Kevin Durant lors d’une distribution de cadeaux initiée par NBA Cares, en 2018 . Source : SF Gate.
En cette semaine de Saint-Valentin, l’amour était bien présent à Chicago. A la surprise de nombreux fans, le All-Star Week-end 2020 s’est montré sous son plus beau jour : de la hype, des concours relevés et surtout un peu plus de défense. Le retour en grâce de la meilleure kermesse NBA s’inscrit dans un contexte émotionnel chargé. Les joueurs ont honoré la Mamba Mentality comme il se doit. Mais la ligue a aussi fait sa part du boulot en proposant un nouveau format pour la rencontre des étoiles. Chaque quart-temps était un match dans le match. A la clef, 100 000 dollars de don pour l’association représentée par l’équipe gagnante à l’issue des 12 minutes de jeu. Le Fourth Quarter a été une bataille acharnée, acmé de la sueur, de l’intensité. Ce format alliant compétition et dimension caritative représente une perspective intéressante pour ravir les spectateurs et soutenir une noble cause. Cette association n’est pas inédite pour la NBA. Tout centrée vers le business qu’elle soit, la ligue reste exemplaire par ses oeuvres caritatives. Cette semaine, votre média Clutch Time analyse la NBA engagée, celle qui nous rend fiers d’être fans de basket.
NBA Cares
L’organisme NBA Cares est l’un des grands travaux de David Stern. En 2005, le commissioner lance ce programme qui a pour ambition de réunir toutes les initiatives caritatives de la ligue sous une même bannière. Ses actions concernent aussi bien les Etats-Unis que l’international, dans la lignée du mouvement “Basketball Without Borders”, organisé en partenariat avec la FIBA depuis 2001.
La plateforme NBA Care joue le rôle d’intermédiaire entre les membres de la grande ligue et des organisations non-gouvernementales renommées telles que Make a Wish ou UNICEF.
La première politique de l’association est le soutien à la jeunesse. Les joueurs et employés NBA se réunissent pour soutenir les plus jeunes, en tant que role models.
Deandre Jordan participe à un atelier art plastiques avec les élèves d’une école primaire de la Nouvelle-Orléans. Source : The Undefeated. 2017.
Grâce à ce programme, la NBA soutient les familles dans le besoin et réaffirme une valeur qui transcende le basketball : la solidarité dans l’effort et la souffrance, face à l’adversité. NBA Cares permet ainsi aux acteurs du jeu d’apporter un soutien psychologique aux enfants malades, de prôner l’accès au sport et à l’éducation pour tous.
Le programme a pris de l’ampleur depuis sa création. NBA Cares constitue un acteur identifiable de l’oeuvre caritative américaine, en atteste le bilan des actions délivré par l’association sur son site internet :
“ (depuis sa création) Les participants du programme NBA Cares ont délivré plus de 5 millions d’heures de bénévolat, aménagé plus de 1300 espaces où les enfants et leur famille peuvent vivre, apprendre ou jouer. A l’échelle mondiale, plus de 51 millions de jeunes ont été encadrés dans des programmes de basketball au sein de leur communauté. A l’international, NBA Cares a créé plus de 323 espaces où les enfants et leur famille peuvent vivre, apprendre ou jouer, dans 40 pays différents.”
Source : NBACares.com, site consulté en février 2020.
Les actions menées par NBA Cares attestent du sentiment de responsabilité de la ligue face aux personnes dans le besoin. La NBA participe à construire des athlètes exemplaires tout au long de leur carrière. Cette forme de tutorat est aussi une manière pour les joueurs de s’exprimer en dehors des parquets, et soutenir des causes qui leur sont chères.
More than an Athlete
La carrière d’un joueur NBA est faite de concessions. Entre les entraînements récurrents, les voyages en déplacement, difficile de passer du temps auprès des siens. Pourtant, c’est bien souvent la famille et la communauté qui poussent un joueur à faire les efforts nécessaires pour s’extraire de sa condition et atteindre la consécration : la NBA, si compétitive. Arrivé au sommet, il s’agit de “ne pas oublier d’où l’on vient”. De nombreux joueurs désirent rendre à leur communauté tout l’amour qu’elle leur a prodigué, quel que soit le contexte socio-économique de celle-ci. Aux Etats-Unis, la communauté c’est la famille, les amis, les proches, mais aussi les voisins et habitants du quartier qui partagent des références culturelles communes, dans un esprit de solidarité. Le “Community Assist Award” récompense ainsi chaque mois l’employé de la ligue qui s’est distingué par son engagement philanthropique auprès des communautés de fans.
KD en larmes, remerciant sa mère alors qu’il est nommé meilleur joueur de l’année en 2014 : “You are the real MVP.” Source : CNN.com
Parfois, cette démarche permet aussi de montrer aux siens qu’il n’y a pas de déterminisme social et que chacun peut s’extraire de sa condition, accéder à la réussite.
C’est ce que scande le rappeur Kendrick Lamar dans son titre “Black Boy Fly”, paru sur le projet Good Kid M.A.A.D City en 2012. Dans son premier couplet, il explique que plus jeune, il vouait une admiration envers Arron Afflalo. Issu du même quartier de Compton, le basketteur a réussi à échapper à la violence de cette banlieue de LA pour se hisser en NBA.
“J’étais jaloux de Arron Afflalo. Il était celui à suivre. Il était notre seul exemple pour accéder à de meilleurs lendemains. Il vivait à la salle d’entraînement, nous vivions dans la souffrance.”
Début du premier couplet de Black Boy Fly, Kendrick Lamar.
Vidéoclip de fan du titre Black Boy Fly. Kendrick Lamar
Lebron James est déjà une légende vivante en Ohio. “The Kid From Akron” a ramené un titre NBA à son État, après 60 ans de disette sportive. Il est aussi un des acteurs militants pour dynamiser cette région de la Rustbelt, qui s’apparente désormais à une vaste friche industrielle. Elevé seul par sa mère, sans argent, LBJ multiplie les initiatives sociales pour permettre aux nouvelles génération de bénéficier d’un parcours scolaire digne, malgré des conditions de vie difficiles. La Lebron James Family Foundation a ainsi inauguré l’école élémentaire I Promise School à Akron en 2018, et finance régulièrement des bourses pour des étudiants locaux dans le besoin.
La lutte civique
Photographie de l’équipe du Renaissance Big Five de Harlem. Considérée comme une des meilleures équipes des années 1930, elle était composée uniquement de joueurs noirs et était en conséquence interdite de compétition officielle. Source : Black Fives Foundation.
Aux Etats-Unis, le mois de février est le “Black History Month”. La nation exerce son devoir mémoire pour ne pas oublier l’esclavage et la discrimination qu’a subi historiquement la communauté afro-américaine du pays. Dans un second temps, le peuple américain célèbre le combat de ses citoyens qui ont milité pour garantir une équité entre tous les sujets étatsuniens, en accord avec la constitution. Si le contexte sociétal des Etats-Unis reste inégalitaire, la période de la ségrégation raciale institutionnelleest terminée.
“Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre.” déclarait Mohamed Ali en 1967, refusant de participer à la guerre du Vietnam, face à l’injonction du gouvernement américain. Tout comme le “noble art”, le basketball a compté des adeptes qui se sont positionnés politiquement pour dénoncer les injustices de la société américaine au XXIème siècle.
Bill Russel, légende des C’s a été le facteur X de l’Hégémonie de Boston sur la NBA durant plus d’une décennie. 11 titres NBA en 13 ans devrait suffir à obtenir le respect de ses contemporains, non ? Pas forcément dans la société américaine des sixties. Né en Louisiane en 1934, Bill a souffert durant son enfance à cause du racisme ambiant de cet Etat du Sud. Il se réfugie avec sa famille en Californie mais sera poursuivi par les discriminations toute sa carrière.
Sa relation avec la franchise de Boston, ses fans et médias, a été longtemps conflictuelle. Les Celtics partagent historiquement l’identité d’une ville fière de ses racines WASP (White Anglican Anglo-Saxon), souvent insensible aux revendications de Russel. Il déclarera : “Je suis un Celtic, pas un BOSTON Celtic”.
Photographie de Bill Russel, à gauche, lors de la marche pour les droits civiques de Washington en 1963. Source : US National Archives and Records Administration.
Le pivot continue cependant de se battre pour faire valoir ses droits, aux côtés du mouvement Black Panthers. Son engagement va de pair avec son succès sportif : Première étoile médiatique afro-américaine en NBA, premier entraîneur noir d’une ligue sportive majeure sur le continent. Bill sera aussi le premier basketteur afro-américain intronisé au Hall Of Fame, en 1975. Il n’accepte cette récompense qu’en 2019 clamant que d’autres athlètes afro-américains l’ont mérité avant lui, notamment Chuck Copper, premier joueur noir drafté par la grande ligue, en 1950.
En 2011, il reçoit la médaille de la liberté pour son engagement civique, équivalent de la légion d’honneur aux Etats-Unis.
Conjointement au combat de Bill Russel, de nombreux athlètes des années 1960 ont participé à la mobilisation pour l’égalité des communautés sur les parquets et dans la société américaine. A cette époque, être un athlète ne dispensait pas les joueurs d’être catégorisés et traités différemment selon leur couleur de peau. La ségrégation dans les hôtels ou restaurants étaient fréquente pour les joueurs noirs.
Photographie d’Oscar “Big O” Robertson, Roi du triple-double, sous les couleurs des Royals de Cincinatti. Source : NBA.com
Oscar Robertson, père spirituel de Russell Westbrook, a lui aussi souffert de la haine raciale, qu’il évoque dans son autobiographie : “My Life, My Times, My Game.” (2003).
L’agence de presse USA Today rapporte qu’en 1959, alors qu’il s’apprête à jouer un match pour Cincinnati à Raleigh, en Caroline du Nord, il reçoit un télégramme du Ku Klux Klan. L’organisation suprémaciste blanche le menace de mort : une balle l’attend s’il se présente sur le parquet. The Big O participe quand même à la rencontre. Il commentera plus tard : “je n’en avais pas vraiment grand chose à faire, j’étais impétueux”.
A la création de la NBA en 1946, elle était strictement blanche. Aujourd’hui, la ligue est composée à 80 % d’athlètes afro-américains. Cette évolution, en parallèle des changements dans la société américaine, n’a été possible que grâce à l’engagement d’athlète pionniers qui se sont mobilisés pour leurs droits. De nombreux joueurs reprennent ce flambeau et dénoncent les problématiques sociétales contemporaines aux Etats-Unis. Le mouvement “Black Lives Matter” qui dénonce ainsi la récurrence des violences policières à l’encontre de la communauté afro-américaine.
Le Basketball est un jeu collectif. L’entraide entre les joueurs est essentielle pour la victoire. La NBA et ses joueurs soutiennent les personnes dans le besoin, dénoncent les injustices car la solidarité et le don de soi représentent des valeurs intrinsèques à ce sport. La communauté du basket international se mobilise et fait ainsi fleurir des actions altruistes, initiées par une même passion pour la discipline.
En France, l’Association Clutch ( https://twitter.com/AssoClutch?s=20 ) soutien ainsi le financement de matériel pour le handi-basket.
Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.
source : NBA.com
En enfilant son plus beau manteau étoilé, la NBA amène un vent de fraîcheur et de nouveauté pour cette nouvelle édition. Avec pas moins de dix néo All-Star, issus pour la plupart des récentes cuvées de draft, ce match sera également l’occasion de voir pas moins de huit joueurs non-américains sélectionnés pour participer à ce match des étoiles. Afin de rendre hommage à Kobe Bryant et sa fille Gianna, les capitaines des deux équipes, Giannis Antetokounmpo et LeBron James, ont choisi de porter respectivement le numéro 24 et le numéro 2 en leur mémoire.
NBA All-Star Game 2020
lundi 02h00 du mat’
source : NBA.com
Le All-Star Game a été introduit pour la première fois lors de la saison 1950-1951, un an seulement après le changement d’identité de la ligue (de la BAA à la NBA). C’est lors d’une rencontre entre le commissaire de l’époque, Maurice Podoloff, le directeur de la marque Haskell Cohen et le propriétaire des Boston Celtics Walter Brown que va émerger l’idée d’un rendez-vous annuel afin de redonner de l’intérêt à la discipline et retrouver les audiences d’un public en désertion. Le concept s’appuyait sur une rencontre qui regrouperait les meilleurs joueurs de la ligue à la manière du All-Star Game de la Major League de Baseball. Malgré des réticences, le projet va finalement aboutir et sera un véritable succès. Depuis 1951, la sélection de l’Est (37 victoires) a souvent dominé celle de l’Ouest (29 victoires), même si cette dernière est parvenue à rattraper son retard dans les années 2000.
On ne va pas reprendre évidemment les règles de cette rencontre (cf la première partie) mais pour vous la faire courte, le All-Star Game est à ce jour le plus vieil évènement hors-saison régulière et playoffs organisé par la NBA. Ce show qui réuni chaque année les plus grands joueurs de chaque conférence (sauf blessure). Douze joueurs par conférence, soit vingt-quatre joueurs au total, seront ainsi sélectionnés. Les cinq joueurs qui débuteront la rencontre de chaque côté sont sélectionnés, en tenant compte des votes des fans (via le site NBA.com), les joueurs et les médias ou la presse. Les remplaçants (sept par équipes) sont quant à eux choisis par les entraîneurs (ces derniers ne pouvant pas voter pour leurs propres joueurs). Les entraîneurs sont quant à eux choisis en fonction des meilleurs bilans de la saison à la seule condition de ne pas avoir déjà été choisi l’année précédente (la « Riley Rule »).
Jusqu’en 2018, le match des étoiles opposait donc une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Est à une sélection des meilleurs joueurs de la conférence Ouest. Depuis trois ans, la formule a changé et met l’accent désormais sur les votes du public. En désignant désormais un capitaine par équipe qui aura récolté le plus de votes populaires, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest, LeBron James (2018 et 2019), Stephen Curry (2018) et Giannis Antetokounmpo (2019) ont eu l’honneur de donné leur nom à leur équipe respective ces dernières années. Par ailleurs les capitaines peuvent désormais choisir leurs remplaçants à leur guise dans l’une ou l’autre conférence. Depuis l’an dernier, la sélection des remplaçants est d’ailleurs retransmise en direct sur la chaîne TNT, diffuseur officiel de l’évènement. revoir la draft 2020
Parmi les joueurs qui auront marqué de leur empreinte cet évènement, difficile de tous les mentionner mais citons-en quelques-uns qui restent encore aujourd’hui inoubliables. Des plus anciens MVP comme Bob Pettit (4x), Bob Cousy (x2) ou encore Oscar Robertson (x3), jusqu’à l’âge d’or de la ligue dans les années 80-90 et les exploits de Julius Erving, Isiah Thomas, Larry Bird, Michael Jordan et Magic Johnson évidemment. Plusieurs records marquants sont à noter, entre les 19 sélections de Kareem Abdul-Jabbar, au quatre trophées de MVP et 18 sélections consécutives de Kobe Bryant, les plus grands joueurs sont parvenus à s’illustrer au moins une fois dans leur carrière au match des étoiles et cette année encore la liste des joueurs invités à ce match d’exhibition reste prestigieuse.
Il s’agit là d’une hype comme on en voit très rarement en NBA. La nouvelle coqueluche slovène de la ligue détonne par sa fraîcheur et son style unique ce qui lui permet de se classer quasiment à hauteur du nombres de votes des deux capitaines des équipes. Plébiscités par le public, les médias et les joueurs sur le backcourt, Luka Dončić va donc honorer sa toute première sélection pour le match des étoiles à seulement 20 ans. Une précocité rare chez un joueur (et encore plus pour un européens) qui on l’espère nous permettra de contempler le talent du rookie de l’année.
Car s’il est autant apprécié c’est évidemment du à sa saison absolument phénoménale. Dončić affiche une progression fulgurante par rapport à la saison rookie exceptionnelle qu’il nous avait offerte l’an dernier. Désormais parmi les prétendants au titre de MVP, le meilleur joueur de la saison 2017-18 en Euroligue porte sur ses épaules la franchise des Dallas Mavericks orpheline de son idole allemande Dirk Nowitzki. Seul joueur en 20-8-8 cette saison, le crack slovène a réussi des rencontres exceptionnelles à coup de triples-doubles et de tirs aussi précis que décisif en tête de raquette. Inutile de vous dire que son impact dans le jeu texan est telle qu’il est le joueur le plus utile pour son équipe cette saison et dans toute la ligue (bien aidé tout de même par le letton Kristaps Porziņģis).
Peut-on concevoir un All-Star Game sans le monstre au scoring qu’est James Harden ? le leader des Rockets a terminé fort logiquement deuxième des votants pour le backcourt à l’Ouest, et va donc se présenter sur le parquet aux étoiles pour la huitième fois consécutive. Mais quand on connaît les qualités monstrueuses de scoreur du joueur, on s’étonne encore de voir qu’il n’a jamais inscrit plus de 29 points (en 2015). Une anomalie que le barbu pourrait être tenté d’effacer en allant intégrer le top 10 des meilleurs marqueurs All-Time et pourquoi pas en décrochant un trophée de MVP pour garnir son armoire à récompenses.
Accompagné de son nouvel acolyte à la mène, Russell Westbrook, les Rockets et Harden réalisent une saison dans la droite lignée des derniers exercices, mais qui manquent encore de relief pour retrouver le niveau atteint il y a deux ans. Pourtant l’arrière continue ses orgies offensives (nettement moins en défense) avec déjà cinq matchs à plus de 50 points, dont 60 face à Atlanta le 30 novembre dernier. Joueur qui tente le plus de tirs derrière la ligne et sur la ligne des lancers, Harden bénéficie toujours autant du système small ball et des isolations de son entraîneur pour prendre un maximum de tir de loin, et délaisser les tirs mid-range. Seul Damian Lillard cette saison est parvenu à réaliser plusieurs matchs à plus de 50 points comme El Chapo.
On retrouve évidemment le dernier MVP des finales sur la troisième marche du podium dans les votes pour le frontcourt à l’Ouest. Kawhi Leonard va donc honorer sa quatrième participation au All-Star Game et on espère voir un Kawhi plus impliqué que les saisons passées (on a le droit de rêver) pour envoyer un message à ses concurrents. Avec 19 points inscrits l’an dernier à Charlotte, le troisième californien présent dans ce cinq majeur joue pour la première fois au côté de LeBron James.
Son arrivée et celle de Paul George (absent) aux Clippers, dans un effectif sexy, coaché par le génial Doc Rivers nous laisse tout de même un goût d’inachevé. Avec seulement 42 rencontres disputées pour un temps de jeu légèrement supérieur à la demi-heure, Kawhi parvient néanmoins à réaliser ses meilleures stats en carrière (malgré une adresse oscillante). Son impact défensive est en revanche indéniable, le joueur étant l’un des plus gros intercepteur de la ligue, son adaptation au style cols bleus des Clippers s’est effectuée sans aucun problème même si on sent que l’équipe en a encore sous la pédale (vivement les playoffs !).
Capitaine pour la troisième année consécutive, LeBron James est arrivé en tête des votants (toutes conférences confondues), avec une popularité toujours intacte pour celui qui va honorer sa seizième sélection consécutives pour un All-Star Game depuis ses premiers pas en 2005. Déjà triple vainqueur du trophée de MVP, LeBron va tenter évidemment la passe de quatre en égalant Bob Pettit et Kobe Bryant, afin de rendre pourquoi pas un vibrant hommage à ce dernier. Détenteur du record de points inscrits en carrière (362), James va tenter évidemment de battre son record personnel (36 points en 2012) et accroître un peu plus son avance en tête des meilleurs marqueurs du ASG.
À 35 ans, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur le quadruple MVP qui réalise une saison en tout point exceptionnelle. Plus altruiste et meneur de jeu, l’ailier des Lakers est plus que jamais dans la course au titre de MVP de la saison et déterminé à aller chercher une quatrième bague avec une troisième franchise différente. Avec un temps de jeu encore réduit cette année, le meilleur passeur de la saison (et le meilleur plus minus de la ligue également) prend nettement plus de tirs derrière l’arc avec plus ou moins de réussite mais dispose encore d’une marge assez importante pour retrouver notamment l’efficacité qu’on lui connaît dans les dernières minutes des matchs, domaine dans lequel il souffre cette saison.
(C) Anthony Davis (7ème participation) – LA Lakers 46 matchs : 26.6pts (51.9% – FG, 31.6% – 3pts) / 9.2rbd / 3.3ast / 1.6stl / 2.4blk (34.7mn)
Comment ne pas retrouver AD au côté de LeBron James dans le cinq de départ cette nuit. Deuxième au classement des votants, Davis est une évidence alors qu’il va honorer sa 7ème sélection en huit ans ! Une longévité déjà impressionnante pour celui qui s’était vu décerner le trophée du meilleur joueur en 2017 et qui avait explosé le record de points du ASG de Wilt Chamberlain avec 52 points inscrits ! Parviendra-t-il à réitérer ce genre de performance la nuit prochaine, rendant hommage par la même occasion à Kobe Bryant ? Une performance qu’il faudra surveiller de très près.
Cette saison, l’intérieur est un sérieux prétendant au titre de MVP et de défenseur de l’année avec un impact dans le jeu exceptionnel au côté du King, la quête de titre et de trophées semble être un objectif immense pour l’ancien Pelican. Faisant partie des joueurs ayant le plus d’impact des deux côtés du terrain, dans le secteur intérieur notamment, son adaptation et son entente avec James dans le jeu est une vraie satisfaction et un pur régal pour les supporters californiens et qui permet à la franchise d’occuper la première place du classement de la conférence Ouest. Nul doute que leur entente dans la saison régulière va faire des merveilles cette nuit.
Il s’agit d’une entrée fracassante pour le meneur des Hawks. Arrivé en tête des votants pour le backcourt de l’Est, Trae Young va donc honorer sa toute première sélection au ASG, une précocité qui n’est pas sans rappeler des certains Kyrie Irving ou Ben Simmons qui furent eux aussi All-Stars dès leur année sophomore. Une promesse d’avenir en or s’ouvre donc pour le Sooners d’Oklahoma qui devient par ailleurs le premier joueur d’Atlanta sélectionné depuis Paul Millsap en 2017 (oui oui).
Sur les terrains cette année, Ice Trae tiens la dragée haute aux tous meilleurs arrières de la ligue, à commencer par Luka Dončić autre grand espoir issue de la même cuvée 2019. Tournant quasiment à trente points par match avec des pourcentages prometteurs, le meneur de jeu a connu un bond spectaculaire dans son rendement cette saison, la faute il faut le rappeler à une équipe qui vit une saison très compliquée et qui lui laisse carte blanche pour presque tout faire sur le terrain. Déjà très précieux pour son équipe lorsqu’il est sur le terrain, il doit néanmoins encore épurer son jeu et sa conduite de balle qui amène encore pas mal de turnovers, même si ses teammates sont loin d’être irréprochables.
Pour sa quatrième participation pour le All-Star Game, Kemba Walker a été plébiscité par les votants, seulement devancé (nettement) sur le vote du public par Trae Young. Très discret lors de ses trois premières apparitions, on espère vivement voir le nouveau meneur des Celtics dans un rôle et une forme digne de son talent. Opposé à son partenaire aux C’s, Jayson Tatum, KW8 va occuper pour la seconde fois une place de starter.
Arrivé cette saison dans la peau du joueur providentiel pour faire oublier Kyrie Irving parti à Brooklyn, l’ancien hornet s’est vraiment bien acclimaté au vestiaire et au style de jeu développé par Boston. Légèrement moins utilisé qu’à Charlotte, le meneur n’en reste pas moins une solution en attaque très précieuse pour Brad Stevens qui peut désormais compter sur un trio (quatuor même) offensif de feu. Plus efficace avec son tir et capable de prendre feu comme à Indiana en décembre, c’est surtout sur ses qualités de manieur de ballon et sur la pression offensive qu’il exerce sur les adversaires que Kemba Walker se met en évidence. Dans un système plutôt solide en défense, ses qualités en un-contre-un en défense sont également intéressantes.
Ce fut l’une des révélations de la saison dernière et des finales remportées par les Raptors face à Golden State, c’est encore une révélation cette saison. Terminant troisième des votants pour le ASG (mais deuxième pour les votes du public devant Embiid) dans la catégorie du frontcourt, Pascal Siakam fait une entrée fracassante dans ce starting five pour sa toute première sélection et défendra donc les couleurs de la Team Giannis, au côté de son coéquipier Kyle Lowry, dans un roster très costaud sur le plan athlétique.
Devenu cette saison le patron des Rap’s depuis le départ de Kawhi Leonard, Spicy P a encore passé un cap dans le jeu et prend désormais une dimension aussi exceptionnelle que fulgurante. En lice en début de saison pour le titre du MVP, le camerounais est également un sérieux candidat à sa propre succession pour la meilleure progression de l’année. Son utilisation et ses prédispositions à tenir le ballon en font un joueur ultra complet, doté d’une bonne adresse et d’un sens inné pour la défense. Nul doute que son association avec Embiid devrait faire des étincelles.
Arrivé en tête des votes pour les fans, les joueurs et les médias pour les joueurs du frontcourt à l’Est, on retrouve logiquement le Greek Freak dans la peau du capitaine de cette équipe. Il s’agit de sa quatrième sélection pour le match des étoiles et nul doute que le MVP de la saison régulière va tout faire pour nous sortir une performance XXL. L’an dernier déjà le joueur avait terminé avec 38 points, 11 rebonds et 5 passes et des tirs à trois points en veux-tu en voilà, mais avec une défaite au bout du compte et un trophée de MVP remis à Kevin Durant.
Côté performance et forme actuelle, Giannis est impressionnant cette année. Disposant désormais d’un tir longue distance correct dans son large arsenal offensif, le joueur est tout simplement innarêtable dans le jeu, notamment en contre-attaque et dans la raquette, inscrivant au passage plus de points en moins de temps qu’il lui en fallait l’an passée pour y parvenir. Bref si les Bucks sont solidement installés à la 1ère place des bilans de la ligue, ils le doivent en très grande partie à leur MVP qui semble bien parti pour conserver sa couronne.
Habitué du rendez-vous depuis sa saison sophomore, le Process est arrivé second derrière son capitaine dans les votes pour cette année, ce qui traduit une popularité indéfectible autour du joueur. Alors qu’il va honoré sa troisième sélection en affrontant son coéquipier Ben Simmons, Joel Embiid sera un renfort de choix pour la Team Giannis pour décrocher une première victoire face à la Team LeBron. L’an dernier le joueur ne s’était guère mis en évidence avec seulement 10 points et 12 rebonds.
Mais cette saison, le 76er éprouve toutes les peines du monde pour retrouver son niveau passé et devenir ce joueur dominant que tout le monde attend. Même si son impact dans les raquettes et en défense reste impressionnante, son adresse en berne et son manque de constance dans les matchs cette saison peuvent expliquer la position qu’occupe actuellement Philadelphie en championnat. Absent pendant presque tout le mois de janvier, on espère revoir très rapidement un Embiid conquérant et capable d’emmener ses Sixers dans le Top 4 de la conférence.
Comme à chaque All-Star Weekend, les jeunes talents de la ligue ont l’honneur d’ouvrir les festivités, et ce n’est que depuis 2015 que la formule USA vs World est mise en place. Bien que l’étiquette ait changé, le produit reste le même avec une faible intensité de jeu, une défense allégée et un concours de dunk improvisé dans les dernières minutes. Néanmoins, il est toujours intéressant d’observer le futur de la ligue rassemblé le temps d’une soirée, voici ce que l’on peut retenir.
Miles Bridges soulevant son trophée de MVP Dennis Wierzbicki-USA TODAY Sports
L’équipe USA réalise donc le back to back en remportant ce match 151-131 (Boxscore). Une victoire qui remet les deux formations à égalité avec six victoires de chaque côtés. Au cours de ce match, les joueurs n’ont tenté que 88 tirs à 3pts soit le plus faible total depuis 2016 avec 84 unités. En dépit d’un match avec très peu d’intérêt, nous avons tenu à retenir les meilleurs moments de cette rencontre de gala.
Moment gênant : le dribble de Trae Young entre les jambes de RJ Barrett
Le match est tout juste commencé que le meneur de Hawks lance déjà les « hostilités » avec ce ballon passé entre les jambes du pauvre RJ Barrett. Un tour de magie qui l’emmène tout droit vers le cercle avec un lay-up sans adversité. Pourtant, on sentait le Knick vouloir défendre un minimum.
S’il y avait bien une raison de suivre cet évènement, c’est bien sûr la présence des deux premiers choix de la draft 2019: Ja Morant et Zion Williamson. Bien sûr, la combinaison de la vison de jeu de Ja aux qualités de finisseur de Zion génère forcément de belles actions! Showtime!
Le meneur des Grizzlies n’est pas connu pour son aptitude à arroser de loin, par conséquent, il est primordial pour lui d’aller chercher ses points dans la raquette et pour notre plus grand bonheur, il le fait avec style, comme sur ce dunk à 360°.
Dans le même genre mais dans un tout autre style, on retrouve Zion et ses 130kg qui n’accordent aucune pitié pour ce pauvre panneau qui ne peut résister face à une telle violence.
Legend of Zion grows: He bent the hoop on this dunk 💪 https://t.co/NXCaW4U5mf
Le Rising Star Challenge est toujours le théâtre de gestes spectaculaires mais aussi d’actions complètement râtées par un jeune joueur ambitieux. Et cette nuit, c’est l’arrière nigérien des Wolves qui a retenu notre attention avec la tentative d’une « T-Mac » suivie d’une passe directement entre les mains d’un défenseur adverse.
Cette rencontre fut également le moment de se rappeler que deux futurs All-Star titulaires ont foulé le parquet. Luka Doncic et Trae Young ont déjà une histoire commune suite à ce trade le soir de la draft 2018 qui envoya Young à Atlanta et Doncic à Dallas. Les deux joueurs sont souvent comparés, et beaucoup sont nombreux à vouloir déterminer un vainqueur dans ce trade. Mais cette nuit, suite à un 3pts du logo (et au buzzer!) du slovène, les deux joueurs nous ont offert la plus belle image de la soirée, et peut-être même du weekend.
Cela va de soit que Rising Star Challenge = No Defense, en voici l’illustration parfaite avec un Luka Doncic qui va tranquilement placer un tir en course comme à l’entraînement, sans forcer et avec un saut dépassant à peine les 10cm de hauteur.
C’est l’histoire de la soirée, quatre canadiens étaient présents au cours de ce match, et en même temps sur le parquet! Tout d’abord, l’action démarre bizarrement par un tir à 3pts dans le corner de Nickeil Alexander-Walker (main gauche!!), Shai Gilgeous-Alexander (le cousin), récupère ce ballon pour le donner à RJ Barrett qui décale ensuite pour un Brandon Clarke toujours bien placé afin d’écraser le ballon dans le cercle!
Il s’agit d’un petit rituel à la fin d’un match généralement plié. Les différents acteurs encore sur le terrain s’autorisent un petit concours de dunks. Les envolées de Clarke et de Barrett sont réussies, en revanche, Zion et Ja ont manqué de concrétiser des figures spectaculaires que le public n’aurait pas manqué d’apprécier.
Le MVP : Miles Bridges, 20′ 20pts, 5rds, 5pds, 3ints, +33
Alors que l’équipe « World » a mené jusqu’à la fin du 3e quart-temps, l’équipe USA s’est réveillée dans le sillage des Hornets Miles Bridges et Devonte’ Graham. Le N°0 sera d’ailleurs élu MVP de la rencontre avec seulement 20 points, soit le plus faible total depuis John Wall en 2011 (12pts). En revanche, l’ailier n’a pas manqué de nous offrir de superbes highlights dont une spéciale « T-Mac »!
Des dunks de folies, des 3pts venus d’ailleurs et des sourires, voici ce que l’on a pu retenir de cette première soirée d’un week-end festif. Place maintenant aux différents concours dans la nuit de samedi à dimanche.
Ce week-end se tiendra au United Center de Chicago, la 69ème édition de l’évènement basket le plus suivi de la planète. Organisé sur trois jours du 14 au 16 février, le All-Star Game de cette année promet d’être exceptionnel pour plusieurs raisons. Pour cette occasion, ClutchTime vous propose une petite revue des festivités et des différentes têtes d’affiche qui seront présentes pour ce rendez-vous annuel à ne pas manquer.
NBA.com
Le All-Star Game 2020 aura une saveur à la foisdouce et amère ce week-end. Organisé pour la troisième fois à Chicago, la première fois au United Center, l’évènement sera l’occasion de rendre un dernier grand et bel hommage aux personnalités disparus en ce début d’année, David Stern décédé le 1 janvier à 77 ans et Kobe Bryant disparu tragiquement le 26 janvier dernier dans un accident d’hélicoptère aux côtés de sa fille Gianna et de sept autres personnes.
Nouvelle édition et nouveau format
Les organisateurs ont revu leur copie pour le match des étoiles qui clôturera ce week-end de festivités. Après plusieurs éditions marquées par des orgies au scoring, l’évènement le plus attendu de l’année hors-playoffs s’était peu à peu transformé en simple spectacle d’adresse dans une rencontre vidée de son essence même : le jeu. Et quoi de mieux que d’apporter de l’intensité des deux côtés du terrains pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l’un des compétiteurs les plus acharnés que la ligue ait porté, KobeBryant, le « Black Mamba« .
source : Getty Images
Pour redonner de l’intérêt aux spectateurs et aux joueurs, la ligue a donc décidé de changer la façon de comptabiliser les scores puisque les deux équipes débuteront chacun des trois premiers quart-temps à 0-0 avec à la clé un chèque de 100 000$ reversé pour une association caritative de la ville par le vainqueur de chaque période. Les scores des trois premiers quart-temps seront ensuite additionnés pour le dernier acte du match dont la durée sera fixée en fonction d’un total de points à inscrire, cette année ce sera 24 (le numéro porté par Kobe aux Lakers). Exemple, si l’équipe qui arrive en tête à l’issue des trois premiers 1/4 temps est à 100 points inscrits pour 90 encaissés, elle devra inscrire 24 points supplémentaires pour gagner le match, tandis que l’équipe à la traîne devra en inscrire 34, tout ceci sans aucune limite de temps. La première équipe à y parvenir remportera ainsi la rencontre et 200 000$ supplémentaire pour le caritatif, au terme d’un dénouement que l’on espère épique. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n’est-ce pas ?
Ce nouveau format original, mais néanmoins farfelu, s’inspire des règles du Elam Ending, nom donné par John Elam, professeur de l’Université de Ball State à Muncie (Indiana) qui a édicté cette règle, et que le président de l’association des joueurs de la ligue, Chris Paul, avait vivement recommandé après avoir découvert ce concept lors du Basketball Tournament (TBT) auquel il avait prit part en 2019.
Un hommage assumé à la mémoire de Kobe Bryant à n’en pas douter, mais on espère surtout voir les acteurs sur le terrain se défoncer un peu plus sur chaque possession (sans partir dans une dépense d’énergie digne des Finales), ce qui rendrait déjà un très grand hommage au Laker. L’idée de ce format serait donc de faire la part belle à la défense et à ses adeptes (l’occasion pour notre Rudy de se mettre en évidence), mais également d’y ajouter un ou plusieurs enjeux indépendamment du show auquel on est habitué depuis plusieurs années. Une façon en quelque sorte de conforter l’image de la NBA en tant que ligue novatrice, qui reste rarement impassible aux changements liés au temps et aux attentes de son public.
NBA All-Star Celebrity Game
samedi 01h00 du mat’
source : NBA – Getty Images
Pour faire une présentation simplifiée de ce premier match, le NBA All-Star Celebrity Game met en vedette des retraités de la NBA, joueuses professionnelles et autres athlètes aux côtés d’artistes aussi divers que variés (chanteurs, musiciens, acteurs ou comédiens) et dont la plupart sont originaires des villes hôtes de l’évènement. La première édition de ce match de gala s’est tenue à Atlanta (Georgie) lors du All-Star Game 2003 et se déroule la plupart du temps en ouverture du All-Star Week-end, 48h avant le match des étoiles.
Cette année pour la 18ème édition les fans auront l’occasion de voir dès vendredi la très populaire gymnaste Katelyn Ohashi aux côtés des deux rappeurs Quavo et Chance the Rapper (ainsi que son frère), côtoyer la vedette des Las Vegas Aces, A’ja Wilson (WNBA), l’ancien NBAer Darius Miles ou encore l’ex-defensive tackle des 49ers Anthony Adams , devenu acteur depuis. Pour faire face à la Team de Stephen A. Smith (célèbre commentateur d’ESPN), son homologue Michael Wilbon (ESPN) pourra compter dans ses rangs sur la légende du rap chicagoan, Common, la meneuse vedette des Los Angeles Sparks, Chelsea Gray, le chanteur Bad Bunny, l’ex-Knicks Quentin Richardson ou encore le MVP sortant Famous Los. Les effectifs complets sont disponibles ici !
NBA Rising Stars Game
samedi 03h00 du mat’
source : NBA.com
Autrefois connu sous l’appellation du « Rookie Game« , le match oppose désormais une sélection de Rookies à des Sophomores depuis la saison 1999-00. Sélectionnés de manière aléatoire au départ, la formule a beaucoup évoluée depuis sa création en 1994 pour finalement laisser place à un match entre une Team USA, composée uniquement de joueurs américains et une Team World, composée uniquement de joueurs non-américains (merci Captain Obvious !)
Même si les critères de sélections restent assez éloignés du système de vote pour les All-Star (ce sont les entraîneurs assistants qui choisissent les joueurs), chaque équipe doit sélectionner au moins trois rookies et trois sophomores, et présenter un effectif composé de quatre arrières-meneurs, quatre intérieurs (pivots ou ailiers forts) et deux swingmen (même si là aussi, la logique n’est pas toujours respectée). Point notable néanmoins, la rencontre se dispute selon les règles du basket universitaire avec deux mi-temps de vingt minutes chacune (et des prolongations de cinq minutes).
Historiquement cette rencontre marque un point de passage important pour les jeunes joueurs de la ligue, une sorte d’anti-chambre du All-Star Game, auquel plusieurs jeunes ambitionnent d’y participer un jour. Cette année on retrouvera la crème de la crème des jeunes pousses malgré les forfaits de Wendell Carter Jr. et Tyler Herro (remplacés par le revenant Zion Williamson et le meneur des Cavs Collin Sexton).
Sélection on ne peut plus logique du meneur des Grizzlies qui réalise une saison rookie très solide et qui porte pour l’instant avec Jaren Jackson Jr. la franchise à une huitième place assez inattendue (28-26) à l’Ouest. De par ses qualités athlétiques, sa palette offensive et défensive spectaculaire et une adresse solide, l’ancien joueur de Murray State semble être le mieux placé pour remporter le trophée de Rookie de la saison 2019-20.
Un arrière plus tout jeune mais qui reste la plus belle trouvaille du Heat cette saison. Joueur non-drafté, Erik Spoelstra nous a sorti l’arrière tout droit de la G-League et des Santa Cruz Warriors avec qui il scorait près de 20 points par rencontre l’an dernier. Désormais titulaire à l’arrière, le natif de Chicago a la lourde de tâche d’occuper le poste d’un Dwyane Wade retraité depuis l’an dernier, mais semble bien parti pour s’imposer en Floride comme un successeur convaincant, même si ses prestations du mois de février sont moins clinquantes.
Il s’agit à coup sûr d’une des progressions les plus fulgurantes de la saison en cours. le meneur des Hornets profite du départ de Kemba Walker pour se mettre en évidence et bluffe tout le monde sur son passage. Motivé comme jamais et capable de prendre feu aux tirs, l’ancien Jayhawks de Kansas est pressenti comme un candidat sérieux au titre de MIP de la saison. Même s’il doit encore travailler son adresse, il parvient à rendre la saison des Hornets moins terne par son culot et son état d’esprit.
Remplaçant du joueur du Heat, Tyler Herro, le meneur des Cavs mérite tout autant sa place au RSG. En dépit d’un bilan famélique avec Cleveland et une adaptation compliquée par les égos de certains cadres, le jeune Collin se démarque par son adresse et sa régularité au scoring qui sauve les fesses quelque fois de la franchise de l’Ohio. Destiné à prendre les rênes de l’équipe, aux côtés des jeunes Darius Garland et Kevin Porter Jr., l’ancien meneur des Crimson Tide d’Alabama étonne par son sérieux même s’il doit encore prendre du relief dans le jeu.
L’un des quatre canadiens présents au RSG, Barrett connaît des débuts compliqués dans la peau du jeune rookie pétri de talent que les Knicks ont drafté. Avec un coaching peu reluisant et un rôle encore mal défini, l’ancien Blue Devils éprouve des difficultés à prendre ses marques dans un groupe aussi instable qu’incohérent. Reste néanmoins que le fils de Rowan Barrett nous offre un bel aperçu de sa palette technique, capable de tout faire sur le terrain, en attaque du moins, avec plus ou moins de réussite.
Le natif de Toyama au Japon profite cette saison des manques de forwards à Washington pour réaliser des matchs convaincants. En dépit d’un tir à 3pts très peu utilisé (les autres s’en chargent pour lui), l’ancien joueur de Gonzaga se montre très efficace dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle et de prendre des pull up à mi-distance. Doté d’un physique impressionnant, il est l’une des rares satisfactions côté Wizards cette saison.
Également candidat au trophée de la meilleure progression de l’année, SGA a su parfaitement prendre ses responsabilités dans le back court d’OKC au côté de CP3. Résultat le Thunder se retrouve à la 7ème place à l’Ouest au coude à coude avec les Mavericks. Même s’il doit encore progresser sur la sélection de ses tirs, il en reste pas moins un joueur d’avenir très précieux pour la franchise orpheline de Russell Westbrook mais qui peut désormais reconstruire autour du canadien.
Suspendu pour dopage en début de saison, le joueur des Suns est revenu plus revanchard que jamais en janvier pour aller chercher sa place au RSG. Et elle est méritée tant le joueur est redevenu une solution de choix en attaque pour Phoenix mais également pour ses qualités défensives pour tenir une raquette très en difficulté toute la saison. Même si Phoenix semble avoir abandonné son rêve de playoffs, nul doute que le bahaméen va encore élever son niveau de jeu. dans les années à venir.
Apparu pour la première fois en 2003, au moment où la NBA retravaillait la formule actuelle du All-Star Game, le Skills Challenge ou défi techniques regroupe plusieurs ateliers techniques ballon en main (dribbles, passes et tirs) et de rapidité. Au départ le vainqueur du concours était choisi en fonction d’un temps de passage lorsque ce dernier effectuait l’intégralité du parcours. Depuis 2003, la formule reste la même : 1er atelier : dribbler entre cinq obstacles 2ème atelier : réaliser une passe dans un panier renversé 3ème atelier : remonter le terrain en dribblant en terminant avec un lay up 4ème atelier : terminer avec un tir derrière la ligne Ce concours a notamment vu les plus grands techniciens y prendre part au fil des éditions de Steve Nash (x2) et Dwyane Wade (x2) à Stephen Curry, Damian Lillard (x2) et même Tony Parker, vainqueur en 2012.
La seule différence majeure reste l’opposition, puisque depuis 2015 le concours se présente désormais sous la forme d’un Un-contre-Un, les participants sont répartis dans un tableau et progressent ainsi jusqu’en finale. Pour éliminer un participant, le premier joueur à réaliser les quatre ateliers lors de chaque opposition se qualifie et accède en demi-finale puis en finale, éliminant les concurrents au fur et à mesure. Pour cette édition 2020, on retrouve dans les starting-blocks les deux derniers vainqueurs du concours, Jayson Tatum (2019) et Spencer Dinwiddie (2018), mais également Patrick Beverley (vainqueur en 2015) et pas mal de nouvelles têtes, l’occasion pour nous d’admirer la vitesse d’un SGA (qui remplace Derrick Rose forfait) ou le touché de balle d’un Bam Adebayo qui pourrait succéder à Karl-Anthony Towns et Kristaps Porziņģis, seuls intérieurs sacrés en 2016 et 2017.
Bien que le nombre de participants ait évolué au fil des décennies, le concours de tirs à trois points est resté néanmoins le plus fidèle à ses origines. En même temps que peut-on attendre et espérer de plus, d’une chose aussi simple que d’inscrire le plus de paniers de derrière la ligne. Crée en 1986 à l’occasion du All-Star Game de Dallas, le 3-Point Contest est sans aucun doute aussi emblématique et authentique que son alter ego le Slam Dunk Contest, introduit définitivement au programme deux ans plus tôt.
Le principe est très simple, les huit concurrents disposent d’une minute pour rentrer un maximum de tirs depuis cinq spots équidistants, disposés tout autour de la ligne des trois points. Chaque joueur aura à sa disposition cinq ballons « in the racks », quatre comptant pour un point chacun, et un dernier, le « moneyball », qui vaut deux points. Soit un total de 25 ballons pour un score maximal de 30 points qu’un concurrent pourra inscrire. Toutefois depuis 2014 et l’émergence du tir à trois points dans l’arsenal offensif des joueurs, l’un des cinq chariot de ballons contient désormais cinq moneyballs au lieu d’une, offrant au concurrent la possibilité d’inscrire 4 points supplémentaires et le choix du placement de ce dernier sur la ligne.
Autant vous le dire tout de suite, aucun joueur n’a réussi à faire le 100% d’adresse mais il est vrai que depuis près d’une décennie, tous les vainqueurs qui se sont succédés sont rarement descendus en dessous des 20 points. Parmi les grands noms ayant participé au concours, le plus célèbre d’entre eux restera sûrement Larry Bird, triple vainqueur lors des trois premières éditions (dont une en survêt’) et qui sera resté pendant huit ans le seul joueur à avoir dépassé la barre des 20 points (22 en 1986), avant d’être détrôné par Mark Price (double vainqueur) en 1994. Les grands noms se sont succédés tels Jeff Hornacek, Ray Allen, Peja Stojaković, Dirk Nowitzki,et même Paul Pierce. Avec la prise de pouvoir ces dernières années des gâchettes from the logo, on retrouve logiquement des vainqueurs comme Stephen Curry, Klay Thompson, Kyrie Irving ou encore Devin Booker, actuel détenteur du record de points du concours (28).
Cette année le tenant du titre Joe Harris (40.8% d’adresse et six tentatives par match en moyenne cette saison) aura fort à faire avec face à lui des pointures comme le letton Dāvis Bertāns (42.4% d’adresse, huit tentatives par match cette saison), Duncan Robinson (43.8% d’adresse, huit tentatives par match cette saison) ou encore les feu-follets Trae Young et Devonte’ Graham (36.9% et 37.4% d’adresse respectivement avec plus de neuf tentatives par match cette saison !).
NB : Suite au forfait de Damian Lillard, blessé à l’aine, le meneur des Blazers pourrait se retirer du concours(place à pourvoir).
Participants
(PF)Dāvis Bertāns (27 ans) – Washington Wizards (PG)Devonte’ Graham (24 ans) – Charlotte Hornets (SG)Joe Harris (28 ans) – Brooklyn Nets (SG)Buddy Hield (27 ans) – Sacramento Kings (SG)Zach LaVine (24 ans) – Chicago Bulls (PG)Damian Lillard (29 ans) – Portland Trail Blazers *(remplacé par Devin Booker) (PF)Duncan Robinson (25 ans) – Miami Heat (PG)Trae Young (21 ans) – Atlanta Hawks
source : NBA.com
AT&T Slam Dunk Contest
source : Inside Basket
Pour finir en beauté, il s’agit du concours le plus emblématique et le plus virevoltant de ce week-end All-Star, je veux bien sûr parler du Slam Dunk Contest. Apparu pour la première fois en 1976 lors du dernier All-Star Game de la ABA (ligue concurrente dans les années 60 et 70), c’est lors de la fusion des deux ligues la même année que la NBA décida de se lancer à son tour afin de capitaliser sur sa popularité naissante (tout comme le H.O.R.S.E la saison suivante). Julius Erving, premier et dernier vainqueur du concours en ABA, fait partie d’une liste de 22 joueurs (un joueur par équipe) retenus par la ligue pour ce concours. Le vainqueur sera Darnell Hillman des Indiana Pacers mais le concours disparaîtra avant de faire son retour en 1984. Pour l’heure on va laisser de côté la partie technique et se focaliser sur les quelques règles du concours.
Le déroulé de ce concours est assez simple mais demeure le plus spectaculaire et le plus suivis des trois. Devant un jury composé de cinq personnalités du basket (plus ou moins actuelles), quatre joueurs se succèdent lors d’un premier tour, où ils devront réaliser deux dunks. Chaque dunk se verra attribué une note sur dix par les membres du jury et les deux notes cumulées permettront d’accéder ou pas au run final en fonction du score obtenu au premier tour (50 points maximum par dunk). Les deux meilleurs scores cumulés accèdent donc à la finale et débloquent deux tentatives de dunk supplémentaires, toujours notées sur le même principe. Celui qui obtient la meilleure note cumulée remporte le trophée de meilleur dunkeur de l’année.
Citons pêle-mêle les vainqueurs de ce concours en commençant évidemment par le premier vainqueur officiellement inscrit sur les tablettes de la ligue, Larry Nance (senior) des Phoenix Suns en 1984 devant notamment Julius Erving et Dominique Wilkins. D’ailleurs on va retrouvé le Hawks durant cet âge d’or, remportant les éditions 1985 et 1990, obtenant par la même occasion le surnom de « The Human Highlight Film », et ayant été au coeur d’une rivalité avec un certain Michael Jordan, His Airness raflant les éditions 1987 et 1988. le meneur de jeu de poche des Hawks et partenaire du Do’, Spud Webb (1m70) marquera lui aussi de son empreinte ce concours en remportant le trophée en 1986.
Puis viennent évidemment les années 90 et leur lots de participants d’exceptions tels Cedric Ceballos, Shawn Kemp, Harold Miner ou encore Isaiah Rider et même Kobe, puis les millénials avec le doublé de Jason Richardson (2002, 2003), le concours stratosphérique de Vince Carter (2000), les victoires de Josh Smith (2005), Nate Robinson (2006, 2009 et 2010) et Dwight Howard (2008). Puis petit à petit le concours a perdu en créativité et en impact avec son image à coup de sponsors en veux-tu en voilà. Du coup à l’exceptions de quelques grands crus sur le tard (2015, 2016), la dernière décennie est loin de faire honneur à son illustre curriculum.
Pour cette année, aucun des quatre concurrents n’étaient présents l’an dernier à Charlotte (remporté par Hamidou Diallo). Aaron Gordon, 2ème en 2016 va tenter de remporter enfin la mise tout comme le bondissant Derrick Jones Jr. (2017), tandis que la surprise de dernière minute Pat Connaughton tentera de justifier sa présence aux yeux du jury. Mais si il y a bien un joueur qui a beaucoup fait parler de lui au moment de l’annonce des participants, c’est bien évidemment Dwight Howard, de retour au All-Star Game (et dans le basket par la même occasion) cette saison, Howard veut prouver qu’à 34 ans, le pivot en a encore suffisamment dans les gambettes pour aller chercher un deuxième trophée et montrer à la jeune garde de quel bois est fait le Superman.
Participants
(SG)Pat Connaughton (27 ans) – Milwaukee Bucks (PF)Aaron Gordon (24 ans) – Orlando Magic (C)Dwight Howard (34 ans) – Los Angeles Lakers (SF)Derrick Jones Jr. (22 ans) – Miami Heat
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