Un lancer-franc, un tir en course, un tir ouvert, un lay up, des actions qui n’ont rien d’exceptionnel en soit mais qui peuvent faire basculer le statut d’une star NBA dans la catégorie des légendes. Un panier qui nous permet de réaliser un court instant de la longévité d’un joueur et de sa régularité. Un panier qui vient couronner une carrière remplie de succès. Nous avons choisi quelques uns de ces moments historiques et savoureux de ces dernières années qui nous ont marqué.
Ray Allen (Boston Celtics), Février
2011
Le panier : Un 3pts pour passer devant Reggie Miller au classement des snipers longues distancesAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Kendrick Perkins
Stats : 20pts, 1rd, 1pd, 3/8 à 3pts, en 35′
Le match : Défaite 92-86 contre les Los Angeles Lakers
Le N°20 des Celtics est entré dans l’histoire un soir de février 2011 au TD Garden face aux Lakers dans un rematch des Finales 2010. Des légendes sur le parquet donc, mais également sur le bord du terrain. Reggie Miller, le détenteur du record du nombre de 3pts inscrits en carrière est chargé de commenter ce match pour TNT. Ce dernier ne manqua pas de féliciter son successeur avant le match.
« Il vient de me dire qu’il était fier de moi et qu’il était excité pour moi. Il a dit qu’il était heureux d’être présent pour ce moment. » Ray Allen avant le match
Le record fut battu lors du 1er quart-temps, en transition sur une passe de Rajon Rondo. Allen est allé saluer Miller et s’offrir un rare moment de complicité avec Rajon Rondo ! Sous les maillots de Milwaukee, de Seattle puis de Boston, Ray Allen n’a eu besoin que de 6430 tentatives pour obtenir ce record, en comparaison avec les 6486 tirs de Reggie Miller en 18 ans de carrière.
Paul Pierce (Boston Celtics),
Février 2012
Le panier : un 3pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs All-Time
Âge : 34 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats : 15pts, 8rds, 9pds en 37′
Le match : Victoire 94-84 contre les Charlotte Bobcats
Un an après la soirée magique de Ray Allen, le TD Garden est une nouvelle fois témoin d’un panier historique. C’est face aux « terribles » Charlotte Bobcats (7v-59d), que Paul Pierce a inscris le panier pour dépasser la légende Larry Bird au classement du nombre de points marqués sous le maillot vert. Son début de match est compliqué avec 7 tirs manqués dont 5 derrière les 7m23. Ce n’est que dans le 3e quart-temps que le N°34 a pu atteindre la barre des 21791 points sur un 3pts face au français Boris Diaw et grâce à une passe (encore) de Rajon Rondo.
« Je ne vais pas mentir, cela était dans un coin de ma tête. […] Et il était difficile de vraiment l’ignorer et de vraiment se concentrer sur le jeu. » Paul Pierce après le match
Il aura fallu 14 saisons pour que Pierce devienne le 2e meilleur marqueur de la franchise, et cela signifie beaucoup quand il s’agit des Celtics. John Havlicek conserve toujours sa place de leader à Boston, mais « The Truth » a eu l’occasion de le dépasser en 2017 dans le classement des points marqués All-Time sous le maillot des Clippers.
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Décembre 2014
Le panier : un lancer-franc pour passez devant Michael Jordan au classement des scoreurs All-Time
Âge : 36 ans
Le Cinq : Ronny Price, Kobe Bryant, Wesley Johnson, Jordan Hill, Ed Davis
Stats : 26pts, 6rds, 2pds en 35′
Le match : Victoire 100-94 chez les Minnesota Timberwolves
Après sa terrible blessure au tendon d’Achille en 2013, les interrogations concernant son énorme contrat et les résultats calamiteux des Lakers, Kobe Bryant a pu profiter d’une belle et rare soirée en 2014 en devenant le 3e meilleur scoreur de la ligue. C’est à quelques jours de Noël, dans un match opposant deux des plus mauvaises équipes de la saison, que le Black Mamba a dépassé son idole de toujours, Michael Jordan, au classement des points marqués All-Time.
Cet exploit s’est concrétisé sur un lancer-franc dans le 2e quart-temps et c’est tout un public, témoin privilégié de cet instant, qui a pris le temps de féliciter l’adversaire du soir. La franchise de Minnesota ne manqua pas de saluer longuement le héros, un geste de grande classe, qui a notamment ravi Bryant.
«Je n’attendais pas une telle attention de la part des Timberwolves, c’est un énorme honneur d’en arriver là» Kobe Bryant
via ESPN
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2018
Le panier : side step jumper à 2pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs en Playoffs
Âge : 36 ans
Le Cinq : Goran Dragic, Tyler Johnson, Josh Richardson, James Johnson, Hassan Whiteside
Stats : 28pts, 7rds, 3pds, 2stls en 26′
Le match : Victoire 113-103 chez les Philadelphia Sixers
https://www.youtube.com/watch?v=DwcOZVHmIDA
Voici la belle histoire de la saison 2017-2018, avec le retour de Dwyane Wade à South Beach. Après une période bien terne dans l’Ohio, Wade a retrouvé le sourire et sa vista sur le terrain le temps d’une dernière aventure en Playoffs avec le Heat. Dans un rôle de 6e homme, le N°3 s’est même autorisé un dernier show dans le Game 2 remporté à Philadelphie avec 21pts en première mi-temps et un side step jumper pour passer devant Larry Bird au classement des meilleurs scoreurs de l’histoire des Playoffs. Un moment savoureux pour Flash, qui a chambré un Kevin Hart bien trop bavard.
« C’est un sentiment formidable […] surtout quand vous êtes à l’extérieur. Quand vous avez des gens comme Kevin Hart qui parlent au bord du terrain. […] J’ai entendu beaucoup de choses ce soir, et tout cela ne sert que de motivation. Pouvoir faire taire toute une foule, c’est un sentiment formidable. » Dwyane Wade après la rencontre
En plus de ses 28pts en seulement 26
minutes, Wade fut clutch en fin de match pour assurer la seule et
unique victoire du Heat sur cette série. Jusqu’à aujourd’hui, elle
reste la dernière victoire en date de la franchise en Playoffs.
Dirk Nowitkzi (Dallas Mavericks),
Mars 2019
Le panier : jump shot à 2pts pour passer devant Wilt Chamberlain au classement des scoreursAll-Time
Âge : 40 ans
Le Cinq : Jalen Brunson, Luka Doncic, Tim Hardaway Jr, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 8pts, 1rd, 2pds en 12′
Le match : Défaite contre les New Orleans Pelicans 129-125
https://www.youtube.com/watch?v=O_7kmNvkkbE
Le N°41 a vécu une dernière saison compliquée avec de nombreux problèmes physiques. Cela ne l’empêcha pas de battre quelques records au passage, tout en étant spectateur de la fabuleuse saison de son rookie Luka Dončić. En rentrant ses deux premiers tirs face aux Pelicans, l’Allemand a donc dépassé le joueur aux 100pts sur un match et est devenu le 6e meilleur scoreur All-Time.
« J’ai pris mon temps et lui ai fait face comme je l’ai fait un million de fois et j’ai essayé de tirer sur lui. C’était bien de passer ce record dans les deux premiers tirs. » Dirk Nowitzki sur son action
A 40 ans, Nowitzki a dépassé ce soir
là un joueur qui comme lui, a révolutionné le jeu à son époque,
mais dans un registre diamétralement opposé. Les supporters des
Mavs ont pu savourer ces derniers exploits avec leur vedette de
toujours.
LeBron James (Los Angeles Lakers),
Janvier 2020
Le panier : lay-up sur un drive pour passer devant Kobe Bryant au classement des scoreursAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Avery Bradley, Danny Green, LeBron James, Anthony Davis, JaVale McGee
Stats : 37pts, 8rds, 8pds, 3stls en 35′
Le match : Défaite 108-91 chez les Philadelphia Sixers
Qui aurait cru que ce weekend de janvier 2020 allait autant bouleverser et marquer la NBA. Un scénario digne d’une série estampillée Netflix qui débuta dès le samedi lors de la venue des Lakers de James à Philadelphie, la ville qui a vu naître Kobe Bryant. C’est lors de cette rencontre dominée par les Sixers, que le King devient le 3e meilleur scoreur All-Time en dépassant Bryant sur un drive tout en puissance dans le 3e quart-temps.
« Je suis heureux de faire parti de n’importe quelle conversation avec Kobe Bryant, l’un des plus grands joueurs de tous les temps. […] Il y a trop de choses. Cette histoire est exagérée. Cette histoire n’a pas de sens. Pour faire court, je suis ici avec l’uniforme des Lakers, à Philadelphie, d’où il vient. »LeBron James
Les fans des Sixers ont pris le temps de féliciter le joueur de 35 ans, tout en sachant qu’ils venaient de vivre un moment d’histoire. Kobe Bryant, qui avait pris sa retraite en 2016 avec 33643 points à son compteur, appela James avant que son avion décolle de Pennsylvanie pour le féliciter de vive voix. Les derniers échanges entre deux monstres du basket, Bryant s’est éteint le lendemain.
Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.
Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com
Allen Iverson (Philadelphie Sixers),
Février 2010
Âge : 34 ans et 14e saison
Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière
De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.
Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.
End of Story Score : 3/10
Yao Ming (Houston Rockets), Novembre
2010
Âge : 30 ans et 8e saison
Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
Stats: 1rd, 1blk, en 6′
Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière
Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.
Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.
End of Story Score : 1,5/10
Shaquille O’Neal (Boston Celtics),
Mai 2011
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats: 2 fautes en 3′
Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est
Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.
Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.
End of Story Score : 1/10
Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit
Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril
2012
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière
De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.
Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.
End of Story Score : 6/10
Jason Kidd (New York Knicks), Mai
2013
Âge : 40 ans et 19e saison
Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
Stats : 1pd, 1int en 6′
Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est
Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.
En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.
End of Story Score : 2/10
TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry
Tracy McGrady (San Antonio Spurs),
Juin 2013
Âge : 33 ans et 16e saison
Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
Stats: 2rds, 3pds, en 6′
Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA
Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !
Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que GregPopovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.
End of Story Score : 4/10
Steve Nash (Los Angeles Lakers),
Avril 2014
Âge : 40 ans et 18e saison
Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière
Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).
Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.
End of Story Score : 4,5/10
L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat
Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014
Âge : 38 ans et 18e saison
Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA
Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.
Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.
End of Story Score : 6,5/10
Kevin Garnett (Minnesota
Timberwolves), Janvier 2016
Âge : 39 ans et 21e saison
Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
Stats : 2pts en 9′
Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc
Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.
L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.
End of Story Score : 3/10
Chris Bosh (Miami Heat), Février
2016
Âge : 31 ans et 13e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière
L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.
Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.
End of Story Score : 5/10
Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Avril 2016
Âge : 37 ans et 20e saison
Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière
Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.
Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.
End of Story Score : 10/10
Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai
2016
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
Stats : 19pts, 5rds, en 34′
Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest
Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».
En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.
End
of Story Score : 8,5/10
Paul Pierce (Los
Angeles Clippers), Avril 2017
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs
Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.
Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.
End of Story :
4,5/10
Tony Parker (San Antonio Spurs),
Mars 2019
Âge : 36 ans et 18e saison
Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
Stats : 11pts, 2rds, en 17′
Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière
Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.
Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.
End of Story Score : 6/10
La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw
Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.
Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.
End of Story Score : 9/10
Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports
Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks),
Avril 2019
Âge : 40 ans et 21e saison
Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière
Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.
Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.
If you see me in a fight with a bear, prey for the bear (Si vous me voyez affronter un ours, priez pour lui)
Citation de Kobe Bryant dans son livre The Mamba Mentality
Marca
Ce weekend nous apprenions la disparition d’un des plus grands champions de son temps et de son sport, Kobe Bryant, victime d’un tragique accident d’hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna (13 ans) et de sept autres personnes. C’est dans la soirée de dimanche que la nouvelle de la mort de l’ancien Laker s’est répandue, provoquant d’abord la stupéfaction puis une immense tristesse dans le coeur des fans de basket et bien plus encore.
Sans s’étendre plus longuement sur son parcours ou son fabuleux palmarès, les membres de l’équipe de ClutchTime ont décidé de vous faire partager leurs souvenirs sur la carrière du joueur afin de rendre hommage à celui qui fut à la fois une source d’inspiration autant que l’objet de détestation pour beaucoup de ses détracteurs mais qui nous a quitté trop tôt à l’âge de 41 ans, laissant derrière lui sa femme et ses trois filles ainsi qu’un héritage exceptionnel dans l’univers de la balle orange.
Théo – Fondateur de ClutchTime
Kobe.. Cher Kobe.. Tu as fait de ma génération tes enfants, tes héritiers. J’ai grandi avec toi Kobe, tu es la source de mon amour pour le basket. J’ai découvert avec toi l’abnégation, le travail, le courage. Et si je ne t’arrivais pas à la cheville, j’ai quand même à ma manière tenté de reproduire et utiliser ton travail. Tu laisses derrière toi un héritage immense et toute une planète ne cessera de faire vivre ta légende. Car oui Kobe tu as beau avoir été aimé, détesté, adulé, critiqué… Il n’en reste pas moins que tu es une légende. Sois en paix, et regarde nous continuer à perpétrer ton oeuvre ! Love You Kobe ! 24ever
Vincent Petiteau – Rédacteur ClutchTime
« Dear Basketball », cette lettre est incroyable car peu importe qui tu es, elle te transcende. Le joueur ne m’a jamais fait rêver, certes j’ai adoré sa passion pour le jeu mais beaucoup moins la façon dont il a pratiqué ce sport et pourtant, quand cette lettre est sortie, je m’en suis voulu de ne pas avoir apprécié la grandeur de ce joueur. Cette déclaration est un voyage sincère d’un individu qui possède une passion inégalable pour ce magnifique sport et chaque individu qui aime ce sport de tout son cœur ne peut que s’incliner devant cette représentation qu’offre la dimension et surtout la mentalité de Kobe Bryant. C’est elle qui m’a fait me lever à cinq heures du matin pour aller sur le terrain à côté de chez moi et m’entraîner à devenir meilleur, pas spécialement au niveau du basket mais surtout pour devenir une meilleure version de moi-même, avoir l’impression de donner un sens à ma vie en faisant en sorte de me laver chaque jour en étant meilleur que la veille. Cette lettre d’amour à ce sport était avant tout une offrande de Kobe, une source de motivation pour faire comprendre à quiconque que ta passion peut t’emmener n’importe où si tu y consacres ta vie. Chacun a sa propre vision de cette lettre et il ne l’a sûrement pas écrite uniquement pour les jeunes basketteurs, il l’a écrite pour le monde entier et pour rappeler que toi et toi seul, contrôles ton destin mais que pour cela, il faut être prêt à faire les sacrifices nécessaires.
Martin Fréguis– Rédacteur ClutchTime
Kobe, Comme tous, j’ai été stupéfait face au drame. Alors que les hommages se multiplient, je sais que la communauté basket ne t’oubliera pas. Quand je pense à toi, je visualise ta détermination acharnée. Je réalise ce que signifie la grandeur. Poursuivre ses objectifs implique un combat quotidien contre soi même. Je suis très paresseux. Dans mes moments de faiblesse, j’ai souvent visualisé tes instants de gloire pour me motiver. J’ai conscience des sacrifices que tu as réalisé tout au long de ta carrière pour atteindre l’excellence. La consécration est possible pour qui daigne à persévérer. C’est l’héritage que je retiens et qui guidera toute une génération d’athlètes après toi. Merci pour ta passion du jeu. Merci pour ton soutien indéfectible à la WNBA. Nous pensons à ta fille, à toi et à ta famille.
Florimond Binet – Rédacteur ClutchTime
Pour ma part je n’ai jamais ressenti une telle douleur pour quelqu’un que je n’avais jamais côtoyé. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai d’abord cru, comme tout le monde, à une mauvaise blague ou une intox et plus tard dans la soirée j’ai difficilement réalisé que le monde du sport venait de perdre un de ces grands champions. Je ne suis pas d’un naturel très émotif et je ne m’attache pas forcément aux personnalités publiques en tout genre mais Kobe Bryant représentait en fin de compte tout ce qui m’a fait adorer le basket. La beauté du jeu, le courage, les victoires et le travail. Car oui Kobe était un acharné de travail, répétant sans cesse ses gammes, usant son corps jusqu’à parfois ne plus pouvoir tenir debout, dans le but de tutoyer les sommets et se rapprocher de son modèle, Michael Jordan. Comme beaucoup d’autres personnes, Kobe a été à un moment dans ma vie une source d’inspiration quoiqu’on en dise, et pour cela, pour tout ce que tu as partagé ou transmis, merci Kobe. Car le basket ne signifierai sûrement pas autant à mes yeux si je ne t’avais pas vu jouer pour la première fois. Black Mamba Forever.
Guillaume Gaborit – Rédacteur ClutchTime
Kobe en finale des JO de Pékin avec 20 points contre l’Espagne La première fois que j’ai pu voir Kobe Bryant en direct et à la TV, il n’était pas sous le maillot des Lakers, non, il jouait un match de la Team USA. J’étais impatient d’assister à cette magnifique finale contre l’Espagne en ce dimanche ensoleillé fin août 2008. Le genre d’après-midi où l’on pourrait faire des millions de choses plus intéressantes que de rester devant un écran mais pour rien au monde je ne pouvais manquer de voir Wade, LeBron, Melo, Paul… Et bien sûr, cet intenable soliste qu’est Kobe Bryant qui a cette fâcheuse tendance à torcher mes équipes préférées en saison régulière. Wade est intenable dans cette finale, mais ce qui me reste en mémoire c’est de voir Kobe Bryant prendre les choses en main dans le 4e QT, alors que Team USA balbutiait en attaque. Sur un drive ambitieux et compliqué, Wade ressort la balle pour Kobe démarqué à trois points. Un regard vers le panier, une feinte de départ, le tir, ficelle plus la faute ! Une énergie folle vient d’envahir le banc de coach « K » et Kobe reste droit, le regard fixe et l’index coller à ses lèvres comme signe de se taire. Tout excité, Wade vient le bousculer et le féliciter. Le MVP a encore montré l’exemple pour cette génération 2003, et qui aura sûrement appris grâce à cette expérience internationale à moduler son leadership aux seins des Lakers. Merci Kobe pour ces émotions.
Simon – Animateur Podcast ClutchTime
Pour moi Kobe c’est un joueur que j’ai adoré détester. Ayant découvert le basket car il était déjà un joueur proche de la retraite, je reste admiratif de ses performances. Et c’est toujours un bonheur de le redécouvrir avec les vidéos YouTube et les reportages sur ses routines et ses moments mémorables. Je pense que c’est l’exemple parfait du American Dream et de sa devise la plus forte : Anything is possible !
Toute la communauté ClutchTime s’associe aux fans de basket du monde entier, afin de transmettre nos plus sincères condoléances à sa femme, ses filles, ses proches et toutes les personnes dans la détresse d’avoir vu partir un être qui comptait énormément pour eux comme pour nous. #RIP Kobe
Chaque semaine Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de la NBA, d’hier à aujourd’hui.
Cette semaine Clutch Time vous propose un Rewind spécial pour les fêtes de noël avec un flashback sur la performance magistrale de Dwyane Wade un soir de 25 décembre 2006, rencontre durant laquelle l’arrière va livrer un match mémorable dans la victoire du Heat face aux Lakers (101-85).
La NBA à Noël
Remettons ce match dans le contexte. Débuté en 1947 avec une affiche entre les Knicks de New York et les Steamrollers de Providence, la NBA à noël, ou « NBAChristmas Day » va progressivement s’installer sur cette case très porteuse pour devenir une véritable tradition et un évènement sportif des plus suivis aux États-Unis avec la NFL à Thanksgiving. Du coup, chaque année, la ligue coche cette date du calendrier en proposant de réunir le gratin de la ligue dans des rencontres toutes plus palpitantes les unes que les autres durant lesquelles les plus grands joueurs vont bien évidemment chercher à s’illustrer plus que d’ordinaire.
Des 60 points inscrits par Bernard King sous le maillot des Knicks face au rival New Jersey en 1984, au record de rebonds de Wilt Chamberlain en 1961 (59 points, 36 rebonds), en passant par les triples doubles de Oscar Robertson (x4), le match de noël est l’occasion idéale pour un joueur de se montrer sous son meilleur jour en inscrivant ses performances au rang all-time si possible.
Saison 2006-2007
Petit rappel du déroulé de la saison. Cette année-là, Andrea
Bargnani fut sélectionné en 1er position par les Toronto Raptors
devant LaMarcus Aldridge ou encore Brandon Roy. Dirk Nowitzki
sera élu MVP de la saison régulière après une saison régulière exceptionnelle
(24.6 points, 8.9 rebonds et 3.4 passes), le bavarois devenant le cinquième
joueur à intégrer le club des 50-40-90 en termes d’adresse aux tirs et surtout
le premier joueur européen récompensé à titre individuel, succédant à son
ancien coéquipier Steve Nash.
Par ailleurs les Mavs d’Avery Johnson vont terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de leur histoire avec 67 victoires pour 15 défaites (record inégalé depuis), mais vont se crasher dès le premier tour face aux Warriors de Don Nelson et son mythique « Run and Gun » parfaitement exécuté par les « We Believe » Baron Davis, Stephen Jackson et Jason Richardson.
Côté playoffs, l’année 2007 représente un grand cru Made In France avec le quatrième sacre des Spurs de San Antonio. Emmenés par un Tony Parker injouable, le trio texan qu’il compose avec Tim Duncan et Manu Ginóbili va remporter un troisième titre en sweapant les Cavaliers de LeBron James, installant un peu plus la dynastie des Spurs comme l’un des plus dominante de la décennie. Tony Parker remportera d’ailleurs le trophée Bill Russell du MVP des Finales (24.5 points, 5 rebonds et 3.3 passes à 56.8% FG) devenant ainsi le deuxième joueur non-américain (après Olajuwon) à remporter ce trophée.
Par ailleurs la saison 2006-2007 verra les Hornets de la Nouvelle Orléans connaître de fortes perturbations après l’ouragan Katrina, en déménageant de la Louisiane vers Oklahoma City, ce qui incitera deux ans plus tard la NBA à délocaliser la franchise des Sonics de Seattle pour le Thunder d’Oklahoma City.
Miami Heat
Le champion en titre sortant va connaître une saison bien moins aboutie que l’année passée. Privés de Shaquille O’Neal pendant la première moitié de saison, les floridiens vont s’en remettre au talent du jeune Dwyane Wade, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs arrières de la ligue, avant de voir le numéro 3 se blesser à son tour juste après le All-Star break pour ne revenir qu’en fin de saison régulière et un premier tour des playoffs complètement raté face aux Bulls de Chicago (4-0). Une année noire pour le Heat qui enverra la saison suivante O’Neal aux Suns et ne s’en relèvera qu’en 2010.
Dwyane Wade portera néanmoins les espoirs du Heat sur ses épaules pendant de nombreuses saisons, s’imposant tout logiquement comme le plus grand joueur de l’histoire de la franchise et parmi les meilleurs de sa génération. D-Wade va enchaîner les performances individuelles de calibre toute plus impressionnantes les unes que les autres, à l’image d’un soir de noël lors du traditionnel Christmas Day, où l’arrière All-Star se fendra d’une prestation magistrale face aux Lakers de Kobe Bryant.
Une vieille rancoeur
Une fois n’est pas coutume, les Lakers iront défier pour la troisième fois en trois ans, le tout récent champion NBA, le Miami Heat. Seul match programmé pour cette soirée exceptionnelle, la ligue mise alors sur un duel entre deux hommes, Kobe Bryant et Dwyane Wade mais également sur le dénominateur commun aux deux arrières du moment, Shaquille O’Neal. Le départ du Shaq’ en 2004 de Los Angeles pour Miami a marqué un véritable tournant dans la ligue au sortir d’une longue période de règne (trois titres), durant laquelle la relation entre l’arrière des Lakers et le pivot s’est dégradée au fil des saisons. Une rupture bien venue pour le Heat qui verra en Shaquille O’Neal la recrue idéale pour épauler le jeune Wade dans sa quête de reconnaissance et de titre.
Seul hic au tableau, l’absence du pivot, quadruple champion, dont le genou gauche fait des siennes. Le bilan global du Heat est plutôt contrasté, la blessure de l’ex-Laker étant en partie responsable de ce démarrage poussif. Avec douze victoires pour quatorze défaites, Miami oscille entre la 7ème et la 9ème place depuis la reprise à l’inverse des Lakers plutôt bien partis (18-9) et confortablement installés à la cinquième place de la conférence Ouest dominée par Utah, Dallas et San Antonio. C’est donc privé du Shaq’ que le Heat devra batailler face aux Lakers et espérer empocher une troisième victoire de suite pour le Christmas Day.
Côté Lakers Kobe Bryant porte à lui seul pour ainsi dire la franchise californienne, tournant à près de 28 points, 5 rebonds et 5 passes et sort notamment de deux rencontres face à Houston (53 points, 10 rebonds et 8 passes) et Washington (45 points, 8 rebonds et 10 passes) assez impressionnantes. En face le jeune Wade fait également preuve d’un leadership exceptionnel, l’arrière floridien tournant également à 28 points, 8 passes et près de 4 rebonds et deux interceptions depuis le début de la saison se fendant notamment d’une prestation somptueuse face à Memphis (41 points, 5 rebonds, 7 passes et 5 interceptions) et de plusieurs matchs à plus de trente points depuis le début de la saison.
Dans ce remake à n’en plus finir (victoires du Heat 104-102 en 2004 puis 97-92 en 2005), le Heat de Pat Riley aligne d’entrée de jeu Udonis Haslem, Jason Williams, Alonzo Mourning et Dorell Wright (remplaçant de Shaquille O’Neal) au côté de Dwyane Wade. Pour les Lakers de Phil Jackson et Kobe Bryant, la fine fleur californienne est au rendez-vous avec Luke Walton, Smush Parker, Kwame Brown et Brian Cook. Une époque dorée pour les violets et or qui semble lointaine, mais qu’importe puisque Kobe est là pour assurer le show dans cette affiche de gala.
Un premier quart-temps tout feu tout flamme
Dès le début du match, Wade semble déterminer mettre un gros rythme d’entrée de jeu . À l’origine et à la conclusion des premiers points de son équipe, l’arrière est omniprésent des deux côtés du terrain avec notamment de bonnes phases défensives sur Kobe Bryant et un gros contre sur Luke Walton. Wade distribue le jeu (cinq passes) et provoque la défense adverse (quatre fautes provoquées) et après douze minutes, l’arrière energizer vient d’inscrire douze points (auxquels on peut ajouter cinq passes, deux rebonds, une interception et trois contres pour zéro perte de balle) offrant le lead au Heat (30 à 16).
Fin du premier acte
Miami va connaître néanmoins un gros passage à vide dans le deuxième quart en inscrivant moins de dix points en neuf minutes. Wade n’inscrira que quatre petits points durant un peu moins de neuf minutes de jeu, le temps de voir les Lakers revenir à moins de dix longueurs du Heat. Malgré ce come back, l’adresse générale des californiens est loin d’être au point à l’image d’un Kobe qui digère encore mal la dinde du réveillon (1/9 FG dont 0/2 à 3pts) et qui peine à contenir les ardeurs de Wade, mais les Lakers parviennent néanmoins à s’accrocher (47-40).
Le Festival Wade
Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roues pour Kobe qui tente d’effacer sa première mi-temps catastrophique en inscrivant les six premiers points de son équipe. Très en difficulté pour tenir en défense son vis-à-vis, Bryant va une fois encore être malmené par l’arrière du Heat. Tel un lion déchaîné, Dwyane Wade enchaîne les attaques au cercle en slalomant la défense des Lakers ou bien en prenant des tirs à mi-distance sur la tête d’un Kobe désabusé. Sentant le jeu à merveille, le numéro 3 du Heat porte l’avantage des siens à +10 à la fin du troisième quart-temps, affichant une fabuleuse ligne statistique avec 34 points (18 dans le seul quart-temps !), 7 passes, 4 rebonds , 3 interceptions et 3 contres, performance accomplie en seulement 32 minutes !
Un Wade intraitable et une nouvelle victoire du Heat
Après deux nouveaux layups fabuleux, suivis d’un nouveau contre et d’une interception, Wade et le Heat vont se diriger vers une victoire probante avec à la clé une feuille de match monstrueuse : 40 points (12/20), 11 passes, 4 rebonds, 4 passes et 4 interceptions. En face le Black Mamba livre une copie bien terne avec 16 points (0/4 à 3pts) et 4 passes, incapable d’inverser le cours du match et de tenir les ardeurs du disciple Wade qui vient de donner une leçon de basket aux Lakers. Victorieux 101 à 85 des LA Lakers, le Heat, pourtant privé du Shaq’, remporte pour la troisième année consécutive ce duel « florido-californien » grâce au talent d’un Dwyane Wade inarrêtable. Une performance qui reste encore aujourd’hui parmi les plus marquante de la tradition NBA à noël.
À la manière d’une cassette vidéo ou audio, Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de ce sport, d’hier à aujourd’hui.
Cette semaine, notre escapade temporelle nous ramène en décembre 2006 et un soir de match entre les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant et les Washington Wizards de Gilbert Arenas, rencontre durant laquelle les deux franchise players vont tutoyer les sommets, célébrant les fêtes de Noël avec une semaine d’avance.
L’agent Zéro face au Black Mamba
Les Lakers, entre déclin et reconstruction
L’époque où le Shaq’ et Kobe roulaient sur la ligue est révolue. Le MVP de la saison 1999-2000 a quitté le navire californien en 2004 après une énième brouille avec le Black Mamba. Du coup l’arrière Laker est désormais seul aux commandes d’une franchise en pleine reconstruction et qui peine à retrouver des résultats convaincants. Le passage de Rudy Tomjanovich fut assez chaotique sur le plan sportif. Avec un effectif vieillissant après quatre finales NBA au début des années 2000, la franchise de Jerry Buss tente de se reconstruire en se séparant de ses dinosaures (Malone, Payton, Grant et Russell) et en misant sur une nouvelle garde pour entourer son joyau.
Pourtant le casting est loin de faire rêver. Les Lakers vont certes récupérer des éléments dans le trade du Shaq’ avec Miami, mais des profils très loin de satisfaire le zen Master, Phil Jackson, qui quittera ses fonctions en 2004. Côté draft me diriez-vous ? Rien de bien folichon non plus entre 2003 et 2006. En sélectionnant Luke Walton, Brian Cook, Sasha Vujačić, Ronny Turiaf, Andrew Bynum ouencore Jordan Farmar et en ajoutant les signatures du vétéran Vlade Divac, Smush Parker, Kwame Brown, Aaron McKie et Vladimir Radmanović, les Lakers post-threepeat font désormais plus sourire que rêver.
Les Wizards, un retour au sommet
Passé le jubilé de Michael Jordan entre 2001 et 2003, les Wizards se sont depuis bâtis une nouvelle image à l’Est. Ernie Grunfeld a décidé de miser sur le joueur ayant connu la meilleure progression de l’année 2003, Gilbert Arenas. Autour de l’Agent Zéro, Eddie Jordan va se séparer de Jerry Stackhouse, Kwame Brown et Larry Hughes pour construire un effectif plus ambitieux avec Antawn Jamison, Caron Butler ou encore Brendan Haywood. Résultat la franchise du capitole va progressivement retrouver des couleurs, de la 13ème place en 2004 à la cinquième place lors des deux exercices suivants.
Logo des Washington Wizards de 1997 à 2007
Un revirement sportif bien venu pour lequel l’ancien joueur des Warriors a énormément contribué, en témoigne ses performances et son rendement offensif. En passant d’un peu plus de 19 points par match lors de sa première année à Washington à plus de 29 points en 2006 sur toute la saison régulière, le meneur de jeu est incontestablement le facteur X de la renaissance des Wizards. En playoffs, Arenas culmine même à 34 points inscrits lors de la campagne 2006 mais se heurte successivement au Heat de Wade puis les Cavs de LeBron au cours des deux premières campagnes des Wizards.
Le contexte du match
Pour l’exercice 2006-2007, Washington et Los Angeles connaissent des débuts bien différents. Les Lakers ont démarré la saison avec seize victoires pour seulement sept défaites, soit le meilleur démarrage de la franchise depuis la saison 2003-04. De son côté Gilbert Arenas brille mais gagne très peu de matchs avec les Wizards notamment après un mois de novembre épouvantable (seulement cinq succès en quatorze rencontres). À la mi-décembre, la balance penche donc en faveur des Lakers qui semblent plus en réussite et mieux partis dans la saison régulière, même si les Wizards retrouvent des sensations et une dynamique de victoire.
La rivalité entre les Wizards et Kobe
Alors certes ici on ne parle pas de rivalité au sens historique et sportif du terme mais plus d’une rivalité anecdotique bien que toutefois intéressante, entre le Black Mamba et Washington. Il faut remonter en 2003, à l’époque His Airness vient de faire son dernier come-back en NBA dans un rôle de joueur-entraîneur-dirigeant aux Wizards. Le sextuple champion vient de croiser à deux reprises la route du jeune Kobe pour qui Jordan est un modèle sportif, les Lakers remportants les deux premières confrontations. Mais lors de leur dernier face-à-face, Washington l’emporta d’un point à domicile (100-99) et Michael Jordan usera d’un dernier trashtalk avec le joueur de 24 ans qu’on présente comme son plus proche successeur :
Tu auras beau mettre des Jordan à tes pieds, tu ne pourras jamais marcher dans mes pas
Basket USA
Une punchline qui va piquer au vif l’arrière des Lakers qui ruminera pendant plusieurs jours les propos de son idole et qui prendra un malin plaisir à lui coller 55 points dans la vue lors de leur dernier duel (victoire 108-94). Tel un psychopathe, Kobe inscrira près de trente points par match face aux Wizards les saisons suivantes se heurtant souvent néanmoins à l’Agent Zéro.
Papy Jordan fait dans les douceurs
Une soirée mémorable
En cette soirée du 17 décembre, les Lakers reçoivent Washington pour leur premier duel de la saison. Au moment d’entamer un road-trip d’une semaine, les Wizards arrivent avec le plein de confiance après deux victoires face à Denver et le Heat, tandis que les angeliños sortent de dernières rencontres éprouvantes avec une double prolongation face à Houston. Les protagonistes avancent en ordre dispersé, les coéquipiers de Arenas sont encore en rodage, notamment avec leur adresse, et bien que Washington fasse partie des meilleures attaques, la défense n’est pas vraiment au coeur des préoccupations d’Eddie Jordan. Mais les titulaires et les second-units répondent présents.
Pour les Lakers c’est une toute autre affaire. Privés de leur deuxième solution en attaque, Lamar Odom, Kobe Bryant doit sortir la démultiplié avec de gros cartons offensifs, en témoigne les 53 points claqués face aux Rockets. Seul joueur donnant l’impression d’être à la hauteur depuis le début de la saison, le No. 24 doit notamment composer avec le n°1 de draft 2001, Kwame Brown, Smush Parker ou encore de Luke Walton, des joueurs très loin des standards à leur poste respectif à l’époque.
Duel de pyromanes
Washington prend les devants
Le premier quart-temps tourne rapidement à l’avantage des visiteurs et du duo Arenas – Jamison qui en fait voir de toute les couleurs à un Kobe muselé en attaque et des Lakers maladroits d’entrée de jeu. Gilbert Arenas passe un premier quart-temps plutôt en réussite, enchaînant les relances rapides et les pénétrations en tête de raquette, sans inquiéter les défenseurs adverses. Son entente avec Antawn Jamison est également une des clés du premier quart-temps des Wizards. Malgré trois tentatives manquées derrière l’arc, Arenas régale par ses fulgurances et vient déjà d’inscrire quasiment la moitié des points de son équipe (26-20). Côté Lakers c’est l’ailier Vladimir Radmanović qui caracole avec déjà dix points.
La réponse de Kobe ne se fait pas attendre dès le début du deuxième quart-temps, avec deux tirs primés consécutifs. Plus adroit et altruiste, Bryant score 14 de ses 16 pions à la mi-temps dans ce quart-temps, tandis que Gilbert Arenas dévisse de loin (0/4) mais provoque des fautes adverses. Malgré tout, les Lakers sont encore derrière, incapables de tenir Jamison et les remplaçants. La marque se répartit entre Caron Butler, Brendan Haywood, Antonio Daniels et Roger Mason alors que l’écart au tableau d’affichage grandit (59-49). À la mi-temps Arenas et Jamison pointe à 17 points chacun contre 16 points pour Kobe et 15 pour Radmanović pour les hôtes.
Le début de la seconde mi-temps démarre comme le deuxième quart-temps, Kobe est dans un grand soir avec son adresse et score les premiers paniers de son équipe. Déchaîné à trois points (4/7), le snake ne fait pas encore la différence dans ce quart-temps malgré sa réussite (16 points), la faute à un Gilbert Arenas qui réagi dans les dernières minutes avec des fautes provoquées et un tir clutch à 30 secondes du buzzer. Arenas ajoute 12 unités à son compteur et règle la mire (29 points), secondé par Jamison (6 points) et DeShawn Stevenson (7 points) et sur un statu quo (31-31), les Wizards semblent tenir le match par le bon bout, tenants tête à un Kobe déchaîné depuis vingt minutes (32 points à 7/10 à 3pts).
Le sursaut des Lakers
Ce dernier quart-temps sonne comme une dernière chance pour les hommes de Phil Jackson. Kobe sur le banc pendant plusieurs minutes, les Wizards vont prendre jusqu’à dix-sept points d’avance jusqu’à deux trois points successifs de Farmar et Walton avant un temps-mort demandé par Eddie Jordan. Gilbert Arenas devient inarrêtable et démarre sur les chapeaux de roues ce quart-temps avec neuf points en quatre minutes. De retour sur le parquet, Kobe mettra pourtant plusieurs minutes avant d’inscrire un panier. Chargé de défendre sur Arenas, Kobe prend son job avec sérieux. Même si le meneur semble indéfendable ce soir, Washington verra à tour de rôle Kobe, Radmanović, Bynum et surtout Farmar revenir au score.
Après une passe de Kobe pour Walton (la septième de la soirée), revoilà les Lakers à -4 avec moins de 45 secondes au tableau d’affichage dans le money-time. Arenas est toujours intenable et en inscrivant ses 43 et 44ème points sur lancers-francs, Washington est toujours devant (125-120). Mais c’est mal connaître le Black Mamba qui va lui répondre d’un lay-up avec la faute en prime. Nouveau temps-morts des Wizards, Gilbert Arenas peut hériter du ballon pour la gagne mais bien isolé en défense, le cuir tombe dans les mains de Stevenson sur qui Kobe se jette en défense et provoque la faute. L’arrière ne rentre qu’un lancer sur deux et les Lakers hérite d’une possession pour égaliser. Étonnement altruiste, Kobe remonte le terrain, pris à deux en défense, il transmet le ballon à Brian Cook qui feinte Arenas et envoi un tir primé pour égaliser à 126 partout. Une dernière possession et un tir manqué par Arenas envoi les deux équipes en prolongations.
La lumière divine
Malgré un tir de la victoire au bout des doigts raté, Gilbert Arenas ne baisse pas pavillon. Touché par la grâce, le meneur all-star va justifier son statut en achevant les californiens. D’un splendide tir à trois point sur la tête d’un Kobe dépassé, Gilbert enchaîne par un lancer qui porte le compteur à 50 points, record en carrière pour l’Agent Zéro. On en reste là ? Pas moyen ! Après un tir primé de Sasha Vujačić, Arenas remet le couvert et enfonce les Lakers avec deux lay-ups et la faute en prime. Un nouveau tir primé et deux lancers plus tard, Arenas rend une copie FA-BU-LEU-SE avec 60 points, 8 rebonds et 8 passes pour trois pertes de balle. Avec une prolongation menée d’une main de maître, Gilbert Arenas restera dans les annales comme le premier joueur depuis Wilt Chamberlain à avoir inscrit 60 points aux Lakers depuis plus de quarante ans et effaçant des tablettes le record de sa franchise de Earl Monroe (54 points).
Les Wizards s’imposent au final 147 à 141 face à des Lakers incapables de contenir l’incendie Arenas qui inscrira 16 points en prolongation, dont 14 consécutifs, devenant le meilleur marqueur de l’histoire sur une prolongation (jusqu’à Stephen Curry en 2017) et provoquant un nombre de fautes hallucinant (21/27 aux LF). Bryant qui n’inscrira que quatre points en prolongation doit s’incliner mais terminera tout de même avec une belle feuille de match (45pts, 10 ast, 8 rbd). Au-delà de ce duel épique entre deux des meilleurs joueurs offensifs de l’époque, Gilbert Arenas a pu également compter sur ses partenaires au rendez-vous, de Caron Butler (27 points, 5 passes) à Antawn Jamison (25 points, 13 rebonds) et DeShawn Stevenson (15 points).
Les retrouvailles en mars 2007 entre les deux stars tournera cette fois en faveur du Laker (118 – 102) malgré un nouveau duel explosif (39 points pour Kobe et 37 pour Arenas), un mois seulement avant la grave blessure de l’Agent Zéro qui plongera le joueur dans une lente et douloureuse déchéance financière et sportive jusqu’à quitter la NBA en 2012 pour partir évoluer en Chine, aux Shanghai Sharks et terminer sa carrière de basketteur professionnel à seulement trente et un ans.
Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin
de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le
cours de son histoire.
Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers l’année 2011. Alors que Chris Paul, joueur des Hornets (de la Nouvelle Orléans) arrive sur sa dernière année de contrat, les Lakers en pleine reconstruction, décident de passer à l’action afin d’attirer le meneur All-star lors de l’intersaison 2011. Mais rien ne se passera comme prévu.
La fin d’un cycle aux Lakers
A-t-on encore
besoin de présenter les Lakers de Los Angeles ? L’une, si ce n’est
l’équipe la plus emblématique de la ligue et du sport aux États-Unis, la
franchise californienne regorge de grands noms du basket décennies après
décennies depuis sa création en 1948. Au crépuscule de la décennie, les Lakers
restent sur une série exceptionnelle de trois finales consécutives ponctuée par
deux titres en 2009 et 2010. Tout va donc pour le mieux pour les
« Angelinos ». Pourtant, alors que le champion sortant claque un
nouvel exercice solide en saison régulière (57-25, 2ème à l’Ouest),
les hommes de Phil Jackson se plantent royalement au second tour des PO face
aux Mavericks de Dallas subissant un sweap retentissant. Une sortie bien
mal choisie pour le coach emblématique des Lakers, qui avait annoncé son
intention de quitter le banc des Lakers après un ultime exercice en guise de
tournée d’adieu.
Un retournement
de situation qui va progressivement plonger dirigeants et joueurs dans
l’incertitude la plus totale quant à la direction que va prendre la franchise
après cet échec cuisant. Il est important de rappeler à quel point les Lakers
ont laissé leur empreinte depuis plus de dix ans en NBA. Avec sept finales et
cinq titres, les violets et or sont parvenus à réinstaller Los Angeles au
centre des discussions et le Zen Master y est pour beaucoup dans cette
réussite. Autour du duo Kobe & Shaq puis de Kobe & Gasol, Phil Jackson
a su réunir les ingrédients qui firent sa réussite aux Bulls dans les années 90
afin de bâtir une nouvelle dynastie. Menée par son franchise player emblématique,
Kobe Bryant, les Lakers doivent désormais proposer un projet au moins aussi
ambitieux pour convaincre l’arrière all-star qu’il a fait le bon choix en
prolongeant en 2010.
Rebâtir un nouveau projet
Afin d’entamer
une reconstruction rapide, le GM des Lakers, Mitch Kupchak, souhaite ouvrir un
nouveau cycle pour une équipe jugée vieillissante et qui a besoin de sang neuf
pour être à nouveau compétitive. Une cure de rajeunissement nécessaire il est
vrai à la vue de la moyenne d’âge de l’effectif (30 ans) alors que certains
éléments arrivent en fin de contrat et que les Lakers disposent d’une marge
financière très limitée pour attirer un gros poisson. La free-agency 2011 n’est
guère plus intéressante aux yeux des dirigeants des Lakers. À l’exception du
cadet des Gasols (Marc) qui dispose d’une restricted option avec les
Grizzlies et du pivot texan Tyson Chandler, la franchise n’a guère plus de
choix pour opérer un changement important à moyen terme. Kupchak n’a d’autre
choix que d’entamer des négociations et monter un trade avec une
franchise et c’est vers le meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans, Chris
Paul, que son choix se porte.
Les Hornets de Charlotte
Commençons
d’abord par un petit retour en arrière. La franchise des Hornets voit d’abord
le jour en 1988 du côté de la Caroline du Nord dans la ville de Charlotte.
Issue d’une expansion de la ligue à la fin des années 80, l’équipe ne tarde pas
à se faire un nom au sein de la ligue dans les années 90, autour de joueurs
talentueux de Mugsy Bogues à Larry Johnson en passant par Alonzo Mourning. Mais
au fil des saisons, la fréquentation du Coliseum de Charlotte diminua de
manière très inquiétante aux yeux des dirigeants. Le propriétaire George Shinn,
alors en délicatesse avec la justice, la ville et les finances, décide de
délocaliser la franchise vers la Nouvelle Orléans en 2002.
La Nouvelle Orléans, nouvelle ville pour un nouveau départ
La Nouvelle
Orléans va connaître une intégration compliquée durant ses premières années en NBA.
Débutant d’abord pendant deux saisons en Conférence Est, les Hornets seront
envoyés au sein de la Division Sud-Ouest de la Conférence Ouest dans laquelle
elle concourt encore aujourd’hui. Mais l’ouragan Katrina en août 2005 qui causa
la mort de plus de 1 800 personnes principalement dans l’état de la
Louisiane et au Mississippi va contraindre la nouvelle franchise de se relocaliser
temporairement à Oklahoma City (Oklahoma) dans le Ford Center (actuel
Chesapeake Energy Arena du Thunder) et il leur faudra patienter deux ans avant
de retrouver la Nouvelle Orléans lors de la saison 2007-08.
Les Hornets vont néanmoins tourner cette triste page de leur histoire et celle des Baron Davis, Jamal Mashburn, David Wesley et Jamaal Magloire pour se reconstruire autour de la draft 2004 et de son 4ème choix, Chris Paul. Le jeune meneur devient rapidement la star d’une équipe désespérément en quête d’ambitions depuis plusieurs saisons pour relancer une franchise engluée dans la seconde moitié de tableau. En dépit des recrues Peja Stojaković et David West, les Hornets ne parviennent pas à dépasser le stade du second tour des PO (2008) et il se dit alors que Chris Paul, à qui il reste une année de contrat, envisage sérieusement de poursuivre sa carrière sous d’autres couleurs que celle de la Nouvelle Orléans.
Lock-out 2011
En
raison d’un lock-out qui paralyse la ligue depuis plusieurs mois, joueurs,
propriétaires et officiels ne sont toujours pas parvenus à un accord pour débuter
l’exercice 2011-2012. La raison du désaccord tient principalement dans le fait
que plusieurs marchés sont moins attractifs que d’autres et que cette inégalité
sur le plan sportif se traduit aussi par des inégalités de revenus. Certains
dirigeants craignant qu’un écart plus important se creuse chaque année dans la
ligue alors que les joueurs défendaient leur salaire et une facilité de
transfert plus accrue, la NBA consent à signer une nouvelle convention qui
satisfait les parties.
Pendant que dirigeants et joueurs cherchent un accord, le propriétaire des Lakers, Jerry Buss, négocie depuis quelques temps avec les Hornets pour faire venir Chris Paul en Californie. Dans le cadre d’un échange incluant Houston, les Lakers proposeraient dans ce deal Pau Gasol (envoyé à Houston) et Lamar Odom afin d’attirer le meneur de jeu quadruple all-star. Difficile alors d’imaginer les autres propriétaires restant les bras croisés face à une situation contre laquelle ils luttent justement depuis plusieurs mois. L’information commence à faire grand bruit dans la presse et elle n’est pas du goût de tout le monde, à commencer par le commissaire de la NBA, David Stern.
Le Veto de la discorde
A l’époque, les New Orleans Hornets sont la propriété de la ligue qui doit trouver un nouvel acquéreur après le départ du sulfureux George Shinn. Dell Demps, le GM, est censé avoir les pleins pouvoirs depuis 2010 mais il s’avère que lors des négociations, David Stern himself s’est immiscé dans le dossier CP3 pour ne pas remettre de l’huile sur le feu avec les autres franchises. En mettant son veto sur ce transfert, le commissaire de la ligue voulait mettre tout le monde d’accord pour ne pas être en contradiction avec ses nouveaux engagements et risquer de prolonger le lock-out.
Quitte à empêcher un trade qui aurait pu (aurait dû ?) être
bénéfique pour les parties prenantes, Stern déclarera néanmoins que la faute
revenait en grande partie au GM des Lakers. De peur de ne pas opérer de
mouvements suffisamment intéressant pour la franchise californienne et par impatience,
Kupchak aurait décidé de rompre les discussions pour ne pas attendre que Chris
Paul devienne agent libre à la fin de la saison 2011-12. Les Lakers trouveront donc un accord avec les Mavs
pour balancer Lamar Odom à Dallas où il ne retrouvera jamais son niveau de jeu
et deviendra un paria de la ligue.
Cet échange semblait pourtant intéressant sur
le papier. Los Angeles envoyant d’abord Pau Gasol et Lamar Odom aux Hornets afin
de récupérer Chris Paul, les Hornets devaient échanger par la suite l’espagnol aux
Rockets contre Luis Scola, Kevin Martin, Goran Dragic ainsi qu’un premier tour
de draft 2012. En coulisse un joueur fulmine à l’idée d’avoir eu une telle
offre lui passé sous le nez, c’est Chris Paul. Le joueur de la Nouvelle Orléans
est mécontent de sa situation en Louisiane. Le meilleur meneur de la ligue est
lassé de perdre plus de matchs qu’il n’en gagne, il ne s’imagine pas honorer sa
dernière saison et décide de stopper les entraînements avec les frelons à la
reprise des matchs de saison régulière.
Pire encore l’entourage du joueur avance l’hypothèse
qu’une plainte pourrait être déposée contre la ligue et David Stern pour
contester cette décision. Les Hornets doivent donc s’activer afin de récupérer
une contrepartie suffisamment intéressante pour CP3 tout en faisant gaffe de ne
pas froisser les autres franchises et son meneur de jeu. Et à la surprise
générale Paul va bel et bien atterrir en Californie mais sous les couleurs des
Clippers. La NBA donne son aval pour ce transfert mais la contrepartie dans cet
échange est néanmoins très maigre pour la franchise. Pour avoir balancer un
joueur all-star, champion olympique, meilleur passeur et intercepteur de son
histoire, les Hornets récupère l’arrière Eric Gordon, les intérieurs Chris
Kaman et Al-Farouq Aminu ainsi qu’un premier tour de draft 2012 (Austin
Rivers).
Depuis 2011
Chris Paul aux Lakers ça aurait pu
avoir de la gueule quand même ! Imaginez un instant une association entre
le meilleur meneur de l’époque avec le meilleur arrière shooter de sa génération,
des soirées de playoffs, dans un Staple Center des grands soirs comme à l’époque
du Shaq et de Kobe. Les Lakers auraient bien évidemment pu être des sérieux
candidats au titre à l’heure des « Tres Amigos » de Miami et des redoutables
Spurs. Ce trade aurait évidemment bouleversé la hiérarchie de la NBA en
inversant plusieurs tendances à commencer par celle des Clippers qui n’auraient
probablement jamais enchaînés les campagnes de PO entre 2012 et 2017, de San
Antonio ou Oklahoma qui n’auraient peut-être jamais jouer les finales 2012,
2013, 2014. Enfin Kobe Bryant aura pu remporter de nouvelles bagues, approchant
un peu plus son père spirituel, Michael Jordan en s’installant un peu plus dans
le gotha des plus grands et offrant enfin un titre à Chris Paul.
Le meneur aux neuf sélections au All-Star
Game n’a néanmoins toujours pas trouvé la bonne formule et les succès qu’il
aurait aimé accomplir en carrière, que ce soit aux Clippers de 2011 à 2017 puis
lors des deux derniers exercices du côté des Houston Rockets. Devenu
indésirable aux Texas, le joueur de 34 ans tente un nouveau challenge cette
saison dans l’Oklahoma, un lieu qui l’a vu débuter dans la ligue de 2005 à 2007
au moment de l’ouragan Katrina. Les Lakers vont quant à eux enchaîner des
saisons de moins en moins bonnes et vont lentement glisser vers un marasme
sportif dont ils ne se relèveront pas avant 2018, saison de la signature du
meilleur joueur de la ligue, LeBron James.
Petit top 10 de Chris Paul sous le jersey des Hornets
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