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  • Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Comment forcer son trade: 5 options à votre disposition

    Voilà déjà plusieurs jours que le MVP 2018 des Rockets fait parler de lui. James Harden, qui avait demandé un trade deux jours avant la Draft 2020 en novembre dernier, ne s’est toujours pas entraîné avec son équipe, et n’aurait pas encore eu de franches discussions avec son nouveau coach Stephen Silas. Ses passages dans des soirées à Atlanta et à Las Vegas en plein cœur de la pandémie marquent une nouvelle « façon » d’exprimer son souhait de quitter l’organisation texane. D’autres stars ont elles aussi manifesté leur désaccord avec leur franchise. Voici cinq cas marquants de ces dernières années. Quel est le style qui vous conviendrait le mieux ?


    Les demandes de transferts des stars NBA ne datent pas d’hier. Wilt Chamberlain à la fin des années 60, Kareem Abdul-Jabbar et Julius Erving dans les années 70, Moses Malone dans les années 80, Shawn Kemp et Charles Barkley dans les années 90, T-Mac et Vince Carter dans les années 2000… Et ce phénomène a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie: Carmelo Anthony, Deron Williams, Chris Paul, Dwight Howard, Kyrie Irving, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Anthony Davis, Paul George, Russell Westbrook …

    Toutes ces stars mécontentes accentuent l’intérêt porté à la Trade Deadline et à la Free Agency. Cette tendance marque également la prise en main des joueurs NBA sur leur carrière, qui n’hésitent pas à tout mettre en œuvre pour forcer la main aux GM afin d’accéder le plus rapidement possible à leur requête. Pour preuves, voici cinq situations étranges qui ont marqué la ligue ces trois dernières années.


    Kyrie Irving sur le banc de touche des Cavaliers. Credit: David Richard-USA TODAY Sports

    Option 1, Kyrie Irving: Si vous ne me tradez pas, je passe sur le billard juste avant le début de la saison

    Juillet 2017, quelques semaines après les Finales perdues contre les Warriors (1v-4d), Kyrie Irving dévoile publiquement ses envies d’ailleurs. Le journaliste d’ESPN, Brian Windhorst évoque un Kyrie fatigué de devoir partager la gonfle avec LeBron James, et souhaiterait être LE joueur d’une franchise. De plus, l’insider confirme que Cleveland travaillait en fait depuis déjà plusieurs semaines sur ce dossier, avec des discussions avec les Knicks (qui ne voulaient pas lâcher Porzingis) et les Suns (qui ne voulaient pas lâcher Josh Jackson…oups).

    Seulement voilà, l’ancien n°1 de la draft 2011 n’est pas du genre à se laisser duper sans contrer les plans de la franchise. Alors qu’il a annoncé sa demande de trade publiquement, le Front Office s’inquiète alors de la chute de sa valeur sur le marché.

    « Des sources ont déclaré à ESPN que les Cavaliers étaient inquiets que la demande d’Irving ait été rendue publique, estimant que cela pourrait affecter sa valeur commerciale. »

    Brian Windhorst

    Classique.

    Mais, ce qui vaut le détour dans cette histoire, on l’apprend bien après son trade à Boston en août 2017. C’est en plein hiver 2018, que Joe Vardon de Cleveland.com dévoile que le meneur All-Star a joué la carte de l’opération pour pousser le néo GM Koby Altman a passé à l’action. C’est simple, si Cleveland avait cherché à le retenir, Irving envisageait de passer sur le billard pour soigner son genou droit (douloureux depuis les Finales 2015) et ainsi mettre en parenthèse la saison 2017-2018 et empêcher toutes tentatives de recoller les morceaux de la part de ses (ex)dirigeants.

    Classe.


    SHENZHEN, CHINA – OCTOBER 04: Le coach Tom Thibodeau aux côtés de Jimmy Butler lors d’un practice sans accroc. (Photo by Zhong Zhi/Getty Images)

    Option 2, Jimmy Butler: Tradez moi, ou bien je décapite vos chouchous surpayés!

    Avec une seule saison sous la tunique des Wolves, Jimmy Butler prévient Tom Thibodeau, à la fois président et coach de la franchise, qu’il fera ses valises à la fin de la saison. Il demande donc simplement à être tradé, à une semaine du training camp… Au début, Thibs pense à tort pouvoir le faire changer d’avis en se remémorant les bons moments passés ensemble à Chicago. Oui mais voilà, Butler n’est clairement pas convaincu par cette équipe drivée par des jeunes loups aux dents de brebis.

    Les jours passent et les rumeurs s’entassent, et voilà que Minnesota offre une extension de contrat de 5 ans et 147.7M$ pour Andrew Wiggins, et il se murmure déjà que Karl-Anthony Towns recevra un contrat Max en 2018. Pendant ce temps là, Thibodeau se montre trop gourmand en affaire et n’arrive pas à un accord avec Pat Riley et le Heat. C’en est trop pour Butler, qui décide de montrer son mécontentement de la manière la plus expressive et physique possible lors d’un banal practice, qui rentrera dans la légende. Accompagné des remplaçants, Butler détruit physiquement et verbalement l’équipe des titulaires et les stars Wiggins et Towns. Déçu de ne pas être déjà en Floride, il se montre également très vocal, et n’hésite pas à beugler sur le GM Scott Layden et évidemment, sur Thibodeau.

    Lors d’une interview avec Rachel Nichols, il reconnait volontier ce qu’il s’est raconté autour de ce fameux practice:

    « C’est vrai en grande partie. Je n’ai pas joué au basket depuis si longtemps. Je suis tellement passionné. Je ne le fais pas pour une raison quelconque, mais pour la compétition. Toutes mes émotions sont sorties en une seule fois. Était-ce la bonne façon? Non! Mais je ne peux contrôler ça quand je suis en compétition. »

    Jimmy Butler sur ESPN

    Afin d’éviter de traumatiser à nouveau les jeunes Wovles, Thibodeau s’est résolu à se séparer de sa star en l’envoyant à Philadelphie en échange de Robert Covington, Dario Saric et Jerryd Bayless le 12 novembre 2018, soit près deux mois après la demande de trade de Butler.


    Kawhi Leonard aux côtés de Patty Mills sur le banc de touche des Spurs. Soobum Im-USA TODAY Sports

    Option 3, Kawhi Leonard: Désolé mon téléphone était en mode silencieux cette saison, par contre vous pouvez me trader à LA?

    Les fans des Spurs vous le dirtont… Ils maudissent le jour ou le pied de Kawhi a rencontré celui de Zaza Pachulia un soir de Playoffs en 2017. Les Spurs menaient de 21 points dans le 3e quart-temps face aux futurs champions. C’est à ce moment précis que la carrière de Kawhi sous le maillot texan à pris du plomb dans l’aile. Cette blessure à la cheville est le point de départ d’une série de DNP pour la saison qui suit. En septembre 2018, sa blessure aux quadriceps est révélée et semble bien sérieuse.

    Néanmoins, les Spurs et leur coach Greg Popovich montrent petit à petit des signes d’impatience quant à un éventuel retour de leur ailier vedette.

    « Il se remet juste plus lentement, pour une raison quelconque. »

    Greg Popovich

    Leonard effectua ses débuts le 12 décembre 2017 et…. termina sa saison un mois plus tard pour un total de 9 matchs joués. Les Spurs doivent publier un communiqué expliquant que leur star sera out indéfiniment. Le problème, c’est que Kawhi s’envole pour New York pour obtenir l’avis de spécialistes. Kawhi veut mener sa rééducation à sa manière sans collaborer avec sa franchise, et sans surprise, cela pose problème et comme le révèle Woj, des tensions naissent entre les deux camps.

    Les Spurs organisèrent une réunion courant mars. Selon ESPN, l’ambiance fut pour le moins tendue. L’équipe pointa du doigt l’absence plus ou moins justifiée de l’ailier All-Star. Plus tard, Greg Popovich et Manu Ginobili affirment devant les médias que l’on ne verra pas le MVP des Finales 2014 en tenue cette saison. Tandis que Tony Parker rajoute de l’huile sur le feu en déclarant que sa blessure aux quadriceps était bien plus grave et qu’il s’en était remis bien plus vite. La goutte d’eau.

    Après toute une saison marquée par un manque de communication et de compréhension entre les deux parties, (et sûrement avec l’appui du fameux oncle de Kawhi), l’ailier ne souhaite plus discuter avec les Spurs et annonce en juin qu’il veut être tradé. Originaire de Californie, sa préférence irait aux Lakers et aux Clippers, vous pensez bien que Popovich et Bufford ne vont pas lui faire de fleurs et décident donc de l’envoyer à l’extrême opposé de Los Angeles en ce qui concerne le climat : Toronto. Vous connaissez la suite.


    Anthony Davis en tenue de civil parmi ces coéquipiers à New Orleans. Crédit: Gerald Herbert/Associated Press

    Option 4, Anthony Davis: Je vous propose de ne plus me faire jouer le temps de faire affaire avec les Lakers.

    Janvier 2018, après avoir atteint les demi-finales de conférence la saison précédente, les Pelicans retombent dans la médiocrité en saison régulière, et la star Anthony Davis est absente pour plusieurs matchs pour soigner sa blessure à l’index. C’est donc dans ce contexte que son agent, l’incontournable Rich Paul, déclare que son joueur ne signera pas d’extension de contrat et qu’il souhaite être tradé le plus rapidement possible. Au beau milieu de la saison, et à un an et demi de la fin de son contrat. Inutile de vous dire que les fans des Pelicans l’ont eu mauvaise.

    Une étrange situation à gérer pour deux franchises. Tout d’abord les Pelicans, évidemment, lorsque « The Unibrow » quitte la salle des Pelicans sans prévenir son coach Alvin Gentry, lors d’un match contre le Thunder. Seul le GM du moment, Dell Demps, est au courant. Et le pauvre Gentry qui se retrouva seul face aux caméras après la rencontre sans savoir où se trouvait sa star. Au final, les Pelicans vont virer Demps qui était en pleine négociation avec les Lakers. L’organisation décida également de ne faire jouer AD que quelques minutes par match et d’attendre la fin de la saison pour l’échanger.

    Les Lakers ont également souffert de cette situation. Les jeunes Ingram, Ball, Kuzma et Hart sont affectés par toutes ces rumeurs de trade, et selon Rajon Rondo, des vétérans ont été également impactés. Même dysfonctionnement au niveau du FO. Alors que New Orleans préfère collaborer avec Magic Johnson, ce dernier insinue que son collègue Rob Pelinka manigance dans son dos, ce qui provoquera le départ surprise de la légende des Lakers en toute fin de saison. Bilan de cette demande de trade : deux licenciements, des joueurs touchés moralement et deux franchises à l’avenir incertain.

    Et puis le miracle eu lieu ! La loterie offre le premier choix de draft 2019 aux Pelicans, ainsi que le 4e choix aux Lakers. Une énorme surprise qui va considérablement faciliter les choses pour effectuer le deal. Davis verra son vœu exhaussé et se retrouvera aux Lakers, tandis que les Pelicans, pas mécontents, récupèreront les jeunes Ball, Ingram et Hart mais surtout le phénomène Zion lors de la draft 2019.


    James Harden durant la « Bubble » – Getty Images via Sportingnews.com

    Option 5, James Harden: Je ne suis toujours pas tradé? Ok je reviens, je dois me rendre à Las Vegas.

    Près d’un mois après sa demande de trade, James Harden est, pour le moment, toujours un Rocket. Oui mais, après avoir vu son pote Russell Westbrook partir à Washington en échange de John Wall, le barbu est toujours décidé à partir, pire, il s’est permis de zapper la reprise des entraînements. Pas la meilleure façon de montrer l’exemple quand on est le joueur le mieux payé de l’équipe, mais là n’est pas la question. La partie qui fait grincer les dents, c’est que le MVP 2018 s’est délibérément montré à des soirées à Atlanta puis à Las Vegas, en plein cœur de la pandémie, sans masque tout en sachant pertinemment qu’il ne respectait pas les consignes données par la NBA pour assurer une reprise convenable de la saison.

    Vous avez donc des superstars mécontentes qui utilisent la carte de la blessure pour ne pas jouer (Kyrie Irving, Anthony Davis et même Scottie Pippen en 1997), et voilà une toute nouvelle technique en maximisant ses chances d’être positif au Covid19 afin de retarder son retour au sein de l’équipe. Le barbu ne se lance pas dans des quotes piquantes à l’encontre de la franchise qui l’a placé au sommet et qui n’a cessé de céder à ses requêtes. Non, il préfère snober son employeur ainsi que son tout nouveau coach Stephen Silas. Le pauvre Silas qui attendait ce poste de Head Coach depuis tant d’années, et le voilà qu’il se retrouve dans une situation invivable avec son franchise player qui veut partir à tout prix.

    Le protocole mis en place par la NBA obligent les équipes à faire passer six tests Covid19 aux joueurs avec un résultat négatif à chaque fois. Déjà arrivé en retard à Houston, cela ne fait qu’accentuer le délais d’attente. Après les départ du coach Mike D’Antoni, et du GM Daryl Morey, Harden ne semble pas vouloir se retrouver avec un propriétaire qui fait débat, ni enclin à discuter avec coach Silas. Une situation délicate et qui doit rendre nerveux toute une génération de fans des Rockets qui ont pourtant défendu corps et âme leur chouchou tout au long de sa carrière. Si cela peut les rassurer, une autre star des Rockets avait demandé à partir en 1992 : Hakeem Olajuwon. Pas sûr que ce coup-ci cette histoire se termine par un happy ending.


    Les demandes de trade des superstars font partie de l’histoire de la NBA. Certaines demandes n’ont pas abouti et le résultat a été plus que satisfaisant pour certains joueurs (Hakeem Olajuwon, Scottie Pippen, Kobe Bryant). Mais ces cas sont rares. Il est en effet très compliqué de recoller les morceaux avec une star mécontente, et il faut avouer que ces situations sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus difficiles à gérer. Il n’en demeure pas moins que pour les cas évoqués dans cet article, les joueurs s’en sont plutôt bien sortis en ayant eu le sentiment de prendre leur destin en main. Et vous quelle technique vous ressemble le plus ?

  • LE MAG #4 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    LE MAG #4 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 2) – L’équipe de France

    Simon et Tedesco animent une émission spéciale avec Alexis Ajinça (deuxième partie) pour évoquer son parcours, et ses campagnes en équipe de France !

    Vous avez raté la première partie sur sa carrière NBA ? Pas de soucis petite séance de rattrapage :

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    Musique : So Funk (Anthox Colaboy) https://soundcloud.com/anthox-colaboy…

  • LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    LE MAG #3 – ClutchTime x Alexis Ajinça (Partie 1) – Sa Carrière

    Simon et Tedesco animent une émission spéciale avec Alexis Ajinça (première partie) pour évoquer son parcours, plus particulièrement sa carrière en clubs (NBA et France) !

    Alexis Ajinça reviendra sur son parcours en Équipe de France dans une deuxième vidéo.

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  • Bilans de la saison  – Soutwest Division

    Bilans de la saison – Soutwest Division


    En ces temps de confinement, afin d’éviter de vous couper totalement de l’univers de la NBA, ClutchTime dresse un bilan de la saison 2019-2020, suspendue depuis le 11 mars. Dans l’attente de son retour prochainement, la rédaction vous propose de revivre les parcours des différentes équipes de la ligue, depuis fin octobre, en faisant le point sur chacune d’elle pour chaque division de la ligue.

    Pour notre dernier bilan de la saison, ClutchTime termine son road-trip dans l’ouest américain avec la Division Southwest. Le trio texan Mavericks – Rockets – Spurs, habituellement bien placé dans la course aux playoffs, se retrouve de plus en plus chahuté par la fraîcheur et l’insouciance des Grizzlies de Memphis ainsi que des Pelicans, au point même de voir les Spurs occuper l’une des pires places au classement de son histoire. Du côté des ambitions, les Rockets se cherchent encore une identité de jeu, tandis que les Mavericks semblent avoir rapidement tourné la page de Dirk Nowitzki en conservant néanmoins un fort accent européen.


    Houston Rockets (40-24) – 6ème

    PPG (118.1) – 2ème / Opp PPG (114.4) – 22ème
    Offensive Rating (113.8) – 2ème / Defensive Rating (110.2) – 15ème

    Le Cinq de la saison :
    R. Westbrook (PG) – J. Harden (SG) – B. McLemore (SF) – D. House (PF) – P.J. Tucker (C)

    Stoppés une fois de plus au 2nd tour par les Warriors (4-2), l’aventure du duo Harden-CP3 semble être arrivée à son terme tandis que les Texans se heurtent à un plafond de verre depuis plusieurs saisons. C’est donc sur Russell Westbrook que le FO a jeté son dévolu cet été, envoyant Chris Paul dans l’Oklahoma pour mieux reformer le backcourt du Thunder entre 2009 et 2012 avec l’espoir de trouver enfin le chaînon manquant. L’effectif ayant très peu changé, à l’exception des fins de contrat (Iman Schumpert, Gerald Green, Nenê) et les joueurs coupés, les Rockets ont surtout vu une grosse part de leur masse salariale englouties par leur nouveau duo. Pour Houston la stratégie reste la même tout comme les moyens, se mêler à la lutte pour le podium à l’Ouest en laissant Mike D’Antoni maître du jeu avant peut-être de céder sa place.

    Le bilan à la mi-mars est plutôt mitigé. L’utilisation du nouveau backcourt s’est révélé satisfaisant, les deux All-Star s’occupent de tout en attaque (62 points en moyenne, 14 passes décisives, 13 rebonds et 3.5 interceptions cumulés), bien aidé par un supporting cast qui parvient à se mettre en évidence. En revanche le manque de continuité dans les résultats et de rigueur en défense, ternissent le bilan des fusées, trop souvent pointés du doigt cette saison pour leur niveau de jeu assez pauvre et stéréotypé. Passés d’un cinq small-ball depuis près d’un an, à un cinq ultra small-ball depuis que le FO s’est séparé de ses derniers Big Men encore en état de jouer en février, MDA joue la carte du coaching audacieux, quitte à se planter et mourir avec ses idéaux. Avec pléthore de joueurs au profil Three-&-D, capables de remonter rapidement la balle et de jouer plus facilement en mouvement tout en s’écartant le plus possible du dessous du panier, on a désormais hâte de voir le rendement de cette équipe en playoffs.

    Plusieurs joueurs n’ont pas été épargnés également par les blessures et autres soucis de santé, expliquant en partie la déception chez certains supporters. À l’exception de quelques joueurs, une grande majorité d’entre eux ont été directement touchés par ce phénomène, Russell Westbrook le premier qui n’a pas connu une intégration réussie immédiatement, lui qui affichait à peine plus de vingt points de moyenne sur les trois premières semaines de compétition, avant de se rattraper après les fêtes de Noël (31.2). De son côté le barbu nous gratifie une fois encore cette saison d’un récital en attaque, malgré quelques matchs qui frisent le grand écart au scoring, Harden devrait conclure sans trop de difficultés un troisième exercice consécutif à plus de trente points par match. Pour le reste, l’étrange gloubi-boulga dans le coaching a permis à certains joueurs de se mettre en évidence de plusieurs manières, comme P.J. Tucker ou Robert Covington au poste 5, mais aussi de révéler certaines qualités chez des nouvelles têtes (Ben McLemore, Chris Clemons, Isaiah Hartenstein) et apporter également son lot de déceptions (Austin Rivers, Ryan Anderson, Thabo Sefolosha).

    En se séparant du jeune Capela en février, D’Antoni choisit désormais la voie du jeu rapide, des possessions courtes et des tirs long-range qui pleuvent. Sous la menace de la jeunesse et la fougue du Thunder et des Mavs, les Rockets vont devoir s’arracher pour espérer aller encore chercher un avantage du terrain au 1er tour. Même si pour l’heure, rien n’est joué au classement, la plupart des équipes se tenant à moins de cinq victoires à l’exception des Lakers et des Grizzlies, il faudra que Houston assure sur ses derniers matchs et ne pas lâcher de précieuses victoires. Cette fin de saison pourrait servir de baroud d’honneur pour MDA, qui arrive en fin de contrat cette année et qui pourrait ne pas être reconduit par sa direction.

    La saison de Houston en quelques chiffres :
    . 10 des 15 joueurs ayant joué au moins 100 minutes cette saison ont tiré la moitié du temps à trois points
    . 1ère équipe à tenter le plus sa chance à trois points (44.3) et 1ère équipe à inscrire le plus de tirs primés (15.4)
    . 28ème équipe au nombre de rebonds concédés aux adversaire par match (47)
    . 29ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (21.5)
    . Meilleur marqueur : James Harden (34.4 points par match à 43.5% FG)
    . Meilleur passeur : James Harden (7.4 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Russell Westbrook (8 rebonds par match)

    Dallas Mavericks (40-27) – 7ème

    PPG (116.4) – 3ème / Opp PPG (110.3) – 15ème
    Offensive Rating (116.7) – 1er / Defensive Rating (110.6) – 17ème

    Le Cinq de la saison :
    Luka Dončić (PG) – T. Hardaway Jr. (SG) – D. Finney-Smith (SF) – Kristaps Porzingis (PF) – M. Kleber (C)

    Pour Dallas et Rick Carlisle une page s’est tournée la saison dernière avec la retraite de Dirk Nowitzki. Une nouveau chapitre s’ouvre pour les Mavs, qui doivent désormais se réinventer, l’équipe de Mark Cuban n’ayant plus participé aux playoffs depuis 2016. Avec des derniers exercices en-dessous des 50% de victoires, il s’agit d’amorcer un nouveau cycle avec de nouvelles ambitions en visant l’un des derniers spots de la conférence. L’arrivée d’un joueur comme Kristaps Porzingis doit participer à ce processus alors que son association avec le nouveau prodige de la franchise Luka Dončić s’annonçant déjà très prometteuse. En prolongeant notamment une très grande partie de l’effectif et en signant le retour de Seth Curry, Dallas veut miser sur la stabilité et la progression du groupe.

    Et les résultats ont été bien au-delà des attentes. La franchise texane jouant même les premiers rôles une bonne partie de la saison avant de s’installer durablement dans le deuxième wagon de tête de la conférence. L’équipe a notamment débuté de la meilleure des manières en remportant 14 de ses 20 premières rencontres. En perte de vitesse au mois de février avec une infirmerie qui affichait un taux de fréquentation élevé, les hommes de Carlisle ont tout de même réussi à faire preuve de sérieux pour conserver leur spot. L’abattage offensif de l’équipe et sa capacité à devenir incandescente au scoring est une réussite cette saison à l’inverse de son manque de régularité (aucune série de plus de deux victoires depuis le 7 décembre) et d’un jeu défensif encore en rodage. Mais ne boudons pas notre plaisir de revoir les Mavs revenir aussi vite au premier plan, en partie grâce au staff et le coaching bien rodé depuis plusieurs saisons maintenant.

    C’est également et avant tout grâce au talent du néo All-Star Luka Dončić et de son entente déjà remarquable avec le letton Porzingis. Le slovène fait tomber les records de précocité les uns après les autres et progresse à une vitesse vertigineuse, tandis que le second retrouve son niveau d’il y a deux ans qui lui avait permis d’honorer une sélection pour le All-Star Game. Le choix de prolonger une grande majorité de l’effectif cet été s’avère être également une réussite, la plupart des mid-class players ayant gagné du temps de jeu et une certaine réussite sur le plan personnel, tels Dwight Powell, Dorian Finney-Smith ou encore Maxi Kleber, tous devenus de solides role-players avec du temps de jeu. Seth Curry s’est quant à lui révélé être un parfait soliste dans la rotation, devenant l’un des sixièmes hommes les plus productifs de la ligue. Pour chipoter un peu, on peut regretter le manque de tempérament et de leadership en attaque de Tim Hardaway Jr., mais dans l’ensemble, la saison de Dallas ressemble presque à un conte de fée, l’équipe ayant réalisé des progrès énormes dans le jeu et dans les résultats avec un effectif harmonieux et déjà très en avance sur les prévisions du début de saison.

    L’objectif de la franchise, c’est qu’il n’y en ait aucun. Les Mavs, aussi jeune, talentueux et fougueux soient-ils, ont déjà fait preuves d’une grande maturité et suffisamment de maîtrise collective pour, d’une part conserver leur place actuelle, mais aussi viser plus loin lors du sprint final, à condition d’être de nouveau au complet et de voir se maintenir l’état d’esprit actuel du groupe. Dallas doit désormais jouer pour le plaisir des yeux et ne pas freiner ses ambitions. Quoiqu’il arrive, cet exercice aura été un franc succès, et les supporters sont sûrement encore à l’heure qu’il est en pleine contemplation face à tant de talents et de promesses pour l’avenir.

    La saison de Dallas en quelques chiffres :
    . 2ème équipe à tenter le plus sa chance à trois points (41.5) et 2ème équipe à inscrire le plus de tirs primés (15.3)
    . 3ème équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (12.8)
    . 5ème équipe à capter le plus de rebonds par match (47)
    . 5ème meilleur bilan à l’extérieur cette saison (21-12)
    . Meilleur marqueur : Luka Dončić (28.7 points par match à 46.1% FG)
    . Meilleur passeur : Luka Dončić (8.7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Kristaps Porzingis (9.5 rebonds par match)

    Memphis Grizzlies (32-33) – 8ème

    PPG (112.6) – 13ème / Opp PPG (113.7) – 20ème
    Offensive Rating (109.4) – 20ème / Defensive Rating (110.4) – 16ème

    Le Cinq de la saison :
    J. Morant (PG) – D. Brooks (SG) – B. Clarke (SF) – J. Jackson Jr. (PF) – J. Valančiūnas (C)

    Memphis avait déjà bien entamé sa reconstruction la saison dernière. Avec les départs consécutifs de Marc Gasol, Chandler Parsons, JaMychal Green ou encore Mike Conley depuis cet été, c’est un nouveau départ qui s’offre à la franchise désormais coaché par Taylor Jenkins (ex-adjoint de Atlanta et Milwaukee) et qui souhaite redevenir un sérieux contender à l’Ouest d’ici un à deux ans. En ayant récupérer le 2nd choix de la draft, les Grizzlies ont donc choisi de donner les clés du jeu au jeune Ja Morant, et de l’associer à Jaren Jackson Jr. pour constituer un début d’ossature avec laquelle la franchise veut désormais miser sur le long terme. Le nouveau GM de la franchise, Jason Wexler, a jugé préférable de préparer cette saison avec les éléments à dispositions mais s’est en revanche déjà montré très malin en récupérant quelques assets et en se donnant du cap dans la masse salariale de la franchise.

    Décidemment cette division regorge de surprise puisqu’à l’heure où nous écrivons ces mots, Memphis occupait encore la 8ème et dernière place pour les phases finales à l’Ouest. Assez inattendus, les Grizzlies ont surpris les bookmakers et les protagonistes par leur jeu rythmé, séduisant en attaque et un coach qui n’a pas hésité à accorder sa confiance aux jeunes, tout en adoptant le style grit and grind si marquant pour la franchise. Déjà très prometteuse sur le papier, les oursons se sont montrés particulièrement audacieux au moment d’affronter certains cadors, se payant le luxe de plusieurs victoires de prestige. Malgré un départ timide (6-16), Jenkins a su trouver l’équilibre idéal entre l’expérience des uns et un noyau de jeunes vraiment convaincants. Lors de la Trade Deadline, l’équipe est même parvenue à se séparer de certains poids morts comme Solomon Hill et Andre Iguodala afin de récupérer notamment le jeune Justise Winslow en provenance de Miami, ainsi que l’ancien Warrior Jordan Bell.

    Comme évoqué plus haut, la cuvée 2020 des Grizzlies a fait forte impression à la fois dans l’envie et les intentions de jeu. Ces jeunes-là n’ont peur de rien et la relation entre le staff et les joueurs semble promise à un bel avenir. Le futur ROY de cette année, Ja Morant, s’inscrit déjà comme une valeur montante au sein de la ligue et surtout comme le futur de la franchise. Le FO a également flairé le bon coup avec le jeune canadien Brandon Clarke, devenu en très peu de temps le backup parfait d’un Jaren Jackson Jr. dont la relation avec Morant devrait faire des étincelles. Dillon Brooks et Josh Jackson font également partie des belles satisfactions cette année, le premier est revenu en forme après une longue blessure, tandis que le second forme désormais un backcourt redoutable, sans oublier la petite trouvaille à la mène De’Anthony Melton. Pour finir, citons également le leader de cette équipe sans qui toute cette saison aurait pu être différente, le pivot lituanien Jonas Valančiūnas, qui semble se découvrir un tout autre niveau à Memphis depuis un an et demi déjà.

    Les troupes de Jenkins vont devoir batailler ferme jusqu’à la fin de la saison s’ils veulent conserver leur sésame assez inespéré, d’autant que la concurrence s’organisait déjà sérieusement depuis le mois de février en coulisses. Mais le staff semble déterminé à laisser les clés à ses jeunes, pour leur permettre de progresser ensemble dans la victoire, comme dans la défaite, mais avec du cœur et des tripes. Certes plusieurs choses sont encore en progrès, en particulier chez les plus novices pour qui toute cette situation est à la fois enrichissante et constructive pour l’avenir. Comme pour Dallas ou New Orleans, Memphis semble être déjà redevenue une équipe qui compte à l’Ouest, à la fois chiante et compliquée à jouer pour les autres franchises. Dans sa démarche de reconstruction, le FO peut déjà se féliciter de cette saison réussie, et se frotter les mains pour la suite, en commençant bien sûr par les playoffs 2020.

    La saison de Memphis en quelques chiffres :
    . 4ème équipe à tenter le plus sa chance (91) et 3ème équipe à inscrire le plus de tirs (42.8)
    . 2ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27)
    . 1ère équipe à réaliser le plus de floater et tirs près du cercle par match (22.8)
    . 25ème équipe à concéder le plus de tirs primés par match (35.2)
    . 6ème équipe à capter le plus de rebonds par match (46.7)
    . Meilleur marqueur : Ja Morant (17.6 points par match à 49.1% FG)
    . Meilleur passeur : Ja Morant (6.9 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Jonas Valančiūnas (11.2 rebonds par match)

    New Orleans Pelicans (28-36) – 10ème

    PPG (116.2) – 5ème / Opp PPG (117.0) – 27ème
    Offensive Rating (110.8) – 15ème / Defensive Rating (111.6) – 18ème

    Le Cinq de la saison :
    L. Ball (PG) – J. Holiday (SG) – B. Ingram (SF) – Z. Williamson (PF) – D. Favors (C)

    C’était l’un des trades qu’on attendait plus, Anthony Davis a finalement foutu le camp de la Nouvelle-Orléans et ce n’est sûrement pas plus mal après la fin de saison bien merdique que Alvin Gentry et ses hommes nous ont offert. Du coup nouvelle saison et nouveau roster pour les Pels qui se sont montrés particulièrement actifs cet été, d’abord en récupérant tous les bambinos des Lakers (Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart), avant de s’attacher les services d’un Derrick Favors en mal de temps de jeu, ainsi que l’agent libre J.J. Redick, mais surtout en récupérant quelques jeunes profils à Atlanta (Nickeil Alexander-Walker et Jaxson Hayes et encore un paquet de picks lors des prochaines draft, de quoi bâtir un effectif sur la durée avec une masse salariale encore très large. Sur le papier, cette nouvelle équipe a de la gueule et peut se révéler être une formation redoutable si les joueurs parviennent à s’entendre, le staff peut même envisager une place en playoffs.

    On savait néanmoins que la tâche allait être relevée, en particulier avec les débuts retardés du nouveau phénomène Zion Williamson, les Pelicans ont en effet attendu la période des fêtes pour finalement lancer la machine après seulement sept succès sur leurs trente premières rencontres. Un retard à combler assez important mais pas impossible aux vues des bilans des autres franchises en janvier, Gentry a notamment pu enfin compter sur son effectif au complet, disposant de solides arguments en attaque pour faire plier un certain nombre d’équipes et revenir en mars quasiment à hauteur de la huitième place occupée par les Grizzlies. Seul bémol, la défense, véritable talon d’Achille des Pelicans, l’effectif étant dépourvu de profils suffisamment bons dans ce registre pour espérer changer cet état de fait. Tout ceci n’a néanmoins pas abîmé l’image d’une équipe très prometteuse et dont les perspectives à long terme se dessinent déjà.

    Car s’il y a bien un joueur dont tout le monde parlait avant même que la saison ne débute, c’est bien Zion. Absent une bonne moitié de la saison, l’ailier à tout de suite fait taire les critiques pour ses débuts et placer la barre très haut, devenant en un éclair aussi indispensable qu’époustouflant. Mais il faut rendre à César ce qui est à César, la grande révélation de cette saison est Brandon Ingram, devenu le patron de l’attaque des Pels cette saison, l’ancien transfuge des Lakers semble s’être enfin rappelé qu’il était capable de jouer au basket à un très bon niveau puisque ses pairs l’ont même honoré de sa première sélection pour le All-Star Game de Chicago en février. Un honneur qui vient récompenser une saison aboutie et qui n’aurait pas pu être possible sans un staff compétent d’une part mais également sans les coéquipiers déterminés et appliqués, à l’image de son pote de chambré aux Lakers, Lonzo Ball, devenu en un rien de temps le meneur titulaire de la franchise, formant l’un des backcourt les plus prometteurs de la Division avec Jrue Holiday. Les renégats semblent déterminer à s’installer durablement en Louisiane.

    Reste désormais à savoir si les Pelicans 2020 seront suffisamment armés et courageux pour aller décrocher le précieux sésame (toujours dans l’éventualité que la saison reprenne). À la lutte avec un nombre de franchises assez redoutables et expérimentées, il s’agit surtout d’observer l’impact qu’auront des joueurs comme Williamson, Ingram et Ball pour définir la stratégie à venir de la franchise, notamment parce que l’ailier All-Star sera agent libre en fin de saison. On aurait tendance à croire et même à espérer que l’équipe conserve ses meilleurs éléments pour juste se donner une idée de leur potentiel réunis sur une saison complète, mais aussi parce qu’avec autant de talent, les Pelicans se doivent désormais d’avoir des ambitions et de trouver enfin un style de jeu fort et des adversaires à qui se frotter à l’Ouest.

    La saison de New Orleans en quelques chiffres :
    . 1ère équipe à tenter le plus sa chance aux tirs par match (92.2)
    . 4ème équipe à capter le plus de rebonds par match (47)
    . 3ème équipe à réaliser le plus de passes décisives par match (27)
    . 29ème équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (16.2)
    . 29ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (72.9)
    . Meilleur marqueur : Brandon Ingram (24.3 points par match à 46.6% FG)
    . Meilleur passeur : Lonzo Ball (7 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : Derrick Favors (9.9 rebonds par match)

    San Antonio Spurs (27-36) – 12ème

    PPG (113.2) – 10ème / Opp PPG (114.9) – 24ème
    Offensive Rating (111.9) – 11ème / Defensive Rating (113.7) – 25ème

    Le Cinq de la saison :
    D. Murray (PG) – B. Forbes (SG) – D. DeRozan (SF) – T. Lyles (PF) – L. Aldridge (C)

    Habituellement plutôt malins dans leur recrutement ou leur choix de draft depuis plus de vingt ans, les Spurs ont connu une saison 2018-19 assez loin des attentes malgré une vingt-deuxième qualification consécutive en playoffs. Les retraites de Duncan et Ginobili, conjugués aux départs successifs de Tony Parker, Danny Green mais surtout de Kawhi Leonard, ont fini par rappeler la réalité du business à la franchise texane. L’attente immense autour du duo DeRozan-Aldridge, sensé remettre l’équipe sur le bon rail, se fait toujours attendre, même si les deux joueurs ont une attitude sûrement exemplaire sur le terrain et en dehors. Certaines critiques commencent en effet à pointer du doigt le manque d’entente et de leadership des deux All-Star, conjugués à une panne de coaching et un roster très rajeuni, il fallait au coach Pop les moyens pour rester compétitif cette année. Les arrivées de vétérans tels que Rudy Gay, DeMarre Carroll et du jeune canadien Trey Lyles n’auront pas eu le mérite de rassurer les fans.

    On était bien loin de s’imaginer une saison aussi compliquée et décevante pour coach Pop qui vit son pire exercice depuis sa prise de fonction en 1996. D’un point de vue comptable, les texans ont surtout connu un passage à vide très inquiétant au mois de novembre (3-12), les faisant immédiatement basculés dans la deuxième moitié de tableau. Mais les Spurs ont de la ressource, comme l’attestent les quatre wins en prolongations du mois de décembre, mettant fin à la mauvaise série. Retombés dans leur travers depuis la fin janvier (7-13), le staff des Spurs semble avoir déposer le bilan, tant les choix tactiques furent limités et le jeu trop pauvre. La répartition du scoring semble être un signal encourageant, mais néanmoins contrasté avec la faible prise de responsabilités de certains cadres et l’irrégularité dont ont fait preuves les plus jeunes. C’est donc la panne sèche pour la franchise qui pour ne rien arranger dans son malheur, n’est même pas parvenue à inverser la tendance lors de la Trade Deadline en février.

    D’un côté on peut féliciter de voir DeMar DeRozan et LaMarcus Aldridge être performants, bien que parfois irréguliers ou absents, les deux All-Star portent les Spurs à bout de bras sans pour autant trouver les solutions et une complicité apparente. Les autres cadres de l’équipe comme Patty Mills, Rudy Gay ou encore Marco Belinelli sont également dans la tourmente, inconstants et en manque de prise d’initiatives, tout ce qu’on pouvait redouter vis-à-vis des jeunes, dont la réussite et la progression sont bel et bien à l’image de la saison des texans. Le supporting cast a pourtant de la gueule, le noyau dur de jeunes pépites composé de Bryn Forbes, Dejounte Murray, Derrick White et les plus récents Trey Lyles, Lonnie Walker et Jakob Poeltl sont déjà énormément utilisés par le staff.

    Comme beaucoup en octobre, nous n’imaginions pas écrire ces lignes, mais comme pour tout, les bonnes séries ont toujours une fin et cette année pourrait marquer la fin d’une d’entre elles, celle des Spurs qui pourraient manquer les phases finales pour la première fois en 22 ans. L’équipe va devoir désormais se reconstruire, en pensant déjà à la Free Agency 2020 et la gestion de ses deux plus gros contrats, DeRozan disposant d’une option à activer s’il le souhaite, tout en admettant qu’une nouvelle page de l’histoire de la franchise puisse s’écrire sans un certain nombre de joueurs après 2021. Avec ou sans Gregg Popovich, les texans disposent d’un certains nombres de jeunes qui pourraient s’inscrire dans ce nouveau projet, à conditions d’y mettre le staff et les ingrédients qui ont faits leurs preuves par le passé.

    La saison de San Antonio en quelques chiffres :
    . 1ère équipe à tenter le plus sa chance aux tirs à mi-distance par match (37.2)
    . 1ère équipe à concéder le moins de pertes de balle par match (12.3)
    . 2ème pourcentage de la ligue aux lancers francs par match (80.9)
    . 8ème pourcentage la plus adroite aux tirs par match (47)
    . 26ème pourcentage de la ligue aux tirs à trois points concédés (37.6)
    . Meilleur marqueur : DeMar DeRozan (22.2 points par match à 52.6% FG)
    . Meilleur passeur : DeMar DeRozan (5.6 passes décisives par match)
    . Meilleur rebondeur : LaMarcus Aldridge (7.4 rebonds par match)
  • Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Le Point sur les équipes by ClutchTime : Les cancres de la conférence Ouest

    Pour cette saison 2019-2020, ClutchTime vous donne rendez-vous tous les mois pour faire un point sur les équipes en forme et celles qui ont décroché de la course aux Playoffs.

    Dans ce premier bilan, la rédaction de ClutchTime fait le tour des franchises qui occupent le bas du classement de la conférence ouest, oscillant entre tanking pour la draft 2020 et l’espoir de décrocher encore une place en playoffs pour certains.


    15ème

    Golden State Warriors (12 victoires, 40 défaites)

    YouTube

    Une saison pour reprendre son souffle

    Après la blessure au genou de Klay Thompson et le départ de Kevin Durant (blessé également), les Warriors ont atteint la fin d’un cycle qui a débuté il y a cinq ans avec au bout du compte des corps et la motivation qui lâchent. Pourtant les Warriors avançaient encore suffisamment sereins et confiants pour la saison à venir avec des ambitions toujours intactes malgré les déboires du roster. Le recrutement du jeune D’Angelo Russell devait réconforter (ou faire oublier) le départ de Durant et offrir une association inédite et prometteuse au côté de Curry. De nouvelles têtes pour de nouvelles ambitions, la présaison côtés Dub Nation était d’ailleurs à l’image de se reboot quasi-complet (2 victoires pour 3 défaites) et un jeu encore en rodage.

    Des surprises et des blessures

    Pourtant même Stephen Curry ne sera pas épargné par les blessures. Après moins d’une semaine de compétition, le meneur MVP va se fracturer la main et sera absent pour quasiment l’intégralité de la saison régulière. Nouveau coup dur pour Steve Kerr qui doit désormais composer un roster inédit et inexpérimenté. Au final la chute est terrible pour les triples champions, qui viennent de passer de la première place à l’Ouest l’an dernier à la dernière place de la ligue sur cet exercice. Golden State vit une saison cauchemar et Steve Kerr ne trouve que quelques rares satisfactions chez les plus jeunes (Ky Bowman, Eric Paschall, Jordan Poole, Omari Spellman ou encore Jacob Evans) comme chez les dernières recrues Glenn Robinson (12.7pts, 4.7rbd, 1.7ast) et Alec Burks (15.8pts, 4.7rbd, 3.2ast) mais sans parvenir à trouver de la solidité pour remporter des victoires.

    D’Angelo Russell réalise néanmoins sa meilleure saison statistique (23.8pts et 6.3ast à 38.3% derrière l’arc) mais va connaître lui aussi des pépins physiques qui vont lui faire manquer presque une vingtaine de matchs à l’heure où l’on écrit ces lignes, ce qui n’arrange en rien les affaires de Steve Kerr qui peut difficilement compter sur le rendement offensif d’un Draymond Green, pas habitué à jouer les premiers rôles en attaque, ou d’un Willie Cauley-Stein méconnaissable qui a depuis mis les voiles vers le Texas et les Dallas Mavericks.

    Un exercice raté pour vite passer à autre chose

    La fin de saison devrait être l’occasion pour les Warriors de laisser les blessés au repos et d’exposer le moins possible les quelques cadres restants avant pourquoi pas de tenter de monter un trade d’ici la fin de la fenêtre des transferts. Golden State dispose suffisamment d’éléments susceptibles d’intéresser d’autres franchises qui pourraient se laisser tenter par un deal (D-Lo ?). La meilleure option pour l’instant restant de développer ses jeunes tout en essayant de faire de la place dans la masse salariale afin d’étoffer un effectif qui sera de nouveau au complet la saison prochaine avec le retour de Curry (retour déjà prévu en mars), Thompson et un Green plus concerné et plus fort que jamais.

    Prévisions en fin de saison 15ème (19 victoires pour 63 défaites)


    14ème

    Minnesota Timberwolves (15 victoires, 35 défaites)

    Carlos Gonzalez

    La saison de la confirmation

    Malgré un recrutement 2019 assez discret, les Wolves ont su conserver leur ossature autour de leur traction Wiggins-Towns tout en affichant de grosses ambitions cette saison de la confirmation pour les hommes de Ryan Saunders. En faisant plusieurs ajustements (départs de Dario Sarić + pick de la draft Cameron Johnson, arrivées de Jarrett Culver, Treveon Graham et Shabazz Napier), Minnesota construit l’avenir sur son back-court formé par le trentenaire Jeff Teague. Les premiers résultats vont s’avérer concluants. Partis pied au plancher, les Wolves vont affichant un bilan nettement au-dessus des attentes après un mois de compétition (10 victoires pour 8 défaites) autour d’un KAT en mode All-Star (26 points, 12 rebonds, 4 passes et 1.5 contres par match) et d’un Wiggins méconnaissable (25 points, 5 rebonds, 3 passes et 1 contre par match).

    Des débuts prometteurs et une blessure qui change tout

    On se dit alors que tout est possible pour la franchise aux loups qui semble enfin avoir trouver la voie de la régularité et des succès malgré plusieurs blessures qui s’enchaînent pour les role players (Jake Layman, Jeff Teague et Shabazz Napier) et puis tout s’effondre en décembre. Une succession de défaites et la blessure au genou de Karl-Anthony Towns viennent plomber le début de saison et les ambitions des Wolves. Résultat depuis plus d’un mois la franchise du Minnesota chute progressivement au classement, enchaînant les défaites (26) avec des séries très inquiétantes (12 défaites de suite série en cours) et un rendement pas toujours optimal des titulaires en attaque, Andrew Wiggins en tête qui n’est pas parvenu à tenir très longtemps la barque tout seul (19 points de moyenne depuis janvier).

    Reconstruire pour mieux repartir

    Au final Minnesota se retrouve désormais avec l’un des pires bilans de la ligue et semble se diriger inexorablement vers une fin de saison en roue libre avec en ligne de mire la prochaine draft. L’objectif pour les dirigeants va être de mettre sur pied des trades afin de se focaliser sur la prochaine cuvée de la draft et peut-être tourner la page et mettre pourquoi pas fin à l’association Wiggins – Towns (D’Angelo Russell ?). Avec le départ de Jeff Teague et le profil d’un Robert Covington, ou d’un Gorgui Dieng (transféré à Houston depuis) qui intéressent de plus en plus d’équipe en quête d’un Three-and-D, les Wolves vont sûrement tenter des moves d’ici la fin de la période de trade le 6 février pour préparer l’exercice 2020-2021.

    Prévisions en fin de saison 14ème (25 victoires pour 57 défaites)


    13ème

    Sacramento Kings (19 victoires, 31 défaites)

    NBC Sports

    Les Kings en embuscade

    On n’attendait pas grand-chose cette année des Kings car pour tout vous dire on ne les voyait pas réellement se mêler à la course aux playoffs dans une conférence ouest aussi dense. En revanche on attendait surtout de voir ce que le recrutement de C.Joseph, H.Barnes, R.Holmes ou encore T.Ariza allait apporter à cet effectif relativement jeune. L’idée de construire l’avenir des Kings autour du duo De’Aaron Fox et Buddy Hield dans un premier temps puis Fox et Marvin Bagley à long terme devait forcément être accompagné de joueur suffisamment expérimentés et talentueux pour terminer avec un meilleur bilan que la cruelle 9ème place de la saison dernière.

    En retard sur leur temps de passage de la saison 2018-2019

    La tâche semblait très compliquée d’autant plus que Sacto a très rapidement été handicapé en début de saison par les blessures de Fox et Bagley (qui ne s’en remet toujours pas depuis) puis de Bogdan Bogdanović et Ariza, parti à Portland il y a peu, et enfin celle de Richaun Holmes absent depuis près d’un mois. C’est donc en ordre dispersé qu’avancent difficilement les hommes de Luke Walton avec un bilan médiocre mais qui conserve néanmoins toute ses chances de décrocher le 8ème et dernier spot à l’Ouest même si l’écart s’est creusé avec les Grizzlies, Blazers et Spurs.

    Une stratégie à moyen terme

    L’association entre Buddy Hield et De’Aaron Fox reste un gage de réussite pour le moment et sera déterminant au moment de la prolongation ou pas de l’arrière qui arrive en fin de contrat cette saison. À ce même titre, la paire de snipers serbes Bjelica et Bogdanović se retrouve également au cœur de plusieurs rumeurs de trade depuis plusieurs semaines, confortant l’idée que Sacramento puisse attirer un joueur de calibre à l’intérieur pour entourer le jeune Bagley ou sur l’aile pour remplacer un Harrison Barnes pas à la hauteur. Avec un choix top 10 de la prochaine cuvée de draft, Vlade Divac dispose dans sa manche de plusieurs atouts pour poursuivre la reconstruction de la franchise.

    Prévisions en fin de saison 12ème (34 victoires pour 48 défaites)


    12ème

    New Orleans Pelicans (20 victoires, 31 défaites)

    Tyler Kaufman / Associated Press

    Un recrutement et des promesses

    Été très fructueux pour la Nouvelle Orléans qui s’est enfin délestée de son poids mort Anthony Davis, parti se frotter à la pression sportive et médiatique de la cité des anges. En contrepartie de ce trade, les Pels ont désormais de la matière pour avancer assez rapidement et devront vraisemblablement remettre les clés du camion à Brandon Ingram cette saison avant de voir Zion Williamson prendre ses marques et peut-être un Lonzo Ball devenir le meneur de jeu capable de faire tenir ce projet en un seul morceau. Certes l’effectif reste très jeune (quatre novices, neuf joueurs de moins de 25 ans) mais le potentiel est absolument abyssal à l’image de son premier choix de draft, Zion Williamson, que le coach des Pelicans Alvin Gentry va couver et préserver le plus possible pour en tirer toute la quintessence basketballistique.

    Des débuts chaotiques avant de retrouver le sourire

    Gêné par son genou (ménisque), le nouveau phénomène du basket américain est donc passé sur la table d’opération et manquera les trois premiers de compétition durant lesquels les Pelicans vont énormément souffrir. En manque d’automatisme et décimée par les blessures, NOLA va débuter de la pire des manières son exercice avec seulement sept victoires sur ses 30 premiers matchs. Seules satisfactions notables, les performances taille patron de Ingram (25.1pts, 6.5rbd, 4.2ast à 47.3% dont 40% derrière l’arc), qui va d’ailleurs honoré sa première sélection pour le ASG, associées à l’expérience de Jrue Holiday et JJ Redick, la franchise de la Louisiane va progressivement prendre ses marques et remonter la pente pour remporter le double de victoire sur ses vingt derniers matchs, peaufiner son jeu mais surtout récupérer sa pépite fin janvier.

    Un futur taillé pour les playoffs

    Alors que peut-on attendre d’une équipe comme celle des Pelicans pour la fin de la saison ? Difficile de voir les hommes d’Alvin Gentry hausser encore leur niveau de jeu et décrocher une place si chère et difficile à obtenir pour les playoffs. La logique voudrait appeler d’abord à la prudence sur l’état de santé des joueurs, Zion le premier, et surtout faire grandir cet effectif qui a fait peau neuve. La prolongation de contrat de Ingram sera évidemment au cœur des préoccupations de David Griffin qui devra tenter plusieurs manœuvres en se débarrassant notamment du contrat d’un Derrick Favors en fin de contrat ou encore composer avec les rumeurs autour des joueurs les plus expérimentés (Redick, Holiday) et en se séparant de certains éléments en grandes difficultés (Lonzo Ball, Jahlil Okafor et E’Twaun Moore).

    Prévisions en fin de saison 13ème (33 victoires pour 49 défaites)


    11ème

    Phoenix Suns (20 victoires, 31 défaites)

    Inside Basket

    Après un gros chambardement à l’intersaison pour gommer un exercice 2018-2019 catastrophique, les Suns ont voulu injecter du sang neuf pour donner les chances à un Devin Booker ou un Deandre Ayton de step up. Les arrivées de joueurs comme Aron Baynes, Frank Kaminsky, Dario Saric ou encore Ricky Rubio permettent de miser sur des joueurs encore assez jeunes mais suffisamment confirmés et efficaces pour accompagner le développement du noyau dur du groupe Booker-Oubre-Ayton. Car le développement de ses jeunes demeure un problème pour la franchise depuis plusieurs saisons, une tâche à laquelle Monty Williams fraîchement débarqué veut remédier, conscient du potentiel et des perspectives qu’offrent ce roster.

    Après un démarrage très encourageant (7-4), les Suns sont vite retombés dans une spirale de défaite avant de rebondir fin décembre et en janvier (9 victoires). Le bilan est tout de même nettement plus satisfaisant et encourageant, les Suns étant toujours dans la course pour décrocher l’un des deux derniers spots à l’Ouest. Une place somme toute logique pour une équipe qui revient de loin à l’image du pivot bahaméen Ayton, suspendu 25 rencontres en début de saison pour contrôle positif à un diurétique. Une balle tirée dans le pied qui a néanmoins été atténuée par le leadership de Booker, plus efficace dans le jeu et qui partage désormais les responsabilités en attaque avec Rubio et Oubre. Il reste néanmoins plusieurs choses à améliorer à commencer par le jeu intérieur et le rendement des recrues Baynes et Kaminsky tous deux blessés ou encore de la défense, véritable point d’interrogation du coaching de Williams.

    Les Suns peuvent néanmoins nourrir de grands espoirs avec Booker à la manœuvre et doivent encore faire progresser leurs jeunes espoirs. Même si les supporters attendaient autre chose des recrues, l’effectif de la saison prochaine devrait fortement ressembler à celui de cette année, Phoenix disposant de très peu de salary cap et chercheront sûrement à prolonger Aron Baynes ou bien tenteront de monter un échanger pour réajuster plusieurs choses. En attendant place aux jeunes, que les Suns prennent le temps de les développer et de se créer une rotation suffisamment solide pour rester sur une bonne dynamique et un bilan de victoires convaincant.

    Prévisions en fin de saison 11ème (35 victoires pour 47 défaites)

    L’avis du supporter ClutchTime : Tedesco

    Pour les Suns on est sur une saison un peu ambivalente, D’un côté on fait une saison bien meilleure que l’année passée mais d’un autre côté, le début de saison nous a fait espérer plus. Les deux gros points positifs de la saison c’est évidemment Devin Booker qui est encore meilleur que l’année dernière et Mikal Bridges qui devient un leader défensif. Parmi les points négatifs, je note surtout l’incapacité à garder une cohérence de jeu, matchs après matchs, ce qui peut s’expliquer par le nombre de blessures phénoménal. Sur le dernier match nous n’avions que trois remplaçants. Pour Elie Okobo je suis déçu de sa saison , on lui a donné sa chance et il a été trop timide , il joue propre mais n’apporte pas assez au collectif. Pour ma part il risque de devenir une monnaie d’échange lors de la trade deadline et ne sera sûrement pas resigné en fin de saison.

  • L’été 2021 de Rudy Gobert !

    L’été 2021 de Rudy Gobert !

    Chaque été, la NBA est pleine de rebondissement durant la Free Agency, plusieurs joueurs vont et viennent dans différentes franchises pour des raisons diverses, certains pour ne pas finir leurs carrières sans bague ( David West, Gary Payton, Karl Malone ou encore Kevin Durant ) et d’autres pour trouver la franchise qui leurs conviendraient ( Lebron James ou encore Kawhi Leonard ). C’est pour cela qu’aujourd’hui, Clutch Time vous plonge dans des suppositions quant à l’avenir de notre Gobzilla National.

    Rudy Gobert : double Défenseur de l’année
    Source : @rudygobert27

    Agent libre en 2021, Rudy Gobert va avoir un choix très important à faire pour la suite de sa belle carrière, en possession de deux titres de défenseur de l’année, beaucoup d’équipes vont vouloir acquérir un tel joueur et même si Rudy semble déterminé à rester dans l’Utah pour le reste de sa carrière, Clutch Time se pose la question de ce que donnerait le départ de Rudy dans une autre franchise et surtout, quelle(s) franchise(s) seraient prêtes à attirer le joueur ?

    • Statistiques en Carrière : 11.5 points / 14.5 Rebonds / 2.2 Contres
    • Statistiques en 2019/2020 : 15.4 points / 14.5 Rebonds / 1.9 Contre

    Pourquoi partir du Jazz ?

    Un départ pour enfin devenir All-Star ?

    Rudy Gobert est heureux au Jazz, c’est clair et concis mais parfois, cela n’est pas suffisant pour un joueur majeur en NBA. Aujourd’hui, Rudy n’a pas encore connu la saveur du All Star Game tout en étant l’un des joueurs les plus importants de son équipe et même s’il y a de forte chance qu’il le soit cette année, cela serait en grande partie une conséquence des blessures de joueurs dominants à son poste comme Karl-Anthony Towns ou encore Nikola Vučević (revenu de blessure depuis).

    Rudy Gobert ému après avoir appris qu’il ne serait pas All-Star

    Cette situation peut sembler être un problème minime dans sa décision lors de la Free Agency mais la réalité est que cette distinction semble être très importante pour lui, au point de ne pas pouvoir retenir ses émotions lors d’une session média le 1er février 2019 après la révélation des réservistes du match des étoiles.

    La raison principale à cette non-sélection est directement liée à sa situation sportive actuelle. En effet, Rudy joue dans un petit marché et même si cela n’empêche pas les joueurs du calibre de Devin Booker ou encore Nikola Jokić d’être dans les votes pour le All-Star Game, cela se révèle plus difficile lorsque l’on est considéré comme un spécialiste de la défense.

    Dans une NBA complètement offensive, les fans ne souhaitent pas spécialement voir ce type de joueur étiqueté à un rôle défensif durant le All Star Game sauf dans de rares exceptions comme Al Horford, Paul Millsap ou encore Draymond Green qui ont été sélectionnés en grande partie grâce aux succès de leurs équipes respectives.

    Un départ afin de pouvoir enfin reconnaître ses qualités offensives ?
    Rudy Gobert surnommé The Stifle Tower, The French Rejection ou encore Gobzilla
    Source : @rudygobert27

    La seconde raison d’un possible départ pourrait être le manque de résultats en playoffs. Durant les dernières années, Rudy a exprimé plusieurs fois une grande frustration sur son rôle offensif dans cette équipe du Jazz mais également une difficulté constante rencontrée par son équipe afin d’augmenter l’intensité et le niveau de jeu durant les Playoffs comme une équipe prétendante au titre se doit de le faire.

    Même si tous les joueurs passent par cette phase de frustration, Rudy n’a jamais dépassé le second tour des Playoffs durant ses sept années professionnelles en NBA. A ce rythme, si le front office ne fait rien pour changer cette situation, il est probable que ce dernier décide de changer d’air.

    Cette saison, Rudy Gobert se présente tout de même comme un joueur, à plus de 67% de réussite au tir tout en prenant moins de tir que l’année dernière (8.5 cette année contre 8.8 l’année dernière) ce qui montre une grande problématique dans le style de jeu du coach du Jazz.

    En effet, Quin Snyder, coach du Jazz, ne semble pas écouter son pivot, pourtant très important a la réussite de l’équipe, en lui donnant plus de responsabilités offensives et surtout, en lui offrant des systèmes offensifs qui pourraient mettre à mal beaucoup d’équipes en NBA qui se repose énormément sur le Small Ball.

    Un départ décidé par amitié ?

    Cette hypothèse est peu probable mais the Stifle Tower, comme beaucoup de monde le surnomme, pourrait avoir des envies de départ pour jouer avec un ami, un peu comme son ex-coéquipier au Jazz en 2016-2017, Boris Diaw qui avait rejoint, durant son prime, Tony Parker au Spurs et dont le rêve était de jouer en NBA avec son ami de toujours.

    Rudy Gobert et Evan Fournier
    Source : Kevin Couliau

    Rudy Gobert, pourrait donc être tenté de rejoindre Evan Fournier qu’il côtoie depuis sa jeunesse. Cela ne serait pas une mauvaise idée tant on a pu voir durant la Coupe du Monde 2019 en Chine que le duo avait une entente parfaite et surtout une aisance dans leurs nouveaux rôles de leader du basket Français (surtout que les deux Français ont le même agent, Bouna Ndiaye). Cependant, la question se pose de savoir si cette entente est suffisamment impressionnante pour être efficace en NBA.

    Il est également possible de citer Ian Clark avec qui Rudy Gobert est devenu très proche mais qui est parti malheureusement très rapidement du Jazz pour connaître une petite carrière intéressante avec les Warriors avant de rejoindre désormais les Flying Tigers de Xinjiang en Chine et dont le retour en NBA semble utopique.

    Quelles Franchises en cas de départ ?

    Les Warriors

    Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson et D’angelo Russell
    Source : @warriors

    En 2021, Stephen Curry (33 ans) et Klay Thompson (31 ans) seront toujours dans de très bonnes conditions pour retrouver le chemin des finales et l’ajout d’un double meilleur défenseur de l’année dans une raquette déjà bien servie par un certain Draymond Green pourrait devenir très bénéfique. Ajouter une telle raquette au côté de l’un des backcourt les plus talentueux de la NBA et les Warriors pourraient disposer de l’une des équipes les plus létales de la NBA.

    Actuellement, les Warriors sont dans une période très difficile avec beaucoup de blessures dont des joueurs défensifs assez importants comme Klay Thompson ( out pour la saison ) ou encore Draymond Green qui a connu une petite absence au début de la saison.

    Rudy comblerait incontestablement les problématiques de cette équipe des Warriors grâce à l’ajout de ses qualités dans les domaines nécessaires à cette équipe comme :

    • Les Rebond ( 44.1 Prises par match et seulement 21eme de la ligue )
    • La défense ( 20eme défense de la ligue )

    Finalement, même si l’équipe n’est pas au complet, il est évident que la perte de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Demarcus Cousins amène des problèmes défensifs qu’un Rudy Gobert pourrait clairement compenser.

    Par ailleurs, comme on a pu l’apercevoir avec Demarcus Cousins, Steve Kerr n’hésite pas à mettre des systèmes offensifs au poste pour ses pivots sachant que Steve Kerr à réussi a réduire les tentatives de Demarcus à 3 points de six tentatives par match en 2018 avec les Pelicans, a trois tentatives par match en 2019 sous ses ordres.

    Aujourd’hui, Rudy Gobert serait un profil parfait pour les Warriors qui pourrait non seulement redonner une dimension effrayante à cette équipe mais surtout, avoir un rôle offensif plus intéressant. Une équipe comme les Warriors donne une réelle opportunité de participer au match des étoiles car en étant suffisamment sérieux et raisonné, si Draymond Green a été honoré de cette sélection à trois reprises, Rudy pourrait tout à fait l’être également sous les couleurs de San Francisco.

    Les Mavericks

    Luka Dončić et Kristaps Porziņģis , le duo qui représente l’avenir des Mavericks
    source : @dallasmavs

    Comment ne pas évoquer les équipes dans lesquelles Rudy Gobert pourrait se retrouver sans parler de la franchise qui accueille pas moins de huit nationalités différentes dans son roster dont quatre joueurs européens en 2020.

    Mark Cuban, le propriétaire des Mavericks, adore les Européens depuis l’arrivée d’un certain numéro 41 dans son équipe à la fin des années 90 (échange avec les Bucks de Milwaukee) . Une raquette complémentaire telle que Porziņģis -Gobert ferait clairement rêver n’importe quel Européen fan de Basket avec à la baguette un magicien tel que Luka Dončić.

    Cependant, c’est une équipe qui est déjà 4ème au rebond dans toute la ligue avec 47.6 prises par match donc l’apport de Rudy, certes majeur, ne serait pas aussi énorme que dans une équipe qui a réellement besoin de tout ce que Rudy Gobert peut apporter dans un secteur intérieur.

    De plus, Dallas étant l’une des plus grosses villes des Etats-Unis, les exploits de Rudy pourraient être un peu plus reconnu même si un jeune Slovène déjà sur place et adulé par la ville entière risque de bloquer une place au All-Star Game pour les dix prochaines années.

    Cela ne représente donc sûrement pas une meilleure solution pour Rudy que sa situation actuelle au Jazz car partir de sa ville de toujours pour rester bloqué par un joueur plus spectaculaire et beaucoup plus jeune que lui-même ne semble pas être la meilleure opportunité pour Rudy même si nous sommes nombreux à vouloir, un jour, voir une association Rudy-Luka pour le simple bonheur des fans de la ligue.

    Le Heat de Miami

    Jimmy Butler et Pat Riley, le président du Heat
    Source : @MiamiHEAT

    Le soleil de South Beach est une destination plutôt plaisante pour n’importe quel joueur, surtout lorsque la philosophie de la franchise colle parfaitement à l’image du joueur en question.

    Le Miami Heat se présente comme une équipe au potentiel défensif très intéressant avec des joueurs qui aime cet art un peu trop souvent négligé qu’est la défense. Pourtant, le Heat n’arrive pas à réellement faire partie de l’élite dans le secteur défensif ( seulement 14eme défense de la ligue ) et cette problématique passe par le manque de pivot qui se fait réellement sentir au niveau des rebonds ( Seulement 45 Prises par match ce qui place le Heat à la 16ème place dans la ligue ).

    Rudy serait donc un talent intéressant dans cette belle équipe de Miami et même si Erik Spoelstra a connu plusieurs difficultés dans l’utilisation de ses pivots depuis ses débuts en 2008, il ne faut pas négliger le fait qu’en dehors de Chris Bosh qui n’est pas réellement un pivot, Spoelstra n’a jamais eu de pivots talentueux sous ses ordres sauf peut-être Hassan Whiteside mais qui fut un joueur difficile à coacher.

    Le duo Spoelstra et Rudy à de fortes chances d’être une bonne connexion car sous les ordres de Pat Riley, un joueur qui travaille dur sera apprécié et respecté au sein de la franchise et des fans et c’est exactement le cas pour Rudy.

    Enfin, dans l’hypothèse où le Heat réussisse à garder Bam Adebayo d’ici 2021, une raquette Adebayo-Gobert pourrait offrir un rempart défensif impénétrable et faire passer un cap à cette équipe du Heat qui semble, aujourd’hui, manquer d’un réel Pivot intimidateur.

    Les Pelicans

    L’avenir des Pelicans
    Source : @chris_granger

    À première vue, cela peut paraître étrange mais il semble envisageable qu’à partir de 2021, Zion Williamson soit potentiellement à la hauteur des espérances, que Lonzo Ball et Brandon Ingram soient prolongés mais également bien plus matures et performants et surtout que l’équipe se développe efficacement avec Jaxson Hayes ou encore Nickeil Alexander-Walker.

    Dans cette hypothèse, il n’est pas impossible de voir Rudy atterrir dans une équipe potentiellement outsider pour le titre qui possède un manque cruel de pivot(s).

    Le phénomène offensif que peut devenir Zion Williamson associé à un Rudy dans son prime pourrait inciter le Français à rejoindre l’air de la Louisiane et une franchise à fort accent francophone dans le pays de l’Oncle Sam.

    Cela reste cependant une grande hypothèse quant à l’avenir de cette franchise mais c’est la raison pour laquelle l’imagination joue un rôle important dans la création de ces différents scénarios.

    L’association Zion et Rudy dans une raquette serait loin de déplaire à un grand nombre de fans et même si au premier abord, leur complémentarité ne colle pas réellement à cause d’un manque cruel de tir à longue distance, la réponse viendrait à terme de Zion lui-même qui pourrait développer un shoot suffisamment efficace d’ici deux ans ? Seul l’avenir nous le dira.

  • Weekly Recap #1 Western Conference

    Weekly Recap #1 Western Conference

    Pour la première fois, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point hebdomadaire sur les équipes et joueurs de la ligue pour chaque conférence

    Bilan des équipes de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Los Angeles Lakers (4-1)

    On assiste pour l’instant à un début de saison très convaincant de la part de LeBron et sa bande. En dépit d’une défaite inaugurale face au grand rival, les Clippers (112-102), les angelinos restent sur une excellente série de quatre victoires de suite, avec la manière s’il vous plaît. Ex-aequo avec les Spurs et Minnesota, la bataille pour les places en playoffs s’annoncent néanmoins longue et dure pour les hommes de Vogel.

    Il est enfin là le duo tant attendu. LeBron James (26 points, 7 rebonds, 10 passes) et Anthony Davis (29 points, 11.5 rebonds, 3 contres) peuvent enfin faire étalage de leur talent sur un parquet et il faut reconnaître que les deux gaillards répondent présents. Les deux superstars cumulent ainsi 55 des 111 points de moyenne inscrits par les Lakers avec une énorme facilité, doublée d’une motivation à toute épreuve, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’association de Kobe et du Shaq au début des années 2000.

    San Antonio Spurs (4-1)

    Une fois n’est pas coutume, les Spurs entament une saison très prometteuse. Avec une démonstration faite sur le parquet flambant neuf du Chase Center des Warriors (127-110), Popovich et sa bande réalisent un début d’exercice convaincant et toujours invaincus au AT&T Center. Raison de plus d’étendre cette invincibilité sur les cinq prochains matchs (quatre se joueront à domicile) et conforter leur position.

    Il n’en demeure pas moins que la marge de progression des Spurs demeure assez importante. La locomotive texane Demar DeRozan (21.5 points, 4.5 rebonds et 4 passes) compte pour l’instant sur des partenaires expérimentés qui montent doucement en régime, à l’image de Aldridge (18 points, 7.5 rebonds et 2 contres) ou de Rudy Gay (11 points, 7.5 rebonds), et de jeunes cadres plutôt convaincants. Avec les talents reconnus du Pop, nul doute que tout ce petit monde sera se mettre en ordre de marche au fil de la saison, rendant les éperons encore plus redoutables.

    Minnesota Timberwolves (4-1)

    Incontestablement la bonne surprise à l’ouest. Minny réalise un exercice 2019-2020 tonitruant avec pas moins de trois victoires acquises en terrain ennemi et une première place ex-aequo avec les Lakers et les Spurs. Un juste retour des choses pour cette équipe qu’on annonce depuis plusieurs saisons comme un potentiel contender à l’ouest mais qui a souvent déçu. Loin de nous l’idée de nous enflammer pour les Wolves mais Ryan Saunders peut se satisfaire de ses loups qui assurent sur le plan offensif avec des succès mérités.

    Plusieurs joueurs ne sont pas étrangers à cette réussite. Autour de Karl-Anthony Towns (27 points, 11.5 rebonds et 4 passes), le pivot peut se féliciter de voir enfin Andrew Wiggins (20.5 points, 5.5 rebonds et 2 passes) assumer son rôle d’accélérateur de particules en prenant des tirs et en s’investissant d’avantage des deux côtés du terrain. À la baguette l’expérimenté Jeff Teague (14 points, 7 passes) organise avec brio ce petit monde qui dégage une sérenité intéressante.

    Mention(s) honorable(s)

    Los Angeles Clippers (4-2)
    Utah Jazz (4-2)


    Les déceptions du début de saison

    Sacramento Kings (1-5)

    Il faut admettre que Sacramento déçoit en ce début de saison. Alors que l’ambition des Kings était de rompre avec le mauvais sort depuis plusieurs saisons mais surtout d’être dans la continuité de la saison dernière, Luke Walton entame de la pire des manière l’exercice 2019-20. Avec cinq défaites de rang, dont deux grosses fessées face aux Suns (124-95) et Utah (81-113), les Kings doivent impérativement remonter la pente sous peine d’être très rapidement décrochés de la course aux playoffs qui s’annoncent encore plus dense cette année.

    L’effectif des Kings est néanmoins assez prometteur pour y parvenir. De’Aaron Fox (18.5 points, 3.5 rebonds, 6 passes), Bogdan Bogdanović (9.5 points) et Buddy Hield (17 points) sont assez loin des attentes de l’année dernière et nul doute que le retour de Bagley (blessure au pouce) et l’expérience de Barnes seront autant d’éléments rassurants pour Sacramento et les supporters afin de ne pas revivre une saison cauchemardesque.

    Golden State Warriors (1-5)

    Un début d’exercice cauchemardesque pour les finalistes en titre. Quel surprise (mauvaise) pour les Warriors qui entament leur saison de la pire des manières. Il faut remonter à la saison 2011-12 pour trouver trace d’un début aussi chaotique après six rencontres. Golden State n’y est pas, depuis sa défaite inaugurale au Chase Center face aux Clippers (122-141) jusqu’à leur série de trois défaites de rang à domicile face aux Suns, Spurs et Hornets (oui oui Hornets), les hommes de Steve Kerr n’ont toujours pas remporté la moindre rencontre dans leur nouvelle enceinte. La semaine qui s’annonce ne devrait pas rassurer les fans avec pas moins de trois déplacements chez les Rockets, les Wolves et le Thunder, tout un programme.

    Il est vrai que le départ de Durant combiné à l’absence très longue durée de Thompson plonge l’effectif dans une incertitude mais de là à imaginer un tel scénario, c’est assez inattendu. Et comme si ça ne suffisait pas, Stephen Curry s’est blessé à la main et sera indisponible pendant plusieurs mois. Autant vous dire qu’avec toute la meilleure volonté de D’Angelo Russell (20 points, 5 rebonds, 6.5 passes) et de Draymond Green, le compte n’y est pas. L’effectif se retrouve ainsi trop limité du banc jusqu’aux titulaires pour assumer l’héritage des saisons passées et maintenir un niveau de performance suffisant.

    New Orleans Pelicans (1-5)

    Pourtant une des équipes les plus prometteuse et talentueuse sur le papier, les Pelicans se vautrent depuis la semaine dernière. Avec une seule victoire face à Denver (122-107), les Pels déplorent un bilan de cinq défaites qui les plongent (déjà) dans le bas de classement. Alvin Gentry doit en effet faire face à plusieurs pépins, dont le plus important, Zion Williamson.

    L’absence du numéro un de la draft pénalise fortement ces Pelicans qui n’en demandant pas tant. Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 7 passes) ou encore Lonzo Ball (12 points, 5 rebonds, 7 passes) sont loin d’être à la hauteur et le seul talent de Brandon Ingram (23.5 points, 7.5 rebonds et 4 passes) ne suffit pas à offrir des prestations convenables. Malgré un temps de jeu plutôt bien réparti, le banc de New Orleans n’est guère plus convaincant en dépit du talent.


    Le match de ce début de saison

    Los Angeles Clippers 112-102 Los Angeles Lakers

    Assurément La grosse affiche de la soirée, voire de la semaine. Quoi de mieux pour débuter la saison qu’un match entre frères ennemis luttant pour le trône de la cité des anges. Sur le papier en tout cas, cette affiche devait tenir toute ses promesses. Alors que la rencontre fut serrée durant les trois premiers quart-temps, les Clippers vont exécuter un run magistral (19-7) dans le dernier quart pour s’imposer 112-102. Grâce à Kawhi Leonard (30 points, 5 rebonds, 6 passes), titré avec les Raptors la saison dernière face son ex-coéquiper du soir Danny Green (28 points, 7 rebonds), les Clippers et leur banc (60 points inscrits) vont s’offrir une première victoire de prestige face aux Lakers de James (18 points, 10 rebonds, 8 passes) et Davis (25 points, 9 rebonds, 5 passes).

    Classement


    Bilans des joueurs de la Conférence Ouest


    Tendance du début de saison

    Les satisfactions du début de saison

    Anthony Davis (28.5 points, 11.5 rebonds, 3 contres)

    Kawhi Leonard (29.3 points, 7.3 rebonds, 5.7 passes)

    James Harden (35.3 points, 4.3 rebonds, 7.7 passes)

    Mention(s) honorable(s)

    Karl-Anthony Towns (27.3 points, 11.5 rebonds, 4 passes, 2.5 interceptions)
    Damian Lillard (29.8 points, 5.5 rebonds, 7.8 passes)
    Lebron James (25.5 points, 8 rebonds, 11.2 passes)
    Luka Dončić (26.7 points, 10.3 rebonds, 9.5 passes)


    Les déceptions du début de saison

    DeAndre Ayton (mention spéciale) : Le pivot bahaméen, premier choix de draft en 2018, a été suspendu par la NBA jeudi dernier pour infraction aux règles d’antidopage. Le pivot des Suns a été contrôlé positif à un diurétique et sera suspendu pendant 25 matchs.

    Eric Gordon (9.3 points, 1.2 rebonds, 0.8 passes)

    Jrue Holiday (14 points, 4 rebonds, 6.8 passes)

    Bogdan Bogdanović (9.4 points, 2.4 rebonds, 3.1 passes)

    La performance de ce début de saison

    Anthony Davis

    Le pivot des Lakers a confirmé l’une des raisons pour lesquelles les dirigeants des Lakers voulaient l’associer à LeBron aux Lakers. Le numéro 3 s’est fendu d’un impressionnant double double en inscrivant 40 points et en prenant pas moins de 20 rebonds lors de la victoire contre les Grizzlies (120-91). Une performance exceptionnelle pour un joueur qui nous rappelle aux bons souvenirs du Shaq’ des années 2000 et qui prouve année après année qu’il est bien l’un des meilleurs au monde à son poste.

    Le Cinq Majeur de ce début de saison

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Damiam LillardJames HardenKawhi
    Leonard
    Anthony
    Davis
    Karl-Anthony
    Towns
  • NBA Rewind #4 : Chris Paul aux Lakers, histoire d’un transfert avorté

    NBA Rewind #4 : Chris Paul aux Lakers, histoire d’un transfert avorté

    Chaque semaine Clutch Time vous propose de faire un bond dans le passé afin de revivre et de réécrire un fait marquant de la NBA qui aurait pu changer le cours de son histoire.

    Cette semaine, on continue notre série avec un flashback vers l’année 2011. Alors que Chris Paul, joueur des Hornets (de la Nouvelle Orléans) arrive sur sa dernière année de contrat, les Lakers en pleine reconstruction, décident de passer à l’action afin d’attirer le meneur All-star lors de l’intersaison 2011. Mais rien ne se passera comme prévu.

    La fin d’un cycle aux Lakers

    A-t-on encore besoin de présenter les Lakers de Los Angeles ? L’une, si ce n’est l’équipe la plus emblématique de la ligue et du sport aux États-Unis, la franchise californienne regorge de grands noms du basket décennies après décennies depuis sa création en 1948. Au crépuscule de la décennie, les Lakers restent sur une série exceptionnelle de trois finales consécutives ponctuée par deux titres en 2009 et 2010. Tout va donc pour le mieux pour les « Angelinos ». Pourtant, alors que le champion sortant claque un nouvel exercice solide en saison régulière (57-25, 2ème à l’Ouest), les hommes de Phil Jackson se plantent royalement au second tour des PO face aux Mavericks de Dallas subissant un sweap retentissant. Une sortie bien mal choisie pour le coach emblématique des Lakers, qui avait annoncé son intention de quitter le banc des Lakers après un ultime exercice en guise de tournée d’adieu.

    Un retournement de situation qui va progressivement plonger dirigeants et joueurs dans l’incertitude la plus totale quant à la direction que va prendre la franchise après cet échec cuisant. Il est important de rappeler à quel point les Lakers ont laissé leur empreinte depuis plus de dix ans en NBA. Avec sept finales et cinq titres, les violets et or sont parvenus à réinstaller Los Angeles au centre des discussions et le Zen Master y est pour beaucoup dans cette réussite. Autour du duo Kobe & Shaq puis de Kobe & Gasol, Phil Jackson a su réunir les ingrédients qui firent sa réussite aux Bulls dans les années 90 afin de bâtir une nouvelle dynastie. Menée par son franchise player emblématique, Kobe Bryant, les Lakers doivent désormais proposer un projet au moins aussi ambitieux pour convaincre l’arrière all-star qu’il a fait le bon choix en prolongeant en 2010.

    Rebâtir un nouveau projet

    Afin d’entamer une reconstruction rapide, le GM des Lakers, Mitch Kupchak, souhaite ouvrir un nouveau cycle pour une équipe jugée vieillissante et qui a besoin de sang neuf pour être à nouveau compétitive. Une cure de rajeunissement nécessaire il est vrai à la vue de la moyenne d’âge de l’effectif (30 ans) alors que certains éléments arrivent en fin de contrat et que les Lakers disposent d’une marge financière très limitée pour attirer un gros poisson. La free-agency 2011 n’est guère plus intéressante aux yeux des dirigeants des Lakers. À l’exception du cadet des Gasols (Marc) qui dispose d’une restricted option avec les Grizzlies et du pivot texan Tyson Chandler, la franchise n’a guère plus de choix pour opérer un changement important à moyen terme. Kupchak n’a d’autre choix que d’entamer des négociations et monter un trade avec une franchise et c’est vers le meneur des Hornets de la Nouvelle Orléans, Chris Paul, que son choix se porte.

    Les Hornets de Charlotte

    Commençons d’abord par un petit retour en arrière. La franchise des Hornets voit d’abord le jour en 1988 du côté de la Caroline du Nord dans la ville de Charlotte. Issue d’une expansion de la ligue à la fin des années 80, l’équipe ne tarde pas à se faire un nom au sein de la ligue dans les années 90, autour de joueurs talentueux de Mugsy Bogues à Larry Johnson en passant par Alonzo Mourning. Mais au fil des saisons, la fréquentation du Coliseum de Charlotte diminua de manière très inquiétante aux yeux des dirigeants. Le propriétaire George Shinn, alors en délicatesse avec la justice, la ville et les finances, décide de délocaliser la franchise vers la Nouvelle Orléans en 2002.

    La Nouvelle Orléans, nouvelle ville pour un nouveau départ

    La Nouvelle Orléans va connaître une intégration compliquée durant ses premières années en NBA. Débutant d’abord pendant deux saisons en Conférence Est, les Hornets seront envoyés au sein de la Division Sud-Ouest de la Conférence Ouest dans laquelle elle concourt encore aujourd’hui. Mais l’ouragan Katrina en août 2005 qui causa la mort de plus de 1 800 personnes principalement dans l’état de la Louisiane et au Mississippi va contraindre la nouvelle franchise de se relocaliser temporairement à Oklahoma City (Oklahoma) dans le Ford Center (actuel Chesapeake Energy Arena du Thunder) et il leur faudra patienter deux ans avant de retrouver la Nouvelle Orléans lors de la saison 2007-08.

    Les Hornets vont néanmoins tourner cette triste page de leur histoire et celle des Baron Davis, Jamal Mashburn, David Wesley et Jamaal Magloire pour se reconstruire autour de la draft 2004 et de son 4ème choix, Chris Paul. Le jeune meneur devient rapidement la star d’une équipe désespérément en quête d’ambitions depuis plusieurs saisons pour relancer une franchise engluée dans la seconde moitié de tableau. En dépit des recrues Peja Stojaković et David West, les Hornets ne parviennent pas à dépasser le stade du second tour des PO (2008) et il se dit alors que Chris Paul, à qui il reste une année de contrat, envisage sérieusement de poursuivre sa carrière sous d’autres couleurs que celle de la Nouvelle Orléans.

    Lock-out 2011

    En raison d’un lock-out qui paralyse la ligue depuis plusieurs mois, joueurs, propriétaires et officiels ne sont toujours pas parvenus à un accord pour débuter l’exercice 2011-2012. La raison du désaccord tient principalement dans le fait que plusieurs marchés sont moins attractifs que d’autres et que cette inégalité sur le plan sportif se traduit aussi par des inégalités de revenus. Certains dirigeants craignant qu’un écart plus important se creuse chaque année dans la ligue alors que les joueurs défendaient leur salaire et une facilité de transfert plus accrue, la NBA consent à signer une nouvelle convention qui satisfait les parties.

    Pendant que dirigeants et joueurs cherchent un accord, le propriétaire des Lakers, Jerry Buss, négocie depuis quelques temps avec les Hornets pour faire venir Chris Paul en Californie. Dans le cadre d’un échange incluant Houston, les Lakers proposeraient dans ce deal Pau Gasol (envoyé à Houston) et Lamar Odom afin d’attirer le meneur de jeu quadruple all-star. Difficile alors d’imaginer les autres propriétaires restant les bras croisés face à une situation contre laquelle ils luttent justement depuis plusieurs mois. L’information commence à faire grand bruit dans la presse et elle n’est pas du goût de tout le monde, à commencer par le commissaire de la NBA, David Stern.

    Le Veto de la discorde

    A l’époque, les New Orleans Hornets sont la propriété de la ligue qui doit trouver un nouvel acquéreur après le départ du sulfureux George Shinn. Dell Demps, le GM, est censé avoir les pleins pouvoirs depuis 2010 mais il s’avère que lors des négociations, David Stern himself s’est immiscé dans le dossier CP3 pour ne pas remettre de l’huile sur le feu avec les autres franchises. En mettant son veto sur ce transfert, le commissaire de la ligue voulait mettre tout le monde d’accord pour ne pas être en contradiction avec ses nouveaux engagements et risquer de prolonger le lock-out.

    Quitte à empêcher un trade qui aurait pu (aurait dû ?) être bénéfique pour les parties prenantes, Stern déclarera néanmoins que la faute revenait en grande partie au GM des Lakers. De peur de ne pas opérer de mouvements suffisamment intéressant pour la franchise californienne et par impatience, Kupchak aurait décidé de rompre les discussions pour ne pas attendre que Chris Paul devienne agent libre à la fin de la saison 2011-12. Les Lakers trouveront donc un accord avec les Mavs pour balancer Lamar Odom à Dallas où il ne retrouvera jamais son niveau de jeu et deviendra un paria de la ligue.

    Cet échange semblait pourtant intéressant sur le papier. Los Angeles envoyant d’abord Pau Gasol et Lamar Odom aux Hornets afin de récupérer Chris Paul, les Hornets devaient échanger par la suite l’espagnol aux Rockets contre Luis Scola, Kevin Martin, Goran Dragic ainsi qu’un premier tour de draft 2012. En coulisse un joueur fulmine à l’idée d’avoir eu une telle offre lui passé sous le nez, c’est Chris Paul. Le joueur de la Nouvelle Orléans est mécontent de sa situation en Louisiane. Le meilleur meneur de la ligue est lassé de perdre plus de matchs qu’il n’en gagne, il ne s’imagine pas honorer sa dernière saison et décide de stopper les entraînements avec les frelons à la reprise des matchs de saison régulière.

    Pire encore l’entourage du joueur avance l’hypothèse qu’une plainte pourrait être déposée contre la ligue et David Stern pour contester cette décision. Les Hornets doivent donc s’activer afin de récupérer une contrepartie suffisamment intéressante pour CP3 tout en faisant gaffe de ne pas froisser les autres franchises et son meneur de jeu. Et à la surprise générale Paul va bel et bien atterrir en Californie mais sous les couleurs des Clippers. La NBA donne son aval pour ce transfert mais la contrepartie dans cet échange est néanmoins très maigre pour la franchise. Pour avoir balancer un joueur all-star, champion olympique, meilleur passeur et intercepteur de son histoire, les Hornets récupère l’arrière Eric Gordon, les intérieurs Chris Kaman et Al-Farouq Aminu ainsi qu’un premier tour de draft 2012 (Austin Rivers).

    Depuis 2011

    Chris Paul aux Lakers ça aurait pu avoir de la gueule quand même ! Imaginez un instant une association entre le meilleur meneur de l’époque avec le meilleur arrière shooter de sa génération, des soirées de playoffs, dans un Staple Center des grands soirs comme à l’époque du Shaq et de Kobe. Les Lakers auraient bien évidemment pu être des sérieux candidats au titre à l’heure des « Tres Amigos » de Miami et des redoutables Spurs. Ce trade aurait évidemment bouleversé la hiérarchie de la NBA en inversant plusieurs tendances à commencer par celle des Clippers qui n’auraient probablement jamais enchaînés les campagnes de PO entre 2012 et 2017, de San Antonio ou Oklahoma qui n’auraient peut-être jamais jouer les finales 2012, 2013, 2014. Enfin Kobe Bryant aura pu remporter de nouvelles bagues, approchant un peu plus son père spirituel, Michael Jordan en s’installant un peu plus dans le gotha des plus grands et offrant enfin un titre à Chris Paul.

    Le meneur aux neuf sélections au All-Star Game n’a néanmoins toujours pas trouvé la bonne formule et les succès qu’il aurait aimé accomplir en carrière, que ce soit aux Clippers de 2011 à 2017 puis lors des deux derniers exercices du côté des Houston Rockets. Devenu indésirable aux Texas, le joueur de 34 ans tente un nouveau challenge cette saison dans l’Oklahoma, un lieu qui l’a vu débuter dans la ligue de 2005 à 2007 au moment de l’ouragan Katrina. Les Lakers vont quant à eux enchaîner des saisons de moins en moins bonnes et vont lentement glisser vers un marasme sportif dont ils ne se relèveront pas avant 2018, saison de la signature du meilleur joueur de la ligue, LeBron James.

    Petit top 10 de Chris Paul sous le jersey des Hornets