une réussite de 49% aux tirs et de 46,4% à 3 points (!).Il établira un record ,en grande parti réalisé lors de cette saison, de 89 matchs consécutifs en ayant scoré au moins un tir à 3 points par rencontre ( record qui sera battu par Kyle Korver en 2013). Sa saison est marqué par des performances plus lumineuses que d’autre:

    Mars 1995, les 76ers de Dana affronte les Rockets d’Olajuwon et Clyde Drexler. Un bon moment pour Dana de faire valoir son talent. 50 points, 8 rebond pour le meneur d’1m80… Je vous laisse admirer:

    https://www.youtube.com/watch?v=Ti5eUTrb5us

    Dana nous remontrera tout l’étendu de son art et de son talent encore une fois quelques semaines plus tard avec un triple-double magique face à Orlando (25 points, 10 rebonds et 15 assists). Mais, la consécration viendra réellement de sa nomination au All-Star Game suite à sa saison fantastique et augain du trophée du most improved player ( meilleure progression) !

    En 1995, Dana est au époustouflant les espoirs sont placés hauts .Il est agent libre à la sortie de cette saison et décide de revenir dans sa ville natale. Il rejoint les Celtics. La marche sera-t-elle trop grande ?

    La suite

    Dana Barros ne retrouvera plus ce niveau de 95 même si il restera tout de même un bon joueur NBA. Il ne réatteindra plus les 20, ni même les 15 points de moyenne malgrès tout de même deux jolies saisons aux Celtics avec 13 pet 12,5 points de moyenne. Il passera par les pistons avant de terminer sa carrière en 2004 à Boston, là ou tout a commencé. Dana est aujourd’hui consultant pour la chaine New England Sports Network.

  • 1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    1990-1991: Michael Adams, le meneur COMPLET.

    Michael Adams est un meneur d’1m78, né le 19 janvier 1963 dans le Connecticut. Il passe ses années universitaires avec l’équipe des Eagles de Boston College. Il rejoint la NBA, par l’intermédiaire de la draft, en 1985. Il est drafté à la 66ème place par les Kings.

    Le joueur:

    Meneur de poche, Michael Adams a une panoplie très complête. Agile, rapide, pouvant sanctionner à distance, réaliser plusieurs steals par match, étant un super passeur et voyant le jeu avant tout le monde, Adams est un meneur d’une homogénéité dans son jeu rare.

    Débuts en NBA:

    Michael ne commencera à evoluer dans la grande ligue qu’en 1986, 1 an après sa draft, sous les couleurs des Bullets de Washington.

    Mais c’est lorsqu’il rejoint Denver en 1987 qu’il devient un meneur prometteur aux yeux des fans. Ses trois premières saisons chez les Nuggets sont très belles statistiquement. Avec notamment, une superbe saison 1988-1989 qui se conclut avec 18,5 points et 6,4 assists par match.

    Mais, Michael est loin de son pic en terme de niveau. Adams à la sauce 1990-1991, c’est parti !

    Saison lumineuse:

    5 décembre 1990: Adams vs Celtics

    Ce match est une démonstration du talent de basketteur d’Adams. Enchainant les ficelles, ce n’est pas là ou il est le plus impressionnant. Le jeu de passe et la vision d’Adams sont tout simplement exceptionnels. En terme défensif, Adams sort égalment, avec 4 steals, une excellente copie. 30 points, 17 assists et 4 interceptions pour le meneur face aux Celtics de Bird.Victoire des Nuggets en overtime. Bref, magnifique.

    Cette saison d’Adams est avant tout monstrueuse de régularité. Quasiment chaque soir Michael est là pour scorer, passer, intercepter, et réaliser son petit double-double. Voir Adams évoluer est un plaisir pour les yeux. Michael finit sa campagne avec 26,5 points, 10,5 assists et 2,2 steals de moyenne… énorme.Mais, malheureusement, toujours pas de All-Star game ou même de très gros résultats collectifs avec Denver pour lui. L’avenir s’annonce radieux en NBA pour MA…

    Mix de Michael Adams, avec une grande partie des actions venant de cette saison 90-91. Régalez-vous.

    La suite…

    De retour à Washington, la saison 91-92 se déroule très bien pour Adams, malgrès tout de même une baisse statisique (18,7points et 7,6 assists de moyenne). Mais une chose est à retenir, son rêve d’être désigné All-Star est enfin venu pour lui !

    Adams lors du All-Star game

    Mais, tout cela va, malheureusement, se corser. Les performances d’Adams baisseront encore et encore en qualité. Il n’atteindra plus les 15 points de moyenne et sa dernière pige en NBA se bouclera sur un bian 5,4 points de moyenne. On attendait peut être mieux de ces dernières saisons par rapport à tout le potentiel affiché.En évoluant 8 saisons en NBA et en performant splendidement, Michael Adams fut parti de ceux qui ont prouvés que la NBA n’est pas forcément réservés qu’aux grands et qu’à force de travail tout peut arriver. Adams a également était un de ses joueur a gros volume de tirs, à une époque ou cela était bien moins démocratisé qu’actuellement.

    Aujourd’hui, on a voulu vous faire (re) découvrir le talent de ce petit meneur, tant oublié maintenant.

  • 2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    Vous le connaissais sûrement tous, Jeremy Lin, le meneur venu d’Harvard. Son année 2012 l’a fait éclater aux yeux de la NBA et de ses fans. Devenu en à peine 15 jours, le nouveau chouchou des Knicks, nous nous sentions obligés de lui consacrer un article dans cette chronique. Jeremy Lin en mode 2012, c’est parti !

    Arrivée dans la grande ligue

    Jeremy Lin passe ses dernières années d’études dans la prestigieuse université d’Harvard. L’université n’étant pas réputé pour le basket, Lin ne sera pas drafté.

    Mais, il est invité par pusieurs franchises pour effectuer la summer league. Recevant plusieurs offres, il signe finalement avec les Warriors. Il justifiera son choix par le fait qu’il fut fan de cette équipe étant petit et qu’elle se trouve dans la région ou il a grandit.

    Début en NBA

    Jeremy evoluera que très peu avec la franchise californienne. En décembre 2011, il est remercié par les Warriors. Il s’envole à Houston pour y être remercié également. C’est finalement chez les Knicks qu’il trouve son point de chute, le 27 décembre 2011, il signe à New York.

    Mais, il ne joue encore que très peu, et est envoyé en D-League, le 17 janvier 2012, chez les BayHawks d’Erié. Jeremy sait alors que sa place en NBA est conpromise et qu’il devra se montrer étincelant avec les BayHawks si il veut avoir une nouvelle chance avec les Knicks. Le 20 janvier 2012 pointe le bout de son nez, le premier match en D-League pour Lin. Il se doit d’assurer…

    Le moment de montrer son talent

    Jeremy Lin est présent à la mène des BayHawks pour son premier match en D-League. Son match est époustouflant, il réalise un triple double avec 28 points, 12 assists et 11 rebonds. Lin est lancé pour son retour en NBA. Retour qui se passera plus tôt que prévu..

    Avant l’éclosion

    Suite à ce gros match, Lin revient chez les Knicks. Il jouera très peu jusqu’à fin janvier. Le mois de février se présente et sera peut-être le plus fou de sa carrière, voir de sa vie.

    Février 2012: Linsanity

    Le 4 février, les Knicks affrontent les Nets.au Madison Square Garden. Jeremy rentre en fin de premier quart et va impressioner la planête basket et sa ville de référence: New York. Le match de Lin est un pur match de meneur playmaker capable d’avoir la main chaude au scoring. Il rentre 25 points, effectue 7 assits et compatbilise 5 rebonds. A la mi-temps de ce match, Carmelo Anthony aurait demandé à Mike D’antoni, le coach de ces Knicks, de faire jouer le meneur venu d’Harvard d’avantage en seconde mi-temps. Choix clé, car suite à ce match Jeremy deviendra le meneur titulaire des Knicks.

    Le 10 février, les Knicks affrontent les Lakers de Kobe sans Melo ni Stoudemire. La hype grandissante autour de Lin va prendre une grande majuscule lors de ce match. Un seul mot: incroyable.38 points pour venir à bout des Lakers, des t-shirt portant son nom dans les gradins… Rien d’autre à dire.

    https://www.dailymotion.com/video/x2o6u1j

    Lin est élu meilleur joueur de le semaine, allant du 6 au 12 février, de la conférence Est.

    Il fait la couverture de Sport Illustrated, du Daily News et du New York Time.

    Jeremy Lin sur les couvertures de Sport Illustrated
    Jeremy Lin sur la couverture du Daily News suite à ses 38 points face aux Lakers
    Lin sur la couverture du New York Times

    Le 14 février les Knicks affrontent les Raptors à Toronto. A 1min 10 de la fin du match, les Raptors mènent 84 à 87. Jeremy a , pour le moment, inscrit 21 points et réalisé 11 assists. Lin rentre dans la raquette, score et obtient un and-one. Il transforme le lancer, 87 à 87. A 23 seconde de la fin, le score est toujours le même, Shumpert shoote à mi-distance et il rate. Rebond offensif pour New York, Shumpert reçoit le ballon et la donne à Lin derrière. Il reste 18 secondes et les Knicks ont la dernière possession; elle sera pour Lin. Il attend, attend et avance. Le défenseur pense au drive mais Lin shoot, il reste 0,5 seconde sur l’horloge et ça RENTRE !! Incroyable buzzer beater de Lin, ses coéquipiers sont en folie, il est trop fort !


    Il rélisera encore 2 très gros matchs. Un face aux Kings, le lendemain, avec 13 assists qui devient son record en carrière. Et l’autre face à l’équipe de Dirk, championne en titre, lors duquel il inscrit 28 points et bat son record d’assists avec 14.

    Il est sélectionné par Shaquille O’Neal pour effectuer le risigng star challenge. Il se blessera au genou gauche lors du All-Star week-end et sera absent 6 semaines.

    La suite

    Lin s’envole aux Rockets durant l’intersaison. Longtemps présenti pour resigner aux Knicks, le manque de salary cap empêchera cela. La saison de Lin aux Rockets ne se passe pas réellement comme pêvu. Touchant bien moins le ballon qu’à New York, ce qui est dû notamment à l’omniprésence de James Harden, il obtient de très mauvais résultats statistiques au shoot quand il la possède. Mais, un match face aux Spurs de Tony Parker, de Duncan et de Ginobili sera comme une lumière dans une saison sombre. Profitant de l’absence du barbu, Jeremy Lin inscrit 38 points et nous rappelle sa période Knicks. Le temps d’un match on retrouva le prince de New York. Mais, le retour d’Harden lui fera encore mal et il retombera dans l’obscurité d’une saison loin d’être exceptionnelle compte tenu de ce qu’il nous a montré à New York.

    https://www.youtube.com/watch?v=3X0C9U4jP5Y

    Lin ne retrouvera pas par la suite ce niveaau qu’ il afficha aux Knicks. Plusieurs théories peuvent être affichées. Celle de sa blessure qui lui a fait du mal athlétiquement ou encore celle du style de jeu des Knicks qui lui convenait si bien et qu’il n’a pas su retrouver dans les autres franchises qu’il cotoiera par la suite. Jeremy a tout de même réalisé une belle saison dans le rôle du 6ème homme chez les Hornets avec 11 points de moyenne; mais on pourra dire ce que l’on veut, nous sommes nostalgique du Lin devenu le petit prince du Garden en 2012. En 2019, il obtient une belle bague en fond de banc du côté des Raptors. Sans offre d’équipes NBA, il rejoint la Chine pour la saison 2019-2020. A 31 ans, on espère que Lin retrouvera vite une place dans la grande ligue.

  • Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une  rivalité légendaire

    Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une rivalité légendaire

    Larry Bird face à Magic Johnson, peut-être la plus grande rivalité de l’histoire de la NBA. Cette rivalité a connu un début qui s’est déroulé sur les parquets universitaires, une finale NCAA en 1979 entre Michigan State de Magic et Indiana State de Bird. Mais, avant de rentrer au coeur de cette finale, résumons la saison des deux équipes et leur chemins respectifs vers ce match.

    La saison d’Indiana State et de Michigan State

    Indiana réalise une saison phénoménale, aucune défaite n’est à souligner avant la finale. Le bilan de l’équipe de Larry Bird se porte alors à 32-0 avant la fianle. La saison de Bird aura été étiincelante. Quasiment meilleur scoreur à chaque match, l’Irlandais d’origine aura réalisé des performance à plus de 40 points, comme face à Evansville (40 points), ou encore contre Butler (avec 48 points. Bref, Indiana est à un match de réaliser une saison historique sans défaite.

    Du côté du jeune Magic (toujours appelé Earvin à ce moment) et de Michigan, la saison est moins glorieuse. Michigan réalise tout de même une très grosse saison, avec un bilan se portant à 25 victoires et 6 défaites avant la finale. Concernant le scoring, le jeune Johnson n’est pas le plus impactant mais c’est bien Greg Kesler avec 18,1 points. Earvin se trouvant juste derrière avec 17,1 points. Johnson est tout de même, avec 8,4 assists de moyenne, le leader technique de son équipe. Magic est la pépite sur laquelle tout les yeux se tournent, il est clair qu’un meneur de 2m05, si agile, athlétique, technique, abile à la passe peut parraitre fou à cette époque.

    La grande Finale

    date: Lundi 26 Mars 1979

    Lieu: Jon M. Huntsman Center, Salt Lake City, Utah

    Magic vs Bird, on y est.Dur de résumer ce match, un gros Bird, avec 19 points, mais à qui on attendit peut-être une performance d’une plus grande envergure. Larry est très bien soutenu par Carl Nicks lors de cette finale mais c’était bien trop peu face à l’équipe d’Earvin Johnson. Michigan aura 3joueurs à plus de 15points lors de cette finale, alors qu’Indiana n’en comptera que deux. La différence s’est sûrement faites ici. Magic aura été excellent avec ses 25 points accompagné par l’inévitable Kesler et ses 19 points et tout de même Terry Donnelyy est ses 15 points. Michigan State est champion, la défaite aura touché Indiana et Earvin Johnson et Larry Bird foncent vers la NBA… la suite vous la connaissez !

    https://www.youtube.com/watch?v=KUWrYF0bpx0

    Larry Bird, suite à son année, remporte l’Oscar Robertson Trophy, le Naismith Award, le John R. Wooden Award, l’Adolph Rupp Trophy, l’AP Player of the Year, et enfin l’Eastman Award.

    Magic et Bird verront evidemment leurs maillots retiré par leurs universités respectives (le 32 pour Johnson et le 33 pour Bird, des numéros qui grandiront dans l’histoire et deviendront mythiques lors de leurs passages en NBA).

  • Richard Dumas: Le fol espoir

    Richard Dumas: Le fol espoir

    Carrière universitaire:

    Lors de ses années à l’université, Dumas joue sous les couleurs d’Oklahoma State en Big 8 conference. Pour sa première année, il réalise une saison à 17,4 points de moyenne. Son impact au scoring baissera peu à peu durant les deux saisons suivantes, passant à 15,7 points par match pour la seconde à 12,7 points par match pour la troisième.

    Le Joueur:

    Richard Dumas est un ailier de 2m01 pour 91 kg. Dumas est un veritable voltigeur. Sa capacité de dunk est folle, elle qui lui donnera la chance de participer au concours de dunk des lycéens en 1987. Son shoot à mi-distance, quant à lui, est plus que correct.

    https://www.youtube.com/watch?v=ErwfJoBIIY0
    High School Dunk Contest 1987

    Sa draft:

    Richard Dumas,ailier de 2m01, se présente à la draft 1991. Il est selectionné à la 46ème place par les Phoenix Suns. Mais son entrée en NBA ne se déroulera pas comme prévu… Dumas est suspendu une année pour violation de la loi d’usage de drogue en NBA.

    Le retour du rookie:

    L’année galère passée, Richard peut enfin commencer son aventure en NBA. Nous sommes à l’entame de la saison 1992-1993, et Dumas revient dans une franchise plus competitive que prévu… Charles Barkley vient d’arriver, il y a peu de temps, à Phoenix. Les Suns de Sir Charles, Dan Majerle et Kevin Johnson veulent concurencer les Bulls de Jordan et Pippen.

    La saison rempli d’espoir: 1992-1993

    La saison de Richard Dumas commence en trombe, c’est une véritable surprise. Après 19 matchs? ses stats se portent à 15,8 points et 4,6 rebonds par match. Ce superbe début de saison lui permet d’intégrer le 5 majeur! La saison régulière des Suns est un récital et se conclut sur un bilan de 62 victoires.

    L’heure est au Playoffs !

    Playoffs: Objectif Finales

    Les Suns affrontent les Lakers de Divac, Byron Scott ou encore AC Green lors du premier tour. Richard est sur le banc et inscrit 6 points lors du premier match, dans lequel les Suns s’inclineront. Le game 2 et le game 3 sont d’une tout autre tournure pour Dumas. Tituarisé, il réalise deux superbes matchs à 18 points chacuns.

    Les Suns remportent la série 4 à 2. Les Suns rencntrent les Spurs de David Robinson pour ce second tour. Phoenix battra les Spurs sur le même score que les Lakers, avec toujours un Dumas important en facteur x de cette équipe.

    La finale de conf s’annonce extrèmement intense face à aux SuperSonics de Payton et Kemp. On ne s’y trompe, les Suns l’emporteront finalement en 7 matchs. Cette série fut compliqué pour Dumas, Ceballos est préféré à son poste pour les deux premiers matchs et son impact au scoring fut bien moindre.

    Mais, le rêve d’affronter les intouchables Bulls de MJ et Pippen en Finales NBA va se transformer en réalité ! Les Suns y sont !

    NBA Finals: Dumas étincelant

    Game 1:

    Richard Dumas est titularisé à l’aile pour ce premier match de la série. Charles Barkley aura beaucoup de mal, avec seulement 36% pour 21 points, il rate son entrée. Mais, Dumas, quant à lui, est dans son match, 20 points à 50% au shoot pour le rookie. Mais ça ne sufiera pas à faire rompre les bulls de MJ, auteur de 31 points. Victoire de Chicago.

    Game 2:

    Dumas, avec 8 points, est plus timide lors de ce match; laissant encore plus de place à Charles Barkley, auteur d’un match monstre t inscrivant 42 points. Mais, les Bulls ne chutent toujours pas avec 42 points de MJ. Chicago mène 2 à 0.

    Game 3:

    Après 2 défaites à domicile, les Suns doivent se reprendre pour espérer renverser la tendance. Le match est long, très long. Les Suns revivent lors de ce match, Dumas intercepte, score à mi-distance, dunk, défend dur… Bref, gros match du rookie, qui inscrit 17 points et réalise 3 interceptions. Après 3 overtime, les Suns l’emportent ,à Chicago, avec Sir Charles, KJ et Majerle tous au dessus de 24 points. Phoenix revient !

    Game 4:

    Un seul mot ou nom à dire dans ce match… JORDAN. 55 points pour Michael. Un gros match encore pour Dumas, inscrivant 17 points; mais face à Jordan même les 32 points de Charles n’ont pas suffit. Les Bulls mènent 3 à 1.

    Game 5: Richard Dumas en mode ALL-STAR

    Phoenix n’a pas le choix, il faut gagner. Barkley doit sortir un match venu de l’espace. Mais, le match venu de l’espace ne sera pas pour Sir Charles mais bien pour le petit rookie, 46ème choix de draft. Richard est chirurgical, 25 points à 12/14 au shoot. Embêtant grandement Pippen, son apport défensif est également à souligner. Les Suns l’emportent et accroche un Game 6.

    Dumas entre Jordan et Horace Grant
    https://www.youtube.com/watch?v=nDkuVSFWogg

    Game 6: Déception

    Que dire de ce match à part le basket se joue souvent presque rien. Un shoot de Paxon et un contre d’Horace Grant sur KJ auront ruinés les espoirs de game 7 des Suns. Dumas conclut ses finales avec 8 points.Défaite 99 à 98, Bulls sont champions.

    Il faut maintenant être focus sur la prochaine saison. Dumas à montré au monde du basket de telles choses, qu’il est très excitant de voir la suite.

    La suite…

    Richard Dumas ne verra pas le parquets de NBA, la saison suivante… Il est une nouvelle fois suspendu par la NBA pour violation des rêgles concernat l’usage de drogues. Il suit par la suite une cure de desintoxication à la cocaine et revient à Phoenix en 1995. Mais, son niveau ne sera plus jamais le même, il réalise 15 matchs à 5,5 points de moyenne aux Suns puis s’envole aux Sixers. Il finira sa carrière en NBA avec une saison de 39 matchs à 6,6 points de moyenne à Philadelphie.

    Il partira par la suite jouait en Europe et annoncera sa retraire en 2003 suite à un passage dans la United State Basketball League.

    On peut longuement spéculer sur le scenario de sa carrière si il n’était tombé dans l’addiction, mais une chose est sûre, quand on évoque son nom, la première chose qui nous vient à l’esprit est « talent gaché »…

  • Devin Harris: La saison folle

    Devin Harris: La saison folle

    Après un cursus universitaire à Winsconsin, Devin Harris débarque en NBA lors de la draft 2004. Il est selectionné à la 5ème place par les Washington Wizards.

    Quelques jours avant la draft, le 5ème choix se retrouve dans un échange avec les Mavericks. Quelques complications apparaissent mais Devin Harris sera bien envoyé à Dallas immédiatement après qu’il soit sélectionné par Washington

    Présentation du joueur:

    Devin Harris est un guard mesurant 1m91. Devin est un vrai scoreur mais qui sait magnifiquement distribuer le jeu. Son impact au scoring lui permet d’évoluer au poste d’arrière malgré sa petite taille pour ce poste.

    Début en NBA

    Lors de son année rookie, Devin réalise une saison à 5,7 points et 2,2 assists de moyenne. Il est élu rookie du mois. Son temps de jeu diminue suite à l’arrivée d’Avery Johnson, au coaching, en mars. Son, temps augmentera lors de la saison suivante, ou, accompagné de Jason Terry, il réalisera une année à 9,9 points et 3,2 assists de moyenne. Lors des playoffs 2006, les Mavs rencontrent les Spurs en demi-finale de conférence. Lors du game 2 et du game 3, Devin Harris marquera plus de 20 points (20 au deuxième et 24 au troisième) ! Tout ça nous emmène à un trade décisif, il sera échangé aux Nets contre Jason Kidd, en début d’année 2008. Devin Harris devient alors, accompagné de Vince Carter, le co-leader des Nets. La franchise désormais orpheline de sa légende Jason Kidd, attendra beaucoup d’Harris a saison qui arrive…

    La saison folle

    Saison 2008-2009, Devin Harris est remonté à bloc, son nouveau statut doit forcément lui donner l’envie de prouver.

    Le 30 novembre 2008, les Nets d’Harris et Carter affrontent les Suns de Stoudemire, Nash et Shaq à Phoenix. Le match de Devin Harris est un récital, il inscrit 47 points et réalise 8 passes dont 21 points dans le dernier quart, pour une vicoire des Nets 117 à 109. Il declarera à la fin du match qu’il est devenu moins irrégulier grâce à un travail sur son tir et qu’il peut donc maintenir la même pression.

    20 jours plus tard, le 19 décembre 2008, Devin Harris affronte son ancienne équipe, celle avec qui il a commencé en NBA, les Dallas Mavericks. Poignée de main avec Jason Kidd, contre qui il a été échangé, et le match peut commencer. Ce match est peut être le plus grand de la carrière de Devin Harris. 3 points, reverse lay-up, finition avec contact, passe qui élimine la défense… Il est tout simplement innarétable. Sa relation avec Vince Carter (34 points), qu’il servira seul à 3points à plusieurs reprises, est fantastique sur ce match. Sa prestation se cloturera sur 41 points et 13 passes, de quoi faire baver les fans de basket. Victoire des Nets 121-97.

    https://www.youtube.com/watch?v=10eWKwRrXUQ

    Nous sommes le 23 février 2009, il reste 1,8 secondes à jouer entre les Sixers d’Iguodala et les Nets d’Harris, le score est de 95 à 95. Iguodala rentre un lancer, 96 à 95. Remise en jeu pour les nets, ils n’ont plus de temps mort. Bobby Simmons trouve Harris bien marqué par Iguodala. Harris est excentré à gauche, derrière la ligne de milieu de terrain; il tente un shoot la balle rebondit sur Iguodala, il arrive tout de même à tirer en deux temps et le buzzer retentit dans la salle… et ça RENTRE ! Les Nets l’emportent 98 à 96 après ce shoot venu d’ailleurs.

    Grâce à ses performances exceptionnelles, Devin Harris est choisi par les entraineurs pour partciper au All-Star Game !

    Sa saison se terminera sur des stats de: 21,3 points et 6,9 assists de moyenne. Le bilan collectif est quant lui mauvais, les New Jersey Nets finissent avec un bilan de 34 victoires pour 48 défaites.

    L’après 2008-2009

    Devin Harris n’arrivera plus à revenir à ce niveau. Après 2 autres plutôt bonne saison aux Nets mais bien moins bonne que sa saison folle, il s’envolerera à Utah, puis aux Hawks ou il réalisera une saison à moins de 10 points de moyenne ! Après cela, Devin n’a plus connu une saison à au moins 10 points de moyenne. Depuis 2013, Harris rejoue dans l’équipe ou tout a commencé pour lui, les Mavs. A 36 ans, Devin Harris est toujours présent en NBA, ce qui ne trompe pas sur la qualité du joueur !

  • Kentucky Wildcats: 1995-1996

    Kentucky Wildcats: 1995-1996

    Nous sommes le Vendredi 24 Novembre 1995, au Springfield Civic Center. Les Wildcasts de Kentucky s’apprêtent à disputer leur premier match de saison régulière, face aux Terrapins de Maryland. Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet, allons à la rencontre de ces Wildcats.

    Premier rang (de gauche à droite): Entraineur assistant: Delray Brooks, Entraineur principal: Rick Pitino, Allen Edwards, Derek Anderson, Jeff Sheppard, Tony Delk, Anthony Epps, Cameron Mills, Wayne Turner, Autre entraineur Jim O’Brien, et Entraineur assistant: Winston Bennett. Second rang (de gauche à droite) : Responsable de l’équipement Bill Keightley, Assistant administratif George Barber, Jason Lathrem, Oliver Simmons, Nazr Mohammed, Mark Pope, Walter McCarty, Antoine Walker, Jared Pickett, Ron Mercer, Trainer Eddie Jamiel, Préparateur physique assistant Layne Kaufman, et Préparateur physique Shaun Brown

    Fiche d’équipe

    JoueurAnnée de naissancePoste taille (US)Lycée
    Tony Delk1974
    G
    6-1 Brownsville, TN (Haywood)
    Antoine Walker1976
    F
    6-8 Chicago, IL (Mount Carmel)
    Walter McCarty1974F6-10 Evansville, IN (Harrison)
    Derek Anderson1974
    F
    6-5 Louisville, KY (Doss)
    Ron Mercer1976
    F
    6-7 Nashville, TN (Goodpasture Christian)[
    Mark Pope1972C6-10 Bellevue, WA (Newport)
    Anthony Epps1975G6-2 Lebanon, KY (Marion County)
    Jeff Sheppard1974G6-3
    Peachtree City, GA (McIntosh)
    Wayne Turner1976G6-2 Boston, MA (Beaver Country Day)
    Allen Edwards1975F Miami, FL (Miami Senior)
    Nazr Mohammed 1977C6-10 Chicago, IL (Kenwood)
    Oliver Simmons1976F6-8 Nashville, TN (Lipscomb)
    Jared Prickett1973F6-8 Fairmont, WV (Fairmont West)
    Cameron Mills1975G Lexington, KY (Dunbar)
    Jason Lathrem1976F6-8 Bowling Green, KY (Greenwood)

    Le style de jeu

    Les Wildcats de Pitino sont polyvalents. Leur jeu est intense, les transitions sont rapides, le ballon circule vite, et, les systèmes sont fluides. Le jeu intérieur est la clé majeur de cette équipe. Défensivement, c’est solide, les Wildcats aiment utiliser la pression tout terrain. En terme de bagarre aux rebonds, avec Walker et McCarty, Kentucky n’a pas à se plaindre.

    La saison régulière

    Lors du premier match, face à Maryland, nos Wildcasts s’imposent 96 à 84. Lors du second match, l’équipe de Rick Pitino fait fausse route, et perd face aux UMass Minutemen 92 à 82, au Palace d’Auburn Hills. La suite de cette saison se déroule sur les chapeaux de roues, Kentucky est facile, le jeu est huilé. Les Wildcats se présentent au Southeastern Conference Tournament, avec un bilan magnifique de 26 victoires et une seule défaite.

    SEC Tournament: Road to Final

    Dans la foulée de la saison régulière, Kentucky est solide, très solide. En quart de finale, les Wildcats de Tony Delk et d’Antoine Walker, ne font qu’une bouchée des Florida Gators (100 à 76). En demi-finale, l’équipe de Rick Pitino tombe sur la valeureuse équipe d’Arkansas; mais, la musique est la même… Victoire 95 à 75. Le bilan prend de plus en plus d’ampleur avec 28 victoires et 1 défaites. Kentucky est en finale et devra affronter Mississipi State.

    La désillusion

    LIEU: Louisiana Superdrome (Nouvelle-Orléans)

    Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty

    Le 5 de Mississipi: Darryl Wilson, Marcus Bullard, Erik Dampier, Russel Walters, Dontae’ Jones

    C’est parti pour cette finale. Mississipi State score en premier, avec un gros shoot à 3 points de Darryl Wilson. Mais, Kentucky est bien rentré dans son match et mène vite 11 à 5. Mississipi recolle vite au score et passe même devant. Cette première mi-temps est très serrée, les 2 équipes se rendent coup pour coup, et rentrent aux vestiares sur un score de 43 à 38 pour Mississipi.

    Au retour des vestiaires, les Wildcats sont assomés 7par deux 3 point d’affilés de Dontae’ Jones. Jones est en feu, Kentucky voit l’écart monter de plus en plus. 57-40, temps mort pris par l’équipe de Rick Pitino. Jones prend le temps de chauffer les supporters, la salle est en feu. Deux nouveaux 3 points de Wilson et l’écart se porte à 19 points. Kentucky ne lache rien. Anthony Epps shoote à 3 points, il tombe, score et and-one ! L’écart n’est plus que de 10 points. Mais, Mississipi finit le travail et réalise l’exploit. Défaite 73 à 84.

    Stats:

    Points: Dontae’ Jones 28 points, Darryl Wilson 22 points, Tony Delk 16 points

    Assists: Marcus Bullard 9 assists, Erik Dampier 6 assist, Anthony Epps 4 assists

    Rebonds: Dontae’ Jones 11 rebonds, Erik Dampier 10 rebonds, Antoine Walker 8 rebonds

    March Madness: Premier Tour

    Jeudi 14 Mars, Kentucky affronte aujourd’hui l’équipe de San Jose State. L’affiche s’annonce déséquilibrée, le bilan de San Jose State jusqu’à maintenant est de 13 victoire pour 17 défaite. Le match se passe comme annoncée Kentucky déroule et l’emporte facilement avec un gros Walter McCarty (24 points) et un Tony Delk encore dominant (22 points). La prochaine rencontre se déroulera face à Virginia Tech, dans deux jours, et elle risque d’être très differente dans l’adversité pour les Wildcats.

    Second Tour: Kentucky (30-2) vs Virginia Tech (23-6)

    Lieu: Reunion Arena (Dallas) Date: Samedi 16 mars 1996

    5 de Virginia Tech: Shawn Good, Damon Watlington, Travis Jackson, Shawn Smith, Ace Custis

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Walter McCarty, Derek Anderson, Antoine Walker

    C’est parti. Kentucky score en premier par l’intermédiaire de Walker, et met en place une défense tout terrain. La défense agressive des Wildcats fait énormément de mal à Virginia et Kentucky prend vite le large 35 à 21. Virginia réalise beaucoup de fautes et l’équipe de Pitino punit sur la ligne des lancers-francs. Il reste 4min50 dans cette mi-temps, Virginia a la possession, le ballon circule vite et arrive jusqu’à Jackson qui sanctionne à 3 points. 35-24, après deux stops défensifs consécutifs, Virginia a le ballon, Jackson parvient à trouver Smith qui marque sous le cercle. La mi-temps se finit sur un score de 38 à 30 pour Kentucky.

    Seconde mi-temps: Kentucky défend d’une bonne manière mais rate énormément de lancers. Les transitions des Wildcats sont tranchantes. McCarty au rebond, il trouve Walker au milieu de terrain et alley oop pour Mercer ! La fin de rencontre est à sens unique et Kentucky l’emporte 84 à 60.

    Stats:

    Scoring: Antoine Walker 21 points, McCarty 19 points, Shawn Smith 13 points

    Assists: Troy Manns 8 assists, Anthony Epps 6 assists, Walker et McCarty 4 assists

    Rebonds: Antoine Walker 11 rebonds, Ace Custis et Epps 5 rebonds

    https://youtu.be/o4ipQgDuaeI

    Elite Eight : Kentucky (31-2) vs Utah (27-7)

    Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Jeudi 21 mars 1996

    5 de Utah: Andre Miller, Keith Van Horn, Ben Caton, Brandon Jessie, Michael Doleac

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson Walter McCarty, Antoine Walker

    Le match est une correction, Van Horn et Caton sont bien trop seuls au scoring pour faire face à un 5 avec 3 joueurs au dessus de 14 points. Victoire facile 101 à 70 pour les Wildcats, qui s’offrent une qualification pour l’Elite Eight !

    Stats:

    Scoring: Van Horn 23 points, Caton 22 points, Antoine Walker 19 points

    Assists: Andre Miller 9 assists, Epps 8 assists, Walker 6 assists

    Rebonds: Doleac, Van Horn et Walker 8 rebonds, Epps 6 rebonds

    Elite Eight: Kentucky (32-2) vs Wake Forest (26-6)

    Lieu: Hubert H. Humphrey Metrodome (Minneapolis) Date: Samedi 23 mars 1996

    5 de Wake Forest: Jerry Braswell, Rusty Larue, Tim Duncan, Ricky Peral, Sean Allen

    5 de Kentucky: Anthony Epps, Tony Delk, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker

    Les Wildcats devront battre l’équipe de Wake Forest emmené par Tim Duncan pour se qualifier au final four ! C’est parti. Duncan remporte l’entre deux face à McCarty. Les ratés s’enchainent dans ce début de match, après TD, c’est McCarty qui rate son shoot. Les Wildcats mènent vite 5-0, leur pressing tout terrain fait beaucoup de mal aux joueurs de Wake Forest. Une contre attaque et Anthony Epps score à distance pour les Wildcats, Kentucky 9-3 Wake Forest. Cette première mi-temps est marquée par la défense de Kentucky et ses transitions rapides, la seule solution trouvé par Wake Forest est quasiment toujours le tir forcé. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score de 38 à 19 pour les Wildcats de Tony Delk.

    Début de deuxième mi-temps, Kentucky déroule. À 15 minutes de la fin du match, Kentucky mène 52 à 26. La défense de Kentucky est toujours aussi rude, cela permet à Duncan d’avoir quelques lancers à se mettre sous la dent. La défense tout terrain des Wildcats étouffe les joueurs de Wake Forest qui manquent de lucidité lorsqu’il s’agit de tirer. Un 3 point de LaRue permet à Wake Forest de reprendre espoir en cette fin match. 19 points d’écart entre les deux équipes à 7 min de la fin, Wake Forest ne désespère pas. Mais l’écart ne baissera que très peu, à 1 min 47 de la fin, 14 points séparent les 2 équipes. La déception se lit sur le visage de LaRue ou encore de TD. Kentucky s’envole, bel et bien, pour le final four. Score final: 84 à 63.

    Stats:

    Points: Tony Delk 25 points, Duncan et Goolsby 14 points

    Assists: Duncan et Epps 6 assists, Derek Anderson 5 assists

    Rebonds: Duncan 14 rebonds, Goolsby 7 rebonds, Antoine Walker 6 rebonds

    Final four: Kentucky (33-2) vs UMass (35-2)

    Kentucky affrontera les Minutemen de Marcus Camby pour cette demi-finale ! UMass est la première des deux seules équipes à avoir fait chuter les Wildcats de Pitino cette saison. L’équipe du Massachussets est venu à bout de l’équipe de Georgetown, mené par Iverson, grâce notamment à un très gros Camby (22 points).

    Lieu : Continental Airlines Arena (East Rutherford) Date: Samedi 30 mars 1996

    5 de UMass: Dana Dingle, Donta Bright, Marcus Camby, Edgar Padilla, Carmelo Travieso

    5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Walter McCarty, Antoine Walker

    C’est parti. Camby remporte l’entre d’eux. Le début de match est tendu, c’est la bagarre au rebond. Les MinuteMen scorent en premier, avant que Camby chute suite à une bataille au rebond et fasse tomber un arbitre avec lui. Delk est pas loin de chuter sur la table des journalistes, en essayant de sauver la touche face à Travieso. Bref, la bataille s’annonce très musclée. La pression tout terrain des Wildcasts fait encore ses preuves, Delk intercepte une balle grâce au pressing que, Walker et lui-même, ont exercés. Resultat, panier et and-one pour Kentucky. Marcus Camby obtient également un and-one, grâce à un splendide bras roulé sur la tête de McCarty. A 7 min de la fin de la 1ère mi-temps, le match est toujours aussi rude et l’équipe de Pitino mène 23 à 20. Walker trouve Mark Pope sur un alley-oop, 25 à 20. Remise en jeu pour UMass, mais Travieso capte maladroitement la balle et met son pied sur la ligne… remise en jeu Kentucky ! Suite à des stops défensifs, les transitions des Wildcats sont extrèmement efficaces, permettant à Delk par exemple d’obtenir un and-one et de porter le score à 28-20. La bataille dans la raquette est intense, très intense et les arbitres ont du mal à juger les actions, ce qui agace le coach des MinuteMen. Les 2 équipes se quittent sur un score de 36 à 28 pour Kentucky.

    Seconde mi-temps: De retour sur le parquet, les Wildcats jouent toujours le même basket et vont vite mener 41 à 28. Le pressing tout terrain met encore énormément en difficulté UMass, qui perd le ballon maladroitement encore une fois. Tony Delk et Marcus Camby s’offre une guerre à la marque. A 2min16 de la fin, le score est de 71 à 61 pour Kentucky. Camby rebtre un panier, Kentucky loupe la remise en jeu, le numero 11 seul est servi et il marque ! 71 à 65, Kentucky a laissé UMass reprendre espoir, en seulement 10 secondes ! UMass défend agressivement, ce qui rend, en plus de la tension, fébrile les Wildcats. Anderson manque sa passe et l’équipe de Camby part en contre. Camby s’élance dans les airs et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers, UMass est en train de réaliser une fantastique remontée ! Remise en jeu Kentucky, UMass presse haut, Anderson tente de remonter la balle, mais il la perd et elle tombe en touche… les supporters de UMass exultent ! 71-67, possession UMass. Camby se rate, Anderson part en contre et obtient la faute ! Il rentre ses deux lancers. 73-67, Travieso trouve Padilla qui remonte la balle, il shoote à 3 points … CA RENTRE, plus que 3 points d’écart ! UMass joue la faute, Mark Pope aux lancers pour Kentucky, il rentre les 2. Directement UMass remonte la balle pour tirer à 3 points mais Travesio rate… Et sur le contre, Anderson trouve Walker qui achève UMass !!! Le match se termine sur un score de 81 à 74, les Wildcats affronteront Syracuse en finale !

    Stats:

    Points: Marcus Camby 25 points, Tony Delk 20 points et Donta Bright 15 points

    Assists: Padilla 12 assists, Walker, McCarty, Epps, Anderson 4 assists

    Rebonds: McCarty 10 rebonds, Bright 9 rebonds, Camby 8 rebonds

    https://youtu.be/TdFsLf6NdA4

    Finale: Kentucky (34-2) vs Syracuse (29-9)

    L’heure est à la grande finale, les Wildcats de Tony Delk vont affronter Syracuse de John Wallace, tombeur du Mississipi State de Darryl Wilson et Dontae’ Jones, qui avait fait tant de mal à Kentucky, en demi-finale.

    Lieu: Irod Arena (East Rutherford) Date: Lundi 1er avril 1996

    Le 5 de Kentucky: Tony Delk, Anthony Epps, Derek Anderson, Antoine Walker, Walter McCarty

    Le 5 de Syracuse: Todd Burgan, Lazarus Sims, John Wallace, Jason Cipolla, Otis Hill

    C’est parti, la finale est lancée ! Wallace remporte l’entre deux, mais le ballon fini sa course en touche. La tension se fait sentir, air-ball de Walker et passe en touche d’Anderson, puis, marcher de Wallace ! Le premier panier arrive enfin, par l’intermédiaire de John Wallace, après 2min de jeu. Les Wildcats ont beaucoup de mal à entrer dans leur finale. Mais Tony Delk, la lance réellement, en inscrivant un beau shoot à 3points. Ce début de match est tendu, les stops s’enchaînent des deux côtés. Après 4 min 40 de jeu le score est de seulement 5-2 (pour Kentucky). Tony Delk fait réagir, une nouvelle fois, la foule grâce à un nouveau tir à 3 points réussie. A 2 min 40 du retour aux vestiaires, le score est de 28 à 28. Ron Mercer pénètre dans la raquette et bénéficie d’un and-one. Kentucky arrive à creuser un écart de 9 points en rentrant aux vestiaires, grâce notamment à un Tony Delk toujours très adroit à distance, et, à la maladresse de Syracuse aux lancers.

    Seconde mi-temps: De retour, la finale reste indécise malgré une légère avance de Kentucky. John Wallace, bien servi en transition, arrive à ramener le score à 35-42. La pression tout terrain est mieux en place du côté des Wildcats, cela met en grosse difficulté les remises en jeu de Syracuse. John Wallace ne lâche rien et fait un grand mal à la raquette de Kentucky, il obtient un and-one. Il met son lancer; Syracuse 38-46 Kentucky. Todd Burgan transforme deux lancers, il permet à Syracuse de revenir à 6 points, Burgan a l’air de s’être bien remis de ses deux ratés de tout à l’heure. La tension se fait ressentir dans la salle, les deux équipe ont cravachées dur cette année et échouer à ce moment là serait un cauchemar. Syracuse est bien parti pour recoller. Après un nouveau stop défensif , Todd Burgan conclu sur un drive. La pression de Kentucky laisse de l’espace dans leur dos, Cipolla, seul, est servi et il conclu; 44 à 48. Sur l’action suivante, John Wallace est au rebond. Après un manqué de Walker, les supporters oranges de Syracuse donnent de la voix; la remontée est proche ! Wallace trouve Cipolla, qui passe à Sims, Lazarius remonte la balle en marchant l’air déterminé… Il trouve Burgan d’une passe fantastique et ALLEY-OOP ! La défense de Kentucky reprend du poil de la bête, Syracuse n’y arrive plus.. A 11min50 de la fin, Kentucky mène 57 à 46, et, Tony Delk s’appréte à tirer deux lancers. 2/2 pour Delk, les Wildcats mènent 59 à 46; ça commence à sentir bon ! Todd Burgan écope de sa 4ème faute personnel, coup dur pour les collègues de John Wallace. Syracuse ne lâche rien, la défense est compacte, McCarty et Pope sont malmenés, la rentrée de Walker se fait attendre et c’est McCarty qui en fait les frais. L’entrée d’Antoine Walker fait du bien, mais Syracuse revient à deux points; 62-64. 71-64 pour Kentucky, Wallace part en transition mais passage en force sifflé sur Epps, ce dernier célèbre, il le sait, c’est peut-être le tournant du match. Nouvelle faute de Wallace qui doit quitter le terrain, on entend des « Wallace Wallace » venant des gradins. Les joueurs de Syracuse se regroupent en cercle lors du temps mort, mais Pope punit aux lancers derrière. Sur le banc, Wallace est déboussolé. Todd Burgan réalise une 6ème faute anecdotique et quelques secondes plus tard… KENTUCKY EST CHAMPIOOON !

    Tony Delk est élu MOP de NCAA !

    Stats:

    Points: John Wallace 29points, Tony Delk 24 points, Ron Mercer 20 points, Todd Burgan 19 points

    Assists: Lazarius Sims 7 assists, Anthony Epps 7 assists, Antoine Walker 4 assists

    Rebonds: John Wallace et Otis Hill 10 rebonds, Antoine walker 9 rebonds, Todd Burgan 8 rebonds, Tony Delk et Walter McCarty 7 rebonds

    Stats individuelles de l’équipe cette saison:

    Par match:

    Tony Delk 17.8 Pts, 4.2 Reb, 1.8 Ast

    Antoine Walker1 5.2 Pts, 8.4 Reb, 2.9 Ast

    Walter McCarty 11.3 Pts, 5.7 Reb, 2.6 Ast

    Derek Anderson 9.4 Pts, 3.4 Reb, 2.4 Ast

    Ron Mercer 8.0 Pts, 2.9 Reb, 1.4 Ast

    Mark Pope 7.6 Pts, 5.2 Reb, 1.0 Ast

    Anthony Epps 6.7 Pts, 3.1 Reb, 4.9 Ast

    Jeff Sheppard 5.5 Pts, 2.1 Reb, 1.9 Ast

    Wayne Turner 4.5 Pts, 1.5 Reb, 1.6 Ast

    Allen Edwards 3.3 Pts, 1.1 Reb, 1.2 Ast

    Nazr Mohammed 2.3 Pts, 1.5 Reb, 0.2 Ast

    Olivers Simmons 1.8 Pts, 1.1 Reb, 0.1 Ast

    Jared Prickett 3.4 Pts, 1.6 Reb, 0.6 Ast

    Cameron Mills 0.9 Pts, 0.3 Reb, 0.1 Ast

    Jason Lathrem 0.5 Pts, 0.3 Reb, 0.3 Ast

    L’après Kentucky Wildcats 95-96:

    La saison effectuée par cette équipe est souvent considérée comme l’une des meilleures jamais réalisés en NCAA. Cette équipe s’est également fait attribuer le surnom de « The Untouchables ». 9 joueurs de ces Wildcasts ont intégrés la NBA par la suite (c’est un record!), parmi-eux:

    Antoine Walker: drafté 6ème choix aux Celtics, qui sera élu 3 fois All-Star et remportera un titre de champion avec le Heat.

    Tony Delk: drafté au 16ème choix par les Hornets

    Derek Anderson: Drafté par les Cavs en 13ème choix lors de la draft 97 et qui deviendra champion NBA avec le Heat, accompagné d’Antoine Walker

    Walter McCarty: Drafté en 19ème choix par les Knicks

    Ron Mercer: Drafté en 6èchoix par les Celtics en 97 et qui sera élu dans la Rookie first team en 98

    Nazr Mohammed: Drafté en 98, à la 29ème place, par le Jazz, il deviendra champion NBA avec les spurs en 2005

    Jeff Sheppard: Il signera en 98 avec les Hawks

    Mark Pope: Drafté en 52ème choix par les Pacers

    Wayne Turner: Il signera en 99 avec les Celtics

    Rick Pitino, quant à lui, perdra la finale de 97 avec les Wildcats, face à l’université d’Arizona. Par la suite, ce qu’il a fait avec Kentucky de 1989 à 1997, lui vaudra une comparaison avec l’Empire Romain. Il entrainera les Celtics, et Louisville ( avec qui il sera champion en 2013). Il sera intronisé au Naismith Basketball Hall of Fame.

    Le maillot, floqué « 00 », de Tony Delk sera retiré par l’université.