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  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • LE MAG #4 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    LE MAG #4 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    Simon et Tedesco animent une émission spéciale avec Alexis Ajinça (deuxième partie) pour évoquer son parcours, et ses campagnes en équipe de France !

    Vous avez raté la première partie sur sa carrière NBA ? Pas de soucis petite séance de rattrapage :

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  • Les Raptors, sérieux contenders?

    Les Raptors, sérieux contenders?

    Les discussions autour d’une reprise se sont intensifiées ces derniers jours, et les acteurs concernés se préparent à retrouver le chemin des parquets cet été. Cette période unique dans l’histoire de la ligue aura permis aux Raptors, franchise titrée en 2019, de savourer son sacre plus longtemps que n’importe quelle autre équipe auparavant, et malgré le départ de sa star Kawhi Leonard, la belle histoire semble se poursuivre. Deuxième à l’Est, la franchise canadienne présente néanmoins des chiffres intrigants.

    Qui aurait pu anticiper le fait que les Raptors allait présenter le 3e meilleur total de victoires cette saison et se placer confortablement à la 2e place de la conférence Est après le départ du MVP des Finals 2019. Les hommes de Nick Nurse ont remporté 46 de leur 64 matchs cette saison, soit exactement le même bilan que la saison dernière pour un nombre identique de rencontres jouées. Petit bonus, les coéquipiers de Kyle Lowry ont établi un record de franchise avec 15 victoires de rang entre janvier et février. Comment cette équipe peut maintenir un tel niveau en l’absence de leur ancien leader offensif et en jonglant avec les différents pépins physiques des joueurs clés (Gasol, Ibaka, Siakam, VanVleet, Powell…).

    Vous connaissez la célèbre phrase de Michael Jordan :

    « L’attaque fait lever les foules, tandis que la défense fait gagner les titres »

    Si Pascal Siakam et Fred VanVleet ont pris du poids en attaque, la défense et la régularité des canadiens face à des équipes moyennes sont les clés de leur succès. Les Pacers peuvent en témoigner avec une défaite humiliante de 46 points d’écart le 23 février dernier. Encore un record de franchise! Toronto est l’équipe qui accorde le moins de points par match à ses adversaires avec 106.5pts de moyenne, et pour aller plus loin, c’est également la franchise qui encaisse le moins de paniers adverses avec une moyenne de 37.9 paniers par rencontre et un taux de réussite aux tirs relativement faible : 42.9% à 2pts (2e) et 33.7% à 3pts (1er) (via NBA.com).

    Si les Raptors sont en position pour défendre fièrement leur titre, on peut néanmoins trouver quelques points noirs concernant leur fabuleux exercice 2019-2020. En se focalisant sur les match disputés face aux meilleures équipes à l’Est (Milwaukee, Boston et Miami) leur bilan est assez décevant avec 1 victoire pour 6 défaites et une adresse aux tirs qui chutent drastiquement.

    Saison 2019-2020 : 45.8% à 2pts, 37.1% à 3pts

    Face à Milwaukee, Boston et Miami : 40.6% à 2pts, 33.5% à 3pts

    Rien d’alarmant pour un roster qui a montré du caractère lors des Playoffs 2019, mais certaines problématiques se sont répétées au cours de ces performances plutôt décevantes. Gros point noir: l’adresse du backcourt Lowry/VanVleet. Face à la défense en zone du Heat, le tandem n’a pu faire mieux que 6/43 à 3pts. Contre la défense « in the paint » des Bucks, VanVleet est à 0/10 tirs dans la raquette et Lowry afficha 0/5 lors du 2e match et malgré ses 36pts dans leur premier face à face, le meneur n’a scoré que 2pts dans le dernier quart-temps de ce match. Face aux Celtics, les pourcentages de réussite aux tirs de VanVleet chutent autour des 32.3%.

    VanVleet ne se montre pas à son avantage sur les drives vers le cercle. Bien qu’il soit l’un des joueurs qui drive le plus cette saison (14.9 par match), il ne semble guère efficace avec une adresse qui atteint péniblement les 36% de réussite. Il lui est difficile d’accéder facilement au cercle avec un taux de scoring autour des 27% dans ce genre de situation, soit le plus faible résultat de la ligue (via NBA.com).

    Les performances de ce backcourt ne suffisent pas à elles seules pour expliquer les défaillances de toute une équipe. En revanche, certains chiffres amènent à revoir les difficultés de présenter un backcourt de petite taille (Lowry 1m83, VanVleet 1m85). Les deux arrières ont éprouvé des difficultés à scorer inside et cela impacte considérablement l’adresse générale de l’équipe dans les zones les plus proches du cercle.

    Pourcentages de réussite en fonction de la distance par rapport au cercle. (via NBA.com)

    Si le bilan est identique au même stade par rapport à la saison dernière, les taux de réussite aux tirs proches du cercle sont définitivement différents. Cette saison, Toronto présente le 4e pourcentage le plus faible de la ligue dans la catégorie 15-19 ft du cercle, idem pour la distance comprise entre 5 et 9 ft. Les pourcentages sont effectivement bien inférieurs comparés à ceux des Raptors version 2018-19, mais le chiffre qui semble le plus préoccupant est celui concernant les tirs à moins de 5ft. Il faut retourner en 2010 pour trouver la dernière équipe finaliste en dessous des 60% de réussite avec les Lakers (59.1%).

    Si la saison régulière des Raptors fut remarquable avant son arrêt prématuré, on peut être en droit de se questionner quant à leur capacité à se confronter à des équipes prêtes à fermer l’accès à la raquette, tout en sachant que les pourcentages à 3pts ont tendance à chuter lors des Playoffs. Les résultats mitigés face aux concurrents de la conférence combinés avec un backcourt historiquement petit, Nick Nurse va devoir redoubler d’ingéniosité pour maintenir sa solide défense et permettre à leur option N°1 en attaque, Pascal Siakam, de les emmener le plus loin possible.

  • LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    Simon et Tedesco animent une émission spéciale avec Alexis Ajinça (première partie) pour évoquer son parcours, plus particulièrement sa carrière en clubs (NBA et France) !

    Alexis Ajinça reviendra sur son parcours en Équipe de France dans une deuxième vidéo.

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  • Bilans de la saison  – Atlantic Division

    Bilans de la saison – Atlantic Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle dans chaque division de la ligue.

    Pour débuter notre série, nous passons la Division Atlantique au révélateur. Les Raptors, champions sortants, ont désormais une meute d’équipes à leur trousses qui veulent s’emparer du trophée à l’image des Celtics plus que jamais en lice pour rejoindre le dernier carré à l’Est cette année. Saison balbutiante en revanche pour les 76ers et les Nets qui, malgré de belles promesses, doivent encore trouver les réglages et une bonne dynamique de victoire, ce que les Knicks ne sont pas prêt atteindre en 2020.


    Toronto Raptors (46-18) – 2ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Lowry (PG) – F. VanVleet (SG) – OG Anunoby (SF) – P. Siakam (PF) – M. Gasol (C)

    Les champions sortants ont dû revoir certains de leurs plans pour la défense du titre au moment d’aborder cette nouvelle saison. Désormais dans la peau du chassé et non plus du chasseur, les Dinos ont surtout connu l’amertume de perdre, Kawhi Leonard, facteur X et MVP des Finales remportées en juin face aux Warriors. Le natif de San Diego s’en est allé rejoindre sa terre natale du côté des Clippers de Los Angeles en compagnie de Paul George pour tenter d’y inscrire une fois encore son nom en lettre d’or. Côté canadien Nick Nurse a dû se concentrer sur les prolongations de contrat de Kyle Lowry et Pascal Siakam, les deux nouveaux prétendants au trône vacant de Franchise Player. Très peu actif côté Free Agency, Toronto a néanmoins enregistré les arrivées de Patrick McCaw, Rondae Hollis-Jefferson, Stanley Johnson ou encore du jeune Terence Davis. Des seconds couteaux qui doivent cimenter un effectif que certains voient déjà en train de vaciller quelques mois seulement après leur succès.

    Que ne se sont-ils pas trompés au vu de la saison régulière que réalisent les hommes de coach Nurse. Avec un bilan de 46 victoires pour 18 défaites, Toronto enregistre les mêmes temps de passage que la saison passée notamment après un début d’année 2020 incandescent, quinze victoires consécutives entre le 15 janvier et le 10 février, la plus longue série de victoire de son histoire avec pas moins de huit succès décrochés à l’extérieur en prime. La saison avait d’ailleurs plutôt bien débuté, les canadiens ne subissant que cinq revers sur leurs vingt premières rencontres pointant à la 2ème place de la conférence Est, ex-aequo avec le Heat. Mais rapidement handicapés par les absences de ses cadres (Lowry, VanVleet, Siakam, Powell, Gasol), les Raptors sont progressivement rentrés dans le rang à la fin de l’année 2019 (dix victoires pour neuf défaites avant leur série record).

    Si certains doutaient encore de Nick Nurse, ce dernier a prouvé non-seulement qu’il avait su parfaitement gérer la situation liée au départ de Kawhi, mais qu’il était tout à fait l’homme de la situation pour diriger cette équipe et l’amener le plus loin possible. Parmi les bonnes révélations de cette saison et elles sont nombreuses, celles des jeunes OG Anunoby et Terence Davis ou plus récemment du saint-lucien Chris Boucher, sont à mettre au crédit de l’entraineur qui a su se servir de leurs qualités au moment le plus opportun. Côté progressions ou confirmations, ce sont surtout les deux arrières Fred VanVleet et Norman Powell qui sont devenus des cadres à part entière de l’effectif, le premier dans la peau d’un titulaire, le second en tant que sixième homme. Et puis enfin comment ne pas évoquer l’émancipation du camerounais Pascal Siakam, grande révélation durant les playoffs 2019 et MIP 2019, qui succède cette saison à Leonard dans la peau du leader de l’équipe au côté de l’inépuisable Kyle Lowry, tous deux sélectionnés pour le All-Star Game de Chicago en février.

    La saison de Toronto en quelques chiffres :
    . 3ème bilan à l’extérieur avec 23 victoires et 9 défaites
    . 1ère défense aux points encaissés par match (106.5)
    . 2ème Defensive Rating (105.2)
    . Meilleur marqueur : Pascal Siakam (23.6 points par match à 45.9% FG)
    . Meilleur passeur : Kyle Lowry (7.7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Serge Ibaka (8.3 rebonds par match)

    Boston Celtics (43-21) – 3ème

    Qualifiés

    Cinq majeur de la saison :
    K. Walker (PG) – J. Brown (SG) – G. Hayward (SF) – J. Tatum (PF) – D. Theis (C)

    Les Celtics nous avaient laissé sur une bien piètre impression au sortir d’un 2nd tour face aux Bucks (1-4) et après avoir fait apparaître des tensions en interne impliquant leur meneur Kyrie Irving qui a depuis eu des comptes à régler avec les fans et certains coéquipiers. Il fallait du coup trouver une solution au problème pour les hommes de Brad Stevens. Boston a donc choisi de ne pas prolonger le meneur All-Star et par la même occasion son pivot dominicain Al Horford. Le premier est parti rejoindre l’ambitieux projet des Brooklyn Nets au côté d’un autre renégat, Kevin Durant, tandis que le second, pourtant exempt de reproches et parmi les leaders de l’effectif depuis plusieurs saisons, s’en est allé un peu plus bas en Pennsylvanie du côté des 76ers. Danny Ainge non-content d’avoir raté son coup avec Irving est reparti à la pêche au gros poisson et en a ressorti un très gros en la personne de Kemba Walker, dans un échange envoyant Terry Rozier et un second tour de draft aux Charlotte Hornets. Un moindre mal finalement pour le backcourt de la franchise qui va néanmoins se séparer de son dernier pivot disponible, Aron Baynes, envoyé aux Suns afin de récupérer un 1er tour de draft. Du coup les C’s se sont montrés actifs lors de la Free Agency et à la draft en attirant plusieurs intérieurs de seconde main et rookies en tout genre.

    Trop juste pour cette saison ? Oui et non, allez savoir. Si on note tout de même une raquette assez light, sans un pivot de métier suffisamment expérimenté et performant (désolé pour Enes Kanter), Boston a tout de même réussi sa saison régulière. Avec un bilan de 43 victoires pour 21 défaites, Brad Stevens réalise son meilleur exercice depuis la saison 2017-18 en partie grâce à un démarrage canon (16 victoires sur les vingt premiers matchs). En adaptant son effectif et son jeu, le technicien a notamment choisi de décaler le jeune néo-All-Star, Jayson Tatum, au poste 4 pour intégrer à son cinq le revenant Gordon Hayward (qui s’est néanmoins fracturé la main en novembre), le tout dans un registre offensif proche de celui du small-ball. Avec une intégration réussie pour Walker et un effectif qui semble avoir pris ses marques des deux côtés du terrain, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Celtics de nourrir de plus grandes ambitions pour cette année.

    Désormais doté d’un quatuor offensif redoutable, Boston peut sourire, car elle possède dans ses rangs quatre joueurs de niveau All-Star à commencer par son duo Brown – Tatum, dont on parvient enfin à mesurer la pleine mesure de leur talent. Les deux joueurs ont passé un cap sur le plan offensif et leur entente dans le jeu n’a jamais été aussi constructive. Tatum a notamment été honoré du titre de meilleur joueur du mois de février à l’Est après une impressionnante série de matchs à plus de 30 points, dont 41 inscrits dans la défaite face aux Lakers le 23 février dernier. Marcus Smart dans son rôle de sixième homme et de poison défensif, ou encore Enes Kanter dans un rôle de rempart défensif dans la raquette, apportent ce supplément d’âme à un banc qui peut parfois sembler limité, malgré le potentiel de certains rookies. Pour notre français fraîchement débarqué là-bas en revanche, la mayonnaise ne semble plus prendre. En dépit d’une solide expérience en Europe, Vincent Poirier ne semble pas faire partie des plans de jeu de son entraîneur pour cette saison.

    La saison de Boston en quelques chiffres :
    . 4ème bilan à l’extérieur avec 20 victoires et 12 défaites
    . 2ème défense aux points encaissés par match (106.8)
    . 5ème Offensive Rating (112.9)
    . Meilleur marqueur : Jayson Tatum (23.6 points par match à 44.8% FG)
    . Meilleur passeur : Kemba Walker (4.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Enes Kanter (7.7 rebonds par match)

    Philadelphia 76ers (39-26) – 6ème

    Cinq majeur de la saison :
    B. Simmons (PG) – J. Richardson (SG) – T. Harris (SF) – A. Horford (PF) – J. Embiid (C)

    Annoncés comme favoris parmi les favoris à l’Est, il faut admettre que les 76ers sont assez loin du compte. Très touchés après leur défaite au 2nd tour face aux Toronto Raptors (3-4) lors des playoffs 2019, quelque chose s’est brisé dans l’effectif cinq étoiles des 76ers au point de voir Jimmy Butler, recrue majeure de la Trade Deadline de février, quitter prématurément la franchise quelques mois seulement après son arrivée. Dans un échange à plusieurs, il sera envoyé à Miami qui fera une bonne affaire en cédant le très prometteur mais non moins fragile Josh Richardson à Philly. Un mal pour un bien diront certains qui jugeaient l’influence et le caractère difficile de Butler, néfaste pour le groupe, au contraire du taiseux Richardson. Après plusieurs prolongations de contrat (T. Harris, J. Ennis, M. Scott) et de nouvelles arrivées (R. Neto, K. O’Quinn et A. Horford), Elton Brand a vu les choses en grand pour cette saison de la confirmation pour ce groupe, mais surtout pour son duo de All-Star, Joel Embiid et Ben Simmons, pour qui un cap doit être franchi désormais.

    Finalement après plus de quatre mois de compétition, la mission semble loin d’être remplie. Malgré un démarrage réussi, les 76ers affichent deux victoires de moins à la même époque que la saison dernière, pire encore cette équipe ne parvient pas à gagner à l’extérieur, surtout face à des contenders et vient de subir huit revers sur ses quinze derniers matchs. Occupant une pâle 6ème place à l’Est. Les joueurs de Brett Brown ont surtout été contrariés par les blessures de plusieurs de leurs cadres, Embiid et Richardson en tête avec plus de vingt matchs manqués au compteur. Si on ajoute la récente blessure au dos de Ben Simmons, on peut d’ores et déjà parler de sort qui s’acharne sur l’une des équipes les plus hype de l’Est. Cette saison, Philadelphie affiche un bilan négatif face à presque toutes les équipes devant elle au classement de la Conférence Est, excepté Boston (3 wins, 1 défaite).

    Brett Brown semble plus que jamais en danger cette saison, tandis que plusieurs voix s’élèvent pour qu’il y ait du changement à la tête de ce groupe afin de le stimuler et de l’exploiter d’une manière différente. Son coaching pas toujours au point, n’est pourtant pas médiocre, loin s’en faut, mais sa vision globale et l’utilisation qu’il fait de certains joueurs interpellent. Le cas de Ben Simmons en est la preuve, même si le joueur ne semble pas le plus prompt à tenter sa chance de loin, Brown ne le pousse pas assez dans ce secteur ce qui freine parfois le jeu et le spacing de l’équipe qui peine à trouver d’autres solutions. L’association Embiid – Horford lui pose également des problèmes, leur jeux respectifs étant difficilement compatibles. Il y a cependant des sérieux motifs de satisfactions à commencer par l’ancien Piston, Tobias Harris, devenu scoreur et leader offensif attitré de l’équipe avec une adresse encourageante. Et puis il y a les surprises sorties du banc tels que les jeunes arrière scoreurs Furkan Korkmaz et Shake Milton ou encore la belle trouvaille en défense d’un Matisse Thybulle, drafté en 20ème position cet été et qui contribue déjà énormément au jeu des 76ers. Avec les récents renforts débarqués à la Trade Deadline (A. Burks, G. Robinson), tout ce petit monde va pouvoir apporter sa pierre à l’édifice tout en cherchant leur place dans le roster, si tenté qu’ils en aient une.

    La saison de Philadelphie en quelques chiffres :
    . 1er bilan à domicile avec 29 victoires pour 2 défaites
    . 24ème bilan à l’extérieur avec 10 victoires pour 24 défaites
    . 21ème attaque aux points inscrits par match (109.6)
    . Meilleur marqueur : Joel Embiid (23.4 points par match à 47.4% FG)
    . Meilleur passeur : Ben Simmons (8.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Joel Embiid (11.8 rebonds par match)

    Brooklyn Nets (30-34) – 7ème

    Cinq majeur de la saison :
    S. Dinwiddie (PG) – C. LeVert (SG) – J. Harris (SF) – T. Waller-Prince (PF) – J. Allen (C)

    Brooklyn fut une vraie belle surprise la saison dernière et c’est sur de belles promesses que l’équipe new-yorkaise voulait aborder l’exercice 2019-2020. Pour faire les choses en grand, le GM de la franchise, Sean Marks, a mis le paquet en s’offrant ni plus ni moins que Kevin Durant, Kyrie Irving et DeAndre Jordan, trois All-Stars dont deux encore dans leur prime, qui vont désormais transformer le visage de la franchise et chambouler un peu plus la hiérarchie de la Conférence… Mais pas avant 2020-2021. Arrivé avec le talon d’Achille bousillé, Durant quitte donc les Warriors par la petite porte, dans un trade envoyant le néo-All-Star D’Angelo Russell du côté de San Francisco, accompagné de Treveon Graham et Shabazz Napier. Pour compenser cette longue absence d’un an, les Nets ont prévu le coup en signant Taurean Prince et les vétérans Wilson Chandler et Garrett Temple. Kyrie devra donc se charger de mener avec son expérience et celles des recrues, cette jeune escouade afin de poursuivre sur la dynamique du mois de mai dernier et préparer le terrain pour le retour de Durantula.

    Malheureusement pour eux, tout ne va pas se passer comme prévu. Très critiqué depuis son départ des Celtics, Irving n’a malheureusement pas réussi à faire taire les sceptiques sur son influence néfaste qu’il exerce dans un groupe. Malgré de très belles performances au scoring, les Nets vont entamer timidement la saison jusqu’en décembre (10 victoires et 10 défaites), avant de subir plusieurs séries de revers jusqu’en mars (27-32) pour s’engluer dans le milieu de tableau, à la lutte avec Orlando. Les road-trips furent préjudiciables aux hommes de Kenny Atkinson dans une certaines mesures mais ce qui a vraiment fait d’achever les new-yorkais ce sont les absences de plus ou moins longue durée de certains cadres à commencer par les recrues (Irving, Chandler, Jordan, Temple). Forcément, l’intégration de ces joueurs tarde et le sentiment d’impatience monte tant et si bien que le board a décidé de se séparer à la surprise générale de son entraîneur début mars, remplacé dans la foulée par son assistant, Jacque Vaughn pour le reste de la saison.

    Malgré un énorme travail abattu depuis presque quatre ans et une place en playoffs l’an passé, l’ancien assistant coach des Knicks ne semble plus être en mesure de faire franchir un palier à une équipe qu’il a remis sur les rails. Nouveau cap donné à la franchise ou influence exacerbée de la part des nouveaux cadres des Nets ? En attendant, Brooklyn semble avoir fait une croix sur cette saison. Désormais privé de son meneur de jeu, out pour le reste de la saison, les lieutenants encore en charge du jeu vont désormais s’atteler à terminer la saison comme ils le peuvent sans trop de dommages et en faisant leurs preuves tous autant qu’ils sont pour concrétiser le travail effectué jusqu’alors. Spencer Dinwiddie occupe un rôle tout particulier cette année en portant sur ses épaules l’équipe lorsque cela fut nécessaire et l’a très bien fait, nul doute qu’avec le retour du lieutenant Caris LeVert (prolongé par la même occasion) dans un cinq majeur ayant plusieurs automatismes avec Joe Harris et Jarrett Allen, les Nets devraient sans grande surprise se qualifier pour les playoffs et espérer faire un aussi bon, sinon meilleur parcours qu’en 2019.  

    La saison de Brooklyn en quelques chiffres :
    . 8ème Defensive Rating (108.7)
    . 23ème Offensive Rating (108.1)
    . 2ème moyenne aux rebonds par match (48.5)
    . 20 victoires et 21 défaites face aux équipes de la Conférence Est
    . Meilleur marqueur : Kyrie Irving (27.4 points par match à 47.8% FG)
    . Meilleur passeur : Spencer Dinwiddie (6.8 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : DeAndre Jordan (10 rebonds par match)

    New York Knicks (21-45) – 12ème

    Cinq majeur de la saison :
    E. Payton (PG) – RJ Barrett (SG) – M. Harkless (SF) – J. Randle (PF) – T. Gibson (C)

    Les saisons se suivent et se ressemblent tristement du côté du Madison Square Garden. Moribonds l’année dernière (15ème), les Knicks sont passés cet été par la case du grand nettoyage en se séparant tout d’abord de leurs gros contrats (DeAndre Jordan, Enes Kanter, Wesley Matthews), en coupant deux poids très peu rentables (Lance Thomas et Ron Baker) et en faisant un tri parmi les jeunes éléments restants pour lesquels le board des Knicks n’étaient pas prêt à faire des sacrifices (Mario Hezonja et Emmanuel Mudiay). L’idée, c’est qu’après avoir tourné la page Melo – Porzingis aux Knicks, il fallait dégager de la place pour accueillir un ou plusieurs Free Agents de calibre (Kevin Durant entre autres). Mais quand on traîne une solide réputation de poissard et qu’en plus votre effectif ne ressemble plus qu’à une vulgaire équipe de développement de G-League, on comprend tout de suite pourquoi le MVP 2013-14 a préféré le neuf et l’ambitieux projet des Nets à court terme. Du coup, notre ami Steve Mills a dû bricoler comme il a pu, en signant à tour de bras des agents libres qui resteront un ou deux ans tout au plus. Le bon coup de cet été reste effectivement les arrivées des Pelicans Julius Randle et Elfrid Payton ainsi que des vétérans Taj Gibson et Marcus Morris, mais ne nous voilons pas la face, c’est très maigre.

    Désormais axé sur la reconstruction de la proue à la poupe, le navire des Knicks connaît une saison encore assez pauvre en victoire et en motifs de satisfactions. Avec seulement 4 petits succès sur leurs vingt premières rencontres, les Knicks de David Fizdale ne vont pas décoller d’un pouce à tel point que ce dernier sera remercié dans la foulée dès le mois de décembre. Son remplaçant et ex-assistant, Mike Miller, connaît pour l’heure une bien meilleure réussite (17-27 avec 4 victoires consécutives début février) mais les comptes n’y sont pas. Dans le bas de tableau de Conférence Est, New York prend son mal en patience et tente des choses de manière courageuse mais encore trop timide. C’est donc en coulisses que les Knicks ont opéré de nouveaux changements avec la nomination il y a quelques semaines de l’agent influent Leon Rose, en lieu et place de Steve Mills à la présidence du club. L’objectif est clair : on arrête les conneries et on reprend les choses en main !

    Difficile d’ailleurs d’y voir plus clair sur les intentions de jeu de l’équipe. Capable de faire de bonnes choses par intermittence, l’effectif actuel souffre d’un manque de constance et d’automatisme assez criant. Certains éléments, les plus jeunes et plus prometteurs soit dit en passant, font preuve de naïveté et d’irrégularité et se retrouvent pénalisés dans les minutes jouées. Même si la stratégie actuelle semble être de miser sur son vivier de jeunes joueurs, il est encore trop tôt pour se prononcer pour les derniers venus comme RJ Barrett, Kevin Knox, Allonzo Trier ou encore Mitchell Robinson. En revanche, il est peut-être déjà trop tard pour d’autres qui ont eu leur chance comme Frank Ntilikina et son alter ego Dennis Smith Jr., les deux meneurs ayant peut-être laissé passer l’occasion d’occuper un rôle majeur dans le groupe. Et puis le départ de Morris cet hiver, n’a fait que confirmer l’idée que certaines recrues ne sont que de passage dans la Big Apple pour mieux se vendre auprès d’autres équipes plus compétitives qui souhaiteraient se renforcer.

    La saison de New York en quelques chiffres :
    . 29ème attaque aux points inscrits par match (105.8)
    . 28ème Offensive Rating (106.5)
    . Meilleur marqueur : Julius Randle (19.5 points par match à 46% FG)
    . Meilleur passeur : Elfrid Payton (7.2 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Julius Randle (9.7 rebonds par match)
  • Plaidoyer pour le Playground

    Plaidoyer pour le Playground

    Crédit photographique : Capucine Bailly.

    On peut entendre l’écho du ballon qui rebondit sur le bitume à 100 mètres. Puis le crachotement de l’enceinte au pied du panier qui fait résonner un morceau de trap US autour de six adolescents qui s’affrontent. Sur le côté, un joueur attend son tour, maillot “Curry 30” floqué sur le dos, gourde tiède à la main. “Check”. La balle est donnée à l’attaque. La rencontre commence et la première possession est jouée en isolation. Le hurlement “AND ONE” retentit alors que le joueur monte au cercle et percute son défenseur direct. 

    En cette chaude après-midi d’été, l’atmosphère animée du terrain témoigne de l’importance de la culture du streetball. Véritable discipline du basketball avec ses propres codes, le jeu outdoor est pourtant inconsciemment lié aux grandes compétitions officielles internationales. Cette semaine, Clutch Time vous propose une incursion dans l’univers du playground, à la recherche des connections que ses joueurs entretiennent avec la NBA. 

    Un microcosme du basket

    “Le Street Basketball, ce n’est pas vraiment du Basket”. L’affirmation semble hypocrite et peut amuser. C’est pourtant vrai, le jeu qui se pratique sur les playgrounds n’est pas académique et ne s’enseigne dans aucune école de basket. 

    Les esthètes des systèmes exécutés à la perfection ne portent pas la discipline dans leur cœur.  Le basket de rue, c’est le règne de l’isolation. L’individualité des joueurs est exacerbée, symptomatique de la liberté qu’offre l’espace du playground. Un terrain ouvert avec ou sans revêtement mais toujours à l’air libre, au coeur de la ville. Le cercle est souvent nu, lorsqu’il n’est pas recouvert par un reliquat de filet. Malgré cet environnement rudimentaire, le terrain est accessible à tous. Pour rejoindre un pick up game, pas besoin de licence ou de mesurer 1m95. Parfois  il faut être inventif et partager son territoire avec des « footix ». Le 3vs3 est ainsi le format royal du playground, sur demi-terrain. Plus spontané, il demande peu d’organisation et la fatigue se fait moins vite ressentir. 

    Pick Up game de nuit à Hô Chi Minh City, District 2, Thao Dien, Vietnam. Crédit Photo : Benjamin Pham.

    No Blood no foul, le jeu pratiqué dehors est réputé bien plus physique, moins édulcoré. Il n’y a pas d’arbitre sur le terrain pour siffler le coup de coude asséné pour prendre position sous le cercle. Pas de lancer-franc non plus, chaque joueur est responsable d’annoncer les fautes commises à son encontre. Par bien des égards, le basket des playgrounds est moins rigoureux mais plus violent. Le risque de blessure y est plus élevé. Sans staff médical en sortie de temps mort, une fois hors-jeu on rentre seul avec son entorse à la cheville. 
    Pourtant, le Street Basketball passionne car il implique une affirmation de soi. Le but n’est pas seulement de gagner, mais surtout de prouver sa valeur individuelle. Un marcher ou un porter de balle sera bien souvent ignoré si le joueur en question a la main chaude et assoit sa domination sur la rencontre.
    De plus, le sentiment d’appartenance à une équipe est moindre car celle-ci est éphémère. L’engagement sur chaque action est pourtant total. L’opposant direct n’hésite pas à défendre avec rudesse, c’est une question d’égo. Chaque panier encaissé est une petite défaite et à chaque action , on brille aux yeux de tous ou on s’écroule.  
    Le basketball pratiqué en outdoor diffère ainsi du jeu pratiqué en club, mais les deux disciplines inspirent la même passion pour le jeu. Même aux USA, royaume du basket de rue, peu de joueurs ont réussi ce voyage des playgrounds vers la NBA.

    « AND ONE »

    Earl “The Goat” Manigault. Souvent présenté comme un des meilleurs joueurs de tous les temps. Entre addiction à l’héroïne, misère et prison, il n’a jamais officié en NBA.  Il appartient au panthéon des playgrounds New-Yorkais. Souvent idéalisé,  Manigault aurait été capable de réaliser un double dunk d’un seul saut, du haut de son 1m80.

    Au tournant du millénaire aux Etats-Unis,  le mouvement du freestyle basketball prend de l’ampleur. La créativité est le mot d’ordre de cette discipline qui se nourrit des influences Hip-Hop de la rue, de moves spectaculaires et esthétiques du basketball, avec pour intention première d’humilier son adversaire. Le collectif AND1 créé en 1993 met en avant cette culture des cross à répétition, des passes extravagantes et dunks dévastateurs. 

     “All Ball, Nothing More” :  l’équipementier accède à la renommée en devenant sponsor de joueurs NBA qui possèdent ce côté flashy,comme Stephon Marbury en 1996 ou Latrell Sprewell en 1999. Lors du légendaire dunk contest de Vince Carter en 2000, le joueur de Toronto décolle, une paire de Tai Chi AND1 aux pieds.  L’identité et la publicité de la marque  se développe grâce aux mixtapes. Ces cassettes sont des compilations des meilleures actions des joueurs de l’écurie AND1, sur les playgrounds, gymnases, et surtout dans la rue. Distribuées massivement dans les quartiers américains, elles participent à faire émerger des stars du collectif.

    Vidéo Youtube du Troisième volet des mixtapes And1

    Parmis ces personnalités, Philip “Hot Sauce” Champion, Grayson “The Professor” Scott Boucher ou Rafer Alston, aka Skip To My Lou

    Skip To My Lou est un des rares joueurs ayant reçu une éducation purement freestyle à rejoindre la grande ligue. Né en 1976 dans le Queens, Rafer se fait remarquer sur les playgrounds prestigieux de la Big Apple. Drafté en 39ème position par les Bucks en 1998, Skip est un meneur de jeu aux dimensions honnêtes avec 1m88 sous la toise. Sa qualité de dribble et son jeu parfois provoquant transpirent la rue et trahissent son passé de streetballer. 

    Le début de carrière de Rafer Alston est laborieux, il atteindra son pic en 2009 en étant le meneur vétéran d’une équipe du Magic qui atteint les finales NBA, emmenés par Dwight Howard

    For The Love Of The Game

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    Des enfants s’entraînant sur un terrain New-Yorkais. Source : Curbed NY.

    Beaucoup de joueurs NBA ont connu leurs premières oppositions et moments de gloire sur des terrains en outdoor. Le playground porte  la jeunesse. Il y règne un esprit et une culture de la gagne, du travail essentiel pour briller un jour aux yeux de tous. Être amoureux de la balle orange, c’est répéter ses gammes dans le froid en hiver, sous une pluie battante, ou la nuit avec pour seule lumière l’éclairage public. C’est ainsi que se construit la passion, The Love for the Game. L’été durant l’intersaison, aux Etats-Unis comme en Europe, des amateurs peuvent avoir la chance de se retrouver en compagnie de joueurs professionnels, peut-être nostalgiques de leurs premiers souvenirs de basketball. Cet éternel retour au playground atteste de l’héritage qu’a apporté la culture du streetball au jeu en NBA. 

    Depuis une décennie, le jeu rapide et offensif domine en NBA, à l’instar de la tactique run and gun qui consiste à courir, jouer la contre-attaque sans ralentir le tempo et prendre un maximum de tirs ouverts, en première intention. Comme au playground, l’accent est mis sur le scoring et les grandes équipes se construisent autour d’individualités fortes. Des joueurs de caractère, des franchise players qui imposent leur domination aux yeux de tous, sur les terrains et … sur les réseaux sociaux. On ne le répètera jamais assez, l’explosion des audiences NBA ces dernières années s’explique aussi par l’ouverture à Facebook, Twitter et  Instagram. Or, ce qui ramène du buzz, de la visibilité c’est le pathos. Des actions magistrales réalisées dans une situation de confrontation directe entre deux joueurs, de  préférence avec humiliation. Rien de tel qu’un poster dévastateur ou un ankle breaker pour vendre des maillots. Or, le dribble superflu qui fait tomber son défenseur, cette audace récompensée, c’est l’essence même du jeu street

    C’est pourquoi de nombreux joueurs ont emprunté des moves et un style de jeu issu de la rue pour l’importer en NBA. Earl “The Pearl Monroe” ou Jason “White Chocolate” Williams sont des joueurs qui ont participé à faire évoluer le jeu de la grande ligue. 

    Le plus street  d’entre-eux reste Allen Iverson, pour la révolution culturelle qu’il a initié en NBA, à coup de baggies et de crossovers aiguisés. 

    De Paris aux States, une géographie des playgrounds iconiques

    Jouer à domicile, qu’on habite à Miami ou à Roubaix c’est représenter sa ville, son “chez-soi.”

    “C’est mon terrain”. Le playground est un espace sur lequel ses habitués projettent un sentiment d’appropriation. C’est ici que se sont déroulés leurs exploits individuels. Chaque terrain de basket a ainsi une identité propre qui participe à construire sa renommée. 

    Clutch Time vous propose une escapade touristique et basketballistique sur des terrains entrés dans la culture populaire. 

    Rucker Park : la Mecque. 155th Street, New-York, Etats-Unis. 

    Un match au Rucker Park. Crédit Photo : Russ Bengtson

    C’est à New-York, dans le quartier de Harlem que se trouve le playground le plus iconique des Etats-Unis. Le terrain a été nommé en hommage à Holcome Rucker, un enseignant du quartier qui a organisé une compétition locale en 1955 afin d’aider des jeunes en difficulté à poursuivre leurs études.  Des Halls-of-Famers et légendes du jeu comme Kareem Abdul Jabbar, Nate Archibald ou Wilt Chamberlain l’ont fréquenté assidûment. C’est un lieu de pèlerinage pour la planète basket et les superstars actuelles. 

    Le  Basketball Court de Venice Beach : Le plus West Coast. 1708-1798 Ocean Front Walk, Venice, États-Unis

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    Source : Los Angeles Magazine

    Enchaîner les ficelles sous le soleil de Californie, à quelque mètres de la plage. Que demander de plus ? A LA, le cadre est idyllique et inspirant avec plusieurs terrains. Comme dans la plupart des playgrounds américains de renommée, la hype et le niveau sont bien présents. Pour les amateurs de cinéma, c’est aussi le lieu où ont été tourné des scènes de “White Men Can’t Jump” (Ron Shelton, 1992) et American History X (Tony Kaye, 1998). 

    Le terrain Duperré : Le repère des Basketteurs-Instagramers. 22 Rue Duperré, 75009 Paris, France

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    Source : Dezeen.

    Localisé dans le IXème arrondissement de Paris à proximité de Pigalle, le terrain Duperré est probablement le spot de basket le plus photogénique de Paris. Niché entre deux immeubles, son revêtement coloré aux couleurs bariolées en fait un lieu plébiscité par les sportifs influenceurs. Le terrain séduit par son esthétique et il faudra se lever tôt pour avoir une chance d’enchaîner les jumpers sur ses paniers en toute quiétude. 

    Le Playground des jardins de Saint-Paul : L’International.  9 Rue Charlemagne, 75004 Paris, France

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    Crédit Photographique : X days in Y

    En plein milieu du Marais, à proximité de la station de métro Saint Paul, c’est le terrain qui avait accueilli Stephen Curry pour sa démonstration de shoots sous la bannière Under Armor, il y a deux ans. Réputé pour attirer les touristes et étrangers de passage, on s’y trashtalk aussi bien dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare. Le niveau y reste assez hétérogène.

    Le Jordan Legacy Court : Le plus “Jordanesque”. 41 Rue des Haies, 75020 Paris, France

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    Source : Nike.com

    Pas forcément le terrain parisien le plus connu, mais il mérite le détour. Le playground a été inauguré en 2015 par His Airness en personne. C’est un cadeau fait par MJ à la mairie de Paris.  Michael désirait apporter des infrastructures de qualités aux jeunes de l’arrondissement du 20ème, quartier populaire et dynamique de la capitale. Les panneaux en plexiglas et le revêtement correspondent aux standards de qualité des playgrounds américains. Vous y trouverez toujours du monde pour organiser un pick up game, sous le regard de l’immense fresque du GOAT en fond de court

    Ainsi, le Basket pratiqué sur les playgrounds n’est pas aussi policé que la discipline pratiquée en FIBA ou en NBA. C’est ce statut hybride qui en fait un univers rayonnant et riche culturellement à l’International. Il a donné lieu à de nombreuses manifestations et créations autour de la culture urbaine et du Basketball. En Hexagone, les organisateurs du Quai 54 l’ont compris. Depuis 2002 ils organisent annuellement un All-Star game du basketball de rue. Cette célébration du jeu attire fans, influenceurs Hip-Hop, marques de Street-Wear et joueurs NBA. Tous ces acteurs reconnaissent le patrimoine que représente le basketball issu de la rue pour notre sport. 

  • 2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    2012: Jeremy Lin, le petit prince du Garden.

    Vous le connaissais sûrement tous, Jeremy Lin, le meneur venu d’Harvard. Son année 2012 l’a fait éclater aux yeux de la NBA et de ses fans. Devenu en à peine 15 jours, le nouveau chouchou des Knicks, nous nous sentions obligés de lui consacrer un article dans cette chronique. Jeremy Lin en mode 2012, c’est parti !

    Arrivée dans la grande ligue

    Jeremy Lin passe ses dernières années d’études dans la prestigieuse université d’Harvard. L’université n’étant pas réputé pour le basket, Lin ne sera pas drafté.

    Mais, il est invité par pusieurs franchises pour effectuer la summer league. Recevant plusieurs offres, il signe finalement avec les Warriors. Il justifiera son choix par le fait qu’il fut fan de cette équipe étant petit et qu’elle se trouve dans la région ou il a grandit.

    Début en NBA

    Jeremy evoluera que très peu avec la franchise californienne. En décembre 2011, il est remercié par les Warriors. Il s’envole à Houston pour y être remercié également. C’est finalement chez les Knicks qu’il trouve son point de chute, le 27 décembre 2011, il signe à New York.

    Mais, il ne joue encore que très peu, et est envoyé en D-League, le 17 janvier 2012, chez les BayHawks d’Erié. Jeremy sait alors que sa place en NBA est conpromise et qu’il devra se montrer étincelant avec les BayHawks si il veut avoir une nouvelle chance avec les Knicks. Le 20 janvier 2012 pointe le bout de son nez, le premier match en D-League pour Lin. Il se doit d’assurer…

    Le moment de montrer son talent

    Jeremy Lin est présent à la mène des BayHawks pour son premier match en D-League. Son match est époustouflant, il réalise un triple double avec 28 points, 12 assists et 11 rebonds. Lin est lancé pour son retour en NBA. Retour qui se passera plus tôt que prévu..

    Avant l’éclosion

    Suite à ce gros match, Lin revient chez les Knicks. Il jouera très peu jusqu’à fin janvier. Le mois de février se présente et sera peut-être le plus fou de sa carrière, voir de sa vie.

    Février 2012: Linsanity

    Le 4 février, les Knicks affrontent les Nets.au Madison Square Garden. Jeremy rentre en fin de premier quart et va impressioner la planête basket et sa ville de référence: New York. Le match de Lin est un pur match de meneur playmaker capable d’avoir la main chaude au scoring. Il rentre 25 points, effectue 7 assits et compatbilise 5 rebonds. A la mi-temps de ce match, Carmelo Anthony aurait demandé à Mike D’antoni, le coach de ces Knicks, de faire jouer le meneur venu d’Harvard d’avantage en seconde mi-temps. Choix clé, car suite à ce match Jeremy deviendra le meneur titulaire des Knicks.

    Le 10 février, les Knicks affrontent les Lakers de Kobe sans Melo ni Stoudemire. La hype grandissante autour de Lin va prendre une grande majuscule lors de ce match. Un seul mot: incroyable.38 points pour venir à bout des Lakers, des t-shirt portant son nom dans les gradins… Rien d’autre à dire.

    https://www.dailymotion.com/video/x2o6u1j

    Lin est élu meilleur joueur de le semaine, allant du 6 au 12 février, de la conférence Est.

    Il fait la couverture de Sport Illustrated, du Daily News et du New York Time.

    Jeremy Lin sur les couvertures de Sport Illustrated
    Jeremy Lin sur la couverture du Daily News suite à ses 38 points face aux Lakers
    Lin sur la couverture du New York Times

    Le 14 février les Knicks affrontent les Raptors à Toronto. A 1min 10 de la fin du match, les Raptors mènent 84 à 87. Jeremy a , pour le moment, inscrit 21 points et réalisé 11 assists. Lin rentre dans la raquette, score et obtient un and-one. Il transforme le lancer, 87 à 87. A 23 seconde de la fin, le score est toujours le même, Shumpert shoote à mi-distance et il rate. Rebond offensif pour New York, Shumpert reçoit le ballon et la donne à Lin derrière. Il reste 18 secondes et les Knicks ont la dernière possession; elle sera pour Lin. Il attend, attend et avance. Le défenseur pense au drive mais Lin shoot, il reste 0,5 seconde sur l’horloge et ça RENTRE !! Incroyable buzzer beater de Lin, ses coéquipiers sont en folie, il est trop fort !


    Il rélisera encore 2 très gros matchs. Un face aux Kings, le lendemain, avec 13 assists qui devient son record en carrière. Et l’autre face à l’équipe de Dirk, championne en titre, lors duquel il inscrit 28 points et bat son record d’assists avec 14.

    Il est sélectionné par Shaquille O’Neal pour effectuer le risigng star challenge. Il se blessera au genou gauche lors du All-Star week-end et sera absent 6 semaines.

    La suite

    Lin s’envole aux Rockets durant l’intersaison. Longtemps présenti pour resigner aux Knicks, le manque de salary cap empêchera cela. La saison de Lin aux Rockets ne se passe pas réellement comme pêvu. Touchant bien moins le ballon qu’à New York, ce qui est dû notamment à l’omniprésence de James Harden, il obtient de très mauvais résultats statistiques au shoot quand il la possède. Mais, un match face aux Spurs de Tony Parker, de Duncan et de Ginobili sera comme une lumière dans une saison sombre. Profitant de l’absence du barbu, Jeremy Lin inscrit 38 points et nous rappelle sa période Knicks. Le temps d’un match on retrouva le prince de New York. Mais, le retour d’Harden lui fera encore mal et il retombera dans l’obscurité d’une saison loin d’être exceptionnelle compte tenu de ce qu’il nous a montré à New York.

    https://www.youtube.com/watch?v=3X0C9U4jP5Y

    Lin ne retrouvera pas par la suite ce niveaau qu’ il afficha aux Knicks. Plusieurs théories peuvent être affichées. Celle de sa blessure qui lui a fait du mal athlétiquement ou encore celle du style de jeu des Knicks qui lui convenait si bien et qu’il n’a pas su retrouver dans les autres franchises qu’il cotoiera par la suite. Jeremy a tout de même réalisé une belle saison dans le rôle du 6ème homme chez les Hornets avec 11 points de moyenne; mais on pourra dire ce que l’on veut, nous sommes nostalgique du Lin devenu le petit prince du Garden en 2012. En 2019, il obtient une belle bague en fond de banc du côté des Raptors. Sans offre d’équipes NBA, il rejoint la Chine pour la saison 2019-2020. A 31 ans, on espère que Lin retrouvera vite une place dans la grande ligue.