Étiquette : Los Angeles Lakers

  • Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une  rivalité légendaire

    Michigan vs Indiana: Bird vs Magic, les prémisses d’une rivalité légendaire

    Larry Bird face à Magic Johnson, peut-être la plus grande rivalité de l’histoire de la NBA. Cette rivalité a connu un début qui s’est déroulé sur les parquets universitaires, une finale NCAA en 1979 entre Michigan State de Magic et Indiana State de Bird. Mais, avant de rentrer au coeur de cette finale, résumons la saison des deux équipes et leur chemins respectifs vers ce match.

    La saison d’Indiana State et de Michigan State

    Indiana réalise une saison phénoménale, aucune défaite n’est à souligner avant la finale. Le bilan de l’équipe de Larry Bird se porte alors à 32-0 avant la fianle. La saison de Bird aura été étiincelante. Quasiment meilleur scoreur à chaque match, l’Irlandais d’origine aura réalisé des performance à plus de 40 points, comme face à Evansville (40 points), ou encore contre Butler (avec 48 points. Bref, Indiana est à un match de réaliser une saison historique sans défaite.

    Du côté du jeune Magic (toujours appelé Earvin à ce moment) et de Michigan, la saison est moins glorieuse. Michigan réalise tout de même une très grosse saison, avec un bilan se portant à 25 victoires et 6 défaites avant la finale. Concernant le scoring, le jeune Johnson n’est pas le plus impactant mais c’est bien Greg Kesler avec 18,1 points. Earvin se trouvant juste derrière avec 17,1 points. Johnson est tout de même, avec 8,4 assists de moyenne, le leader technique de son équipe. Magic est la pépite sur laquelle tout les yeux se tournent, il est clair qu’un meneur de 2m05, si agile, athlétique, technique, abile à la passe peut parraitre fou à cette époque.

    La grande Finale

    date: Lundi 26 Mars 1979

    Lieu: Jon M. Huntsman Center, Salt Lake City, Utah

    Magic vs Bird, on y est.Dur de résumer ce match, un gros Bird, avec 19 points, mais à qui on attendit peut-être une performance d’une plus grande envergure. Larry est très bien soutenu par Carl Nicks lors de cette finale mais c’était bien trop peu face à l’équipe d’Earvin Johnson. Michigan aura 3joueurs à plus de 15points lors de cette finale, alors qu’Indiana n’en comptera que deux. La différence s’est sûrement faites ici. Magic aura été excellent avec ses 25 points accompagné par l’inévitable Kesler et ses 19 points et tout de même Terry Donnelyy est ses 15 points. Michigan State est champion, la défaite aura touché Indiana et Earvin Johnson et Larry Bird foncent vers la NBA… la suite vous la connaissez !

    https://www.youtube.com/watch?v=KUWrYF0bpx0

    Larry Bird, suite à son année, remporte l’Oscar Robertson Trophy, le Naismith Award, le John R. Wooden Award, l’Adolph Rupp Trophy, l’AP Player of the Year, et enfin l’Eastman Award.

    Magic et Bird verront evidemment leurs maillots retiré par leurs universités respectives (le 32 pour Johnson et le 33 pour Bird, des numéros qui grandiront dans l’histoire et deviendront mythiques lors de leurs passages en NBA).

  • Le Menu McAdoo, entrée, plat, dessert

    Le Menu McAdoo, entrée, plat, dessert

    En entrée, un rookie chaud bouillant

    Bob McAdoo, jeune intérieur passé par North Carolina débarque en NBA par la draft de 1972 .

    Avant d’avoir mis les pieds sur un parquet NBA, il fait déjà parler de lui ! En effet Robert, du haut de ses 21 ans, a tapé dans l’œil non pas de deux équipes, mais plutôt de deux ligues !

    En plus de la draft NBA, il aurait été le n°1 de la draft (secrète) de la ABA, des rumeurs laissant croire qu’il aurait même signé un contrat dans cette ligue concurrente de la NBA.

    Retour en NBA, où malgré les rumeurs il est choisi en n°2, derrière l’obscur LaRue Martin, et quelques places devant un certain Julius Erving ! McAdoo attaque la saison 1972/73 aux Buffalo Braves, une franchise depuis devenue les Los Angeles Clippers.

    Avec 18 points de moyenne, cet intérieur adroit de loin ne gâche pas son année rookie, terminant Rookie Of The Year 1973 malgré les mauvais résultats des Braves. Côté performances, il se permet de passer 2 fois la barre des 40 points,en alignant 45 points et 25 rebonds pour le dernier match de la saison!

    Les trois saisons suivantes, McAdoo s’impose en NBA comme un scoreur prolifique, enchaînant trois titres de meilleur marqueur en 74, 75 et 76 avec un highscore à plus de 50 points chacune des ces 3 années. Il sera All NBA second team en 74 avec 30,6 points et 15,1 rebonds (dernier joueur en date à terminer au-dessus des 30 points – 15 rebonds), MVP 1975 avec 34,5 points et 14,1 rebonds, il connait également ses trois premières sélections au All Star Game pendant ces années folles.

    En plat principal, 11 saisons en dents de scie

    Après ces saisons phénoménales, McAdoo connaîtra une carrière très honorable en NBA, malgré les blessures et les trades plus ou moins désirés…

    En 76/77, il passe des Braves aux Knicks en cours de saison. Il quitte New-York deux ans plus tard et malgré des bonnes stats il est envoyé aux Celtics. Demandez aux Knicks d’aujourd’hui s’ils veulent d’un intérieur qui vaut 26 points et 12 rebonds par match!

    A Boston, il joue… seulement 20 petits matchs et puis s’en va ! Même pas le temps de croiser le futur triple MVP Larry Bird, et McAdoo fait ses valises pour Detroit. Aux Pistons, il y jouera 58 matchs en 79/80.

    La saison suivante 16 matchs joués à peine, entre Detroit et les Nets. Puis il fait de nouveau ses valises, direction les L.A Lakers ! En 6 années, il aura été baladé dans pas moins de 6 équipes NBA.

    A 30 ans, handicapé par quelques blessures, Bob McAdoo débarque à Los Angeles avec la ferme intention d’y obtenir ce qui lui manque: les titres ! Et là, on peut dire qu’il sera bien entouré: Magic, Kareem et James Worthy lui donnent l’occasion de gagner 2 titres NBA. Frustré d’être sur le banc (il joue autant, voir moins qu’un Kurt Rambis!), McAdoo accepte tout de même son rôle de 6eme homme et apporte sa part de points et de rebonds pour aller chercher ces 2 bagues tant désirées.

    Un dernier passage à Philadelphie, lors de la saison 1985/86 et ça en est fini la NBA ! Pas satisfait de la proposition des Sixers, McAdoo met fin à une carrière NBA riche de 852 matchs, pour des moyennes de plus de 22 points et 9 rebonds !

    https://youtu.be/-P84-B8sVpc
    Le game 6 des finales NBA 1985
    Seulement 10 min de jeu et 2 points pour McAdoo
    KAJ (29 pts) Worthy (26 pts) Magic (Triple Double 14 pts 14 Ast 10 rbds)

    En dessert, une fin de carrière sous le soleil italien

    A 35 ans, après sa solide carrière NBA, Mr McAdoo change de destination, et cette fois il n’est impliqué dans aucun trade aléatoire. Il choisit sa destination, et ce sera l’Italie, l’Olimpia Milan plus exactement.

    Il y rencontre un certain Mike D’Antoni au club depuis 1977, avec qui il gagne dès sa première saison la coupe, le championnat d’Italie et l’Euroligue ! Pas arrivé pour faire de la figuration, il plante encore 26 points par match et prend toujours 10 rebonds !

    Lors de sa deuxième saison, il est de nouveau champion d’Europe et revient même avec le titre de MVP du Final Four, avec 25 points et 12 rebonds en finale ! Il passe au total 7 saisons en Italie, visitant trois clubs, prenant au passage un autre titre de champion d’Italie avec Milan. Bob a de beaux restes! Lors de son séjour en Italie, l’ancien Brave tourne à 27 points et presque 9 rebonds par match.

    Quand il prend sa retraite à 41 ans, il laisse sa marque sur l’Italie et sur l’Europe entière. Il dira même avoir plus apprécié ses 7 saisons italiennes que ses 14 saisons NBA en 2008 lors de la cérémonie des 50 meilleurs contributeurs de l’ Euroligue.

    1986–87 Tracer Milano – Robert Allen « Bob » McAdoo, Kenneth « Ken » Barlow

    Et après…?

    Après cette énorme carrière, Bob McAdoo est toujours actif dans le sport qui lui a tant donné !

    Depuis 1995 et sur demande de Pat Riley (son coach aux Lakers), il est assistant coach au Heat de Miami, participant à l’obtention de 3 titres NBA. Ces 5 dernières années, toujours au Heat, il a un rôle axé scouting. Lui qui a tant été balladé comme joueur NBA en est à près de 25 ans dans la même franchise !

    Et bien sûr, il a été intronisé au Hall of Fame en 2000 !