Étiquette : Sacramento Kings

  • Justin James, un joyau à surveiller de très près…

    Justin James, un joyau à surveiller de très près…

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    Beaucoup de très bons joueurs NBA, notamment All-Star et membres d’une All-NBA team, sont arrivées par la petite porte de la NBA. Que ça soit par le second tour de la Draft ou par le chemin des joueurs non-draftés, rien n’est impossible. Parlons aujourd’hui d’un joueur qui pourrait bien nous surprendre : Justin James.


    Qui est Justin James ?

    Drafté à la 40ème position par les Sacramento Kings lors de la dernière draft NBA, Justin James, tout droit sorti du Wyoming, n’arrivait pas dans la grande ligue avec un bagage clinquant. Et pourtant…

    Sélectionné dans la All-Moutain West Conference 2nd Team lors de sa dernière saison universitaire, Justin est resté 4 ans avec les Cowboys du Wyoming, accumulant plus de 2000 points en carrière universitaire. Ex-joueur 3 étoiles selon ESPN, 247Sports et Rivals, « JJ » n’avait pas forcément le profil type pour rentrer en NBA à travers la draft.

    Cependant, le destin en a choisi autrement, et à force de travailler, Justin s’est fait une place dans la MWC , en inscrivant plus de 15 points par match lors de ses 3 dernières saisons, avec notamment une moyenne de 22,1 points par match lors de sa 4ème et dernière saison.
    Il est ainsi devenu le second meilleur scoreur de l’histoire de cette université, derrière Brandon Ewing et le 3ème de l’histoire de la conférence.

    Son parcours a pris une ampleur monumentale lorsque les Kings décidèrent de miser sur lui avec le 40ème choix de la draft, faisant de lui le 12ème joueur de l’histoire de Wyoming à être drafté, et le premier depuis Larry Nance Jr. (Cleveland Cavaliers) en 2015.

    Auteur d’une Summer League convaincante (9 points et 4 rebonds de moyenne), le Floridien se vit offrir un contrat de 3 ans par les Kings. Consécration pour un joueur originaire de Port St. Lucie en Floride, et qui n’avait pas une destinée liée à la NBA.


    Justin James dunkant sous le maillot de son université : Wyoming.
    © Photo par Wyoming Athletics


    Membre d’un groupe de 3 rookies au sein des Kings, il est celui qui a joué le plus de matchs des trois. Avec ses 34 participations, il se retrouve loin devant DaQuan Jeffries (8 à cet instant de la saison) et Kyle Guy (2) : preuve d’une bonne confiance du groupe et du staff envers lui.

    Mais qu’a-t-il de particulier ?

    « JJ », un athlète pur (et dur)

    Justin, c’est tout d’abord un physique impressionnant pour un arrière. 2,01m de hauteur, 86 kg, accompagnés d’une envergure d’environ 2,10m, c’est grand, plus grand de la moyenne.

    C’est un joueur très athlétique, doté de qualités physiques indéniables, dont il sait très bien se servir. En témoigne ses 7 dunks réussis cette saison, équivalent à 21% de ses tirs réussis, dont celui-ci :

    https://twitter.com/SacramentoKings/status/1211136116797009920?s=20

    C’est un joueur avec une énergie gigantesque, sur et en dehors du parquet. Ses coéquipiers et son coach disent de lui qu’il parle beaucoup, vraiment beaucoup. Il est passionné par le sport et on le ressent sur le terrain, et même sur le banc, avec ses nombreuses réactions énergisantes.

    Il a ce truc en plus, il n’est pas timide. Dès le premier jour, il n’a pas été effrayé de nous répondre, ni d’exprimer son opinion. Je me suis dit : « Cet enf**** doit se taire », mais il a de bonnes intentions, et cela vient de sa confiance en lui.

    BUDDY HIELD (joueur des kings et coéquipier de justin james)

    Une confiance en lui débordante pour un joueur doué offensivement, à l’aise avec le scoring depuis Wyoming.

    Pas inquiété par le fait d’avoir le ballon en main (usage percentage 1 de 19 pour un turnover percentage 2 de 8,4), notamment grâce à sa longue expérience NCAA, il sait également jouer sans ballon, notamment dans le catch-and-shoot 3 . Il manque cependant de réussite à l’échelle NBA, surtout sur les tirs longue distance, mais nous en parlerons dans un deuxième temps.

    Plutôt bon rebondeur grâce à ses qualités athlétiques (8,5 rebonds/matchs lors de sa dernière saison à Wyoming), il adore jouer en transition, comme nous pouvons le constater avec le dunk ci-dessus. C’est d’ailleurs sur le jeu de transition que se base la plupart de son apport offensif, notamment grâce à sa volonté de vouloir perforer les défenses très tôt avec son explosivité.


    Tableau représentant les statistiques aux tirs de Justin James sur contre-attaque et transition


    Mais là où il est talentueux, c’est défensivement. Long, plutôt rapide, athlétique. Toutes ces qualités réunies forment un cocktail vraiment efficace défensivement.

    Pas réputé à l’époque Wyoming pour être le plus grand des défenseurs, notamment avec son jeu ultra offensif, Justin James s’est muté cette saison comme un potentiel très bon défenseur.
    Directement adapté au jeu défensif de la NBA, Justin a su tirer profit de son expérience universitaire pour très souvent neutraliser son vis-à-vis, comme nous le montre ce graphique.


    Graphique représentant le defensive rating en fonction du pourcentage aux tirs alloués en défense, sur les joueurs âgés de moins de 24 ans (ayant joués plus de 15 matchs cette saison)


    Justin James survole la concurrence en étant le seul joueur de la NBA, selon nos conditions (âge inférieur à 24 ans et plus de 15 matchs joués cette saison), à avoir un defensive rating 4 inférieur à 100 et un pourcentage aux tirs « défensif » inférieur à 40%. Tout simplement monstrueux.

    On peut bien évidemment relativiser notre propos en notant que Justin n’a joué que 6 de ses 34 matchs avec plus de 9 minutes de jeu.
    Très souvent membre du fameux « garbage time » 5 , il n’affronte pas les plus grands joueurs offensifs de la NBA à l’instar d’autres jeunes joueurs présents dans le graphique, comme Ben Simmons ou Jayson Tatum.
    Cependant, il ne reste pas moins un très bon défenseur, parfaitement adapté à la NBA.

    Très rapide sur ses appuis, il gère parfaitement les situations de close-out, avec une excellente présence et animation de son corps. Une statistique montre vraiment cet impact : les statistiques défensives sur les tirs « spot-up » 6 .


    Graphique représentant le pourcentage aux tirs alloués en défense en fonction du percentile, sur spot-up, pour tous les joueurs NBA


    Véritable muraille, Justin se place parmi les meilleurs éléments à ce niveau, avec sa capacité à gêner ses adversaires avec ses mensurations. Il n’a alloué que 9 petits points en 22 possessions sur ce type de tir.
    Une plus-value qui peut devenir très intéressante avec le temps.

    Autre point marquant : reprenons les conditions émises plus haut. Justin James a l’un des plus grands différentiels entre son pourcentage aux tirs et son pourcentage aux tirs alloués en défense.


    Graphique représentant la différence entre le pourcentage aux tirs et le pourcentage aux tirs alloués en défense, sur les joueurs âgés de moins de 24 ans (ayant joués plus de 15 matchs cette saison)


    Avec un différentiel de +6,5%, Justin se classe tout simplement à la 3ème place. Seuls Ivaca Zubac (Clippers) et Romeo Langford (Celtics) font mieux dans la ligue.
    Il doit cependant avoir un peu plus de présence dans la défense intérieure, grande taille oblige. Avec un pourcentage défensif aux tirs de 72,7% près du cercle , Justin est loin d’être un roc, mais la défense extérieure compense.

    Des statistiques intéressantes, un physique plutôt convaincant, de la confiance en soi… Mais quels sont ses axes de travail ?

    Qu’est-ce qu’il lui manque ?

    Tout d’abord, il lui faut de la régularité. Il est certain qu’un temps de jeu faible et variable n’est pas favorable au développement, mais Justin doit faire preuve de plus de régularité sur le terrain.

    On le sait capable de coups d’éclat, comme il a pu le montrer contre Brooklyn et Indiana cette saison (14 points sur ces 2 matchs). Mais c’est cette régularité que cherchent les Kings actuellement en sortie de banc.

    Elle doit commencer au niveau du tir extérieur. Justin James a les capacités pour être un bon shooteur à 3 points, même si sa « shooting form » n’est pas extraordinaire. Il avait notamment enregistré un excellent 41,9% en 117 tentatives lors de sa 2ème saison à Wyoming.
    Cette saison, ce n’est pas vraiment de ce niveau, même si on peut repérer quelques points positifs au niveau du shoot.


    Graphique représentant la répartition des tirs de Justin James, leur fréquence (taille du point) ainsi que le pourcentage par rapport à la ligue (couleur)
    © NBA.com/Stats


    Hormis le jeu proche du cercle quasiment omniprésent, que nous avons abordé précédemment, nous pouvons remarquer un détail. Il tire à 32,1% en 28 tentatives longue distance. Pourcentage correct, mais d’autant plus Justin James est bipolaire.

    Il est létal à droite du cercle, avec 50% de réussite à 3 points mais atroce à gauche du cercle, avec 12,5% de réussite. Encore une chose à améliorer de son côté.

    Mais une fois de plus, Justin sait shooter à longue distance, il manque de régularité. En témoigne son très très faible 47,6% aux lancers-francs, complètement aux antipodes de son 73,1% en 4 ans à Wyoming.

    Avec du travail, il peut très certainement devenir un très bon 3&D 7 en NBA. Après tout, c’est un gros travailleur, salué pour le staff et ses coéquipiers, qui a essuyé de nombreuses heures à l’entraînement pour arriver en NBA. Pourquoi ne pourrait-il pas continuer dans ce sens ?

    Le deuxième point est la gestion du rythme offensif. Comme dit précédemment, c’est un joueur offensif très agressif vers le cercle, qui adore la contre-attaque et la transition. Il est tellement passionné qu’il en est parfois à contre-courant de la vitesse de jeu de son équipe. Il est habitué à avoir le ballon en main, à gérer le rythme de son équipe. Mais il ne s’agit plus de l’équipe de Wyoming autour de lui, et il va devoir continuer à s’adapter.

    Son apport offensif est également à revoir, avec une légère incapacité à être « utile » sans être le porteur du ballon. On a évoqué le catch-and-shoot plus haut, où nous pouvons sentir des prémices de potentiel, mais le reste est très faible. Il ne suffit pas d’attendre dans les corners à 3 points pendant 20 secondes… Même s’il est à 40% dans ces spots !


    Tableau représentant les pourcentages sur différents types de tirs, entre Justin James et la moyenne de la NBA


    On peut également évoquer l’âge comme certains pourraient le prétendre. L’âge est-il une contrainte ? 23 ans et demi pour lui. Le potentiel est moins grand, mais cela ne l’empêchera pas d’évoluer au sein de la ligue. Beaucoup de joueurs, arrivés plus âgés, ont réussi à devenir des joueurs majeurs de la NBA.
    L’exemple et la comparaison avec Robert Covington (Rockets) est facile à produire, mais parfaitement évidente. Drafté à l’âge de 23 ans comme Justin James, doté d’un gabarit plutôt semblable (2,01m, 95 kg), il a d’abord vécu une saison rookie très difficile à Houston avant d’être coupé et d’atterrir dans un environnement qui l’a développé comme l’un des meilleurs 3&D de la ligue : Philadelphie.


    Tableau comparatif sur les statistiques de Justin James et Robert Covington sur les deux premières saisons en NBA


    La concurrence sur les postes d’arrières est rude à Sacramento, peut-être que le staff ne laissera pas de chances à Justin. Peut-être que comme Robert Covington, il se développera ailleurs. Nombreuses sont les questions qui peuvent se poser avec un talent comme le sien…


    Ce qui est sûr, c’est que Justin James a un potentiel. Possible 3&D ? Défenseur redoutable ? 6ème homme ? Joueur de rotation ? Aux Kings ? Ailleurs ? On ne peut pas le savoir pour l’instant, mais c’est un bijou, un joyau à polir… Et on lui souhaite de réussir dans la ligue ! Affaire à suivre !

    Sources : NBA.com, Sacramento Kings, Wyoming Athletics, The Athletic.
    (Toutes les statistiques ont été prises avant la reprise NBA à Orlando)

    Lexique :

    1. Usage percentage (ou USG%) : calcul du nombre de possessions offensives passant par un joueur lorsqu’il est sur le terrain.
    2. Turnover percentage (ou TOV%) : calcul du nombre de possessions offensives d’un joueur se terminant par une perte de balle.
    3. Le catch-and-shoot (ou C&S) : action où le joueur reçoit le ballon en étant en mouvement et tire en première intention sans avoir posé le dribble.
    4. Le defensive rating (ou DRtg) : statistique inventée pour mesurer l’efficacité défensive d’un joueur. La moyenne NBA se situe entre 105 et 110.
    5. Le garbage time : période de jeu où les deux équipes se relâchent, notamment à cause du score. Cette période est généralement jouée par les remplaçants de chaque équipe.
    6. Le spot-up shoot : action où le joueur reçoit le ballon en étant immobile et tire en première intention sans avoir posé le dribble. (La différence entre un C&S et le spot-up est le mouvement)
    7. Un 3&D : joueur qui possède la capacité très recherchée de pouvoir tirer à 3 points et défendre sur les positions extérieures de manière compétitive. C’est un rôle très apprécié aujourd’hui.
  • Bilans de la saison  – Pacific Division

    Bilans de la saison – Pacific Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Avant-dernier bilan de notre série de récap de la saison et on s’attaque à du très lourd avec la belle et grande Division Pacifique. La bataille de L.A fait rage entre les Lakers et les Clippers pour savoir laquelle des deux équipes succèdera aux intouchables Warriors en tête de la Conférence, alors que Golden State vit une saison aux antipodes de ce à quoi nous étions habitués depuis cinq ans. Pendant ce temps, un peu plus loin du côté de l’Arizona, les Suns continuent leur lente et difficile apprentissage à la lutte avec les Kings pour déterminer laquelle des deux franchises aura réalisé une meilleure saison, avant de viser les phases finales dans un an ou deux.


    Los Angeles Lakers (49-14) – 1ère

    PPG (114.3) – 7ème / Opp PPG (106.9) – 3ème
    Offensive Rating (113.0) – 4ème / Defensive Rating (105.6) – 3ème

    Le Cinq de la saison :
    L. James (PG) – K. Caldwell-Pope (SG) – D. Green (SF) – A.Davis (PF) – D. Howard (C)

    Depuis leur saison 2018-2019 ratée, avec un LeBron James à mi-temps et un été passé devant leur télés, les Lakers ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en signant d’abord (enfin !) le Pelican Anthony Davis pour constituer son binôme All-Star tant attendu. Pour entourer ce grand cru 2019-20, le board de la franchise s’est déchiré pour construire un roster taillé pour le titre avec des joueurs expérimentés tels que les finalistes sortants Danny Green (ex-Toronto) et DeMarcus Cousins et Quinn Cook (ex-Golden State) mais aussi des role player en reconquête tels Avery Bradley ou encore Jared Dudley. L’objectif restant le même depuis un an, allons-nous assister au retour des violets et or au sommet de la conférence ?

    Il était évident qu’avec une recrue du calibre de Davis et un LBJ désormais en mission, les Lakers joueraient rapidement les premiers rôles. Après 63 rencontres, les Californiens occupaient même la première place à l’Ouest, devant l’autre franchise de L.A. Partis pied au plancher, on avait un peu peur que le rythme ne retombe à l’approche du All-Star break, mais mise à part une série de défaites (4) à Noël, les hommes de Frank Vogel ont assuré sur la longueur, avec des victoires sérieuses à l’extérieur (Nuggets x2, Mavericks x2, Portland x2 et OKC x2). Malgré une certaine fébrilité à domicile (8 défaites) et un bilan négatif face aux Clippers (1-2), la bande à Bronbron a montré un bon basket et de la rigueur, à la fois dans le jeu, en défense particulièrement, mais aussi dans la gestion des minutes et des rotations.

    Les Californiens restent cependant très (trop ?) dépendants de son duo All-star. Passé dans un rôle de meneur omniprésent, LeBron impressionne par ses qualités de playmaker (meilleure passeur) et son leadership des deux côtés du terrain. Son entente avec Davis a tout de suite fonctionné au point de retrouver logiquement les deux joueurs au All-Star Game de Chicago en février. Les deux joyaux des Lakers sont d’ailleurs fréquemment cités dans les votes pour le MVP pour l’un et pour le trophée du Défenseur de l’année pour le second. Autres satisfactions, les saisons remarquables du duo défensif Howard-McGee, devenus désormais les patrons de la raquette californienne cette saison, les deux joueurs vivent une renaissance sur le plan personnel, en particulier D12 dont les qualités de défenseur rebondeur-contreur sont devenues un atout important. Pour le reste on retient également le phénomène Alex Caruso (justifié ou pas), mais surtout les performances timides de plusieurs seconds couteaux qui ont fait preuve d’une trop grande discrétion et inconstance à commencer par le sixième homme Kuzma, dont le rendement reste douteux malgré un certain potentiel.

    Avec l’arrivée de Markieff Morris en février pour pallier l’absence et la fin de l’aventure de DeMarcus Cousins avec les Lakers, il s’agit maintenant pour les Lakers de prier très fort pour une reprise de la saison, afin d’honorer dans un premier temps la mémoire de Kobe Bryant, disparu en janvier dernier, et de conserver son premier spot à l’Ouest. Pour redorer le blason de la franchise et jouer cartes sur table, les Lakers ont misé gros sur cette année et le titre, coûte que coûte, pour rentabiliser les contrats de courte durée, et également convaincre Anthony Davis de signer un plus long bail si celui-ci active sa player option, mais aussi pour ne pas devoir passer par une phase de reconstruction si certains UFA viendraient à quitter le navire. Le cas de Kyle Kuzma, dont le nom ressortait encore très souvent dans les rumeurs de trade depuis le mois de janvier, permettrait sûrement à l’équipe de récupérer plusieurs assets pour sécuriser la saison prochaine.

    La saison des Lakers en quelques chiffres :
    . 1er bilan à l’extérieur cette saison (26-6)
    . 1ère pourcentage de la ligue à l’adresse générale par match (48.5)
    . 1ère équipe à réaliser le plus de contres par match (6.8)
    . 4ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (8.6)
    . 3ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (42.3)
    . Meilleur marqueur : Anthony Davis (26.7 points par match à 51.1% FG)
    . Meilleur passeur : LeBron James (10.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Anthony Davis (9.4 rebonds par match)

    Los Angeles Clippers (44-20) – 3ème

    PPG (116.2) – 4ème / Opp PPG (109.7) – 13ème
    Offensive Rating (113.6) – 3ème / Defensive Rating (107.2) – 5ème

    Le Cinq de la saison :
    P. Beverley (PG) – L. Williams (SG) – K. Leonard (SF) – P. George (PF) – M. Harrell (C)

    Grosse surprise du 1er tour des playoffs la saison dernière face aux tenant du titre les Warriors (défaite 4-2), et après avoir sereinement tourné la page CP3-Griffin, les Clippers ont vu les choses en grand cet été en se constituant un effectif XXL. Séduits par le projet et le climat, Kawhi Leonard et Paul George ont toutes les qualités requises pour s’adapter à l’esprit col bleu de la franchise. Avec la signature de l’un des agents libres les plus courtisés de l’été, puis en récupérant un sextuple All-star contre la paire Gallinari-SGA, les Californiens se sont montrés extrêmement malins et chanceux de conserver leur effectif quasi intact. Dotés désormais d’une ossature redoutable, appelée à rouler sur la ligue, la franchise se voyait déjà rallier les premières finales de Conférence de son histoire, et même les Finales NBA au mois de mai.

    Le bilan de l’équipe à la mi-mars est très bon mais loin d’être à la hauteur des attentes, en témoigne un début de saison poussif(7-5), de la mi-décembre à la mi-janvier (8-6) ou encore les six défaites entre le 22 janvier et le 22 février. Les performances de l’équipe nous ont laissées sur notre faim, car cette équipe a joué avec le frein à main pendant une bonne moitié de saison, la faute à un manque d’automatisme d’une part mais aussi une gestion du groupe qui a beaucoup fait parler. La pratique du « load management », employée par Doc Rivers et son staff, afin de préserver ses deux nouveaux diamants, a retardé l’ascension de cette équipe et l’intégration des deux joueurs, obligeant parfois l’équipe à jouer par intermittence en laissant les remplaçants faire le travail, ce qui fut assez frustrant par moments. Certes la gestion de l’effectif se fait dans un intérêt précis et une utilisation optimale (c’était déjà le cas à Toronto l’an dernier), mais les dernières rencontres très abouties de l’équipe laissent un arrière-goût d’inachevé.

    Le duo Kawhi-PG a mis le temps avant de trouver ses repères. L’entente un peu tardive, du fait de l’absence de George en début de saison, leur a permis de trouver un bon rythme de croisière, avec une bonne production offensive et défensive, tout en étant économisés lorsque cela était nécessaire. L’autre belle satisfaction vient quant à elle du banc, avec non pas un, mais bien de deux sixièmes hommes en très grande forme. Montrezl Harrell et Lou Williams, qui réalisent un exercice dans la continuité du précédent, bénéficient tout logiquement des deux plus gros temps de jeu de l’effectif derrière les deux All-Stars. En revanche, Patrick Beverley a concentré presque à lui seul les critiques sur la saison, pas jugé assez à la hauteur à la mène, malgré sa gouaille et son tempérament. Tout le contraire des jeunes Ivica Zubac et Landry Shamet qui sont devenus en l’espace d’un an des solutions très intéressantes à leur poste respectif pour dessiner les contours de ce roster.

    Los Angeles s’est bien débrouillé au mois de février en se séparant d’abord d’un Maurice Harkless décevant, contre Marcus Morris des Knicks, puis en recrutant Reggie Jackson, tout juste coupé par les Pistons, en guise de backup à la mène. Pour les Clippers il s’agit maintenant de poursuivre sur la lancée du mois de mars, en visant pourquoi pas la première place de la Conférence et s’assurer un avantage décisif du terrain. On attend donc impatiemment le retour de la saison pour voir ce groupe activer le mode playoffs et devenir cette équipe infernale à jouer. Tous les voyants sont au vert pour les voiliers qui, contrairement à leurs homologues Lakers, devraient même conserver leur effectif quasi inchangé l’année prochaine si la saison 2019-20 devait être annulée.

    La saison des Clippers en quelques chiffres :
    . 3ème équipe à capter le plus de rebonds par match (48)
    . 2ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses (34.1)
    . 3ème plus grosse marge de points par victoire de la ligue (6.52)
    . 5ème équipe avec le plus faible pourcentage de jeu en transition (14.1)
    . 3ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8)
    . Meilleur marqueur : Kawhi Leonard (26.9 points par match à 46.9% FG)
    . Meilleur passeur : Lou Williams (5.7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Kawhi Leonard (7.3 rebonds par match)

    Sacramento Kings (28-36) – 11ème

    PPG (109.0) – 23ème / Opp PPG (110.9) – 17ème
    Offensive Rating (109.7) – 19ème / Defensive Rating (111.6) – 19ème

    Le Cinq de la saison :
    D. Fox (PG) – B. Hield (SG) – H. Barnes (SF) – N. Bjelica (PF) – R. Holmes (C)

    La saison 2019-2020 de Sacramento n’allait pas être synonyme d’avancée dans l’inconnue. L’équipe ayant déjà entamé sa reconstruction lors du précédent exercice, cette saison devait être la confirmation pour les Kings qui ne partaient pas de rien après un bon bilan sous la houlette de Dave Joerger, néanmoins évincé par sa direction cet été pour offrir le poste au jeune Luke Walton. Décision précipitée ou pas de la part de Divac-Ranadive, Sacramento pense que Walton peut être l’homme de la situation pour cette équipe, en atteignant le seuil des 50% de victoire dans un premier temps, puis en faisant de la franchise un contender à l’Ouest pour le 7ème ou 8ème spot. Au terme d’un recrutement assez soft mais avec des renforts expérimentés et de bons profils défensifs pour combler leurs lacunes, les Kings sont convaincus d’avoir un rôle à jouer cette saison.

    Pour les progrès significatifs on repassera. Au grand désespoir de ses supporters, Sacramento a fait preuve de beaucoup de lacunes, à commencer par la constance dans les résultats, démarrant de la pire des manières (cinq défaites) puis enchaînant les longues séries de défaites, comme en décembre (4-12) mais jamais plus de deux ou trois victoires de suite en cinq mois de compétition. Principale raison à ce bilan, les grosses difficultés rencontrées par Walton et son staff pour trouver un équilibre entre un jeu offensif brouillon et calculable et une défense très dispersée, notamment dans la raquette. Le manque d’automatismes évident et une rotation en rodage, couplés à des blessures récurrentes n’ont pas facilité la tâche du groupe, même si de bonnes choses ont commencé à se concrétiser depuis fin janvier (13-7). Les changements apportés au cinq de départ pour pallier certaines absences et la second unit qui se montre enfin sous un meilleur jour ont fini par apporter une note joyeuse à une fin de saison un peu bordelique.

    Le casting 2020 fut loin d’être à la hauteur, malgré une Free Agency ambitieuse et ciblée (assez rare pour le souligner). L’absence de leadership d’un Harrison Barnes, fraîchement prolongé, et les très faibles rendements de Trevor Ariza, Dewayne Dedmon et Cory Joseph ont totalement remis en question le recrutement. Si on ajoute à ce bilan la santé en carton de Marvin Bagley, un Harry Giles pas encore décidé à se bouger, la longue indisponibilité de Richaun Holmes et un De’Aaron Fox sur une jambe, mais toujours bouillant, on voyait mal comment cette équipe pouvait s’en sortir. Les slaves Bogdan Bogdanović et Nemanja Bjelica se sont révélés être de solides lieutenants dans le cinq de départ, tandis que Buddy Hield a essayé de maintenir dans l’urgence tout ce petit monde à quai. Repositionné depuis en sixième homme, il s’est notamment illustré par sa réussite et son rendement quasi similaire que lorsqu’il était titulaire. Enfin Richaun Holmes fut une rare éclaircie dans le secteur intérieur si en difficulté cette année, devenant à la fois un titulaire en devenir et un protecteur d’arceau intéressant.

    Pour Sacramento il s’agit désormais de trouver enfin le chemin vers les succès en commençant peut-être par suivre la lancée du mois de février-mars, mais aussi en continuant les efforts et un coaching audacieux pour apporter de l’harmonie dans ce groupe et laisser s’épanouir les jeunes sans trop forcer sur les corps. Rester à la lutte pour le 8ème spot à l’Ouest paraît toujours envisageable même si Sacramento devra redoubler d’efforts alors que plusieurs adversaires redoutables qui ont le même objectif sont toujours au coude à coude. Même si l’espoir d’une première qualification depuis 2006 est permis, il faudra aussi songer au futur de la franchise, à commencer par les prolongations de Giles et Bogdanović cet été, avant de s’attaquer à celles de Fox, Holmes et Bjelica dans un an.

    La saison de Sacramento en quelques chiffres :
    . 4ème pourcentage de la ligue aux tirs près du cercle par match (32.7)
    . 27ème équipe à capter le plus de rebonds par match (42.5)
    . 10ème équipe à inscrire le plus de paniers primés par match (12.6)
    . 2ème équipe à concéder le moins de tirs par match (85.3)
    . 28ème équipe à obtenir le plus de lancers francs par match (20.3)
    . Meilleur marqueur : De’Aaron Fox (20.4 points par match à 47.5% FG)
    . Meilleur passeur : De’Aaron Fox (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Richaun Holmes (8.3 rebonds par match)

    Phoenix Suns (26-39) – 13ème

    PPG (112.6) – 14ème / Opp PPG (113.9) – 21ème
    Offensive Rating (110.5) – 16ème / Defensive Rating (111.8) – 20ème

    Le Cinq de la saison :
    R. Rubio (PG) – D. Booker (SG) – M. Bridges (SF) – K. Oubre Jr. (PF) – D. Ayton (C)

    Pour oublier la saison précédente catastrophique (15ème, avant-dernier bilan de la ligue), il fallait créer un électrochoc à la fois chez les joueurs et le staff. Bye bye Kokoskov et bonjour Monty Williams pour prendre en main une franchise aux abois depuis plusieurs saisons, avec des renforts bienvenus pour enfin construire un cinq majeur qui tienne la route et surtout apporter de l’ambition aux Suns. Même si les playoffs sont encore loin à l’horizon, le projet initial de la franchise reste de faire progresser son noyau dur de jeunes talents, en particulier l’axe Devin Booker et Deandre Ayton, mais Phoenix doit surtout réapprendre à gagner avec un nouveau staff et des nouvelles ambitions dans le jeu pour viser un meilleur bilan en saison régulière.

    Fin mars, le bilan de Phoenix était en net progrès, cette saison étant le jour et la nuit en comparaison de la précédente, alors que tout avait pourtant mal commencé. Avec la suspension de Ayton pendant une bonne moitié de saison et un secteur intérieur décimé, les Suns semblaient se diriger tout droit vers une saison longue et fastidieuse. Mais à force de tomber puis de se relever, on finit toujours par retenir certaines leçons. Malgré un gros passage à vide entre novembre et Noël (4-12), les jeunes troupes de Williams ont su trouver des solutions dans le jeu et s’adapter à une infirmerie qui ne désemplissait pas, pour décrocher de courtes, mais précieuses victoires et rester en vie à l’Ouest. Des progrès notables ont été observés en attaque avec une meilleure répartition du scoring et des responsabilités, qui dépendaient autrefois du seul talent de Booker.

    Parmi les joueurs qui se sont distingués, le recrutement de Ricky Rubio fait évidemment partie des satisfactions pour l’encadrement des Suns. Son entente avec Booker s’est révélée quasi-immédiate et essentielle dans la progression du groupe. Autre progression, celle de Kelly Oubre Jr., devenu très rapidement le titulaire à l’aile avec des pics de forme intéressants mais qui nécessiteront une certaine constance. Et puis comment ne pas citer Aron Baynes, arrivé en provenance des Celtics, le pivot remplaçant réalise son meilleur exercice avec des pointes au scoring insoupçonnées et un certain leadership dans la raquette des Suns avant le retour de Deandre Ayton en janvier. Monty Williams est parvenu à se constituer un lineup quasi au complet avec des starters performants, un banc efficace à l’image des qualités défensives de Mikal Bridges ou encore de la saison rookie convaincante de Cameron Johnson. Mais il reste encore du travail et des progrès à réaliser chez un certain nombre de joueurs, dont l’intégration se fait plus lentement ou la confirmation tarde à l’image de notre Français Elie Okobo.

    On imagine difficilement pourtant la franchise de l’Arizona se mêler à la lutte pour les playoffs jusqu’à la fin de la saison régulière. Encore trop tendres et avec peu de repères, il faudra encore patienter quelques mois supplémentaires pour voir Phoenix dans la peau d’un contender sérieux dans une conférence Ouest toujours plus relevée. Maintenant que la franchise a une ligne directrice et une solide base de jeunes en progrès, les récents renforts offensifs et la rotation que le staff a réussi à dégager sont autant d’indicateurs encourageants pour espérer enfin goûter à nouveau aux phases finales.

    La saison de Portland en quelques chiffres :
    . 1er pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (82.6%)
    . 1ère équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27.2)
    . 1ère équipe à provoquer le plus de fautes par matchs (22.8)
    . 4ème pourcentage aux tirs floater (43.4) mais 27ème pourcentage seulement pour les tirs depuis le coin
    . 4ème équipe à provoquer le plus de pertes de balles par match (16)
    . Meilleur marqueur : Devin Booker (26.1 points par match à 48.7% FG)
    . Meilleur passeur : Ricky Rubio (8.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Deandre Ayton (12 rebonds par match)

    Golden State Warriors (15-50) – 15ème

    PPG (113.2) – 9ème / Opp PPG (117.5) – 28ème
    Offensive Rating (108.1) – 22ème / Defensive Rating (112.2) – 21ème

    Le Cinq de la saison :
    K. Bowman (PG) – D. Lee (SG) – A. Wiggins (SF) – E. Paschall (PF) – M. Chriss (C)

    On avait quitté les Warriors en juin, décimés par les blessures et déchus de leur titre. Les départs des cadres Kevin Durant, DeMarcus Cousins, Andre Iguodala et Shaun Livingston marquaient la fin d’une époque et une nouvelle page de l’histoire de la franchise. Privés de Klay Thompson pour la saison et avec un effectif à bout de souffle, Golden State avance en terrain perdu et avec son plus faible taux de certitude depuis la prise de pouvoir de Steve Kerr qui doit désormais songer à reconstruire une bonne partie de son roster. Mais les Warriors, même diminués, restent de redoutables adversaires avec suffisamment d’expérience et on voit mal comment la franchise pourrait tomber plus encore.

    Pour tomber bien bas, Golden State est tombé bien bas. Pire bilan de la ligue au mois de mars avec presque autant de victoires décrochées en cinq mois, que lors des playoffs la saison précédente, la Dub Nation semble avoir mal digéré la fin d’un cycle et le déménagement d’une salle. Avec un Steve Kerr en vacances, le coaching est à des années-lumières de ce à quoi la planète basket était habituée il y a encore quelques mois, tout comme ses leaders, blessés ou ayant pris congé de la saison. En attendant c’est bel et bien une saison foutue en l’air sur le plan sportif, même si des surprises (plus que des satisfactions) sont à noter, le bilan est très maigre pour la franchise aux trois couronnes. La plupart des role players avant le début de la saison sont devenus très rapidement des titulaires par la force des choses, se sont montrés capables et débrouillards contre toute attente.

    Point par point, les joueurs ont connu des saisons très contrastées. Blessé à la main après moins d’une semaine de compétition, Stephen Curry a manqué l’intégralité des matchs de la saison avant de revenir début mars le temps d’une défaite et en manque de rythme. Son acolyte Draymond Green, sujet lui aussi aux blessures dues à la fatigue, s’est surtout contenté de jouer à mi-temps, avec un faible rendement pour suivre un peu les copains. C’est donc le jeune D’Angelo Russell, recrue phare de l’été, qui s’est chargé de la responsabilité du navire en perdition, gentiment remercié en février par ses dirigeants qui ont flairé un deal XXL impliquant plusieurs franchises mais surtout des futurs assets pour remettre sur pied une équipe compétitive à long terme. La moitié de l’effectif ayant foutu le camp, les dirigeants de la franchise y voient désormais plus clair dans leur stratégie et avec des joueurs sur lesquels elle pourra compter l’année prochaine. Eric Paschall, grande surprise de la saison et meilleur steal de la draft 2019, mais également Damion Lee, Ky Bowman, Jordan Poole et Marquese Chriss ont tous pu bénéficier de minutes et de liberté de jeu cette année.

    Cette saison morte et enterrée avant même d’avoir rendu son verdict final, servira donc à préparer le terrain de la prochaine, pour un retour en triomphe de la Dub Nation telle qu’on la connaît, celle qui roulait sur toute la ligue. Passer en mode tanking afin de se placer lors de la prochaine draft et repartir pourquoi pas avec le 1st pick qui mettrait les boules à toute la concurrence, les Warriors ont mangé leur pain noir cette saison, en passant par une phase de reconstruction qui pourrait néanmoins se prolonger la saison prochaine avec le rajeunissement de l’effectif et alors que les dirigeants se mettront en quête d’un big man suffisamment solide pour intégrer un effectif cinq étoiles. C’est à cette condition que l’on pourra vérifier si oui ou non, la motivation est toujours bien présente, et si l’environnement est toujours propice pour faire progresser les recrues.

    La saison de Minnesota en quelques chiffres :
    . 2ème pire à domicile (8-26) et à l’extérieur (7-24) cette saison
    . 29ème pourcentage aux tirs de la ligue par match (43.8) et 29ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs par match (38.6)
    . 3ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (80.3)
    . 2ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs à mi-distance par match (31.7)
    . 30ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses par match (38.9%)
    . Meilleur marqueur : Stephen Curry (20.8 points par match à 50.8% FG)
    . Meilleur passeur : Stephen Curry (6.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Draymond Green/Marquese Chriss (6.2 rebonds par match)
  • Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.

    Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.


    15ème

    Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)

    YouTube

    Une saison pour reprendre son souffle

    Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.

    Des surprises et des blessures

    Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.

    D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.

    Un exercice raté pour vite passer à autre chose

    La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.

    Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)


    14ème

    Minnesota Timberwolves (15 victoires, 35 défaites)

    Carlos Gonzalez

    La saison de la confirmation

    Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).

    Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout

    On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).

    Reconstruire pour mieux repartir

    Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un Gorgui Dieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.

    Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)


    13ème

    Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)

    NBC Sports

    Les Kings en embuscade

    On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.

    En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019

    La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de Bogdan Bogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.

    Une stratégie à moyen terme

    L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.

    Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)


    12ème

    New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)

    Tyler Kaufman / Associated Press

    Un recrutement et des promesses

    Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.

    Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire

    Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.

    Un futur taillé pour les playoffs

    Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).

    Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)


    11ème

    Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)

    Inside Basket

    Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme Aron Baynes, Frank Kaminsky, Dario Saric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle Monty Williams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.

    Après un démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest. Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.

    Les Suns peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de victoires convaincant.

    Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)

    L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco

    Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.

  • Weekly Recap #1 Western Conference

    Weekly Recap #1 Western Conference

    Pour la première fois, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point hebdomadaire sur les équipes et joueurs de la ligue pour chaque conférence

    Bilan des équipes de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Los Angeles Lakers (4-1)

    On assiste pour l’instant à un début de saison très convaincant de la part de LeBron et sa bande. En dépit d’une défaite inaugurale face au grand rival, les Clippers (112-102), les angelinos restent sur une excellente série de quatre victoires de suite, avec la manière s’il vous plaît. Ex-aequo avec les Spurs et Minnesota, la bataille pour les places en playoffs s’annoncent néanmoins longue et dure pour les hommes de Vogel.

    Il est enfin là le duo tant attendu. LeBron James (26 points, 7 rebonds, 10 passes) et Anthony Davis (29 points, 11.5 rebonds, 3 contres) peuvent enfin faire étalage de leur talent sur un parquet et il faut reconnaître que les deux gaillards répondent présents. Les deux superstars cumulent ainsi 55 des 111 points de moyenne inscrits par les Lakers avec une énorme facilité, doublée d’une motivation à toute épreuve, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’association de Kobe et du Shaq au début des années 2000.

    San Antonio Spurs (4-1)

    Une fois n’est pas coutume, les Spurs entament une saison très prometteuse. Avec une démonstration faite sur le parquet flambant neuf du Chase Center des Warriors (127-110), Popovich et sa bande réalisent un début d’exercice convaincant et toujours invaincus au AT&T Center. Raison de plus d’étendre cette invincibilité sur les cinq prochains matchs (quatre se joueront à domicile) et conforter leur position.

    Il n’en demeure pas moins que la marge de progression des Spurs demeure assez importante. La locomotive texane Demar DeRozan (21.5 points, 4.5 rebonds et 4 passes) compte pour l’instant sur des partenaires expérimentés qui montent doucement en régime, à l’image de Aldridge (18 points, 7.5 rebonds et 2 contres) ou de Rudy Gay (11 points, 7.5 rebonds), et de jeunes cadres plutôt convaincants. Avec les talents reconnus du Pop, nul doute que tout ce petit monde sera se mettre en ordre de marche au fil de la saison, rendant les éperons encore plus redoutables.

    Minnesota Timberwolves (4-1)

    Incontestablement la bonne surprise à l’ouest. Minny réalise un exercice 2019-2020 tonitruant avec pas moins de trois victoires acquises en terrain ennemi et une première place ex-aequo avec les Lakers et les Spurs. Un juste retour des choses pour cette équipe qu’on annonce depuis plusieurs saisons comme un potentiel contender à l’ouest mais qui a souvent déçu. Loin de nous l’idée de nous enflammer pour les Wolves mais Ryan Saunders peut se satisfaire de ses loups qui assurent sur le plan offensif avec des succès mérités.

    Plusieurs joueurs ne sont pas étrangers à cette réussite. Autour de Karl-Anthony Towns (27 points, 11.5 rebonds et 4 passes), le pivot peut se féliciter de voir enfin Andrew Wiggins (20.5 points, 5.5 rebonds et 2 passes) assumer son rôle d’accélérateur de particules en prenant des tirs et en s’investissant d’avantage des deux côtés du terrain. À la baguette l’expérimenté Jeff Teague (14 points, 7 passes) organise avec brio ce petit monde qui dégage une sérenité intéressante.

    Mention(s) honorable(s)

    Los Angeles Clippers (4-2)
    Utah Jazz (4-2)


    Les déceptions du début de saison

    Sacramento Kings (1-5)

    Il faut admettre que Sacramento déçoit en ce début de saison. Alors que l’ambition des Kings était de rompre avec le mauvais sort depuis plusieurs saisons mais surtout d’être dans la continuité de la saison dernière, Luke Walton entame de la pire des manière l’exercice 2019-20. Avec cinq défaites de rang, dont deux grosses fessées face aux Suns (124-95) et Utah (81-113), les Kings doivent impérativement remonter la pente sous peine d’être très rapidement décrochés de la course aux playoffs qui s’annoncent encore plus dense cette année.

    L’effectif des Kings est néanmoins assez prometteur pour y parvenir. De’Aaron Fox (18.5 points, 3.5 rebonds, 6 passes), Bogdan Bogdanović (9.5 points) et Buddy Hield (17 points) sont assez loin des attentes de l’année dernière et nul doute que le retour de Bagley (blessure au pouce) et l’expérience de Barnes seront autant d’éléments rassurants pour Sacramento et les supporters afin de ne pas revivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-5)

    Un début d’exercice cauchemardesque pour les finalistes en titre. Quel surprise (mauvaise) pour les Warriors qui entament leur saison de la pire des manières. Il faut remonter à la saison 2011-12 pour trouver trace d’un début aussi chaotique après six rencontres. Golden State n’y est pas, depuis sa défaite inaugurale au Chase Center face aux Clippers (122-141) jusqu’à leur série de trois défaites de rang à domicile face aux Suns, Spurs et Hornets (oui oui Hornets), les hommes de Steve Kerr n’ont toujours pas remporté la moindre rencontre dans leur nouvelle enceinte. La semaine qui s’annonce ne devrait pas rassurer les fans avec pas moins de trois déplacements chez les Rockets, les Wolves et le Thunder, tout un programme.

    Il est vrai que le départ de Durant combiné à l’absence très longue durée de Thompson plonge l’effectif dans une incertitude mais de là à imaginer un tel scénario, c’est assez inattendu. Et comme si ça ne suffisait pas, Stephen Curry s’est blessé à la main et sera indisponible pendant plusieurs mois. Autant vous dire qu’avec toute la meilleure volonté de D’Angelo Russell (20 points, 5 rebonds, 6.5 passes) et de Draymond Green, le compte n’y est pas. L’effectif se retrouve ainsi trop limité du banc jusqu’aux titulaires pour assumer l’héritage des saisons passées et maintenir un niveau de performance suffisant.

    New Orleans Pelicans (1-5)

    Pourtant une des équipes les plus prometteuse et talentueuse sur le papier, les Pelicans se vautrent depuis la semaine dernière. Avec une seule victoire face à Denver (122-107), les Pels déplorent un bilan de cinq défaites qui les plongent (déjà) dans le bas de classement. Alvin Gentry doit en effet faire face à plusieurs pépins, dont le plus important, Zion Williamson.

    L’absence du numéro un de la draft pénalise fortement ces Pelicans qui n’en demandant pas tant. Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 7 passes) ou encore Lonzo Ball (12 points, 5 rebonds, 7 passes) sont loin d’être à la hauteur et le seul talent de Brandon Ingram (23.5 points, 7.5 rebonds et 4 passes) ne suffit pas à offrir des prestations convenables. Malgré un temps de jeu plutôt bien réparti, le banc de New Orleans n’est guère plus convaincant en dépit du talent.


    Le match de ce début de saison

    Los Angeles Clippers 112-102 Los Angeles Lakers

    Assurément La grosse affiche de la soirée, voire de la semaine. Quoi de mieux pour débuter la saison qu’un match entre frères ennemis luttant pour le trône de la cité des anges. Sur le papier en tout cas, cette affiche devait tenir toute ses promesses. Alors que la rencontre fut serrée durant les trois premiers quart-temps, les Clippers vont exécuter un run magistral (19-7) dans le dernier quart pour s’imposer 112-102. Grâce à Kawhi Leonard (30 points, 5 rebonds, 6 passes), titré avec les Raptors la saison dernière face son ex-coéquiper du soir Danny Green (28 points, 7 rebonds), les Clippers et leur banc (60 points inscrits) vont s’offrir une première victoire de prestige face aux Lakers de James (18 points, 10 rebonds, 8 passes) et Davis (25 points, 9 rebonds, 5 passes).

    Classement


    Bilans des joueurs de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Anthony Davis (28.5 points, 11.5 rebonds, 3 contres)

    Kawhi Leonard (29.3 points, 7.3 rebonds, 5.7 passes)

    James Harden (35.3 points, 4.3 rebonds, 7.7 passes)

    Mention(s) honorable(s)

    Karl-Anthony Towns (27.3 points, 11.5 rebonds, 4 passes, 2.5 interceptions)
    Damian Lillard (29.8 points, 5.5 rebonds, 7.8 passes)
    Lebron James (25.5 points, 8 rebonds, 11.2 passes)
    Luka Dončić (26.7 points, 10.3 rebonds, 9.5 passes)


    Les déceptions du début de saison

    DeAndre Ayton (mention spéciale) : Le pivot bahaméen, premier choix de draft en 2018, a été suspendu par la NBA jeudi dernier pour infraction aux règles d’antidopage. Le pivot des Suns a été contrôlé positif à un diurétique et sera suspendu pendant 25 matchs.

    Eric Gordon (9.3 points, 1.2 rebonds, 0.8 passes)

    Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 6.8 passes)

    Bogdan Bogdanović (9.4 points, 2.4 rebonds, 3.1 passes)

    La performance de ce début de saison

    Anthony Davis

    Le pivot des Lakers a confirmé l’une des raisons pour lesquelles les dirigeants des Lakers voulaient l’associer à LeBron aux Lakers. Le numéro 3 s’est fendu d’un impressionnant double double en inscrivant 40 points et en prenant pas moins de 20 rebonds lors de la victoire contre les Grizzlies (120-91). Une performance exceptionnelle pour un joueur qui nous rappelle aux bons souvenirs du Shaq’ des années 2000 et qui prouve année après année qu’il est bien l’un des meilleurs au monde à son poste.

    Le Cinq Majeur de ce début de saison

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Damiam LillardJames HardenKawhi
    Leonard
    Anthony
    Davis
    Karl-Anthony
    Towns
  • Retro draft 2000: zoom sur Hedo Türkoglu

    Retro draft 2000: zoom sur Hedo Türkoglu

    Premier joueur de basketball turc à évoluer en NBA, Hidayet « Hedo » Turkoglu a marqué l’histoire d’une franchise, le Magic d’Orlando, avec qui il s’est offert une finale NBA.

    Originaire d’Istanbul, le jeune Hidayet débute à l’âge de 17 ans avec l’Efes Pilsen, sans doute le plus grand club turc. En 4 ans sous les couleurs stambouliotes, il remporte 2 championnats, 3 coupes de Turquie, et emmène en 2000 son équipe vers le Final Four de l’Euroleague, où l’Efes Pilsen termine à la troisième place. Lors de sa dernière année, il tourne en moyenne à plus de 13 points et 4 rebonds, et sa côte de popularité de cesse d’augmenter auprès des scouts américains.

    Lors de la draft 2000, Hedo devra attendre la 16ème annonce de David Stern pour être enfin appelé par les Sacramento Kings. Ne vous étonnez pas de le voir être sélectionné derrière des joueurs comme Stromile Swift ou Darius Miles, car à l’époque, il n’était pas encore « tendance » de sélectionner des joueurs étrangers très haut à la draft et le fait de ne pas avoir été formé outre-Atlantique était souvent synonyme d’un manque de reconnaissance de la part des scouts et des franchises NBA.

    En Californie, Hedo débarque dans une équipe en pleine renaissance après une longue traversée du désert. Drivés par Rick Adelman, les Kings jouent un basket très offensif, mené par le spectaculaire Jason Williams. La star de l’équipe, Chris Webber, est à ce moment là en train de s’imposer parmi les meilleurs ailiers forts de la ligue. La saison rookie de Türkoglu, en forme d’apprentissage, est encourageante, mais c’est lors de la saison 2001-2002 que le turc va véritablement montrer son potentiel. Jason Williams s’en va, Mike Bibby arrive en échange, et les Kings deviennent une équipe redoutable, géniale en attaque, sérieuse en défense. Hedo atteint les 10 points par match sur la saison, passe de 17 à 25 minutes en moyenne et devient un des meilleurs sixièmes hommes de la NBA. Sacramento obtient le meilleur bilan de la NBA avec 61 victoires. Le « greatest show on court » des Kings perdra les armes à la main en 7 matchs face à leurs rivaux, les Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, au terme d’une série plus que controversée…

    L’année suivante est encore de très bonne facture pour les californiens qui remportent 59 matchs. Türkoglu joue moins car les recrues Keon Clark et Jim Jackson sont désormais devant lui dans la rotation. Les Kings se font sortir en demi-finale de conférence par les Mavericks. Quelques semaines plus tard, un échange entre les Kings, les Spurs et les Pacers envoie Hedo à San Antonio.

    Dans le Texas, Türkoglu se fait vite une place de 6ème homme et le coach Gregg Popovich apprécie le côté polyvalent de son ailier. 25 minutes par match, presque 10 points et 4 passes par rencontre sur la saison 2003-2004. A l’intersaison 2004, alors qu’il est agent libre, il s’engage pour 5 ans avec le Magic d’Orlando. Après le départ de Tracy Mcgrady, la franchise floridienne se cherche de nouveaux visages, des résultats, bref : tout est à reconstruire. La draft du pivot Dwight Howard en 2004 est la première pierre posée pour un édifice qui s’améliorera d’années en années. En 2004-2005, Hedo Türkoglu bat ses records au scoring avec 14 points par match et est par ailleurs devenu une arme dangereuse longue distance. Malgré cela, le Magic stagne, obtient un bilan de 36-46 et végète à la 12ème place de la conférence Est. 3 coachs se succèdent en 2 ans mais le Magic obtient le même bilan l’année suivante.

    En 2007, sous l’impulsion d’un Dwight Howard dominateur sous les panneaux, Orlando retrouve les playoffs, juste le temps de se faire balayer par les Detroit Pistons. Encore mieux en 2007-2008, où les magiciens atteignent les 52 victoires. L’arrivée du coach Stan Van Gundy et du shooteur Rashard Lewis font passer un énorme cap à la franchise. Van Gundy imagine un système offensif en « fer à cheval », où 4 shooteurs attendent derrière la ligne à 3 points, laissant l’espace à Dwight Howard de s’exprimer dans la raquette. Avec des pistoleros tels que Turkoglu, Lewis, Jameer Nelson, JJ Reddick ou le français Mickael Piétrus (qui arrivera l’année suivante), le Magic devient redoutable et ne tombe qu’en demi-finales de conférence contre les mêmes Pistons. Cette même année, l’ailier turc a produit le meilleur basket de sa carrière au niveau statistique: 19,7 points, 5,7 rebonds, et 5 passes en 37 minutes par match. Il est récompensé par le trophée du MIP récompensant le joueur ayant le plus progressé.

    2009 est l’année de la consécration pour le Magic. Dwight Howard est stratosphérique, on le surnomme Superman, et lui ainsi que sa bande de fous de la gâchette sortent les Boston Celtics (tenants du titre) puis les Cavaliers de LeBron James. Hedo est devenu un membre incontournable de l’équipe. Sa vision du jeu et sa lucidité le feraient même passer pour un meneur. Son duo d’ailiers avec Rashard Lewis est souvent le facteur X du Magic. L’un ou l »autre se relaie souvent pour prendre feu, et quand les deux compères sont « dans la zone » en même temps, peu d’équipes peuvent stopper l’incendie.

    15 ans après Shaq et Penny, le Magic d’Orlando retrouve les finales NBA. Les fans NBA sont déçus car il n’y aura pas de duel Kobe-LeBron en finales, mais peu importe, Orlando a déjoué les pronostics qui voyaient Boston ou Cleveland dominer la conférence Est. La finale NBA 2009 n’offrira néanmoins pas le suspens espéré, puis les Lakers gagneront 4 manches à 0. Tout proches de l’emporter dans le game 2 à Los Angeles, ce qui aurait tout changé, les joueurs de Stan Van Gundy auront joué avec leurs armes, mais n’ont rien pu faire face à la force collective des Lakers d’un Kobe Bryant revanchard après sa défaite en finales l’année précédente.

    Surprise à l’été 2009 : le 9 juillet, Hedo Türkoglu est envoyé à Toronto suite à un échange à 4 équipes. Le début de la fin pour le joueur turc, pas à l’aise dans l’Ontario. Une saison anonyme plus tard, il est échangé à Phoenix contre Leandro Barbosa. 25 matchs avec les Suns, puis retour en Floride, à Orlando, terre de ses plus grands exploits. Après 2 saisons très discrètes chez les Clippers, Türkoglu décide de prendre sa retraite, à l’âge de 36 ans.

    La trace qu’Hedo a laissé dans l’histoire du basketball, c’est en Turquie qu’elle est la plus significative. Pour faire court, Hedo Türkoglu est le précurseur du basket en Turquie, comme Tony Parker a pu l’être pour le basket français. Premier joueur turc à évoluer en NBA; légende du Magic d’Orlando; médaillé d’argent à domicile avec la Turquie lors de l’Euro basket 2001 et des championnats du monde 2010, il est une des plus grandes idoles sportives pour le peuple turc. D’un point de vue technique, on se souviendra d’un joueur de 2,08m capable de tout faire sur un parquet : passer shooter, dribbler. Son sang-froid dans les moments importants feront de lui un éléments essentiels pour les Kings et surtout pour Orlando. Son shoot victorieux contre les Celtics en 2008 illustre ce pourquoi Hedo était redouté dans le grande ligue.