Avec un manque d’expérience flagrant dans le milieu compliqué du coaching pour Steve Nash, il est difficile d’expliquer la raison pour laquelle les Nets mise sur l’ancien meneur et surtout, pourquoi lui font-ils assez confiance pour lui offrir 4 ans de contrat. ClutchTime vous propose d’éclaircir un peu ce choix controversé des Nets de Joe Tsaï dans la sélection du meneur de Johannesbourg en tant que Coach d’une équipe prétendante au Titre.
Source : @BROOKLYNNETS
Steve Nash est une légende vivante du jeu qui a brillé au milieu des années 2000 avec les Suns de Mike D’Antoni et sa fameuse tactique du « 7 seconds or less » qui consiste à prendre un tir en moins de 7 secondes. Même si cette tactique a offert 2 MVP à Steve Nash, elle n’a jamais emmené les Suns très loin en Playoffs ce qui ouvre la porte au doute sur la capacité de Steve Nash à pouvoir coacher une équipe aujourd’hui.
Bien que Steve Nash soit l’un des meneurs les plus intelligents de l’histoire de ce sport, cela ne mène pas forcément à une bonne carrière de Coach et beaucoup sont les joueurs qui l’ont appris à leurs dépens a l’image de Isiah Thomas, Jason Kidd ou même Magic Johnson sur un échantillon très limité.
Cependant, la chance que possède Steve Nash est d’avoir choisi de ne pas se lancer directement dans une carrière de Coach à la fin de sa carrière mais d’avoir privilégié l’observation de l’évolution de la NBA vers un style et un rythme de jeu différent. D’ailleurs, pour cela, quoi de mieux que d’avoir décidé d’être consultant auprès des Warriors, qui n’est autre que la meilleure organisation des 10 dernières années.
Dans l’ordre : Steve Nash, Steve Kerr et Bob Myers Source : Noah Graham/The Athletic
On a donc un coach qui a fréquenté cette magnifique organisation et qui a eu la chance de suivre son développement, la façon dont on construit une équipe championne sur plusieurs années mais surtout la façon dont on la gère.
D’ailleurs, Steve Kerr, le coach de cette organisation des Warriors, possède un profil très similaire à celui de Steve Nash car il a également attendu plusieurs années avant de se lancer dans une carrière de coach et a préféré rester dans l’ombre à observer l’évolution du jeu avant de reprendre le flambeau de Mark Jackson en 2014 et dominer la ligue pendant les 6 années suivantes.
À l’image d’un Steve Kerr, Nash pourrait très bien réussir ce pari ou du moins, il semble logique que les Nets offre cette opportunité à Steve Nash lorsque l’on voit à quel point cela récompense les Warriors d’avoir choisi un coach sans expérience pour reprendre les rênes d’une équipe prétendante au Titre en 2014.
De plus, les Nets n’ont pas fait ce choix au hasard car ils ont choisi un individu qui à énormément à enseigner avec beaucoup de connaissances sur le jeu et une capacité a créée des relations avec les joueurs qui sont très importantes dans la NBA d’aujourd’hui et tout cela, Steve Kerr le déclarait dans une interview en Mars 2018 :
Source : Youtube/ESPN
D’ailleurs, ce même Steve Kerr a l’air de lui faire confiance pour dominer la conférence Est dès l’année prochaine avec les Nets lorsque l’on voit sa réaction sur Twitter :
Son rôle de consultant avec les Warriors pendant 5 ans lui ont donc permis de rester proche du jeu et des joueurs sans pour autant avoir cette voix de membre du staff ou de l’organisation ce qui a offert cette possibilité à Steve Nash de développer de très bonnes relations avec les joueurs mais aussi de consolider des relations préexistantes comme ce fut le cas avec Kevin Durant :
« I wouldn’t say he made the decision for me, but he made me feel good about it”
« Je ne dirais pas qu’il a pris la décision pour moi mais il m’a clairement rassuré sur celle-ci » Kevin Durant sur l’impact de Steve Nash dans sa décision de signer au Warriors en 2016 Source : Mercury News
Cela mène directement à la raison qui semble principale dans son recrutement, la présence de Kevin Durant au Nets.
Kevin Durant et Steve Nash à l’entrainement des Warriors Source : HEARST NEWSPAPERS
En effet, Steve Nash et Kevin Durant ont une relation très proche qui précède l’arrivée de ce dernier au Warriors en 2016 mais cette relation s’est améliorée depuis 2016 car Nash à réussi a élever le niveau de jeu de Durant en lui offrant beaucoup de son savoir et de son génie dans ce sport.
Aujourd’hui, Kevin Durant est clairement le décisionnaire numéro 1 des Nets, même si l’organisation est au-dessus de lui, ils prendront toujours leurs décisions en consultant l’avis de leurs superstars Kevin Durant et Kyrie Irving et c’est surement cela qui a mené à la présence de Steve Nash en tant que Coach.
La NBA d’aujourd’hui n’est plus la NBA de Jordan lorsque Jerry Krause avait le dernier mot, désormais, les stars ont un impact beaucoup plus important voir, pour certaines superstars, une décision unanime sur la gestion de l’équipe.
Steve Nash a travaillé avec beaucoup de membres importants des Nets dans le passé a l’image de Kevin Durant et Caris Levert mais il lui manque une réelle relation avec Kyrie Irving ce qui peut lui être préjudiciable si les 2 ne s’entendent pas. Cependant, sa relation avec Kevin Durant devrait lui permettre de garder un bon contrôle sur l’équipe car lorsque tu as la star principale de ton équipe dans la poche, tout le monde suit comme l’avait déclaré Greg Popovich durant la cérémonie en l’honneur de Tim Duncan :
Enfin, pour ce qui est de Steve Nash en tant que coach, on ne peut pas du tout le juger pour le moment par manque d’échantillon mais on peut tout de même émettre quelques « peur » sur sa capacité à devenir un bon Coach dans la NBA d’aujourd’hui.
En réalité, tous les meilleurs coachs actuels, que ce soit Brad Stevens, Nick Nurse, Erik Spoelstra, ect.. sont tous des coachs avec une capacité d’adaptation en Playoffs impressionnante et cela est d’ailleurs visible actuellement durant le second tour des Playoffs mais ce qui pose problème est que Steve Nash n’a jamais connu de coach de ce calibre.
Que ce soit Don Nelson, Mike D’Antoni, Terry Porter, Alvin Gentry ou encore Byron Scott, aucun coach précité n’est connu pour avoir des capacités d’adaptation incroyable mais plutôt pour avoir une philosophie de jeu strict sans renouvellement.
Donc contrairement à un Jason Kidd qui a eu la possibilité d’apprendre d’un Rick Carlisle en 2011 avec les Mavericks, Steve Nash n’a jamais eu cette chance. Même si cela peut sembler anodin, ce fait peut avoir un réel impact sur la façon dont Steve Nash va coacher cette équipe et sa fin de carrière avec les Lakers ne montre aucun signe encourageant en faveur d’une future grande carrière d’entraîneur contrairement, par exemple, à un Chris Paul avec le Thunder de cette saison.
Clutch Time continue de vous proposer des articles rétros sur des équipes qui ont marqué les années 2000. Nous avons choisi aujourd’hui de vous téléporter auprès d’une franchise qui a révolutionné le jeu: les Phoenix Suns. Attention tout va aller très vite : « Run & Gun », « 7 » or Less », voici les termes qui sont utilisés pour décrire une équipe qui a pris de vitesse la ligue. Mais pourquoi parler d’un groupe qui n’a jamais mis les pieds en Finales NBA ? C’est dire à quel point cette équipe a laissé une trace indélébile et a inspiré les futures générations de coachs et de joueurs pour les années à venir.
Les deux figures paternelles du style des Suns: Steve Nash et Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Depuis le passage au XXIe siècle, les Suns ont alterné le bon et le médiocre. Incapables de se qualifier deux saisons de suite pour les Playoffs, la franchise toucha le fond à l’issue de la saison 2003-2004 avec un bilan de 29v-53d. L’équipe composée des jeunes Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson, n’est clairement pas taillée pour jouer le titre, mais a gagné bien trop de matchs pour pouvoir prétendre aux meilleures places pour la draft 2004.
S’il y a un point positif à retenir de cette saison, c’est d’avoir envoyé Stephon Marbury et Penny Hardaway à New York en échange de smarties permettant ainsi de se libérer de salaires encombrants et de pouvoir chasser les meilleurs agents libres pour l’été 2004. Autre mouvement à retenir, la prise de pouvoir de l’assistant Mike D’Antoni pendant la saison. Deux événements qui ont enclenché la marche avant pour révolutionner le jeu.
Saison 2004-2005
Saison régulière : 62v-30d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (1er), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Spurs (1v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Mike D’Antoni (Coach), Bryan Colangelo (GM)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (2nd), Marion (3rd)
Quentin Richardson, Steve Nash, Shawn Marion, Amar’e Stoudemire et Joe Johnson – via NBAE Getty Images
Vous vous souvenez du trade réalisé
par les Suns la saison précédente ? Et bien cela à permis au
manager Bryan Colangelo de signer le meneur double All Star :
Steve Nash. A cause d’une série au 1er tour ratée face aux
Kings et notamment face à Mike Bibby (23.6points sur la
série!), Mark Cuban et les Mavs furent enclins à laisser
partir le meilleur ami de Dirk Nowitzki, ce qui,
rétrospectivement, semble donner des remords au propriétaire des
Mavs.
« C’était une erreur de ma part, de ne pas avoir conserver Dirk et Steve ensembles plus longtemps » Mark Cuban
via NY Times 2019
Les Suns ont signé le canadien pour 5 ans et 65M$. L’ironie dans cette histoire, c’est qu’il retourne dans l’équipe qui l’avait drafté en 15e position en 1996, puis il fut tradé en 1998 à Dallas en échange d’un futur choix de draft qui deviendra en 1999: Shawn Marion.
Pour la première saison complète avec
Mike D’Antoni, les Suns se sont attribués le meilleur bilan de la
ligue en saison régulière observant ainsi un bon phénoménal de 33
victoires supplémentaires en comparaison avec la saison précédente.
Située dans une région aride des USA, Phoenix pratique un jeu
rapide et rafraîchissant qui a dépassé la majorité des autres
franchises.
Les consignes étaient simples, Nash devait pousser la balle rapidement, que se soit sur un panier encaissé ou non. Puis il devait trouver Stoudemire toujours prêt à écraser un dunk dans la raquette. Si le bondissant intérieur était bien pris en défense, le meneur avait comme option de transmettre le ballon dans les ailes pour les snipers Quentin Richardson, Leandro Barbosa et Jim Jackson. Et enfin, si la défense adverse couvrait tous ses coéquipiers, le canadien pouvait ainsi se retrouver seul et prendre le soin de tirer lui-même. Voici l’essence même du « Run & Gun », une philosophie de jeu qui va alimenter les playbooks des équipes à venir.
Les
Playoffs 2005
Un 1er tour passé sans encombre en balayant les Grizzlies de Pau Gasol, puis Nash retrouva son ancienne équipe au 2e tour : les Mavericks. Le meneur est tout simplement déchaîné face à ses anciens coéquipiers avec 30.3pts et 12pds de moyenne sur la série. On retiendra sa performance monumentale dans le Game 6 avec 39pts, 9rds et 12pds, sans oublier de mentionner son tir à 3pts « clutchissime » pour aller en prolongation. Il donna ensuite la victoire aux siens en rentrant des lancers-francs importants, éliminant ainsi son ami Dirk Nowitzki.
Pour la première fois depuis 1990, Phoenix retrouve l’odeur des Finales de conférence, et cette fois face aux Spurs, une équipe qui a terminé la saison de Nash deux fois sur ces quatre dernières années. Les hommes de Mike D’Antoni étaient d’attaque pour cette finale, bien qu’ils aient dû se passer de leur arrière scoreur Joe Johnson, qui souffrait de migraines suite à un contact bien appuyer avec le tendre Jerry Stackhouse lors du Game 2 contre Dallas au tour précédent.
https://www.youtube.com/watch?v=3MLPc89wU_8
Les Finales à l’Ouest s’annoncent alléchantes d’un point de vue tactique. Il s’agit de la meilleure défense contre la meilleur attaque de la ligue. Mais, la présence de Tim Duncan obligea Mike D’Antoni a procédé à des ajustements, et à placer le pivot costaud mais frustre Steven Hunter aux côtés de Stoudemire. C’est ainsi que l’italien a concédé une partie de ce qui faisait la force de son équipe.
Les débuts sont compliqués. Jim Jackson était plus ou moins fiable, Shawn Marion éprouva des difficultés et Nash n’a pas pu être clutch. Les deux premiers matchs sont remportés par San Antonio alors que Phoenix évoluait à domicile.
Joe Johnson est bien revenu pour le Game 3 et 4, et Stoudemire a été admirable sur cette série (37pts de moyenne!). Mais la défense des Spurs était bien trop organisée pour se laisser déborder. San Antonio remporta la série en seulement 5 manches. Victoire pour la défense.
Les Suns vont nourrir quelques regrets, et voici donc notre tout premier « What if » pour cette équipe, avec les absences de Joe Johnson.
« Vous ne pouvez pas me dire que nous n’aurions pas été champions si je n’avais pas été blessé. » Joe Johnson
via Arizona Public 2005
Saison 2005-2006
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (1er), Offrtg (2e), 3-pts tentés (1er)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Mavericks (2v-4d)
Récompenses : Steve Nash (MVP), Boris Diaw (MIP)
All NBA Team : Nash (1st), Marion (3rd)
Boris Diaw avec Steve Nash – via Basket USA
Les espoirs placés sur l’éventualité de voir les Suns au sommet de la ligue ont rapidement été douchés avec l’opération du genou pour Stoudemire, combiné au départ de Joe Johnson pour un contrat plus lucratif à Atlanta. Grâce à un « sign and trade » avec les Hawks, Phoenix a reçu en échange le jeune français Boris Diaw. Il se trouve que ce dernier va devenir rapidement une pièce maîtresse du jeu rapide de Mike D’Antoni en lui donnant le poste de pivot.
Les intérieurs Stoudemire et Kurt Thomas sont sur la touche, et le staff proposa des lineups de petites tailles tout en donnant carte blanche pour les shooteurs Raja Bell, Eddie House, Leandro Barbosa, James Jones et même Tim Thomas. Cette équipe étrange et complètement folle a réalisé une saison dingue, les propulsant ainsi au premier tour des Playoffs avec l’avantage du terrain.
Playoffs 2006
Au 1er tour, les Suns ont affronté les Lakers d’un Kobe Bryant historique. A lui seul, le N°8 a rendu la série compétitive, permettant à son équipe de mener la série 3-1. Il a fallu un Game 6 d’anthologie pour débloquer les esprits à Phoenix, grâce à un énorme 3-pts de Tim Thomas pour aller en prolongation. Les Suns sont venus à bout des Lakers en sept manches.
Au tour suivant, ils se retrouvèrent face à la deuxième équipe de Los Angeles, les surprenants Clippers d’Elton Brand et de Sam Cassell. Les deux équipes étant incapables de gagner deux matchs de suite se sont donc retrouvées lors d’un Game 7 à Phoenix. Steve Nash (29pts, 11pds) et Shawn Marion (30pts) font le job, les Suns remportent le match 127-100 et retrouvent ainsi le goût des Finales de conférence pour la deuxième année consécutive.
En face, Dallas obtient sa revanche, et les fans ont le privilège de voir s’affronter les deux meilleures attaques du pays. Tout débute pour le mieux pour Phoenix en arrachant le Game 1 sur le parquet des Mavs. Boris Diaw (34pts) a été essentiel avec le tir clutch de la victoire.
Les homme d’Avery Johnson ont ensuite récupéré l’avantage du terrain en remportant les Games 2 et 3. Phoenix a pu remporté le Game 4 grâce à la belle performance de Leandro Barbosa (24pts). Puis la défense des Suns s’est effondrée face à l’allemand lors du Game 5 (50pts). On ajoute à cela le fait que Raja Bell fut gêné au mollet, et Phoenix n’est pas parvenu à rivaliser avec la rotation des Mavericks.
La saison s’est achevée sur leur parquet, mais les fans reconnaissants, n’oublièrent pas d’applaudir chaudement leurs joueurs. Vivement le retour de leur All Star : Amar’e Stoudemire.
Saison 2006-2007
Saison régulière : 61v-21d
Statistiques : Pace (3e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (2e)
Playoffs : Demies-Finales à L’Ouest vs Spurs (2v-4d)
Récompenses : Leandro Barbosa (6e homme)
All NBA Team : Nash (1st), Stoudemire (1st)
La chute de Steve Nash causée par Robert Horry, le moment qui a fait basculer la série – via Breakingnews.fr
Pour cette troisième saison avec le
tandem Nash/D’Antoni, les Suns sont enfin au complet et en bonne
santé. Le roster n’a que très peu évolué. Les joueurs majeurs de
l’équipe sont toujours présents et les dirigeants ont procédé à
quelques signatures de joueurs libres comme Markus Banks et un
Jalen Rose sur une jambe.
Cette saison est celle d’un Steve Nash surmotivé. Le canadien s’est particulièrement illustré en attaque avec ses deux records de points en décembre 2006 : 42pts à New Jersey dans un superbe duel contre Jason Kidd, et à nouveau 42pts contre les Wizards d’un Gilbert Arenas (54pts) incandescent.
Phoenix est toujours une place forte à l’Ouest avec une jolie 2e place derrière les « intouchables » Mavericks (67v-15d). Toute l’équipe est enfin prête à passer l’obstacle des Finales à l’Ouest et aller chercher ce titre.
Playoffs 2007
Phoenix passe le premier tour en cinq
manches face aux Lakers d’un Kobe Bryant toujours aussi
offensif (32.8pts). Dans le même temps, on apprend l’élimination
surprise des Mavericks face aux fascinants « We Believe »
Warriors. Une aubaine pour les Suns qui accèdent directement au
statut de favori. Il faut juste battre l’équipe qui leur a barré
tant de fois la route : les Spurs.
Le Game 1 restera dans les mémoires comme celui où Steve Nash (31pts) s’est fracassé le nez suite à un contact avec Tony Parker. Le staff médical a fait tout son possible pour limiter l’hémorragie, mais le meneur a manqué les toutes dernières secondes d’un match serré. Phoenix balbutia en attaque et les Spurs remportèrent un Game 1 crucial.
Les Suns se reprennent lors du Game 2 avec une large victoire de vingt points d’écart. Les Spurs ont ensuite récupéré le contrôle de la série lors du Game 3 à domicile. Le Game 4 est quant à lui très disputé et marqua un tournant dans la série. Alors que les Suns on remonté un déficit de 11 points dans le 4e quart-temps, Steve Nash subit une faute intentionnelle de Robert Horry dans les toutes dernières secondes, provoquant ainsi une échauffourée.
Dans ce chaos, Stoudemire et Diaw ont eu la mauvaise idée de se lever de leur banc afin d’aller protéger leur meneur. La règle est stricte concernant les joueurs du banc de touche qui sortent de leur zone. La ligue donna 1 match de suspension pour les deux Suns, et deux matchs pour Horry. Les Suns remportèrent ce match, mais cet incident va les hanter à tout jamais.
https://www.youtube.com/watch?v=t3LjDlMd12g
Privé de deux joueurs majeurs, Mike D’Antoni place alors Kurt Thomas (15pts, 12rds)dans le cinq de départ pour le Game 5. Le match est beaucoup plus rugueux et défensif que les autres rencontres. Phoenix ne joue qu’avec sept joueurs et s’accroche jusqu’au bout. En toute fin de match, Bruce Bowen rentre un 3pts clutch puis Duncan défend très bien sur la possession des Suns et la tentative à 3pts ratée de Steve Nash.
De retour à San Antonio pour le Game 6, Diaw et Stoudemire n’auront pas réussi à renverser la tendance. Bien que l’intérieur All Star (38pts, 12rds) a été incroyable, le Big Three des Spurs est intenable et achève les Suns dans le dernier quart-temps.
« Une partie de moi veut être beau joueur et leur donner du crédit. Ils nous ont battu. En même temps, je ne peux pas répondre à cette question car je ne sais pas quel résultat cela aurait donner. » Steve Nash en évoquant les suspensions pour le game 5.
via ESPN
En plus de ces suspensions, un autre facteur viendra plus tard entacher la qualification des Spurs, et cela concerne les arbitres. Tim Donaughty, l’arbitre ayant été condamné pour corruption, avait officié lors du Game 3 remporté par les Spurs. Il avouera plus tard que ce match a été très mal arbitré et il n’hésitera pas à balancer sur Tommy Nunez (responsable de l’arbitrage), qui ne portait clairement pas Robert Sarver (propriétaire des Suns) dans son cœur, et que cela aurait eu un impact sur le résultat de la série ! (via Arizona Republic, 2009).
Saison 2007-2008
Saison régulière : 55v-27d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : 1er tour à L’Ouest vs Spurs (1v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Les nouveaux visages de la franchise: Steve Kerr et Shaquille O’Neal – AP via Nbcsports.com
L’élimination précoce lors des Playoffs 2007 n’est pas encore digérée que la franchise opère à un changement majeur en nommant Steve Kerr au poste de Manager. Une fonction qui était tenue jusque là par Mike D’Antoni depuis février 2006. Un mouvement permettant à l’italien de se concentrer au mieux sur le coaching.
Le néo GM ne perd pas de temps pour effectuer ses premiers moves en signant le super vétéran Grant Hill. Plus tard, il enverra Kurt Thomas et un futur choix de draft (qui se révélera être Serge Ibaka) aux Supersonics et James Jones sera tradé à Portland. Mais son transfert le plus marquant reste celui entre Shawn Marion et Shaquille O’Neal. Les deux joueurs semblaient être malheureux dans leurs franchises respectives. Une transaction qui marque le début de la fin de l’ère du « 7 » or less ».
Playoffs 2008
Après une saison plus que correcte, les Suns retrouvèrent à nouveau leur bourreau de toujours, San Antonio. Lors du Game 1, Michael Finley rentre un 3pts pour aller en prolongation, puis Duncan arrache le cœur des Suns avec un 3pts impensable avec la planche pour une seconde prolongation. A court d’essence, les Suns n’ont pu stopper le drive de Manu Ginobili pour arracher la victoire.
Dans cette série, les Suns n’ont remporté que le Game 4 grâce à une performance surprenante de Raja Bell (27pts). Mais les Spurs ont clairement dominé l’ensemble des rencontres. Mike D’Antoni a essayé d’intégrer au mieux O’Neal, et ce dernier fut la cible de « hack a shaq »tout au long de la série, ce qui amusa d’ailleurs profondément Greg Popovich.
Le Shaq ne tourne qu’à 15.2pts et 44% aux tirs. Il est également à 32/64 aux lancers-francs. La franchise ne s’est jamais autant éloignée de ses principes qui ont fait leur réussite depuis 2005.
Saison 2008-2009
Saison régulière : 46v-36d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (2e), 3-pts tentés (18e)
Playoffs : Non qualifiés
All NBA Team : Shaquille O’Neal (3rd)
Matt Barnes, Shaquille O’Neal, Steve Nash et Amar’e Stoudemire – via brightsideofthesun.com
L’échec cuisant de la première saison avec Steve Kerr en tant que GM a laissé des traces, et a provoqué des départs. Mike D’Antoni quitte la franchise qui l’a fait connaître en 2004, pour un job chez les Knicks. Terry Porter est alors désigné comme coach. L’ancien joueur NBA à la mentalité défensive n’a pas tenu toute la saison et fut remplacé au bout du 51e match de la saison par un ancien assistant de Mike D’Antoni : Alvin Gentry.
En décembre 2008, Steve Kerr continue son entreprise de démolition en envoyant Boris Diaw et Raja Bell à Charlotte en échange de Jason Richardson et Jared Dudley. Malgré un Shaq en forme (17.8pts), les repères ont disparu et l’équipe doit composer avec les absences répétées de Stoudemire (opération des yeux). Dans la très relevée conférence Ouest, Phoenix manqua les Playoffs malgré un bilan positif, une première pour la franchise depuis 2005.
Saison 2009-2010
Saison régulière : 54v-28d
Statistiques : Pace (4e), Offrtg (1er), 3-pts tentés (5e)
Playoffs : Finales à l’Ouest vs Lakers (2v-4d)
All NBA Team : Nash et Stoudemire (2nd)
Steve Nash, Amar’e Stoudemire, Jason Richardson et Grant Hill lors des Playoffs 2010 – Photo by Jesse D. Garrabrant via NBAE Getty Images
Shaquille O’Neal est parti à Cleveland pour rejoindre LeBron James. Pour le remplacer, les Suns signent un pivot au CV moins séduisant mais plus à même de matcher avec la philosophie de jeu : Channing Frye. Le coach Alvin Gentry a ainsi pu profiter du training camp pour remettre les idées de Mike D’Antoni au goût du jour.
Le tandem Nash/Stoudemire fonctionne de nouveau à plein régime. Les joueurs expérimentés comme Richardson et Hill apportent du scoring et les jeunes Goran Dragic, Channing Frye et Jared Dudley de la vivacité et du shoot. Phoenix récupère son titre de meilleure équipe à 3-pts avec 41.2% de réussite et voilà les Suns 3e à l’Ouest au moment d’aborder les Playoffs.
Playoffs 2010
Le premier tour face aux Trail Blazers de LaMarcus Aldridge a été globalement maîtrisé par les Suns. Bien qu’ils aient été surpris lors du Game 1, Jason Richardson (23.6pts) & co marquent en moyenne dix points de plus que leurs adversaires. Le deuxième tour est un soulagement et une libération pour la franchise mais aussi pour Steve Nash. De nouveau confronté aux Spurs, le meneur est déterminé à enfin passer cet obstacle. Avec 33pts lors du Game 1, les Suns ont tout simplement balayé les Spurs !
Pour la 3e fois en six ans, les Suns
sont de nouveau en finale de conférence face aux Lakers. Les deux
équipes ont remporté leurs matchs à domicile, portant ainsi la
série à 2-2. Lors du Game 5, les Suns sont menés jusqu’à 18
points. Le show Nash peut alors débuter avec un million de tirs
marqués. Le canadien ramène son équipe dans le match et un tir à
3-pts clutch de Richardson offre la possibilité de jouer les
prolongations. Mais les dieux du basket en ont décidé autrement.
Après un shoot compliqué de Kobe, Ron Artest récupère le
rebond offensif sur la tête du héros éphémère Richardson, et
marque au buzzer. Victoire Lakers.
Pour le Game 6, Kobe s’est assuré de bien enterrer les derniers espoirs de Finales des Suns. Avec 37pts, il enfonça le dernier clou refermant ainsi le cercueil. A l’heure d’écrire ces lignes, cette rencontre était le dernier match de Playoffs de la franchise.
Après cette énième déception, Stoudemire décida de rejoindre Mike D’Antoni à New York. Leandro Barbosa est envoyé à Toronto en échange de Turkoglu et Goran Dragic à Houston en échange d’Aaron Brooks. Pour la première fois depuis 2005, les Suns ont un bilan négatif lors de la saison 2010-2011.
Nouvelles figures du run & gun avec James Harden avec Mike D’Antoni – via businessinsider.fr
Pendant six saisons, Phoenix a été au dessus des 56% de victoires en saison régulière, en renversant les principes établis par de nombreuses équipes. Les Suns n’ont pas eu peur d’aller à contre courant en proposant un jeu rapide et envolé. La consigne tactique « 7 » or less » a même fait l’objet d’un livre par l’auteur Jack McCallum. Une philosophie qui depuis est la norme pour de nombreuses équipes, dont les Warriors, coachés par Steve Kerr mais aussi les Rockets sous le commandement de … Mike D’Antoni.
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