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  • Les Clippers se payent un Big 4 avec James Harden

    Les Clippers se payent un Big 4 avec James Harden

    C’est le genre de nouvelle qui secoue le championnat NBA comme le snap de Thanos impacte instantanément l’univers tout entier. L’onde de choc est telle qu’elle a fait le tour du monde, chaque fan de basket est passé par toutes les couleurs en même temps – sauf ceux qui avaient la tête ailleurs et qui ont accusé le coup en différé. Quand un joueur majeur traverse le pays pour rejoindre une équipe déjà bien aise, au surlendemain d’une belle victoire à domicile contre San Antonio (+40), c’est très perturbant. Et c’est excitant. Les 76ers de Philadelphie se débarrassent d’un problème qu’ils trainaient comme un boulet depuis cet été, reçoivent essentiellement des joueurs de complément et des assets. Los Angeles se renforce avec une superstar supplémentaire sans céder de pièce majeure – mais non sans dommages. Passé le choc, on se demande si c’est une bonne nouvelle pour les Clippers (certains crient à la catastrophe), si cela change la donne à l’Ouest pour la course au titre NBA, si l’effectif alléchant sur le papier aura une chance réelle de se matérialiser sur le terrain. En tous cas, c’est un rebondissement inattendu et terriblement captivant, comme en produit de temps en temps la ligue américaine, et qui mérite toute notre attention.

    Le cas Harden

    James Harden a toujours été un cas à part dans la constellation NBA. Déjà à OKC, pour ses trois première saisons pro (2009-2012), c’était un sixième homme exceptionnel, qui n’entrait dans aucune case (16,8 points de moyenne sur sa dernière année). C’est d’ailleurs pour ça qu’il est parti – il savait qu’il ne serait jamais reconnu à sa juste valeur dans l’ombre des deux superstars locales, Kevin Durant et Russell Westbrook (seulement 7 matches sur 220 dans le cinq de départ). Il a donc obtenu une issue improbable, un transfert à Houston qui lui a permis de devenir lui-même une superstar incontestée (25,9 points de moyenne dès sa première saison et jusqu’à 36,1 points lors de sa 7ème année) et de signer un contrat historique avec Adidas ($200 millions pour 13 ans). Si on savait qu’il avait le talent et la stature pour devenir le fer de lance d’une équipe NBA, on ne pouvait imaginer le niveau auquel il allait se produire. James Harden a révolutionné l’approche du jeu pour un combo guard, à la fois meneur de jeu et shooteur, en produisant régulièrement des triples-doubles à plus de 30 points, et même jusqu’à 50 points (50 points, 10 rebonds, 11 passes décisives le 13 décembre 2018 contre les Lakers de Lebron James, victoire 126-111). Du jamais vu. Il a donc bien fait de quitter OKC.

    Et Houston, par l’intermédiaire de Daryl Morey (general manager des Rockets), a bien fait de lui confier non seulement le ballon, mais également une carte blanche historique. Malheureusement, cela n’a pas transcendé le palmarès sportif des Rockets, qui n’ont pas réussi à atteindre la finale NBA en huit saisons malgré de nombreuses tentatives avec des configurations différentes (Dwight Howard, Chris Paul et Russell Westbrook sont passés par là). Mais cela a eu son effet. Après deux étapes à Brooklyn puis Philadelphie, James Harden est l’un des rares joueurs NBA (avec Kevin Durant) à avoir toujours non seulement obtenu un salaire maximum, supposé l’engager durablement avec son club, mais à avoir également systématiquement exigé et obtenu un transfert dans un autre club de son choix. Il arrive donc à Los Angeles en conquérant, ayant fait plier les 76ers. Et pour les Clippers, c’est un joueur de calibre MVP, qui reste sur un bilan mitigé avec ses anciens clubs, qui a pu avoir une attitude discutable sur le terrain, mais qui garde toutes ses qualités et peut redevenir avec la motivation retrouvée dans un projet sportif ambitieux. Entouré de trois superstars en forme (Kawhi Leonard, Paul George et Russell Westbrook), James Harden est dans des conditions idéales pour réaliser sa meilleure prestation et décrocher, enfin, le titre NBA tant convoité.

    Les 4 californiens réunis comme des dominos

    Cela ressemble aujourd’hui à un plan machiavélique brillamment exécuté, mais chaque étape relève du miracle. D’abord, il y a eu Kawhi Leonard et Paul George (été 2019), au prix de 6 premiers choix de draft (dans le seul échange avec OKC pour PG, Kawhi débarquant de Toronto en tant que free agent). Kawhi ne serait jamais venu chez les Clippers sans Paul George, c’est donc lui qui a déclenché cet échange improbable. Ensuite, c’est Paul George qui a fait venir Russell Westbrook, puisque c’est à cause de Westbrook que Paul George était resté à Oklahoma City (deux saisons ensemble) au lieu de signer chez les Lakers, comme initialement prévu. Et aujourd’hui, c’est visiblement Russell Westbrook qui a fait venir James Harden (coéquipiers pour la troisième fois après leurs débuts à OKC et leur retrouvailles à Houston). Il n’y a donc aucun souci à se faire, ces quatre joueurs s’entendent parfaitement bien, sont tous originaires de la région et partent immédiatement à la conquête d’un titre de champion NBA. Les Nuggets sont prévenus. Les Lakers aussi.

    Le cas Batum

    En France, le transfert de Nicolas Batum passe mal. Joueur revitalisé depuis son arrivée à Los Angeles en soutien des superstars locales après un passage difficile à Charlotte, le capitaine des Bleus avait juré fidélité à l’autre franchise californienne (après les Lakers) malgré les blessures à répétitions des superstars en question et les déconvenues du club en playoffs. Libre, pas très bien payé par rapport aux tendances du marché, le vétéran bien heureux avait renouvelé sa confiance en cette équipe et en avait été récompensé avec un contrat très correct (23 millions sur deux ans), pensant sincèrement que son pari sportif allait finir par payer. Il visait légitimement une bague avec les Clippers cette saison. Malheureusement, le transfert d’un joueur comme Harden nécessitant une certaine créativité dans l’assemblage des contre-parties, rien de tout ça n’aura pesé suffisamment lourd pour empêcher l’équipe de saisir sa chance. Business is business. Et curieusement, c’est ce contrat honorable bien mérité qui aura servi de monnaie d’échange non seulement pour les Clippers, mais aussi pour Philadelphie. En effet, les 4 joueurs récupérés par Philadelphie (Marcus Morris, Robert Covington et KJ Martin accompagnent Batum vers l’est) sont tous dans la dernière année de leur contrat et peuvent être échangés de nouveau dans 60 jours, ce sont donc des atouts (assets) très intéressants. Ils peuvent servir soit de monnaie d’échange pour obtenir un joueur majeur, soit pour libérer de la masse salariale en vue d’une acquisition l’été prochain. Dans l’intervalle, ces joueurs ont donc deux mois pour se rendre indispensables sur le terrain avec les 76ers, si on leur en donne l’occasion (un temps de jeu correct et un vrai rôle dans une équipe déjà organisée sans Harden, absent, et sans eux).

    Business is business

    Le capitaine des bleus a donc été trahi pour la bonne cause – la possibilité d’aligner 4 superstars, donnant un avantage considérable aux Clippers de Los Angeles dans une course au talent à l’Ouest. Avec Zubac, les californiens ont désormais un cinq de départ capable, s’il fonctionne, de rivaliser avec celui du champion en titre, les Denver Nuggets. Mais également de faire trembler les défenses de toute la ligue, Lakers compris. C’était une opportunité que Steve Ballmer, le propriétaire des Clippers, ne pouvait laisser passer. Son club est all-in, il veut gagner un titre NBA cette année. Les dés sont jetés.

  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • Clutch Action #4

    Clutch Action #4

    Pour vous faire patienter avant que la NBA ne reprenne, Clutch Time vous propose de revoir les actions les plus « clutchs » de la saison 2019-2020. Un layup pour égaliser dans la dernière minute, un tir pour passer devant au buzzer ou un lancer-franc pour la gagne, voici notre quatrième numéro des actions offensives qui ont marqué la fin du mois de novembre.

    Dans la catégorie : Game Winner

    Kawhi Leonard (Los Angeles Clippers)

    22/11/19 : vs Houston, victoire 122-119

    https://www.youtube.com/watch?v=UEav-2XbScg

    Une affiche alléchante qui a tenu toutes ses promesses. Menés de 7 points à 1 minute de la fin, les Clippers n’ont jamais renoncé avec deux tirs à trois points réussis par Paul George puis Louis Williams. James Harden récolta une faute avec un énième voyage sur la ligne de réparation (14/18 sur l’ensemble du match). Temps mort Clippers. Pour cette action décisive, c’est The Klaw qui se chargea de percer la défense des Rockets et de se libérer de PJ Tucker pour inscrire son tir à mi-distance qu’il affectionne tant. Devant d’un tout petit point suite à ce panier clutch, Westbrook manqua un trois points (moqué par Patrick Beverley), puis Paul George se chargea de clôturer la rencontre sur la ligne des lancers-francs.

    Zach LaVine (Chicago Bulls)

    23/11/19 : @ Charlotte, victoire 116-115

    https://www.youtube.com/watch?v=DC0Xk997EeI

    Une dernière minute complètement folle avec des Bulls qui ont remonté un déficit de 8 points ! Après deux lancers-francs inscrits par le meneur des Hornets Devonte’ Graham, les hommes de Jim Boylen se retrouvèrent à 5 unités derrière les locaux. Les Bulls n’ont pas perdu de temps avec un panier à 3pts du tchèque Satoransky puis une belle défense sur la remise en jeu qui amena l’interception de Zach LaVine. Ce dernier, à la manière d’un Ray Allen, se précipita vers les 7m23 pour crucifier les Hornets.

    Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

    25/11/19 : @ Cleveland, victoire 108-106

    Alors que Brooklyn jouait en back to back, après avoir gagné difficilement contre les Knicks (103-101), les Cavaliers n’ont pas su tirer profit de cet avantage. Pendant près de 2′ les Nets n’ont pas scoré le moindre point et l’arrière des Cavs, Collin Sexton, ne rentra qu’un seul lancer-franc sur deux pour maintenir les deux équipes à égalité. Après une succession de rebonds offensifs des Cavs, les Nets ont enfin pu mettre la main sur le ballon et prendre un temps mort. Atkinson prépara son système pour libérer Spencer Dinwiddie en utilisant Garrett Temple comme leurre. Ce dernier joua son un contre un avec un joli jump shot à mi-distance.

    Montrezl Harrell (Los Angeles Clippers)

    27/11/19 : @ Memphis, victoire 121-119

    https://www.youtube.com/watch?v=KGV16y4UKkw

    Après un temps mort, Doc Rivers et son staff ont placé leur système habituel pour Paul George. Mais ce dernier manqua son tir à 3pts. Heureusement pour les californiens, les Grizzlies n’ont pas pu sécuriser la raquette et JaMychal Green goba le rebond offensif pour relancer la machine. Puis c’est au tour de Louis Williams de vouloir forcer la décision. Son tir manqué de peu dans la raquette a été fructifié grâce à la présence de son collègue du banc de touche, Montrezl Harrell. Sans Kawhi Leonard, les Clippers ont su s’imposer face aux coriaces Grizzlies.


    Dans la catégorie : pour la prolongation

    Trae Young (Atlanta Hawks)

    29/11/19 : @ Indiana, défaite 104-105 OT

    Une soirée spéciale pour le meneur des Hawks qui a égalé son record de point sur un match (49). Mais au niveau collectif, rien ne va avec 8 défaites de rang avant de défier les Pacers. Lors de ce match, les hommes de Lloyd Pierce comptaient jusqu’à 18 points d’avance qui ont ensuite fondu comme neige. Obligé de se battre pour la prolongation, le sophomore va porter son équipe lors des dernières secondes du 4e quart-temps. En débordant Malcolm Brogdon, Young est parvenu à marquer sur un layup main gauche. Néanmoins, le futur All-Star n’a fait que retarder l’échéance, et les locaux sont repartis avec la victoire en prolongation.

    Buddy Hield (Sacramento Kings)

    30/11/19 : vs Denver, victoire 100-97 OT

    https://www.youtube.com/watch?v=Vw7DDvCzOHA

    Le héros de la soirée ! Alors que les Nuggets menaient de 7 points à 2 minutes de la fin, l’arrière des Kings s’est chargé de scorer les 8 derniers points de son équipe pour arracher la prolongation. Mais Buddy Hield ne se contenta pas seulement d’offrir 5′ de basket supplémentaires pour les fans de Sacramento, puisque c’est lui qui va clôturer la rencontre en scorant ses deux lancers-francs après une faute volontaire des Nuggets. Luke Walton a pu souffler après cette belle victoire contre un prétendant à l’Ouest. Un rayon de soleil dans ce ciel surchargé de défaites pour les Kings.

  • First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    First Playoff Game : le baptême de feu pour un rookie

    ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.

    Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire

    Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File

    Dwyane Wade (Miami Heat), 2004

    • Âge : 22 ans
    • le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
    • Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
    • Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1

    Pour sa première saison dans la ligue, Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi d’obtenir l’avantage du terrain.

    Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.

    Derrick Rose (Chicago Bulls), 2009

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
    • Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
    • Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s

    Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.

    Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.

    Comme s’ils avaient déjà dix ans d’expérience

    Tim Dun aux côtés de David Robinson – via basketusa.com

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), 1998

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
    • Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
    • Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1

    Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.

    Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.

    Tony Parker (San Antonio Spurs), 2002

    • Âge : 19 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
    • Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
    • Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1

    Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.

    A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.

    Donovan Mitchell (Utah Jazz), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
    • Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
    • Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI

    Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.

    Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.

    Ben Simmons (Philadelphie Sixers), 2018

    • Âge : 21 ans
    • le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
    • Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
    • Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8

    Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.

    Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.

    Jayson Tatum (Boston Celtics), 2018

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
    • Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
    • Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
    https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY

    Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.

    Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.

    Des débuts timides, mais leur moment viendra

    Paul George – via Bleacherreport.com

    Paul George (Indiana Pacers), 2011

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Darren Collison, Paul George, Danny Granger, Tyler Hansbrough, Roy Hibbert
    • Stats : 2pts, 2rds, 2blks, 1 sur 2 aux tirs, en 23′
    • Le match : Défaite 104-99 chez les Chicago Bulls – 1er tour Game 1

    Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.

    Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.

    Kawhi Leonard (San Antonio Spurs), 2012

    • Âge : 20 ans
    • le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
    • Stats : 6pts, 2rds, 2stls, 0/3 à 3pts, en 20′
    • Le match : Victoire 106-91 contre le Utah Jazz – 1er tour Game 1

    Échangé le soir de la draft 2011 contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque, sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.

    Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.