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  • La Floride, le nouveau monstre du basket américain

    La Floride, le nouveau monstre du basket américain

    Par Benjamin Gisse (@MagicBenJohnson)


    5 semaines. 5 états des Etats-Unis. C’est ce que Clutch Time vous propose d’aborder cette semaine. Un dossier complet sur les 5 régions les plus influentes sur le basket américain moderne, celles qui transforment une génération, celles qui forment les plus grandes stars de la NBA, celles qui ont le rendement joueurs/stars le plus grand, bref, ces états qui font que le basket américain se renouvèle en permanence.
    Aujourd’hui, on aborde le nouvel empire, le temple de la formation moderne : la Floride.
    Entre strass, paillettes et plages, découvrez l’histoire du nouveau royaume du basket, prêt à détrôner les géants impérissables.


    Une « hype » très récente…

    Si on vous dit Floride et basket, vous pensez à quoi ? Miami, Orlando, les Heatles, « Not 1, not 2, not 3… », Ray Allen dans le corner ou le jeune Shaq par exemple. Et bien… oui, mais c’est normal ! Parce qu’avant 1988, aucune équipe NBA n’est installée en Floride. Les Floridians (ABA) de Donnie Freeman ne sont qu’un lointain souvenir pour les plus anciens, et seules les universités de Miami et de Floride font un peu de bruit à l’échelle nationale. C’est le vide absolu, à tous les étages.

    1988. La période Neal Walk, qui a fait la fierté d’une partie de la Floride, commence à se faire vieille, et lors d’une expansion qui apportera les Charlotte Hornets, la NBA décide de franchir le pas et d’aller dans une des régions les plus peuplées des Etats-Unis : Miami.
    Considéré comme le « retirement heaven » où tous les retraités des Etats-Unis s’installent, la Floride n’attire pas plus que ça. Mais le Miami Heat va installer un renouveau sportif. Logo neuf et récent, campagne de pubs à destination du public jeune, la hype s’installe, le public accroche, l’identité est là.  

    1989. Un an plus tard, c’est Orlando qui frappe à la porte de la NBA, convaincue du potentiel floridien. L’impact n’est pas le même, cependant, l’arrivée de Shaquille O’Neal au sein de l’effectif quelques années plus tard prouvera que Orlando a sa place en NBA, tant sur l’aspect sportif qu’attractif.

    2 équipes en NBA. L’étape est franchie, la Floride est installée dans la plus grosse ligue de basket mondiale. Mais une question reste en suspens : où sont les joueurs issus de la formation floridienne ? Et bien… On doit les chercher. Certes, Darryl Dawkins a abreuvé la NBA de dunks, Eddie Johnson a traumatisé quelques attaquants… Mais globalement, c’est très dur de trouver des joueurs marquants venant de Floride.

    La révolution commencera avec deux Otis, que seulement quelques années séparent : Birdsong & Thorpe. Tous les deux draftés dans le top 10, tous les deux draftés par Kansas City, tous les deux nommés All-Star au moins une fois, ils ont su réveiller une génération enfouie dans le Sud-Est des Etats-Unis. A la même période, Derek Harper viendra compléter le duo, et marquera lui aussi la Floride. Mais il manquait une tête d’affiche, un leader.

    Un joueur marquera la NBA à son arrivée en 1989. Il incarnera durant sa carrière la culture et l’ADN qui caractérise si bien son Etat. Enfant de Fort Lauderdale, il reflètera la jeunesse floridienne aux yeux de tout le pays, formant une parfaite combinaison entre dureté et volonté : Mitch Richmond. 1er Hall of Famer formé en Floride, c’est lui qui va en quelque sorte aider la Floride et ses enfants à se développer, à développer cette culture de la dureté, de la hargne.

    Car la Floride n’était qu’en phase de forage, et le pétrole allait bientôt jaillir à la surface…

    … renforcée par deux cousins…

    1997. Un jeune joueur va marquer les esprits de la Caroline du Nord. Après 3 saisons lycéennes à Auburndale en Floride, cet espoir du basket se transfère à Durham, dans la Mount Zion Christian Academy. Une saison incroyable s’en suivit : 27.5 points, 8.7 rebonds, 7.7 passes, 2.8 interceptions et 2 contres par match. Il est incontestablement nommé parmi l’un des meilleurs lycéens des Etats-Unis, et reçoit de multiples récompenses nationales.

    Mais sa formation, il la doit à la Floride, dont il est originaire. C’est cette Floride qui a exploité son talent, qui la développé. Il restera toute sa vie fidèle à Auburndale, à cette contrée qui l’a vu évolué, jour après jour, année après année.
    Malgré des tentations d’université, il sautera la case NCAA pour se présenter directement à la draft NBA 1997, en tant que lycéen. Il sera sélectionné au 9ème choix de la draft par une « fraîche » équipe de Toronto. Son nom ? McGrady. Tracy McGrady.

    Auburndale, FL: Tracy McGrady heads home to his old high school gym. - Captured on a Samsung Galaxy S8

    Tracy McGrady de retour dans le gymnase d’Auburndale, à l’occasion d’un partenariat entre Samsung et ESPN.

    Au même moment, son cousin, Vince Carter, lui aussi originaire de Floride, est en train d’arpenter le chemin universitaire du côté de North Carolina. Véritable phénomène, Vince aura fait ses classes du côté de Daytona Beach, county où il est né, où il a grandi. Également nommé parmi les meilleurs lycéens de sa génération, l’ancienne star de Mainland sera récompensée de plusieurs prix nationaux, quelques années avant Tracy. 22 points, 11.4 rebonds, 4.5 passes et 3.5 contres par match sur sa dernière année en Floride.

    Son départ pour UNC ne changera pas son amour pour Daytona. Quelques années plus tard, il se déclarera pour la draft NBA, et sera sélectionné par Golden State avec le 5ème choix avant d’être échangé à Toronto contre Antawn Jamison.

    Commencera alors une époque où Toronto, armé de deux cousins floridiens, surprendra la NBA à coups de highlights phénoménaux. Même si l’équipe, un peu faible globalement, n’atteindra pas des sommets collectivement, elle aura marqué une génération de fans, et aura fait la fierté d’un état tout entier, qui attendait un renouveau, en regardant les performances d’un Mitch Richmond perdant petit à petit sa gloire d’All-Star.

    Les deux joueurs mèneront une carrière de Hall of Famers, et marqueront l’élément déclencheur du développement de la Floride comme un des piliers de la formation américaine.

    … qui aboutit à la création d’un empire !

    2003. Les années passent, les joueurs passent, et la formation floridienne s’embellit. L’apparition et la domination d’Amar’e Stoudemire en NBA renforce le sentiment de révolution. La Floride vient de passer un cap.

    Mais une dernière étape manque à la liste : attirer les plus gros prospects lycéens du pays. Même si l’état est l’un des plus peuplés des États-Unis, la formation a encore besoin d’évoluer, de toucher le pays tout entier.

    Ainsi arrive, au milieu des années 2000, la Montverde Academy.

    L’académie arrive en contournant complétement la question des prospects américains. « On ne peut pas attirer ici, alors allons chercher ailleurs ». Et la logique fonctionne, et les propulse tout en haut. Leur première star ? Luc Mbah a Moute, star au Cameroun, nommé un des meilleurs prospects internationaux, et qui vient de débarquer aux États-Unis.

    Luc obtiendra une bourse pour aller à UCLA, université légendaire à l’histoire incroyable. Il y restera 3 saisons avant de s’inscrire pour la Draft NBA 2008. Il est sélectionné par Milwaukee avec le 37ème choix de la Draft.
    Fierté pour Montverde, qui tient son premier joueur drafté. L’effectif grandit, et gardera la même dynamique internationale pendant quelques années.

    Prochaine star ? Solomon Alabi. Histoire similaire : arrivée du Nigéria, prospect international renommé, obtient une bourse pour Florida State, drafté par Dallas en 2010 (50ème choix).
    Sa carrière n’aura pas la même grandeur que celle de Luc, mais Montverde tient sa recette, et ne compte pas la lâcher.

    Suivront des joueurs comme Patricio Garino (Argentine), Landry Nnoko (Cameroun), Ruslan Pateev (Russie) ou Haukur Pálsson (Islande). Des noms, certes un peu moins clinquants, mais qui permettront à Montverde d’avoir une transition entre création et explosion la plus seraine possible. Et c’est chose faite. En 2012, l’effectif de Montverde compte 100% de joueurs ayant une bourse pour une équipe de Division I en NCAA. Cette saison marque la fin de l’échauffement pour l’académie, et le début de l’empire floridien.

    À quoi reconnait-on un bon lycée d’un excellent lycée ? Quand les meilleurs joueurs du pays sont prêts à venir jouer pour vous. L’heure de franchir l’étape est arrivée. Montverde garde sa recette internationale, mais y ajoute des ingrédients nationaux : Kasey Hill, Michael Frazier II, Dakari Johnson… L’effectif commence à faire peur et s’introduit dans les nombreux tops d’équipe.
    Mais c’est un jeune freshman venant de Louisville, dans le Kentucky qui va élever Montverde au rang d’empire. Un jeune freshman, qui à l’aube de la saison 2011-2012, va décider de partir de la Central High School à Louisville, et d’arriver dans cet effectif.

    Ce jeune freshman, c’est D’Angelo Russell.

    Montverde marche sur la saison. L’effectif est trop fort, trop puissant, trop performant. Un jeune Joel Embiid, issu de la recette internationale, aura un peu de temps de jeu, mais ne sera pas vraiment satisfait et partira à la fin de sa première saison. Montverde se qualifie pour sa deuxième finale nationale, et pour la deuxième fois, échoue face au Findlay Prep d’Anthony Bennett. Défaite cruelle de 3 points, 86-83, qui permet à Findlay de rafler son 3ème titre national en 4 ans.

    Cette finale marque alors le début du règne. Kasey Hill et Dakari Johnson deviennent seniors et de plus en plus forts, « D-Lo » prend ses repères et commence à entreprendre sa legacy, et un jeune Australien arrive pour renforcer l’effectif : Ben Simmons. Mélange encore une fois entre le top des prospects internationaux et américains, Montverde rafle la mise, et sur la saison 2012-2013, remporte son premier titre national face à St. Benedict’s Prep, grâce aux grosses performances de leurs 2 seniors stars, Hill (19 points) et Johnson (MVP, 18 points).

    St. Benedict's Prep vs. Montverde Academy: Recap and Analysis of NSHI 2013  Final | Bleacher Report | Latest News, Videos and Highlights

    Montverde sous le toit des Etats-Unis après son premier titre national

    Une fois la machine lancée, impossible de l’arrêter. Cette fois-ci sous les ordres d’un D’Angelo Russell nommé parmi les meilleurs lycéens de sa génération, Montverde arrive en tant que favori sur la saison 2013-14. Pression assumée et digérée, puisqu’ils s’imposeront une seconde fois d’affilée, marquant la fin de la période Findlay. Comme un roulement sans fin, l’année suivante, c’est Ben Simmons, nommé meilleur lycéen de sa génération qui est nommé leader de Montverde. Vous l’aurez compris, jamais deux sans trois, et Montverde s’imposera pour la 3ème fois consécutive. L’empire est fondé, le règne a débuté.

    Malgré une saison compliquée en 2016, Montverde reviendra à l’attaque en 2017, avant d’échouer en finale, puis de remporter à nouveau le titre en 2018, avec le phénomène canadien R.J. Barrett. Tiens… Encore un joueur international.

    6 saisons depuis leur défaite face à Findlay. 5 finales. 4 titres. Montverde est devenu intouchable et rafle tous les plus gros prospects. Parmi tous ceux qui n’ont pas été cité, nous avons : E.J. Montgomery, Anfernee Simons, Sandro Mamukelashvili, Marcus Carr, Simi Shittu, Filip Petrusev et plus récemment Cade Cunningham, Moses Moody, Caleb Houstan, Precious Achiuwa, Dariq Whitehead ou Jalen Duren… Une usine à talents, littéralement.

    Et si en 2019, c’est l’autre lycée floridien en vogue, l’IMG Academy, qui s’est imposé à l’échelle nationale, c’est bien Montverde qui a su marquer les esprits et entreprendre une legacy pour la Floride. Partant de joueurs internationaux reconnus, ils ont su prendre à contrepied le système américain, et possède depuis 2009, une multitude de joueurs présents en NBA, quelques picks de draft dans le top 3 (Simmons, Barrett, Russell), et une legacy qui va se charger du reste (Cunningham, Duren, Whitehead…).


    Cette formation se traduit également par des chiffres. Et notamment du côté de la NBA, où le nombre de joueurs NBA issus de la Floride a tout simplement explosé depuis quelques années !

    À noter que la décennie 2020-2029 démarre également sur les chapeaux de roue, avec 19 joueurs arrivés en NBA en 2 ans, soit quasiment autant que sur la décennie 1980-1989 !
    Mais là où la Floride s’est vraiment imposé, c’est sur les classements nationaux. Lancés il y a quelques années par des compagnies comme 247Sports ou ESPN, les classements des lycéens fait débat, mais plaît beaucoup. Le RSCI établit un consensus entre tous les plus grands sites de rankings, et délivre un classement final : le top 100 RSCI.
    Ces classements sont délivrés par génération (année de naissance) et sont actualisés jusqu’à leur entrée en université.
    Après avoir regroupé par blocs des 3 années entourant un début de décennie (depuis la création du RSCI), et classer par état, nous obtenons ce graphique :

    Non seulement la Floride s’impose comme l’une des meilleures sources de talents, poussé par les académies Montverde et IMG, mais elle a récemment réussi à dépasser l’ogre californien, et de surpasser tous les autres états.
    La Floride plaît à l’échelle nationale, et les meilleurs recruteurs n’hésitent pas à venir s’approvisionner. On a vu notamment il y a quelques jours les frères Bewley, originaires de Fort Lauderdale, et classés comme 2 des meilleurs joueurs de la génération, accepté un contrat avec Overtime Elite (dont nous parlerons plus tard), structure menée par l’inépuisable Kevin Ollie.


    Long, très long a été le périple de la Floride depuis la fin des années 70. De Neal Walk aux « Otis Boys » à la legacy de Montverde, en passant par Mitch Richmond et les cousins McGrady/Carter, la Floride a su se renouveler et, à l’instar du football américain par exemple, devenir un exemple et un pilier de la formation américaine. Passant de 15 joueurs dans le top 100 RSCI des meilleurs lycéens entre 1999 et 2001 à 35 joueurs entre 2019 et 2021, l’état s’inscrit dans la durée, et compte bien nous livrer des stars pour encore très longtemps…


    Sources : MaxPreps, GEICO Nationals, Basketball Reference, RSCI Rankings.

  • Colère en NBA : faire éclater la Bulle ?

    Colère en NBA : faire éclater la Bulle ?


    « Aucun vietcong ne m’a jamais traité de nègre »

    Cassius Clay aka Mohamed Ali

    Le 28 avril 1967, Mohamed Ali annonce publiquement son refus de participer à la guerre du Vietnam, sa licence de boxeur est supprimée et il est condamné par la justice étasunienne. Malgré l’opprobre d’une partie de la société américaine, il assume cet acte politique. Les athlètes qui s’engagent et dénoncent radicalement des problématiques sociétales sont ils antipatriotiques ? Dans une interview accordée ce mercredi 26 août au média TNT, Doc Rivers, coach des Clippers réagit à la bavure policière sur Jacob Black, afro-américain touché de 7 balles dans le dos cette semaine à Kenosha, Wisconsin.

    « We are the ones getting killed. We are the ones getting shot. It’s amazing, we keep loving this country, and this country does not love us back. (…) You need to be American and outraged. »

    Source : Doc Rivers, NBA TNT via Rachel Nichols 26/08/2020.

    Cette nuit, les joueurs NBA ont refusé de se présenter sur le terrain. Ils ont apporté leur soutien à Jacob Black et ont signifié leur colère face au racisme qui embrase toujours la société américaine, 50 années après Ali. Vous ne trouverez pas de réponse à ce mal chronique dans la presse, ni au détour de débats vénéneux et stériles sur Twitter. Il est cependant essentiel de souligner la position des joueurs et la portée symbolique de leur acte historique.

    Depuis le mois de juin, les manifestations du mouvement « Black Lives Matters » se déroulent dans les rues américaines avec violence. Les protestataires accusent les inégalités entre les communautés, la discrimination qui engendre la division et la colère. Ils font face à l’attentisme du pouvoir politique américain, de Donald Trump à Joe Biden, candidat démocrate pour les élections présidentielles de novembre 2020. Si la classe dirigeante rappelle la nécessité de justice et déplore le vandalisme engendré par les protestations, elle n’évoque pas frontalement les meurtres issus de la fragmentation de la société américaine. La nuit dernière, un adolescent d’extrême droite a tué deux manifestants à Kenosha. (Source : Le Monde). Dans ce contexte sociétal brûlant, les voix de Jaylen Brown, Malcom Brogdon ou Lebron James supportent publiquement le mouvement protestataire. La NBA est composée à plus de 80 % de joueurs afro-américains (Martin Breteau, 2011), et la position d’Adam Silver sur le racisme et l’intégration des communautés est limpide. En 2014, les propos discriminants de Donald Sterling, alors General Manager des Clippers, avaient été sanctionnés d’un bannissement à vie et d’une amende de 2.5 millions de dollars. Au delà des clivages politiques et identitaires, les joueurs NBA ont conscience de leur responsabilité en tant que role models. En atteste l’engouement qu’a suscité l’adoption des maillots floqués avec des valeurs chères aux joueurs dans la bulle.

    Mais cette nuit, Bucks, Magic, Thunder, Rockets, Blazers et Lakers ont adopté une stratégie de communication bien plus radicale pour défendre leur vision : la grève. Le buzzer est désormais en stand by face au refus des joueurs d’exercer leur métier dans ce climat sociétal. C’est un acte symbolique fort et inédit. Parmi les athlètes qui évoluent en playoffs, on retrouve des jeunes, des joueurs en bout de banc qui ont un salaire à justifier et le devoir d’honorer leur contrat afin de sécuriser leur futur. Ce refus de jouer peut ainsi être perçu comme un pied de nez au système américain capitaliste, de l’entertainment. Les négociations avortées pour le salary cap de 2011 avaient conduit au lockout. Aujourd’hui, les joueurs ont accompli un geste désintéressé de toute réussite économique, un retour solidaire vers leur communauté pour dénoncer les injustices criantes auxquelles les joueurs NBA ne sont pourtant pas les premiers exposés une fois la gloire atteinte.

    Dès lors, la perspective de quitter « la Bulle » est hautement symbolique. Le centre a constitué la condition sine qua non de la survie du basketball américain post-confinement. Sortir de la bulle, c’est quitter le monde du basket pour une durée indéfinie, avec de pénibles protocoles sanitaires à suivre pour espérer y revenir. Si des joueurs décident de boycotter la saison, ce sera ainsi sans regarder en arrière, en laissant le basketball de côté pour libérer la parole et demander une action politique concrète, avec des ajustement institutionnels. L’abandon des Playoffs constituerait un événement retentissant, médiatisé à l’international et pourrait exercer une pression sur le gouvernement américain qui devra considérer ces impératifs sociaux pour le prochain mandat présidentiel.

    En parallèle à ces revendications, La « prise d’otage » de la ligue sportive américaine la plus lucrative met en péril ses perspectives de développement et représente un nouveau contretemps pour Adam Silver. La construction de la bulle NBA a nécessité plus de 150 millions de dollars (source : ESPN) et les moyens logistiques déployés pour assurer avec succès la sécurité sanitaire furent colossaux. La fin des Playoffs ne ferait qu’accentuer la tourmente financière dans laquelle la NBA s’est engagée avec le COVID 19. Malgré cette menace, on peut espérer que l’image de la ligue et ses engagements socio-politiques restent intacts. Début Août, l’association avait créé une nouvelle fondation afin de verser 300 millions de dollars sur 10 ans pour valoriser le développement économique de la communauté noire.

    Dans l’attente de la décision du Board of Governors qui se réunissait aujourd’hui pour affirmer sa politique face à la grève des joueurs, les matchs d’hier soir sont reportés. Selon l’insider Shams Charania, Lakers et Clippers se seraient déjà accordés en interne pour boycotter le restant des playoffs. L’issue des négociations avec le syndicat des joueurs reste inconnue, mais peu importe, car une maladie ronge la société américaine, et ce n’est pas la bulle qui va la sauver.

  • NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies #12 – TOP 3 Français de l’année en NBA

    NBA Frenchies ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA. Cette semaine, ils ont préparé une sélection personnelle des 3 meilleurs joueurs français de la saison 2019-2020, malheureusement interrompue. Et il y a débat !

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  • Bilans de la saison  – SouthEast Division

    Bilans de la saison – SouthEast Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Troisième volet de notre série de bilans de la saison et quoi de mieux que la Division Southeast pour nous rappeler que l’été arrive, avec ou sans confinement, l’occasion pour nous de se pencher sur le parcours surprenant du Heat cette saison, tandis que son rival, le Magic d’Orlando n’a pas encore passé le cap tant attendu par ses supporters. Un peu plus en retraits, Wizards, Hornets et Hawks attendent patiemment leur heure, faisant de cette saison, une année de transition pour se rebâtir un roster à plus ou moins long terme.


    Miami Heat (41-24) – 4ème

    PPG (112.2) – 15ème / Opp PPG (108.9) – 11ème
    Offensive Rating (112.7) – 6ème / Defensive Rating (109.4) – 12ème

    Cinq majeur cette saison :
    G. Dragić (PG) – K. Nunn (SG) – J. Butler (SF) – D. Robinson (PF) – B. Adebayo (C)

    Après avoir tourné une page de son histoire avec la retraite de Dwyane Wade l’an passé, la saison 2019/2020 du Heat devait ouvrir un nouveau chapitre et organiser la succession de cette héritage doré laissé par le joueur. Tout bon dirigeant qu’il est, Pat Riley nous a encore prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac en allant récupérer (ou débarrasser) Jimmy Butler aux 76ers, se séparant dans l’opération de deux cadres : Hassan Whiteside et Josh Richardson. Un trade qui pouvait sembler risquée dans un premier temps mais qui s’avère être bien venu pour le natif de Houston qui va assumer parfaitement son rôle de leader avec la franchise floridienne et comme mentor des jeunes troupes d’Erik Spoelstra. Annoncé comme un candidat sérieux et prometteur pour l’un des derniers spots en playoffs, le Heat a largement dépassé les attentes et est à ce jour la plus belle surprise de la saison à l’Est.

    Confortablement installée dans le wagon de tête, Miami a notamment réussi un départ canon en décrochant pas moins de 15 victoires lors des 20 premières rencontres de la saison, dont près de la moitié étaient à l’extérieur. Ce qui a plutôt bien fonctionné cette année pour les floridiens c’est la réussite offensive, parfois proche de l’excellence, à commencer par les plus jeunes. Et ils sont nombreux à s’être révélés très tôt comme de vraies plus-values. Kendrick Nunn, nouvelle trouvaille intelligente que le Heat a chipé à l’équipe de développement des Warriors, ou encore la sélection astucieuse du très talentueux et précoce Tyler Herro (13ème pick), Miami a su créer un environnement idoine à l’intégration de ses jeunes pépites, mais également à la progression de certaines. Bam Adebayo et Duncan Robinson en sont les preuves les plus marquantes, le premier étant devenu la véritable pierre angulaire du jeu floridien, honorant au passage sa première sélection au All-Star Game à 22 ans seulement (record de précocité pour la franchise), tandis que le second devenait le véritable artilleur timonier du navire floridien, s’offrant plusieurs records personnels à ce titre dont celui du plus grand nombre de tirs primés de la franchise.

    Et ce ne sont pas les absences (Justise Winslow, Dion Waiters), ou la mise sur le banc salutaire d’un Goran Dragić vieillissant, qui viendront noircir le tableau, ce dernier l’ayant accepté sans broncher devenant ainsi l’un des sixièmes hommes les plus efficaces de la ligue. Même si l’équipe a connu une mauvaise passe en février (sept défaites), clairsemée de pannes offensives et d’une défense encore loin d’avoir trouvé ses marques, le bilan global est très convaincant, à la fois sur le plan sportif (3ème meilleur bilan à domicile de la ligue), du jeu, rapide, tranchant et résolument tourné vers l’attaque ou encore la progression des jeunes et le leadership des plus anciens créant ainsi une entente singulière sur les parquets. Miami semble avoir un effectif très prometteur qui n’attend qu’à trouver de la stabilité et engranger de l’expérience afin de jouer les premiers rôles de la Conférence sur le long terme.

    La saison de Miami en quelques chiffres :
    . 1ère équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (38.3%)
    . 30ème équipe à réaliser le plus de tentatives de tirs par match (84.4)
    . 2ème équipe à concéder le moins de rebonds cette saison (42.2)
    . Meilleur marqueur : Jimmy Butler (20.2 points par match à 45.4% FG)
    . Meilleur passeur : Jimmy Butler (6.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Bam Adebayo (10.5 rebonds par match)

    Orlando Magic (30-35) – 8ème

    PPG (106.4) – 27ème / Opp PPG (107.3) – 4ème
    Offensive Rating (108) – 24ème / Defensive Rating (109) – 9ème

    Cinq majeur cette saison :
    M. Fultz (PG) – E. Fournier (SG) – T. Ross (SF) – A. Gordon (PF) – N. Vučević (C)

    Avec des objectifs encore très mesurés, Orlando ne partait pas sans repère cette saison. 7ème l’an dernier, les floridiens avaient réussi leur pari en se qualifiant pour les phases finales, s’installant désormais comme un contender sérieux à l’Est. Les dirigeants ont donc choisi de miser sur leurs pièces disponibles à coup de prolongations (Terence Ross, Nikola Vučević, Michael-Carter Williams, Khem Birch), limitant ainsi leur marché sur la Free-Agency. Cette nouvelle saison devait servir d’encrage à un groupe encore en construction et en quête de repères mais qui parvient à engranger de bons résultats et une certaine continuité, à commencer par une qualification pour les playoffs en avril en prenant soin d’éviter le sweep face à la ou les équipes les plus injouables dès le 1er tour. La progression du groupe passait évidemment par la progression d’un certains nombre de joueurs, à commencer par celle d’Aaron Gordon, grand espoir de la franchise, qui a connu une saison 2018-2019 mitigée, ou encore du pari Markelle Fultz, arrivé en provenance de Philadelphie ainsi que les plus jeunes éléments comme Jonathan Isaac, Wesley Iwundu et Mohamed Bamba.

    On reste finalement sur notre faim. Ni trop bas, ni trop haut, le bilan du Magic est loin d’être en progrès, ce qui semble décevoir plusieurs fans de la franchise, remettant en cause le bien-fondé des prolongations de certains joueurs cet été et des éventuelles prolongations à venir. Même si l’objectif des playoffs est (partiellement) atteint, les satisfactions sont moindres. L’équipe peine à enchaîner les victoires et a connu plusieurs passages compliqués cette année comme en témoigne leurs 11 défaites sur leurs vingt premiers matchs de SR, ainsi que leurs dix défaites sur les quinze rencontres qui ont précédé le All-Star break. Plusieurs absences notables (Vučević en novembre, Augustin et Isaac en janvier puis Fournier) ont handicapé un roster déjà fragile offensivement, ce qui a eu pour conséquence un mano à mano permanent avec les Nets, empêchant les floridiens de nourrir plus d’ambitions cette saison et de développer tardivement son jeu d’attaque, même si depuis le mois de février l’équipe enchaîne les rencontres à plus de 100 points.

    Plusieurs motifs de satisfactions sont à noter tout de même, à commencer par la défense. Steve Clifford est passé maître dans cet art de plus en plus secondaire à l’heure du jeu rapide en transition et des faibles temps de possession. Les joueurs d’Orlando savent jouer comme un seul bloc lorsqu’il s’agit de verrouiller le périmètre et de venir aider les copains sur des prises à deux ou de mettre une bonne pression défensive en bouchant la raquette. Malgré une infirmerie qui n’a pas désempli, plusieurs joueurs ont montré des signes de progression en attaque à commencer par notre français Evan Fournier, qui réalise sa meilleure saison en carrière et qui a su endosser le rôle de chef de file en novembre, affichant 24 points de moyenne lorsque le monténégrin Vučević était absent. À ses côtés, le jeune Fultz s’est imposé comme un titulaire précieux à la mène en l’absence du vétéran Augustin, créant une complicité avec Fournier et confirmant peu à peu certains espoirs placés en lui depuis sa draft en 2017 (1st pick). En dépit d’une saison globalement en dessous des attentes, Aaron Gordon a su, au mois de février notamment, devenir par intermittence le game changer de son équipe, sans apporter néanmoins des garanties solides sur la durée ce qui pourrait inciter les dirigeants à revoir l’orientation sportive de la franchise dans les années à venir.

    La saison de Orlando en quelques chiffres :
    . 4ème équipe à réaliser le plus de contres par match (5.7)
    . 2ème équipe à commettre le moins de perte de balle par match (12.6)
    . 1ère équipe à commettre le moins de fautes en match (17.6)
    . Meilleur marqueur : Nikola Vučević (19.5 points par match à 47% FG)
    . Meilleur passeur : Markelle Fultz (5.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Nikola Vučević (11 rebonds par match)

    Washington Wizards (24-40) – 9ème

    PPG (115.6) – 6ème / Opp PPG (119.7) – 29ème
    Offensive Rating (111.9) – 12ème / Defensive Rating (115.8) – 30ème

    Cinq majeur cette saison saison :
    I. Smith (PG) – B. Beal (SG) – T. Brown Jr. (SF) – D. Bertāns (PF) – T. Bryant (C)

    Washington semble être dans l’impasse depuis plus d’un an. Après la très grave blessure au talon d’Achille de John Wall, et les complications qu’elles ont engendrées, les Wizards s’en remettent depuis au (seul) talent de son arrière, Bradley Beal, dernier espoir d’une équipe qui se bat désormais pour éviter de flirter avec le bas de tableau. Voilà un peu le topo pour l’équipe du District de Columbia dont l’objectif est d’éviter la déconfiture. L’équipe dispose de peu d’espoir cette saison et souhaite miser sur ses choix à la draft et les nombreux mouvements effectués cet été, parmi lesquels la prolongation de leur fragile intérieur Thomas Bryant qui récupère la place de Dwight Howard, l’arrivée du letton Dāvis Bertāns et de plusieurs role players (Isaac Bonga, Moritz Wagner, Ish Smith ou encore Admiral Schofield). L’arrivée la plus marquante reste néanmoins celle de Isaiah Thomas, meneur en perdition depuis son départ de Boston, incitant les dirigeants Wizards à tenter le pari en attendant le retour de Wall.

    Même si la saison de IT est raté, le joueur ayant été coupé après seulement 40 rencontres , pour le coup, on ne s’ennuie pas avec les Wizards cette saison. Leur jeu très orienté vers l’attaque, à la façon d’un run & gun, en font l’une des équipes les plus offensives de la ligue et offre aux spectateurs du spectacle et des envolés hallucinantes au scoring comme face à Houston en octobre (défaite 158 à 159 sans prolongation). Parmi les joueurs qui en profitent le plus, Bradley Beal, véritable bouillotte offensive qui explose ses stats persos au scoring cette année, soir après soir, endossant une fois encore le statut de sauveur opportun. Une dépendance évidente qui n’empêche pas certaines progressions aussi inattendues qu’encourageantes. Bertāns, Troy Brown Jr. et Mo Wagner en sortie de banc ou encore Ish Smith à la mène et le jeune Rui Hachimura sont autant de satisfactions et/ou de promesses qui se sont rapidement fait une place dans le groupe de Scott Brooks.

    Comme l’an dernier, le jeu défensif catastrophique cette saison est, et reste une fois encore aux oubliettes. Malgré les bonnes intentions et l’excès de zèle chez les jeunes Hachimura et Bonga ou encore des profils plus défensifs comme le vétéran français Ian Mahinmi ou la dernière recrue printanière Shabazz Napier, le chantier dans ce secteur est colossal pour les Wizards. Personne ne sait vraiment si Scott Brooks peut résoudre ce problème même avec un effectif de nouveau au complet. Loin d’être sa préoccupation première, le coach des Wizards semble plus concerné par sa position en sursis et ne pas se mettre les joueurs à dos, expliquant en partie ce fouillis généralisé qui ne durera pas éternellement si tôt que les dirigeants prendront la décision de se séparer par la force des choses de leur arrière All-Star lorsque ce dernier ne souhaitera plus jouer le cache-misère de service de l’équipe et que les Wizards auront décidé de tourner la page John Wall.

    La saison de Washington en quelques chiffres :
    . 3ème équipe à provoquer le plus de pertes de balles adverse par match (16.3)
    . 30ème équipe à prendre le plus de rebonds (41.7)
    . 3ème équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (37.2%)
    . Meilleur marqueur : Bradley Beal (30.5 points par match à 45.5% FG)
    . Meilleur passeur : Bradley Beal (6.1 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Thomas Bryant (6.8 rebonds par match)

    Charlotte Hornets (23-42) – 10ème

    PPG (102.9) – 30ème / Opp PPG (109.6) – 12ème
    Offensive Rating (106.3) – 29ème / Defensive Rating (113.3) – 24ème

    Cinq majeur cette saison :
    D. Graham (PG) – T. Rozier (SG) – M. Bridges (SF) – PJ Washington (PF) – C. Zeller (C)

    Passée en mode reconstruction cet été, Charlotte allait tout miser cette saison sur la progression de ses jeunes tout en dégraissant un maximum les rangs de ses anciens, aux contrats devenus encombrants pour les finances des Hornets. Avec le départ de Kemba Walker pour Boston (en récupérant tout de même Terry Rozier dans l’opération) et la retraite de Tony Parker au sortir d’une saison quelconque, la franchise de Caroline du Nord veut construire un noyau dur de jeunes joueurs, pas forcément les plus exceptionnels de leur cuvée, afin de passer rapidement à autre chose en attendant de pouvoir dégraisser les rangs. James Borrego et Mitch Kupchak appellent à la patience et n’espèrent rien de cette saison sauf malentendu ou coup du sort opportun. En décidant d’opter pour la reconstruction et aux vues des mouvements de l’été, les Hornets ont une direction assez évidente et vont avant tout chercher à faire progresser ce groupe alors que l’équipe est annoncée en queue de peloton à l’Est.

    Mais Charlotte a de la ressource et nous a sorti plusieurs belles surprises de son chapeau cette saison, au point même que les Hornets bataillaient encore pour la huitième place juste avant Noël. Parmi ces surprises, la saison de Devonte’ Graham fut sans nul doute la plus inattendue. Le nouveau meneur titulaire est devenu un candidat crédible au titre de la meilleure progression de l’année, même s’il a connu des passages à vide en février. L’arrière a su faire ses preuves au même titre que Terry Rozier, décalé à l’arrière, qui semble s’épanouir dans son nouveau rôle majeur au même titre que Miles Bridges et PJ Washington ou encore Malik Monk dans celui du sixième homme. Même les seconds couteaux se sont révélés devenir des éléments bien venus, au point qu’on puisse en imaginer certains comme de solides garanties pour la saison prochaine à l’image des frères Martin (Cody et Caleb) ou encore du fragile espagnol Willy Hernangómez. On ne parle pas encore de talents du calibre d’un Kemba Walker, mais les promesses sont là, reste désormais à la franchise de tout mettre en œuvre pour ne pas gâcher son vivier.

    Finalement la saison reste une réussite même si dans le jeu, beaucoup de travail reste à accomplir. Offensivement l’équipe est très loin de faire le poids et d’avoir suffisamment de joueurs réguliers pour envisager un meilleur bilan et très vite Le fait d’avoir réussi néanmoins à retrouver en si peu de temps une base aussi solide, en disposant notamment d’un effectif plutôt complet sur les rotations, Charlotte a pu se concentrer plus sérieusement sur ses problématiques de masse salariale, en se séparant d’abord des contrats de Marvin Williams et Michael Kidd-Gilchrist en février, en attendant de pouvoir se délester de ceux de Bismack Biyombo et Nicolas Batum, devenus de sérieux poids morts pour l’équipe et les finances de la franchise. Arrivé en 2015, le français vit une saison transparente, indigne de son statut et de son expérience, sans avoir jouer la moindre minute depuis le 24 janvier dernier et le match à Paris face aux Bucks.

    La saison de Charlotte en quelques chiffres :
    . 1ère équipe à concéder le moins de lancers francs par match (18.4)
    . 3ème équipe à prendre le plus de rebonds offensifs par match (11)
    . 3ème équipe à commettre le moins de fautes par match (18.8)
    . 30ème équipe avec le meilleur % de tirs réussis en moyenne (43.4%)
    . Meilleur marqueur : Devonte’ Graham (18.2 points par match à 38.2% FG)
    . Meilleur passeur : Devonte’ Graham (7.5 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Cody Zeller (7.1 rebonds par match)

    Atlanta Hawks (20-47) – 14ème

    PPG (111.8) – 16ème / Opp PPG (119.7) – 30ème
    Offensive Rating (107.2) – 26ème / Defensive Rating (114.8) – 28ème

    Cinq majeur cette saison :
    T. Young (PG) – K. Huerter (SG) – C. Reddish (SF) – D. Hunter (PF) – J. Collins (C)

    Les Hawks poursuivent leur lente reconstruction et la saison 2019/2020 ne fera pas exception. Même si la franchise de l’état de Georgie peut sûrement viser un 8ème spot dans une Conférence Est à deux vitesses, l’équipe est encore inexpérimentée et sans de solides repères dans le jeu pour prétendre à beaucoup mieux. On aperçoit tout de même un futur axe 1-5 ou 1-4 entre Trae Young et John Collins, selon comment ce dernier est utilisé, qui renferme des possibilités assez folles, offrant à Atlanta une perspective prometteuse à long terme. En ajoutant des profils expérimentés, dont quelques vétérans, Lloyd Pierce va devoir trouver la bonne formule pour faire passer un cap à Atlanta et à ses jeunes faucons, espérant ainsi dépasser le plafond des 30 victoires, palier symbolique que les Hawks n’ont plus atteint depuis la saison 2016-2017.

    Pour le bilan de victoire, Atlanta devra certainement patienter une saison de plus. Au rang des satisfactions, sur le plan individuel, Trae Young a particulièrement crevé l’écran cette année, s’offrant par la force du talent une première sélection au match des étoiles en février. Méritée tant le meneur s’est montré chaud comme la braise en attaque, mais nettement moins en défense. La suspension pour violation des règles sur le dopage de Collins en début d’exercice a forcé le coach à revoir très vite ses plans, alors que ses profils les plus expérimentés comme Alex Len, Allen Crabbe ou encore Evan Turner (Vince Carter est exempté pour ma part) n’ont pas su se montrer à leur avantage et décisif, l’obligeant à mettre les plus jeunes dans le grand bain avec une réussite lente et timide mais qui semble porter ses fruits. De’Andre Hunter s’est rapidement montré à l’aise sur l’aile, faisant peu à peu de l’ombre à la recrue Jabari Parker, désormais joueur des Kings. Pour sa deuxième saison, Kevin Huerter s’est également mué en shooteur fiable à l’arrière, ce qui a pris plus de temps pour Cam Reddish qui a eu la lourde charge de remplacer au pied levé Parker à un poste 4 pas toujours évident. Le retour de Collins à Noël a d’ailleurs fait beaucoup de bien à l’équipe qui affichait 24 défaites sur les trente premières rencontres de saison régulière.

    Parce qu’effectivement à Atlanta, la saison avait démarré de la pire des manières pour les troupes de Pierce. Les attentes et les objectifs intermédiaires sont loin d’avoir été remplis jusqu’au All-Star break, et l’absence de Collins a considérablement affaibli le secteur intérieur des Hawks qui se sont pressés de recruter Dewayne Dedmon, avant d’avoir vu débarquer Clint Capela en février. Défensivement le jeu d’Atlanta ressemble plus à des portes ouvertes permanentes pour les adversaires, ce qui s’explique en partie par l’absence de travail et de skills en défense chez certains éléments, Young le premier, risquant de compliquer la tâche du staff dans les mois à venir si l’équipe compte viser les playoffs un jour. Pourtant des profils physiques ne manquent pas à l’appel (Bruno Fernando, DeAndre’ Bembry, Dedmon ou Damian Jones), pouvant être utilisés d’une façon intelligente en défense pour ne serait-ce qu’avoir une raquette un peu plus hermétique. L’apport de Capela, grand contreur-rebondeur devrait permettre à Atlanta de se doter enfin d’une identité défensive correcte, et de faciliter le jeu et les la progression de certains joueurs.

    La saison de Atlanta en quelques chiffres :
    . 13ème équipe à réaliser le plus d’interceptions (7.8) et de contres (5.1) par match
    . 30ème équipe avec le meilleur % de tirs à trois points réussis en moyenne (33.3%)
    . 29ème équipe à concéder le plus de rebonds offensifs par match (11.2)
    . 30ème équipe à concéder le plus de contres par match (6.4)
    . Meilleur marqueur : Trae Young (29.6 points par match à 43.7% FG)
    . Meilleur passeur : Trae Young (9.3 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : John Collins (10.1 rebonds par match)
  • Plaidoyer pour le Playground

    Plaidoyer pour le Playground

    Crédit photographique : Capucine Bailly.

    On peut entendre l’écho du ballon qui rebondit sur le bitume à 100 mètres. Puis le crachotement de l’enceinte au pied du panier qui fait résonner un morceau de trap US autour de six adolescents qui s’affrontent. Sur le côté, un joueur attend son tour, maillot “Curry 30” floqué sur le dos, gourde tiède à la main. “Check”. La balle est donnée à l’attaque. La rencontre commence et la première possession est jouée en isolation. Le hurlement “AND ONE” retentit alors que le joueur monte au cercle et percute son défenseur direct. 

    En cette chaude après-midi d’été, l’atmosphère animée du terrain témoigne de l’importance de la culture du streetball. Véritable discipline du basketball avec ses propres codes, le jeu outdoor est pourtant inconsciemment lié aux grandes compétitions officielles internationales. Cette semaine, Clutch Time vous propose une incursion dans l’univers du playground, à la recherche des connections que ses joueurs entretiennent avec la NBA. 

    Un microcosme du basket

    “Le Street Basketball, ce n’est pas vraiment du Basket”. L’affirmation semble hypocrite et peut amuser. C’est pourtant vrai, le jeu qui se pratique sur les playgrounds n’est pas académique et ne s’enseigne dans aucune école de basket. 

    Les esthètes des systèmes exécutés à la perfection ne portent pas la discipline dans leur cœur.  Le basket de rue, c’est le règne de l’isolation. L’individualité des joueurs est exacerbée, symptomatique de la liberté qu’offre l’espace du playground. Un terrain ouvert avec ou sans revêtement mais toujours à l’air libre, au coeur de la ville. Le cercle est souvent nu, lorsqu’il n’est pas recouvert par un reliquat de filet. Malgré cet environnement rudimentaire, le terrain est accessible à tous. Pour rejoindre un pick up game, pas besoin de licence ou de mesurer 1m95. Parfois  il faut être inventif et partager son territoire avec des « footix ». Le 3vs3 est ainsi le format royal du playground, sur demi-terrain. Plus spontané, il demande peu d’organisation et la fatigue se fait moins vite ressentir. 

    Pick Up game de nuit à Hô Chi Minh City, District 2, Thao Dien, Vietnam. Crédit Photo : Benjamin Pham.

    No Blood no foul, le jeu pratiqué dehors est réputé bien plus physique, moins édulcoré. Il n’y a pas d’arbitre sur le terrain pour siffler le coup de coude asséné pour prendre position sous le cercle. Pas de lancer-franc non plus, chaque joueur est responsable d’annoncer les fautes commises à son encontre. Par bien des égards, le basket des playgrounds est moins rigoureux mais plus violent. Le risque de blessure y est plus élevé. Sans staff médical en sortie de temps mort, une fois hors-jeu on rentre seul avec son entorse à la cheville. 
    Pourtant, le Street Basketball passionne car il implique une affirmation de soi. Le but n’est pas seulement de gagner, mais surtout de prouver sa valeur individuelle. Un marcher ou un porter de balle sera bien souvent ignoré si le joueur en question a la main chaude et assoit sa domination sur la rencontre.
    De plus, le sentiment d’appartenance à une équipe est moindre car celle-ci est éphémère. L’engagement sur chaque action est pourtant total. L’opposant direct n’hésite pas à défendre avec rudesse, c’est une question d’égo. Chaque panier encaissé est une petite défaite et à chaque action , on brille aux yeux de tous ou on s’écroule.  
    Le basketball pratiqué en outdoor diffère ainsi du jeu pratiqué en club, mais les deux disciplines inspirent la même passion pour le jeu. Même aux USA, royaume du basket de rue, peu de joueurs ont réussi ce voyage des playgrounds vers la NBA.

    « AND ONE »

    Earl “The Goat” Manigault. Souvent présenté comme un des meilleurs joueurs de tous les temps. Entre addiction à l’héroïne, misère et prison, il n’a jamais officié en NBA.  Il appartient au panthéon des playgrounds New-Yorkais. Souvent idéalisé,  Manigault aurait été capable de réaliser un double dunk d’un seul saut, du haut de son 1m80.

    Au tournant du millénaire aux Etats-Unis,  le mouvement du freestyle basketball prend de l’ampleur. La créativité est le mot d’ordre de cette discipline qui se nourrit des influences Hip-Hop de la rue, de moves spectaculaires et esthétiques du basketball, avec pour intention première d’humilier son adversaire. Le collectif AND1 créé en 1993 met en avant cette culture des cross à répétition, des passes extravagantes et dunks dévastateurs. 

     “All Ball, Nothing More” :  l’équipementier accède à la renommée en devenant sponsor de joueurs NBA qui possèdent ce côté flashy,comme Stephon Marbury en 1996 ou Latrell Sprewell en 1999. Lors du légendaire dunk contest de Vince Carter en 2000, le joueur de Toronto décolle, une paire de Tai Chi AND1 aux pieds.  L’identité et la publicité de la marque  se développe grâce aux mixtapes. Ces cassettes sont des compilations des meilleures actions des joueurs de l’écurie AND1, sur les playgrounds, gymnases, et surtout dans la rue. Distribuées massivement dans les quartiers américains, elles participent à faire émerger des stars du collectif.

    Vidéo Youtube du Troisième volet des mixtapes And1

    Parmis ces personnalités, Philip “Hot Sauce” Champion, Grayson “The Professor” Scott Boucher ou Rafer Alston, aka Skip To My Lou

    Skip To My Lou est un des rares joueurs ayant reçu une éducation purement freestyle à rejoindre la grande ligue. Né en 1976 dans le Queens, Rafer se fait remarquer sur les playgrounds prestigieux de la Big Apple. Drafté en 39ème position par les Bucks en 1998, Skip est un meneur de jeu aux dimensions honnêtes avec 1m88 sous la toise. Sa qualité de dribble et son jeu parfois provoquant transpirent la rue et trahissent son passé de streetballer. 

    Le début de carrière de Rafer Alston est laborieux, il atteindra son pic en 2009 en étant le meneur vétéran d’une équipe du Magic qui atteint les finales NBA, emmenés par Dwight Howard

    For The Love Of The Game

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    Des enfants s’entraînant sur un terrain New-Yorkais. Source : Curbed NY.

    Beaucoup de joueurs NBA ont connu leurs premières oppositions et moments de gloire sur des terrains en outdoor. Le playground porte  la jeunesse. Il y règne un esprit et une culture de la gagne, du travail essentiel pour briller un jour aux yeux de tous. Être amoureux de la balle orange, c’est répéter ses gammes dans le froid en hiver, sous une pluie battante, ou la nuit avec pour seule lumière l’éclairage public. C’est ainsi que se construit la passion, The Love for the Game. L’été durant l’intersaison, aux Etats-Unis comme en Europe, des amateurs peuvent avoir la chance de se retrouver en compagnie de joueurs professionnels, peut-être nostalgiques de leurs premiers souvenirs de basketball. Cet éternel retour au playground atteste de l’héritage qu’a apporté la culture du streetball au jeu en NBA. 

    Depuis une décennie, le jeu rapide et offensif domine en NBA, à l’instar de la tactique run and gun qui consiste à courir, jouer la contre-attaque sans ralentir le tempo et prendre un maximum de tirs ouverts, en première intention. Comme au playground, l’accent est mis sur le scoring et les grandes équipes se construisent autour d’individualités fortes. Des joueurs de caractère, des franchise players qui imposent leur domination aux yeux de tous, sur les terrains et … sur les réseaux sociaux. On ne le répètera jamais assez, l’explosion des audiences NBA ces dernières années s’explique aussi par l’ouverture à Facebook, Twitter et  Instagram. Or, ce qui ramène du buzz, de la visibilité c’est le pathos. Des actions magistrales réalisées dans une situation de confrontation directe entre deux joueurs, de  préférence avec humiliation. Rien de tel qu’un poster dévastateur ou un ankle breaker pour vendre des maillots. Or, le dribble superflu qui fait tomber son défenseur, cette audace récompensée, c’est l’essence même du jeu street

    C’est pourquoi de nombreux joueurs ont emprunté des moves et un style de jeu issu de la rue pour l’importer en NBA. Earl “The Pearl Monroe” ou Jason “White Chocolate” Williams sont des joueurs qui ont participé à faire évoluer le jeu de la grande ligue. 

    Le plus street  d’entre-eux reste Allen Iverson, pour la révolution culturelle qu’il a initié en NBA, à coup de baggies et de crossovers aiguisés. 

    De Paris aux States, une géographie des playgrounds iconiques

    Jouer à domicile, qu’on habite à Miami ou à Roubaix c’est représenter sa ville, son “chez-soi.”

    “C’est mon terrain”. Le playground est un espace sur lequel ses habitués projettent un sentiment d’appropriation. C’est ici que se sont déroulés leurs exploits individuels. Chaque terrain de basket a ainsi une identité propre qui participe à construire sa renommée. 

    Clutch Time vous propose une escapade touristique et basketballistique sur des terrains entrés dans la culture populaire. 

    Rucker Park : la Mecque. 155th Street, New-York, Etats-Unis. 

    Un match au Rucker Park. Crédit Photo : Russ Bengtson

    C’est à New-York, dans le quartier de Harlem que se trouve le playground le plus iconique des Etats-Unis. Le terrain a été nommé en hommage à Holcome Rucker, un enseignant du quartier qui a organisé une compétition locale en 1955 afin d’aider des jeunes en difficulté à poursuivre leurs études.  Des Halls-of-Famers et légendes du jeu comme Kareem Abdul Jabbar, Nate Archibald ou Wilt Chamberlain l’ont fréquenté assidûment. C’est un lieu de pèlerinage pour la planète basket et les superstars actuelles. 

    Le  Basketball Court de Venice Beach : Le plus West Coast. 1708-1798 Ocean Front Walk, Venice, États-Unis

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    Source : Los Angeles Magazine

    Enchaîner les ficelles sous le soleil de Californie, à quelque mètres de la plage. Que demander de plus ? A LA, le cadre est idyllique et inspirant avec plusieurs terrains. Comme dans la plupart des playgrounds américains de renommée, la hype et le niveau sont bien présents. Pour les amateurs de cinéma, c’est aussi le lieu où ont été tourné des scènes de “White Men Can’t Jump” (Ron Shelton, 1992) et American History X (Tony Kaye, 1998). 

    Le terrain Duperré : Le repère des Basketteurs-Instagramers. 22 Rue Duperré, 75009 Paris, France

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    Source : Dezeen.

    Localisé dans le IXème arrondissement de Paris à proximité de Pigalle, le terrain Duperré est probablement le spot de basket le plus photogénique de Paris. Niché entre deux immeubles, son revêtement coloré aux couleurs bariolées en fait un lieu plébiscité par les sportifs influenceurs. Le terrain séduit par son esthétique et il faudra se lever tôt pour avoir une chance d’enchaîner les jumpers sur ses paniers en toute quiétude. 

    Le Playground des jardins de Saint-Paul : L’International.  9 Rue Charlemagne, 75004 Paris, France

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    Crédit Photographique : X days in Y

    En plein milieu du Marais, à proximité de la station de métro Saint Paul, c’est le terrain qui avait accueilli Stephen Curry pour sa démonstration de shoots sous la bannière Under Armor, il y a deux ans. Réputé pour attirer les touristes et étrangers de passage, on s’y trashtalk aussi bien dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare. Le niveau y reste assez hétérogène.

    Le Jordan Legacy Court : Le plus “Jordanesque”. 41 Rue des Haies, 75020 Paris, France

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    Source : Nike.com

    Pas forcément le terrain parisien le plus connu, mais il mérite le détour. Le playground a été inauguré en 2015 par His Airness en personne. C’est un cadeau fait par MJ à la mairie de Paris.  Michael désirait apporter des infrastructures de qualités aux jeunes de l’arrondissement du 20ème, quartier populaire et dynamique de la capitale. Les panneaux en plexiglas et le revêtement correspondent aux standards de qualité des playgrounds américains. Vous y trouverez toujours du monde pour organiser un pick up game, sous le regard de l’immense fresque du GOAT en fond de court

    Ainsi, le Basket pratiqué sur les playgrounds n’est pas aussi policé que la discipline pratiquée en FIBA ou en NBA. C’est ce statut hybride qui en fait un univers rayonnant et riche culturellement à l’International. Il a donné lieu à de nombreuses manifestations et créations autour de la culture urbaine et du Basketball. En Hexagone, les organisateurs du Quai 54 l’ont compris. Depuis 2002 ils organisent annuellement un All-Star game du basketball de rue. Cette célébration du jeu attire fans, influenceurs Hip-Hop, marques de Street-Wear et joueurs NBA. Tous ces acteurs reconnaissent le patrimoine que représente le basketball issu de la rue pour notre sport. 

  • LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    LE MAG #2 – ClutchTime x Dom

    Simon et Tedesco aux commandes de cette émission spéciale « Bald Don’t Lie »!

    Aujourd’hui nous accueillons Dom de la chaîne « The bald dont lie ». Il parle avec passion de NBA tous les soirs sur Twitch pour nous parler de la carte NBA du soir. Avec lui nous allons revenir sur son parcours dans la communauté NBA fr et sur l’actualité de la NBA !

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  • NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies #7 – Nico, Vince et Evan

    NBA Frenchies Retro ! Une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco.

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA, le retour difficile de Nicolas Batum cette saison à Charlotte, l’avenir de Vincent Poirier à Boston, la montée en puissance d’Evan Fournier à Orlando.

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  • NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies #5 : TP – TLC – Rudy et Evan au Menu

    NBA Frenchies, c’est une émission ClutchTime animée par Simon et Tedesco !

    Simon et Tedesco se retrouvent pour aborder l’actualité des français en NBA, avec le retrait du maillot de Tony Parker, les débuts de saison de Timothé Luwawu-Cabarrot, de Rudy Gobert et d’Evan Fournier.

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  • NBA FRENCHIES #3 Review des Joueurs Français en NBA

    NBA FRENCHIES #3 Review des Joueurs Français en NBA

    Simon et Tedesco reviennent sur le début de saison de nos français en NBA avec en Prime la présence d’Angelo Tsagarakis !

  • NBA FRENCHIES #2 Preview des Joueurs Français en NBA

    NBA FRENCHIES #2 Preview des Joueurs Français en NBA

    Dans leur second volet de l’émission NBA FRENCHIES, Simon et Tedesco vous font une deuxieme preview des français en NBA cette saison.