Il n’a jamais été All-Star, il n’a
jamais été élu dans une All NBA Team, Channing Frye ne vous
inspire peut-être pas sauf quand ce dernier donne son avis sur
Michael Jordan. Et pourtant, ce pivot de 2m13 est un modèle à
suivre pour de nombreux bigs men qui souhaitent percer dans le jeu
NBA actuel.L’évolution de son jeu au tout début de la
dernière décennie est unique en son genre.
Si Mehmet Okur est considéré
comme un pionnier pour les stretchs five, Frye est celui qui a tracé
l’autoroute pour ce profil de joueur de plus en plus rechercher.
Drafté en 8e position en 2005 par les Knicks, le jeune pivot
fraîchement diplômé de l’université d’Arizona, présentait déjà
des prédispositions à jouer face au panier. Très loin d’avoir les
qualités habituelles pour un joueur de 2m13 (rebonds et intimidation
dans la raquette), Frye optimisa son catch and shoot à mi-distance
pour conserver sa place sur le terrain. Il n’est pas rare de le voir
placé au poste 4 à côté d’un vrai pivot à l’ancienne lors de sa
période avec les Knicks puis avec les Trail Blazers.
Sous les ordres de coachs « Old School » tels que Larry Brown et Isiah Thomas à New York, puis sous Nate McMilan à Portland, le pivot n’a eu que peu d’opportunités pour étendre sa palette de tirs. Dommage qu’il ait loupé de peu le génie du « spacing » Mike D’Antoni, qui a rejoint New York en 2008, un an après le départ de Frye dans l’Oregon. C’est donc sans surprise qu’à 26 ans, Frye décida de signer pour deux saisons dans une franchise dont la culture va enfin lui permettre de développer son jeu offensif : les Phoenix Suns.
Statistiques pré-Phoenix (2005-2009): 278 matchs
8.2pts, 4.5rds, 0.7pd, 0.3 tir à 3pts tenté, 28.6% à 3pts, 46.2% EFG, 102.6 OffRtg, en 20′
La shot chart de Frye de 2005 à 2009 – via statmuse
Statistiques Période Phoenix (2009-2013): 304 matchs
11.4pts, 5.7rds, 1.3pds, 5 tirs à 3pts tentés, 38.9%, 53.5% EFG, 111.5 OffRtg, en 28′
La shot chart de Frye de 2009 à 2013 – via statmuse
Avec Alvin Gentry, les Suns ont
retrouvé le Run and Gun des années D’Antoni et ont complètement
libéré Channing Frye. Avec plus de 5 tentatives par matchs à 7m23,
c’est le pivot qui tente le plus sa chance de loin durant sa période
Suns. Le spacing est de retour dans l’Arizona après le départ de
Shaquille O’Neal, et les Suns vont surprendre la ligue en
atteignant les Finales à l’Ouest en 2010. C’est lors de cette même
saison que Frye a été invité au concours à 3pts lors du All-Star
Game, une première pour un pivot depuis Sam Perkins. Inutile
de vous dire que les Suns se sont empressés d’ajouter une extension
à son contrat.
Le corner fut son jardin, avec 50% de réussite dans cette zone, vous pouvez être certains qu’en tant que fan des Suns, vous vouliez voir Frye ouvert à 3pts sur un catch and shoot. En plus de tirer de loin, l’ancien coéquipier de Steve Nash est efficace. Frye est le seul pivot de l’histoire de la NBA à avoir réussi trois saisons avec au moins 4 tentatives à 3pts par rencontre, un OffRtg au dessus des 110pts et un EFG au dessus des 50% (via Basketball Reference). Bien que Karl-Anthony Towns puisse être capable de le dépasser dans les années à venir, il ne faut pas oublier que Frye a connu une saison blanche en 2012-2013 suite à une cardiomyopathie d’origine virale, décelée en septembre 2012.
Encore plus remarquable, c’est le seul pivot de 2009 à 2015 à avoir jouer au moins 60 matchs de saison régulière et avec une moyenne de plus de 4 tirs à 3pts tentés par match (38.8% de réussite). Il a fallu attendre la saison 2016-2017 pour trouver un autre spécimen de ce genre avec DeMarcus Cousins.
via Basketball Reference
Après avoir quitté les Suns et vécu
une saison et demie sans saveur à Orlando, Frye fut tradé à
Cleveland avec qui il a connu le sacre en 2016. Ses performances
contre les Hawks et contre les Raptors en Playoffs ont été
remarquables. Une récompense pour un joueur au profil atypique qui à
connu des hauts et des bas durant sa carrière. Sa transformation
amorcée lors de son passage à Phoenix est un bel exemple pour tous
les pivots qui souhaitent se faire un nom dans la ligue (Nikola
Vucevic), ou bien donner une seconde vie à leur carrière (Brook
Lopez).
Voici une vidéo de Channing Frye avec ses 9 tirs à 3pts marqués lors d’un match avec les Suns en 2011, record de franchise égalé.
En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.
Avant-dernier bilan de notre série de récap de la saison et on s’attaque à du très lourd avec la belle et grande Division Pacifique. La bataille de L.A fait rage entre les Lakers et les Clippers pour savoir laquelle des deux équipes succèdera aux intouchables Warriors en tête de la Conférence, alors que Golden State vit une saison aux antipodes de ce à quoi nous étions habitués depuis cinq ans. Pendant ce temps, un peu plus loin du côté de l’Arizona, les Suns continuent leur lente et difficile apprentissage à la lutte avec les Kings pour déterminer laquelle des deux franchises aura réalisé une meilleure saison, avant de viser les phases finales dans un an ou deux.
Le Cinq de la saison : L. James (PG) – K. Caldwell-Pope (SG) – D. Green (SF) – A.Davis (PF) – D. Howard (C)
Depuis leur saison 2018-2019 ratée, avec un LeBron James à mi-temps et un été passé devant leur télés, les Lakers ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en signant d’abord (enfin !) le Pelican Anthony Davis pour constituer son binôme All-Star tant attendu. Pour entourer ce grand cru 2019-20, le board de la franchise s’est déchiré pour construire un roster taillé pour le titre avec des joueurs expérimentés tels que les finalistes sortants Danny Green (ex-Toronto) et DeMarcus Cousins et Quinn Cook (ex-Golden State) mais aussi des role player en reconquête tels Avery Bradley ou encore Jared Dudley. L’objectif restant le même depuis un an, allons-nous assister au retour des violets et or au sommet de la conférence ?
Il était évident qu’avec une recrue du calibre de Davis et un LBJ désormais en mission, les Lakers joueraient rapidement les premiers rôles. Après 63 rencontres, les Californiens occupaient même la première place à l’Ouest, devant l’autre franchise de L.A. Partis pied au plancher, on avait un peu peur que le rythme ne retombe à l’approche du All-Star break, mais mise à part une série de défaites (4) à Noël, les hommes de Frank Vogel ont assuré sur la longueur, avec des victoires sérieuses à l’extérieur (Nuggets x2, Mavericks x2, Portland x2 et OKC x2). Malgré une certaine fébrilité à domicile (8 défaites) et un bilan négatif face aux Clippers (1-2), la bande à Bronbron a montré un bon basket et de la rigueur, à la fois dans le jeu, en défense particulièrement, mais aussi dans la gestion des minutes et des rotations.
Les Californiens restent cependant très (trop ?) dépendants de son duo All-star. Passé dans un rôle de meneur omniprésent, LeBron impressionne par ses qualités de playmaker (meilleure passeur) et son leadership des deux côtés du terrain. Son entente avec Davis a tout de suite fonctionné au point de retrouver logiquement les deux joueurs au All-Star Game de Chicago en février. Les deux joyaux des Lakers sont d’ailleurs fréquemment cités dans les votes pour le MVP pour l’un et pour le trophée du Défenseur de l’année pour le second. Autres satisfactions, les saisons remarquables du duo défensif Howard-McGee, devenus désormais les patrons de la raquette californienne cette saison, les deux joueurs vivent une renaissance sur le plan personnel, en particulier D12 dont les qualités de défenseur rebondeur-contreur sont devenues un atout important. Pour le reste on retient également le phénomène Alex Caruso (justifié ou pas), mais surtout les performances timides de plusieurs seconds couteaux qui ont fait preuve d’une trop grande discrétion et inconstance à commencer par le sixième homme Kuzma, dont le rendement reste douteux malgré un certain potentiel.
Avec l’arrivée de Markieff Morris en février pour pallier l’absence et la fin de l’aventure de DeMarcus Cousins avec les Lakers, il s’agit maintenant pour les Lakers de prier très fort pour une reprise de la saison, afin d’honorer dans un premier temps la mémoire de Kobe Bryant, disparu en janvier dernier, et de conserver son premier spot à l’Ouest. Pour redorer le blason de la franchise et jouer cartes sur table, les Lakers ont misé gros sur cette année et le titre, coûte que coûte, pour rentabiliser les contrats de courte durée, et également convaincre Anthony Davis de signer un plus long bail si celui-ci active sa player option, mais aussi pour ne pas devoir passer par une phase de reconstruction si certains UFA viendraient à quitter le navire. Le cas de Kyle Kuzma, dont le nom ressortait encore très souvent dans les rumeurs de trade depuis le mois de janvier, permettrait sûrement à l’équipe de récupérer plusieurs assets pour sécuriser la saison prochaine.
La saison des Lakers en quelques chiffres : . 1er bilan à l’extérieur cette saison (26-6) . 1ère pourcentage de la ligue à l’adresse générale par match (48.5) . 1ère équipe à réaliser le plus de contres par match (6.8) . 4ème équipe à réaliser le plus d’interceptions par match (8.6) . 3ème équipe à concéder le plus de rebonds par match (42.3) . Meilleur marqueur : Anthony Davis (26.7 points par match à 51.1% FG) . Meilleur passeur : LeBron James (10.6 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Anthony Davis (9.4 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : P. Beverley (PG) – L. Williams (SG) – K. Leonard (SF) – P. George (PF) – M. Harrell (C)
Grosse surprise du 1er tour des playoffs la saison dernière face aux tenant du titre les Warriors (défaite 4-2), et après avoir sereinement tourné la page CP3-Griffin, les Clippers ont vu les choses en grand cet été en se constituant un effectif XXL. Séduits par le projet et le climat, Kawhi Leonard et Paul George ont toutes les qualités requises pour s’adapter à l’esprit col bleu de la franchise. Avec la signature de l’un des agents libres les plus courtisés de l’été, puis en récupérant un sextuple All-star contre la paire Gallinari-SGA, les Californiens se sont montrés extrêmement malins et chanceux de conserver leur effectif quasi intact. Dotés désormais d’une ossature redoutable, appelée à rouler sur la ligue, la franchise se voyait déjà rallier les premières finales de Conférence de son histoire, et même les Finales NBA au mois de mai.
Le bilan de l’équipe à la mi-mars est très bon mais loin d’être à la hauteur des attentes, en témoigne un début de saison poussif(7-5), de la mi-décembre à la mi-janvier (8-6) ou encore les six défaites entre le 22 janvier et le 22 février. Les performances de l’équipe nous ont laissées sur notre faim, car cette équipe a joué avec le frein à main pendant une bonne moitié de saison, la faute à un manque d’automatisme d’une part mais aussi une gestion du groupe qui a beaucoup fait parler. La pratique du « load management », employée par Doc Rivers et son staff, afin de préserver ses deux nouveaux diamants, a retardé l’ascension de cette équipe et l’intégration des deux joueurs, obligeant parfois l’équipe à jouer par intermittence en laissant les remplaçants faire le travail, ce qui fut assez frustrant par moments. Certes la gestion de l’effectif se fait dans un intérêt précis et une utilisation optimale (c’était déjà le cas à Toronto l’an dernier), mais les dernières rencontres très abouties de l’équipe laissent un arrière-goût d’inachevé.
Le duo Kawhi-PG a mis le temps avant de trouver ses repères. L’entente un peu tardive, du fait de l’absence de George en début de saison, leur a permis de trouver un bon rythme de croisière, avec une bonne production offensive et défensive, tout en étant économisés lorsque cela était nécessaire. L’autre belle satisfaction vient quant à elle du banc, avec non pas un, mais bien de deux sixièmes hommes en très grande forme. Montrezl Harrell et Lou Williams, qui réalisent un exercice dans la continuité du précédent, bénéficient tout logiquement des deux plus gros temps de jeu de l’effectif derrière les deux All-Stars. En revanche, Patrick Beverley a concentré presque à lui seul les critiques sur la saison, pas jugé assez à la hauteur à la mène, malgré sa gouaille et son tempérament. Tout le contraire des jeunes Ivica Zubac et Landry Shamet qui sont devenus en l’espace d’un an des solutions très intéressantes à leur poste respectif pour dessiner les contours de ce roster.
Los Angeles s’est bien débrouillé au mois de février en se séparant d’abord d’un Maurice Harkless décevant, contre Marcus Morris des Knicks, puis en recrutant Reggie Jackson, tout juste coupé par les Pistons, en guise de backup à la mène. Pour les Clippers il s’agit maintenant de poursuivre sur la lancée du mois de mars, en visant pourquoi pas la première place de la Conférence et s’assurer un avantage décisif du terrain. On attend donc impatiemment le retour de la saison pour voir ce groupe activer le mode playoffs et devenir cette équipe infernale à jouer. Tous les voyants sont au vert pour les voiliers qui, contrairement à leurs homologues Lakers, devraient même conserver leur effectif quasi inchangé l’année prochaine si la saison 2019-20 devait être annulée.
La saison des Clippers en quelques chiffres : . 3ème équipe à capter le plus de rebonds par match (48) . 2ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses (34.1) . 3ème plus grosse marge de points par victoire de la ligue (6.52) . 5ème équipe avec le plus faible pourcentage de jeu en transition (14.1) . 3ème équipe à provoquer le plus de fautes adverses par match (22.8) . Meilleur marqueur : Kawhi Leonard (26.9 points par match à 46.9% FG) . Meilleur passeur : Lou Williams (5.7 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Kawhi Leonard (7.3 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : D. Fox (PG) – B. Hield (SG) – H. Barnes (SF) – N. Bjelica (PF) – R. Holmes (C)
La saison 2019-2020 de Sacramento n’allait pas être synonyme d’avancée dans l’inconnue. L’équipe ayant déjà entamé sa reconstruction lors du précédent exercice, cette saison devait être la confirmation pour les Kings qui ne partaient pas de rien après un bon bilan sous la houlette de Dave Joerger, néanmoins évincé par sa direction cet été pour offrir le poste au jeune Luke Walton. Décision précipitée ou pas de la part de Divac-Ranadive, Sacramento pense que Walton peut être l’homme de la situation pour cette équipe, en atteignant le seuil des 50% de victoire dans un premier temps, puis en faisant de la franchise un contender à l’Ouest pour le 7ème ou 8ème spot. Au terme d’un recrutement assez soft mais avec des renforts expérimentés et de bons profils défensifs pour combler leurs lacunes, les Kings sont convaincus d’avoir un rôle à jouer cette saison.
Pour les progrès significatifs on repassera. Au grand désespoir de ses supporters, Sacramento a fait preuve de beaucoup de lacunes, à commencer par la constance dans les résultats, démarrant de la pire des manières (cinq défaites) puis enchaînant les longues séries de défaites, comme en décembre (4-12) mais jamais plus de deux ou trois victoires de suite en cinq mois de compétition. Principale raison à ce bilan, les grosses difficultés rencontrées par Walton et son staff pour trouver un équilibre entre un jeu offensif brouillon et calculable et une défense très dispersée, notamment dans la raquette. Le manque d’automatismes évident et une rotation en rodage, couplés à des blessures récurrentes n’ont pas facilité la tâche du groupe, même si de bonnes choses ont commencé à se concrétiser depuis fin janvier (13-7). Les changements apportés au cinq de départ pour pallier certaines absences et la second unit qui se montre enfin sous un meilleur jour ont fini par apporter une note joyeuse à une fin de saison un peu bordelique.
Le casting 2020 fut loin d’être à la hauteur, malgré une Free Agency ambitieuse et ciblée (assez rare pour le souligner). L’absence de leadership d’un Harrison Barnes, fraîchement prolongé, et les très faibles rendements de Trevor Ariza, Dewayne Dedmon et Cory Joseph ont totalement remis en question le recrutement. Si on ajoute à ce bilan la santé en carton de Marvin Bagley, un Harry Giles pas encore décidé à se bouger, la longue indisponibilité de Richaun Holmes et un De’Aaron Fox sur une jambe, mais toujours bouillant, on voyait mal comment cette équipe pouvait s’en sortir. Les slaves Bogdan Bogdanović et Nemanja Bjelica se sont révélés être de solides lieutenants dans le cinq de départ, tandis que Buddy Hield a essayé de maintenir dans l’urgence tout ce petit monde à quai. Repositionné depuis en sixième homme, il s’est notamment illustré par sa réussite et son rendement quasi similaire que lorsqu’il était titulaire. Enfin Richaun Holmes fut une rare éclaircie dans le secteur intérieur si en difficulté cette année, devenant à la fois un titulaire en devenir et un protecteur d’arceau intéressant.
Pour Sacramento il s’agit désormais de trouver enfin le chemin vers les succès en commençant peut-être par suivre la lancée du mois de février-mars, mais aussi en continuant les efforts et un coaching audacieux pour apporter de l’harmonie dans ce groupe et laisser s’épanouir les jeunes sans trop forcer sur les corps. Rester à la lutte pour le 8ème spot à l’Ouest paraît toujours envisageable même si Sacramento devra redoubler d’efforts alors que plusieurs adversaires redoutables qui ont le même objectif sont toujours au coude à coude. Même si l’espoir d’une première qualification depuis 2006 est permis, il faudra aussi songer au futur de la franchise, à commencer par les prolongations de Giles et Bogdanović cet été, avant de s’attaquer à celles de Fox, Holmes et Bjelica dans un an.
La saison de Sacramento en quelques chiffres : . 4ème pourcentage de la ligue aux tirs près du cercle par match (32.7) . 27ème équipe à capter le plus de rebonds par match (42.5) . 10ème équipe à inscrire le plus de paniers primés par match (12.6) . 2ème équipe à concéder le moins de tirs par match (85.3) . 28ème équipe à obtenir le plus de lancers francs par match (20.3) . Meilleur marqueur : De’Aaron Fox (20.4 points par match à 47.5% FG) . Meilleur passeur : De’Aaron Fox (6.8 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Richaun Holmes (8.3 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : R. Rubio (PG) – D. Booker (SG) – M. Bridges (SF) – K. Oubre Jr. (PF) – D. Ayton (C)
Pour oublier la saison précédente catastrophique (15ème, avant-dernier bilan de la ligue), il fallait créer un électrochoc à la fois chez les joueurs et le staff. Bye bye Kokoskov et bonjour Monty Williams pour prendre en main une franchise aux abois depuis plusieurs saisons, avec des renforts bienvenus pour enfin construire un cinq majeur qui tienne la route et surtout apporter de l’ambition aux Suns. Même si les playoffs sont encore loin à l’horizon, le projet initial de la franchise reste de faire progresser son noyau dur de jeunes talents, en particulier l’axe Devin Booker et Deandre Ayton, mais Phoenix doit surtout réapprendre à gagner avec un nouveau staff et des nouvelles ambitions dans le jeu pour viser un meilleur bilan en saison régulière.
Fin mars, le bilan de Phoenix était en net progrès, cette saison étant le jour et la nuit en comparaison de la précédente, alors que tout avait pourtant mal commencé. Avec la suspension de Ayton pendant une bonne moitié de saison et un secteur intérieur décimé, les Suns semblaient se diriger tout droit vers une saison longue et fastidieuse. Mais à force de tomber puis de se relever, on finit toujours par retenir certaines leçons. Malgré un gros passage à vide entre novembre et Noël (4-12), les jeunes troupes de Williams ont su trouver des solutions dans le jeu et s’adapter à une infirmerie qui ne désemplissait pas, pour décrocher de courtes, mais précieuses victoires et rester en vie à l’Ouest. Des progrès notables ont été observés en attaque avec une meilleure répartition du scoring et des responsabilités, qui dépendaient autrefois du seul talent de Booker.
Parmi les joueurs qui se sont distingués, le recrutement de Ricky Rubio fait évidemment partie des satisfactions pour l’encadrement des Suns. Son entente avec Booker s’est révélée quasi-immédiate et essentielle dans la progression du groupe. Autre progression, celle de Kelly Oubre Jr., devenu très rapidement le titulaire à l’aile avec des pics de forme intéressants mais qui nécessiteront une certaine constance. Et puis comment ne pas citer Aron Baynes, arrivé en provenance des Celtics, le pivot remplaçant réalise son meilleur exercice avec des pointes au scoring insoupçonnées et un certain leadership dans la raquette des Suns avant le retour de Deandre Ayton en janvier. Monty Williams est parvenu à se constituer un lineup quasi au complet avec des starters performants, un banc efficace à l’image des qualités défensives de Mikal Bridges ou encore de la saison rookie convaincante de Cameron Johnson. Mais il reste encore du travail et des progrès à réaliser chez un certain nombre de joueurs, dont l’intégration se fait plus lentement ou la confirmation tarde à l’image de notre Français Elie Okobo.
On imagine difficilement pourtant la franchise de l’Arizona se mêler à la lutte pour les playoffs jusqu’à la fin de la saison régulière. Encore trop tendres et avec peu de repères, il faudra encore patienter quelques mois supplémentaires pour voir Phoenix dans la peau d’un contender sérieux dans une conférence Ouest toujours plus relevée. Maintenant que la franchise a une ligne directrice et une solide base de jeunes en progrès, les récents renforts offensifs et la rotation que le staff a réussi à dégager sont autant d’indicateurs encourageants pour espérer enfin goûter à nouveau aux phases finales.
La saison de Portland en quelques chiffres : . 1er pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (82.6%) . 1ère équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27.2) . 1ère équipe à provoquer le plus de fautes par matchs (22.8) . 4ème pourcentage aux tirs floater (43.4) mais 27ème pourcentage seulement pour les tirs depuis le coin . 4ème équipe à provoquer le plus de pertes de balles par match (16) . Meilleur marqueur : Devin Booker (26.1 points par match à 48.7% FG) . Meilleur passeur : Ricky Rubio (8.9 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Deandre Ayton (12 rebonds par match)
Le Cinq de la saison : K. Bowman (PG) – D. Lee (SG) – A. Wiggins (SF) – E. Paschall (PF) – M. Chriss (C)
On avait quitté les Warriors en juin, décimés par les blessures et déchus de leur titre. Les départs des cadres Kevin Durant, DeMarcus Cousins, Andre Iguodala et Shaun Livingston marquaient la fin d’une époque et une nouvelle page de l’histoire de la franchise. Privés de Klay Thompson pour la saison et avec un effectif à bout de souffle, Golden State avance en terrain perdu et avec son plus faible taux de certitude depuis la prise de pouvoir de Steve Kerr qui doit désormais songer à reconstruire une bonne partie de son roster. Mais les Warriors, même diminués, restent de redoutables adversaires avec suffisamment d’expérience et on voit mal comment la franchise pourrait tomber plus encore.
Pour tomber bien bas, Golden State est tombé bien bas. Pire bilan de la ligue au mois de mars avec presque autant de victoires décrochées en cinq mois, que lors des playoffs la saison précédente, la Dub Nation semble avoir mal digéré la fin d’un cycle et le déménagement d’une salle. Avec un Steve Kerr en vacances, le coaching est à des années-lumières de ce à quoi la planète basket était habituée il y a encore quelques mois, tout comme ses leaders, blessés ou ayant pris congé de la saison. En attendant c’est bel et bien une saison foutue en l’air sur le plan sportif, même si des surprises (plus que des satisfactions) sont à noter, le bilan est très maigre pour la franchise aux trois couronnes. La plupart des role players avant le début de la saison sont devenus très rapidement des titulaires par la force des choses, se sont montrés capables et débrouillards contre toute attente.
Point par point, les joueurs ont connu des saisons très contrastées. Blessé à la main après moins d’une semaine de compétition, Stephen Curry a manqué l’intégralité des matchs de la saison avant de revenir début mars le temps d’une défaite et en manque de rythme. Son acolyte Draymond Green, sujet lui aussi aux blessures dues à la fatigue, s’est surtout contenté de jouer à mi-temps, avec un faible rendement pour suivre un peu les copains. C’est donc le jeune D’Angelo Russell, recrue phare de l’été, qui s’est chargé de la responsabilité du navire en perdition, gentiment remercié en février par ses dirigeants qui ont flairé un deal XXL impliquant plusieurs franchises mais surtout des futurs assets pour remettre sur pied une équipe compétitive à long terme. La moitié de l’effectif ayant foutu le camp, les dirigeants de la franchise y voient désormais plus clair dans leur stratégie et avec des joueurs sur lesquels elle pourra compter l’année prochaine. Eric Paschall, grande surprise de la saison et meilleur steal de la draft 2019, mais également Damion Lee, Ky Bowman, Jordan Poole et Marquese Chriss ont tous pu bénéficier de minutes et de liberté de jeu cette année.
Cette saison morte et enterrée avant même d’avoir rendu son verdict final, servira donc à préparer le terrain de la prochaine, pour un retour en triomphe de la Dub Nation telle qu’on la connaît, celle qui roulait sur toute la ligue. Passer en mode tanking afin de se placer lors de la prochaine draft et repartir pourquoi pas avec le 1st pick qui mettrait les boules à toute la concurrence, les Warriors ont mangé leur pain noir cette saison, en passant par une phase de reconstruction qui pourrait néanmoins se prolonger la saison prochaine avec le rajeunissement de l’effectif et alors que les dirigeants se mettront en quête d’un big man suffisamment solide pour intégrer un effectif cinq étoiles. C’est à cette condition que l’on pourra vérifier si oui ou non, la motivation est toujours bien présente, et si l’environnement est toujours propice pour faire progresser les recrues.
La saison de Minnesota en quelques chiffres : . 2ème pire à domicile (8-26) et à l’extérieur (7-24) cette saison . 29ème pourcentage aux tirs de la ligue par match (43.8) et 29ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs par match (38.6) . 3ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (80.3) . 2ème équipe à tenter le plus sa chance aux tirs à mi-distance par match (31.7) . 30ème pourcentage de la ligue aux tirs primés adverses par match (38.9%) . Meilleur marqueur : Stephen Curry (20.8 points par match à 50.8% FG) . Meilleur passeur : Stephen Curry (6.6 passes décisives par match) . Meilleur rebondeur : Draymond Green/Marquese Chriss (6.2 rebonds par match)
Clutch Time continue de vous proposer des articles rétros sur des équipes qui ont marqué les années 2000. Nous avons choisi aujourd’hui de vous téléporter auprès d’une franchise qui a révolutionné le jeu: les Phoenix Suns. Attention tout va aller très vite : « Run & Gun », « 7 » or Less », voici les termes qui sont utilisés pour décrire une équipe qui a pris de vitesse la ligue. Mais pourquoi parler d’un groupe qui n’a jamais mis les pieds en Finales NBA ? C’est dire à quel point cette équipe a laissé une trace indélébile et a inspiré les futures générations de coachs et de joueurs pour les années à venir.
Les deux figures paternelles du style des Suns: Steve Nash et Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Depuis le passage au XXIe siècle, les Suns ont alterné le bon et le médiocre. Incapables de se qualifier deux saisons de suite pour les Playoffs, la franchise toucha le fond à l’issue de la saison 2003-2004 avec un bilan de 29v-53d. L’équipe composée des jeunes Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson, n’est clairement pas taillée pour jouer le titre, mais a gagné bien trop de matchs pour pouvoir prétendre aux meilleures places pour la draft 2004.
S’il y a un point positif à retenir de cette saison, c’est d’avoir envoyé Stephon Marbury et Penny Hardaway à New York en échange de smarties permettant ainsi de se libérer de salaires encombrants et de pouvoir chasser les meilleurs agents libres pour l’été 2004. Autre mouvement à retenir, la prise de pouvoir de l’assistant Mike D’Antoni pendant la saison. Deux événements qui ont enclenché la marche avant pour révolutionner le jeu.
Saison 2004-2005
Saison régulière : 62v-30d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (1er), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Spurs (1v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Mike D’Antoni (Coach), Bryan Colangelo (GM)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (2nd), Marion (3rd)
Quentin Richardson, Steve Nash, Shawn Marion, Amar’e Stoudemire et Joe Johnson – via NBAE Getty Images
Vous vous souvenez du trade réalisé
par les Suns la saison précédente ? Et bien cela à permis au
manager Bryan Colangelo de signer le meneur double All Star :
Steve Nash. A cause d’une série au 1er tour ratée face aux
Kings et notamment face à Mike Bibby (23.6points sur la
série!), Mark Cuban et les Mavs furent enclins à laisser
partir le meilleur ami de Dirk Nowitzki, ce qui,
rétrospectivement, semble donner des remords au propriétaire des
Mavs.
« C’était une erreur de ma part, de ne pas avoir conserver Dirk et Steve ensembles plus longtemps » Mark Cuban
via NY Times 2019
Les Suns ont signé le canadien pour 5 ans et 65M$. L’ironie dans cette histoire, c’est qu’il retourne dans l’équipe qui l’avait drafté en 15e position en 1996, puis il fut tradé en 1998 à Dallas en échange d’un futur choix de draft qui deviendra en 1999: Shawn Marion.
Pour la première saison complète avec
Mike D’Antoni, les Suns se sont attribués le meilleur bilan de la
ligue en saison régulière observant ainsi un bon phénoménal de 33
victoires supplémentaires en comparaison avec la saison précédente.
Située dans une région aride des USA, Phoenix pratique un jeu
rapide et rafraîchissant qui a dépassé la majorité des autres
franchises.
Les consignes étaient simples, Nash devait pousser la balle rapidement, que se soit sur un panier encaissé ou non. Puis il devait trouver Stoudemire toujours prêt à écraser un dunk dans la raquette. Si le bondissant intérieur était bien pris en défense, le meneur avait comme option de transmettre le ballon dans les ailes pour les snipers Quentin Richardson, Leandro Barbosa et Jim Jackson. Et enfin, si la défense adverse couvrait tous ses coéquipiers, le canadien pouvait ainsi se retrouver seul et prendre le soin de tirer lui-même. Voici l’essence même du « Run & Gun », une philosophie de jeu qui va alimenter les playbooks des équipes à venir.
Les
Playoffs 2005
Un 1er tour passé sans encombre en balayant les Grizzlies de Pau Gasol, puis Nash retrouva son ancienne équipe au 2e tour : les Mavericks. Le meneur est tout simplement déchaîné face à ses anciens coéquipiers avec 30.3pts et 12pds de moyenne sur la série. On retiendra sa performance monumentale dans le Game 6 avec 39pts, 9rds et 12pds, sans oublier de mentionner son tir à 3pts « clutchissime » pour aller en prolongation. Il donna ensuite la victoire aux siens en rentrant des lancers-francs importants, éliminant ainsi son ami Dirk Nowitzki.
Pour la première fois depuis 1990, Phoenix retrouve l’odeur des Finales de conférence, et cette fois face aux Spurs, une équipe qui a terminé la saison de Nash deux fois sur ces quatre dernières années. Les hommes de Mike D’Antoni étaient d’attaque pour cette finale, bien qu’ils aient dû se passer de leur arrière scoreur Joe Johnson, qui souffrait de migraines suite à un contact bien appuyer avec le tendre Jerry Stackhouse lors du Game 2 contre Dallas au tour précédent.
https://www.youtube.com/watch?v=3MLPc89wU_8
Les Finales à l’Ouest s’annoncent alléchantes d’un point de vue tactique. Il s’agit de la meilleure défense contre la meilleur attaque de la ligue. Mais, la présence de Tim Duncan obligea Mike D’Antoni a procédé à des ajustements, et à placer le pivot costaud mais frustre Steven Hunter aux côtés de Stoudemire. C’est ainsi que l’italien a concédé une partie de ce qui faisait la force de son équipe.
Les débuts sont compliqués. Jim Jackson était plus ou moins fiable, Shawn Marion éprouva des difficultés et Nash n’a pas pu être clutch. Les deux premiers matchs sont remportés par San Antonio alors que Phoenix évoluait à domicile.
Joe Johnson est bien revenu pour le Game 3 et 4, et Stoudemire a été admirable sur cette série (37pts de moyenne!). Mais la défense des Spurs était bien trop organisée pour se laisser déborder. San Antonio remporta la série en seulement 5 manches. Victoire pour la défense.
Les Suns vont nourrir quelques regrets, et voici donc notre tout premier « What if » pour cette équipe, avec les absences de Joe Johnson.
« Vous ne pouvez pas me dire que nous n’aurions pas été champions si je n’avais pas été blessé. » Joe Johnson
via Arizona Public 2005
Saison 2005-2006
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (2e), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Mavericks (2v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Boris Diaw (MIP)
All NBA Team : Nash (1st), Marion (3rd)
Boris Diaw avec Steve Nash – via Basket USA
Les espoirs placés sur l’éventualité de voir les Suns au sommet de la ligue ont rapidement été douchés avec l’opération du genou pour Stoudemire, combiné au départ de Joe Johnson pour un contrat plus lucratif à Atlanta. Grâce à un « sign and trade » avec les Hawks, Phoenix a reçu en échange le jeune français Boris Diaw. Il se trouve que ce dernier va devenir rapidement une pièce maîtresse du jeu rapide de Mike D’Antoni en lui donnant le poste de pivot.
Les intérieurs Stoudemire et Kurt Thomas sont sur la touche, et le staff proposa des lineups de petites tailles tout en donnant carte blanche pour les shooteurs Raja Bell, Eddie House, Leandro Barbosa, James Jones et même Tim Thomas. Cette équipe étrange et complètement folle a réalisé une saison dingue, les propulsant ainsi au premier tour des Playoffs avec l’avantage du terrain.
Playoffs 2006
Au 1er tour, les Suns ont affronté les Lakers d’un Kobe Bryant historique. A lui seul, le N°8 a rendu la série compétitive, permettant à son équipe de mener la série 3-1. Il a fallu un Game 6 d’anthologie pour débloquer les esprits à Phoenix, grâce à un énorme 3-pts de Tim Thomas pour aller en prolongation. Les Suns sont venus à bout des Lakers en sept manches.
Au tour suivant, ils se retrouvèrent face à la deuxième équipe de Los Angeles, les surprenants Clippers d’Elton Brand et de Sam Cassell. Les deux équipes étant incapables de gagner deux matchs de suite se sont donc retrouvées lors d’un Game 7 à Phoenix. Steve Nash (29pts, 11pds) et Shawn Marion (30pts) font le job, les Suns remportent le match 127-100 et retrouvent ainsi le goût des Finales de conférence pour la deuxième année consécutive.
En face, Dallas obtient sa revanche, et les fans ont le privilège de voir s’affronter les deux meilleures attaques du pays. Tout débute pour le mieux pour Phoenix en arrachant le Game 1 sur le parquet des Mavs. Boris Diaw (34pts) a été essentiel avec le tir clutch de la victoire.
Les homme d’Avery Johnson ont ensuite récupéré l’avantage du terrain en remportant les Games 2 et 3. Phoenix a pu remporté le Game 4 grâce à la belle performance de Leandro Barbosa (24pts). Puis la défense des Suns s’est effondrée face à l’allemand lors du Game 5 (50pts). On ajoute à cela le fait que Raja Bell fut gêné au mollet, et Phoenix n’est pas parvenu à rivaliser avec la rotation des Mavericks.
La saison s’est achevée sur leur parquet, mais les fans reconnaissants, n’oublièrent pas d’applaudir chaudement leurs joueurs. Vivement le retour de leur All Star : Amar’e Stoudemire.
Saison 2006-2007
Saison régulière : 61v-21d
Statistiques : Pace (3e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (2e)
Playoffs : Demies-Finales à L’Ouest vs Spurs (2v-4d)
Récompenses : Leandro Barbosa (6e homme)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (1st)
La chute de Steve Nash causée par Robert Horry, le moment qui a fait basculer la série – via Breakingnews.fr
Pour cette troisième saison avec le
tandem Nash/D’Antoni, les Suns sont enfin au complet et en bonne
santé. Le roster n’a que très peu évolué. Les joueurs majeurs de
l’équipe sont toujours présents et les dirigeants ont procédé à
quelques signatures de joueurs libres comme Markus Banks et un
Jalen Rose sur une jambe.
Cette saison est celle d’un Steve Nash surmotivé. Le canadien s’est particulièrement illustré en attaque avec ses deux records de points en décembre 2006 : 42pts à New Jersey dans un superbe duel contre Jason Kidd, et à nouveau 42pts contre les Wizards d’un Gilbert Arenas (54pts) incandescent.
Phoenix est toujours une place forte à l’Ouest avec une jolie 2e place derrière les « intouchables » Mavericks (67v-15d). Toute l’équipe est enfin prête à passer l’obstacle des Finales à l’Ouest et aller chercher ce titre.
Playoffs 2007
Phoenix passe le premier tour en cinq
manches face aux Lakers d’un Kobe Bryant toujours aussi
offensif (32.8pts). Dans le même temps, on apprend l’élimination
surprise des Mavericks face aux fascinants « We Believe »
Warriors. Une aubaine pour les Suns qui accèdent directement au
statut de favori. Il faut juste battre l’équipe qui leur a barré
tant de fois la route : les Spurs.
Le Game 1 restera dans les mémoires comme celui où Steve Nash (31pts) s’est fracassé le nez suite à un contact avec Tony Parker. Le staff médical a fait tout son possible pour limiter l’hémorragie, mais le meneur a manqué les toutes dernières secondes d’un match serré. Phoenix balbutia en attaque et les Spurs remportèrent un Game 1 crucial.
Les Suns se reprennent lors du Game 2 avec une large victoire de vingt points d’écart. Les Spurs ont ensuite récupéré le contrôle de la série lors du Game 3 à domicile. Le Game 4 est quant à lui très disputé et marqua un tournant dans la série. Alors que les Suns on remonté un déficit de 11 points dans le 4e quart-temps, Steve Nash subit une faute intentionnelle de Robert Horry dans les toutes dernières secondes, provoquant ainsi une échauffourée.
Dans ce chaos, Stoudemire et Diaw ont eu la mauvaise idée de se lever de leur banc afin d’aller protéger leur meneur. La règle est stricte concernant les joueurs du banc de touche qui sortent de leur zone. La ligue donna 1 match de suspension pour les deux Suns, et deux matchs pour Horry. Les Suns remportèrent ce match, mais cet incident va les hanter à tout jamais.
https://www.youtube.com/watch?v=t3LjDlMd12g
Privé de deux joueurs majeurs, Mike D’Antoni place alors Kurt Thomas (15pts, 12rds)dans le cinq de départ pour le Game 5. Le match est beaucoup plus rugueux et défensif que les autres rencontres. Phoenix ne joue qu’avec sept joueurs et s’accroche jusqu’au bout. En toute fin de match, Bruce Bowen rentre un 3pts clutch puis Duncan défend très bien sur la possession des Suns et la tentative à 3pts ratée de Steve Nash.
De retour à San Antonio pour le Game 6, Diaw et Stoudemire n’auront pas réussi à renverser la tendance. Bien que l’intérieur All Star (38pts, 12rds) a été incroyable, le Big Three des Spurs est intenable et achève les Suns dans le dernier quart-temps.
« Une partie de moi veut être beau joueur et leur donner du crédit. Ils nous ont battu. En même temps, je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas quel résultat cela aurait donner. » Steve Nash en évoquant les suspensions pour le game 5.
via ESPN
En plus de ces suspensions, un autre facteur viendra plus tard entacher la qualification des Spurs, et cela concerne les arbitres. Tim Donaughty, l’arbitre ayant été condamné pour corruption, avait officié lors du Game 3 remporté par les Spurs. Il avouera plus tard que ce match a été très mal arbitré et il n’hésitera pas à balancer sur Tommy Nunez (responsable de l’arbitrage), qui ne portait clairement pas Robert Sarver (propriétaire des Suns) dans son cœur, et que cela aurait eu un impact sur le résultat de la série ! (via Arizona Republic, 2009).
Saison 2007-2008
Saison régulière : 55v-27d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : 1er tour à L’Ouest vs Spurs (1v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Les nouveaux visages de la franchise: Steve Kerr et Shaquille O’Neal – AP via Nbcsports.com
L’élimination précoce lors des Playoffs 2007 n’est pas encore digérée que la franchise opère à un changement majeur en nommant Steve Kerr au poste de Manager. Une fonction qui était tenue jusque là par Mike D’Antoni depuis février 2006. Un mouvement permettant à l’italien de se concentrer au mieux sur le coaching.
Le néo GM ne perd pas de temps pour effectuer ses premiers moves en signant le super vétéran Grant Hill. Plus tard, il enverra Kurt Thomas et un futur choix de draft (qui se révélera être Serge Ibaka) aux Supersonics et James Jones sera tradé à Portland. Mais son transfert le plus marquant reste celui entre Shawn Marion et Shaquille O’Neal. Les deux joueurs semblaient être malheureux dans leurs franchises respectives. Une transaction qui marque le début de la fin de l’ère du « 7 » or less ».
Playoffs 2008
Après une saison plus que correcte, les Suns retrouvèrent à nouveau leur bourreau de toujours, San Antonio. Lors du Game 1, Michael Finley rentre un 3pts pour aller en prolongation, puis Duncan arrache le cœur des Suns avec un 3pts impensable avec la planche pour une seconde prolongation. A court d’essence, les Suns n’ont pu stopper le drive de Manu Ginobili pour arracher la victoire.
Dans cette série, les Suns n’ont remporté que le Game 4 grâce à une performance surprenante de Raja Bell (27pts). Mais les Spurs ont clairement dominé l’ensemble des rencontres. Mike D’Antoni a essayé d’intégrer au mieux O’Neal, et ce dernier fut la cible de « hack a shaq »tout au long de la série, ce qui amusa d’ailleurs profondément Greg Popovich.
Le Shaq ne tourne qu’à 15.2pts et 44% aux tirs. Il est également à 32/64 aux lancers-francs. La franchise ne s’est jamais autant éloignée de ses principes qui ont fait leur réussite depuis 2005.
Saison 2008-2009
Saison régulière : 46v-36d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (18e)
Playoffs : Non qualifiés
All NBA Team : Shaquille O’Neal (3rd)
Matt Barnes, Shaquille O’Neal, Steve Nash et Amar’e Stoudemire – via brightsideofthesun.com
L’échec cuisant de la première saison avec Steve Kerr en tant que GM a laissé des traces, et a provoqué des départs. Mike D’Antoni quitte la franchise qui l’a fait connaître en 2004, pour un job chez les Knicks. Terry Porter est alors désigné comme coach. L’ancien joueur NBA à la mentalité défensive n’a pas tenu toute la saison et fut remplacé au bout du 51e match de la saison par un ancien assistant de Mike D’Antoni : Alvin Gentry.
En décembre 2008, Steve Kerr continue son entreprise de démolition en envoyant Boris Diaw et Raja Bell à Charlotte en échange de Jason Richardson et Jared Dudley. Malgré un Shaq en forme (17.8pts), les repères ont disparu et l’équipe doit composer avec les absences répétées de Stoudemire (opération des yeux). Dans la très relevée conférence Ouest, Phoenix manqua les Playoffs malgré un bilan positif, une première pour la franchise depuis 2005.
Saison 2009-2010
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Lakers (2v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Steve Nash, Amar’e Stoudemire, Jason Richardson et Grant Hill lors des Playoffs 2010 – Photo by Jesse D. Garrabrant via NBAE Getty Images
Shaquille O’Neal est parti à Cleveland pour rejoindre LeBron James. Pour le remplacer, les Suns signent un pivot au CV moins séduisant mais plus à même de matcher avec la philosophie de jeu : Channing Frye. Le coach Alvin Gentry a ainsi pu profiter du training camp pour remettre les idées de Mike D’Antoni au goût du jour.
Le tandem Nash/Stoudemire fonctionne de nouveau à plein régime. Les joueurs expérimentés comme Richardson et Hill apportent du scoring et les jeunes Goran Dragic, Channing Frye et Jared Dudley de la vivacité et du shoot. Phoenix récupère son titre de meilleure équipe à 3-pts avec 41.2% de réussite et voilà les Suns 3e à l’Ouest au moment d’aborder les Playoffs.
Playoffs 2010
Le premier tour face aux Trail Blazers de LaMarcus Aldridge a été globalement maîtrisé par les Suns. Bien qu’ils aient été surpris lors du Game 1, Jason Richardson (23.6pts) & co marquent en moyenne dix points de plus que leurs adversaires. Le deuxième tour est un soulagement et une libération pour la franchise mais aussi pour Steve Nash. De nouveau confronté aux Spurs, le meneur est déterminé à enfin passer cet obstacle. Avec 33pts lors du Game 1, les Suns ont tout simplement balayé les Spurs !
Pour la 3e fois en six ans, les Suns
sont de nouveau en finale de conférence face aux Lakers. Les deux
équipes ont remporté leurs matchs à domicile, portant ainsi la
série à 2-2. Lors du Game 5, les Suns sont menés jusqu’à 18
points. Le show Nash peut alors débuter avec un million de tirs
marqués. Le canadien ramène son équipe dans le match et un tir à
3-pts clutch de Richardson offre la possibilité de jouer les
prolongations. Mais les dieux du basket en ont décidé autrement.
Après un shoot compliqué de Kobe, Ron Artest récupère le
rebond offensif sur la tête du héros éphémère Richardson, et
marque au buzzer. Victoire Lakers.
Pour le Game 6, Kobe s’est assuré de bien enterrer les derniers espoirs de Finales des Suns. Avec 37pts, il enfonça le dernier clou refermant ainsi le cercueil. A l’heure d’écrire ces lignes, cette rencontre était le dernier match de Playoffs de la franchise.
Après cette énième déception, Stoudemire décida de rejoindre Mike D’Antoni à New York. Leandro Barbosa est envoyé à Toronto en échange de Turkoglu et Goran Dragic à Houston en échange d’Aaron Brooks. Pour la première fois depuis 2005, les Suns ont un bilan négatif lors de la saison 2010-2011.
Nouvelles figures du run & gun avec James Harden avec Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Pendant six saisons, Phoenix a été au dessus des 56% de victoires en saison régulière, en renversant les principes établis par de nombreuses équipes. Les Suns n’ont pas eu peur d’aller à contre courant en proposant un jeu rapide et envolé. La consigne tactique « 7 » or less » a même fait l’objet d’un livre par l’auteur Jack McCallum. Une philosophie qui depuis est la norme pour de nombreuses équipes, dont les Warriors, coachés par Steve Kerr mais aussi les Rockets sous le commandement de … Mike D’Antoni.
Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.
Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.
15ème
Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)
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Une saison pour reprendre son souffle
Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.
Des surprises et des blessures
Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.
D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.
Un exercice raté pour vite passer à autre chose
La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.
Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)
Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).
Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout
On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).
Reconstruire pour mieux repartir
Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un GorguiDieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.
Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)
13ème
Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)
NBC Sports
Les Kings en embuscade
On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.
En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019
La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de BogdanBogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.
Une stratégie à moyen terme
L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.
Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)
12ème
New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)
Tyler Kaufman / Associated Press
Un recrutement et des promesses
Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.
Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire
Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.
Un futur taillé pour les playoffs
Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).
Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)
11ème
Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)
Inside Basket
Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme AronBaynes, FrankKaminsky, DarioSaric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle MontyWilliams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.
Après un
démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale
de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan
est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant
toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest.
Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du
pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle
positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été
atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage
désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste
néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le
rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la
défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.
Les Suns
peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et
doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters
attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait
fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary
cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter
un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que
les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation
suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de
victoires convaincant.
Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)
L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco
Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.
NBA Frenchies : #6 Édition Rétro sur Tony Parker & Boris Diaw
NBA Frenchies Retro ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.
Dans ce premier volet des émissions rétro, au menu on parle de Tony Parker, Boris Diaw et de défense ! ❓quelle est la place du meneur français dans l’histoire ?
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Fraichement débarqué de Philadelphie durant l’été 1992, Charles Barkley va emmener les Phoenix Suns en finales NBA au terme d’une saison grandiose, la meilleure de sa carrière.
Le 17 juin 1992, les Phoenix Suns envoient Jeff Hornacek, Tim Perry et Andrew Lang aux 76ers de Philadelphie et obtiennent Charles Barkley. Ce dernier n’en finissait plus de rendre fou de rage les dirigeants de la franchise de Philly et ne cachait plus du tout ses envies de départ. « Chuck » veut une bague de champion NBA et pense que les 76ers ne peuvent pas l’aider à atteindre son objectif. Un échange avait initialement été annoncé avec les Lakers, mais Philly a vite annulé la transaction. Voilà donc Sir Charles dans l’Arizona, au sein d’une équipe ambitieuse qui veut s’affirmer parmi les meilleures dès cette année. « Je suis membre des Phoenix Suns et maintenant je suis très heureux, déclare-t-il à la presse lors de sa présentation. Je crois que j’avais envie de changer d’équipe, et je veux pouvoir gagner le titre.Je suis ravi de pouvoir jouer aux côtés de Kevin Johnson et Dan Majerle. Je n’ai pas joué avec de tels joueurs, deux all-star dans la même équipe, depuis mes débuts à Philadelphie. » Charles Barkley devient la première véritable star des Phoenix Suns. Tout petit pour un poste 4 (1m94) et le fessier bien en arrière, il compense par une puissance athlétique exceptionnelle et un QI basket hors du commun. Capable de remonter la balle à toute vitesse comme un meneur mais également de prendre 3 rebonds offensifs de suite et d’aller chercher le panier avec la faute, comme des pivots bien plus grands que lui. Il est aussi réputé pour son caractère et n’hésite pas à faire dans la provocation. Charles revient d’une campagne olympique historique pour Team USA, où il remporte la médaille d’or et finit meilleur marqueur de l’équipe. Dans la cité de l’amour fraternel, Barkley est devenu un homme, ainsi qu’un basketteur complet. Alors à Phoenix, il veut devenir le meilleur.
Les Suns ont également obtenu Danny Ainge et ont drafté le gros nounours Oliver Miller (2,09m pour 143 Kg). Le coach Paul Westphal, ancien joueur des Phoenix Suns avec qui il a joué les finales NBA 1976, dispose d’une équipe de qualité, avec entre autres Kevin Johnson, Dan Majerle, Cedric Ceballos, Tom Chambers ou Richard Dumas. L’équipe de l’Arizona inaugure à l’été 1992 sa toute nouvelle salle, l’America West Arena, qui remplace l’Arizona Veterans Memorial Coliseum, une arène devenue trop vétuste et jugée trop petite.
La saison 92-93 démarre sur les chapeaux de roues. Pour son premier match avec les Suns, Barkley colle 37 points aux Clippers, et ajoute 21 rebonds ,dont 12 offensifs, ainsi que 8 passes. Avec la victoire au bout, bien évidemment. En parlant de victoires, Phoenix va en enchainer 14 de suite durant le mois de décembre, devenant la septième équipe de l’histoire de la NBA à finir un mois invaincue. Barkley est élu joueur du mois de décembre avec des moyennes de 25 points, 13 rebonds et 5 passes. Il parait au sommet de son art et en 1993, toute la NBA craint les Phoenix Suns, véritable rouleau compresseur. Les Suns forment un collectif extrêmement bien huilé, où la bonne atmosphère règne en maitre. Paul Westphal est le coach de la situation et il parait gérer ses troupes comme un maestro. Sa science du jeu et son expérience NBA en tant que joueur font de lui un entraineur de qualité. Charles Barkley est récompensé pour la 7ème fois par une sélection dans le 5 de la conférence ouest pour le all-star game 1993, où il inscrira 16 points. Dan Majerle est lui sélectionné pour la 1ère fois. Une bien belle récompense pour celui qui fut hué par les fans de Phoenix lors de sa draft en 1988.
Charles Barkley face à Shawn Kemp.
Avec un bilan de 62 victoires pour 20 défaites, les Suns battent leur record de franchise. Ils n’auront perdu que 6 petites rencontres à domicile. Barkley a joué le meilleur basket de sa carrière et est élu MVP, avec 25,6 points, 12,2 rebonds et 4,9 passes de moyenne, le tout à 52% de réussite au shoot et 30% à 3 points. « Sir Charles » est devenu une superstar de la ligue, sur et en dehors des parquets. On peut le retrouver dans plusieurs publicités. Il crée d’ailleurs la polémique dans une pub pour Nike, où il déclare ne pas être un exemple à suivre pour les enfants. « Le fait que je sache jouer au basket-ball ne signifie pas que je devrais élever vos enfants. » Voilà ce qu’était aussi Charles Barkley. Un personnage fort de café qui ne mâchait pas ses mots (et qui ne les mâche toujours pas).
La fameuse pub pour Nike.
Une autre pub pour Nike où Charles Barkley affronte Godzilla.
A Phoenix, on avait jamais vu une telle excitation autour des Suns. Tout le monde ne parle que de « Sir Charles » et sa bande. L’America West Arena affiche complet à chaque rencontre. Les bus de la ville sont décorés de grands portraits représentant les joueurs. « C’est un honneur d’être sur un bus, mais je n’aimerai pas voir ma tête le matin » , lance Barkley.
Un portrait représentant Kevin Johnson.
L’équipe de Paul Westphal arrive en playoffs avec le statut d’épouvantail de la conférence ouest. Sauf qu’au 1er tour, les Suns perdent les matchs 1 et 2 à la maison face à de surprenants Lakers, emmenés par Vlade Divac, James Worthy, Byron Scott et A.C Green. A l’époque, le premier tour se joue au meilleur des 5 matchs et Los Angeles n’est donc qu’à une victoire d’un immense exploit. En conférence de presse, Paul Westphal déclare: « On va gagner cette série. On gagnera mardi (match 3), on gagnera jeudi (match 4) et on gagnera dimanche (match 5). Tout le monde dira que cette série a été formidable. » Et c’est ce qui se passe. Les Suns gagnent la série au terme d’un match 5 serré de bout en bout qui finira en prolongations. Les valeureux Lakers ont poussé la troupe de Barkley dans ses derniers retranchements et sont passés tout près d’un « upset » retentissant. Les 31 points et 14 rebonds de Charles dans le match 5 ne seront pas de trop pour aider son équipe à accéder au second tour.
https://www.youtube.com/watch?v=A39GjMonuhg
Le récap de la série Suns-Lakers.
Contre les Spurs de David Robinson, les Suns gagnent cette fois les deux premiers matchs à domicile, avec un gros match de Barkley (35 points, 10 rebonds, 7 interceptions) dans le game 2. Mais San Antonio va remporter les 2 joutes suivantes et remet les compteurs à zéro, grâce à un Robinson flamboyant dans le game 4 (36 points, 16 rebonds). Mais Phoenix, redoutable à la saison tout au long de la saison, va faire la loi et remporter les matchs 5 et 6. Barkley livre un nouveau récital dans le match final avec 28 points, 21 rebonds, 4 passes, 4 interceptions.
En finale de conférence, Phoenix retrouve les Supersonics de Seattle, 3èmes de la conférence ouest et tombeurs des Rockets d’Hakeem Olajuwon. Emmenés par leur monstre à 2 têtes Gary Payton – Shawn Kemp, ils vont poser énormément de problèmes aux Suns et prolonger la série jusqu’au game 7 décisif. C’est à ce moment là que « Sir Charles » va réaliser la plus grande performance de sa carrière. 44 points, 24 rebonds à 12/20 au shoot. Un récital qui envoie Phoenix en finales NBA pour la seconde fois de l’histoire de la franchise. Dans cette performance intemporelle, on retrouve tout ce qui caractérisait Charles Barkley sur un terrain de basket: de l’énergie à revendre, des rebonds offensifs par paquets (10 ce soir là), une science du jeu phénoménale et des transitions offensives dignes d’un meneur comme Kevin Johnson.
Les highlights de Charles Barkley lors du game 7 face aux Sonics.
Les Suns retrouvent en finales les Bulls de Michael Jordan et Scottie Pippen. Ces derniers ont pour ambition de devenir la première équipe à réaliser le « three-peat » depuis les Celtics des années 1960. La tâche est ardue, l’équipe de l’Arizona ne part pas favorite mais elle donnera tout ce qu’elle a pour tenter de faire tomber les impitoyables Chicago Bulls. A l’exception du match 4 remporté par Chicago, aucune des deux équipes ne parviendra à l’emporter à domicile. Dans le match 2, Barkley plante 42 points et ajoute 13 rebonds mais Chicago l’emporte de 3 petits points et mène la série 2-0. Le match 3 est irrespirable et se termine en trois prolongations par une victoire des Suns, grâce à une énorme prestation collective des joueurs de Paul Westphal. Ce dernier devient d’ailleurs le premier (et seul pour l’instant) à avoir participé à 2 matchs de finale conclus par trois prolongations.
Les highlights du match 3 entre les Suns et les Bulls.
Dans le game 4, Michael Jordan est égal à lui-même, intouchable. 55 points pour « His Airness » et une victoire 111-105 des taureaux. Barkley déclare avant le game 5 : « Il faut sauver la ville! », en référence aux émeutes que craignaient les autorités de Chicago si les Bulls remportaient le match et donc le titre. Et en effet les Suns gâcheront la fête et reviennent à 3-2. Le rêve prendra malheureusement fin dans le match 6, un match que les Suns auraient pu remporter sans ce shoot terrible de John Paxson. Les Bulls sont champions NBA, les Suns sont vaincus et plus rien ne sera pareil pour Barkley, qui continuera d’être all-star mais ne passera jamais aussi près d’un titre NBA. Cette année là, « Sir Charles » a marché sur la ligue mais un MJ au sommet de son basket (4 matchs de suite à plus de 40 points dans les finales) aura finalement mis fin au rêve de toute une ville.
Lors de ses années à l’université, Dumas joue sous les couleurs d’Oklahoma State en Big 8 conference. Pour sa première année, il réalise une saison à 17,4 points de moyenne. Son impact au scoring baissera peu à peu durant les deux saisons suivantes, passant à 15,7 points par match pour la seconde à 12,7 points par match pour la troisième.
Le Joueur:
Richard Dumas est un ailier de 2m01 pour 91 kg. Dumas est un veritable voltigeur. Sa capacité de dunk est folle, elle qui lui donnera la chance de participer au concours de dunk des lycéens en 1987. Son shoot à mi-distance, quant à lui, est plus que correct.
https://www.youtube.com/watch?v=ErwfJoBIIY0
High School Dunk Contest 1987
Sa draft:
Richard Dumas,ailier de 2m01, se présente à la draft 1991. Il est selectionné à la 46ème place par les Phoenix Suns. Mais son entrée en NBA ne se déroulera pas comme prévu… Dumas est suspendu une année pour violation de la loi d’usage de drogue en NBA.
Le retour du rookie:
L’année galère passée, Richard peut enfin commencer son aventure en NBA. Nous sommes à l’entame de la saison 1992-1993, et Dumas revient dans une franchise plus competitive que prévu… Charles Barkley vient d’arriver, il y a peu de temps, à Phoenix. Les Suns de Sir Charles, Dan Majerle et Kevin Johnson veulent concurencer les Bulls de Jordan et Pippen.
La saison rempli d’espoir: 1992-1993
La saison de Richard Dumas commence en trombe, c’est une véritable surprise. Après 19 matchs? ses stats se portent à 15,8 points et 4,6 rebonds par match. Ce superbe début de saison lui permet d’intégrer le 5 majeur! La saison régulière des Suns est un récital et se conclut sur un bilan de 62 victoires.
L’heure est au Playoffs !
Playoffs: Objectif Finales
Les Suns affrontent les Lakers de Divac, Byron Scott ou encore AC Green lors du premier tour. Richard est sur le banc et inscrit 6 points lors du premier match, dans lequel les Suns s’inclineront. Le game 2 et le game 3 sont d’une tout autre tournure pour Dumas. Tituarisé, il réalise deux superbes matchs à 18 points chacuns.
Les Suns remportent la série 4 à 2. Les Suns rencntrent les Spurs de David Robinson pour ce second tour. Phoenix battra les Spurs sur le même score que les Lakers, avec toujours un Dumas important en facteur x de cette équipe.
La finale de conf s’annonce extrèmement intense face à aux SuperSonics de Payton et Kemp. On ne s’y trompe, les Suns l’emporteront finalement en 7 matchs. Cette série fut compliqué pour Dumas, Ceballos est préféré à son poste pour les deux premiers matchs et son impact au scoring fut bien moindre.
Mais, le rêve d’affronter les intouchables Bulls de MJ et Pippen en Finales NBA va se transformer en réalité ! Les Suns y sont !
NBA Finals: Dumas étincelant
Game 1:
Richard Dumas est titularisé à l’aile pour ce premier match de la série. Charles Barkley aura beaucoup de mal, avec seulement 36% pour 21 points, il rate son entrée. Mais, Dumas, quant à lui, est dans son match, 20 points à 50% au shoot pour le rookie. Mais ça ne sufiera pas à faire rompre les bulls de MJ, auteur de 31 points. Victoire de Chicago.
Game 2:
Dumas, avec 8 points, est plus timide lors de ce match; laissant encore plus de place à Charles Barkley, auteur d’un match monstre t inscrivant 42 points. Mais, les Bulls ne chutent toujours pas avec 42 points de MJ. Chicago mène 2 à 0.
Game 3:
Après 2 défaites à domicile, les Suns doivent se reprendre pour espérer renverser la tendance. Le match est long, très long. Les Suns revivent lors de ce match, Dumas intercepte, score à mi-distance, dunk, défend dur… Bref, gros match du rookie, qui inscrit 17 points et réalise 3 interceptions. Après 3 overtime, les Suns l’emportent ,à Chicago, avec Sir Charles, KJ et Majerle tous au dessus de 24 points. Phoenix revient !
Game 4:
Un seul mot ou nom à dire dans ce match… JORDAN. 55 points pour Michael. Un gros match encore pour Dumas, inscrivant 17 points; mais face à Jordan même les 32 points de Charles n’ont pas suffit. Les Bulls mènent 3 à 1.
Game 5: Richard Dumas en mode ALL-STAR
Phoenix n’a pas le choix, il faut gagner. Barkley doit sortir un match venu de l’espace. Mais, le match venu de l’espace ne sera pas pour Sir Charles mais bien pour le petit rookie, 46ème choix de draft. Richard est chirurgical, 25 points à 12/14 au shoot. Embêtant grandement Pippen, son apport défensif est également à souligner. Les Suns l’emportent et accroche un Game 6.
Dumas entre Jordan et Horace Grant
https://www.youtube.com/watch?v=nDkuVSFWogg
Game 6: Déception
Que dire de ce match à part le basket se joue souvent presque rien. Un shoot de Paxon et un contre d’Horace Grant sur KJ auront ruinés les espoirs de game 7 des Suns. Dumas conclut ses finales avec 8 points.Défaite 99 à 98, Bulls sont champions.
Il faut maintenant être focus sur la prochaine saison. Dumas à montré au monde du basket de telles choses, qu’il est très excitant de voir la suite.
La suite…
Richard Dumas ne verra pas le parquets de NBA, la saison suivante… Il est une nouvelle fois suspendu par la NBA pour violation des rêgles concernat l’usage de drogues. Il suit par la suite une cure de desintoxication à la cocaine et revient à Phoenix en 1995. Mais, son niveau ne sera plus jamais le même, il réalise 15 matchs à 5,5 points de moyenne aux Suns puis s’envole aux Sixers. Il finira sa carrière en NBA avec une saison de 39 matchs à 6,6 points de moyenne à Philadelphie.
Il partira par la suite jouait en Europe et annoncera sa retraire en 2003 suite à un passage dans la United State Basketball League.
On peut longuement spéculer sur le scenario de sa carrière si il n’était tombé dans l’addiction, mais une chose est sûre, quand on évoque son nom, la première chose qui nous vient à l’esprit est « talent gaché »…
Après un cursus universitaire à Winsconsin, Devin Harris débarque en NBA lors de la draft 2004. Il est selectionné à la 5ème place par les Washington Wizards.
Quelques jours avant la draft, le 5ème choix se retrouve dans un échange avec les Mavericks. Quelques complications apparaissent mais Devin Harris sera bien envoyé à Dallas immédiatement après qu’il soit sélectionné par Washington
Présentation du joueur:
Devin Harris est un guard mesurant 1m91. Devin est un vrai scoreur mais qui sait magnifiquement distribuer le jeu. Son impact au scoring lui permet d’évoluer au poste d’arrière malgré sa petite taille pour ce poste.
Début en NBA
Lors de son année rookie, Devin réalise une saison à 5,7 points et 2,2 assists de moyenne. Il est élu rookie du mois. Son temps de jeu diminue suite à l’arrivée d’Avery Johnson, au coaching, en mars. Son, temps augmentera lors de la saison suivante, ou, accompagné de Jason Terry, il réalisera une année à 9,9 points et 3,2 assists de moyenne. Lors des playoffs 2006, les Mavs rencontrent les Spurs en demi-finale de conférence. Lors du game 2 et du game 3, Devin Harris marquera plus de 20 points (20 au deuxième et 24 au troisième) ! Tout ça nous emmène à un trade décisif, il sera échangé aux Nets contre Jason Kidd, en début d’année 2008. Devin Harris devient alors, accompagné de Vince Carter, le co-leader des Nets. La franchise désormais orpheline de sa légende Jason Kidd, attendra beaucoup d’Harris a saison qui arrive…
La saison folle
Saison 2008-2009, Devin Harris est remonté à bloc, son nouveau statut doit forcément lui donner l’envie de prouver.
Le 30 novembre 2008, les Nets d’Harris et Carter affrontent les Suns de Stoudemire, Nash et Shaq à Phoenix. Le match de Devin Harris est un récital, il inscrit 47 points et réalise 8 passes dont 21 points dans le dernier quart, pour une vicoire des Nets 117 à 109. Il declarera à la fin du match qu’il est devenu moins irrégulier grâce à un travail sur son tir et qu’il peut donc maintenir la même pression.
20 jours plus tard, le 19 décembre 2008, Devin Harris affronte son ancienne équipe, celle avec qui il a commencé en NBA, les Dallas Mavericks. Poignée de main avec Jason Kidd, contre qui il a été échangé, et le match peut commencer. Ce match est peut être le plus grand de la carrière de Devin Harris. 3 points, reverse lay-up, finition avec contact, passe qui élimine la défense… Il est tout simplement innarétable. Sa relation avec Vince Carter (34 points), qu’il servira seul à 3points à plusieurs reprises, est fantastique sur ce match. Sa prestation se cloturera sur 41 points et 13 passes, de quoi faire baver les fans de basket. Victoire des Nets 121-97.
https://www.youtube.com/watch?v=10eWKwRrXUQ
Nous sommes le 23 février 2009, il reste 1,8 secondes à jouer entre les Sixers d’Iguodala et les Nets d’Harris, le score est de 95 à 95. Iguodala rentre un lancer, 96 à 95. Remise en jeu pour les nets, ils n’ont plus de temps mort. Bobby Simmons trouve Harris bien marqué par Iguodala. Harris est excentré à gauche, derrière la ligne de milieu de terrain; il tente un shoot la balle rebondit sur Iguodala, il arrive tout de même à tirer en deux temps et le buzzer retentit dans la salle… et ça RENTRE ! Les Nets l’emportent 98 à 96 après ce shoot venu d’ailleurs.
Grâce à ses performances exceptionnelles, Devin Harris est choisi par les entraineurs pour partciper au All-Star Game !
Sa saison se terminera sur des stats de: 21,3 points et 6,9 assists de moyenne. Le bilan collectif est quant lui mauvais, les New Jersey Nets finissent avec un bilan de 34 victoires pour 48 défaites.
L’après 2008-2009
Devin Harris n’arrivera plus à revenir à ce niveau. Après 2 autres plutôt bonne saison aux Nets mais bien moins bonne que sa saison folle, il s’envolerera à Utah, puis aux Hawks ou il réalisera une saison à moins de 10 points de moyenne ! Après cela, Devin n’a plus connu une saison à au moins 10 points de moyenne. Depuis 2013, Harris rejoue dans l’équipe ou tout a commencé pour lui, les Mavs. A 36 ans, Devin Harris est toujours présent en NBA, ce qui ne trompe pas sur la qualité du joueur !
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