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  • Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Le Carnet des Rookies N°10 : La course pour les Playoffs est lancée !

    Écrit par Guillaume Gaborit (Droopy_boooom), Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.

    Les enjeux de cette fin de saison pèsent de plus en plus sur les équipes concernées par les Playoffs ou bien par cet intriguant Play-in. Si certaines commencent déjà à regretter le fait d’avoir mis ce système en place, d’autre sont clairement focalisées sur l’objectif Playoffs malgré l’enchaînement impressionnant des matchs mais aussi des pépins physiques. Nos rookies ne sont pas épargnés, et certains ont rejoint l’infirmerie. Une semaine compliquée entre des élèves trop discrets dans des équipes playoffables et d’autres pénalisés par un manque évident de vécu collectif pour gagner ne serait-ce qu’un petit match. Les rookies sont dans le dur, cette fin de saison risque d’être éreintante. (les statistiques sont arrêtées au 22/04/21, via NBA.com).


    Le seul du Top 3 encore sur le parquet

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 60m, 18.3pts, 4.3rds, 2.7pds

    Toujours titulaire chez les Timberwolves, « Ant » est le seule rescapé du top 3 de la dernière draft. L’arrière se pose comme un sérieux candidat pour le titre de débutant de l’année malgré des résultats collectifs décevants et des performances individuelles aléatoires. Pourtant depuis une semaine, les Wolves présentent un bilan de 2v-2d, pas si mal pour cette franchise 14e de la conférence Ouest. Bien présent lors de la victoire surprenante contre le Heat, le rookie n’a apporté « que » 12 points mais avec 13 tirs tentés. Le ballon est régulièrement dans les mains de KAT et de Russell, le problème, c’est que le rookie est loin d’être actif dans ses déplacements « off-ball ». Il attend trop souvent la balle dans l’aile à 45° pour ensuite prendre un tir contesté. Quel dommage, vu sa vitesse et son explosivité, il peut clairement devenir plus menaçant et surtout efficace en proposant des solutions sans ballon, comme démontré sur cet extrait.

    On va éviter d’évoquer sa défense très moyenne pour enchaîner avec son match à 23pts dans la défaite chez les Clippers. Avec 5-11 de loin le rookie s’est encore trop focalisé sur son positionnement dans l’aile à attendre la balle pour dégainer. Presque tous ses points inscrits ont été obtenus via des lancers-francs et des tirs primés. Le basket moderne me direz-vous, mais Edwards doit encore progresser dans sa gestion de la prise à deux et doit se montrer plus incisif et précis lorsqu’il joue le pick and roll avec ses intérieurs. Néanmoins, son adversaire du soir, Paul George, n’a pas manqué de le complimenter sur ses qualités d’attaquant et de voir en lui un futur crack.

    Les deux matchs suivants se sont joués contre les Kings. Pour la 3e fois en avril on a eu le droit à un duel Edwards vs Haliburton. Et dans ce premier duel cette semaine, c’est l’arrière des Wolves qui bascule en mode arroseur automatique avec 21 tentatives dont 12 de loin, soit le plus gros consommateur de tirs en attaque côté Minnesota. Heureusement en face, c’était la défense des Kings. Les hommes de Finch ont été adroits et cela s’en ressent sur les statistiques d’équipe : 34 passes décisives. Le ballon tourne bien et le rookie s’est régalé en nous délectant de quelques « dunks highlights ! »


    Les bons élèves: généreux dans les efforts, on veut les voir plus souvent pour cette fin de saison

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 57m, 7.3pts, 6.5rds, 0.9pd

    Quelle semaine pour le 16e choix de la draft ! Sur ses 4 dernières sorties, le pivot se montre avec 14.8pts, 13.8rds et 1.8blks de moyenne. Deux fois placé dans le cinq de départ, Stewart a, pour la première fois de sa jeune carrière, enchaîné trois matchs consécutifs avec au moins 10 tirs tentés, sans oublier ses 15pts et 21rds contre le Thunder ! Des chiffres historiques qui viennent récompenser son activité sous les panneaux. Infatigable, Stewart ne cesse de bouger dans la raquette et se place toujours pour gober un rebond offensif. La majorité de ses points sont obtenus sur des putbacks via un layup manqué de Killian Hayes ou bien un tir lointain raté par Saddiq Bey. En tout cas, le jeune pivot du Thunder Moses Brown s’en rappellera un bon moment de son duel contre le tonique rookie des Pistons.

    Remplaçant contre les Wizards, Stewart enchaîne avec son record de points sur un match avec 19 unités dont un tir primé. Meilleur scoreur de son équipe avec Frank Jackson, le jeune pivot confirme son potentiel et son état de forme séduisant. De nouveau titulaire mais cette fois contre les Cavaliers, il poursuit son chantier avec 18pts et 16rds. Toujours très mobile, il est capable de bouger le grand Jarrett Allen mais également de contrer le petit Darius Garland sur un mismatch. Son activité et sa mobilité sont séduisantes et son jeu sur pick and roll avec le français Killian Hayes ne peut que réjouir les fans des Pistons.

    Il pose notamment un écran important dans les dernières secondes du match amenant à un lay-up du français. Son impact est tel qu’il est tout simplement le 2e meilleur rookie cette saison dans la catégorie WinShare !

    Xavier Tillman Sr, F/C, Memphis Grizzlies : 47m, 6.8pts, 4.4rds, 1.3pds

    Comme pour son collègue Stewart, le pivot des Grizzlies a connu une semaine productive avec deux titularisations en 4 rencontres accompagnées de statistiques intéressantes : 13.8pts, 7.5rds, 1.5int, et un joli 55.6% de réussite de loin pour 2.3 tentatives par match. Avec 14pts en seulement 16 minutes dans la victoire à Chicago, le rookie est tout à fait capable de tenir sa place parmi les professionnels sur le terrain. Le match suivant, les hommes de Taylor Jenkins font forte impression en gagnant à Milwaukee, et le rookie s’est autorisé 15pts en 21 minutes en démontrant un QI basket au dessus de la moyenne de la classe. Il sait poser correctement un écran pour Kyle Anderson, pour ensuite s’orienter dans l’espace afin de punir un Brook Lopez trop bas sur la couverture du pick and roll.

    Conséquence de ces belles sorties, coach Jenkins place Tillman dans le cinq lors de la défaite en double prolongation à Denver. En 41 minutes, le joueur de 22 ans n’a pas eu la tâche facile face à Nikola Jokic (47pts). Mais avec 18pts et 14rds, il n’a pas démérité et offre tout ce que l’on recherche chez un intérieur : de la course et du tir extérieur.

    Et pour ne rien gâcher, son activité lui permet d’être clutch en fin de match avec cette action face aux Nuggets et son écran de retard sur Jokic tout en récupérant le ballon sur une interception.

    Naji Marshall, F, New Orleans Pelicans : 18m, 6.1pts, 3.4rds, 2.5pds

    Un mois d’avril inespéré pour cet ailier non drafté qui n’avait pris part qu’à 7 matchs depuis le début de la saison avec une moyenne de 3 minutes de jeu par rencontre. Ce mois-ci, Stan Van Gundy a eu envie d’accorder plus de temps de jeu pour ce rookie avec 11 matchs joués, 4 titularisations pour 9.6pts, 5.5rds, 3.9pds en plus de 27 minutes de temps de jeu. Des chiffres complets pour ce joueur, qui sans faire de bruit, s’est confortablement installé dans la rotation des Pelicans aux côtés du phénomène Zion Williamson. Ces derniers jours, il s’est illustré à Washington avec 16pts, 11rds et 6pds. Malgré la défaite en prolongation, Marshall possède un réel sens du jeu. Moins vif et brouillon que son collègue Kira Lewis Jr, l’ailier est plus « smooth », et est capable de mener la balle par séquence et réaliser des passes précises comme avec ce alley-oop pour Zion sur une remise en jeu.

    Après une nouvelle défaite en prolongation à New York (9pts, 3pds), Marshall se montre à nouveau contre les Nets avec 15pts et 7pds. En plus de distiller plus de passes décisives que certains arrières du roster, il s’est vu confier la lourde tâche de défendre en isolation face à l’un des tous meilleurs dans cet exercice… Kyrie Irving. Loin d’être ridicule, c’était mission impossible, mais on a beaucoup aimé son apport sur le terrain et sa polyvalence. Voilà une bonne décision de la part du staff de New Orleans de lui accorder plus de temps de jeu dans l’optique d’accrocher le play-in.


    Les meneurs de jeu sont en vue en cette fin de saison

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 33m, 11.6pts, 4.5rds, 4.3pds

    Depuis son retour au début du mois, le rookie profite du changement de direction opéré par la franchise d’un point de vue sportif pour donner les clés du camion aux jeunes. C’est donc avec plaisir de voir Cole Anthony avoir plus souvent la balle dans les mains et gérer l’attaque du Magic. L’augmentation de ses responsabilités se projettent clairement dans ses chiffres avec 17.3pts, 5.3rds et 7.3pds. Actif au rebond, insaisissable dans ses drives, l’ancien joueur de North Carolina enchaîne les matchs intéressants au niveau offensif : 19pts contre Toronto, 16 contre Houston et 17 contre Atlanta. Probablement un des joueurs les plus talentueux en attaque mis à disposition pour Steve Clifford, de part ses drives et sa dextérité, il nous a également rassuré sur sa qualité de passe.

    Malheureusement, il reste encore du travail à effectuer, d’une part sur son shoot extérieur : 29.4% de loin sur ses trois derniers matchs, et ses prises de décisions en attaque surtout lorsque la cohésion de ce roster actuel en est encore au stade d’un fœtus.

    La défense est également à revoir. On l’a notamment vu en difficulté contre Trae Young et Lou Williams lors de la défaite à Atlanta.

    Malachi Flynn, PG, Toronto Raptors : 34m, 5.7pts, 2.0rds, 2.6pds

    Les semaines précédentes, le rookie drafté en toute fin de premier tour a profité des absences de Kyle Lowry et de Fred VanVleet avec deux sorties remarquées à 20 points. Les Raptors sont dans une bonne passe et peuvent accrocher le play-in malgré une saison chaotique. Cette semaine, nous allons retenir son match contre le Thunder de ses collègues de promotion Théo Maledon et Aleksej Pokusevski. Après avoir connu un début de match compliqué, Flynn a su se montrer patient sur pick and roll.

    Capable également d’artiller de loin, Flynn est sait quand il faut conserver le dribble en attendant de trouver une meilleure solution en attaque, chose rare pour un meneur rookie. Même si les deux arrières All-Star de l’équipe sont de retour, on espère que coach Nurse va continuer à faire confiance au rookie qui semblait avoir créé une connexion avec Chris Boucher et Gary Trent Jr.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 51m, 7.2pts, 2.2rds, 1.9pds

    Cela faisait un moment que l’on avait pas évoqué le meneur des Celtics dans nos carnet, mais pour la première fois de sa jeune carrière, Pritchard vient d’enchaîner trois matchs de suite à plus de dix points. Un vrai guerrier sur le terrain qui n’a pas froid aux yeux lorsqu’il doit driver vers le cercle, en allant même chercher le contact. Dans la victoire contre les Warriors, il enquille trois tirs primés importants ! Titulaire contre les Bulls suite à l’absence de Kemba Walker, il plante 9 points en première mi-temps face à un Coby White perdu. Pritchard est loin d’avoir les qualités athlétiques de Cole ou bien la dextérité de Flynn sur pick and roll, mais son envie et son jeu « off-ball » sur le terrain font plaisir, et nous ne sommes pas à l’abri d’une passe surprise « highlight » !

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 14m, 5.9pts, 2.3rds, 4.3pds

    Une reprise en douceur mais rassurante pour le français qui n’est pas encore autorisé à jouer un back to back. Pour son deuxième duel face à Théo Maledon, il démarre bien le match en scorant rapidement 5pts. Il termine la rencontre avec seulement 9pts mais 7pds (dont un joli caviar en contre-attaque) et 5 ballons volés grâce à un sens de l’anticipation et des mains actives. Pas encore fiable ou bien confiant pour tirer de loin, Hayes a besoin de spacing autour de lui. On l’a senti plus à l’aise en fin de rencontre avec notamment Frank Jackson à la place de Sekou Doumbouya. Dans la victoire contre les Cavaliers, Hayes a sorti probablement son meilleur match de la saison avec deux nouveaux records: 12pts et 9pds. Et pour ne rien gâcher, il est clutch en fin de rencontre avec des paniers importants. Si c’est encore compliqué pour lui de finir sur un lay-up main droite, il faut lui reconnaître qu’il trouve souvent des solutions pour surmonter cette difficulté, notamment en revenant sur sa main gauche.


    Il a pointé le bout de son nez

    Vernon Carey Jr, C, Charlotte Hornets : 13m, 2.2pts, 1.3rds, 0.2pd

    Celle-là, on ne l’avait pas vu venir ! Titulaire surprise à Brooklyn, le pivot ne s’est pas privé pour enchaîner les jumps shoot face à DeAndre Jordan ou encore Blake Griffin. Les intérieurs Cody Zeller et PJ Washington étant absents, coach Borrego a donc lancé son poulain dans le grand bain. Auteur de 21pts dont un tir à 3-pts, le rookie a surpris son monde de part ses aptitudes à scorer. Les commentateurs des Hornets n’ont pu contenir leur joie lors des premières minutes remarquées du rookie.

    James Borrego parle notamment d’un joueur très talentueux mais qui malgré ses titularisations contre Portland puis à New York, ne verra le parquet que 10 petites minutes au total. Des problèmes de fautes et de placement en attaque ne lui permettent pas encore de voir son temps de jeu se stabiliser, mais ce match à Brooklyn nous donne de l’espoir pour la suite.

    Les tristes nouvelles en provenance de l’infirmerie

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 39m, 11.5pts, 5.8rds, 0.7pd: out pour la saison suite à une blessure au genou lors d’un contact contre le rookie Kenyon Martin Jr.
    • Deni Avdija, SF, Washington Wizards : 54m, 6.3pts, 4.9rds, 1.2pds: out pour la saison suite à une fracture à la cheville droite.

    12 autres élèves à surveiller :

    • Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 53m, 12.6pts, 3.0rds, 5.1pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 55m, 11.8pts, 2.2rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 59m, 11pts, 5.4rds, 2.2pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 57m, 11.4pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 53m, 9.7pts, 3.5rds, 3.4pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 53m, 9.5pts, 3.1rds, 1.7pds
    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 57m, 9.3pts, 4.7rds, 1.4pds
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 53m, 8.3pts, 2.8rds, 1.7pds
    • Aleksej Pokusevski, SF, Oklahoma City Thunder : 36m, 7.5pts, 4.7rds, 2.1pds
    • Chuma Okeke, SF, Orlando Magic : 41m, 7.2pts, 4.0rds, 2.2pds
    • Jaden McDaniels, F, Minnesota Timberwolves : 53m, 6.8pts, 3.6rds, 1.1pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets : 52m, 5.2pts, 1.7rds, 2.8pds
  • Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Le Carnet des Rookies 4.0: L’ombre du «Rookie Wall»

    Écrit par Guillaume GABORIT, Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Difficile, difficile la saison NBA d’un rookie. La constance et l’expérience sont encore loin d’être acquises, et certains commencent déjà à douter en attaque et à lâcher en défense. Les rotations évoluent, le temps de jeu est instable, et on retrouve des rookies rétrograder dans leur rôle. Le « Rookie Wall » semble déjà s’installer peu à peu au sein de la ligue. Pour cette semaine remplie de hauts et de bas, il n’a pas été facile de dénicher une pléthore de performances, on en profite donc pour vous présentez des petits nouveaux. Voici ce qu’il faut retenir. (les statistiques sont arrêtées au 27/01/21, via NBA.com)

    Loin d’être parfaits, on est content de les voir d’attaque

    Les joueurs du Magic célèbrant leur rookie après son buzzer beater. Credit: Jeff Wheeler, Star Tribune
    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 18m, 11pts, 4.6rds, 3.3pds

    Ça rentre ! Enfin ! Quel soulagement pour les fans d’Orlando de voir leur jeune pépite devenir une vraie menace de loin, et quelle menace ! Seulement quelques heures après avoir évoqué son adresse calamiteuse aux tirs dans notre dernier carnet des rookies, l’arrière crucifie les Timberwolves au buzzer sur un panier à 3-pts. A noter que Cole Anthony n’a joué que deux minutes dans le dernier quart-temps. Chanceux ou pas, Steve Clifford a choisi le bon moment pour le laisser sur le terrain.

    En plus d’avoir retrouvé le français Evan Fournier, le Magic a renoué avec la victoire après six défaites de suite, et les joueurs ont laissé leur joie éclater dans le vestiaire en l’honneur du héros de la soirée.

    Après ce shoot exceptionnel, le rookie est redescendu sur Terre, avec un match perdu dans l’Indiana avec seulement 9pts et un ratio de -12 quand il est sur le terrain. Il verra, une nouvelle fois Aaron Gordon prendre les choses en main dans le money time. Sans succès… Une nouvelle fois. Quel dommage que l’ailier n’ait pas vu son rookie démarqué dans le corner opposé, on aurait été heureux de voir le rookie enchaîner deux buzzers beaters en deux rencontres.

    Lors des deux rencontres face aux Hornets (1v-1d), Anthony a d’abord connu la déception avec ce premier match perdu et ce turnover crucial lorsque ce dernier était en charge de la remise en jeu. Incapable de trouver un partenaire démarqué, la balle est retournée dans le camp des adversaires. Lors de la revanche, le rookie se reprend et réalise ce qui est sans doute son meilleur match de la saison: 21pts, 8-12 aux tirs et 4-5 de loin.

    Beaucoup plus fiable de loin depuis quatre matchs (76.9% et 3.3 tentatives), Cole Anthony apprend également à jouer plus simple mais aussi plus vite en combinant avec Nikola Vucevic et en se replaçant intelligemment lorsqu’il n’a plus le ballon dans les mains. Tous ces progrès ont fait de lui le 2e meilleur scoreur de son équipe sur ce match, en espérant lui voir confier un peu plus de responsabilités balle en main en fin de match au détriment d’un Aaron Gordon tout sauf clutch.

    Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 15m, 10.7pts, 1.9rd, 2.5pds

    Peu coutumier du fait, l’ancien coach des Knicks et finaliste en 1999 Jeff Van Gundy a encensé le choix du front office de la franchise pour avoir sélectionné un joueur aussi talentueux en attaque annoncé au second tour. Malgré ces louanges, « IQ » a enchaîné deux matchs sans saveur : 5pts en 10 minutes dans la victoire à Golden State, et 8pts en 16 minutes dans la défaite à Sacramento. Et son adresse de loin (2/8 sur l’ensemble des deux matchs) ne laissait aucunement présager d’un record à venir… Sauf que voilà, n’oubliez pas ce qu’a déclaré « JVG ». Le talent offensif est là, et Quickley n’a pas manqué de nous le rappeler lors du match face aux Trail Blazers avec un record personnel de 31pts.

    Face à Lillard & co, le rookie s’est demené pour ramener les siens dans le match. Avec 21pts dans le dernier quart-temps, Quickley a ranimé l’espoir de repartir de l’Oregon avec la victoire lorsque les Knicks sont revenus à cinq points d’écart dans le dernier quart-temps. Si le dénouement n’est pas aussi heureux pour les hommes de Thibodeau, le rookie repart avec un record de franchise en poche. Il s’agit du premier rookie de l’histoire des Knicks à avoir scoré 30pts avec 5 tirs primés. De quoi s’attirer de nouvelles louanges, mais cette fois-ci, de son propre coach.

    « C’est impressionnant. Encore une fois, je pense que sa capacité à mettre des shoots est un énorme atout pour notre équipe. C’est quelque chose dont nous avons besoin. Avoir du shoot ça ouvre le jeu. Il est complet et il progresse à chaque sortie, il met de la pression sur l’adversaire ».

    Tom Thibodeau
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 14m, 11.4pts, 3rds, 4.9pds

    Pas grand chose à signaler du côté du nouveau chouchou des Kings. S’il n’a rien pu faire lors de la revanche perdue face aux Clippers (11pts, 3/8 à 3-pts en 24′), il s’est néanmoins illustré lors de la venu des New York Knicks. La franchise qui l’avait notamment snobée à la Draft. Il est évident qu’il y a des matchs où l’on est un peu plus motivé pour gagner et ce soir là, Haliburton a mis un poing d’honneur à tout donner des deux côtés du terrain pour y parvenir : 16pts, 5rds, 2ints, 4blks en 31 minutes de jeu.

    L’arrière a eu son « revenge game ». Il combine toujours aussi bien avec Richaun Holmes sur pick-and-roll, et s’est montré particulièrement actif en défense. Il se permet même d’en finir avec les visiteurs sur un tir à 3-pts en fin de rencontre. Un vrai bonheur de voir une âme de compétiteur chez un jeune joueur, dommage que les mesures covid-19 ont annulé les deux dernières rencontres des Kings qui étaient prévues face aux Grizzlies.


    Timides, mais les voici titulaires pour la première fois

    Théo Maledon via World-today-news.com
    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder : 16m, 6pts, 2.4rds, 2.8pds

    L’absence du meneur titulaire George Hill blessé au pouce droit, a permis de voir le français Théo Maledon intégrer un cinq de départ qui ne dépasse pas les 22 ans de moyenne. Une vraie surprise et un réel plaisir de retrouver l’ancien arrière de l’ASVEL obtenir cette opportunité si tôt dans la saison. A seulement 19 ans, le natif de Rouen ne s’était pourtant pas montré à son avantage lors de la deuxième défaite chez les Clippers avec 2pts en 16 minutes et un vilain 0/3 de loin. Et pourtant, le jeune coach Mark Daigneault lui a confié le poste d’arrière titulaire aux côtés de « SGA » face aux Trail Blazers de Damian Lillard.

    En plus de ses 6pts, il attrape 4 rebonds et délivre 4 passes décisives pour une seule balle perdue dans ce match remporté. Si le français n’a pas toujours été en charge de la mène, il a su se montrer utile off-ball, avec 2/5 de loin dont un tir primé dans le corner. Mais on reste convaincu que Maledon a tout ce qu’il faut pour diriger une attaque en NBA à plein temps. Sa vision de jeu, sa patience sur pick-and-roll devraient l’aider à convaincre le staff du Thunder. Soyons encore patients.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks : 4m, 3pts, 3.5rds, 0.5pds

    Après avoir connu ses débuts chez les pros la semaine dernière face au Jazz de Rudy Gobert, le jeune intérieur des Hawks vient de vivre sa première expérience en tant que pivot titulaire suite à l’absence de Clint Capela. Mais avant sa titularisation, Okongwu a pu enchaîner deux matchs et deux victoires: tout d’abord à Detroit (en prolongation) puis à Minnesota. Très loin d’avoir un temps de jeu conséquent (12 minutes de moyenne), il se démarque par son activité en défense (plus ou moins disciplinée) et notamment lorsqu’il s’agit de contrer le tir adverse. Il n’est pas rare de le voir rejeter plus de tirs adverses que d’en marquer lui-même. Ses trois contres face à Detroit et son collègue de promotion Isaiah Stewart sont un avant goût de ce que pourrait donner un tel profil de joueur sur un temps de jeu plus important.

    Revenons donc à cette première titularisation face aux Bucks, et si les Hawks n’ont pu tenir le choc en l’absence de Trae Young et de Clint Capela, le staff a pu voir son lottery pick à l’œuvre, et devinez quoi ? Toujours des contres.


    Ils ont réussi à attirer notre attention

    Mason Jones balle en main face au rookie des Mavericks Tyrell Terry. Credit: AP Photo/Tony Gutierrez
    Mason Jones, SG, Houston Rockets : 9m, 8.6pts, 2.2rds, 1.4pds

    Déjà présent lors du carnet des rookies 3.0, le rookie non drafté des Rockets continue de se montrer par séquence et surtout en attaque. Si son temps de jeu fluctue en fonction des rencontres, l’arrière est capable de scorer rapidement comme face aux Suns avec 8pts en seulement 11 minutes. Bien qu’il peut combiner avec DeMarcus Cousins, coach Silas ne lui assure pas toujours du temps comme ce fut le cas à Detroit : 3 minutes. C’est donc lors de la belle victoire à Dallas qu’il a de nouveau laissé parler son jeu offensif et notamment balle en main. Capable de driver sans avoir un premier pas explosif, il sait créer le contact avec le défenseur pour ensuite avoir de l’espace pour manœuvrer.

    Il a profité du garbage time pour s’octroyer 16pts en seulement 18 minutes, et quelques jolies séquences de un contre un contre le géant Boban Marjanovic. Ce n’est d’ailleurs pas le seul rookie chez les Rockets à s’être amusé avec le géant serbe. Par ailleurs, l’arrivée d’un profil similaire en la personne de Kevin Porter Jr n’est pas forcément bon signe pour le temps de jeu de Jones. Il faudra qu’il maximise ses chances une fois sur le terrain avant que l’ancien arrière des Cavs enfile son tout nouveau maillot.

    Dylan Windler, SF, Cleveland Cavaliers : 4m, 6pts, 3rds, 1pd

    Et si Windler était l’une des raisons qui a poussé KPJ dehors ? De retour après une année blanche, l’ancien joueur de Belmont dans le Tennessee vient d’enchaîner trois matchs consécutifs avec au minimum 16 minutes passées sur le parquet. Un soulagement pour la franchise qui attendait de voir le gaucher à l’œuvre depuis sa sélection en 26e place en 2019. Bien présent dans la seconde victoire face aux Nets avec un joli 2/2 de loin qui vient confirmer son potentiel de shooteur, il va ensuite s’octroyer son record en carrière avec 11pts lors d’un match perdu chez les Celtics avec des séquences offensives intéressantes.

    Intelligent dans son placement, toujours la tête levée, et rapide dans ses prises de décisions, le rookie semble déjà avoir un temps d’avance par rapport à la cuvée 2020 avec son vécu au sein du banc des Cavs la saison dernière. Le staff a sûrement réalisé un excellent travail pour garder ce jeune joueur impliqué dans le projet de la franchise. En revanche, ne le placer pas dans la catégorie des « shooteurs qui ne savent pas défendre ni dunker », demandez d’abord à Kyle Kuzma ce qu’il en pense.

    Isaiah Stewart, C, Detroit Pistons : 15m, 4.7pts, 5.4rds, 0.7pd

    Avec trois rookies choisis au premier tour par les Pistons, on aurait aimé évoquer autrement l’évolution de ces jeunes joueurs, mais avec le français Killian Hayes out pour plusieurs semaines et un Saddiq Bey qui en train d’expérimenter les montagnes russes en terme de temps de jeu, il est compliqué d’en tirer des leçons. On se tourne alors vers le tonique, et pas toujours sous contrôle, Isaiah Stewart. Le pivot en provenance de la faculté de Washington enchaîne les matchs avec au minimum 15 minutes depuis 4 matchs. Son match référence a eu lieu face aux Rockets avec 7pts et 10rbs. Mais au delà de sa présence près du cercle et du fait qu’il a contré au moins un ballon depuis 4 matchs, c’est son côté « casse-pieds » en défense poste bas qui saute aux yeux.

    Joel Embiid a sûrement apprécié le traitement que lui a réservé le rookie. C’est en tout cas moins violent comparé à ce qui est arrivé au short de Dwight Howard. Sans faire trop de bruit, le rookie grappille des minutes dans une franchise qui possède de nombreux sceptiques vis à vis du projet sportif. En tout cas, Stewart pourra bientôt rentrer dans le club, présidé par Marcus Smart, des joueurs que l’on ne supporte pas affronter mais que l’on adore avoir à ses cotés.

    Nico Mannion, PG, Golden State Warriors : 4m, 2.3pts, 0.8rd, 2.5pds

    Après avoir subi une dégringolade vertigineuse lors de la draft (48e choix), le meneur italo-américain vient pour la première fois de participer à trois rencontres consécutives. Bien que sa présence est encore trop souvent liée au garbage time, il faut avouer que l’on n’a pu s’empêcher de voir d’un œil attentif son apport sur le terrain et sa gestion de l’attaque. Lors de la défaite contre les Knicks, il a tout de suite confirmer ses instincts de meneur passeur avec déjà 4 caviars en 8 minutes.

    Rebelote face au Jazz avec de nouveau 4 passes décisives et 8pts en 9 minutes. Il faut avouer que le rookie profite du fait que Stephen Curry est un vrai aimant à défenseurs pour ensuite trouver son collègue de classe James Wiseman. Il serait d’ailleurs intéressant de voir cette alchimie entre les deux rookies se développer tant ces deux là se complètent parfaitement. Par ailleurs, on a cru comprendre que Wiseman quittait son poste de titulaire pour rejoindre la 2nd unit… Attendons encore un peu avant de voir Mannion prendre du galon.

    Les tops picks ne montrent toujours pas l’exemple

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 16m, 12.3pts, 2.8rds, 1.6pds

    Après s’être plaint de ne pas récolter assez de fautes de la part des arbitres, le N°1 de la draft a obtenu gain de causes et a signé un jolie 12/13 sur la ligne de réparation sur les deux derniers matchs. Mais cela reste encore insuffisant vis à vis de sa production sur le terrain. Avec de telles qualités athlétiques, l’arrière n’a contré que deux tirs depuis le début de la saison et n’arrive même pas à prendre plus de 3 rebonds par rencontre. En attaque, Edwards est toujours autant gourmand en jump shoot et en drives vers le cercle. Son insouciance l’a poussé à se jeter dans la gueule du loup et notamment face à Clint Capela (10 contres) qui ne s’est pas fait prier pour le contrer plusieurs fois. Dorénavant, si on peut éviter les comparaisons avec Dwyane Wade

    James Wiseman, C, Golden State Warriors : 17m, 11.9pts, 5.9rds, 0.6pd

    Désolé si on se répète, mais le pivot des Warriors est comme Anthony Edwards, un joueur très athlétique et spectaculaire sur certaine séquence, mais qui manque cruellement d’instinct et de sens du placement pour impacter positivement le match de son équipe. S’il a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux face Rudy Gobert en le contrant notamment, les Warriors ont subi le revers de trop après celui face aux Knicks. Le cinq de départ est le plus mauvais de la ligue pour au moins 100 minutes jouées, et le rookie n’aide pas à faire la loi dans la raquette puisqu’ils sont également la 3e plus mauvaise équipe au rebond défensif (via NBA.com). Steve Kerr a donc mis à exécution son nouveau plan pour son cinq de départ en éjectant son jeune rookie au profit du défensif Kevon Looney. Un vrai coup dur pour Wiseman même si ce dernier assure qu’il accepte pleinement cette décision et que cela ne l’affectera pas négativement. Nous verrons ça pour le prochain carnet.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 17m, 11.3pts, 6.1rds, 5.9pds

    La magie Ball s’est en quelque sorte un peu tassée ces derniers jours. Déjà moins efficace de loin (2/11 sur les 4 derniers matchs), et un dunk manqué dans le taffic, l’effet Ball prend moins sur le terrain avec 4.7 passes décisives mais à relativiser avec 4 turnovers de moyenne depuis 4 matchs. Les Hornets se retrouvent actuellement dans une mauvaise série de 1v-5d qui doit forcément mettre un peu de pression sur James Borrego qui n’a pas manqué de cibler son rookie pour son manque d’investissement en défense.

    « Vous perdez le ballon cinq fois en 16 minutes, cela ne me gênera pas. Si cela arrive en attaque, vous feriez mieux d’apporter quelque chose en défense. »

    James Borrego via Charlotteobserver.com

    Vous vous en doutez, il n’a pas fallu longtemps pour que le père Ball se mette à parler dans la presse en évoquant le fait que son fils ne peut être un simple joueur de banc et qu’il cache sa déception actuelle de ne pas être dans le cinq de départ. En fin de compte, le show Ball continue, c’est juste LaVar qui va prendre le relais.


    Bienvenue à l’infirmerie

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics : 14m, 7.7pts, 2.4rds, 2.6pds

    Après des débuts prometteurs, c’est un vrai coup d’arrêt pour le jeune meneur de Boston. Alors qu’il avait bien intégré la rotation de Brad Stevens, l’ancien meilleur joueur de la PAC-12 à l’université, vient de connaître sa première sérieuse blessure chez les professionnels. C’est en plein match à Philadelphie, lors d’une bataille pour le rebond défensif que Payton a subit une entorse au genou droit, provoquée en partie par la chute de son coéquipier Jaylen Brown. Cette blessure le tiendrait éloigné des terrains pour environ deux semaines.


    Il a quitté la classe… Pour le moment

    Dakota Mathias, SG, Philadelphia Sixers : 8m, 6pts, 0.9rd, 1.6pds

    Signé en Two Way avant le début de la saison, Mathias n’a même pas dépassé la barre des dix matchs joués. Il a pourtant eu l’opportunité de se montrer lors des rencontres contre Denver (12pts) et Atlanta (14pts) lorsque Doc Rivers était privé de 75% de son effectif suite aux mesures covid-19 de la ligue. Non drafté à sa sortie de Purdue en 2018, ce petit arrière de 1.93m est capable d’artiller de loin, suffisant pour tenter une autre équipe de le signer en two way ?


    10 autres élèves à surveiller :

    • Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 16m, 9.4pts, 4rds, 1pd
    • Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 12m, 8.3pts, 2.4rds, 1.8pds
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 18m, 10pts, 2.4rds, 2.1pds
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 15m, 8.7pts, 4.4rds, 1.8pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 8m, 8.6pts, 3.9rds, 1.6pds
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 13m, 8.6pts, 2.8rds, 1.1pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 16m, 7.6pts, 3.3rds, 0.6pd
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 15m, 7.3pts, 4.9rds, 0.8pd
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 16m, 5.7pts, 3.6rds, 1.4pds
    • Obi Toppin, PF, New York Knicks : 9m, 4.9pts, 3rds, 0.7pd
  • Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Le carnet des rookies 2.0: déjà des records!

    Par Guillaume GABORIT (@Droopy_boooom)

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Alors que la ligue entre dans une zone de turbulence avec la multiplication des joueurs testés positifs à la covid-19 et l’annulation de quelques matchs, les rookies continuent leur apprentissage express. Pour ce début de saison spécial voire déroutant, la cuvée 2020 n’a pas tardé à débloquer son compteur à records. Augmentation du temps de jeu, absences des cadres, confiance du coach, cette semaine est plus que positive pour beaucoup de ces jeunes débutants. (les statistiques sont arrêtées au 13/01/21, via NBA.com)

    Des élèves qui marquent déjà l’histoire !

    LaMelo Ball auteur d’un triple double face aux Hawks. Photo by Jacob Kupferman/AP
    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets : 11m, 12.4pts, 7rds, 6pds

    Quel début de saison pour les Hornets ! Entre la recrue star Gordon Hayward qui joue le meilleur basket de sa vie comme si 2017 n’avait jamais eu lieu, et le rookie LaMelo Ball qui surpasse les attentes en jouant ce rôle de 6e homme en relais de Devonte’ Graham à la perfection. Un scénario idéal pour coach Borrego avec à la clé quatre victoires de suite. S’il est bien trop tôt pour le dire, Charlotte a clairement une carte à jouer pour se faufiler dans les 8 meilleures équipes à l’Est.

    Mais revenons vers notre rookie toujours aussi flashy sur le terrain et en attaque notamment. C’est simple, chacune de ses passes sont à classer dans la catégorie Highlights : passe à l’aveugle, dans le dos, la passe base-ball… Tout y est, il faut juste que ses coéquipiers se tiennent prêt à tout moment, tout comme ses adversaires. Les Hawks en ont fait les frais, et notamment le pauvre Trae Young qui n’a rien pu faire pour empêcher le premier triple double d’un joueur aussi jeune. Historique.

    Si sa dextérité lui permet d’avoir un panel de passes digne des plus grands, Ball possède également la taille d’un ailier (voire un pivot pour Mike D’Antoni). Du haut de ses 2.03m, il est plus facile d’avoir une vision plus large sur le terrain et surtout au dessus des petits meneurs (Hello Trae!). Il s’est notamment fait remarqué par son attirance par le rebond défensif, afin de pousser la balle en transition.

    Il faut voir comment il bouge Collins et Reddish sur la vidéo ci-dessus ! Qui aurait cru que le plus jeune de la famille Ball serait capable de se faire une place dans la raquette et de gober plus de rebonds que n’importe quel joueur des Hornets ! Avec 11 rebonds de moyenne et 1.3 ballons volés sur les 4 derniers matchs, est clairement attiré par la balle et sa trajectoire, il doit néanmoins se méfier par moment lorsqu’il délaisse son joueur en défense.

    Tyrese Maxey, G, Philadelphia Sixers : 12m, 11pts, 2.6rds, 2.7pds

    Quelle semaine pour l’ancien de Kentucky ! Alors que le jeune Maxey n’a dépassé la barre des dix points qu’à deux reprises seulement en profitant du garbage time, le voilà propulsé titulaire contre Denver suite au nombreux cas positifs au sein des Sixers. Mais avant ce fameux match, l’arrière s’est montré lors de la défaite face aux Nets. Une défaite embarrassante avec les absences de Kevin Durant et Kyrie Irving. C’est donc le rookie qui récolta les louanges de son coach à la fin de la rencontre.

    « Tyrese a été le seul gars qui est entré en jeu avec une grosse énergie. Je suis très content de lui. »

    Doc Rivers

    Il termina le match avec 16 points en seulement 21 minutes et a pu montrer au passage qu’il était capable de combiner avec Dwight Howard. Maxey est rapide dans ses prises de décisions en attaque. Son agressivité sur pick and roll et sur le main à main est intéressante. En général, c’est maximum trois dribbles avant qu’il décoche un pull up ou bien un floater.

    C’est deux jours plus tard que le rookie rentrera dans l’histoire de sa franchise en scorant 39 points dans la défaite des siens face aux Nuggets. Privé de nombreux joueurs (Embiid, Simmons, Harris, Korkmaz, Thybulle…), le staff des Sixers a dû improviser et se montrer imaginatif. Doc Rivers semblait très surpris que Maxey puisse scorer autant de points dans un match NBA. De nouveau dans le cinq de départ le match suivant, Philadelphia a pu avoir un avant goût de ce que pourrait être la combinaison Embiid/Maxey (15pts, 4pds en 31 minutes de jeu). Pour ses trois premières titularisations, les Sixers ont enchaîné les défaites. La première victoire a eu lieu la nuit dernière face à un Heat décimé. Auteur de 8 passes décisives mais sorti pour six fautes, le rookie n’a pu aider son équipe durant la prolongation et se sont ses collègues Dakota Mathias et Isaiah Joe qui ont été mis à contribution.


    Plus que des rookies! Ils sont essentiels dans la rotation!

    Tyrese Haliburton épanoui au sein des Kings. via KingsHerald.com
    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings : 5m, 12.1pts, 2.7rds, 5.3pds

    Blessé au poignet gauche la semaine dernière, le 12e choix de la dernière draft n’a heureusement loupé que deux rencontres. De retour face aux Bulls, l’arrière a réalisé son record en carrière avec 17 points en 34 minutes. Il a notamment profité de la sortie prématurée de De’Aaron Fox pour se montrer. Mais plus que le simple fait de scorer, Haliburton peut tout faire sur un terrain. Sa feuille de statistiques prouve à quel point c’est un joueur complet : 7rds, 6pds, 3ints, 1blk et un tir à 3-pts méga-clutch à 12 » de la fin de la rencontre.

    https://twitter.com/LegionHoops/status/1347052196106362880

    Les Kings vont ensuite essuyer deux gros revers dont un gros passage à vide en défense face aux Raptors avec 144 points concédés. C’est d’ailleurs le rookie Haliburton qui va souligner l’absurditer d’une telle performance, en attendant de corriger tout cela à la vidéo ET avec ses coéquipiers. De son côté, l’arrière continue de faire apprécier sa vision de jeu (5.3pds et 1 seul TO en moyenne) et son sens de l’anticipation en défense (1.3 ints).

    Mais ce qui est encore plus impressionnant c’est son adresse extérieure. On était loin d’imaginer un tel succès derrière la ligne à 3-pts avec sa mécanique de tir peu conventionnelle : 50% avec 4.9 tentatives par match. N’oublions pas qu’il s’agit de meilleur de sa classe en ce qui concerne l’EFG : 66.7% et le TS : 68.3% pour un minimum de 15 minutes passées sur le terrain. Des chiffres ahurissants pour un jeune arrière ! (via NBA.com)

    Bon si on résume : un ratio passes/turnovers positif, des statistiques avancées au dessus du lot, et il ne supporte pas les défenses poreuses… Ce n’est pas un rookie, ce n’est pas possible ! Mais à quoi ont pensé les onze équipes placées avant les Kings lors de la draft ?

    Patrick Williams, F, Chicago Bulls : 11m, 10.3pts, 3.5rds, 1pd

    Quoi de mieux quand vous débutez que de se frotter aux meilleurs joueurs de la ligue ? C’est la belle surprise que Billy Donovan a réservé à son jeune poulain lors des rencontres face aux équipes de Los Angeles. Dans un premier temps face à LeBron James puis face à Kawhi Leonard, trouvez moi un rookie qui a eu une semaine plus chargée que le valeureux ailier formé à Florida State ?

    Allez savoir si coach Donovan souhaitait faire passer ce test puissance mille à son ailier, mais Williams n’a jamais obtenu autant de minutes sur le parquet que contre ces deux monstres à l’Ouest (34′ et 35′). Selon NBA.com, le joueur de 19 ans a passé 8 minutes face à James puis deux jours plus tard face à Leonard. Quel rookie dans la ligue a connu une telle épreuve ? Mais la question es de savoir comment notre élève s’en est-il sorti.

    Dans la défaite étriquée chez les Lakers, Williams (6pts, 8rds, 4ints) ne s’est pas caché pour se placer devant le King lors d’une possession cruciale, et s’il a manqué de puissance pour répondre à James et de lucidité pour bien capter ce rebond offensif (joli écran de retard de James au passage), le quadruple MVP des Finales n’a pas manqué de souligner la ressemblance du jeune joueur avec… Kawhi ! On vous l’avait dit !

    « Des bras longs. Il a des mains de type « Kawhi » […] Je savais que je ne pouvais pas beaucoup jouer avec le ballon […] Chicago en tient un bon. »

    LeBron James

    Dans une nouvelle défaite serrée face aux Clippers, Patrick Williams a enfin pu défier son idole : Kawhi Leonard.

    Plus offensif (17pts record en carrière), le 4e choix de la draft continue de progresser de loin (3/5) et commence même à devenir létal dans le corner. Il n’a en revanche pu limiter Leonard dans un 3e quart-temps de feu (21pts). Une semaine bien chargée pour un rookie qui a clairement plus de responsabilités que n’importe quel autre joueur de sa classe.

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves : 10m, 13.6pts, 2.9rds, 2pds

    Le numéro 1 de la draft continue d’apprendre. S’il y a un mot pour définir sa semaine : irrégulier. Capable de sortir son meilleur match chez les pros face aux Blazers avec 26points, il peut aussi bien enchaîner plus tard avec un match sans le moindre panier inscrit. Athlétique et rapide sur pick and roll, Edwards a les outils pour driver inside pour le dunk. Demandez donc à Nikola Jokic. En revanche, ses intérieurs peuvent oublier de voir la balle revenir dans leurs mains. Quand le jeune joueur drive, c’est pour scorer !

    Sans pour autant dénigrer sa performance face aux Blazers, il faut tout de même souligner que le match était plié bien avant la fin de la rencontre. Edwards a notamment pu inscrire 12pts dans le garbage time, mais comme son collègue Jarrett Culver, il n’a pas été très inspiré en défense.

    Malheureusement, le rookie n’a su répéter ce genre de performance offensive sur les deux rencontres qui opposaient les siens face aux Spurs. Sur la première rencontre, perdue en prolongation, il ne score « que » 13pts en 30 minutes. Aucun point en prolongation, une faute sur le fameux pump fake de DeRozan et il perd un ballon précieux en fin de match ce qui lui vaudrait une leçon de la part de son meneur Ricky Rubio. Pour la revanche… 0pt avec un horrible 0-8 aux tirs. Heureusement que les Spurs ne sont pas dans la même division que Minnesota.

    Même avec cela, Edwards reste le meilleur scoreur de sa cuvée avec 13.6pts de moyenne mais avec des pourcentages aux tirs peu flatteurs : 33.9% aux tirs et 21.7% à 3-pts sur les 4 derniers matchs.

    Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons : 9m, 10.6pts, 4.7rds, 0.9pd

    Avec le français Killian Hayes sur la touche, c’est un autre rookie qui commence à faire son trou dans la rotation de Dwane Casey. L’ailier a tout simplement obtenu son record en carrière avec 20 points dans la défaite à Milwaukee. Si le match a rapidement été plié, Bey a pu montrer son adresse à 3-pts (6/10) face notamment à un collègue de promotion Jordan Nwora.

    Deux jours plus tard, le rookie participe à la belle victoire des siens face aux Suns. Rentré au début du 4e quart-temps, il ne sortira plus avant la fin du match en prolongation. Une très bonne idée de la part du staff puisque Bey va inscrire 5 points coup sur coup dans les derniers instants de la rencontre et sceller le sort des Suns.

    Il est très clair que Bey paraît plus mature par rapport à la moyenne des joueurs de sa promotion, et son coach ne cesse de le répéter en interview. Sans oublier le fait qu’il fut formé dans la prestigieuse fac de Villanova, cela doit forcément aider (Eric Paschall, Donte DiVincenzo, Josh Hart, Jalen Brunson…). Son intégration semble pour le moment réussie et il n’est pas impossible de voir son temps de jeu augmenter dans les jours à venir d’autant plus que Bey est déjà le rookie qui rentre le plus de tirs primés en moyenne (2.6 en seulement 23 minutes de temps de jeu).

    Ils ont été « Clutch »!

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers : 7m, 8pts, 2.1rds, 2pds

    Après avoir manqué cinq rencontres, le rookie va effectuer son retour lors de la défaite sur le parquet du Magic (10pts, 2pds). Toujours dans le cinq de départ, le rookie apporte toujours autant de caractère en défense sur le terrain. Catalogué comme un winner depuis son court passage à la fac d’Auburn, Okoro a encore une fois prouvé à quel point il pouvait impacter positivement le résultat d’un match ! Sur le parquet des Grizzlies, et malgré un match plutôt discret de sa part avec aucun point inscrit dans le dernier quart-temps avec encore une minute à jouer. Les Cavaliers mènent 91-90 quand Tyus Jones pars en contre-attaque pour un lay-up facile…

    D’abord sifflée comme faute, coach Bickerstaff a eu la lucidité d’utiliser le challenge qui a ensuite accordé le contre au rookie. Puis quelques secondes plus tard, c’est encore le rookie qui se chargea d’enterrer les Grizzlies avec ce dunk ligne de fond devant une défense qui aurait de quoi faire péter les plombs de Tony Allen !

    Cleveland fait face à de nombreuses absences (Garland, Sexton, Love, KPJ…), heureusement que le staff peut compter sur leur rookie pour rendre de multiples services sur le terrain. A l’heure d’écrire ces lignes, Okoro est le rookie le plus utilisé de la ligue avec 36 minutes de moyenne par match.

    Payton Pritchard , PG, Boston Celtics : 10m, 8.6pts, 2.4rds, 3.1pds

    Après son match fabuleux face aux Raptors (23pts), le rookie s’est à nouveau illustré et cette fois avec ce Game Winner face au Heat. On ne vous répétera jamais assez l’importance de l’écran de retard.

    https://twitter.com/BR_NBA/status/1347017328802762753

    Bien qu’il ait été discret tout au long de la rencontre avec une adresse extérieure en panne (0/4 à 3-pts), le meneur ne cesse de se dépenser sur le terrain et n’a pas froid aux yeux pas quand il s’agit de batailler avec les bigs de la ligue sous les panneaux pour le rebond.

    Face à Washington, Pritchard a pu rectifier la mire de loin avec un joli 3/3. Si l’autre rookie des Celtics Aaron Nesmith peine à se montrer, Danny Ainge peut être satisfait de sa nouvelle trouvaille choisie en toute fin de premier tour en novembre dernier.

    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Cole Anthony, PG, Orlando Magic : 11m, 9.5pts, 4.2rds, 3.1pds

    Le meneur titulaire du Magic Markelle Fultz est out pour la saison, ce qui offre une opportunité en or pour le jeune Cole Anthony. Après trois titularisations, l’ancien de UNC n’est pas encore fiable de loin (2/12), et pas suffisamment solide pour résister au contact près du cercle (34.1%, via StatMuse). Sans oublier l’absence de Michael Carter-Williams, le rookie est propulsé meneur de jeu exclusif de son équipe, et ce dernier devra obligatoirement progresser dans sa gestion du rythme du jeu et réduire ses pertes de balles…

    Trois titularisations, trois défaites, plus de pertes de balle que de passes décisives… Il y a beaucoup de boulot avant de considérer Anthony comme un meneur de jeu titulaire dans cette ligue. Mais que les fans du Magic se rassurent, il y a un réel potentiel chez ce joueur athlétique et bon driver. Son association avec son pote Mo Bamba dans la défaite à Houston est un échantillon de ce à quoi pourrait ressembler Orlando dans un futur proche.

    Il est coincé à l’infirmerie

    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons : 7m, 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Nous l’avions évoqué lors du tout premier carnet des rookies de la saison. Le français a subit une vilaine chute en voulant stopper une contre-attaque dans le 3e quart-temps face aux Bucks. Incapable de se relever immédiatement, et se tordant de douleur au sol, il était clair que le français s’était sérieusement blessé. Le résultat fait froid dans le dos, c’est une déchirure à la hanche. Il est encore trop tôt pour déterminer quand le français pourra fouler de nouveau les terrains. La durée de son indisponibilité dépendra d’une éventuelle opération. On souhaite le meilleur rétablissement possible au meneur français!

    10 autres élèves à surveiller :

    • James Wiseman, C, Golden State Warriors : 11m, 10.6pts, 6.4rds, 0.3pd
    • Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies : 10m, 8.9pts, 3rds, 1.1pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat : 9m, 8.3pts, 5.3rds, 1pd
    • Jae’Sean Tate, SF, Houston Rockets : 9m, 7.9pts, 4.1rds, 1.2pds
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards : 11m, 7pts, 4rds, 2.2pds
    • Isaiah Joe, SG, Philadelphia Sixers: 7m, 6.6pts, 2.3rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies : 5m, 6pts, 3.2rds, 1.4pds
    • Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder: 10m, 5.9pts, 2rds, 2.8pds
    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks : 7m, 5.7pts, 1.4rd, 1.7pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs : 10m, 3.7pts, 3.1rds, 1.2pds
  • Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Le Carnet des Rookies 1.0: des débuts tant attendus

    Illustration by @romain_sk_97

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur les rookies afin de faire le point sur les bonnes ou mauvaises performances des débutants.


    Pas de Summer League, pas de training camp, quelques miettes en pré-saison… Un mois seulement après avoir été draftés, les rookies doivent déjà trouver leurs marques sur le terrain aux côtés des Stephen Curry, Karl-Anthony Towns, De’Aaron Fox, Blake Griffin… On connaît bien évidemment le contexte actuel et c’est donc un réel plaisir de retrouver la NBA et de repartir avec une toute nouvelle cuvée qui va vivre une saison 2020-21 historique, tout en gardant bien en tête que cette génération n’aura pas connu tous les avantages de leurs prédécesseurs ont pu bénéficier. Soyons donc bienveillants envers ces rookies qui devront naturellement apprendre sur le tas. (les statistiques sont arrêtées au 05/01/21, via NBA.com)

    Des séquences pleines de promesses

    James Wiseman en défense sur Kevin Durant lors du match d’ouverture de la saison. Photo by Kathy Willens via Associated Press
    James Wiseman, C, Golden State Warriors, 7m : 11.4pts, 6.1rds, 0.4pd

    Imaginez : un an sans jouer un match officiel de basket-ball et vous vous retrouvez soudainement propulsé dans un match NBA aux côtés de Stephen Curry, sous les ordres de Steve Kerr à batailler contre Kyrie Irving et Kevin Durant. Wiseman a beau être le 2e choix de la draft, on ne peut pas faire plus violent comme début chez les pros. Même pas besoin de se mouiller la nuque, le rookie est rentré directement dans le bain avec un dunk pour son premier panier. Et il faut dire qu’avec sa taille il est difficile de ne pas le remarquer sur le terrain. Le rookie a également profité du garbage time pour montrer sa capacité à tirer de loin, et cela pourrait s’avérer utile pour la suite.

    Curry n’a pas manqué de chercher son intérieur, lui qui tenait à sélectionner un big à la draft, que se soit sur pick and roll ou bien sur des mains à mains. La connexion Curry-Wiseman a des hauts (une fréquence de 28%), et des bas ces derniers jours (seulement 1pd de moyenne et 30% de réussite) avec quelques erreurs de placement typiques chez les débutants, mais cette association reste prometteuse. 19 points, 18 puis seulement 7, 6, 8 et 12, attendons que le rookie devienne de plus en plus régulier pour se délecter plus souvent d’actions de ce style :

    Anthony Edwards, SG, Minnesota Timberwolves, 6m : 13.7pts, 2rds, 2.2pds

    Le N°1 de la draft est donc pour le moment le meilleur scoreur de sa classe après six matchs en NBA. Sixième homme à Minnesota, l’arrière a pu affirmer son talent en attaque avec cinq matchs de rang avec plus de dix points inscrits. Malgré quelques sorties hasardeuses aux tirs (1/9 à 3-pts chez les Lakers), le rookie peut allumer de loin, profiter d’un mismatch et punir les seconds units adverses grâce à ses qualités athlétiques.

    Le début de saison très médiocre des Timberwolves ne devrait (espérons) pas empêcher coach Saunders de réduire le temps de jeu de son jeune joueur (25 minutes). Bien que le rookie ne pourra clairement pas combler les brèches en défense (114.8 DefRTG), en revanche, il pourrait se montrer d’avantage utile en tant que playmaker en jouant le pick and roll afin de trouver le partenaire démarqué.

    Tyrese Haliburton, G, Sacramento Kings, 5m : 10pts, 2rds, 4.4pds

    On a hésité à le placer dans la catégorie des blessés à cause de sa récente gêne au poignet gauche (celui qui a mis fin à sa saison NCAA) qui lui a coûté un match, mais ses débuts chez les pros est un vrai délice et doivent être soulignés. Actuellement quatrième meilleur scoreur de sa cuvée, Haliburton se démarque avant tout par des statistiques très propres et qui ne ressemblent clairement pas à des chiffres d’un rookie :

    • 52.9% aux tirs,
    • 50% à 3-pts,
    • 87.5% aux Lfs,
    • 67.6%EFG,
    • 4.4pds et seulement 0.8TO

    Les Kings ne pouvaient pas espérer mieux avec ce 12e choix de la dernière draft et ce joueur au QI basket plus élevé que la moyenne. En tant que second porteur de balle derrière De’Aaron Fox et Cory Joseph, le rookie s’est illustré pas sa capacité à jouer vite, à temporiser, à trouver le partenaire démarquer et bien sûr, à dégainer du logo avec cette mécanique de tir si étrange.

    Espérons qu’il ne sera pas absent trop longtemps, car les Kings ont montré de belles choses en ce début de saison dans un rôle de poil à gratter de la Conférence Ouest.

    LaMelo Ball, PG, Charlotte Hornets, 7m, 11.6pts, 4.7rds, 4.9pds

    Un premier match délicat pour ses grands débuts (0pt, 0/5 aux tirs), puis le dernier de la fratrie Ball a peu à peu trouvé ses marques sur le terrain et comme lors de la pré-saison, le rookie monte peu à peu en puissance avec comme match référence la victoire à Dallas avec 22pts, 8rds et 5pds. Son shoot est toujours aussi étrange, avec cette impression de ne jamais voir la même mécanique de tir d’un shoot à l’autre (surtout concernant l’impulsion au niveau de ses jambes). Le Hornet est capable de faire un 4/5 de loin à Dallas comme il peut faire 0/5 à Philadelphie. Toujours à l’affût de la passe « Highlight », Ball est aussi un grand adepte du spin move lorsqu’il drive dans la raquette.

    Encore un peu frêle en défense, il se démarque tout de même par son sens de l’anticipation avec 1.8 interceptions par match (4 ballons volés dans le premier match face aux Sixers). Des éléments qui pouraient remettre en question la titularisation d’un Devonte’ Graham méconnaissable par rapport à la saison dernière. Coach Borrego va-t-il oser ouvrir la porte à l’ère Ball en Caroline du Nord ?


    Ils méritent leur temps de jeu!

    Patrick Williams (de dos) sous les ordes du coach Billy Donovan et aux côtés de l’arrière Ryan Arcidiacono lors d’un match contre les Hawks. (AP Photo/Nam Y. Huh)
    Patrick Williams, F, Chicago Bulls, 7m : 9.6pts, 3.3rds, 1pd

    Intégré dès le début de la saison dans le cinq de départ à la place d’Otto Porter Jr, le très jeune Williams (19 ans) n’a pas démérité en se révélant utile en défense grâce à son physique et sa mobilité. En attaque, l’ancien de Florida State a surpris son monde en dévoilant un handle tout à fait correct pour se séparer de son vis à vis pour ensuite scorer à mi-distance. Il faut avouer qu’il affectionne tout particulièrement ce tir (cf, sa shot chart), et je suis désolé si je me répète, mais il y a vraiment du « Kawhi » dans ce shoot à mi-distance.

    Il n’est bien évidemment pas à l’abri de faire des erreurs de « rookies », mais il devrait apprendre aux côtés du vétéran Thaddeus Young. Si les chiffres sont loin d’être flatteurs (114.2 DefRTG), cela n’empêche pas son coach Billy Donovan de le placer en défense face au MVP Giannis Antetokounmpo lors de la défaite contre Milwaukee, ou encore face au All-Star Domantas Sabonis contre les Pacers. Si les croqueurs que sont Coby White et Zach LaVine arrivent à intégrer un peu plus le rookie dans le jeu offensif, il ne serait pas étonnant de le voir rapidement grimper dans la catégorie juste au dessus.

    Desmond Bane, SG, Memphis Grizzlies, 6m : 9.5pts, 2.5rds, 1pd

    Le dernier joueur sélectionné au premier tour de la draft 2020 ne cesse de se montrer ces derniers jours. Profitant des nombreuses blessures dans le Tennessee (Ja Morant, De’Anthony Melton, Jaren Jackson J., Justise Winslow), le rookie a vu son temps de jeu passer de 10 à 30 minutes en l’espace de quatre rencontres. Une opportunité en or permettant à cet arrière musculeux de montrer son potentiel offensif. Dans la défaite à Boston, Bane profite ainsi du garbage time pour inscrire 9 de ses 16 points avec un joli 3 sur 4 de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6w-F64Q9ck

    Le match suivant face à Charlotte, coach Jenkins l’utilise en tant que porteur de balle et cela donne 4 passes décisives pour le rookie. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les jours à venir avec la possibilité de le placer dans le cinq de départ.

    Théo Maledon, PG, Oklahoma City Thunder, 6m : 7pts, 1.7rds, 2.5pds

    Très sincèrement, on pensait placer un autre français dans cette catégorie, mais voilà que l’ancien joueur de l’ASVEL a, en partie, confirmé les belles choses entrevues lors de la pré-saison.

    Avec 12pts, et 4pds dans la victoire à Orlando et face à un collègue de promo Cole Anthony, le français a clairement montré que son vécu en Euroleague lui a énormément apporté concernant le jeu sur demi-terrain. Patient sur pick and roll, capable de lever la tête lorsqu’il drive, et pour ne rien gâcher, il peut envoyer la balle avec une seule main pour le partenaire démarqué dans le corner opposé. Une qualité de passe essentielle en NBA. Si son adresse de loin est encore aléatoire (27.8%), le français doit surtout progresser en défense s’il veut prétendre à plus de temps de jeu derrière George Hill. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il est en avance pour le moment par rapport à Ty Jerome, qui est actuellement blessé.

    Payton Pritchard, PG, Boston Celtics, 8m : 8.6pts, 2rds, 3.1pds

    Marcus Smart ne nous avait pas menti. Impressionné avant le début de la saison par le rookie, l’arrière de 26 ans des Celtics ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de devenir le mentor d’un jeune joueur hargneux sur le terrain et qui ne recule devant rien.

    Le meilleur joueur de la PAC-12 l’an dernier s’est fait remarqué dans un premier temps lors du match de Noël face à Brooklyn avec son énergie. C’est simple, il ne cesse de se dépenser sur le terrain. Que se soit en défense ou en attaque, il ne se ménage pas, ce qui oblige Brad Stevens à le sortir parfois à cause de la fatigue. Mais ce qui est sûr, c’est que coach Stevens l’adore:

    « Il est prêt, il joue juste, il est malin. C’est un gars qui sait jouer. »

    Brad Stevens via Celtics.com

    S’il y a deux choses que l’on aimerait voir changer rapidement, c’est d’une part, qu’il cherche un peu moins la balle en défense sous peine d’être rapidement limité par les fautes, et d’une autre part, le voir plus souvent mener le jeu des Celtics et de ne pas se contenter de rester dans le corner. Son match record contre les Raptors (23pts) vient confirmer le potentiel de ce joueur, un futur FVV?


    Bon… Ce n’est que le début… Soyons patients

    Killian Hayes à l’écoute des consignes du coach Dwane Casey. Credit: Raj Mehta-USA TODAY Sports
    Killian Hayes, PG, Detroit Pistons, 7m : 4.6pts, 1.1rds, 3.6pds

    Un début de saison pour le moins très compliqué pour l’ancien choletais qui, malgré le soutien de son coach Dwane Casey et des anciens All-Stars Blake Griffin et Derrick Rose, ne semble pas être en mesure d’apporter plus sur le terrain. Déjà deux rencontres coup sur coup sans le moindre point face aux Warriors (pire défense de la ligue) puis face aux Celtics. Le français né en Floride est trop prévisible sur le terrain, manque d’ingéniosité sur pick and roll et n’est pas assez saignant dans ses drives. S’il peut planter de loin par moment, c’est loin d’être rentable (23.5%). Le staff des Pistons préfèrent déjà donner le ballon dans les mains de Derrick Rose, voire dans celles de Blake Griffin dans le money time sous les yeux d’un Killian sur le banc. Symbole de ce début de saison chaotique, Killian s’est blessé à la hanche suite à un ballon perdu.

    Il n’est pas non plus impossible de voir une évolution à la D’Angelo Russell qui avait lui aussi connu des difficultés lors de ses débuts aux côtés de Kobe Bryant. Patience.

    Aleksej Pokusevski, F, Oklahoma City Thunder, 5m : 1pt, 3.8rds, 1.4pds

    Il aura fallu quinze tirs avant de marquer son premier panier en NBA, le géant serbe montre, sans surprise, quelque difficultés à s’adapter au jeu NBA après une saison en 2e division grecque. Pourtant son coach Mark Daigneault ne manque pas de lui donner du temps de jeu (16 minutes). Il faut dire que son profil est atypique pour un ailier (2m13-86kg), et que les situations de mismatchs sont donc devenues monnaie courante dans une rencontre face au Thunder. S’il se montre intéressant en défense (1 int, 1blk), il doit encore régler la mire de loin (1/16), s’il ne veut pas voir son temps de jeu fondre au profit d’un Trevor Ariza sur le retour… Non oubliez.


    Ils sont coincés à l’infirmerie

    Isaac Okoro, SF, Cleveland Cavaliers, 2m : 5.5pts, 3rds, 2.5pds

    Quel dommage ! Deux matchs, deux victoires, près de 38′ minutes de temps de jeu en moyenne passées sur le terrain mais voilà que l’ancien joueur d’Auburn se blesse au pied gauche et doit attendre le feu vert du staff médical pour retrouver ses coéquipiers. Nul doute que l’on reverra bientôt ce compétiteur qui nous avait tant séduit lors des matchs de pré-saison, et profiter de ce début de saison intéressant des Cavaliers.

    Obi Toppin, PF, New York Knicks, 1m : 9pts, 3rds, 1pd

    Un seul match joué et voilà que le rookie vedette des Knicks se retrouve déjà entre les mains du staff médical. Le new yorkais n’a pas posé un seul orteil sur un parquet après une douleur au niveau de sa cuisse droite selon Ian Begley via SNY. Une blessure relevée depuis le 26 décembre dernier, et son retour sera conditionné par de multiples ré-évaluations afin de déterminer si oui ou non le rookie pourra participer lui aussi à ce bon début de saison de sa franchise. La date du 6 janvier a été évoquée… Croisons les doigts !

    Jalen Smith, F-C, Phoenix Suns, 2m : 2pts, 2.5rds, 0.5pd

    Après une pré-saison plus ou moins compliquée avec quelques errances en défense et un shoot extérieur qui ne rentre pas, le rookie sélectionné en 10e position en novembre dernier a dû quitter prématurément ses partenaires lors du deuxième match de la saison après s’être foulé la cheville gauche. On ne plaisante pas avec les blessures à la cheville dans le basket et voilà le rookie out depuis. Il n’est pas impossible de le revoir en tenue cette semaine à domicile face aux Raptors.

    Onyeka Okongwu, F-C, Atlanta Hawks

    Suite à une inflammation décelée au niveau du gros orteil gauche, l’intérieur choisi en 6e position de la dernière draft par les Hawks avait déjà été annoncé out pour le début de la saison. La franchise a tablé sur les deux premiers matchs, et nous voilà avec plus de 6 matchs joués et toujours pas de nouvelles concernant un éventuel retour du rookie. Néanmoins, ce dernier participerait à des entraînements mais tout en douceur (via Rotoworld).


    10 autres élèves à surveiller :

    • Immanuel Quickley, G, New York Knicks, 3m : 10pts, 1.3rd, 1.3pds
    • Saddiq Bey, SF, Detroit Pistons, 6m : 8.8pts, 4.2rds, 0.7pd
    • Cole Anthony, PG, Orlando Magic, 7m : 8.7pts, 5rds, 3.4pds
    • Precious Achiuwa, PF, Miami Heat, 6m : 7.5pts, 4.5rds, 0.5pd
    • Deni Avdija, F, Washington Wizards, 7m : 7.1pts, 4.6rds, 2.4pds
    • Jordan Nwora, F, Milwaukee Bucks, 5m : 6.6pts, 2rds, 0pd
    • Tyrese Maxey, G, Philadelphie Sixers, 7m : 6.3pts, 1.4rds, 1.6pds
    • Xavier Tillman Sr, PF, Memphis Grizzlies, 1m : 6pts, 6rds, 0pd
    • Facundo Campazzo, PG, Denver Nuggets, 6m : 3.8pts, 0.8rd, 1.2pds
    • Devin Vassell, SG, San Antonio Spurs, 5m : 3.4pts, 3rds, 1pd