Étiquette : Rudy Gobert

  • NBA French Connection #6

    NBA French Connection #6

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.

    (statistiques arrêtées au 02 mars 2020)


    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)

    Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.

    Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (5ème à l’Ouest)

    15.3pts (68.8% FG), 14.1rbds, 1.5ast, 0.7stl, 1.9blk (57 matchs)

    On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.

    Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.

    https://www.youtube.com/watch?v=Zbo9vy_RZiM&list=PL1piL3_NCnQhIn3Q-ZnsAy9VI6o0oHfiO&index=9&t=0s

    La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.


    source : Fansided

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.

    Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.

    Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.

    Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.


    source : YouTube

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.

    Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.

    Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)

    Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.

    C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.

    Interview accordée à Basket USA

    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)

    Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.

    Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)

    De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.

    C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #5

    NBA French Connection #5

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après le All-Star Break, la French Connection revient au top (sauf pour certains) alors qu’on vient d’entrer dans le sprint final de la saison régulière. Avec un All-Star Game à l’accent français pour la première fois depuis Tony Parker en 2014, nos derniers français en lice pour décrocher une place en playoffs avec leurs équipes, se sont plutôt bien illustrés depuis notre dernier bilan.


    source : David Banks (Associated Press)

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (46.3% FG dont 40.8% à 3pts), 2.7rbds, 3.1ast, 1.1stl, 0.2blk (55 matchs)

    Le mois de février sourit mieux à notre Evan Fournier qui reste sur trois dernières rencontres abouties avec deux victoires à la clé. Avant le All-Star break, le Magic d’Orlando avait mit fin à une série de trois défaites (8 revers sur les dix derniers matchs) en dominant Atlanta (136 à 125) puis Detroit (112 à 116) avec un Evan Fournier scoreur sur le premier match (22 points à 9 sur 17 au tirs dont 3 sur 8 derrière l’arc) et altruiste face aux Pistons (19 points et 3 passes dont deux interceptions et deux rebonds).

    Le français n’a en revanche pas pu empêcher la défaite vendredi de son équipe face aux Mavericks de Dallas (122 à 106) et d’un Luka Dončić inarrêtable. En guise de consolation le français nous gratifie tout de même d’un match plein avec 28 points (10/19 FG dont 5/12 derrière la ligne) combinés à 2 rebonds, une passe et 2 interceptions, tandis que son équipe sombrait aussi bien attaque qu’en défense. Malgré tout, son entente avec le revenant Markelle Fultz à la mène semble enfin correspondre aux attentes de Steve Clifford et des supporters qui placent beaucoup d’espoirs sur le numéro un de la draft 2017.

    Avec qu’un seul représentant lors du All-Star Weekend, Evan Fournier a pu se faire plaisir devant sa télé et récupérer pendant une semaine, l’occasion pour lui de se montrer assez critique (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme) envers les derniers changements apportés au match des étoiles et sur les décisions des juges du concours de dunk, perdu par son coéquipier Aaron Gordon, concours remporté par le rival du Heat Derrick Jones Jr.

    Je suis déçu parce que c’est injuste. Lorsqu’il a perdu contre Zach, je n’étais pas d’accord, mais il pouvait y avoir débat parce que Zach avait été incroyable aussi. Mais celui-là ? Je ne pense pas qu’il y ait autant d’arguments. Je pense que c’est tout simplement injuste. Je pense que des juges qui ne connaissent rien au basket et un juge de Miami, pour moi ça n’est pas juste. Ça montre que vous ne prenez pas ça sérieusement, et pour Aaron ça l’était.

    via The Athletic

    Maigre satisfaction néanmoins pour notre Fourmizz, le frenchie (798) a dépassé cette semaine face aux Mavs un certain Hedo Türkoglu (794) au classement des meilleur tireur derrière l’arc du Magic et va désormais s’attaquer au trio de tête du classement de la franchise floridienne, mené par Dennis Scott (981) et Nick Anderson (900)

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.8% FG), 14.4rbds, 1.5ast, 0.6stl, 1.9blk (54 matchs)

    Un récap très singulier pour Rudy Gobert qui sort d’une première expérience au All-Star Game extrêmement convaincante et méritée au regard de sa prestation. Au sein de la Team Giannis, notre Gobzilla a sorti l’artillerie lourde dans un match nettement plus rythmé et défensif que d’habitude (victoire de la Team LeBron 157 à 155). Rudy s’est déchaîné en attaque avec 21 points (mais zéro tentative derrière l’arc, défi perdu ?) à 10 sur 11, ajoutant 11 rebonds, 2 passes et un contre dans une rencontre vraiment intéressante du début à la fin.

    Passé ce week-end de festivités, le français est de retour au quotidien de la saison régulière et avec deux défaites face au San Antonio Spurs (113 à 104) et les Houston Rockets (120 à 110), le Jazz digère mal les fêtes. Même s’il a été plutôt bon face aux Spurs et LaMarcus Aldridge (18 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre), notre frenchie de Salt Lake city a éprouvé toutes les peines du monde à contenir le jeu des Rockets (et la défense de Robert Covington) terminant la partie avec 12 points (3/7 FG) et 6 rebonds seulement ! son plus faible total de prise de balle depuis le 26 octobre dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=pfyv4fN-m14

    Point WTF de ce match, la défense du pivot Rudy Gobert sur le meneur Russell Westbrook… la stratégie de Utah et de Quin Snyder pour défendre sur le small ball de Mike D’Antoni n’a pas vraiment été payante, le meneur de jeu texan finissant la partie à 34 points et y allant même de sa petite pique envers le français (une fois encore).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.6pts (50% FG dont 20.8% à 3pts), 5.9rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (35 matchs)

    On avait quitté le français sur deux très grosses prestations face aux Bulls et les Knicks, avec deux victoires à la clé et un Ian Mahinmi resplendissant en défense et sur le front de l’attaque. Face à Chicago, l’ancien Pacer va rentabiliser son temps de jeu avec 15 points inscrits (7/10 FG) en seulement 21 minutes de jeu, le tout agrémentés de 10 rebonds, une passe et une interception. Une prestation solide qui va l’inspirer le lendemain au MSG face aux Knicks (large succès 114 à 96), où Mahinmi va encore frôler le double-double (9 points et 10 rebonds) avec encore une présence défensive décisive pour son équipe et enchaîner un second succès de rang, le cinquième en deux semaines.

    Les supporters du joueur ont pourtant connu un dur retour à la réalité après le All-Star break. Avec le retour de Thomas Bryant dans l’effectif des Wizards, Mahinmi a du partager d’avantage son temps de jeu et le scoring avec le pivot et l’allemand Moritz Wagner, au point même de voir son temps de jeu divisé par deux. Résultat, le joueur n’a eu que très peu d’occasion de se mettre en évidence une fois de plus et ce alors que les Wizards ont de nouveau perdu face à des équipes de bas de tableau. Face aux Cavaliers, le french Wizard a joué un peu plus de 15 minutes pour tout de même 5 points (1/3), 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions. Cette nuit, Mahinmi est même descendu à huit minutes de jeu (un point, un rebond et une interception).

    Dans sa dernière année de contrat avec la franchise du district de Columbia, certains insiders avancent même l’idée que les Wizards pourraient négocier une rupture de contrat avec le joueur si ce dernier trouvait un point de chute plus intéressant d’ici la fin de la saison et en vue pourquoi pas de jouer les playoffs. Mais difficile du coup pour notre frenchie de s’asseoir sur un salaire aussi élevé (15 millions) alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un salaire avoisinant dans une autre franchise. Affaire à suivre.


    source : Newsday

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.7pts (42.6% FG dont 41.2% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    Soulagé de pouvoir prolonger son aventure avec les Nets jusqu’à la fin de la saison (et même jusqu’en 2021), Timothé Luwawu-Cabarrot joue désormais relâché et n’hésite plus à prendre sa chance. Plus motivé que jamais TLC a su conserver son état d’esprit irréprochable aux yeux de l’équipe et du staff des Nets et c’est la raison pour laquelle il est récompensé.

    Je pense le mériter. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser. On vise les playoffs, des choses plus grandes qu’un contrat. Il faut continuer dans ce même état d’esprit.

    Interview de Timothé Luwawu-Cabarrot pour Basket Infos

    Même son de cloche du côté de la direction et de Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets.

    C’était toute l’organisation qui a poussé pour la signature de Timothé, mais moi j’ai été vraiment impressionné de cette volonté, de cette mentalité défensive. C’est vraiment un mec que j’aime bien, qui peut nous aider. Il joue 15 minutes par match pour nous maintenant. Je suis vraiment fan.

    Interview de Kenny Atkinson pour Basket Infos

    Une confiance que le français va s’empresser de rendre sur le terrain en réalisant d’abord un très bon match à Indiana (10pts, 2 rebonds et 2 interceptions) et une présence précieuse en défense sur les shooteurs des Pacers V. Oladipo, M. Brogdon et T.J. Warren. Plus discret offensivement face à Toronto (victoire 101 à 91 avec 2pts, un rebond et un contre), l’après All-Star break va sourire au français qui va réaliser sa meilleure prestation depuis ses 24 points sous le maillot des Sixers. Très présents des deux côtés du terrain face aux Hornets (victoire 115 à 86), le joueur va inscrire 21 points (7/12 FG dont 4/7 à 3pts) et 4 rebonds, finissant même meilleur marqueur de son équipe avec une évaluation de +19 et une très forte présence dans le jeu. Maintenant que Kyrie Irving est forfait pour la fin de la saison, un spot vient de se libérer pour le français qui bénéficie de menus responsabilités au scoring. Une situation inhabituelle mais qui semble portée ses fruits.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (13ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (50 matchs)

    Peut-être un joueur à qui le All-Star break a fait du bien ? En tout cas on avait quitter notre Frankie dans une bien mauvaise posture lors de la réception des Wizards par les Knicks le 12 février (défaite 114 à 96), Frank Ntilikina ayant terminé la rencontre avec 3 passes, un rebond, une interception et zéro tir inscrit, le tout pour seulement 11 minutes de jeu. Mike Miller voulait faire réagir le français qui en a profité pour se montrer enfin à son avantage lors de la réception des Indiana Pacers vendredi dernier (défaite 106 à 98).

    Avec 32 minutes de jeu et une place de titulaire pour remplacer Elfrid Payton, le natif d’Ixelles en Belgique, a inscrit 14 points (5/11 FG et 2/4 derrière la ligne) ajoutant également 2 rebonds, 2 passes et 2 interceptions, le tout avec une bonne défense sur son vis-à-vis Malcolm Brogdon et réalisant sa meilleure performance depuis un mois et demi. Une prestation couverte de louanges par son entraîneur qui a tenu à féliciter le meneur français

    On reconnaît bien là le côté clivant du joueur qui nous rappelle à son bon vouloir des qualités évidentes mais qui nous laissent souvent sur notre faim. Les difficultés de la franchise new-yorkaise pour développer ses jeunes depuis plusieurs années, laissent penser qu’un autre cadre pour le joueur pourrait lui permettre de s’épanouir et de pratiquer un basket qui lui ressemble ou peut-être dans un rôle de sixième homme à l’avenir avec les Knicks ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4pts (39.6% FG dont 35.4% à 3pts), 1.6rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (47 matchs)

    Semaine plutôt compliquée pour Elie Okobo qui a vu son temps de jeu dégringolé une fois encore lors des deux derniers déplacements des Suns. Avant le All-Star break le meneur de jeu nous avait gratifié d’une très grosse prestation face aux Warriors, terminant la partie avec 12 points (5/9 dont 1/4 derrière la ligne), 2 rebonds et 3 passes le tout avec 22 minutes de jeu dans la victoire des siens (112 à 106). Une très belle copie qui venait effacer la lourde défaite 48h plus tôt face aux Lakers (zéro point et 2 rebonds seulement pour le français).

    https://www.youtube.com/watch?v=vz0XhdCSRxg

    Mais malgré ce réveil, la coupure d’une semaine aura eu raison du rythme de jeu de notre frenchie qui s’est retrouvé relégué cette semaine dans la rotation des Suns derrière Jevon Carter et Ty Jerome. Avec seulement six minutes de jeu en moyenne (défaite 118 à 101 face aux Raptors et succès 112 à 104 face aux Bulls), Okobo est revenu un mois en arrière avec seulement trois caviars distribués face à Chicago. Un constat qui rappelle que même si le joueur fait désormais partie du roster de Phoenix, il n’en est pas moins un joueur irrégulier aux yeux de son coach qui n’hésite pas à lui rappeler son manque de régularité.


    source : Twitter

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.8pts (39.5% FG dont 30.2% à 3pts), 3.4rbds, 0.5ast, 0.6stl, 0.2blk (31 matchs)

    On en parle assez souvent mais c’est toujours difficile de voir un joueur français se heurter au Rookie Wall. Sorti de son rôle de titulaire par Dwane Casey avant la coupure d’une semaine, Sekou Doumbouya peine encore à retrouver une production offensive à la hauteur du mois de janvier. Avec seulement 4 points face aux Hornets (défaite 87 à 76) et 3 points à Orlando (défaite 112 à 116), notre rookie reste néanmoins une valeur sûre en défense pour Detroit qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité. Pas le dernier habituellement dans les efforts, le jeune Sekou est clairement en train de se relâcher dans l’intensité selon son entraîneur et doit vite retrouver cette efficacité dans son jeu à commencer par l’attaque.

    Doumbouya a en effet perdu en adresse (29.1% FG dont 25.9% à 3pts) et la confiance que son entraîneur avait placée en lui depuis le début de l’année. Malgré un retour dans le cinq majeur face à Milwaukee (défaite 126 à 106) et Portland (défaite 104 à 107) et un temps de jeu conséquent, le français balbutie encore son basket et fait même preuve de suffisance par moment. Face à Giannis Antetokounmpo en défense, le français a eu toute les peines du monde à tenir le rythme imposé par le MVP grec qui ne lui a pas laissé la moindre chance (8 points, 5 rebonds et 3 passes tout de même). Rebelote cette nuit où le français s’est fait marché dessus par un Carmelo Anthony record avec les Blazers (32 points) alors que l’ancien poitevin finira la rencontre avec 7 points, 3 rebonds et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    7 matchs – 2.4 pts (41.2% – 42.9% à 3pts), 0.7 rbd, 0.1 ast, 0.3 stl

    La percée du mois de février pour Adam Mokoka ! Après un cours passage en G-League, le temps de s’illustrer dans une double confrontation face aux BayHawks de Erie (26 points à 3/5 derrière l’arc, 5 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), Adam Mokoka a fait son retour dans le roster des Bulls (de Chicago évidemment) pour bénéficier de son plus gros temps de jeu. Le français semble avoir enfin fait son trou dans l’effectif de Jim Boylen qui lui offre depuis deux matchs un rôle de remplaçant à part entière.

    Avec 17 minutes face aux Phoenix Suns (défaite 104 à 112), le français a surtout démontré son impact défensif sur le terrain alors que son équipe sombrait offensivement. Il terminera la rencontre avec 2 points (1/2 FG), un rebond, une passe et une interception et avec l’une des meilleures évaluations côté Chicago (+12). Rebelote cette nuit où Adam a pu goûter à la victoire face aux Wizards (126 à 117), terminant avec 2 rebonds et 2 passes sans inscrire toutefois le moindre points (0/2 FG). On retiendra néanmoins que l’exploit réalisé face aux Pelicans il y a deux semaines a fait finalement pencher la balance en faveur du joueur dont le profil semble avoir tapé dans l’oeil de ses coéquipiers et du staff et qui devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent d’ici la fin de la saison

    Je pense que la défense c’est vraiment ma force et ça le sera toujours. Et je pense que ça ramène une énergie assez différente au jeu, vraiment. J’essaye aussi de par ma défense de motiver tout le monde, d’apporter une vraie intensité. Mais les autres aspects de mon jeu, le tir, le dribble, les passes, ça va m’aider à pouvoir gagner du temps de jeu et de pouvoir m’imposer ici en étant polyvalent.

    Interview d’Adam Mokoka pour Basket Infos

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Faire preuve de patience. Voilà les maîtres-mots de Vincent Poirier qui n’a que très peu participé au jeu depuis le All-Star break. Avec seulement trois petites minutes disputées lors de la victoire des Celtics sur Minnesota (127 à 117), le français a terminé la rencontre avec 2 points et un rebond (offensif tout de même) pour une perte de balle. Difficile dans ses conditions de voir des motifs d’espoir chez le joueur qui ronge son frein depuis son arrivée dans la ligue et dont la situation ne va pas aller en s’arrangeant avec le retour très prochain de Robert Williams et les performances plus que convaincantes de l’allemand Daniel Theis depuis le mois de février.

    Le profil du français ne semble pas faire l’unanimité aux yeux de Brad Stevens qui utilise très peu le français et qui semble même regretter de ne pas avoir offert un spot supplémentaire pour un joueur extérieur, tant la paire d’intérieur actuelle Enes Kanter – Daniel Theis fait le boulot depuis le mois d’octobre. Pour terminer néanmoins sur une note plus joyeuse, la chaîne Eurosport « Deux nuits avec », animée par Florian a pu rendre visite au frenchie de Boston qui s’est confié sur son parcours depuis ses débuts il y a neuf ans seulement dans le basket et son intégration avec sa compagne aux États-Unis dans l’univers ultra professionnel de la NBA.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (13ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.8pts (52.4% FG dont 21.1% à 3pts), 7.2rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.5blk (18 matchs)

    Jaylen Hoard n’a donc pas été conservé par les Portland Trail Blazers, le contrat Two-Way du havrais n’ayant pas été prolongé par la franchise de l’Oregon qui l’a renvoyé aux Texas Legends. Un dernier très bon match face aux Pelicans de la Nouvelle Orléans (défaite 138 à 117), rencontre durant laquelle l’ancien de Wake Forest va inscrire 6 points (2 sur 3) et 2 rebonds en neuf minutes, n’aura malheureusement pas suffit à contenter une franchise NBA de donner sa chance au français pour le restant de la saison. Un coup d’arrêt pour celui qui s’était fait remarqué il y a quelques semaines encore par son impact et sa présence défensive sur les terrains de la grande ligue. Pas d’inquiétude néanmoins car Jaylen a su prouver sa valeur et démontrer ses qualités de bon défenseur qui pourrait inciter une franchise à tenter sa chance cet été.

    De retour à Frisco (Texas) au sein de l’effectif des Legends, le frenchie n’a pas tardé à reprendre ses marques pour aborder la fin de saison en G-League. Toujours en course pour jouer les playoffs, les Texas Legends (6ème à l’Ouest) restent néanmoins sur une série de trois défaites. Jaylen Hoard va inscrire tout d’abord 13 points (4/7 dont 1/3 à 3pts), 6 rebonds, 3 passes décisives et un contre dans la défaite face aux South Bay Lakers (98 à 140) avant d’être mis un peu plus en difficulté avec son adresse face aux Vipers de Rio Grande Valley de William Howard (132-124), terminant la rencontre avec 8 points (3/7 dont 0/1 à 3pts), mais avec tout de même une belle activité dans le jeu (10 rebonds, dont 6 offensifs, 4 passes et un contre).

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    30 matchs – 13.1pts (49.1% FG dont 37.2% à 3pts), 5.4rbd, 2.5ast, 1.5stl, 0.7blk

    Un seul match joué sous la tunique des Rockets pour William Howard depuis notre dernier récap. Entré en cours de match face aux Boston Celtics (victoire 116 à 105), le néo-texan a passé moins de deux minutes sur le terrain, le temps de profiter seulement de l’ambiance du Toyota Center en compagnie des autres joueurs en bout de rotation et puis c’est tout !

    De retour avec les Rio Grande Valley Vipers, Howard s’est montré très discret cette semaine lors de la réception des Texas Legends (victoire 132 à 124), inscrivant seulement 3 points (0/4 derrière la ligne) mais faisant preuve une fois encore d’une belle activité en défense avec 7 rebonds, une passe, un contre et 3 interceptions. Lors de la défaite face au Hustle de Memphis (116 à 113), le natif de Montbrison a été l’un des joueurs les moins efficace offensivement sur le terrain, terminant avec 4 points, 3 rebonds, une passe, une interception et deux contres. Un retour difficile pour le joueur qui devrait néanmoins se ressaisir assez rapidement et retrouver des sensations en attaque.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #4

    NBA French Connection #4

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Au programme cette semaine, une première qui claquent, une autre un peu moins et surtout des français qui semblent enfin récompensés pour leurs efforts et leur persévérance depuis le mois d’octobre et ça fait grandement plaisir !


    Rick Bowmer/Associated Press

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego, aux mêmes titres que Bismack Biyombo et Michael Kidd-Gilchrist. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 40.5% à 3pts), 2.7rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (52 matchs)

    Quatre matchs au programme cette semaine pour Orlando et Evan Fournier et seulement une victoire décrochée en début de semaine face à Charlotte (112 à 100). Même si Evan a enfin réglé la mire avec son tir (46% FG dont 53.6 derrière l’arc), le français n’a en revanche toujours pas retrouvé un rythme de victoire convaincant sous les couleurs du Magic mais reste tout de même l’un des joueurs floridiens les plus réguliers de la semaine au même titre que son « Euro Bros » monténégrin Nikola Vučević.

    Pourtant depuis un mois Orlando patine (4 victoires sur les 14 derniers matchs) et les performances du français ne semblent plus tellement enchanter les supporters du Magic. Evan a néanmoins livré de belles prestations en début de semaine face aux Hornets (17 points, 3 rebonds, 1 passe) et surtout face aux Celtics (26 points à 6/8 à 3pts, 4 rebonds et 1 passe) mais sans parvenir à forcer la décision. Mais face aux Knicks (défaite 101 à 103), le français a notamment raté l’occasion d’égaliser sur une dernière possession interceptée, avant de connaître un jour sans face aux Bucks samedi (14 points à 5/14) et une défaite 111 à 95.

    Après la fenêtre de trade qui s’est clôturer ce jeudi, et malgré plusieurs rumeurs faisant état d’intérêts de la part de d’autres franchises, Evan va bien rester jusqu’à la fin de la saison avec le Magic, ce dont Steve Clifford aura bien besoin au moment d’aborder le sprint final jusqu’en avril pour décrocher un spot en playoffs.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Passer l’euphorie de sa sélection pour le All-Star Game, Rudy Gobert a retrouvé surtout le chemin des victoires en s’imposant face aux Blazers de Portland vendredi (117 à 114), victoire entachée tout de même d’un fait de jeu en défaveur du français qui va terminer la rencontre avec 16 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre illégal sur Damian Lillard en toute fin de match qui sera compté comme valable aux yeux de l’arbitrage.

    https://www.youtube.com/watch?v=nTPbL2FMM7o

    Après avoir vu le ralenti, c’était effectivement un contre illégal. Mais j’ai simplement essayé de placer un contre. Les contres illégaux, ça arrive tout le temps, ça fait partie du jeu. Les erreurs font partie du jeu, et les arbitres restent humains.

    En bon seigneur, Stifle Tower se dresse ainsi comme un véritable leader de son équipe qui n’a pas peur de se défendre face aux critiques, notamment au moment de célébrer la victoire des siens. Face aux Rockets dimanche, le small-ball de Mike D’Antoni aura permis au français d’enchaîner une deuxième victoire (114 à 113) avec une feuille de stats propre (12 points, 15 rebonds, 1 interception et 1 contre) pour occuper solidement la quatrième place à l’Ouest.

    Annoncé en fin de semaine comme le 13ème joueur et remplaçant dans la team Giannis pour le match des étoiles de dimanche, Rudy va pouvoir côtoyer son coéquipier Donovan Mitchell au sein de la même équipe et profiter de ce week-end de festivités pour porter les couleurs du Jazz mais surtout se remettre un peu de ce début de saison à l’heure d’entamer le sprint final jusqu’en avril. Toujours en course pour le titre de meilleur défenseur de l’année, pour la troisième saison consécutive (bonjour Dwight Howard), le français s’est vu parodier cette semaine dans le cultissime Shaqtin’ A Fool après un floaping de toute beauté face à Eric Gordon. On vous laisse apprécier les talents d’acteur en ce week-end de Cérémonie des Oscars !

    https://www.youtube.com/watch?v=fc4kvEElN7c&feature=emb_logo

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Cette semaine, Ian Mahinmi s’est confié à L’Équipe, lors d’un entretien au cours duquel le joueur revient sur sa carrière internationale et a affirmé vouloir retrouver les Bleus cet été pour jouer les Jeux Olympiques à Tokyo (du 24 juillet au 9 août). Un appel de pied sympathique pour le sélectionneur Vincent Collet qui se rappellera tout de même que l’EdF de basket a pu se passer du pivot des Wizards lors des derniers mondiaux en Chine, alors que ce dernier était dispo et qu’il avait notamment évoqué sa fin de carrière internationale il y a moins de deux ans avant de se raviser.

    Malgré tous ces quiproquos, le français sort d’une semaine plutôt décevante. En deçà de ses moyennes, le normand a débuté lundi par une défaite face aux Warriors (125 à 117) avec une prestation d’ensemble au diapason de son équipe. Auteur de 2 points, 5 rebonds et une interception pour seulement 9 minutes de jeu depuis le cinq majeur, le français de DC s’est fait très vite fait sortir, remplacé par Thomas Bryant et Moritz Wagner. Une situation qui ne s’est guère améliorée en fin de semaine, malgré l’absence de Bryant, le trentenaire n’a terminé qu’avec 6 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre dans la victoire face aux Mavericks (119 à 118) puis 2 points, 5 rebonds, 1 passes et 2 contres face aux Grizzlies (défaite 106 à 99). En dépit d’un temps de jeu assez conséquent, le rôle de Mahinmi aux Wizards ne se résume plus qu’à son apport en défense et son gabarit qui dissuade les joueurs d’attaquer le cercle.

    Annoncé parmi les joueurs sur le départ, en servant de monnaie d’échange et pouvant mettre même fin à son contrat, Mahinmi reste encore un Wizards pour les derniers mois de compétition qui ne présage rien de bon quant à l’avenir du joueur d’ici l’été prochain. Verra-t-on finalement Ian Mahinmi aux JO avec les Bleus, rien n’est moins sûr si le pivot ne prolonge pas avec Washington et qu’il doit trouver un nouveau point de chute pour la saison 2020-2021.


    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Belle consécration pour Timothé Luwawu-Cabarrot qui vient de signer cette semaine un contrat garanti de longue durée (deux ans minimum) avec les Nets de Brooklyn et qui va désormais pouvoir se consacrer à une intégration sur le long terme dans l’effectif new-yorkais. Finis donc les contrats courts pour l’arrière qui s’est régalé cette semaine face aux Suns (victoire 119 à 97) en terminant la partie avec une superbe ligne de stats : 14 points (3/4 à 3 points), 3 rebonds, une interception et un contre avec une bonne défense sur un Devin Booker (11 points à 3/15 FG).

    Dans son rôle de Three-and-D et de gêneur sur les meilleurs depuis la rotation des Nets, l’ancien joueur d’Antibes va néanmoins rechuté avec son adresse lors du déplacement à la Scotiabank de Toronto (défaite 118 à 119) terminant la rencontre avec seulement 3 points (1/6 derrière la ligne) et 4 rebonds avec un quart d’heure de jeu. TLC va surtout connaître une soirée défensive mal embarquée la faute à un duo Fred VanVleetTerence Davis très adroits de loin (9/17 à 3pts). On retient tout de même l’essentiel avec ce contrat décroché et une place offerte dans le roster de Kenny Atkinson en vue de la fin de saison qui devrait permettre à Brooklyn de goûter à nouveau aux playoffs au mois de Mai.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 30.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (48 matchs)

    Avec quatre victoires sur leur cinq derniers matchs, les Knicks sont dans une forme inoubliable en ce début de mois de Février, et après avoir raté deux matchs consécutifs, Frank Ntilikina a repris le chemin des parquets pour des prestations encore intéressantes mais qui restent néanmoins insuffisantes. De retour dans le starting five face à Orlando (victoire 105 à 103), le français s’est montré plutôt discret en attaque avec seulement 2 points (1/3 FG), 1 rebond, 1 passe après avoir pourtant réalisé une très bonne sortie quelques jours plus tôt face aux Cavaliers (victoire 139 à 134).

    Le French Prince avait inscrit 9 points à 4/7 d’adresse générale, mais également 7 rebonds et 2 passes décisives, apportant une énorme plus-value depuis le banc aux côtés de B. Portis, D. Smith, K. Knox et D. Dotson. Malheureusement quelques jours plus tard, d’abord face au Magic, puis face aux Pistons, Frank va se montrer très discret (2 points, 2 rebonds et une passe à Detroit), avant de manger la feuille de match face aux Hawks cette nuit (9 points à 0/4 à trois points) mais en faisant toujours preuve de variété et d’altruisme dans son jeu (8 passes, 2 rebonds, 2 interceptions) malgré la défaite 135 à 140.

    Après avoir survécu à la Trade Deadline, alors que son nom revenait avec insistance du côté des Pistons ou dans un échange à plusieurs équipes pour faire venir D’Angelo Russell, Ntilikina avait pu savourer sa situation par une titularisation face à Orlando. L’opération ménage de printemps (ou d’hiver) au sein de l’office des Knicks, son coach Mike Miller n’a daigné lui offrir moins de quinze minutes de jeu (19 minutes cette semaine de moyenne), très vite concurrencé par Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton qui commence à gagner en régularité à la mène au grand désespoir du français. Est-ce que finalement un trade du #8 de la draft 2017 n’aurait pas été une solution plus logique pour le joueur ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.1pts (40% FG dont 37.3% à 3pts), 1.6rbds, 2.2ast, 0.5stl, 0.1blk (43 matchs)

    Nouvelle semaine contrastée pour Elie Okobo. Alors que Phoenix s’enfonce dangereusement dans les profondeurs du classement à l’Ouest (13ème) avec quatre nouvelles défaites, le français nous a offert un visage intéressant cette semaine. Plus altruiste et impliqué en défense, Okobo avait débuté sa semaine par une troisième titularisation cette saison face aux Bucks (défaite 108 à 129) mais a eu fort à faire au moment de défendre sur Eric Bledsoe et des feu follets Pat Connaughton et Donte DiVincenzo, il terminera la rencontre avec 2 points (1/4 FG), 4 passes et une interception. Une marche peut-être trop haute pour notre bordelais qui va retrouver le banc dès le lendemain lors du déplacement à Brooklyn (défaite 119 à 97), un costume qui lui convient mieux, le français ayant fini avec une feuille très fournie avec 5 points, 5 passes et 4 rebonds mais incapable de tenir Caris LeVert.

    Au coeur de plusieurs rumeurs cette semaine l’envoyant notamment aux Pistons dans un échange avec Luke Kennard, Elie ne bougera pas finalement d’ici la fin de la saison. Le numéro 2 va terminer la semaine un peu mieux qu’elle avait commencé, décrochant une victoire probante face aux Rockets (127 à 91), préférant laisser de côté les menus responsabilités au scoring pour se concentrer sur le jeu (6 passes face aux Rockets) et la défense (3 interceptions) avant de rechuter face à Denver (117 à 108) d’un Jamal Murray monstrueux (36 points à 14/17 FG dont 6/8 derrière l’arc). Au bout du compte on reste sur notre faim avec Elie car on aimerait le voir prendre des tirs et devenir un joueur incontournable dans la rotation.


    J. Daniel/AFP

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7pts (40.9% FG dont 31.4% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (27 matchs)

    De gros changements ont affecté l’effectif des Pistons cette semaine avec le départ du franchise player emblématique de Detroit, Andre Drummond parti du côté de l’Ohio et des Cavaliers. Sekou Doumbouya est resté assez fidèle à ces dernières prestations, débutant la semaine par une victoire face aux Nuggets (128 à 123) le week-end dernier, rencontre au cours de laquelle le jeune Sekou va briller avec 17 points et 5 rebonds et une belle activité en première mi-temps. Des choses restent néanmoins à corriger dans le jeu du joueur qui va malheureusement faire preuve d’un grande maladresse sur les matchs suivants (25% FG). C’est surtout lors des déplacements à Memphis et Oklahoma City que le français va connaître une grosse baisse de régime (6 et 8 points à 5/25 mais 4/10 derrière la ligne).

    Entre-temps le français est revenu sur le banc des Pistons vendredi et samedi, tandis que les Pistons terminaient leur semaine sur un bilan de deux victoires pour trois défaites. Ces derniers jours, les rumeurs autour d’un possible retour du joueur en G-League semblait envisagé, histoire de retrouver de l’énergie et de la régularité. Mais il semble que son match face à Denver lui ai donné quelques jours de répit aux yeux de son coach qui s’est montré satisfait de la prestation du joueur :

    Nous avons entamé la rencontre au plus bas, mais lorsque la second unit est entrée en jeu, on s’est remis à jouer. Il va y avoir de bons jours et de mauvais jours, des hauts et des bas, des ballons qui entrent et d’autres qui ressortent. Il y a des jours où vous allez vous demander pour qui et pourquoi ils jouent ou prennent des décisions. Mais certains jours comme aujourd’hui, nous savons prendre de très bonnes décisions.

    Dwane Casey

    Le discours a néanmoins évolué cette semaine, alors que notre frenchie est retombé dans ses travers en attaque, Dwane Casey jugeant qu’il n’était pas encore suffisamment régulier et constant dans ses efforts, en tentant parfois des gestes et des tirs très compliqués. Nul doute qu’un retour avec les Grand Rapids Drive est loin d’être une mauvaise idée pour relancer l’ancien limougeaud.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    Un match – 0 points (0/4 à trois points), 2 rebonds, 1 passe, une perte de balle et une faute

    William Howard a enfin été honoré pour porter les couleurs des Rockets de Houston en saison régulière après plusieurs semaines d’attente. Une opportunité que le joueur n’a malheureusement pas su rentabiliser sur le plan statistique puisque son équipe s’est lourdement inclinée face aux Suns vendredi (127 à 91), dans un match où le joueur de Montbrison a joué 12 minutes, n’inscrivant aucun point malgré quatre tentatives derrière la ligne et prenant deux rebonds et une passe décisive seulement (-12 d’éval.).

    Une bien mauvaise façon évidemment de goûter pour la première fois aux parquets de la grande ligue mais qu’importe pour celui qui score 14 points de moyenne en G-League avec les Vipers de Grande Valley avec un pourcentage vraiment encourageant aux tirs, c’est déjà un accomplissement dans sa carrière à 26 ans. Un mal pour un bien car le joueur dispose encore d’une certaine marge vis-à-vis du staff des Rockets pour faire de nouvelles apparitions dans les semaines à venir, puisque le joueur dispose d’un contrat court qui permet à Mike D’Antoni d’appeler le joueur lorsque le besoin se fait sentir. Son profil de tireur à trois points, défenseur et sa mobilité sont autant de critères qui plaisent au M. Pringles.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Tout comme son prédécesseur, Adam Mokoka a connu une semaine exceptionnelle en étant tout d’abord intégré au roster des Bulls le week-end dernier pour les déplacements à Brooklyn (défaite 133 à 118) et Toronto (défaite 129 à 102), notre jeune meneur a brillé cette semaine face à la Nouvelle Orléans. Dans un match que Chicago a encore perdu (119 à 125), Mokoka a su profiter du peu de temps de jeu qui lui était offert en fin de match par Jim Boylen pour inscrire 15 points à 100% au tirs (6/6 dont 3/3 derrière la ligne). Une production exponentielle dingue en si peu de temps qui aura permis de mettre la lumière sur un joueur talentueux, encore inconnu pour la ligue il y a une semaine.

    Pour son sixième match seulement, le troisième de suite, Adam a frappé un très grand coup aux yeux du public de Chicago qui a même scandé des « MVP » dans les travées, durant la rencontre au United Center. L’ancien joueur du Mega Bemax a d’ores et déjà coché plusieurs cases susceptibles d’intéresser les dirigeants pour le conserver la saison prochaine et pourquoi voir son contrat Two-Way prolongé tout comme son temps de jeu avec les Chicago Bulls.

    Fait assez rare pour le souligner, Adam Mokoka est devenu le premier joueur de l’histoire, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes, à inscrire autant de points avec un temps de jeu aussi faible (cinq minutes et sept secondes), performance réalisée au passage devant sa mère, venue pour l’occasion encourager son fils. De retour vendredi dans le roster des Windy City Bulls (G-League), le meneur a inscrit 12 points (50% FG), 4 rebonds et 3 passes malgré la défaite des siens 107 à 97 face aux Long Island Nets.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Absent lors du déplacement à Atlanta lundi, Vincent Poirier s’est rattrapé cette semaine en bénéficiant d’un peu moins de dix minutes de jeu lors des réceptions du Magic (victoire 116 à 100) et des Hawks (victoire 112 à 107). Avec des productions habituelles (5 points, 1 rebond, 2 passes mercredi et 2 points, 2 rebonds vendredi), Vince’ n’a guère eu plus d’opportunités de se montrer dans le rôle de doublure d’Enes Kanter avec un temps de jeu et des choix offensifs bien trop restreints pour se mettre en évidence. Poirier était notamment absent du match de la nuit dernière à OKC en prime time avec l’Europe.

    Mais Vincent Poirier affiche un état d’esprit irréprochable depuis cette saison tandis qu’il attend patiemment son heure. Focalisé sur les résultats de son équipe et sur le rôle qu’il occupe depuis le banc des Celtics, on ne peut qu’être ébloui par son professionnalisme, alors que quelques voix s’élèvent pour lui donner plus de responsabilités et d’importances au sein du groupe. Cette semaine le joueur a notamment prit part à une opération de communication auprès d’une oeuvre de charité (la BCYF ou Boston Centers for Youth and Families). Au côté de son coéquipier C’s, Javonte Green, le français du Massachusetts s’est rendu à Charlestown, quartier de Boston défavorisé afin d’échanger avec les jeunes du coin lors d’une visite de la ville et avec des surprises à la clé.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.7pts (54% FG dont 20.6% à 3pts), 6.8rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (16 matchs)

    Désormais barré par la concurrence aux Trail Blazers depuis l’arrivée de Trevor Ariza, Jaylen Hoard est redevenu un joueur à temps plein avec les Texas Legends. Avec deux victoires en trois rencontres (8ème place), la semaine avait mal débuté lors de la réception des Spurs de Austin (défaite 102 à 111), Jaylen termina la rencontre avec 12 points, 5 rebonds et 5 passes avec une maladresse contagieuse (37.2% FG) mais un altruisme certain dans le jeu et en défense (2 interceptions et un contre).

    En fin de semaine, les hommes de George Galanopoulos ont su néanmoins rebondir avec deux nouvelles victoires face aux Agua Caliente Clippers jeudi (123-107) puis face aux Iowa Wolves ce week-end (132-105). Des rencontres au cours desquelles J-H s’est particulièrement montré à son avantage avec 27 points (61.1% FG) et 16 rebonds face aux californiens, puis 18 points (57.1% FG), 4 rebonds et 2 passes face aux louveteaux de l’Iowa (Cameron Payne va d’ailleurs inscrire 43 points lors de ce match), le tout avec une adresse irréprochable et une activité incessante en attaquant le cercle et en fixant les défenseurs adverses.

    L’ailier s’est notamment permis quelques envolées spectaculaires en put-back dunk

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • L’été 2021 de Rudy Gobert !

    L’été 2021 de Rudy Gobert !

    Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.

    Rudy Gobert : double Défenseur de l’année
    Source : @rudygobert27

    Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?

    • Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
    • Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre

    Pourquoi partir du Jazz ?

    Un départ pour enfin devenir All-Star ?

    Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).

    Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star

    Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.

    La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.

    Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.

    Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
    Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla
    Source : @rudygobert27

    La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.

    Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.

    Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.

    En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.

    Un départ décidé par amitié ?

    Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.

    Rudy Gobert et Evan Fournier
    Source : Kevin Couliau

    Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.

    Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.

    Quelles Franchises en cas de départ ?

    Les Warriors

    Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell
    Source : @warriors

    En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.

    Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.

    Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :

    • Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
    • La défense ( 20eme défense de la ligue )

    Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.

    Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.

    Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.

    Les Mavericks

    Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks
    source : @dallasmavs

    Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.

    Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis -Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.

    Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.

    De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.

    Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.

    Le Heat de Miami

    Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat
    Source : @MiamiHEAT

    Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.

    Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).

    Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.

    Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.

    Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.

    Les Pelicans

    L’avenir des Pelicans
    Source : @chris_granger

    À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.

    Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).

    Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.

    Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.

    L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.