Après une préparation ambitieuse cet été, l’Équipe de France masculine de basket a six jours pour réussir son entrée en lice face au Brésil, une équipe surprise victorieuse haut la main du Tournoi de Qualification Olympique face à la Lettonie qui jouait à domicile. Un premier match piège, tout comme les 6 rencontres nécessaires pour remporter une médaille olympique. C’est simple, si la France veut briller sur son terrain lors de ces Olympiades, il faut jouer juste et gagner dès le début de la compétition. Plus d’hésitations, plus de trous d’air, une rotation serrée et des joueurs condamnés à l’exploit. Une petite chance de réussite, certes, mais également toutes les conditions réunies pour un possible désastre devant le public français. Bienvenue dans l’aventure délicate du tournoi olympique FIBA de Paris 2024, l’un des plus relevés de l’Histoire, dont la formule est clairement expéditive. Six victoires ou la honte.
Que retenir de la préparation ?
À la différence des éditions précédentes, à part la Turquie assez faible (qui s’est présentée à Rouen sans ses joueurs NBA), les Bleus ont rencontré le gratin du basket mondial lors de cette préparation devant un public français nombreux et enthousiaste (du 3 au 21 juillet 2024 dans plusieurs villes de France), mais également inquiet devant les performances contrastées de son équipe et les choix du staff technique pas toujours compris ou lisibles. Rappelons que les matches de préparation servent de laboratoire en conditions très proches du réel, ce qui permet d’essayer de nombreuses combinaisons sans pression, puisque le résultat des matches n’a aucun impact sur la compétition à venir. Bien entendu, et on l’a toujours dit, on préfère gagner ces matches et on ne se lance jamais dans un match avec l’objectif de le perdre (d’après Rudy Gobert). Mais on ne cherchera pas non plus à mettre toutes les chances de son côté si cela interfère avec les tests prévus et le développement de certains joueurs, notamment ceux qui sont promis à un temps de jeu réduit par la suite. On ne met donc pas en avant les cadres dont on connait déjà les capacités, on préfère tester les nouveaux et des configurations plus osées et fragiles que ce qu’on se permet en compétition officielle. On prend des risques, on se donne le droit à l’erreur, et surtout on évite de jouer les évidences – celles dont on abusera en compétition. C’est pourquoi on ne voit jamais un même joueur tenter plusieurs fois la même action – on ne joue pas spécialement sur Gobert à l’intérieur, ou sur Wemby au poste haut, pour profiter d’un vis-à-vis favorable et prendre un avantage au score, comme on le ferait en compétition. On fait tourner le ballon et on varie les séquences de jeu, on cherche des nouvelles solutions. Enfin, on cache son jeu; on essaie d’avancer sans trop donner aux adversaires directs et à ceux qui analysent les rencontres à distance trop d’indices sur la stratégie et les capacités de l’équipe en vue de la compétition. Vincent Collet l’a dit, face à l’Allemagne, il s’agit un peu de poker menteur en préparation, car on ne veut pas dévoiler toutes ses cartes et ainsi faciliter le travail du staff technique adverse. Et contre le Canada, rencontré à la fois en match officiel et en match d’entrainement dans la même semaine à Orléans, on a un peu transgressé ce principe, pour la bonne cause – nous aussi, nous avons pu en apprendre un peu plus sur l’adversaire et se tester dans des conditions intéressantes (seuls les canadiens et les français savent ce qui s’est passé dans cette rencontre à huis-clos, dont seulement quelques images ont fuité).
Comme lors de la Coupe du Monde 2023, la phase de poules est réduite, la compétition démarre donc très fort et chaque match a son importance. Plus on gagne de rencontres, plus on maîtrise son destin. Si on commence à perdre des matches, le maintien en compétition devient contingent à la défaite des concurrents. Et de toutes façons, si on perd dès le début, c’est qu’on n’est pas vraiment en situation de viser une médaille, la difficulté augmentant avec les phases finales. Dans un groupe où ne figurent ni les Serbes, ni les Américains, ni les Canadiens, on est plutôt veinards. Des trois équipes que l’on va rencontrer, le Japon est traditionnellement le plus jouable, même si aucun match n’est jamais gagné à l’avance; l’Allemagne, que l’on rencontre en troisième, est championne du Monde en titre; et le Brésil, avec qui l’Équipe de France inaugure la compétition olympique, est une équipe dangereuse qui a brillamment gagné sa place pour ce tournoi olympique, éliminant au passage une équipe lettone qui nous avait battus en Coupe du Monde l’an dernier lors d’un match décisif pour les deux pays. C’est donc une équipe tout à fait capable de renverser le pays organisateur d’entrée de jeu, un adversaire à prendre très au sérieux.
Un triomphe en trois actes… ou une sortie anticipée
Une fois arrivées à Paris, les équipes qualifiées auront potentiellement trois matches à disputer pour tenter de décrocher l’or: un quart de finale le 6 août, une demi-finale le 8 août puis la finale (ou petite finale) le 10 août. Si elle parvient à se qualifier, et selon le tirage, la France peut retrouver des équipes rencontrées en préparation (Allemagne, Serbie, Canada ou Australie) ou des nouvelles (USA, Soudan du Sud, Grèce), mais toutes de très haut niveau. Par exemple, Team USA, le rival des Jeux de Tokyo (2020 joués en 2021), se présente avec un visage nouveau et beaucoup de questions. Ce sera donc une découverte pour les Bleus, qui ne les auront pas joués ni en préparation, ni en phase de poules à Lille. Pour mémoire, aux JO précédents, la France avait battu Team USA en phase de poule avant de s’incliner en finale. Mais c’était sans Lebron James, Anthony Davis et Stephen Curry.
Lorsque l’Équipe de France entrera sur le terrain contre le Brésil dans le Stade Pierre Mauroy, elle devra montrer un tout autre visage que celui aperçu lors de la préparation. En compétition, la rotation sera réduite, les cadres seront activés pour de bon, ils devront prendre leurs responsabilités et être impactants dès le début de la rencontre. On attend donc beaucoup du cinq majeur, et pas seulement de Victor Wembanyama, mais avant tout d’Evan Fournier, le meilleur attaquant français sur le papier qui rêve de triompher en Bleu depuis toujours, et encore plus depuis ses déboires avec les Knicks de New York; Rudy Gobert, qui a confirmé cette saison avec Minnesota, et doit absolument s’imposer dans la raquette FIBA; Nicolas Batum, l’homme en forme qui a su rebondir après son échange à Philadelphie en début de saison. Ce cinq majeur risque de jouer de longues minutes. Il faudra donc éviter les fautes et les pertes de balles, être efficace dès le premier quart-temps en attaque et intraitable en défense sur l’ensemble du match. Si l’Équipe de France joue son jeu, elle peut battre n’importe qui. En revanche, si elle se met à douter, se permet des trous d’air en attaque, ne parvient pas à alterner intérieur et extérieur, se laisse repousser physiquement et abuse du tir à trois points, la compétition sera courte pour les Bleus. Selon les termes du coach Vincent Collet, on aura peut-être une opportunité de gagner – malgré l’écrasante domination des États-Unis en compétition internationale, malgré le niveau de la concurrence (Serbie, Canada, Allemagne…). Reste à savoir si l’Équipe aujourd’hui réunie (pas les non-sélectionnés que tout le monde réclame, pas les naturalisables qui ont finalement fait défaut ou été recalés comme Mike James, pas les expatriés non-sélectionnables comme Thomas Heurtel) saura saisir cette chance. Objectif? L’or, évidemment…
C’est le genre de nouvelle qui secoue le championnat NBA comme le snap de Thanos impacte instantanément l’univers tout entier. L’onde de choc est telle qu’elle a fait le tour du monde, chaque fan de basket est passé par toutes les couleurs en même temps – sauf ceux qui avaient la tête ailleurs et qui ont accusé le coup en différé. Quand un joueur majeur traverse le pays pour rejoindre une équipe déjà bien aise, au surlendemain d’une belle victoire à domicile contre San Antonio (+40), c’est très perturbant. Et c’est excitant. Les 76ers de Philadelphie se débarrassent d’un problème qu’ils trainaient comme un boulet depuis cet été, reçoivent essentiellement des joueurs de complément et des assets. Los Angeles se renforce avec une superstar supplémentaire sans céder de pièce majeure – mais non sans dommages. Passé le choc, on se demande si c’est une bonne nouvelle pour les Clippers (certains crient à la catastrophe), si cela change la donne à l’Ouest pour la course au titre NBA, si l’effectif alléchant sur le papier aura une chance réelle de se matérialiser sur le terrain. En tous cas, c’est un rebondissement inattendu et terriblement captivant, comme en produit de temps en temps la ligue américaine, et qui mérite toute notre attention.
Le cas Harden
James Harden a toujours été un cas à part dans la constellation NBA. Déjà à OKC, pour ses trois première saisons pro (2009-2012), c’était un sixième homme exceptionnel, qui n’entrait dans aucune case (16,8 points de moyenne sur sa dernière année). C’est d’ailleurs pour ça qu’il est parti – il savait qu’il ne serait jamais reconnu à sa juste valeur dans l’ombre des deux superstars locales, Kevin Durant et Russell Westbrook (seulement 7 matches sur 220 dans le cinq de départ). Il a donc obtenu une issue improbable, un transfert à Houston qui lui a permis de devenir lui-même une superstar incontestée (25,9 points de moyenne dès sa première saison et jusqu’à 36,1 points lors de sa 7ème année) et de signer un contrat historique avec Adidas ($200 millions pour 13 ans). Si on savait qu’il avait le talent et la stature pour devenir le fer de lance d’une équipe NBA, on ne pouvait imaginer le niveau auquel il allait se produire. James Harden a révolutionné l’approche du jeu pour un combo guard, à la fois meneur de jeu et shooteur, en produisant régulièrement des triples-doubles à plus de 30 points, et même jusqu’à 50 points (50 points, 10 rebonds, 11 passes décisives le 13 décembre 2018 contre les Lakers de Lebron James, victoire 126-111). Du jamais vu. Il a donc bien fait de quitter OKC.
Et Houston, par l’intermédiaire de Daryl Morey (general manager des Rockets), a bien fait de lui confier non seulement le ballon, mais également une carte blanche historique. Malheureusement, cela n’a pas transcendé le palmarès sportif des Rockets, qui n’ont pas réussi à atteindre la finale NBA en huit saisons malgré de nombreuses tentatives avec des configurations différentes (Dwight Howard, Chris Paul et Russell Westbrook sont passés par là). Mais cela a eu son effet. Après deux étapes à Brooklyn puis Philadelphie, James Harden est l’un des rares joueurs NBA (avec Kevin Durant) à avoir toujours non seulement obtenu un salaire maximum, supposé l’engager durablement avec son club, mais à avoir également systématiquement exigé et obtenu un transfert dans un autre club de son choix. Il arrive donc à Los Angeles en conquérant, ayant fait plier les 76ers. Et pour les Clippers, c’est un joueur de calibre MVP, qui reste sur un bilan mitigé avec ses anciens clubs, qui a pu avoir une attitude discutable sur le terrain, mais qui garde toutes ses qualités et peut redevenir avec la motivation retrouvée dans un projet sportif ambitieux. Entouré de trois superstars en forme (Kawhi Leonard, Paul George et Russell Westbrook), James Harden est dans des conditions idéales pour réaliser sa meilleure prestation et décrocher, enfin, le titre NBA tant convoité.
Les 4 californiens réunis comme des dominos
Cela ressemble aujourd’hui à un plan machiavélique brillamment exécuté, mais chaque étape relève du miracle. D’abord, il y a eu Kawhi Leonard et Paul George (été 2019), au prix de 6 premiers choix de draft (dans le seul échange avec OKC pour PG, Kawhi débarquant de Toronto en tant que free agent). Kawhi ne serait jamais venu chez les Clippers sans Paul George, c’est donc lui qui a déclenché cet échange improbable. Ensuite, c’est Paul George qui a fait venir Russell Westbrook, puisque c’est à cause de Westbrook que Paul George était resté à Oklahoma City (deux saisons ensemble) au lieu de signer chez les Lakers, comme initialement prévu. Et aujourd’hui, c’est visiblement Russell Westbrook qui a fait venir James Harden (coéquipiers pour la troisième fois après leurs débuts à OKC et leur retrouvailles à Houston). Il n’y a donc aucun souci à se faire, ces quatre joueurs s’entendent parfaitement bien, sont tous originaires de la région et partent immédiatement à la conquête d’un titre de champion NBA. Les Nuggets sont prévenus. Les Lakers aussi.
Le cas Batum
En France, le transfert de Nicolas Batum passe mal. Joueur revitalisé depuis son arrivée à Los Angeles en soutien des superstars locales après un passage difficile à Charlotte, le capitaine des Bleus avait juré fidélité à l’autre franchise californienne (après les Lakers) malgré les blessures à répétitions des superstars en question et les déconvenues du club en playoffs. Libre, pas très bien payé par rapport aux tendances du marché, le vétéran bien heureux avait renouvelé sa confiance en cette équipe et en avait été récompensé avec un contrat très correct (23 millions sur deux ans), pensant sincèrement que son pari sportif allait finir par payer. Il visait légitimement une bague avec les Clippers cette saison. Malheureusement, le transfert d’un joueur comme Harden nécessitant une certaine créativité dans l’assemblage des contre-parties, rien de tout ça n’aura pesé suffisamment lourd pour empêcher l’équipe de saisir sa chance. Business is business. Et curieusement, c’est ce contrat honorable bien mérité qui aura servi de monnaie d’échange non seulement pour les Clippers, mais aussi pour Philadelphie. En effet, les 4 joueurs récupérés par Philadelphie (Marcus Morris, Robert Covington et KJ Martin accompagnent Batum vers l’est) sont tous dans la dernière année de leur contrat et peuvent être échangés de nouveau dans 60 jours, ce sont donc des atouts (assets) très intéressants. Ils peuvent servir soit de monnaie d’échange pour obtenir un joueur majeur, soit pour libérer de la masse salariale en vue d’une acquisition l’été prochain. Dans l’intervalle, ces joueurs ont donc deux mois pour se rendre indispensables sur le terrain avec les 76ers, si on leur en donne l’occasion (un temps de jeu correct et un vrai rôle dans une équipe déjà organisée sans Harden, absent, et sans eux).
Business is business
Le capitaine des bleus a donc été trahi pour la bonne cause – la possibilité d’aligner 4 superstars, donnant un avantage considérable aux Clippers de Los Angeles dans une course au talent à l’Ouest. Avec Zubac, les californiens ont désormais un cinq de départ capable, s’il fonctionne, de rivaliser avec celui du champion en titre, les Denver Nuggets. Mais également de faire trembler les défenses de toute la ligue, Lakers compris. C’était une opportunité que Steve Ballmer, le propriétaire des Clippers, ne pouvait laisser passer. Son club est all-in, il veut gagner un titre NBA cette année. Les dés sont jetés.
C’était un match très disputé. Tout le monde a répondu présent, Luka Doncic en tête, Nando de Colo au sommet également côté français. Timothé Luwawu-Cabarrot a confirmé son niveau de jeu au meilleur moment. Rudy Gobert a patrouilé dans la raquette des deux côtés du terrain. Evan Fournier a marqué des paniers importants. Mais tout pouvait basculer dans le mauvais sens lors de la dernière possession française, sur une faute offensive désastreuse, le ballon étant rendu aux slovènes pour une ultime attaque avec moins de 20 secondes à jouer et la possibilité de crucifier l’Équipe de France. Mais c’était le jour des Bleus. Le capitaine Batum y a veillé.
Batman décisif
Premier défenseur sur Doncic, présent dans tous les secteurs de jeu, notamment au contre (4) et au rebond (5 défensifs) mais également à la passe (3 passes décisives pour un ballon perdu), quoique trop discret en attaque (3 petits points à 1/5 aux tirs), recherchant notamment Nando de Colo pour des paniers cruciaux (26 points, 8/17 dont 3/5 à 3 points), Nicolas Batum est venu de nulle part sur la dernière action du match pour empêcher le panier de la victoire pour la Slovénie. Un contre propre, sans faute, récupéré par Rudy Gobert qui a aussitôt envoyé le ballon en avant pour laisser expirer le temps réglementaire et assurer la victoire. Alors que les français risquaient l’élimination en demi-finale du tournoi olympique, Nicolas Batum a changé le cours de l’histoire en leur faveur.
Une action décisive et spectaculaire, qui a pris tout le monde par surprise. En un mouvement fluide et aérien, tout le métier d’un joueur revigoré par son transfert à Los Angeles l’été dernier, présent et dominant en Équipe de France depuis longtemps, à qui on avait toujours quelque chose à reprocher, justement ou injustement (si la France s’était inclinée aujourd’hui, on aurait immédiatement pointé ses 3 maigres points dans un match décisif). En une action historique ce jeudi 5 août 2021, Nicolas Batum a tout gagné, tout lavé, tout réussi. L’Équipe de France masculine de basket 5×5 est en finale olympique et ira chercher l’or contre les américains, déjà battus en match de poule, qui ont cependant bien l’intention de prendre leur revanche.
Le 5/18 de Luka Doncic? Deux contres de Nicolas Batum. À 7/18, c’est un autre match.
Une rencontre solide des deux côtés
Malgré une adresse en délicatesse pendant tout le match (41%), c’est avant tout par une défense très solide que l’Équipe de France s’est imposée. Tenant Luka Doncic à 5/18 aux tirs (dont 2/9 à trois points) pour 16 points, les Bleus ont envoyé différents défenseurs qui ont réussi à gêner le MVP slovène (Batum, De Colo, puis Timothé Luwawu-Cabarrot et Frank Ntilikina). Une course de relai qui a payé, empêchant la Slovénie de prendre le large. Le roi slovène aura quand même réussi un énième triple-double avec 16 points, 10 rebonds et 18 passes décisives, avec le seul contre de son équipe, une interception et à peine une balle perdue. Un match en tous points remarquable malgré tout, et à un cheveu de la qualification en finale olympique.
Un staff technique en or
S’il y a un homme qui a rivalisé de calme avec le capitaine Nicolas Batum pendant cette rencontre tendue, c’est bien l’entraineur Vincent Collet. Énergique et impactant pendant les temps morts, le coach de l’Équipe de France qui encadrait son 201ème match en bleu a été constant, comme à son habitude, absorbant la tension et ne cédant à aucun moment à la pression. S’il a écopé d’une faute technique en fin de match lors d’une contestation, c’est très rare et c’était assez légitime, sans être excessif. En outre, Vincent Collet a toujours su trouver les mots justes pour relancer l’équipe dans le bon sens, pointant les carences et participant ainsi à l’édifice défensif des Bleus. Si la télévision parvient à faire transpirer par petites touches l’activité de ces hommes de l’ombre, en approchant un micro et une caméra dans la mêlée lors des temps morts, il faut bien se rendre compte que cette activité entraperçue furtibement dure en réalité pendant tout le match. C’est un job sans relâche. Et les joueurs le respectent totalement, s’en nourissent et en ressortent plus forts. La cohésion du groupe part de là.
Un trio de scoreurs extérieurs
Ce jeudi 5 août 2021, l’attaque des Bleus a reposé pratiquement sur trois joueurs: Evan Fournier (23 points), Nando de Colo (25 points) et Timothé-Luwawu-Cabarrot (15 points). 63 points sur 90 à eux trois. Le secteur intérieur n’a rapporté que 9 points, tous signés Rudy Gobert, Mustapha Fall passant tout juste 10 minutes sur le parquet (2 rebonds, 1 passe décisive) et Vincent Poirier n’ayant pas quitté le banc (préservé pour la finale contre Team USA?). En face, Mike Tobey, ancien pivot de Virginia, a marqué 23 points (10/14 aux tirs dont 2/5 à 3 points) sur de nombreux pick and rolls avec Doncic.
Match historique pour Nando de Colo. 25 points (8/17 aux tirs dont 3/5 à 3 points, 6/6 aux lancers-francs), 7 rebonds, 5 passes décisives pour 3 balles perdues en 32 minutes.
La différence s’est faite aux lancers-francs (16/19 pour les Bleus contre 11/20 pour les slovènes) et à trois points (12/25 soit 48% de réussite pour les français contre 10/30 soit 33,3% pour les slovènes), dans une rencontre avec très peu de déchêts – seulement 6 balles perdues pour la Slovénie et 8 pour la France. Et sur la toute dernière action, évidemment, le huitième contre de la partie pour la paire Gobert-Batum, au bas mot 16 points effacés des registres par la patrouille de France.
La ruée vers l’or
Prochaine étape, dans la nuit de vendredi à samedi à 4h30 (heure française), ce sera le troisième* rendez-vous entre l’Équipe de France et Team USA pour la finale olympique. Cela fait 21 ans que ce n’était pas arrivé. Fred Weis, au commentaire pour Eurosport, avait alors remporté aux Jeux de Sydney (Australie) la seconde médaille d’argent du basket français avec Antoine Rigaudeau, Laurent Sciarra, Jim Bilba, Makan Dioumassi, Crawford Palmer, Stéphane Risacher, Laurent Foirest (membre du staff technique de l’Équipe de France actuelle), Thierry Gadou, Cyril Julian, Moustapha Sonko et Yann Bonato (absent sur blessure). La France s’était alors inclinée de peu face aux américains (75-85).
En 1948, lors de leur première confrontation aux Jeux Olympiques de Londres, Team USA avait largement dominé l’Équipe de France sur un score de 65 à 21. Le score est donc de 2 à 0 pour les États-Unis en finale olympique contre les Bleus.
L’heure de la revanche a sonné.
*France-USA aux JO (0-2): 1948 – 21-65; 2000 – 75-85.
Après plusieurs semaines sans NBA, et alors que les chances de voir la saison se terminer s’amenuisent, ClutchTime dresse les bilans de nos petits français expatriés aux États-Unis avec leur lot de satisfactions, de promesses, d’interrogations et de déceptions durant cette saison 2019-2020.
Capitaine des bleus médaillés de bronze en Chine en septembre dernier, après avoir sorti un dernier match solide face aux Australiens, le Hornet s’apprêtait à vivre une saison loin d’être aussi dorée qu’en équipe de France. La franchise ayant choisi de donner la priorité au développement de ses jeunes après le départ de Kemba Walker, le français, qui entame sa 4ème saison à Buzz City, se voyait déjà comme le sacrifié du roster, au même titre que ses coéquipiers vétérans M. Williams, B. Biyombo et MKG. À presque 31 ans, et alors qu’il dispose encore d’un très gros chèque en option pour la saison 2020-21, Batum ne s’imaginait pourtant pas vivre une saison aussi loin de ses standards.
Blessé à la main gauche dès la première rencontre face aux Bulls, le français va vite tomber dans la spirale négative des pépins physiques. Malgré un retour sur les parquets en novembre, le trentenaire est devenu un remplaçant plus que quelconque dans l’effectif de James Borrego et n’est plus que l’ombre du joueur qu’il était il y a encore quelques années. Titulaire à trois reprises seulement, l’éclaircie sera finalement venue lors du match à Paris entre les Bucks et les Hornets, date depuis laquelle le français est porté disparu en NBA. Son coach ne compte plus vraiment sur lui cette année et pour les saisons à venir sûrement, d’autant que la blessure qu’il se traîne depuis des mois n’a rien arrangé à cette situation.
Dans sa dernière année de contrat avec Charlotte, le français peut choisir d’activer (ou pas) son année en option la saison prochaine, un joli chèque à hauteur de 25 millions de dollars qui fait forcément grincer les dents des supporters et dirigeants, qui aimeraient pouvoir se séparer au plus vite du français qui ne s’inscrit déjà plus dans les plans de reconstruction de la franchise, depuis relégué derrière le jeune P.J. Washington et les frères Martin. Une situation clairement dans l’impasse d’autant que les prestations catastrophiques du joueur ne sont pas de nature à rassurer les autres franchises au moment de racheter sa dernière année de contrat auprès des Hornets, même si le joueur réfute toute idée de départ pour l’heure.
La Stat du joueur : 3.5
Comme la moyenne de points par match du joueur cette saison, le français est tout simplement le pire scoreur de la ligue si on tient compte d’un temps de jeu de 20 minutes par match et de 10 rencontres disputées cette saison en moyenne, Batum se situe notamment derrière Kenrich Williams de NOLA, Terrance Ferguson d’OKC et Al-Farouq Aminu d’Orlando, idem si on rapporte le chiffre sur 36 minutes, le français est toujours bon dernier.
La Décla’ du joueur
« Je m’excuse auprès de tous les gens ici(à Charlotte)parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette […] C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans ».
Nicolas Batum lors d’une interview donné au journaliste du Charlotte Observer, Scott Fowler, début mars
Déclaration sans faux-semblants du joueur normand, qui a très peu joué cette année et dont la moyenne de points a chuté cette saison. Une situation pas prête de s’arranger pour le vétéran puisque son entraîneur et sa direction semblent décidés à faire le ménage dans le roster si ce dernier n’est pas prêt à faire évoluer drastiquement son jeu pour retrouver une place.
L’action highlight – NBA Paris 2020
Il ne s’agit pas à proprement parler d’une action de jeu, mais bien de l’évènement que tout le monde attendait cette année en France ; la rencontre entre les Milwaukee Bucks et les Charlotte Hornets à l’Accor Hotel Arena de Paris, organisé à l’occasion du NBA Paris Game 2020. Il s’agit surtout du dernier match de la saison régulière de Nicolas Batum qui terminera la rencontre discrètement avec 5 points (1/8), 5 passes et 6 rebonds, mais qui aura eu l’immense honneur de pouvoir jouer avec sa franchise devant le public français.
La Performance de la saison
13 points, 6 rebonds, 2 contres et 1 passes
Cette ligne de stats, c’est celle du français après la victoire des siens face aux Pistons de Detroit le 27 novembre dernier. Dans un rôle de remplaçant, le français va dépasser la barre des dix unités pour la seule fois de la saison, sa meilleure performance à coup sûr puisqu’elle aura au moins permis aux Hornets de l’emporter d’un point (102-101), l’ailier se montrant agressif en première mi-temps, avant de redevenir très discret en deuxième mi-temps.
Fraîchement auréolé d’une médaille de bronze avec l’équipe de France en Chine et d’une place dans le Cinq majeur de la Coupe du Monde, l’arrière français entamait donc une saison 2019-20 sur la meilleure dynamique possible. Son superbe mondial (19.8 points par rencontre) allait permettre au Magic de passer un cap en saison régulière, mais surtout en playoffs après l’élimination au 1er tour l’année dernière face aux Raptors. Obsédé par les victoires, lui qui avait énormément progressé dans le playmaking et sur son adresse dans les moments chauds, Evan avait néanmoins fait son mea culpa en reconnaissant volontiers une baisse de régime au scoring.
Du coup pour cette saison notre Vavane s’est montré déterminé à passer un cap. Bien plus tranchant à la marque, notamment en l’absence du pivot monténégrin Vucevic, l’arrière du Magic s’impose comme un des leaders de sa franchise. Même si les résultats d’Orlando ne sont pas en progrès par rapport à la saison dernière, Evan nous a gratifié de quelques cartons offensifs bien coquets et surtout d’une réelle prise de responsabilité dans les moments clutch cette saison. Son entente naissante avec le jeune Markelle Fultz est également prometteuse et même si le français ne pouvait pas prétendre à une place de All-Star, il est évident que son niveau de jeu le rend indispensable aux yeux de son entraîneur Steve Clifford.
Blessé malheureusement au coude début mars, le français a du manqué les derniers matchs de saison régulière de son équipe, sans dommages puisque le Magic a gagné ses trois derniers matchs avant la suspension de la saison. Dans sa dernière année de contrat le natif du Val-de-Marne peut devenir agent libre la saison prochaine s’il le souhaite et sa saison devrait lui donner suffisamment d’argument dans la balance au moment de négocier une extension ou bien en quittant la Floride pour une franchise qui s’enticherai de l’arrière français, si toutefois il décide de ne pas d’activer sa player option afin de rester une année de plus et se mettre encore plus en évidence sous le maillot floridien.
La Stat du joueur: 814
Comme le nombres de tirs à trois points inscrits sous le maillot du Magic. 4ème meilleur marqueur de l’histoire du Magic derrière la ligne, Evan a notamment effacé la marque du turc Hedo Turkoglu (794) et se trouve désormais à moins de 170 tirs primés de Dennis Scott (981). Fournier est par ailleurs l’actuel 10ème meilleur marqueur (6466 points) et passeurs (1189) de la franchise, devancé notamment par son coéquipier monténégrin, Nikola Vucevic.
La Décla’ du joueur
Sincèrement ? Je m’en tape (être All-Star)… Franchement, je joue bien, mais tu sais j’ai lu une citation de Brad Stevens qui disait qu’évoluer à un niveau de All-Star c’était beaucoup plus important que d’en être un à tout prix, et j’ai trouvé cette phrase très juste. J’ai toujours dit que je voulais évoluer à un très haut niveau et c’est ça qui m’importe. Il y a tellement de politique, de joueurs qui méritent de le faire et qui ne vont pas le faire. Je pense à un gars comme McCollum par exemple qui pourrait le faire depuis quatre ans déjà
interview de Evan Fournier pour Basket USA le 19 janvier dernier
Heureux de voir son pote Rudy Gobert honorer sa première sélection pour le ASG de Chicago en février dernier, l’arrière français s’est montré très critique envers le système des votes All-Star, en particulier celui du public et de l’importance de ne pas uniquement apprécier la valeur d’un joueur qu’à travers ce schéma.
L’action Notable
https://www.youtube.com/watch?v=M15cMPDymK0
Le 13 janvier dernier, Aaron Gordon offrait la victoire au Magic sur le parquet des Kings de Sacramento (114-112), franchise chère au coeur de notre frenchie. Sur la remise en jeu, Evan va parfaitement jouer la montre et faire preuve d’intuition, en servant intelligemment l’ailier floridien sous le panneau qui inscrira le panier plus la faute avec une seconde restante à jouer au tableau d’affichage. Fournier terminera la rencontre avec 26 points et 6 passes.
La Performance de la saison
32 points, 4 rebonds, 1 interception
https://www.youtube.com/watch?v=VuewGa7H2oY
Lors de la réception des Finalistes en titre (ou du moins ce qu’il en reste) le 1er décembre dernier, le numéro 10 floridien va faire un carnage dans la défense des Warriors en plantant pas moins de 6 tirs à trois points, dont 5 rien qu’en deuxième mi-temps, offrant ainsi une victoire précieuse au Magic (114-112). Le français améliorera ainsi sa meilleure performance individuelle en carrière, entamant ainsi un mois de décembre exceptionnelle durant lequel il inscrira 20.7 points par matchs à 49.6% d’adresse, dont 42.5% derrière la ligne.
Il nous avait émerveillé au mois de septembre face aux Américains en leur infligeant une leçon de basket (21pts, 16 rebonds) et au terme d’un match historique pour le basket tricolore (victoire 89-79), le nouvel étendard de l’équipe de France comptait bien rester sur son nuage. Le besogneux et discret pivot du Jazz, double DPOY 2018 et 2019, est devenu en quelques années la clé de voute de l’effectif de Quin Snyder au côté de l’explosif arrière Donovan Mitchell. Parmi les meilleurs pivots de la ligue, le français compte bien passer un cap cette saison avec Utah et aux côtés des nouvelles recrues Mike Conley et Bojan Bogdanovic, avec en ligne de mire un beau parcours en saison régulière et en playoffs, ponctués pourquoi pas par une première sélection pour le All-Star Game.
Bingo pour le jazzman, enfin récompensé d’une première sélection tant méritée pour le match des étoiles au même titre que son coéquipier Donovan Mitchell. « Gobzilla » aura été plus qu’à la hauteur des attentes en enchaînant les perfs, et ce alors que les choix tactiques du staff l’écarte un peu plus du scoring cette saison, le français maintient toujours ses standards en attaque et en défense. Le pivot règne en maître sur sa raquette même s’il aime à rappeler combien il peut gagner en impact offensivement alors que sa relation sur le terrain avec Mike Conley pose question. Plus efficace aux tirs que la plupart des joueurs de la ligue, son rendement sur le terrain s’est accru au moment des votes pour le All-Star Game de Chicago, le big man tournant à presque 18 points (73% FG), 15 rebonds et 2 contres par matchs entre le 12 janvier et le 12 février.
Le sentiment d’avoir fait un énorme pas dans sa carrière de joueur, Rudy a malheureusement été rattrapé par la réalité de la situation sanitaire inquiétante en étant testé positif au Covid-19 début mars, le premier cas avéré en NBA, contraignant la ligue à suspendre la saison. Désormais dans l’attente d’une reprise de la saison Rudy Gobert espère pouvoir revenir plus fort que jamais et pourquoi pas décrocher un troisième titre de Défenseur de l’année, mais surtout retrouver le terrain et les phases finales en se mêlant à la lutte pour le titre et en espérant que les récentes tensions entre lui et Mitchell se soient dissipées pour le bien du groupe.
La Stat du joueur : 16.1
Comme le nombre de points inscrit par le Jazz en sortie d’écran sur le français, plus que n’importe quel autre joueur dans la ligue cette saison. Un chiffre auquel on peut ajouter les 7 Assists en sortie d’écran qui amènent des paniers inscrits, là aussi un record cette saison.
La Décla’ du joueur
« Quand j’étais gamin et que je disais que je voulais devenir un joueur de basket professionnel, on s’est moqué de moi. Quand j’ai dit que je voulais jouer en NBA, on s’est moqué de moi. Et pareil quand j’ai annoncé vouloir être All-Star, C’est assez fantastique d’être ici, aujourd’hui. C’est un accomplissement, c’est clair, mais une fois qu’on y est il faut juste prendre du plaisir et bien représenter la France.»
Le Monde
L’action Notable
https://www.youtube.com/watch?v=PtbuIb60El8
Quand on parle de Rudy Gobert on évoque évidemment les contres ravageurs du français qui protège sa raquette comme personne. Lors de la réception des Mavs de Dallas le 25 janvier dernier, Gobert va mettre une fois encore ses talents de contreur à profit en bloquant la tentative de layup de Delon Wright pour maintenir l’avance des siens à 24 secondes de la fin du temps réglementaire. Dallas ne s’en relèvera pas et le Jazz s’imposera finalement 112 à 107. Gobert finira la rencontre avec 22 points (8/8), 17 rebonds, 2 passes et 5 contres !
La Performance de la saison
21 points, 11 rebonds (5 off.), 2 passes, 1 contre
On ne pouvait pas terminer notre analyse sur Rudy sans mentionner la performance du pivot français lors du All-Star Game qui s’est tenu à Chicago le 16 février dernier. Sélectionné dans l’équipe des remplaçants de la Team Giannis, le français s’est particulièrement illustré lors de cette soirée étoilée avec un nouveau record de points inscrits par un français lors de l’évènement (le précédent record de 2009 appartenait à Tony Parker avec 14 unités).
Après une saison 2018-19 décevante, le rachat de Mahinmi aux yeux de Scott Brooks et de ses dirigeants était devenu primordial alors que Washington se demande encore comment ils ont pu lâcher autant d’argent sur lui (64 millions sur 4 ans). Ses plus belles années désormais loin derrière lui, le trentenaire doit maintenant lutter avec plus jeune que lui au poste, en particulier le prometteur, mais fragile Thomas Bryant, ainsi que le Letton Anzejs Pasecniks et l’Allemand Moritz Wagner, tout droit débarqués d’Europe pour lui faire de la concurrence au poste. Mais une telle longévité dans une carrière se doit d’être respectée et le Normand est encore capable de rendre des services dans la raquette de Washington.
Blessé au tendon d’Achille en pré-saison, Mahinmi a du manquer une dizaine de rencontre avant de revenir fin prêt pour en découdre début décembre. Sa contribution immédiate en défense fut précieuse pour le staff des Wizards qui n’hésitera pas à le titulariser début décembre pour pallier certaines absences. Le français prend également des initiatives en attaque de loin comme de près, ce qui lui a permis de faire quelques belles prestations dans le sillage des autres joueurs de l’équipe. Mais malgré un temps de jeu important, le retour en forme de Bryant fin février a sonné le glas pour l’ancien Pacer qui n’a plus été appelé par son entraîneur début début mars, laissant un arrière-goût d’inachevé sur sa saison.
Dans l’ensemble, on voit mal comment les Wizards pourraient conserver le français la saison prochaine, alors que l’équipe souhaite faire le ménage dans ses finances. Agent libre cet été, le professionnalisme dont a fait preuve le français tout au long de sa carrière et la réputation de coéquipier exemplaire qui le précède devrait lui permettre de retrouver assez rapidement une équipe avec laquelle il pourra jouer en NBA, mais avec seulement le minimum salariale. Pour ses qualités défensives et son agressivité sur le terrain, Mahinmi pourrait tout à fait convenir à un contender en manque de big man sous le cercle et qui aime se salir les mains.
La Stat du joueur : 21
Il s’agit du nombre de points que le pivot des Wizards a inscrit lors du MLK Day cette saison. Face aux Pistons de Detroit, le Normand va notamment inscrire 7 points, 5 rebonds et 3 contres rien que dans le dernier quart-temps de la rencontre pour offrir la victoire aux Wizards (106-100) et réaliser l’un de ses matchs les plus aboutis en carrière.
La Décla’ du joueur
Je suis disponible pour l’équipe de France. Je ne prétends pas mériter d’aller aux JO, mais compte tenu des malentendus qui ont pu exister dans le passé, je voulais clarifier ma position.
interview de Ian Mahinmi au journal L’Équipe le 7 février dernier
Les succès des copains partis s’éclater en Chine cet été ont surement donné des idées au pivot que l’on a plus vu depuis 2015 arborant le maillot de l’équipe de France et qui aimerait volontiers participer à ses premiers Jeux avec les bleus en 2021 avant de raccrocher définitivement sa carrière internationale en dent de scie.
L’action Notable
https://www.youtube.com/watch?v=wXVX3u_te5Y
Lors de cette rencontre évoquée un peu plus haut, le français va faire un sacré chantier en défense, notamment en fin de rencontre en passant un chasing block sur Derrick Rose.
La Performance de la saison
25 points, 5 rebonds, 2 contres, 2 interceptions, 1 contre
Rien de tel qu’un career high pour préparer la Saint-Sylvestre. Face au Heat, l’ancien Pacer va littéralement prendre le scoring à son compte dans le lineup de D.C. en l’absence de Bradley Beal pour terminer avec 10 tirs réussis sur 11 tentatives et faire souffrir son vis-à-vis Meyers Leonard en défense. Ce soir-là ce sont d’ailleurs les remplaçants des Wizards qui auront fait vaciller les floridiens pour ramener une victoire 123 à 105.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Notre bilan de la semaine pour nos français aux États-Unis est plutôt inquiétant. Avec la blessure d’Evan Fournier, la mise au placard récente de Ian Mahinmi et les retours progressifs de certains joueurs en ligue de développement, nos frenchies traversent actuellement une mauvaise passe dont il va falloir se relever très rapidement si certains d’entre eux espèrent encore participer aux phases finales et même la fin de saison tout court, pour ne pas se sentir déjà en vacances avant tout le monde.
Logan Cyrus AFP
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est)
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum semble se diriger inexorablement vers une fin de saison blanche. Le français n’a toujours pas pris part au moindre matchs des Hornets cette semaine et ce pour la 6ème semaine consécutive ! Une éternité. Sortis d’un long silence médiatique, le français de Charlotte s’est confié sur sa situation cette semaine au Charlotte Observer (article publié mercredi), l’occasion pour lui de faire son mea culpa sur sa saison alors que de plus en plus de voix s’élève pour le voir quitter la franchise.
Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans […] Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste… je ne veux pas être celui qui dit « allez on y va, on se fout de l’entraîneur, il est nul, ne l’écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match. » Je ne ferai pas ça, je n’ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n’en ont pas besoin.
propos recueillis par Scott Fowler, journaliste au Charlotte Observer
« Batum a décidé que la meilleure chose qu’il pouvait faire était d’être la cheerleader la mieux payée au monde […] Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. »
Scott Fowler pour le Charlotte Observer
Mais le français ne tarit pas d’éloge quant à son équipe et ses joueurs qui réalisent une saison plutôt convaincante au vue des départs de l’intersaison. Batum en est conscient, sa situation à Charlotte est désormais dans une impasse et il ne tient qu’à lui de la résoudre afin de retrouver la confiance du groupe et de son entraîneur James Borrego qui peut espérer compter sur l’expérience et les qualités de meneur d’hommes du français dans le vestiaire.
Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j’en serais très fier. Mais je ne pense pas que j’en ferai partie.
Désormais dans sa quatrième année de son contrat, avec un salaire de 25 millions de dollars, Nicolas possède une player option pour la saison 2020-21 d’une valeur de 27 millions et se retrouve à 99% tel un joueur intransférable aux yeux des autres franchises. Difficile donc de l’imaginer refuser une telle option malgré les critiques et le fait qu’il ne joue plus, alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un aussi bon contrat ailleurs.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.8pts (47% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (61 matchs)
Semaine assez cauchemardesque pour Evan Fournier qui s’est blessé au coude en milieu de semaine. Il s’agirait d’une entorse du ligament collatéral ulnaire droit qui pourrait le tenir éloigné des parquets pour plusieurs matches. Lors du séance d’échauffement, Evan Fournier a expliqué qu’il s’était complètement luxé le coude, et qu’il avait depuis passé une IRM. Son entraîneur Steve Clifford, lui aussi sujet à un soucis de santé cette semaine, a déclaré que Fournier était dans l’impossibilité de jouer ou de shooter pour le moment.
La semaine avait d’ailleurs mal débuté pour l’arrière français, le Magic concédant une lourde défaite lundi face aux Blazers (130 à 107), rencontre durant laquelle le français s’est montré très maladroit (13 points à 5/14 FG), la faute à une excellente défense de Trevor Ariza. Mercredi Orlando s’est également incliné sur le parquet du Heat (113 à 116) dans un derby bouillant au cours duquel notre frenchie va terminer la rencontre avec 17 points (6/9 FG dont 3/4 à 3pts), une passe, deux interceptions et deux contres et une bonne défense sur Jimmy Butler.
Côté médias, le français est revenu chez BeIn Sports, sur sa saison au Magic et sur ses ambitions en NBA et avec l’équipe de France en vue des Jeux cet été. L’occasion aussi de glisser plusieurs indices sur son avenir dans la grande ligue et sur l’éventualité pourquoi pas d’un jour jouer dans la grosse pomme, sous les couleurs des New York Knicks
Rudy Gobert et le Jazz repartent de plus belle cette semaine. Sur une série de quatre défaites fin février, Utah vient d’enchaîner cinq succès consécutifs, dont quatre cette semaine, et le tout en déplacement. Lundi Rudy nous a rappelé à quel point il pouvait manger ses vis-à-vis lors de la victoire face aux Cavs (126 à 113), terminant la rencontre avec 20 points (8/9 FG), 9 rebonds, une passe mais surtout deux interceptions et 5 contres ! Grâce à une très bonne défense sur Ante Zizic et Larry Nance Jr. (22 points, 10 rebonds à 41% au tirs pour les deux joueurs), le pivot du Jazz a activement le mode barbelé en défense cette semaine pour conjurer la mauvaise série de défaite
C’est comme ça que l’on devrait jouer tous les soirs. C’est ça le Jazz. On ne peut pas le faire que contre des équipes moins bien classées non plus. On doit être capables de le faire quand les choses se compliquent, ou quand on joue de grosses équipes. Quand on communique, que l’on défend vraiment et que le ballon tourne en attaque, nous sommes une très bonne équipe. On doit rentrer sur le parquet tous les soirs avec la même confiance. Savoir que l’on peut être la meilleure équipe défensive de toute la NBA. Et que, quand le ballon tourne, on est très durs à défendre. Si on fait ces deux choses-là, on peut battre n’importe qui.
Basket USA
Une déclaration qui vient conclure une deuxième victoire en début de semaine face aux Knicks (112 à 104), avec encore un très bon match des deux côtés du terrain de notre français, qui aura eu la lourde tâche de défendre sur le massif ailier new-yorkais, Julius Randle et son style de jeu façon bulldozer. Le français va néanmoins terminer la rencontre avec 18 points (7/8 FG), 14 rebonds dont 4 offensifs, une passe et deux contres.
De retour dans un rôle plus défensif face à Boston (victoire 99 à 94) et Detroit (victoire 111 à 105) ce week-end, le français a endosser le rôle de patron de la raquette. Face aux Celtics, Rudy s’est joué des hommes de Brad Stevens en annihilant les tirs ouverts des K.Walker et M. Smart sur les pick-and-roll, jouant beaucoup plus haut pour finir la partie avec 9 points (4/4 FG), 7 rebonds, deux passes et 3 contres. Rebelote samedi lors du déplacement dans le Michigan où Gobert va une fois encore faire étalage de sa maîtrise en défense sur Christian Wood (0/6 à 3pts), clôturant la semaine avec 10 points (2/3 mais 6/10 aux lancers), 12 rebonds, 3 passes, 3 interceptions et deux contres.
La stat de la semaine : Gobert vient de connaître cinq matchs de suite à moins de dix rebonds, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2013-2014
With 14 rebounds tonight, Rudy Gobert snaps his 5-game streak of single-digit rebounds — his longest streak since his rookie season.
7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)
Voilà une situation à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Ian Mahinmi a complètement disparu de la rotation des Wizards depuis début mars et c’est d’autant plus inquiétant qu’aucune blessure ni contre performance majeure n’est venue influencer les choix de Scott Brooks. Avec trois nouvelles défaites en quatre matchs cette semaine et des pivots pas toujours au rendez-vous, la situation du français interpelle certains médias qui voient dans cette mise à l’écart une page qui se tourne aux Wizards pour le pivot. Interrogé en début de semaine sur cette situation, le joueur semblait lui aussi surpris mais pas résigné.
Je ne sais pas encore mais c’est vrai que… On va voir ce que ça donne dans les prochains matchs. Tu sais, à ce stade, on est encore dans la course aux playoffs donc je vais me contenter de prendre les matchs les uns après les autres. Et si mon nom est appelé ou pas, ce n’est pas grave. Du moment qu’on gagne les matchs, c’est le plus important. Et puis, le temps du bilan personnel n’a pas encore sonné.
Basket USA
Plusieurs avis négatifs et critiques se sont élevées ces derniers temps sur le joueur français et son contrat démesuré (64 millions de dollars sur quatre ans) qui plombe les attentes des supporters et limite considérablement la marge de manoeuvre de Washington, notamment lors de la Trade Deadline. Souvent blessé depuis son arrivée en 2016. Mais le staff des Wizards avait jusqu’alors fait jouer le joueur cette saison, avec plus ou moins de réussite, afin de compenser des absences et un manque de joueurs suffisamment bons au poste. Alors se pourrait-il que notre ami Ian se soit fait devancer par ses rivaux aux poste depuis quelques semaines ?
Difficile à croire car le joueur était il a peu encore le joueur le plus utilisé au poste bas dans l’équipe et même si le retour en forme de Bryant limite désormais le temps de jeu du français, on a du mal à croire que Mo Wagner ou Anzejs Pasecniks soient subitement passés devant dans la hiérarchie, excepté sur la vision du jeu à long terme. Mais le français préfère prendre les choses de haut, se projetant même cet été avec l’équipe de France aux Jeux de Tokyo avec laquelle il aimerait vraiment faire partie du groupe
C’est vrai que là je me sens bien, je suis en bonne santé, et pourquoi pas. Je ne me fixe pas de limite et j’ai envie de me rendre utile à l’équipe de France si (ndlr : il insiste sur le « si ») besoin. Et j’avais envie de le faire savoir. C’est pour ça que je l’ai dit publiquement. Et si c’est une envie des joueurs et du sélectionneur, et de son staff, pourquoi pas. Moi, si je peux aider l’équipe à gagner un titre, une médaille, ou à se battre contre les plus grands au monde, et puis les Jeux olympiques, c’est la seule compétition que je n’ai pas faite, donc pourquoi pas.
Basket USA
NBA.com
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)
5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)
Quelle semaine pour Timothé Luwawu-Cabarrot ! Avec plus de 27 minutes de jeu cette semaine, le français est à son zénith dans le jeu avec des performances de gros calibres. Mardi les Nets se déplaçaient à Boston et ont empocher une précieuse victoire (129 à 120), notamment grâce à TLC qui s’est coltiné Jaylen Brown et Kemba Walker en défense, limitant ces derniers à moins de 35% d’adresse derrière l’arc. Le français s’est mué également en scoreur terminant la rencontre avec 16 points (4/11 FG – 2/9 à 3pts), 8 rebonds dont 5 offensifs, une passe et un contre avec la victoire au bout !
C’est énorme c’est la récompense de tous les efforts faits cet été et cette année. Ça fait plaisir. Là c’était le plus gros comeback que j’ai vécu dans ma carrière, donc c’était énorme. Je suis content d’avoir fini le match.
C’est clair qu’on a eu un bon coup de boost de notre banc, ces gars qui ne jouent pas. C’est une histoire comme on n’en voit que dans les films d’Hollywood. Je suis vraiment heureux parce qu’ils travaillent tellement dur, et ils sont récompensés. Vous savez à quel point ils bossent en coulisses : Chris Chiozza et TLC ont été dans tous les bons coups ce soir
Kenny Atkinson
Prompt à aller au charbon pour un rebond et tenter sa chance, l’impact dans le jeu de TLC a fait mal aux Celtics et sa défense fut une fois encore très précieuse en overtime pour conclure le match. Mercredi le français va néanmoins connaître une soirée cauchemardesque, défait salement par les Grizzlies (118 à 79), rencontre durant laquelle le français sera malmené par le duo Dillon Brooks et Josh Jackson et terminera à 8 points (2/7 FG et 0/5 à 3pts), un rebond, une passe et un contre. Mais comme un sursaut d’orgueil, Brooklyn et Timothé vont se ressaisir vendredi face aux Spurs (139 à 120).
Avec 19 points (5/7 FG – 3/5 3pts et 6/7 FT), un rebond et deux passes, Luwawu-Cabarrot va terminer parmi les meilleurs marqueurs de son équipe, le meilleur en sortie de banc aux côtés de C.Chiozza, D.Jordan et T.Prince. Le français va surtout prendre feu en deuxième mi-temps (14 points) et va prendre le dessus sur ses vis-à-vis Lonnie Walker IV et Luka Samanic. Seul point noir à cette semaine exceptionnelle pour le joueur, la rencontre face aux Bulls de cette nuit (victoire 110 à 107) durant laquelle le Net a réalisé une toute petite prestation (1 point, 1 rebond et 2 passes avec 5 fautes), malmené par Otto Porter et Coby White, tout proche d’offrir la victoire aux visiteurs en fin de rencontre.
Frank Ntilikina – New York Knicks (12ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)
Frank Ntilikina n’a toujours pas retrouvé sa place dans le starting five des New York Knicks mais bénéficie toujours d’un temps de jeu conséquent depuis le banc, en témoigne la rencontre de lundi face à Houston. Lors de la réception des Rockets, les Knicks sont parvenus à jouer un mauvais tour aux texans (victoire 125 à 123), Frank Ntilikina le premier en terminant avec 11 points (5/10 FG dont 1/6 à 3pts), 4 passes et deux interceptions. Plus audacieux et intuitif, et faisant preuve d’une réelle volonté de prendre sa chance aux tirs (maladroitement), notre Frank a réalisé l’une de ses prestations les plus abouties depuis plusieurs semaines.
Extrêmement appliqué en défense sur Russell Westbrook, notre frenchie a réussi à cadenasser le meneur All-Star (9/19 FG, 6 TOV et une faute offensive) et fais déjouer le joueur au moment de conclure près du cercle.
Frank put the clamps on Westbrook to win the game 🔒 https://t.co/jiGlQdiqsd
Une victoire encourageante pour les hommes de Mike Miller qui vont néanmoins se heurter au Utah Jazz (112 à 104) mercredi, puis contre le Thunder (126 à 103) vendredi, rencontres au cours desquelles le meneur français va inscrire 4 et 7 points sans retrouver ce dynamisme et cette intuition dans le jeu qu’il avait affiché en début de semaine, terminant même avec la pire évaluation de son équipe face au Thunder. En revanche le joueur reste toujours un poison pour les joueurs adverses, en témoigne l’adresse famélique de Donovan Mitchell lorsque le français défendait sur lui et qui ne tarit pas d’éloges à son sujet.
Il est l’un des défenseurs les plus durs que j’ai eu à affronter, surtout qu’il est plus jeune que moi. Il est solide. Je lui dis toujours d’être plus agressif. Mais il joue dans le système, de la bonne façon et je le respecte pour ça. Il fait partie de ceux que je respecte vraiment car il joue de la bonne façon, il est silencieux mais efficace.Vous avez vu sa dernière action contre Houston l’autre jour. C’est qui il est, ce qu’il apporte. C’est bien que les Knicks continuent à lui donner sa chance, car il le mérite.
Elite Sports NY
Après un dernier match remporté 96 à 84 face aux Detroit Pistons dimanche soir (7 points à 3/10, 3 rebonds, une passe et deux interceptions), Ntilikina a su apporter sa contribution des deux côtés du terrain ce que son entraîneur a fait remarqué cette semaine
Je pense que Frank a une très bonne idée de ce qu’il fait en ce moment. Je pense qu’il a continué à se développer de manière offensive. Nous voyons plus de jeu, plus de points, plus de commandement. Il a fait un excellent travail pour gérer notre attaque, nous faire participer à nos actions, savoir avec qui il joue. Je pense qu’il a vraiment fait du bon travail et que Frank a beaucoup progressé.
Elite Sports NY
Elie Okobo – Phoenix Suns (13ème à l’Ouest)
4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)
On craignait voir Elie Okobo être progressivement relégué en bout de rotation et perdre son statut de remplaçant n°1 de Ricky Rubio à la mène et nos craintes ne font que se confirmer cette semaine. Avec seulement 3 points inscrits, deux rebonds, une passe et deux interceptions lors de la défaite des Phoenix Suns face aux Toronto Raptors (123 à 114), Okobo a été cadenassé défensivement par ses vis-à-vis Norman Powell et Patrick McCaw sans parvenir lui-même de son côté à gêner défensivement les dinos.
Vendredi la situation du joueur va même s’assombrir alors qu’il va terminer avec zéro point inscrit (0/3 FG), le quatrième en l’espace de deux semaines. Résultat Elie va être mis sur la touche (sans le banc) lors de la réception des Milwaukee Bucks hier (victoire 140 à 131), Monty Williams lui préférant désormais Jevon Carter qui finira d’ailleurs meilleur marqueur depuis le banc des Suns (12 points) et confortant ainsi sa place, méritée depuis cette semaine.
Bleacher Nation
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (13ème à l’Est)
6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)
Sekou Doumbouya avait été prévenu, ses récentes performances ne satisfaisaient pas pleinement son entraîneur Dwane Casey qui a donc entrepris de le renvoyer vendredi avec la réserve de G-League. Auparavant le français avait passé un peu moins d’un quart d’heure sur les terrains lors de la réception d’OKC (défaite 114 à 107), compilant 3 points (1/4 FG – 1/3 3pts), deux rebonds et un contre. Malgré de bonne séquence défensive, dans la raquette notamment, et une bonne entente sur pick-and-roll avec ses arrières, le jeune Sekou va devoir néanmoins se remettre en selle avec les Grand Rapids Drive le temps de retrouver des sensations selon son entraîneur.
Les attentes étaient très élevés et c’est pourquoi dès le premier jour, j’ai essayé de calmer le jeu pour que tout le monde soit prêt au moment où ça ira moins bien. Son heure viendra, mais il doit jouer », a déclaré Casey. « Rien de tel que de jouer en G-League le plus que possible, puis de revenir ici jouer avec nous
Dwane Casey
Aligné vendredi face aux Red Claws du Maine, la franchise de développement va s’imposer 102 à 101 derrière un Sekou Doumbouya incandescent : 30 points (10/22 FG mais 1/9 derrière l’arc), 8 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes et une interception, le tout en seulement 30 minutes de jeu. Un ton au dessus sur ce match, le joueur a su rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur qu’il était tout à fait capable de tenir les premiers rôles aux Pistons lorsque le coeur et la motivation y sont.
De retour dans le groupe pro samedi et dimanche, le rookie va faire preuve d’une activité défensive intéressante sur R. O’Neale et J. Clarkson notamment mais néanmoins vaine, les Pistons s’inclinant 111 à 105 face au Jazz, Sekou terminant la rencontre avec 9 points (4/6 FG), 3 rebonds et une passe. Enfin dimanche Detroit va complètement passer à côté de son match face aux Knicks, Doumbouya parvenant difficilement à faire la différence avec seulement 4 points (2/6 FG), un rebond, une passe et une interception.
Nouvelle semaine encourageante pour Adam Mokoka qui a pris part en début de semaine à la rencontre opposant les Chicago Bulls aux Dallas Mavericks. Dans un match serré, les Bulls vont s’imposer 109 à 107 grâce à une très bonne sortie du français (18 minutes). Auteur de 4 points (2/5 FG mais 0/3 3pts) et une interception, Mokoka s’est surtout illustré défensivement en limitant le meneur slovène Luka Dončić à 23 points à 1/8 derrière l’arc et quatre pertes de balles. Cette énergie décuplée vient récompenser une bonne prestation d’ensemble de l’équipe comme l’a remarqué son coéquipier Otto Porter.
Il a été énorme. Il a fait du super boulot. Adam a fait de super passages en défense. Il n’a pas mis les mains. Il a été physique et a essayé de mettre Luka mal à l’aise. Et c’est ce qu’il a réussi à faire.
Otto Porter
Je ne pense pas au joueur sur lequel je défends. Je pense à la façon dont je défends sur lui. Mais je ne suis pas vraiment concentré sur qui il est, la hype et ce genre de choses. J’essaye juste de faire mon truc, de jouer dur.
Adam Mokoka
Il fait ce que le staff et l’équipe attendait de lui. Un gamin coriace qui peut mettre des shoots et défendre. Et c’est ce dont on a besoin dans cette ligue, un joueur de grande taille sur un poste qui peut défendre et mettre des tirs à 3-pts ouverts.
Jim Boylen
Couvert de louanges, le joueur va pourtant faire son retour le restant de la semaine sous les couleurs des Windy City Bulls, l’occasion pour lui de monter en puissance jusqu’à la fin de la semaine et une victoire acquise dimanche. Avec seulement 4 points (2/12 FG dont 0/4 à trois points), 4 rebonds et 6 passes décisives face aux Raptors 905 mercredi (défaite 113 à 96), son équipe va s’incliner une fois de plus face à Capital City Go-Go (117 à 108), Mokoka terminant pourtant la rencontre avec 19 points et une adresse retrouvée (7/10 FG dont 3/6 derrière la ligne), ainsi que 4 rebonds, 5 passes et deux interceptions.
Pour son quatrième et dernier match de la semaine, les Bulls de Windy City vont enfin voir leurs efforts récompenser avec une quinzième victoire face aux Red Claws du Maine (120 à 112), la cinquième sur les dix derniers match, affiche teintée de la french touch, Adam Mokoka terminant le match avec sa meilleure performance de la saison et 27 points (9/19 FG dont 5/8 à 3pts), 9 rebonds, 8 passes et une interception. Un performance suffisante pour convaincre Jim Boylen de lui redonner du temps de jeu ?
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(9ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
16.2pts (52.5% FG dont 22% à 3pts), 6.8rbds, 2ast, 0.6stl, 0.4blk (24 matchs)
Semaine discrète pour le français des Texas Legends qui malgré deux belles victoires face aux Austin Spurs (124 à 119) et les Agua Caliente Clippers (100 à 97), s’est montré discret en attaque avec seulement 6 points inscrits face aux texans (3/9 FG) puis 11 points face aux californiens (4/9). Le joueur s’est revanche plutôt montré à son avantage sur le plan défensif en captant près de 7 rebonds en moyenne cette semaine (11 face à Agua Caliente) et noircissant ses feuilles de matchs d’interceptions et de contres défensifs.
Dimanche son équipe s’est en revanche inclinée dans la deuxième confrontation face à Agua Caliente (111 à 117), Jaylen Hoard terminant la partie avec 10 points (4/8 FG) mais 6 rebonds, une passe et une interception, preuve encore que le joueur doit mûrir et gagner en efficacité et audace sur le plan offensif pour revenir plus fort la saison prochaine en NBA.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
13.2pts (49.8% FG dont 38.4% à 3pts), 5.2rbd, 2.8ast, 1.7stl, 0.6blk (34 matchs)
Seulement deux matchs cette semaine pour William Howard qui a vu les Vipers de Rio Grande l’emporter à deux reprises, d’abord vendredi face à Oklahoma City Blue (125 à 134), le français offrant une feuille de match noircie (15 points à 3/6 derrière la ligne, 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), avant de s’imposer samedi assez nettement face au Northern Arizona Suns (121 à 101). Le français va d’ailleurs finir la semaine tranquillement avec 12 unités mais un zéro pointé à l’adresse derrière les 7m23, 6 rebonds, 4 passes et une interception pour enchaîner une troisième victoire consécutive.
Vincent Poirier – Maine Red Claws (2ème à l’Est)
16.3pts (62.2% FG dont 90% FT), 9rbds, 2.3ast, 0.8stl, 3blk (4 match
Au programme cette semaine quatre matchs pour les Boston Celtics et quatre DNP pour Vincent Poirier qui végète désormais en réserve de G-League. Renvoyé avec les Maine Red Claws, au côté de Carsen Edwards, le duo de joueurs rejoint deux autres réservistes que l’on a aperçu durant la saison régulière, Tacko Fall et Tremont Waters. Vendredi l’équipe réserve du Maine rendait visite notamment aux Grand Rapids Drive de Sekou Doumbouya. L’occasion de voir enfin Vincent bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur des attentes dans la ligue de développement.
Malgré la défaite 102 à 101, Vincent terminera la rencontre avec 18 points (6/9 FG), 11 rebonds, 4 passes et 3 contres ainsi que la meilleure évaluation de son équipe (+14). Dimanche, tandis que Boston recevait Oklahoma City, les Red Claws s’inclinaient un peu plus tôt pour la deuxième fois consécutive, face aux Windy City Bulls (120 à 112), le français ne jouera d’ailleurs que 17 minutes le temps pour lui d’inscrire tout de même 15 points (6/10 FG), 12 rebonds, une passe et 3 contres.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.
(statistiques arrêtées au 02 mars 2020)
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.
Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)
19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)
Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.
Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.
On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.
Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.
Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)
7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)
Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.
La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.
source : Fansided
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)
5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)
Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.
Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).
Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)
Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.
Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)
Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.
Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.
source : YouTube
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)
Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.
Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.
Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)
Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.
Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)
Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.
C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.
Interview accordée à Basket USA
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(9ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)
Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.
Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)
De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.
C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Après le All-Star Break, la French Connection revient au top (sauf pour certains) alors qu’on vient d’entrer dans le sprint final de la saison régulière. Avec un All-Star Game à l’accent français pour la première fois depuis Tony Parker en 2014, nos derniers français en lice pour décrocher une place en playoffs avec leurs équipes, se sont plutôt bien illustrés depuis notre dernier bilan.
source : David Banks (Associated Press)
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.8pts (46.3% FG dont 40.8% à 3pts), 2.7rbds, 3.1ast, 1.1stl, 0.2blk (55 matchs)
Le mois de février sourit mieux à notre Evan Fournier qui reste sur trois dernières rencontres abouties avec deux victoires à la clé. Avant le All-Star break, le Magic d’Orlando avait mit fin à une série de trois défaites (8 revers sur les dix derniers matchs) en dominant Atlanta (136 à 125) puis Detroit (112 à 116) avec un Evan Fournier scoreur sur le premier match (22 points à 9 sur 17 au tirs dont 3 sur 8 derrière l’arc) et altruiste face aux Pistons (19 points et 3 passes dont deux interceptions et deux rebonds).
Le français n’a en revanche pas pu empêcher la défaite vendredi de son équipe face aux Mavericks de Dallas (122 à 106) et d’un Luka Dončić inarrêtable. En guise de consolation le français nous gratifie tout de même d’un match plein avec 28 points (10/19 FG dont 5/12 derrière la ligne) combinés à 2 rebonds, une passe et 2 interceptions, tandis que son équipe sombrait aussi bien attaque qu’en défense. Malgré tout, son entente avec le revenant Markelle Fultz à la mène semble enfin correspondre aux attentes de Steve Clifford et des supporters qui placent beaucoup d’espoirs sur le numéro un de la draft 2017.
This new All Star format is GREAT. If I had one thing to say tho its that you cannot win on a Free Throw. Only a bucket can get you that W
Avec qu’un seul représentant lors du All-Star Weekend, Evan Fournier a pu se faire plaisir devant sa télé et récupérer pendant une semaine, l’occasion pour lui de se montrer assez critique (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme) envers les derniers changements apportés au match des étoiles et sur les décisions des juges du concours de dunk, perdu par son coéquipier Aaron Gordon, concours remporté par le rival du Heat Derrick Jones Jr.
Je suis déçu parce que c’est injuste. Lorsqu’il a perdu contre Zach, je n’étais pas d’accord, mais il pouvait y avoir débat parce que Zach avait été incroyable aussi. Mais celui-là ? Je ne pense pas qu’il y ait autant d’arguments. Je pense que c’est tout simplement injuste. Je pense que des juges qui ne connaissent rien au basket et un juge de Miami, pour moi ça n’est pas juste. Ça montre que vous ne prenez pas ça sérieusement, et pour Aaron ça l’était.
via The Athletic
Maigre satisfaction néanmoins pour notre Fourmizz, le frenchie (798) a dépassé cette semaine face aux Mavs un certain Hedo Türkoglu (794) au classement des meilleur tireur derrière l’arc du Magic et va désormais s’attaquer au trio de tête du classement de la franchise floridienne, mené par Dennis Scott (981) et Nick Anderson (900)
Un récap très singulier pour Rudy Gobert qui sort d’une première expérience au All-Star Game extrêmement convaincante et méritée au regard de sa prestation. Au sein de la Team Giannis, notre Gobzilla a sorti l’artillerie lourde dans un match nettement plus rythmé et défensif que d’habitude (victoire de la Team LeBron 157 à 155). Rudy s’est déchaîné en attaque avec 21 points (mais zéro tentative derrière l’arc, défi perdu ?) à 10 sur 11, ajoutant 11 rebonds, 2 passes et un contre dans une rencontre vraiment intéressante du début à la fin.
Passé ce week-end de festivités, le français est de retour au quotidien de la saison régulière et avec deux défaites face au San Antonio Spurs (113 à 104) et les Houston Rockets (120 à 110), le Jazz digère mal les fêtes. Même s’il a été plutôt bon face aux Spurs et LaMarcus Aldridge (18 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre), notre frenchie de Salt Lake city a éprouvé toutes les peines du monde à contenir le jeu des Rockets (et la défense de Robert Covington) terminant la partie avec 12 points (3/7 FG) et 6 rebonds seulement ! son plus faible total de prise de balle depuis le 26 octobre dernier.
https://www.youtube.com/watch?v=pfyv4fN-m14
Point WTF de ce match, la défense du pivot Rudy Gobert sur le meneur Russell Westbrook… la stratégie de Utah et de Quin Snyder pour défendre sur le small ball de Mike D’Antoni n’a pas vraiment été payante, le meneur de jeu texan finissant la partie à 34 points et y allant même de sa petite pique envers le français (une fois encore).
7.6pts (50% FG dont 20.8% à 3pts), 5.9rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (35 matchs)
On avait quitté le français sur deux très grosses prestations face aux Bulls et les Knicks, avec deux victoires à la clé et un Ian Mahinmi resplendissant en défense et sur le front de l’attaque. Face à Chicago, l’ancien Pacer va rentabiliser son temps de jeu avec 15 points inscrits (7/10 FG) en seulement 21 minutes de jeu, le tout agrémentés de 10 rebonds, une passe et une interception. Une prestation solide qui va l’inspirer le lendemain au MSG face aux Knicks (large succès 114 à 96), où Mahinmi va encore frôler le double-double (9 points et 10 rebonds) avec encore une présence défensive décisive pour son équipe et enchaîner un second succès de rang, le cinquième en deux semaines.
Les supporters du joueur ont pourtant connu un dur retour à la réalité après le All-Star break. Avec le retour de Thomas Bryant dans l’effectif des Wizards, Mahinmi a du partager d’avantage son temps de jeu et le scoring avec le pivot et l’allemand Moritz Wagner, au point même de voir son temps de jeu divisé par deux. Résultat, le joueur n’a eu que très peu d’occasion de se mettre en évidence une fois de plus et ce alors que les Wizards ont de nouveau perdu face à des équipes de bas de tableau. Face aux Cavaliers, le french Wizard a joué un peu plus de 15 minutes pour tout de même 5 points (1/3), 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions. Cette nuit, Mahinmi est même descendu à huit minutes de jeu (un point, un rebond et une interception).
Dans sa dernière année de contrat avec la franchise du district de Columbia, certains insiders avancent même l’idée que les Wizards pourraient négocier une rupture de contrat avec le joueur si ce dernier trouvait un point de chute plus intéressant d’ici la fin de la saison et en vue pourquoi pas de jouer les playoffs. Mais difficile du coup pour notre frenchie de s’asseoir sur un salaire aussi élevé (15 millions) alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un salaire avoisinant dans une autre franchise. Affaire à suivre.
source : Newsday
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)
5.7pts (42.6% FG dont 41.2% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)
Soulagé de pouvoir prolonger son aventure avec les Nets jusqu’à la fin de la saison (et même jusqu’en 2021), Timothé Luwawu-Cabarrot joue désormais relâché et n’hésite plus à prendre sa chance. Plus motivé que jamais TLC a su conserver son état d’esprit irréprochable aux yeux de l’équipe et du staff des Nets et c’est la raison pour laquelle il est récompensé.
Je pense le mériter. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser. On vise les playoffs, des choses plus grandes qu’un contrat. Il faut continuer dans ce même état d’esprit.
Interview de Timothé Luwawu-Cabarrot pour Basket Infos
Même son de cloche du côté de la direction et de Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets.
C’était toute l’organisation qui a poussé pour la signature de Timothé, mais moi j’ai été vraiment impressionné de cette volonté, de cette mentalité défensive. C’est vraiment un mec que j’aime bien, qui peut nous aider. Il joue 15 minutes par match pour nous maintenant. Je suis vraiment fan.
Interview de Kenny Atkinson pour Basket Infos
Une confiance que le français va s’empresser de rendre sur le terrain en réalisant d’abord un très bon match à Indiana (10pts, 2 rebonds et 2 interceptions) et une présence précieuse en défense sur les shooteurs des Pacers V. Oladipo, M. Brogdon et T.J. Warren. Plus discret offensivement face à Toronto (victoire 101 à 91 avec 2pts, un rebond et un contre), l’après All-Star break va sourire au français qui va réaliser sa meilleure prestation depuis ses 24 points sous le maillot des Sixers. Très présents des deux côtés du terrain face aux Hornets (victoire 115 à 86), le joueur va inscrire 21 points (7/12 FG dont 4/7 à 3pts) et 4 rebonds, finissant même meilleur marqueur de son équipe avec une évaluation de +19 et une très forte présence dans le jeu. Maintenant que Kyrie Irving est forfait pour la fin de la saison, un spot vient de se libérer pour le français qui bénéficie de menus responsabilités au scoring. Une situation inhabituelle mais qui semble portée ses fruits.
Frank Ntilikina – New York Knicks (13ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 31% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (50 matchs)
Peut-être un joueur à qui le All-Star break a fait du bien ? En tout cas on avait quitter notre Frankie dans une bien mauvaise posture lors de la réception des Wizards par les Knicks le 12 février (défaite 114 à 96), Frank Ntilikina ayant terminé la rencontre avec 3 passes, un rebond, une interception et zéro tir inscrit, le tout pour seulement 11 minutes de jeu. Mike Miller voulait faire réagir le français qui en a profité pour se montrer enfin à son avantage lors de la réception des Indiana Pacers vendredi dernier (défaite 106 à 98).
Avec 32 minutes de jeu et une place de titulaire pour remplacer Elfrid Payton, le natif d’Ixelles en Belgique, a inscrit 14 points (5/11 FG et 2/4 derrière la ligne) ajoutant également 2 rebonds, 2 passes et 2 interceptions, le tout avec une bonne défense sur son vis-à-vis Malcolm Brogdon et réalisant sa meilleure performance depuis un mois et demi. Une prestation couverte de louanges par son entraîneur qui a tenu à féliciter le meneur français
On reconnaît bien là le côté clivant du joueur qui nous rappelle à son bon vouloir des qualités évidentes mais qui nous laissent souvent sur notre faim. Les difficultés de la franchise new-yorkaise pour développer ses jeunes depuis plusieurs années, laissent penser qu’un autre cadre pour le joueur pourrait lui permettre de s’épanouir et de pratiquer un basket qui lui ressemble ou peut-être dans un rôle de sixième homme à l’avenir avec les Knicks ?
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4pts (39.6% FG dont 35.4% à 3pts), 1.6rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (47 matchs)
Semaine plutôt compliquée pour Elie Okobo qui a vu son temps de jeu dégringolé une fois encore lors des deux derniers déplacements des Suns. Avant le All-Star break le meneur de jeu nous avait gratifié d’une très grosse prestation face aux Warriors, terminant la partie avec 12 points (5/9 dont 1/4 derrière la ligne), 2 rebonds et 3 passes le tout avec 22 minutes de jeu dans la victoire des siens (112 à 106). Une très belle copie qui venait effacer la lourde défaite 48h plus tôt face aux Lakers (zéro point et 2 rebonds seulement pour le français).
https://www.youtube.com/watch?v=vz0XhdCSRxg
Mais malgré ce réveil, la coupure d’une semaine aura eu raison du rythme de jeu de notre frenchie qui s’est retrouvé relégué cette semaine dans la rotation des Suns derrière Jevon Carter et Ty Jerome. Avec seulement six minutes de jeu en moyenne (défaite 118 à 101 face aux Raptors et succès 112 à 104 face aux Bulls), Okobo est revenu un mois en arrière avec seulement trois caviars distribués face à Chicago. Un constat qui rappelle que même si le joueur fait désormais partie du roster de Phoenix, il n’en est pas moins un joueur irrégulier aux yeux de son coach qui n’hésite pas à lui rappeler son manque de régularité.
source : Twitter
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
6.8pts (39.5% FG dont 30.2% à 3pts), 3.4rbds, 0.5ast, 0.6stl, 0.2blk (31 matchs)
On en parle assez souvent mais c’est toujours difficile de voir un joueur français se heurter au Rookie Wall. Sorti de son rôle de titulaire par Dwane Casey avant la coupure d’une semaine, Sekou Doumbouya peine encore à retrouver une production offensive à la hauteur du mois de janvier. Avec seulement 4 points face aux Hornets (défaite 87 à 76) et 3 points à Orlando (défaite 112 à 116), notre rookie reste néanmoins une valeur sûre en défense pour Detroit qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité. Pas le dernier habituellement dans les efforts, le jeune Sekou est clairement en train de se relâcher dans l’intensité selon son entraîneur et doit vite retrouver cette efficacité dans son jeu à commencer par l’attaque.
Doumbouya a en effet perdu en adresse (29.1% FG dont 25.9% à 3pts) et la confiance que son entraîneur avait placée en lui depuis le début de l’année. Malgré un retour dans le cinq majeur face à Milwaukee (défaite 126 à 106) et Portland (défaite 104 à 107) et un temps de jeu conséquent, le français balbutie encore son basket et fait même preuve de suffisance par moment. Face à Giannis Antetokounmpo en défense, le français a eu toute les peines du monde à tenir le rythme imposé par le MVP grec qui ne lui a pas laissé la moindre chance (8 points, 5 rebonds et 3 passes tout de même). Rebelote cette nuit où le français s’est fait marché dessus par un Carmelo Anthony record avec les Blazers (32 points) alors que l’ancien poitevin finira la rencontre avec 7 points, 3 rebonds et une interception.
Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)
La percée du mois de février pour Adam Mokoka ! Après un cours passage en G-League, le temps de s’illustrer dans une double confrontation face aux BayHawks de Erie (26 points à 3/5 derrière l’arc, 5 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), Adam Mokoka a fait son retour dans le roster des Bulls (de Chicago évidemment) pour bénéficier de son plus gros temps de jeu. Le français semble avoir enfin fait son trou dans l’effectif de Jim Boylen qui lui offre depuis deux matchs un rôle de remplaçant à part entière.
Avec 17 minutes face aux Phoenix Suns (défaite 104 à 112), le français a surtout démontré son impact défensif sur le terrain alors que son équipe sombrait offensivement. Il terminera la rencontre avec 2 points (1/2 FG), un rebond, une passe et une interception et avec l’une des meilleures évaluations côté Chicago (+12). Rebelote cette nuit où Adam a pu goûter à la victoire face aux Wizards (126 à 117), terminant avec 2 rebonds et 2 passes sans inscrire toutefois le moindre points (0/2 FG). On retiendra néanmoins que l’exploit réalisé face aux Pelicans il y a deux semaines a fait finalement pencher la balance en faveur du joueur dont le profil semble avoir tapé dans l’oeil de ses coéquipiers et du staff et qui devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent d’ici la fin de la saison
Je pense que la défense c’est vraiment ma force et ça le sera toujours. Et je pense que ça ramène une énergie assez différente au jeu, vraiment. J’essaye aussi de par ma défense de motiver tout le monde, d’apporter une vraie intensité. Mais les autres aspects de mon jeu, le tir, le dribble, les passes, ça va m’aider à pouvoir gagner du temps de jeu et de pouvoir m’imposer ici en étant polyvalent.
Interview d’Adam Mokoka pour Basket Infos
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)
Faire preuve de patience. Voilà les maîtres-mots de Vincent Poirier qui n’a que très peu participé au jeu depuis le All-Star break. Avec seulement trois petites minutes disputées lors de la victoire des Celtics sur Minnesota (127 à 117), le français a terminé la rencontre avec 2 points et un rebond (offensif tout de même) pour une perte de balle. Difficile dans ses conditions de voir des motifs d’espoir chez le joueur qui ronge son frein depuis son arrivée dans la ligue et dont la situation ne va pas aller en s’arrangeant avec le retour très prochain de Robert Williams et les performances plus que convaincantes de l’allemand Daniel Theis depuis le mois de février.
Le profil du français ne semble pas faire l’unanimité aux yeux de Brad Stevens qui utilise très peu le français et qui semble même regretter de ne pas avoir offert un spot supplémentaire pour un joueur extérieur, tant la paire d’intérieur actuelle Enes Kanter – Daniel Theis fait le boulot depuis le mois d’octobre. Pour terminer néanmoins sur une note plus joyeuse, la chaîne Eurosport « Deux nuits avec », animée par Florian a pu rendre visite au frenchie de Boston qui s’est confié sur son parcours depuis ses débuts il y a neuf ans seulement dans le basket et son intégration avec sa compagne aux États-Unis dans l’univers ultra professionnel de la NBA.
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(13ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
17.8pts (52.4% FG dont 21.1% à 3pts), 7.2rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.5blk (18 matchs)
Jaylen Hoard n’a donc pas été conservé par les Portland Trail Blazers, le contrat Two-Way du havrais n’ayant pas été prolongé par la franchise de l’Oregon qui l’a renvoyé aux Texas Legends. Un dernier très bon match face aux Pelicans de la Nouvelle Orléans (défaite 138 à 117), rencontre durant laquelle l’ancien de Wake Forest va inscrire 6 points (2 sur 3) et 2 rebonds en neuf minutes, n’aura malheureusement pas suffit à contenter une franchise NBA de donner sa chance au français pour le restant de la saison. Un coup d’arrêt pour celui qui s’était fait remarqué il y a quelques semaines encore par son impact et sa présence défensive sur les terrains de la grande ligue. Pas d’inquiétude néanmoins car Jaylen a su prouver sa valeur et démontrer ses qualités de bon défenseur qui pourrait inciter une franchise à tenter sa chance cet été.
De retour à Frisco (Texas) au sein de l’effectif des Legends, le frenchie n’a pas tardé à reprendre ses marques pour aborder la fin de saison en G-League. Toujours en course pour jouer les playoffs, les Texas Legends (6ème à l’Ouest) restent néanmoins sur une série de trois défaites. Jaylen Hoard va inscrire tout d’abord 13 points (4/7 dont 1/3 à 3pts), 6 rebonds, 3 passes décisives et un contre dans la défaite face aux South Bay Lakers (98 à 140) avant d’être mis un peu plus en difficulté avec son adresse face aux Vipers de Rio Grande Valley de William Howard (132-124), terminant la rencontre avec 8 points (3/7 dont 0/1 à 3pts), mais avec tout de même une belle activité dans le jeu (10 rebonds, dont 6 offensifs, 4 passes et un contre).
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
30 matchs – 13.1pts (49.1% FG dont 37.2% à 3pts), 5.4rbd, 2.5ast, 1.5stl, 0.7blk
Un seul match joué sous la tunique des Rockets pour William Howard depuis notre dernier récap. Entré en cours de match face aux Boston Celtics (victoire 116 à 105), le néo-texan a passé moins de deux minutes sur le terrain, le temps de profiter seulement de l’ambiance du Toyota Center en compagnie des autres joueurs en bout de rotation et puis c’est tout !
De retour avec les Rio Grande Valley Vipers, Howard s’est montré très discret cette semaine lors de la réception des Texas Legends (victoire 132 à 124), inscrivant seulement 3 points (0/4 derrière la ligne) mais faisant preuve une fois encore d’une belle activité en défense avec 7 rebonds, une passe, un contre et 3 interceptions. Lors de la défaite face au Hustle de Memphis (116 à 113), le natif de Montbrison a été l’un des joueurs les moins efficace offensivement sur le terrain, terminant avec 4 points, 3 rebonds, une passe, une interception et deux contres. Un retour difficile pour le joueur qui devrait néanmoins se ressaisir assez rapidement et retrouver des sensations en attaque.
Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.
source : FFB, montage CTFrench
Au programme cette semaine, une première qui claquent, une autre un peu moins et surtout des français qui semblent enfin récompensés pour leurs efforts et leur persévérance depuis le mois d’octobre et ça fait grandement plaisir !
Rick Bowmer/Associated Press
Les Tauliers
Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *
3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)
Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego, aux mêmes titres que Bismack Biyombo et Michael Kidd-Gilchrist. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.
Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)
18.6pts (46% FG dont 40.5% à 3pts), 2.7rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (52 matchs)
Quatre matchs au programme cette semaine pour Orlando et Evan Fournier et seulement une victoire décrochée en début de semaine face à Charlotte (112 à 100). Même si Evan a enfin réglé la mire avec son tir (46% FG dont 53.6 derrière l’arc), le français n’a en revanche toujours pas retrouvé un rythme de victoire convaincant sous les couleurs du Magic mais reste tout de même l’un des joueurs floridiens les plus réguliers de la semaine au même titre que son « Euro Bros » monténégrin Nikola Vučević.
Pourtant depuis un mois Orlando patine (4 victoires sur les 14 derniers matchs) et les performances du français ne semblent plus tellement enchanter les supporters du Magic. Evan a néanmoins livré de belles prestations en début de semaine face aux Hornets (17 points, 3 rebonds, 1 passe) et surtout face aux Celtics (26 points à 6/8 à 3pts, 4 rebonds et 1 passe) mais sans parvenir à forcer la décision. Mais face aux Knicks (défaite 101 à 103), le français a notamment raté l’occasion d’égaliser sur une dernière possession interceptée, avant de connaître un jour sans face aux Bucks samedi (14 points à 5/14) et une défaite 111 à 95.
Après la fenêtre de trade qui s’est clôturer ce jeudi, et malgré plusieurs rumeurs faisant état d’intérêts de la part de d’autres franchises, Evan va bien rester jusqu’à la fin de la saison avec le Magic, ce dont Steve Clifford aura bien besoin au moment d’aborder le sprint final jusqu’en avril pour décrocher un spot en playoffs.
Passer l’euphorie de sa sélection pour le All-Star Game, Rudy Gobert a retrouvé surtout le chemin des victoires en s’imposant face aux Blazers de Portland vendredi (117 à 114), victoire entachée tout de même d’un fait de jeu en défaveur du français qui va terminer la rencontre avec 16 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre illégal sur Damian Lillard en toute fin de match qui sera compté comme valable aux yeux de l’arbitrage.
https://www.youtube.com/watch?v=nTPbL2FMM7o
Après avoir vu le ralenti, c’était effectivement un contre illégal. Mais j’ai simplement essayé de placer un contre. Les contres illégaux, ça arrive tout le temps, ça fait partie du jeu. Les erreurs font partie du jeu, et les arbitres restent humains.
En bon seigneur, Stifle Tower se dresse ainsi comme un véritable leader de son équipe qui n’a pas peur de se défendre face aux critiques, notamment au moment de célébrer la victoire des siens. Face aux Rockets dimanche, le small-ball de Mike D’Antoni aura permis au français d’enchaîner une deuxième victoire (114 à 113) avec une feuille de stats propre (12 points, 15 rebonds, 1 interception et 1 contre) pour occuper solidement la quatrième place à l’Ouest.
Annoncé en fin de semaine comme le 13ème joueur et remplaçant dans la team Giannis pour le match des étoiles de dimanche, Rudy va pouvoir côtoyer son coéquipier Donovan Mitchell au sein de la même équipe et profiter de ce week-end de festivités pour porter les couleurs du Jazz mais surtout se remettre un peu de ce début de saison à l’heure d’entamer le sprint final jusqu’en avril. Toujours en course pour le titre de meilleur défenseur de l’année, pour la troisième saison consécutive (bonjour Dwight Howard), le français s’est vu parodier cette semaine dans le cultissime Shaqtin’ A Fool après un floaping de toute beauté face à Eric Gordon. On vous laisse apprécier les talents d’acteur en ce week-end de Cérémonie des Oscars !
8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)
Cette semaine, Ian Mahinmi s’est confié à L’Équipe, lors d’un entretien au cours duquel le joueur revient sur sa carrière internationale et a affirmé vouloir retrouver les Bleus cet été pour jouer les Jeux Olympiques à Tokyo (du 24 juillet au 9 août). Un appel de pied sympathique pour le sélectionneur Vincent Collet qui se rappellera tout de même que l’EdF de basket a pu se passer du pivot des Wizards lors des derniers mondiaux en Chine, alors que ce dernier était dispo et qu’il avait notamment évoqué sa fin de carrière internationale il y a moins de deux ans avant de se raviser.
Malgré tous ces quiproquos, le français sort d’une semaine plutôt décevante. En deçà de ses moyennes, le normand a débuté lundi par une défaite face aux Warriors (125 à 117) avec une prestation d’ensemble au diapason de son équipe. Auteur de 2 points, 5 rebonds et une interception pour seulement 9 minutes de jeu depuis le cinq majeur, le français de DC s’est fait très vite fait sortir, remplacé par Thomas Bryant et Moritz Wagner. Une situation qui ne s’est guère améliorée en fin de semaine, malgré l’absence de Bryant, le trentenaire n’a terminé qu’avec 6 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre dans la victoire face aux Mavericks (119 à 118) puis 2 points, 5 rebonds, 1 passes et 2 contres face aux Grizzlies (défaite 106 à 99). En dépit d’un temps de jeu assez conséquent, le rôle de Mahinmi aux Wizards ne se résume plus qu’à son apport en défense et son gabarit qui dissuade les joueurs d’attaquer le cercle.
Annoncé parmi les joueurs sur le départ, en servant de monnaie d’échange et pouvant mettre même fin à son contrat, Mahinmi reste encore un Wizards pour les derniers mois de compétition qui ne présage rien de bon quant à l’avenir du joueur d’ici l’été prochain. Verra-t-on finalement Ian Mahinmi aux JO avec les Bleus, rien n’est moins sûr si le pivot ne prolonge pas avec Washington et qu’il doit trouver un nouveau point de chute pour la saison 2020-2021.
NBA.com
Les Apprentis
Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)
4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)
Belle consécration pour Timothé Luwawu-Cabarrot qui vient de signer cette semaine un contrat garanti de longue durée (deux ans minimum) avec les Nets de Brooklyn et qui va désormais pouvoir se consacrer à une intégration sur le long terme dans l’effectif new-yorkais. Finis donc les contrats courts pour l’arrière qui s’est régalé cette semaine face aux Suns (victoire 119 à 97) en terminant la partie avec une superbe ligne de stats : 14 points (3/4 à 3 points), 3 rebonds, une interception et un contre avec une bonne défense sur un Devin Booker (11 points à 3/15 FG).
Dans son rôle de Three-and-D et de gêneur sur les meilleurs depuis la rotation des Nets, l’ancien joueur d’Antibes va néanmoins rechuté avec son adresse lors du déplacement à la Scotiabank de Toronto (défaite 118 à 119) terminant la rencontre avec seulement 3 points (1/6 derrière la ligne) et 4 rebonds avec un quart d’heure de jeu. TLC va surtout connaître une soirée défensive mal embarquée la faute à un duo Fred VanVleet – Terence Davis très adroits de loin (9/17 à 3pts). On retient tout de même l’essentiel avec ce contrat décroché et une place offerte dans le roster de Kenny Atkinson en vue de la fin de saison qui devrait permettre à Brooklyn de goûter à nouveau aux playoffs au mois de Mai.
Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)
5.9pts (38.5% FG dont 30.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (48 matchs)
Avec quatre victoires sur leur cinq derniers matchs, les Knicks sont dans une forme inoubliable en ce début de mois de Février, et après avoir raté deux matchs consécutifs, Frank Ntilikina a repris le chemin des parquets pour des prestations encore intéressantes mais qui restent néanmoins insuffisantes. De retour dans le starting five face à Orlando (victoire 105 à 103), le français s’est montré plutôt discret en attaque avec seulement 2 points (1/3 FG), 1 rebond, 1 passe après avoir pourtant réalisé une très bonne sortie quelques jours plus tôt face aux Cavaliers (victoire 139 à 134).
Le French Prince avait inscrit 9 points à 4/7 d’adresse générale, mais également 7 rebonds et 2 passes décisives, apportant une énorme plus-value depuis le banc aux côtés de B. Portis, D. Smith, K. Knox et D. Dotson. Malheureusement quelques jours plus tard, d’abord face au Magic, puis face aux Pistons, Frank va se montrer très discret (2 points, 2 rebonds et une passe à Detroit), avant de manger la feuille de match face aux Hawks cette nuit (9 points à 0/4 à trois points) mais en faisant toujours preuve de variété et d’altruisme dans son jeu (8 passes, 2 rebonds, 2 interceptions) malgré la défaite 135 à 140.
Après avoir survécu à la Trade Deadline, alors que son nom revenait avec insistance du côté des Pistons ou dans un échange à plusieurs équipes pour faire venir D’Angelo Russell, Ntilikina avait pu savourer sa situation par une titularisation face à Orlando. L’opération ménage de printemps (ou d’hiver) au sein de l’office des Knicks, son coach Mike Miller n’a daigné lui offrir moins de quinze minutes de jeu (19 minutes cette semaine de moyenne), très vite concurrencé par Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton qui commence à gagner en régularité à la mène au grand désespoir du français. Est-ce que finalement un trade du #8 de la draft 2017 n’aurait pas été une solution plus logique pour le joueur ?
Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)
4.1pts (40% FG dont 37.3% à 3pts), 1.6rbds, 2.2ast, 0.5stl, 0.1blk (43 matchs)
Nouvelle semaine contrastée pour Elie Okobo. Alors que Phoenix s’enfonce dangereusement dans les profondeurs du classement à l’Ouest (13ème) avec quatre nouvelles défaites, le français nous a offert un visage intéressant cette semaine. Plus altruiste et impliqué en défense, Okobo avait débuté sa semaine par une troisième titularisation cette saison face aux Bucks (défaite 108 à 129) mais a eu fort à faire au moment de défendre sur Eric Bledsoe et des feu follets Pat Connaughton et Donte DiVincenzo, il terminera la rencontre avec 2 points (1/4 FG), 4 passes et une interception. Une marche peut-être trop haute pour notre bordelais qui va retrouver le banc dès le lendemain lors du déplacement à Brooklyn (défaite 119 à 97), un costume qui lui convient mieux, le français ayant fini avec une feuille très fournie avec 5 points, 5 passes et 4 rebonds mais incapable de tenir Caris LeVert.
Au coeur de plusieurs rumeurs cette semaine l’envoyant notamment aux Pistons dans un échange avec LukeKennard, Elie ne bougera pas finalement d’ici la fin de la saison. Le numéro 2 va terminer la semaine un peu mieux qu’elle avait commencé, décrochant une victoire probante face aux Rockets (127 à 91), préférant laisser de côté les menus responsabilités au scoring pour se concentrer sur le jeu (6 passes face aux Rockets) et la défense (3 interceptions) avant de rechuter face à Denver (117 à 108) d’un Jamal Murray monstrueux (36 points à 14/17 FG dont 6/8 derrière l’arc). Au bout du compte on reste sur notre faim avec Elie car on aimerait le voir prendre des tirs et devenir un joueur incontournable dans la rotation.
J. Daniel/AFP
Les Novices
Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)
7pts (40.9% FG dont 31.4% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (27 matchs)
De gros changements ont affecté l’effectif des Pistons cette semaine avec le départ du franchise player emblématique de Detroit, Andre Drummond parti du côté de l’Ohio et des Cavaliers. Sekou Doumbouya est resté assez fidèle à ces dernières prestations, débutant la semaine par une victoire face aux Nuggets (128 à 123) le week-end dernier, rencontre au cours de laquelle le jeune Sekou va briller avec 17 points et 5 rebonds et une belle activité en première mi-temps. Des choses restent néanmoins à corriger dans le jeu du joueur qui va malheureusement faire preuve d’un grande maladresse sur les matchs suivants (25% FG). C’est surtout lors des déplacements à Memphis et Oklahoma City que le français va connaître une grosse baisse de régime (6 et 8 points à 5/25 mais 4/10 derrière la ligne).
Entre-temps le français est revenu sur le banc des Pistons vendredi et samedi, tandis que les Pistons terminaient leur semaine sur un bilan de deux victoires pour trois défaites. Ces derniers jours, les rumeurs autour d’un possible retour du joueur en G-League semblait envisagé, histoire de retrouver de l’énergie et de la régularité. Mais il semble que son match face à Denver lui ai donné quelques jours de répit aux yeux de son coach qui s’est montré satisfait de la prestation du joueur :
Nous avons entamé la rencontre au plus bas, mais lorsque la second unit est entrée en jeu, on s’est remis à jouer. Il va y avoir de bons jours et de mauvais jours, des hauts et des bas, des ballons qui entrent et d’autres qui ressortent. Il y a des jours où vous allez vous demander pour qui et pourquoi ils jouent ou prennent des décisions. Mais certains jours comme aujourd’hui, nous savons prendre de très bonnes décisions.
Dwane Casey
Le discours a néanmoins évolué cette semaine, alors que notre frenchie est retombé dans ses travers en attaque, Dwane Casey jugeant qu’il n’était pas encore suffisamment régulier et constant dans ses efforts, en tentant parfois des gestes et des tirs très compliqués. Nul doute qu’un retour avec les Grand Rapids Drive est loin d’être une mauvaise idée pour relancer l’ancien limougeaud.
William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)
Un match – 0 points (0/4 à trois points), 2 rebonds, 1 passe, une perte de balle et une faute
William Howard a enfin été honoré pour porter les couleurs des Rockets de Houston en saison régulière après plusieurs semaines d’attente. Une opportunité que le joueur n’a malheureusement pas su rentabiliser sur le plan statistique puisque son équipe s’est lourdement inclinée face aux Suns vendredi (127 à 91), dans un match où le joueur de Montbrison a joué 12 minutes, n’inscrivant aucun point malgré quatre tentatives derrière la ligne et prenant deux rebonds et une passe décisive seulement (-12 d’éval.).
Une bien mauvaise façon évidemment de goûter pour la première fois aux parquets de la grande ligue mais qu’importe pour celui qui score 14 points de moyenne en G-League avec les Vipers de Grande Valley avec un pourcentage vraiment encourageant aux tirs, c’est déjà un accomplissement dans sa carrière à 26 ans. Un mal pour un bien car le joueur dispose encore d’une certaine marge vis-à-vis du staff des Rockets pour faire de nouvelles apparitions dans les semaines à venir, puisque le joueur dispose d’un contrat court qui permet à Mike D’Antoni d’appeler le joueur lorsque le besoin se fait sentir. Son profil de tireur à trois points, défenseur et sa mobilité sont autant de critères qui plaisent au M. Pringles.
Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)
Tout comme son prédécesseur, Adam Mokoka a connu une semaine exceptionnelle en étant tout d’abord intégré au roster des Bulls le week-end dernier pour les déplacements à Brooklyn (défaite 133 à 118) et Toronto (défaite 129 à 102), notre jeune meneur a brillé cette semaine face à la Nouvelle Orléans. Dans un match que Chicago a encore perdu (119 à 125), Mokoka a su profiter du peu de temps de jeu qui lui était offert en fin de match par Jim Boylen pour inscrire 15 points à 100% au tirs (6/6 dont 3/3 derrière la ligne). Une production exponentielle dingue en si peu de temps qui aura permis de mettre la lumière sur un joueur talentueux, encore inconnu pour la ligue il y a une semaine.
Pour son sixième match seulement, le troisième de suite, Adam a frappé un très grand coup aux yeux du public de Chicago qui a même scandé des « MVP » dans les travées, durant la rencontre au United Center. L’ancien joueur du Mega Bemax a d’ores et déjà coché plusieurs cases susceptibles d’intéresser les dirigeants pour le conserver la saison prochaine et pourquoi voir son contrat Two-Way prolongé tout comme son temps de jeu avec les Chicago Bulls.
Fait assez rare pour le souligner, Adam Mokoka est devenu le premier joueur de l’histoire, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes, à inscrire autant de points avec un temps de jeu aussi faible (cinq minutes et sept secondes), performance réalisée au passage devant sa mère, venue pour l’occasion encourager son fils. De retour vendredi dans le roster des Windy City Bulls (G-League), le meneur a inscrit 12 points (50% FG), 4 rebonds et 3 passes malgré la défaite des siens 107 à 97 face aux Long Island Nets.
In the shot-clock era (since 1954-55), no player had ever scored 15+ points in as little playing time as Adam Mokoka tonight.
Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)
1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)
Absent lors du déplacement à Atlanta lundi, Vincent Poirier s’est rattrapé cette semaine en bénéficiant d’un peu moins de dix minutes de jeu lors des réceptions du Magic (victoire 116 à 100) et des Hawks (victoire 112 à 107). Avec des productions habituelles (5 points, 1 rebond, 2 passes mercredi et 2 points, 2 rebonds vendredi), Vince’ n’a guère eu plus d’opportunités de se montrer dans le rôle de doublure d’Enes Kanter avec un temps de jeu et des choix offensifs bien trop restreints pour se mettre en évidence. Poirier était notamment absent du match de la nuit dernière à OKC en prime time avec l’Europe.
Mais Vincent Poirier affiche un état d’esprit irréprochable depuis cette saison tandis qu’il attend patiemment son heure. Focalisé sur les résultats de son équipe et sur le rôle qu’il occupe depuis le banc des Celtics, on ne peut qu’être ébloui par son professionnalisme, alors que quelques voix s’élèvent pour lui donner plus de responsabilités et d’importances au sein du groupe. Cette semaine le joueur a notamment prit part à une opération de communication auprès d’une oeuvre de charité (la BCYF ou Boston Centers for Youth and Families). Au côté de son coéquipier C’s, Javonte Green, le français du Massachusetts s’est rendu à Charlestown, quartier de Boston défavorisé afin d’échanger avec les jeunes du coin lors d’une visite de la ville et avec des surprises à la clé.
Les Réservistes
Jaylen Hoard – Texas Legends(12ème de G-League) (Portland Trail Blazers)
18.7pts (54% FG dont 20.6% à 3pts), 6.8rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (16 matchs)
Désormais barré par la concurrence aux Trail Blazers depuis l’arrivée de Trevor Ariza, Jaylen Hoard est redevenu un joueur à temps plein avec les Texas Legends. Avec deux victoires en trois rencontres (8ème place), la semaine avait mal débuté lors de la réception des Spurs de Austin (défaite 102 à 111), Jaylen termina la rencontre avec 12 points, 5 rebonds et 5 passes avec une maladresse contagieuse (37.2% FG) mais un altruisme certain dans le jeu et en défense (2 interceptions et un contre).
En fin de semaine, les hommes de George Galanopoulos ont su néanmoins rebondir avec deux nouvelles victoires face aux Agua Caliente Clippers jeudi (123-107) puis face aux Iowa Wolves ce week-end (132-105). Des rencontres au cours desquelles J-H s’est particulièrement montré à son avantage avec 27 points (61.1% FG) et 16 rebonds face aux californiens, puis 18 points (57.1% FG), 4 rebonds et 2 passes face aux louveteaux de l’Iowa (Cameron Payne va d’ailleurs inscrire 43 points lors de ce match), le tout avec une adresse irréprochable et une activité incessante en attaquant le cercle et en fixant les défenseurs adverses.
L’ailier s’est notamment permis quelques envolées spectaculaires en put-back dunk
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