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  • Justin Anderson – Retour sur la première partie de carrière du joueur

    Justin Anderson – Retour sur la première partie de carrière du joueur

    Depuis son passage à l’Université de Virginia, Justin Anderson alias « Simba » vit une carrière professionnelle en dent de scie. Le 21ème choix de la draft 2015 sera passé par la G-League cette saison afin de retrouver véritablement des certitudes et poursuivre son aventure en NBA. Voici un point sur la carrière du joueur.


    Un joueur prometteur à l’université

    Après un passage au lycée Montrose Christian où il compile 18,7 points, 4,7 rebonds et 3 passes décisives, Justin Anderson a le profil de l’ailier athlétique par excellence, qui multiplie les highlights sur YouTube. Sa défense engageante et pleine d’énergie lui permet de réaliser 1,8 interceptions et 1,6 contres par match, de quoi attirer les convoitises des plus belles universités. Et en effet, six universités tenteront d’attirer le natif de Montross avec entre autres Duke ou Maryland. Mais c’est Jason Williford qui le convainc finalement de venir à Virginia en 2012.

    Il jouera trois saisons à Virginia évoluant notamment aux côtés de Joe Harris et Malcolm Brogdon, et après avoir peaufiné sa défense et sa force, Justin amassera lors de sa dernière saison 12,2 points (à 47% au tir dont un 45% à 3 points), 4 rebonds, 1,7 passes décisives, 0,7 interception et 0,5 contre en 28 minutes de jeu pour 22 matchs sur 26 en tant que starter, avec un très beau PER de 23,8. Avec des stats solides et de belles récompenses individuelles (Meilleur 6ème homme de l’ACC dans sa 2ème saison et dans la 2ème équipe de l’ACC), il était fin prêt à rejoindre la grande ligue.

    L’ailier était vu comme un 1er tour avec au premier plan sa puissance et de grosses qualités athlétiques. Décrit tel quel, Anderson était vu comme un joueur n’ayant aucune faiblesse majeure apparente et qui aurait pu être vraisemblablement un premier choix de draft, mais c’est finalement parce qu’il n’avait pas de réelles qualités premières, comme au shoot qu’il n’a pas été retenu plus haut. En effet, ce n’est pas un grand passeur ni un grand dribbleur, il a même une fâcheuse tendance à commettre des pertes de balles mais aussi à manquer de réussite en un contre un.

    Avec 4 rebonds par match en université, on regrette finalement qu’il n’ait pas plus mis à contribution ses qualités d’athlètes pour devenir un spécialiste en la matière. Enfin, ses sélections de tirs n’ont jamais été très bonnes, sa mécanique de tir n’était pas commode et même s’il avait de bons pourcentages, il aurait très logiquement régressé en NBA. Il fallait pour cela travailler, car Anderson avait tout pour devenir un joueur d’exception en NBA.


    Draft Day : Direction Dallas !

    Le soir du 25 juin 2015 s’ouvre la soirée de la draft NBA. Les noms de KarlAnthony Towns à Minnesota comme 1er choix, puis D’Angelo Russell aux Lakers ou encore Kristaps Porzingis aux Knicks sortent les uns après les autres, jusqu’à la 21ème place, celle des Mavs. Dallas n’a pas été très actif lors des récentes drafts depuis l’arrivée de Dirk Nowitzki et même si la franchise de Mark Cuban restait encore assez compétitive (Deron Williams, Chandler Parsons ou encore Wesley Matthews, arrivés lors de la FA 2015), l’Allemand s’approchant doucement de la retraite, il fallait penser à l’après-Dirk et commencer à préparer à l’avenir.

    Si plusieurs noms restaient comme Montrezl Harrell, Bobby Portis ou encore Rondae Hollis-Jefferson, l’équipe texane sélectionnera finalement Justin Anderson (accompagné de Satnam Singh en 52ème position, le premier joueur indien à être drafté en NBA, ce qui lui vaudra un documentaire nommé One of a Billion). Un choix cohérent et intelligent en somme pour Dallas, qui n’est pas réputée pour être une équipe très athlétique et défensive sur le papier.


    Une première saison rookie révélatrice


    Justin Anderson sous le maillot des Dallas Mavericks – Photo by Tim Fuller

    Après une bonne Summer League, Simba n’aura pas souvent sa chance lors de la première partie de saison et alternera NBA et D-League (ancien nom de la G-League) avec les Texas Legends en partie à cause de Rick Carlisle qui fait peu jouer ses rookies. Mais une blessure de Chandler Parsons en deuxième partie de saison donnera l’occasion à Justin Anderson de montrer de quoi il est capable à Carlisle et qu’il peut être un très bon energizer en sortie de banc. Son apport athlétique et défensif sera un plus pour l’équipe, il jouera même 8 fois titulaire sur les 10 derniers matchs de saison régulière avec un bilan de 7 victoires et 3 défaites pour Dallas qui finira 6ème de conférence Ouest.

    Au premier tour ils affronteront le Thunder avec comme 5 de départ Westbrook, Roberson, Durant, Ibaka et Adams, de quoi passer un mauvais quart d’heure pour les Mavs, mais aussi de quoi révéler un peu plus le talent du jeune Justin Anderson qui aura la lourde tâche de défendre sur KD alors au top de sa forme. Bonne chance pour l’éclipser ! Résultat des courses, 4-1 pour OKC malgré des Mavs vaillants mais trop faibles face à une équipe bien trop forte sur le papier.

    Sur ces play-offs, Simba aura montré sa hargne sur le parquet, avec entre autres des petits chambrages d’avant-match avec Villanueva sur les pas de danse de Westbrook et Cameron Payne mais aussi une passe décisive derrière le dos pour Mejri ou encore une claquette dunk sur un lancer-franc raté de Devin Harris sur la tête de… KD ! Une performance qui permettra à coach Carlisle de lui faire confiance pour la saison prochaine.


    Nouvelle saison, année de la confirmation

    Encore une fois Justin Anderson commencera par la Summer League et encore une fois, elle sera réussie. Après des play-offs satisfaisants lors de la dernière saison, il gagnera une place dans la rotation de Dallas et jouera en moyenne 15 minutes par match et améliorera son rendement offensif en passant de 3 à 6 points par match par rapport à sa première saison.

    Malheureusement, les texans commenceront très mal leur saison avec un horrible bilan de 4v-16d au mois d’octobre. Même s’il y aura du mieux par la suite, les Mavs font peine à voir. La trade deadline approchant à grands pas, le poste d’ailier semble bouché derrière Harrison Barnes (arrivé à la FA 2016) avec le reste des minutes partagé entre Simba et un rookie non-drafté, Dorian Finney-Smith, qui plaît énormément à Rick Carlisle.

    Il fallait n’en garder qu’un, les deux joueurs étant assez similaires sur leurs qualités, l’objectif pour le staff était de combler les lacunes au poste de pivot, véritable point faible des Mavs ces dernières années. Donnie Nelson, le GM des Mavericks, effectuera donc le transfert de Justin Anderson accompagné de Andrew Bogut et d’un premier choix de draft protégé 2017 vers Philadelphie contre Nerlens Noel.


    Le nouveau numéro 23 des 76ers et son nouveau head coach Brett Brown – Photo by Steven M. Falk (TNS)

    Les 76ers, toujours en reconstruction, cherchaient à se renforcer au poste d’ailier derrière Covington. Justin récupèrera donc un temps de jeu plus conséquent avec 20 minutes par match et améliorera encore une fois son apport en points mais aussi en rebond avec 4 prises par match. Son pourcentage au tir va également progresser avec un joli 46% d’adresse.

    Il réussira notamment un game winner face aux Knicks avec un floater sur Melo et enchaînera de belles performances au scoring avec 26 points au compteur lors du dernier match de saison régulière toujours face aux Knicks. Anderson devient très vite élément apprécié du public et de Brett Brown qui contribuera notamment à voir enfin les Sixers jouer les Play-offs la saison suivante.


    Saison de la déception et des blessures !

    Cette nouvelle saison pour Simba commencera assez mal. Après quelques matchs, il se blessera au tibia en novembre ce qui le mettra sur la touche pendant un mois et demi. Pendant ce temps-là, des joueurs comme Zhaire Smith ou Furkan Korkmaz se montreront très en forme. Il reprendra seulement à partir du mois de janvier avec un bon temps de jeu ce qui illustre encore une fois la patience des Sixers avec la condition physique de leurs joueurs.

    Malheureusement, il se blessera une nouvelle fois, à la cheville cette fois-ci, et ne jouera pas pendant un mois. Après cela, son temps de jeu sera considérablement affecté, jusqu’à même récolter des DNP et sa progression s’arrêta net. Il jouera néanmoins quelques matchs sans grand intérêt pour son équipe en toute fin de saison, la qualification étant acquise. L’ailier réussira à marquer tout de même 25 points dans le dernier match de SR face aux Bucks. Les play-offs seront à l’image de sa saison, à savoir peu de temps de jeu et des absences. Comme si ce n’était pas suffisant, le joueur subira une grosse blessure à la jambe après les playoffs, nécessitant une opération. Un énorme coup dur juste avant l’été qui ne s’annonce pas de tout repos.


    Nouvelle saison et nouvelle destination : Atlanta !

    Après un deal à trois entre OKC, les 76ers et les Hawks incluant Carmelo Anthony, Dennis Schröder, ses coéquipiers Mike Muscala et le français Timothé Luwawu-Cabarrot, Anderson atterrit donc avec un premier choix 2022 chez les Atlanta Hawks, qui viennent de repêcher le prodige Trae Young au passage. Une nouvelle équipe pour une nouvelle donne et synonyme de relance pour Justin après sa blessure à la jambe, ce qui le privera d’une dizaine de matchs pour commencer. Ses premières prestations seront plutôt discrètes avec un temps de jeu assez restreint à un poste occupé par Taurean Prince, DeAndre’ Bembry mais aussi Vince Carter.

    Il aura néanmoins l’occasion de se montrer sur le mois de décembre, sans grande réussite toutefois. Cette saison ressemblera à sa dernière saison avec les Sixers, peu de temps de jeu, plusieurs DNP, des joueurs au même poste qui ont fait des progrès et leurs preuves à l’inverse de Simba. Son irrégularité lui fait cruellement défaut et ses faibles performances quand il en a l’occasion avec du temps de jeu auront raison de lui. Avec une équipe d’Atlanta qui optera pour le tanking jusqu’en avril, Justin Anderson ne jouait plus grand-chose et certains proches commençaient alors à ressentir chez lui un manque de confiance.


    Justin Anderson sous le maillot des Hawks – Photo by Glenn James/NBAE via Getty Images

    La Free Agency 2019 arrivant à grands pas, Simba quittera l’état de la Géorgie et les Hawks renonceront à sa mid-level exception et à ses droits. Il devint donc agent libre non restreint. Mais au fur et à mesure que les autres joueurs libres signaient dans les franchises cet été-là, le nom de Justin Anderson n’apparaissait quasiment plus dans les médias. Néanmoins, les Wizards lui offriront sa chance en l’invitant à leur training camp où il effectuera avec la franchise du District de Columbia les matchs de présaison, sans succès puisqu’il sera coupé assez rapidement.


    Remise en selle en G-League

    Il signera donc un contrat en G-League avec les Raptors 905, équipe mineure de Toronto avec laquelle il arrivera en cours de saison. Il s’imposera comme un des leaders de l’équipe et proposera un basket proche de ses années universitaires et ses deux premières saisons en NBA. Ses 20 points et ses 6 rebonds de moyenne par match attireront l’œil des Nets qui lui proposeront un 10-day contract, peu concluant puisqu’il marquera seulement 3 points en 3 matchs pour un total de 16-17 minutes de jeu.

    Il ne sera pas gardé et retournera chez les 905 puis sera transféré chez les Long Island Nets, équipe mineure de Brooklyn, contre Henry Ellenson. Dans la continuité de son passage dans l’équipe mineure de Toronto, il finira par être nommé dans la 3rd All-G-League Team. Avec des nombreuses blessures chez les Nets (KD, Irving) et des cas de COVID-19 qui touchent les joueurs (DeAndre Jordan et Spencer Dinwiddie) mais aussi les joueurs qui ne prennent pas le risque d’aller à Orlando comme Wilson Chandler, il signera un contrat à Brooklyn pour participer à la suite de la saison.


    Si l’on regarde le parcours de Justin Anderson, on peut se poser la question de l’impact ou des répercussions des blessures sur sa carrière. Malgré cela il n’a jamais progressé dans les secteurs où il le fallait : sa mécanique de tir est restée identique et sa précision à 3 points n’est pas parfaite avec un petit 30%. Son playmaking n’a jamais été exceptionnel, mais il a montré du mieux dans ce domaine en G-League avec 3 passes décisives par match. On peut aussi noter son inconsistance sur le terrain, capable de mettre 15 points dans un match à 5/7 au tir et au match suivant n’en planter que 2 avec un 1/8 au tir.

    Tous ces points faibles ont finalement eu comme conséquences un manque d’intérêt des franchises NBA pour lui confier un rôle important dans un roster. Si ces questions demeurent toujours après 4 ans en NBA et une année en G-League, son passage aux Nets pour la reprise de la NBA à Orlando représente très certainement sa dernière chance de prouver sa valeur auprès des franchises. S’il réussit sa fin de saison, nul doute qu’une équipe le recrutera. Dans le cas contraire, est-ce que Justin Anderson continuera en G-League ou rejoindra la Chine ou l’Europe ?  À suivre.

  • NBA French Connection #7

    NBA French Connection #7

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Notre bilan de la semaine pour nos français aux États-Unis est plutôt inquiétant. Avec la blessure d’Evan Fournier, la mise au placard récente de Ian Mahinmi et les retours progressifs de certains joueurs en ligue de développement, nos frenchies traversent actuellement une mauvaise passe dont il va falloir se relever très rapidement si certains d’entre eux espèrent encore participer aux phases finales et même la fin de saison tout court, pour ne pas se sentir déjà en vacances avant tout le monde.


    Logan Cyrus AFP

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum semble se diriger inexorablement vers une fin de saison blanche. Le français n’a toujours pas pris part au moindre matchs des Hornets cette semaine et ce pour la 6ème semaine consécutive ! Une éternité. Sortis d’un long silence médiatique, le français de Charlotte s’est confié sur sa situation cette semaine au Charlotte Observer (article publié mercredi), l’occasion pour lui de faire son mea culpa sur sa saison alors que de plus en plus de voix s’élève pour le voir quitter la franchise.

    Je m’excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu’ils ont cru en moi et que ça ne s’est pas bien passé. Ça n’a pas fonctionné. Je n’ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais. J’aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette C’est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans […] Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste… je ne veux pas être celui qui dit « allez on y va, on se fout de l’entraîneur, il est nul, ne l’écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match. » Je ne ferai pas ça, je n’ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n’en ont pas besoin.

    propos recueillis par Scott Fowler, journaliste au Charlotte Observer

    « Batum a décidé que la meilleure chose qu’il pouvait faire était d’être la cheerleader la mieux payée au monde […] Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. »

    Scott Fowler pour le Charlotte Observer

    Mais le français ne tarit pas d’éloge quant à son équipe et ses joueurs qui réalisent une saison plutôt convaincante au vue des départs de l’intersaison. Batum en est conscient, sa situation à Charlotte est désormais dans une impasse et il ne tient qu’à lui de la résoudre afin de retrouver la confiance du groupe et de son entraîneur James Borrego qui peut espérer compter sur l’expérience et les qualités de meneur d’hommes du français dans le vestiaire.

    Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j’en serais très fier. Mais je ne pense pas que j’en ferai partie. 

    Désormais dans sa quatrième année de son contrat, avec un salaire de 25 millions de dollars, Nicolas possède une player option pour la saison 2020-21 d’une valeur de 27 millions et se retrouve à 99% tel un joueur intransférable aux yeux des autres franchises. Difficile donc de l’imaginer refuser une telle option malgré les critiques et le fait qu’il ne joue plus, alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un aussi bon contrat ailleurs.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (47% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.1stl, 0.2blk (61 matchs)

    Semaine assez cauchemardesque pour Evan Fournier qui s’est blessé au coude en milieu de semaine. Il s’agirait d’une entorse du ligament collatéral ulnaire droit qui pourrait le tenir éloigné des parquets pour plusieurs matches. Lors du séance d’échauffement, Evan Fournier a expliqué qu’il s’était complètement luxé le coude, et qu’il avait depuis passé une IRM. Son entraîneur Steve Clifford, lui aussi sujet à un soucis de santé cette semaine, a déclaré que Fournier était dans l’impossibilité de jouer ou de shooter pour le moment.

    La semaine avait d’ailleurs mal débuté pour l’arrière français, le Magic concédant une lourde défaite lundi face aux Blazers (130 à 107), rencontre durant laquelle le français s’est montré très maladroit (13 points à 5/14 FG), la faute à une excellente défense de Trevor Ariza. Mercredi Orlando s’est également incliné sur le parquet du Heat (113 à 116) dans un derby bouillant au cours duquel notre frenchie va terminer la rencontre avec 17 points (6/9 FG dont 3/4 à 3pts), une passe, deux interceptions et deux contres et une bonne défense sur Jimmy Butler.

    Côté médias, le français est revenu chez BeIn Sports, sur sa saison au Magic et sur ses ambitions en NBA et avec l’équipe de France en vue des Jeux cet été. L’occasion aussi de glisser plusieurs indices sur son avenir dans la grande ligue et sur l’éventualité pourquoi pas d’un jour jouer dans la grosse pomme, sous les couleurs des New York Knicks

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.2pts (70.1% FG, 62% FT), 13.9rbds, 1.5ast, 0.7stl, 2blk (61 matchs)

    Rudy Gobert et le Jazz repartent de plus belle cette semaine. Sur une série de quatre défaites fin février, Utah vient d’enchaîner cinq succès consécutifs, dont quatre cette semaine, et le tout en déplacement. Lundi Rudy nous a rappelé à quel point il pouvait manger ses vis-à-vis lors de la victoire face aux Cavs (126 à 113), terminant la rencontre avec 20 points (8/9 FG), 9 rebonds, une passe mais surtout deux interceptions et 5 contres ! Grâce à une très bonne défense sur Ante Zizic et Larry Nance Jr. (22 points, 10 rebonds à 41% au tirs pour les deux joueurs), le pivot du Jazz a activement le mode barbelé en défense cette semaine pour conjurer la mauvaise série de défaite

    C’est comme ça que l’on devrait jouer tous les soirs. C’est ça le Jazz. On ne peut pas le faire que contre des équipes moins bien classées non plus. On doit être capables de le faire quand les choses se compliquent, ou quand on joue de grosses équipes. Quand on communique, que l’on défend vraiment et que le ballon tourne en attaque, nous sommes une très bonne équipe. On doit rentrer sur le parquet tous les soirs avec la même confiance. Savoir que l’on peut être la meilleure équipe défensive de toute la NBA. Et que, quand le ballon tourne, on est très durs à défendre. Si on fait ces deux choses-là, on peut battre n’importe qui.

    Basket USA

    Une déclaration qui vient conclure une deuxième victoire en début de semaine face aux Knicks (112 à 104), avec encore un très bon match des deux côtés du terrain de notre français, qui aura eu la lourde tâche de défendre sur le massif ailier new-yorkais, Julius Randle et son style de jeu façon bulldozer. Le français va néanmoins terminer la rencontre avec 18 points (7/8 FG), 14 rebonds dont 4 offensifs, une passe et deux contres.

    De retour dans un rôle plus défensif face à Boston (victoire 99 à 94) et Detroit (victoire 111 à 105) ce week-end, le français a endosser le rôle de patron de la raquette. Face aux Celtics, Rudy s’est joué des hommes de Brad Stevens en annihilant les tirs ouverts des K.Walker et M. Smart sur les pick-and-roll, jouant beaucoup plus haut pour finir la partie avec 9 points (4/4 FG), 7 rebonds, deux passes et 3 contres. Rebelote samedi lors du déplacement dans le Michigan où Gobert va une fois encore faire étalage de sa maîtrise en défense sur Christian Wood (0/6 à 3pts), clôturant la semaine avec 10 points (2/3 mais 6/10 aux lancers), 12 rebonds, 3 passes, 3 interceptions et deux contres.

    La stat de la semaine : Gobert vient de connaître cinq matchs de suite à moins de dix rebonds, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2013-2014

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Voilà une situation à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Ian Mahinmi a complètement disparu de la rotation des Wizards depuis début mars et c’est d’autant plus inquiétant qu’aucune blessure ni contre performance majeure n’est venue influencer les choix de Scott Brooks. Avec trois nouvelles défaites en quatre matchs cette semaine et des pivots pas toujours au rendez-vous, la situation du français interpelle certains médias qui voient dans cette mise à l’écart une page qui se tourne aux Wizards pour le pivot. Interrogé en début de semaine sur cette situation, le joueur semblait lui aussi surpris mais pas résigné.

    Je ne sais pas encore mais c’est vrai que… On va voir ce que ça donne dans les prochains matchs. Tu sais, à ce stade, on est encore dans la course aux playoffs donc je vais me contenter de prendre les matchs les uns après les autres. Et si mon nom est appelé ou pas, ce n’est pas grave. Du moment qu’on gagne les matchs, c’est le plus important. Et puis, le temps du bilan personnel n’a pas encore sonné.

    Basket USA

    Plusieurs avis négatifs et critiques se sont élevées ces derniers temps sur le joueur français et son contrat démesuré (64 millions de dollars sur quatre ans) qui plombe les attentes des supporters et limite considérablement la marge de manoeuvre de Washington, notamment lors de la Trade Deadline. Souvent blessé depuis son arrivée en 2016. Mais le staff des Wizards avait jusqu’alors fait jouer le joueur cette saison, avec plus ou moins de réussite, afin de compenser des absences et un manque de joueurs suffisamment bons au poste. Alors se pourrait-il que notre ami Ian se soit fait devancer par ses rivaux aux poste depuis quelques semaines ?

    Difficile à croire car le joueur était il a peu encore le joueur le plus utilisé au poste bas dans l’équipe et même si le retour en forme de Bryant limite désormais le temps de jeu du français, on a du mal à croire que Mo Wagner ou Anzejs Pasecniks soient subitement passés devant dans la hiérarchie, excepté sur la vision du jeu à long terme. Mais le français préfère prendre les choses de haut, se projetant même cet été avec l’équipe de France aux Jeux de Tokyo avec laquelle il aimerait vraiment faire partie du groupe

    C’est vrai que là je me sens bien, je suis en bonne santé, et pourquoi pas. Je ne me fixe pas de limite et j’ai envie de me rendre utile à l’équipe de France si (ndlr : il insiste sur le « si ») besoin. Et j’avais envie de le faire savoir. C’est pour ça que je l’ai dit publiquement. Et si c’est une envie des joueurs et du sélectionneur, et de son staff, pourquoi pas. Moi, si je peux aider l’équipe à gagner un titre, une médaille, ou à se battre contre les plus grands au monde, et puis les Jeux olympiques, c’est la seule compétition que je n’ai pas faite, donc pourquoi pas.

    Basket USA

    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quelle semaine pour Timothé Luwawu-Cabarrot ! Avec plus de 27 minutes de jeu cette semaine, le français est à son zénith dans le jeu avec des performances de gros calibres. Mardi les Nets se déplaçaient à Boston et ont empocher une précieuse victoire (129 à 120), notamment grâce à TLC qui s’est coltiné Jaylen Brown et Kemba Walker en défense, limitant ces derniers à moins de 35% d’adresse derrière l’arc. Le français s’est mué également en scoreur terminant la rencontre avec 16 points (4/11 FG – 2/9 à 3pts), 8 rebonds dont 5 offensifs, une passe et un contre avec la victoire au bout !

    C’est énorme c’est la récompense de tous les efforts faits cet été et cette année. Ça fait plaisir. Là c’était le plus gros comeback que j’ai vécu dans ma carrière, donc c’était énorme. Je suis content d’avoir fini le match.

    C’est clair qu’on a eu un bon coup de boost de notre banc, ces gars qui ne jouent pas. C’est une histoire comme on n’en voit que dans les films d’Hollywood. Je suis vraiment heureux parce qu’ils travaillent tellement dur, et ils sont récompensés. Vous savez à quel point ils bossent en coulisses : Chris Chiozza et TLC ont été dans tous les bons coups ce soir

    Kenny Atkinson

    Prompt à aller au charbon pour un rebond et tenter sa chance, l’impact dans le jeu de TLC a fait mal aux Celtics et sa défense fut une fois encore très précieuse en overtime pour conclure le match. Mercredi le français va néanmoins connaître une soirée cauchemardesque, défait salement par les Grizzlies (118 à 79), rencontre durant laquelle le français sera malmené par le duo Dillon Brooks et Josh Jackson et terminera à 8 points (2/7 FG et 0/5 à 3pts), un rebond, une passe et un contre. Mais comme un sursaut d’orgueil, Brooklyn et Timothé vont se ressaisir vendredi face aux Spurs (139 à 120).

    Avec 19 points (5/7 FG – 3/5 3pts et 6/7 FT), un rebond et deux passes, Luwawu-Cabarrot va terminer parmi les meilleurs marqueurs de son équipe, le meilleur en sortie de banc aux côtés de C.Chiozza, D.Jordan et T.Prince. Le français va surtout prendre feu en deuxième mi-temps (14 points) et va prendre le dessus sur ses vis-à-vis Lonnie Walker IV et Luka Samanic. Seul point noir à cette semaine exceptionnelle pour le joueur, la rencontre face aux Bulls de cette nuit (victoire 110 à 107) durant laquelle le Net a réalisé une toute petite prestation (1 point, 1 rebond et 2 passes avec 5 fautes), malmené par Otto Porter et Coby White, tout proche d’offrir la victoire aux visiteurs en fin de rencontre.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (12ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Frank Ntilikina n’a toujours pas retrouvé sa place dans le starting five des New York Knicks mais bénéficie toujours d’un temps de jeu conséquent depuis le banc, en témoigne la rencontre de lundi face à Houston. Lors de la réception des Rockets, les Knicks sont parvenus à jouer un mauvais tour aux texans (victoire 125 à 123), Frank Ntilikina le premier en terminant avec 11 points (5/10 FG dont 1/6 à 3pts), 4 passes et deux interceptions. Plus audacieux et intuitif, et faisant preuve d’une réelle volonté de prendre sa chance aux tirs (maladroitement), notre Frank a réalisé l’une de ses prestations les plus abouties depuis plusieurs semaines.

    Extrêmement appliqué en défense sur Russell Westbrook, notre frenchie a réussi à cadenasser le meneur All-Star (9/19 FG, 6 TOV et une faute offensive) et fais déjouer le joueur au moment de conclure près du cercle.

    Une victoire encourageante pour les hommes de Mike Miller qui vont néanmoins se heurter au Utah Jazz (112 à 104) mercredi, puis contre le Thunder (126 à 103) vendredi, rencontres au cours desquelles le meneur français va inscrire 4 et 7 points sans retrouver ce dynamisme et cette intuition dans le jeu qu’il avait affiché en début de semaine, terminant même avec la pire évaluation de son équipe face au Thunder. En revanche le joueur reste toujours un poison pour les joueurs adverses, en témoigne l’adresse famélique de Donovan Mitchell lorsque le français défendait sur lui et qui ne tarit pas d’éloges à son sujet.

    Il est l’un des défenseurs les plus durs que j’ai eu à affronter, surtout qu’il est plus jeune que moi. Il est solide. Je lui dis toujours d’être plus agressif. Mais il joue dans le système, de la bonne façon et je le respecte pour ça. Il fait partie de ceux que je respecte vraiment car il joue de la bonne façon, il est silencieux mais efficace. Vous avez vu sa dernière action contre Houston l’autre jour. C’est qui il est, ce qu’il apporte. C’est bien que les Knicks continuent à lui donner sa chance, car il le mérite.

    Elite Sports NY

    Après un dernier match remporté 96 à 84 face aux Detroit Pistons dimanche soir (7 points à 3/10, 3 rebonds, une passe et deux interceptions), Ntilikina a su apporter sa contribution des deux côtés du terrain ce que son entraîneur a fait remarqué cette semaine

    Je pense que Frank a une très bonne idée de ce qu’il fait en ce moment. Je pense qu’il a continué à se développer de manière offensive. Nous voyons plus de jeu, plus de points, plus de commandement. Il a fait un excellent travail pour gérer notre attaque, nous faire participer à nos actions, savoir avec qui il joue. Je pense qu’il a vraiment fait du bon travail et que Frank a beaucoup progressé.

    Elite Sports NY

    Elie Okobo – Phoenix Suns (13ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    On craignait voir Elie Okobo être progressivement relégué en bout de rotation et perdre son statut de remplaçant n°1 de Ricky Rubio à la mène et nos craintes ne font que se confirmer cette semaine. Avec seulement 3 points inscrits, deux rebonds, une passe et deux interceptions lors de la défaite des Phoenix Suns face aux Toronto Raptors (123 à 114), Okobo a été cadenassé défensivement par ses vis-à-vis Norman Powell et Patrick McCaw sans parvenir lui-même de son côté à gêner défensivement les dinos.

    Vendredi la situation du joueur va même s’assombrir alors qu’il va terminer avec zéro point inscrit (0/3 FG), le quatrième en l’espace de deux semaines. Résultat Elie va être mis sur la touche (sans le banc) lors de la réception des Milwaukee Bucks hier (victoire 140 à 131), Monty Williams lui préférant désormais Jevon Carter qui finira d’ailleurs meilleur marqueur depuis le banc des Suns (12 points) et confortant ainsi sa place, méritée depuis cette semaine.


    Bleacher Nation

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (13ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Sekou Doumbouya avait été prévenu, ses récentes performances ne satisfaisaient pas pleinement son entraîneur Dwane Casey qui a donc entrepris de le renvoyer vendredi avec la réserve de G-League. Auparavant le français avait passé un peu moins d’un quart d’heure sur les terrains lors de la réception d’OKC (défaite 114 à 107), compilant 3 points (1/4 FG – 1/3 3pts), deux rebonds et un contre. Malgré de bonne séquence défensive, dans la raquette notamment, et une bonne entente sur pick-and-roll avec ses arrières, le jeune Sekou va devoir néanmoins se remettre en selle avec les Grand Rapids Drive le temps de retrouver des sensations selon son entraîneur.

    Les attentes étaient très élevés et c’est pourquoi dès le premier jour, j’ai essayé de calmer le jeu pour que tout le monde soit prêt au moment où ça ira moins bien. Son heure viendra, mais il doit jouer », a déclaré Casey. « Rien de tel que de jouer en G-League le plus que possible, puis de revenir ici jouer avec nous

    Dwane Casey

    Aligné vendredi face aux Red Claws du Maine, la franchise de développement va s’imposer 102 à 101 derrière un Sekou Doumbouya incandescent : 30 points (10/22 FG mais 1/9 derrière l’arc), 8 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes et une interception, le tout en seulement 30 minutes de jeu. Un ton au dessus sur ce match, le joueur a su rappeler aux bons souvenirs de son entraîneur qu’il était tout à fait capable de tenir les premiers rôles aux Pistons lorsque le coeur et la motivation y sont.

    De retour dans le groupe pro samedi et dimanche, le rookie va faire preuve d’une activité défensive intéressante sur R. O’Neale et J. Clarkson notamment mais néanmoins vaine, les Pistons s’inclinant 111 à 105 face au Jazz, Sekou terminant la rencontre avec 9 points (4/6 FG), 3 rebonds et une passe. Enfin dimanche Detroit va complètement passer à côté de son match face aux Knicks, Doumbouya parvenant difficilement à faire la différence avec seulement 4 points (2/6 FG), un rebond, une passe et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (11ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Nouvelle semaine encourageante pour Adam Mokoka qui a pris part en début de semaine à la rencontre opposant les Chicago Bulls aux Dallas Mavericks. Dans un match serré, les Bulls vont s’imposer 109 à 107 grâce à une très bonne sortie du français (18 minutes). Auteur de 4 points (2/5 FG mais 0/3 3pts) et une interception, Mokoka s’est surtout illustré défensivement en limitant le meneur slovène Luka Dončić à 23 points à 1/8 derrière l’arc et quatre pertes de balles. Cette énergie décuplée vient récompenser une bonne prestation d’ensemble de l’équipe comme l’a remarqué son coéquipier Otto Porter.

    Il a été énorme. Il a fait du super boulot. Adam a fait de super passages en défense. Il n’a pas mis les mains. Il a été physique et a essayé de mettre Luka mal à l’aise. Et c’est ce qu’il a réussi à faire.

    Otto Porter

    Je ne pense pas au joueur sur lequel je défends. Je pense à la façon dont je défends sur lui. Mais je ne suis pas vraiment concentré sur qui il est, la hype et ce genre de choses. J’essaye juste de faire mon truc, de jouer dur.

    Adam Mokoka

    Il fait ce que le staff et l’équipe attendait de lui. Un gamin coriace qui peut mettre des shoots et défendre. Et c’est ce dont on a besoin dans cette ligue, un joueur de grande taille sur un poste qui peut défendre et mettre des tirs à 3-pts ouverts. 

    Jim Boylen

    Couvert de louanges, le joueur va pourtant faire son retour le restant de la semaine sous les couleurs des Windy City Bulls, l’occasion pour lui de monter en puissance jusqu’à la fin de la semaine et une victoire acquise dimanche. Avec seulement 4 points (2/12 FG dont 0/4 à trois points), 4 rebonds et 6 passes décisives face aux Raptors 905 mercredi (défaite 113 à 96), son équipe va s’incliner une fois de plus face à Capital City Go-Go (117 à 108), Mokoka terminant pourtant la rencontre avec 19 points et une adresse retrouvée (7/10 FG dont 3/6 derrière la ligne), ainsi que 4 rebonds, 5 passes et deux interceptions.

    Pour son quatrième et dernier match de la semaine, les Bulls de Windy City vont enfin voir leurs efforts récompenser avec une quinzième victoire face aux Red Claws du Maine (120 à 112), la cinquième sur les dix derniers match, affiche teintée de la french touch, Adam Mokoka terminant le match avec sa meilleure performance de la saison et 27 points (9/19 FG dont 5/8 à 3pts), 9 rebonds, 8 passes et une interception. Un performance suffisante pour convaincre Jim Boylen de lui redonner du temps de jeu ?


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    16.2pts (52.5% FG dont 22% à 3pts), 6.8rbds, 2ast, 0.6stl, 0.4blk (24 matchs)

    Semaine discrète pour le français des Texas Legends qui malgré deux belles victoires face aux Austin Spurs (124 à 119) et les Agua Caliente Clippers (100 à 97), s’est montré discret en attaque avec seulement 6 points inscrits face aux texans (3/9 FG) puis 11 points face aux californiens (4/9). Le joueur s’est revanche plutôt montré à son avantage sur le plan défensif en captant près de 7 rebonds en moyenne cette semaine (11 face à Agua Caliente) et noircissant ses feuilles de matchs d’interceptions et de contres défensifs.

    Dimanche son équipe s’est en revanche inclinée dans la deuxième confrontation face à Agua Caliente (111 à 117), Jaylen Hoard terminant la partie avec 10 points (4/8 FG) mais 6 rebonds, une passe et une interception, preuve encore que le joueur doit mûrir et gagner en efficacité et audace sur le plan offensif pour revenir plus fort la saison prochaine en NBA.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.2pts (49.8% FG dont 38.4% à 3pts), 5.2rbd, 2.8ast, 1.7stl, 0.6blk (34 matchs)

    Seulement deux matchs cette semaine pour William Howard qui a vu les Vipers de Rio Grande l’emporter à deux reprises, d’abord vendredi face à Oklahoma City Blue (125 à 134), le français offrant une feuille de match noircie (15 points à 3/6 derrière la ligne, 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), avant de s’imposer samedi assez nettement face au Northern Arizona Suns (121 à 101). Le français va d’ailleurs finir la semaine tranquillement avec 12 unités mais un zéro pointé à l’adresse derrière les 7m23, 6 rebonds, 4 passes et une interception pour enchaîner une troisième victoire consécutive.

    Vincent Poirier – Maine Red Claws (2ème à l’Est)

    16.3pts (62.2% FG dont 90% FT), 9rbds, 2.3ast, 0.8stl, 3blk (4 match

    Au programme cette semaine quatre matchs pour les Boston Celtics et quatre DNP pour Vincent Poirier qui végète désormais en réserve de G-League. Renvoyé avec les Maine Red Claws, au côté de Carsen Edwards, le duo de joueurs rejoint deux autres réservistes que l’on a aperçu durant la saison régulière, Tacko Fall et Tremont Waters. Vendredi l’équipe réserve du Maine rendait visite notamment aux Grand Rapids Drive de Sekou Doumbouya. L’occasion de voir enfin Vincent bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur des attentes dans la ligue de développement.

    Malgré la défaite 102 à 101, Vincent terminera la rencontre avec 18 points (6/9 FG), 11 rebonds, 4 passes et 3 contres ainsi que la meilleure évaluation de son équipe (+14). Dimanche, tandis que Boston recevait Oklahoma City, les Red Claws s’inclinaient un peu plus tôt pour la deuxième fois consécutive, face aux Windy City Bulls (120 à 112), le français ne jouera d’ailleurs que 17 minutes le temps pour lui d’inscrire tout de même 15 points (6/10 FG), 12 rebonds, une passe et 3 contres.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #6

    NBA French Connection #6

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Cette semaine, l’euphorie du All-Star Game est retombée et certains de nos joueurs ont eu besoin de souffler un peu pour soigner quelques pépins physiques et se remettre dans le sens de la marche pour aborder ce dernier mois et demi de compétition. Du côté des jeunes français de NBA, on reste néanmoins sur des prestations timides pour la plupart, malgré quelques fulgurances pour certains. Nos frenchies ont d’ailleurs l’opportunité de se croiser au cours de plusieurs rencontres cette semaine qui auront souris aux uns et déçus les autres.

    (statistiques arrêtées au 02 mars 2020)


    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (10ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (7ème à l’Est)

    19pts (46.9% FG dont 40.6% à 3pts), 2.6rbds, 3.2ast, 1.2stl, 0.2blk (59 matchs)

    Nouvelle semaine très convaincante pour Evan Fournier qui a démarré mardi par une victoire à Brooklyn (115 à 113), principal rival pour la 7ème place de la Conférence Est (afin d’éviter l’ogre Milwaukee au 1er tour), rencontre durant laquelle notre français de Floride s’est mis en avant, terminant la rencontre avec 21 points à 3 sur 8 de loin, un rebond et quatre passes décisives. Plutôt adroit, Fournier s’est néanmoins fait chahuté en défense par les arrières des Nets (LeVert, Dinwiddie, Temple) sans que cela ne vienne entacher la victoire des siens. Dans la foulée de cette belle victoire, le Magic a su enchaîner deux victoires de suite, face aux Hawks jeudi (130-120) puis face à Minnesota (136-125), rencontres durant lesquelles le français a alterné le bon et le moins bon.

    Après un blockbuster à 28 points, 4 rebonds, 5 passes et 3 interceptions à Atlanta, Vavane s’est montré plutôt discret lors de la réception des Timberwolves, finissant avec seulement 11 points pour seulement 8 tentatives, son plus faible total depuis presque deux mois, mais va tout de même noircir sa feuille avec un rebond, trois passes, une interception et un contre et une défense intéressante. Pour leur troisième déplacement de la semaine à San Antonio, le Magic va cependant buter contre des Spurs (114-113) très adroits et relativement efficaces en première mi-temps pour empêcher le comeback d’Orlando en fin de rencontre. Durant cette défaite Evan va être néanmoins dans un grand soir avec 23 points (8/16 FG et 5/10 à 3pts), 3 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et un contre en 30 minutes de jeu.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (5ème à l’Ouest)

    15.3pts (68.8% FG), 14.1rbds, 1.5ast, 0.7stl, 1.9blk (57 matchs)

    On avait senti la semaine dernière une légère baisse de régime du pivot français dans le jeu de son équipe, probablement dû à un All-Star break plus chargé pour lui. Cette semaine encore pourtant, Rudy Gobert nous a livré des prestations très discrètes, bien loin de ses standards des dernières semaines avant la coupure du mois de février. Difficile de chercher des réponses autres que la mise en retrait en attaque par son entraîneur Quin Snyder. Mardi face aux Suns Rudy était descendu pour le seconde fois de suite en dessous des dix rebonds, une première cette année, avec à la clé une grosse défaite 131 à 111, le français terminant avec 13 points, 8 rebonds, 2 passes, une interception et un contre, en difficulté en défense sur les big guys de Phoenix et sevré de rebond à cause de l’adresse remarquable de la franchise de l’Arizona.

    Cette mauvaise dynamique va néanmoins se poursuivre cette semaine avec deux nouveaux matchs en dessous des 10&10. Face aux Celtics, les joueurs de Utah ont tous terminé avec plusieurs prises (2 au minimum pour Joe Ingles et 4 ou 5 rebonds pour les autres), obligeant son pivot à se contenter de 9 points (4/4 FG), 9 rebonds (5 offensifs tout de même), 3 passes et 2 contres avec une nouvelle défaite à la clé 114 à 103, la quatrième consécutive et la neuvième depuis un mois. Vendredi le Jazz s’est néanmoins ressaisi en venant à bout des Washington Wizards (129 à 119), mais avec un Rdy Gobert toujours timoré dans le jeu avec seulement 9 points et 9 rebonds, mais qui s’est rattrapé défensivement en collant 4 contres et 3 interceptions dans le match. Un retour aux valeurs sûres pour le néo-All-Star qui traverse semble-t-il une petite phase d’absence en attaque qu’on espère de courte durée.

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.4pts (49.5% FG dont 19.2% à 3pts), 5.7rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (38 matchs)

    Semaine encourageante pour les Washington Wizards qui viennent de décrocher deux victoires sur les quatre rencontres disputées cette semaine. Lundi, les Wiz’ recevaient les Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo, l’occasion pour Bradley Beal de nous gratifier d’un match énorme (55 points) et Ian Mahinmi de revenir sur le devant de la scène en compilant 10 points (4/6 FG), 5 rebonds, une passe et une interception face à une raquette des Bucks sous pression. Malgré la défaite en prolongation 137 à 134, on se dit alors que les Wizards sont bien partis pour réaliser une bonne semaine. Vainqueurs des Nets mercredi 110 à 106, le français va être très peu mis à contribution durant la rencontre, la faute à un DeAndre Jordan taille patron en défense dans la raquette et un scoreboard partagé avec Moritz Wagner et Thomas Bryant. Terminant avec 4 points (2/4 FG), 3 rebonds, une passe et 2 interceptions sur le match, Ian Mahinmi s’est démené comme il a pu avec ce qu’on lui offrait et malgré un duel perdu face à son vis-à-vis.

    https://www.youtube.com/watch?v=Zbo9vy_RZiM&list=PL1piL3_NCnQhIn3Q-ZnsAy9VI6o0oHfiO&index=9&t=0s

    La fin de semaine s’est compliquée en revanche pour l’ancien Pacer qui a vu son temps de jeu fondre encore pour finalement passer moins d’un quart-d’heure sur les parquets vendredi soir à Utah (défaite 129 à 119) avec seulement 2 points à 1/6 au shoot, mais 5 rebonds, une interception et deux contres. Insuffisant néanmoins pour Scott Brooks qui va décider de se passer du français pour le déplacement en Californie et les Golden State Warriors (victoire 124 à 110), lui préférant Thomas Bryant, plus convaincant cette semaine, notamment face à Utah où il aura inscrit 16 points en sortie de banc.


    source : Fansided

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est)

    5.6pts (40.8% FG dont 39.5% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (34 matchs)

    Quatre matchs et quatre défaites pour Brooklyn qui patine et s’est vu chiper sa 7ème place à l’Est par le Magic d’Orlando. Lundi, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas pu empêcher la défaite des siens justement lors de la réception des floridiens (défaite 115 à 113), affichant seulement 3 points au compteur (1/4 FG) mais une bonne présence sous les panneaux avec 6 rebonds (+ une passe). L’objectif était de reprendre le chemin du succès en se déplaçant chez les Wizards, mais manque de chance les Nets vont une fois encore s’incliner, avec une adresse catastrophique de loin à l’image du français qui va présenter une feuille de match assez terne avec 6 point (à 0/3 à trois points) et un rebond.

    Et malheureusement pour TLC, la mauvaise dynamique va se poursuivre avec deux nouvelles défaites face au Heat (116 à 113) et surtout face aux Atlanta Hawks (141 à 118). Avec à nouveau 6 points inscrits vendredi à Atlanta (et un contre), puis 3 points face au Heat (à 1/4 derrière l’arc) avec 3 rebonds, une passe et une interception, la semaine de notre frenchie avec Brooklyn va ainsi se terminer comme elle avait commencé, dans la défaite et le doute (malgré un temps de jeu très régulier).

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (51 matchs)

    Touché à l’aine la semaine dernière, Frank Ntilikina a du manquer trois des quatre rencontres disputées par les New York Knicks cette semaine. En son absence, le rôle de meneur de jeu titulaire est revenu à Dennis Smith Jr. face aux Rockets (défaite 123 à 112) avant de voir Elfrid Payton faire son retour lors des défaites 101 à 107 face à Charlotte mercredi puis 115 à 106 face aux 76ers jeudi. De retour sur les parquets samedi soir, Frank a passé 17 minutes sur le terrain depuis le banc, compilant 4 points, 2 rebonds et 4 passes dans la victoire des Knicks 125 à 115 face aux Bulls, mettant ainsi fin à une série de six défaites.

    Malmené défensivement par le rookie des Bulls, Coby White, Ntilikina a néanmoins fait preuve d’une activité intéressante en attaque, notamment à la récupération des rebonds et les phases de transition. On reste toutefois sur notre faim pour cette semaine, car le joueur tente rarement sa chance au scoring, préférant se muer en simple role player.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.2pts (40.6% FG dont 35.8% à 3pts), 1.7rbds, 2.1ast, 0.4stl, 0.1blk (51 matchs)

    Complètement largué lundi lors de la seule victoire de la semaine pour les Suns, Elie Okobo avait été transparent au sortir du succès de ses coéquipiers à Utah (131 à 111), terminant avec un zéro pointé, trois rebonds et trois pertes de balle, sans voir la seconde mi-temps et avec une prestation défensive aux abois. Mais le français va progressivement se reprendre au cours de la semaine. Dans la défaite de la franchise de l’Arizona face aux Clippers (92 à 102), Elie va finir la rencontre avec 2 points (1/3 FG) et 3 passes mais une présence en défense retrouvée malgré le résultat. Vendredi face à Detroit, les Suns vont malheureusement s’incliner de deux points (113 à 111) aura fait preuve d’une adresse irréprochable (6 points à 3/3), sans toutefois peser réellement dans le match.

    Samedi enfin, alors que Phoenix subissait une lourde défaite face aux Warriors (115 à 99), Elie Okobo va inscrire 14 points (4/8 FG dont 1/1 à trois points), 7 rebonds, 5 passes, réalisant au passage une de ses meilleures prestations de la saison… avec une défaite à la clé. Car c’est devenu monnaie courante chez l’ancien bordelais de réaliser ses meilleurs matchs tandis que les Suns perdent. Cette saison, notre frenchie a dépassé la barre des 10 points à neuf reprises (une fois en tant que titulaire) pour une seule victoire face… à Golden State. Difficile néanmoins de trouver une relation de cause à effet mais Okobo reste très peu décisif en sortie de banc et c’est la raison pour laquelle son statut de remplaçant numéro un au poste de meneur est remis en question par les supporters.


    source : YouTube

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.6pts (38.9% FG dont 29.3% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.2blk (34 matchs)

    Semaine de la seconde chance pour Sekou Doumbouya qui a été pas mal chahuté dans le jeu depuis quelques temps et critiqué par son coach aux Pistons, Dwayne Casey. Cette semaine le français a donc lâché sa place de titulaire (une fois encore) pour retourner sur le banc et voir son temps de jeu descendre sous la barre des vingt minutes. Un sevrage qui ne s’est pas avéré totalement bénéfique pour les Pistons et le jeune Sekou qui ont tout de même perdu deux matchs sur trois cette semaine. Mardi, Detroit se déplaçait dans le Colorado pour défier Denver (défaite 115 à 98) et Sekou va malheureusement passé à côté de sa rencontre, inscrivant 3 points (1/5 FG) et mis en grande difficulté sur le plan défensif, dans la lignée de ses dernières sorties.

    Les Pistons vont néanmoins se ressaisir en fin de semaine en décrochant une victoire au forceps face aux Suns (113 à 111) avec un Doumbouya plutôt convaincant en sortie de banc (6 points, 3 rebonds, une passe et une interception) malgré quelques défaillances encore apparentes dans le jeu. Pour terminer la semaine, la franchise du Michigan va s’incliner pour le huitième fois en dix matchs face à Sacramento (106 à 100). Durant la rencontre notre frenchie va malheureusement retomber dans ses travers en attaque et en défense, ponctuant sa semaine avec 5 points (1/3 dont 0/1 à 3pts) et 3 rebonds seulement.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    2.8pts (43.5% – 50% à 3pts), 1rbd, 0.4ast, 0.3stl (10 matchs)

    Adam Mokoka semble avoir fait son trou du côté de Chicago ce mois-ci. Cette semaine, le français a reçu d’abord près de 20 minutes de temps de jeu face à Oklahoma (défaite 122 à 124), rencontre durant laquelle le rookie va inscrire seulement 3 points (un tir primé) et capter deux rebonds. Pas forcément à son aise dans le jeu lors de cette rencontre, l’arrière va passer par un retour à la case G-League en fin de semaine pour se remettre un peu dans le jus. Face à Greensboro, Mokoka va jouer 37 minutes et tourner à 10 points avec une adresse cata (4/17 FG dont 2/8 à 3pts) mais tout de même 6 rebonds et 5 passes pour contribuer à la victoire de Windy City 110 à 107.

    Convaincu par sa prestation et son énergie, Jim Boylen va donc rappeler le jeune Adam dans l’effectif des Bulls pour le déplacement samedi à New York. Malheureusement pour notre français, Chicago va perdre une fois de plus (125 à 115), malgré un bon match de Mokoka qui va terminer la rencontre à 8 points (2/3 FG dont 2/2 derrière l’arc), un rebond une passe et une interception et une des meilleures évaluation en attaque de son équipe malgré ce revers (le 10ème depuis un mois).

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.9pts (48.5% FG dont 50% à 3pts), 1.6rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.3blk (21 matchs)

    Peu d’améliorations dans la situation de Vincent Poirer aux Celtics. Rentré en toute fin de rencontre lors du déplacement de Boston à Portland mardi (victoire 118 à 106), l’ancien joueur du Fenerbahçe n’a passé que 3 minutes sur le parquet, le temps pour lui d’apporter 2 points (1/2 FG) et de tenter un pull up jumper longue distance sans réussite. Vincent n’a malheureusement pas joué les deux autres matchs de la semaine face à Utah et Houston, ce qui laisse forcément un goût amer pour celui qui nourrissait de grands espoirs en rejoignant le Massachusetts cet été.

    C’est sûr que c’est difficile, mais le plus dur, ce n’est pas forcément le faible temps de jeu mais l’irrégularité. Tu ne sais pas trop quand tu vas jouer, si tu vas jouer. C’est surtout ça. Être prêt à chaque match, quand tu sais que tu n’es pas dans les plans, c’est compliqué. C’est dur mais voilà, il faut essayer d’être bon quand on t’appelle. Il faut travailler au quotidien pour essayer d’être bon sur ces courtes séquences et montrer. Mais c’est compliqué de s’imposer dans une équipe qui gagne, qui tourne bien.

    Interview accordée à Basket USA

    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (9ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.2pts (53.4% FG dont 23.4% à 3pts), 6.6rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.4blk (21 matchs)

    Pour notre premier frenchie de G-League, Jaylen Hoard s’est plutôt bien illustré cette semaine avec les Texas Legends, d’abord en allant décrocher trois nouvelles victoires pour remonter à la neuvième place des bilans de la saison (et désormais 4ème de la conférence Ouest). Mercredi, dans un remake de leur précédente rencontre, les partenaires de Hoard ont pris le meilleur sur les Vipers de William Howard, le français terminant la rencontre avec 11 points (5/7 FG) mais surtout 6 rebonds, 4 passes et une interception pour venir à bout 120 à 140 de Rio Grande Valley.

    Vendredi, l’ailier va inscrire 16 points (7/13 FG) en 21 minutes jouées face à Sioux Falls (victoire 125 à 117), ajoutant également 4 rebonds, 2 passes et une interception et au terme d’une prestation aboutie sur le plan défensif. Enfin dimanche, les Legends vont réaliser la passe de trois en venant corriger les Suns de Northern Arizona (131 à 110) avec une dernière mèche allumée par notre français qui va finir la rencontre à 14 points (6/13), 6 rebonds et une défense encore excellente.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    13.1pts (49.7% FG dont 38% à 3pts), 5.3rbd, 2.8ast, 1.6stl, 0.6blk (33 matchs)

    De son côté William Howard a connu des fortunes diverses. Titulaire, le joueur a été plutôt discret sur le front de l’attaque des Vipers face aux Texas Legends puis face au Warriors de Santa Cruz. Résultat, une défaite pour le match de mercredi (120 à 140) et Howard qui termine avec 13 points mais seulement 4 tirs tentés, avec 6 rebonds, 3 passes et 3 interceptions pour la partie convaincante en défense. Face à Santa Cruz, l’ancien limougeaud va une fois encore faire preuve de discrétion dans le scoring mais d’une efficacité redoutable dans le jeu, terminant la rencontre avec 8 points (3/6 dont 2/4 derrière la ligne), 3 rebonds, 3 passes et 3 interceptions.

    C’est pourtant ce week-end, dimanche soir pour être plus précis que Howard nous a réservé sa meilleure sortie de la semaine avec 18 points inscrits face aux Stockton Kings (victoire 130 – 105 par la même occasion) assortis d’une adresse exceptionnelle de cinq tirs primés sur neuf tentatives, 5 rebonds, 2 passes et une interception avec à la clé un match maîtrisé en défense comme à son habitude.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #5

    NBA French Connection #5

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après le All-Star Break, la French Connection revient au top (sauf pour certains) alors qu’on vient d’entrer dans le sprint final de la saison régulière. Avec un All-Star Game à l’accent français pour la première fois depuis Tony Parker en 2014, nos derniers français en lice pour décrocher une place en playoffs avec leurs équipes, se sont plutôt bien illustrés depuis notre dernier bilan.


    source : David Banks (Associated Press)

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.8pts (46.3% FG dont 40.8% à 3pts), 2.7rbds, 3.1ast, 1.1stl, 0.2blk (55 matchs)

    Le mois de février sourit mieux à notre Evan Fournier qui reste sur trois dernières rencontres abouties avec deux victoires à la clé. Avant le All-Star break, le Magic d’Orlando avait mit fin à une série de trois défaites (8 revers sur les dix derniers matchs) en dominant Atlanta (136 à 125) puis Detroit (112 à 116) avec un Evan Fournier scoreur sur le premier match (22 points à 9 sur 17 au tirs dont 3 sur 8 derrière l’arc) et altruiste face aux Pistons (19 points et 3 passes dont deux interceptions et deux rebonds).

    Le français n’a en revanche pas pu empêcher la défaite vendredi de son équipe face aux Mavericks de Dallas (122 à 106) et d’un Luka Dončić inarrêtable. En guise de consolation le français nous gratifie tout de même d’un match plein avec 28 points (10/19 FG dont 5/12 derrière la ligne) combinés à 2 rebonds, une passe et 2 interceptions, tandis que son équipe sombrait aussi bien attaque qu’en défense. Malgré tout, son entente avec le revenant Markelle Fultz à la mène semble enfin correspondre aux attentes de Steve Clifford et des supporters qui placent beaucoup d’espoirs sur le numéro un de la draft 2017.

    Avec qu’un seul représentant lors du All-Star Weekend, Evan Fournier a pu se faire plaisir devant sa télé et récupérer pendant une semaine, l’occasion pour lui de se montrer assez critique (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme) envers les derniers changements apportés au match des étoiles et sur les décisions des juges du concours de dunk, perdu par son coéquipier Aaron Gordon, concours remporté par le rival du Heat Derrick Jones Jr.

    Je suis déçu parce que c’est injuste. Lorsqu’il a perdu contre Zach, je n’étais pas d’accord, mais il pouvait y avoir débat parce que Zach avait été incroyable aussi. Mais celui-là ? Je ne pense pas qu’il y ait autant d’arguments. Je pense que c’est tout simplement injuste. Je pense que des juges qui ne connaissent rien au basket et un juge de Miami, pour moi ça n’est pas juste. Ça montre que vous ne prenez pas ça sérieusement, et pour Aaron ça l’était.

    via The Athletic

    Maigre satisfaction néanmoins pour notre Fourmizz, le frenchie (798) a dépassé cette semaine face aux Mavs un certain Hedo Türkoglu (794) au classement des meilleur tireur derrière l’arc du Magic et va désormais s’attaquer au trio de tête du classement de la franchise floridienne, mené par Dennis Scott (981) et Nick Anderson (900)

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.8% FG), 14.4rbds, 1.5ast, 0.6stl, 1.9blk (54 matchs)

    Un récap très singulier pour Rudy Gobert qui sort d’une première expérience au All-Star Game extrêmement convaincante et méritée au regard de sa prestation. Au sein de la Team Giannis, notre Gobzilla a sorti l’artillerie lourde dans un match nettement plus rythmé et défensif que d’habitude (victoire de la Team LeBron 157 à 155). Rudy s’est déchaîné en attaque avec 21 points (mais zéro tentative derrière l’arc, défi perdu ?) à 10 sur 11, ajoutant 11 rebonds, 2 passes et un contre dans une rencontre vraiment intéressante du début à la fin.

    Passé ce week-end de festivités, le français est de retour au quotidien de la saison régulière et avec deux défaites face au San Antonio Spurs (113 à 104) et les Houston Rockets (120 à 110), le Jazz digère mal les fêtes. Même s’il a été plutôt bon face aux Spurs et LaMarcus Aldridge (18 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre), notre frenchie de Salt Lake city a éprouvé toutes les peines du monde à contenir le jeu des Rockets (et la défense de Robert Covington) terminant la partie avec 12 points (3/7 FG) et 6 rebonds seulement ! son plus faible total de prise de balle depuis le 26 octobre dernier.

    https://www.youtube.com/watch?v=pfyv4fN-m14

    Point WTF de ce match, la défense du pivot Rudy Gobert sur le meneur Russell Westbrook… la stratégie de Utah et de Quin Snyder pour défendre sur le small ball de Mike D’Antoni n’a pas vraiment été payante, le meneur de jeu texan finissant la partie à 34 points et y allant même de sa petite pique envers le français (une fois encore).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (9ème à l’Est)

    7.6pts (50% FG dont 20.8% à 3pts), 5.9rbds, 1.3ast, 0.8stl, 1.2blk (35 matchs)

    On avait quitté le français sur deux très grosses prestations face aux Bulls et les Knicks, avec deux victoires à la clé et un Ian Mahinmi resplendissant en défense et sur le front de l’attaque. Face à Chicago, l’ancien Pacer va rentabiliser son temps de jeu avec 15 points inscrits (7/10 FG) en seulement 21 minutes de jeu, le tout agrémentés de 10 rebonds, une passe et une interception. Une prestation solide qui va l’inspirer le lendemain au MSG face aux Knicks (large succès 114 à 96), où Mahinmi va encore frôler le double-double (9 points et 10 rebonds) avec encore une présence défensive décisive pour son équipe et enchaîner un second succès de rang, le cinquième en deux semaines.

    Les supporters du joueur ont pourtant connu un dur retour à la réalité après le All-Star break. Avec le retour de Thomas Bryant dans l’effectif des Wizards, Mahinmi a du partager d’avantage son temps de jeu et le scoring avec le pivot et l’allemand Moritz Wagner, au point même de voir son temps de jeu divisé par deux. Résultat, le joueur n’a eu que très peu d’occasion de se mettre en évidence une fois de plus et ce alors que les Wizards ont de nouveau perdu face à des équipes de bas de tableau. Face aux Cavaliers, le french Wizard a joué un peu plus de 15 minutes pour tout de même 5 points (1/3), 5 rebonds, 2 passes et 2 interceptions. Cette nuit, Mahinmi est même descendu à huit minutes de jeu (un point, un rebond et une interception).

    Dans sa dernière année de contrat avec la franchise du district de Columbia, certains insiders avancent même l’idée que les Wizards pourraient négocier une rupture de contrat avec le joueur si ce dernier trouvait un point de chute plus intéressant d’ici la fin de la saison et en vue pourquoi pas de jouer les playoffs. Mais difficile du coup pour notre frenchie de s’asseoir sur un salaire aussi élevé (15 millions) alors qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra pas négocier un salaire avoisinant dans une autre franchise. Affaire à suivre.


    source : Newsday

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (7ème à l’Est)

    5.7pts (42.6% FG dont 41.2% à 3pts), 2.3rbds, 0.5ast, 0.4stl, 0.1blk (30 matchs)

    Soulagé de pouvoir prolonger son aventure avec les Nets jusqu’à la fin de la saison (et même jusqu’en 2021), Timothé Luwawu-Cabarrot joue désormais relâché et n’hésite plus à prendre sa chance. Plus motivé que jamais TLC a su conserver son état d’esprit irréprochable aux yeux de l’équipe et du staff des Nets et c’est la raison pour laquelle il est récompensé.

    Je pense le mériter. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait. J’ai apporté l’énergie chaque jour. C’était une expérience qui m’a fait grandir, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et j’ai réussi à choper ce contrat, mais il faut que je continue de bosser. On vise les playoffs, des choses plus grandes qu’un contrat. Il faut continuer dans ce même état d’esprit.

    Interview de Timothé Luwawu-Cabarrot pour Basket Infos

    Même son de cloche du côté de la direction et de Kenny Atkinson, coach des Brooklyn Nets.

    C’était toute l’organisation qui a poussé pour la signature de Timothé, mais moi j’ai été vraiment impressionné de cette volonté, de cette mentalité défensive. C’est vraiment un mec que j’aime bien, qui peut nous aider. Il joue 15 minutes par match pour nous maintenant. Je suis vraiment fan.

    Interview de Kenny Atkinson pour Basket Infos

    Une confiance que le français va s’empresser de rendre sur le terrain en réalisant d’abord un très bon match à Indiana (10pts, 2 rebonds et 2 interceptions) et une présence précieuse en défense sur les shooteurs des Pacers V. Oladipo, M. Brogdon et T.J. Warren. Plus discret offensivement face à Toronto (victoire 101 à 91 avec 2pts, un rebond et un contre), l’après All-Star break va sourire au français qui va réaliser sa meilleure prestation depuis ses 24 points sous le maillot des Sixers. Très présents des deux côtés du terrain face aux Hornets (victoire 115 à 86), le joueur va inscrire 21 points (7/12 FG dont 4/7 à 3pts) et 4 rebonds, finissant même meilleur marqueur de son équipe avec une évaluation de +19 et une très forte présence dans le jeu. Maintenant que Kyrie Irving est forfait pour la fin de la saison, un spot vient de se libérer pour le français qui bénéficie de menus responsabilités au scoring. Une situation inhabituelle mais qui semble portée ses fruits.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (13ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 31% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (50 matchs)

    Peut-être un joueur à qui le All-Star break a fait du bien ? En tout cas on avait quitter notre Frankie dans une bien mauvaise posture lors de la réception des Wizards par les Knicks le 12 février (défaite 114 à 96), Frank Ntilikina ayant terminé la rencontre avec 3 passes, un rebond, une interception et zéro tir inscrit, le tout pour seulement 11 minutes de jeu. Mike Miller voulait faire réagir le français qui en a profité pour se montrer enfin à son avantage lors de la réception des Indiana Pacers vendredi dernier (défaite 106 à 98).

    Avec 32 minutes de jeu et une place de titulaire pour remplacer Elfrid Payton, le natif d’Ixelles en Belgique, a inscrit 14 points (5/11 FG et 2/4 derrière la ligne) ajoutant également 2 rebonds, 2 passes et 2 interceptions, le tout avec une bonne défense sur son vis-à-vis Malcolm Brogdon et réalisant sa meilleure performance depuis un mois et demi. Une prestation couverte de louanges par son entraîneur qui a tenu à féliciter le meneur français

    On reconnaît bien là le côté clivant du joueur qui nous rappelle à son bon vouloir des qualités évidentes mais qui nous laissent souvent sur notre faim. Les difficultés de la franchise new-yorkaise pour développer ses jeunes depuis plusieurs années, laissent penser qu’un autre cadre pour le joueur pourrait lui permettre de s’épanouir et de pratiquer un basket qui lui ressemble ou peut-être dans un rôle de sixième homme à l’avenir avec les Knicks ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4pts (39.6% FG dont 35.4% à 3pts), 1.6rbds, 2.1ast, 0.5stl, 0.1blk (47 matchs)

    Semaine plutôt compliquée pour Elie Okobo qui a vu son temps de jeu dégringolé une fois encore lors des deux derniers déplacements des Suns. Avant le All-Star break le meneur de jeu nous avait gratifié d’une très grosse prestation face aux Warriors, terminant la partie avec 12 points (5/9 dont 1/4 derrière la ligne), 2 rebonds et 3 passes le tout avec 22 minutes de jeu dans la victoire des siens (112 à 106). Une très belle copie qui venait effacer la lourde défaite 48h plus tôt face aux Lakers (zéro point et 2 rebonds seulement pour le français).

    https://www.youtube.com/watch?v=vz0XhdCSRxg

    Mais malgré ce réveil, la coupure d’une semaine aura eu raison du rythme de jeu de notre frenchie qui s’est retrouvé relégué cette semaine dans la rotation des Suns derrière Jevon Carter et Ty Jerome. Avec seulement six minutes de jeu en moyenne (défaite 118 à 101 face aux Raptors et succès 112 à 104 face aux Bulls), Okobo est revenu un mois en arrière avec seulement trois caviars distribués face à Chicago. Un constat qui rappelle que même si le joueur fait désormais partie du roster de Phoenix, il n’en est pas moins un joueur irrégulier aux yeux de son coach qui n’hésite pas à lui rappeler son manque de régularité.


    source : Twitter

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.8pts (39.5% FG dont 30.2% à 3pts), 3.4rbds, 0.5ast, 0.6stl, 0.2blk (31 matchs)

    On en parle assez souvent mais c’est toujours difficile de voir un joueur français se heurter au Rookie Wall. Sorti de son rôle de titulaire par Dwane Casey avant la coupure d’une semaine, Sekou Doumbouya peine encore à retrouver une production offensive à la hauteur du mois de janvier. Avec seulement 4 points face aux Hornets (défaite 87 à 76) et 3 points à Orlando (défaite 112 à 116), notre rookie reste néanmoins une valeur sûre en défense pour Detroit qui continue de s’enfoncer dans la médiocrité. Pas le dernier habituellement dans les efforts, le jeune Sekou est clairement en train de se relâcher dans l’intensité selon son entraîneur et doit vite retrouver cette efficacité dans son jeu à commencer par l’attaque.

    Doumbouya a en effet perdu en adresse (29.1% FG dont 25.9% à 3pts) et la confiance que son entraîneur avait placée en lui depuis le début de l’année. Malgré un retour dans le cinq majeur face à Milwaukee (défaite 126 à 106) et Portland (défaite 104 à 107) et un temps de jeu conséquent, le français balbutie encore son basket et fait même preuve de suffisance par moment. Face à Giannis Antetokounmpo en défense, le français a eu toute les peines du monde à tenir le rythme imposé par le MVP grec qui ne lui a pas laissé la moindre chance (8 points, 5 rebonds et 3 passes tout de même). Rebelote cette nuit où le français s’est fait marché dessus par un Carmelo Anthony record avec les Blazers (32 points) alors que l’ancien poitevin finira la rencontre avec 7 points, 3 rebonds et une interception.

    Adam Mokoka – Chicago Bulls (10ème de Conférence Est)

    7 matchs – 2.4 pts (41.2% – 42.9% à 3pts), 0.7 rbd, 0.1 ast, 0.3 stl

    La percée du mois de février pour Adam Mokoka ! Après un cours passage en G-League, le temps de s’illustrer dans une double confrontation face aux BayHawks de Erie (26 points à 3/5 derrière l’arc, 5 rebonds, 3 passes et 3 interceptions), Adam Mokoka a fait son retour dans le roster des Bulls (de Chicago évidemment) pour bénéficier de son plus gros temps de jeu. Le français semble avoir enfin fait son trou dans l’effectif de Jim Boylen qui lui offre depuis deux matchs un rôle de remplaçant à part entière.

    Avec 17 minutes face aux Phoenix Suns (défaite 104 à 112), le français a surtout démontré son impact défensif sur le terrain alors que son équipe sombrait offensivement. Il terminera la rencontre avec 2 points (1/2 FG), un rebond, une passe et une interception et avec l’une des meilleures évaluations côté Chicago (+12). Rebelote cette nuit où Adam a pu goûter à la victoire face aux Wizards (126 à 117), terminant avec 2 rebonds et 2 passes sans inscrire toutefois le moindre points (0/2 FG). On retiendra néanmoins que l’exploit réalisé face aux Pelicans il y a deux semaines a fait finalement pencher la balance en faveur du joueur dont le profil semble avoir tapé dans l’oeil de ses coéquipiers et du staff et qui devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent d’ici la fin de la saison

    Je pense que la défense c’est vraiment ma force et ça le sera toujours. Et je pense que ça ramène une énergie assez différente au jeu, vraiment. J’essaye aussi de par ma défense de motiver tout le monde, d’apporter une vraie intensité. Mais les autres aspects de mon jeu, le tir, le dribble, les passes, ça va m’aider à pouvoir gagner du temps de jeu et de pouvoir m’imposer ici en étant polyvalent.

    Interview d’Adam Mokoka pour Basket Infos

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Faire preuve de patience. Voilà les maîtres-mots de Vincent Poirier qui n’a que très peu participé au jeu depuis le All-Star break. Avec seulement trois petites minutes disputées lors de la victoire des Celtics sur Minnesota (127 à 117), le français a terminé la rencontre avec 2 points et un rebond (offensif tout de même) pour une perte de balle. Difficile dans ses conditions de voir des motifs d’espoir chez le joueur qui ronge son frein depuis son arrivée dans la ligue et dont la situation ne va pas aller en s’arrangeant avec le retour très prochain de Robert Williams et les performances plus que convaincantes de l’allemand Daniel Theis depuis le mois de février.

    Le profil du français ne semble pas faire l’unanimité aux yeux de Brad Stevens qui utilise très peu le français et qui semble même regretter de ne pas avoir offert un spot supplémentaire pour un joueur extérieur, tant la paire d’intérieur actuelle Enes Kanter – Daniel Theis fait le boulot depuis le mois d’octobre. Pour terminer néanmoins sur une note plus joyeuse, la chaîne Eurosport « Deux nuits avec », animée par Florian a pu rendre visite au frenchie de Boston qui s’est confié sur son parcours depuis ses débuts il y a neuf ans seulement dans le basket et son intégration avec sa compagne aux États-Unis dans l’univers ultra professionnel de la NBA.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (13ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    17.8pts (52.4% FG dont 21.1% à 3pts), 7.2rbds, 2.1ast, 0.6stl, 0.5blk (18 matchs)

    Jaylen Hoard n’a donc pas été conservé par les Portland Trail Blazers, le contrat Two-Way du havrais n’ayant pas été prolongé par la franchise de l’Oregon qui l’a renvoyé aux Texas Legends. Un dernier très bon match face aux Pelicans de la Nouvelle Orléans (défaite 138 à 117), rencontre durant laquelle l’ancien de Wake Forest va inscrire 6 points (2 sur 3) et 2 rebonds en neuf minutes, n’aura malheureusement pas suffit à contenter une franchise NBA de donner sa chance au français pour le restant de la saison. Un coup d’arrêt pour celui qui s’était fait remarqué il y a quelques semaines encore par son impact et sa présence défensive sur les terrains de la grande ligue. Pas d’inquiétude néanmoins car Jaylen a su prouver sa valeur et démontrer ses qualités de bon défenseur qui pourrait inciter une franchise à tenter sa chance cet été.

    De retour à Frisco (Texas) au sein de l’effectif des Legends, le frenchie n’a pas tardé à reprendre ses marques pour aborder la fin de saison en G-League. Toujours en course pour jouer les playoffs, les Texas Legends (6ème à l’Ouest) restent néanmoins sur une série de trois défaites. Jaylen Hoard va inscrire tout d’abord 13 points (4/7 dont 1/3 à 3pts), 6 rebonds, 3 passes décisives et un contre dans la défaite face aux South Bay Lakers (98 à 140) avant d’être mis un peu plus en difficulté avec son adresse face aux Vipers de Rio Grande Valley de William Howard (132-124), terminant la rencontre avec 8 points (3/7 dont 0/1 à 3pts), mais avec tout de même une belle activité dans le jeu (10 rebonds, dont 6 offensifs, 4 passes et un contre).

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    30 matchs – 13.1pts (49.1% FG dont 37.2% à 3pts), 5.4rbd, 2.5ast, 1.5stl, 0.7blk

    Un seul match joué sous la tunique des Rockets pour William Howard depuis notre dernier récap. Entré en cours de match face aux Boston Celtics (victoire 116 à 105), le néo-texan a passé moins de deux minutes sur le terrain, le temps de profiter seulement de l’ambiance du Toyota Center en compagnie des autres joueurs en bout de rotation et puis c’est tout !

    De retour avec les Rio Grande Valley Vipers, Howard s’est montré très discret cette semaine lors de la réception des Texas Legends (victoire 132 à 124), inscrivant seulement 3 points (0/4 derrière la ligne) mais faisant preuve une fois encore d’une belle activité en défense avec 7 rebonds, une passe, un contre et 3 interceptions. Lors de la défaite face au Hustle de Memphis (116 à 113), le natif de Montbrison a été l’un des joueurs les moins efficace offensivement sur le terrain, terminant avec 4 points, 3 rebonds, une passe, une interception et deux contres. Un retour difficile pour le joueur qui devrait néanmoins se ressaisir assez rapidement et retrouver des sensations en attaque.

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #4

    NBA French Connection #4

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Au programme cette semaine, une première qui claquent, une autre un peu moins et surtout des français qui semblent enfin récompensés pour leurs efforts et leur persévérance depuis le mois d’octobre et ça fait grandement plaisir !


    Rick Bowmer/Associated Press

    Les Tauliers

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est) *

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Nicolas Batum n’a plus joué depuis le match à Paris face aux Bucks (le 24 janvier dernier), rencontre que le français avait débuté en tant que titulaire à la place de Miles Bridges. Depuis le trentenaire est mis de côté dans la rotation de James Borrego, aux mêmes titres que Bismack Biyombo et Michael Kidd-Gilchrist. Tandis que Miles Bridges et Cody Martin affichent désormais une forme intéressante, Batum n’a jamais semblé aussi loin d’un retour sur les parquets.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 40.5% à 3pts), 2.7rbds, 3.2ast, 1stl, 0.2blk (52 matchs)

    Quatre matchs au programme cette semaine pour Orlando et Evan Fournier et seulement une victoire décrochée en début de semaine face à Charlotte (112 à 100). Même si Evan a enfin réglé la mire avec son tir (46% FG dont 53.6 derrière l’arc), le français n’a en revanche toujours pas retrouvé un rythme de victoire convaincant sous les couleurs du Magic mais reste tout de même l’un des joueurs floridiens les plus réguliers de la semaine au même titre que son « Euro Bros » monténégrin Nikola Vučević.

    Pourtant depuis un mois Orlando patine (4 victoires sur les 14 derniers matchs) et les performances du français ne semblent plus tellement enchanter les supporters du Magic. Evan a néanmoins livré de belles prestations en début de semaine face aux Hornets (17 points, 3 rebonds, 1 passe) et surtout face aux Celtics (26 points à 6/8 à 3pts, 4 rebonds et 1 passe) mais sans parvenir à forcer la décision. Mais face aux Knicks (défaite 101 à 103), le français a notamment raté l’occasion d’égaliser sur une dernière possession interceptée, avant de connaître un jour sans face aux Bucks samedi (14 points à 5/14) et une défaite 111 à 95.

    Après la fenêtre de trade qui s’est clôturer ce jeudi, et malgré plusieurs rumeurs faisant état d’intérêts de la part de d’autres franchises, Evan va bien rester jusqu’à la fin de la saison avec le Magic, ce dont Steve Clifford aura bien besoin au moment d’aborder le sprint final jusqu’en avril pour décrocher un spot en playoffs.

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Passer l’euphorie de sa sélection pour le All-Star Game, Rudy Gobert a retrouvé surtout le chemin des victoires en s’imposant face aux Blazers de Portland vendredi (117 à 114), victoire entachée tout de même d’un fait de jeu en défaveur du français qui va terminer la rencontre avec 16 points, 14 rebonds, 2 passes et un contre illégal sur Damian Lillard en toute fin de match qui sera compté comme valable aux yeux de l’arbitrage.

    https://www.youtube.com/watch?v=nTPbL2FMM7o

    Après avoir vu le ralenti, c’était effectivement un contre illégal. Mais j’ai simplement essayé de placer un contre. Les contres illégaux, ça arrive tout le temps, ça fait partie du jeu. Les erreurs font partie du jeu, et les arbitres restent humains.

    En bon seigneur, Stifle Tower se dresse ainsi comme un véritable leader de son équipe qui n’a pas peur de se défendre face aux critiques, notamment au moment de célébrer la victoire des siens. Face aux Rockets dimanche, le small-ball de Mike D’Antoni aura permis au français d’enchaîner une deuxième victoire (114 à 113) avec une feuille de stats propre (12 points, 15 rebonds, 1 interception et 1 contre) pour occuper solidement la quatrième place à l’Ouest.

    Annoncé en fin de semaine comme le 13ème joueur et remplaçant dans la team Giannis pour le match des étoiles de dimanche, Rudy va pouvoir côtoyer son coéquipier Donovan Mitchell au sein de la même équipe et profiter de ce week-end de festivités pour porter les couleurs du Jazz mais surtout se remettre un peu de ce début de saison à l’heure d’entamer le sprint final jusqu’en avril. Toujours en course pour le titre de meilleur défenseur de l’année, pour la troisième saison consécutive (bonjour Dwight Howard), le français s’est vu parodier cette semaine dans le cultissime Shaqtin’ A Fool après un floaping de toute beauté face à Eric Gordon. On vous laisse apprécier les talents d’acteur en ce week-end de Cérémonie des Oscars !

    https://www.youtube.com/watch?v=fc4kvEElN7c&feature=emb_logo

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Cette semaine, Ian Mahinmi s’est confié à L’Équipe, lors d’un entretien au cours duquel le joueur revient sur sa carrière internationale et a affirmé vouloir retrouver les Bleus cet été pour jouer les Jeux Olympiques à Tokyo (du 24 juillet au 9 août). Un appel de pied sympathique pour le sélectionneur Vincent Collet qui se rappellera tout de même que l’EdF de basket a pu se passer du pivot des Wizards lors des derniers mondiaux en Chine, alors que ce dernier était dispo et qu’il avait notamment évoqué sa fin de carrière internationale il y a moins de deux ans avant de se raviser.

    Malgré tous ces quiproquos, le français sort d’une semaine plutôt décevante. En deçà de ses moyennes, le normand a débuté lundi par une défaite face aux Warriors (125 à 117) avec une prestation d’ensemble au diapason de son équipe. Auteur de 2 points, 5 rebonds et une interception pour seulement 9 minutes de jeu depuis le cinq majeur, le français de DC s’est fait très vite fait sortir, remplacé par Thomas Bryant et Moritz Wagner. Une situation qui ne s’est guère améliorée en fin de semaine, malgré l’absence de Bryant, le trentenaire n’a terminé qu’avec 6 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre dans la victoire face aux Mavericks (119 à 118) puis 2 points, 5 rebonds, 1 passes et 2 contres face aux Grizzlies (défaite 106 à 99). En dépit d’un temps de jeu assez conséquent, le rôle de Mahinmi aux Wizards ne se résume plus qu’à son apport en défense et son gabarit qui dissuade les joueurs d’attaquer le cercle.

    Annoncé parmi les joueurs sur le départ, en servant de monnaie d’échange et pouvant mettre même fin à son contrat, Mahinmi reste encore un Wizards pour les derniers mois de compétition qui ne présage rien de bon quant à l’avenir du joueur d’ici l’été prochain. Verra-t-on finalement Ian Mahinmi aux JO avec les Bleus, rien n’est moins sûr si le pivot ne prolonge pas avec Washington et qu’il doit trouver un nouveau point de chute pour la saison 2020-2021.


    NBA.com

    Les Apprentis

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Belle consécration pour Timothé Luwawu-Cabarrot qui vient de signer cette semaine un contrat garanti de longue durée (deux ans minimum) avec les Nets de Brooklyn et qui va désormais pouvoir se consacrer à une intégration sur le long terme dans l’effectif new-yorkais. Finis donc les contrats courts pour l’arrière qui s’est régalé cette semaine face aux Suns (victoire 119 à 97) en terminant la partie avec une superbe ligne de stats : 14 points (3/4 à 3 points), 3 rebonds, une interception et un contre avec une bonne défense sur un Devin Booker (11 points à 3/15 FG).

    Dans son rôle de Three-and-D et de gêneur sur les meilleurs depuis la rotation des Nets, l’ancien joueur d’Antibes va néanmoins rechuté avec son adresse lors du déplacement à la Scotiabank de Toronto (défaite 118 à 119) terminant la rencontre avec seulement 3 points (1/6 derrière la ligne) et 4 rebonds avec un quart d’heure de jeu. TLC va surtout connaître une soirée défensive mal embarquée la faute à un duo Fred VanVleetTerence Davis très adroits de loin (9/17 à 3pts). On retient tout de même l’essentiel avec ce contrat décroché et une place offerte dans le roster de Kenny Atkinson en vue de la fin de saison qui devrait permettre à Brooklyn de goûter à nouveau aux playoffs au mois de Mai.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (38.5% FG dont 30.6% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 0.9stl, 0.3blk (48 matchs)

    Avec quatre victoires sur leur cinq derniers matchs, les Knicks sont dans une forme inoubliable en ce début de mois de Février, et après avoir raté deux matchs consécutifs, Frank Ntilikina a repris le chemin des parquets pour des prestations encore intéressantes mais qui restent néanmoins insuffisantes. De retour dans le starting five face à Orlando (victoire 105 à 103), le français s’est montré plutôt discret en attaque avec seulement 2 points (1/3 FG), 1 rebond, 1 passe après avoir pourtant réalisé une très bonne sortie quelques jours plus tôt face aux Cavaliers (victoire 139 à 134).

    Le French Prince avait inscrit 9 points à 4/7 d’adresse générale, mais également 7 rebonds et 2 passes décisives, apportant une énorme plus-value depuis le banc aux côtés de B. Portis, D. Smith, K. Knox et D. Dotson. Malheureusement quelques jours plus tard, d’abord face au Magic, puis face aux Pistons, Frank va se montrer très discret (2 points, 2 rebonds et une passe à Detroit), avant de manger la feuille de match face aux Hawks cette nuit (9 points à 0/4 à trois points) mais en faisant toujours preuve de variété et d’altruisme dans son jeu (8 passes, 2 rebonds, 2 interceptions) malgré la défaite 135 à 140.

    Après avoir survécu à la Trade Deadline, alors que son nom revenait avec insistance du côté des Pistons ou dans un échange à plusieurs équipes pour faire venir D’Angelo Russell, Ntilikina avait pu savourer sa situation par une titularisation face à Orlando. L’opération ménage de printemps (ou d’hiver) au sein de l’office des Knicks, son coach Mike Miller n’a daigné lui offrir moins de quinze minutes de jeu (19 minutes cette semaine de moyenne), très vite concurrencé par Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton qui commence à gagner en régularité à la mène au grand désespoir du français. Est-ce que finalement un trade du #8 de la draft 2017 n’aurait pas été une solution plus logique pour le joueur ?

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.1pts (40% FG dont 37.3% à 3pts), 1.6rbds, 2.2ast, 0.5stl, 0.1blk (43 matchs)

    Nouvelle semaine contrastée pour Elie Okobo. Alors que Phoenix s’enfonce dangereusement dans les profondeurs du classement à l’Ouest (13ème) avec quatre nouvelles défaites, le français nous a offert un visage intéressant cette semaine. Plus altruiste et impliqué en défense, Okobo avait débuté sa semaine par une troisième titularisation cette saison face aux Bucks (défaite 108 à 129) mais a eu fort à faire au moment de défendre sur Eric Bledsoe et des feu follets Pat Connaughton et Donte DiVincenzo, il terminera la rencontre avec 2 points (1/4 FG), 4 passes et une interception. Une marche peut-être trop haute pour notre bordelais qui va retrouver le banc dès le lendemain lors du déplacement à Brooklyn (défaite 119 à 97), un costume qui lui convient mieux, le français ayant fini avec une feuille très fournie avec 5 points, 5 passes et 4 rebonds mais incapable de tenir Caris LeVert.

    Au coeur de plusieurs rumeurs cette semaine l’envoyant notamment aux Pistons dans un échange avec Luke Kennard, Elie ne bougera pas finalement d’ici la fin de la saison. Le numéro 2 va terminer la semaine un peu mieux qu’elle avait commencé, décrochant une victoire probante face aux Rockets (127 à 91), préférant laisser de côté les menus responsabilités au scoring pour se concentrer sur le jeu (6 passes face aux Rockets) et la défense (3 interceptions) avant de rechuter face à Denver (117 à 108) d’un Jamal Murray monstrueux (36 points à 14/17 FG dont 6/8 derrière l’arc). Au bout du compte on reste sur notre faim avec Elie car on aimerait le voir prendre des tirs et devenir un joueur incontournable dans la rotation.


    J. Daniel/AFP

    Les Novices

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    7pts (40.9% FG dont 31.4% à 3pts), 3.3rbds, 0.4ast, 0.6stl, 0.3blk (27 matchs)

    De gros changements ont affecté l’effectif des Pistons cette semaine avec le départ du franchise player emblématique de Detroit, Andre Drummond parti du côté de l’Ohio et des Cavaliers. Sekou Doumbouya est resté assez fidèle à ces dernières prestations, débutant la semaine par une victoire face aux Nuggets (128 à 123) le week-end dernier, rencontre au cours de laquelle le jeune Sekou va briller avec 17 points et 5 rebonds et une belle activité en première mi-temps. Des choses restent néanmoins à corriger dans le jeu du joueur qui va malheureusement faire preuve d’un grande maladresse sur les matchs suivants (25% FG). C’est surtout lors des déplacements à Memphis et Oklahoma City que le français va connaître une grosse baisse de régime (6 et 8 points à 5/25 mais 4/10 derrière la ligne).

    Entre-temps le français est revenu sur le banc des Pistons vendredi et samedi, tandis que les Pistons terminaient leur semaine sur un bilan de deux victoires pour trois défaites. Ces derniers jours, les rumeurs autour d’un possible retour du joueur en G-League semblait envisagé, histoire de retrouver de l’énergie et de la régularité. Mais il semble que son match face à Denver lui ai donné quelques jours de répit aux yeux de son coach qui s’est montré satisfait de la prestation du joueur :

    Nous avons entamé la rencontre au plus bas, mais lorsque la second unit est entrée en jeu, on s’est remis à jouer. Il va y avoir de bons jours et de mauvais jours, des hauts et des bas, des ballons qui entrent et d’autres qui ressortent. Il y a des jours où vous allez vous demander pour qui et pourquoi ils jouent ou prennent des décisions. Mais certains jours comme aujourd’hui, nous savons prendre de très bonnes décisions.

    Dwane Casey

    Le discours a néanmoins évolué cette semaine, alors que notre frenchie est retombé dans ses travers en attaque, Dwane Casey jugeant qu’il n’était pas encore suffisamment régulier et constant dans ses efforts, en tentant parfois des gestes et des tirs très compliqués. Nul doute qu’un retour avec les Grand Rapids Drive est loin d’être une mauvaise idée pour relancer l’ancien limougeaud.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    Un match – 0 points (0/4 à trois points), 2 rebonds, 1 passe, une perte de balle et une faute

    William Howard a enfin été honoré pour porter les couleurs des Rockets de Houston en saison régulière après plusieurs semaines d’attente. Une opportunité que le joueur n’a malheureusement pas su rentabiliser sur le plan statistique puisque son équipe s’est lourdement inclinée face aux Suns vendredi (127 à 91), dans un match où le joueur de Montbrison a joué 12 minutes, n’inscrivant aucun point malgré quatre tentatives derrière la ligne et prenant deux rebonds et une passe décisive seulement (-12 d’éval.).

    Une bien mauvaise façon évidemment de goûter pour la première fois aux parquets de la grande ligue mais qu’importe pour celui qui score 14 points de moyenne en G-League avec les Vipers de Grande Valley avec un pourcentage vraiment encourageant aux tirs, c’est déjà un accomplissement dans sa carrière à 26 ans. Un mal pour un bien car le joueur dispose encore d’une certaine marge vis-à-vis du staff des Rockets pour faire de nouvelles apparitions dans les semaines à venir, puisque le joueur dispose d’un contrat court qui permet à Mike D’Antoni d’appeler le joueur lorsque le besoin se fait sentir. Son profil de tireur à trois points, défenseur et sa mobilité sont autant de critères qui plaisent au M. Pringles.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Tout comme son prédécesseur, Adam Mokoka a connu une semaine exceptionnelle en étant tout d’abord intégré au roster des Bulls le week-end dernier pour les déplacements à Brooklyn (défaite 133 à 118) et Toronto (défaite 129 à 102), notre jeune meneur a brillé cette semaine face à la Nouvelle Orléans. Dans un match que Chicago a encore perdu (119 à 125), Mokoka a su profiter du peu de temps de jeu qui lui était offert en fin de match par Jim Boylen pour inscrire 15 points à 100% au tirs (6/6 dont 3/3 derrière la ligne). Une production exponentielle dingue en si peu de temps qui aura permis de mettre la lumière sur un joueur talentueux, encore inconnu pour la ligue il y a une semaine.

    Pour son sixième match seulement, le troisième de suite, Adam a frappé un très grand coup aux yeux du public de Chicago qui a même scandé des « MVP » dans les travées, durant la rencontre au United Center. L’ancien joueur du Mega Bemax a d’ores et déjà coché plusieurs cases susceptibles d’intéresser les dirigeants pour le conserver la saison prochaine et pourquoi voir son contrat Two-Way prolongé tout comme son temps de jeu avec les Chicago Bulls.

    Fait assez rare pour le souligner, Adam Mokoka est devenu le premier joueur de l’histoire, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes, à inscrire autant de points avec un temps de jeu aussi faible (cinq minutes et sept secondes), performance réalisée au passage devant sa mère, venue pour l’occasion encourager son fils. De retour vendredi dans le roster des Windy City Bulls (G-League), le meneur a inscrit 12 points (50% FG), 4 rebonds et 3 passes malgré la défaite des siens 107 à 97 face aux Long Island Nets.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Absent lors du déplacement à Atlanta lundi, Vincent Poirier s’est rattrapé cette semaine en bénéficiant d’un peu moins de dix minutes de jeu lors des réceptions du Magic (victoire 116 à 100) et des Hawks (victoire 112 à 107). Avec des productions habituelles (5 points, 1 rebond, 2 passes mercredi et 2 points, 2 rebonds vendredi), Vince’ n’a guère eu plus d’opportunités de se montrer dans le rôle de doublure d’Enes Kanter avec un temps de jeu et des choix offensifs bien trop restreints pour se mettre en évidence. Poirier était notamment absent du match de la nuit dernière à OKC en prime time avec l’Europe.

    Mais Vincent Poirier affiche un état d’esprit irréprochable depuis cette saison tandis qu’il attend patiemment son heure. Focalisé sur les résultats de son équipe et sur le rôle qu’il occupe depuis le banc des Celtics, on ne peut qu’être ébloui par son professionnalisme, alors que quelques voix s’élèvent pour lui donner plus de responsabilités et d’importances au sein du groupe. Cette semaine le joueur a notamment prit part à une opération de communication auprès d’une oeuvre de charité (la BCYF ou Boston Centers for Youth and Families). Au côté de son coéquipier C’s, Javonte Green, le français du Massachusetts s’est rendu à Charlestown, quartier de Boston défavorisé afin d’échanger avec les jeunes du coin lors d’une visite de la ville et avec des surprises à la clé.


    Les Réservistes

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.7pts (54% FG dont 20.6% à 3pts), 6.8rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (16 matchs)

    Désormais barré par la concurrence aux Trail Blazers depuis l’arrivée de Trevor Ariza, Jaylen Hoard est redevenu un joueur à temps plein avec les Texas Legends. Avec deux victoires en trois rencontres (8ème place), la semaine avait mal débuté lors de la réception des Spurs de Austin (défaite 102 à 111), Jaylen termina la rencontre avec 12 points, 5 rebonds et 5 passes avec une maladresse contagieuse (37.2% FG) mais un altruisme certain dans le jeu et en défense (2 interceptions et un contre).

    En fin de semaine, les hommes de George Galanopoulos ont su néanmoins rebondir avec deux nouvelles victoires face aux Agua Caliente Clippers jeudi (123-107) puis face aux Iowa Wolves ce week-end (132-105). Des rencontres au cours desquelles J-H s’est particulièrement montré à son avantage avec 27 points (61.1% FG) et 16 rebonds face aux californiens, puis 18 points (57.1% FG), 4 rebonds et 2 passes face aux louveteaux de l’Iowa (Cameron Payne va d’ailleurs inscrire 43 points lors de ce match), le tout avec une adresse irréprochable et une activité incessante en attaquant le cercle et en fixant les défenseurs adverses.

    L’ailier s’est notamment permis quelques envolées spectaculaires en put-back dunk

    Bonne semaine à toute la French Connection !

  • NBA French Connection #3

    NBA French Connection #3

    Chaque semaine Clutch Time vous propose un petit focus sur nos français de NBA et de G-League, afin de faire le point sur les performances de nos compatriotes outre-Atlantique.


    source : FFB, montage CTFrench

    Après une semaine d’absence, ClutchTime vous propose un gros récap sur les performances de nos frenchies depuis deux semaines. Entre le passage de la NBA à Paris, le MLK Day, les hommages succesifs autour de la disparition de Kobe Bryant et la sélection pour le All-Star Game de notre « Gobzilla », le programme est plutôt chargé. Installez-vous confortablement lecteurs et lectrices ClutchTimers.


    Les Tauliers

    AFP

    Nicolas Batum – Charlotte Hornets (12ème à l’Est)

    3.6pts (34.6% FG dont 28.6% à 3pts), 4.5rbds, 3ast, 0.8stl, 0.4blk (22 matchs)

    Deux semaines diamétralement opposées pour Batum qui a connu le privilège de jouer un match de saison régulière à Paris face aux Bucks (116 à 103), match durant lequel le trentenaire a été plutôt maladroit avec 5 points (1/8 dont 0/3 à 3pts), 6 rebonds et 5 passes et une défense pas toujours irréprochable sur son vis-à-vis Khris Middleton. En début de semaine le Hornet sortait d’une performance très discrète face au Magic, en passant à peine plus d’un quart d’heure sur le terrain et terminant avec trois petits points (6 rebonds et 2 passes) dans la large défaite de Charlotte (106 à 83). 

    Au final c’est tout ce qu’il y a à retenir des deux dernières semaines de Nicolas Batum. L’international français n’a en effet participé à aucune rencontre cette semaine ce qui, il faut le reconnaître, est assez logique aux vues des performances du français et du parcours des Charlotte Hornets (dix défaites sur leur treize derniers matchs). Alors que dire de plus sur Batum à part qu’il ne rentre plus vraiment désormais dans les plans de James Borrego. Pourtant enthousiasmé par son séjour parisien et l’opportunité de voir la NBA s’installer à Paris, il n’en reste pas moins qu’un discours de façade de la part du joueur qui tente de masquer une situation sportive de plus en plus compliquée avec sa franchise.

    Evan Fournier – Orlando Magic (8ème à l’Est)

    18.6pts (46% FG dont 39.4% à 3pts), 2.6rbds, 3.4ast, 1.1stl, 0.2blk (48 matchs)

    Notre Vavane connaît une mauvaise passe depuis une semaine. Tout avait pourtant bien démarré il y a deux semaines avec un succès très large face aux Hornets et un Fournier en feu au tir, auteur de 26 points (6/8 derrière l’arc) pour le MLK Day. Mais depuis le Magic est tombé dans une spirale négative de défaite (cinq de suite) avec des performances du français qui ont progressivement décliné. Hormis un nouveau match à plus de trente points face à Boston vendredi dernier, le français du Magic a vu son adresse chutée au fil des matchs, passant de 40% à longue distance sur le début de saison, à un peu moins de 35%.

    Ce déclin n’a pour l’heure pas énormément affecté l’objectif d’Orlando de se qualifier pour les playoffs, puisque la franchise floridienne occupe toujours la 8ème place à l’Est, mais la forme actuelle de Fournier pose quelques questions sur sa situation avec le Magic. Son nom a d’ailleurs été encore associé à de nouvelles rumeurs de trade même si le joueur affirme ne pas y prêter attention, préférant se focaliser sur sa saison. Cette semaine néanmoins il n’a pas pu empêcher trois nouvelles défaites des siens avec des performances très en deçà de ses standards (10.4 points à 24.4% dont 18.2% à 3pts), se rattrapant dans un rôle de leader altruiste (8 passes face à Miami lundi).

    Rudy Gobert – Utah Jazz (4ème à l’Ouest)

    15.6pts (68.7% FG), 14.5rbds, 1.6ast, 0.7stl, 2blk (47 matchs)

    Enfin ! Quel soulagement de voir notre Rudy Gobert finalement sélectionné pour le prochain All-Star Game de Chicago (16 février). Une longue attente qui vient récompenser une saison et un mois de janvier surtout réussi pour le pivot du Jazz qui tourne depuis ce début d’année à 17.1 points, 14.9 rebonds et 2.3 contres par match. La semaine dernière le Jazz avait remporté notamment deux matchs de suite avec plus de 30 points d’écarts, Rudy s’illustrant de la plus belle des manières avec un +/- de 27.5 ! Gobert tient la raquette du Jazz d’une main de maître cette saison tandis que son équipe occupe désormais la 4ème place de la conférence Ouest.

    Pour saluer cette première sélection d’un français pour le match des étoiles depuis Tony Parker, un autre français de la ligue s’est empressé de féliciter à sa manière le pivot originaire de Saint-Quentin, il s’agit de Evan Fournier qui ira de son tweet très personnalisé à l’attention de son coéquipier en équipe de France.

    Cette semaine fut en revanche nettement moins réjouissante pour Rudy et ses coéquipiers qui viennent de subir quatre revers de suite (au cours de trois matchs à l’extérieur), Gobert perdant un peu plus d’impact offensive dans le jeu du Jazz (moins de sept tirs tentés à 65.4% d’adresse), le français a notamment subi pas mal de fautes face à Houston et San Antonio, offrant un grand nombre de lancers au français sans que ce dernier ne parvienne à convertir ces occasions. Le français a notamment eu beaucoup de mal à défendre sur le jeu extérieur des Spurs et des Rockets avant de se faire mâcher défensivement par Portland et Whiteside samedi (6 points seulement et 11 rebonds).

    Ian Mahinmi – Washington Wizards (10ème à l’Est)

    8.1pts (50.3% FG dont 22.7% à 3pts), 6.1rbds, 1.5ast, 0.8stl, 1.4blk (28 matchs)

    Si le MLK Day est souvent l’occasion d’assister à de grosses performances de la part d’une équipe ou d’un joueur, Mahinmi a semble-t-il surpris son monde avec une performance de très gros calibre lors de la victoire des Wizards face aux Pistons (106-100). Auteur de 21 points (9/10), 7 rebonds, 1 passes, 2 interceptions et 3 contres en seulement 23 minutes de jeu, le pivot des Wizards a été tout bonnement le meilleur joueur de son équipe en attaque et en défense pour aller chercher cette victoire de prestige en ce jour si particulier. 

    Depuis cette soirée, les performances du joueur sont revenues à la normale, plafonnant à un peu moins de 7 points et 7 rebonds depuis cinq matchs, mais avec tout de même trois victoires supplémentaires, permettant désormais à Washington d’occuper la 10ème place à l’Est. Le français compense un certain manque d’efficacité en attaque par une bonne activité défensive alors qu’il partage toujours énormément son temps de jeu avec Thomas Bryant au poste 5.


    Les Apprentis

    Chris Elise

    Timothé Luwawu-Cabarrot – Brooklyn Nets (8ème à l’Est) (Long Island Nets)

    4.9pts (43.8% FG dont 40.4% à 3pts), 2rbds, 0.6ast, 0.4stl (24 matchs)

    Après avoir signé un nouveau contrat Two-way la semaine dernière, TLC a connu une quinzaine plutôt discrète. Malgré une très bonne performance en sortie de banc face aux Sixers (12 points, 1 rebond, 1 interception), le français a vu son temps de jeu se réduire de manière significative au cours des derniers matchs avec en moyenne moins de cinq minutes de jeu, soit trois fois moins de minutes passées sur les parquets que sur l’ensemble de la saison. La faute évidemment à un retour en forme de Kyrie Irving et des minutes au niveau du back-court que se partagent majoritairement l’ex-cavalier et Garrett Temple. 

    Désormais rétrogradé derrière Dinwiddie et LeVert dans la rotation des Nets, le français va devoir s’accrocher pour retrouver un temps de jeu suffisamment proche de ses standards cette saison, sous peine de se retrouver en bout de rotation sur des garbage time. Avec seulement trois points de moyenne sur ses quatre derniers matchs, Timothé n’a pas vraiment pesé dans le jeu et les résultats des Nets au point même que Kenny Atkinson ne l’ait pas fait rentrer à Detroit et Washington. Espérons que ce nouveau contrat court ne soit pas le signe d’un retour progressif en G-League pour celui qui recevait il a peu encore, les louanges du staff de Brooklyn.

    Frank Ntilikina – New York Knicks (14ème à l’Est)

    5.9pts (37.8% FG dont 31.7% à 3pts), 2.2rbds, 3ast, 1stl, 0.4blk (44 matchs)

    Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le meneur des Knicks qui n’a toujours pas retrouvé une place de titulaire dans l’effectif de Mike Miller et cela malgré un temps de jeu qui avoisine toujours les quinze minutes. Le français oscille toujours entre le correct et (11 points face à Brooklyn) et les trous d’air (0 point à 0/8 face aux Lakers ou encore 2 points face aux Raptors). Avec des apports aussi limités les Knicks sont tout de même parvenus à gagner quelques matchs sans lui, une preuve supplémentaire que le rôle de Frank aux Knicks s’amenuise au fil des mois.

    Le plus inquiétant pour le français c’est son temps de jeu qui a pas mal dégringolé sur les deux derniers matchs de New York. Avec seulement trois minutes passées sur le terrain face à Charlotte (3 points) et un DNP pour la réception de Memphis mercredi, on constate que Dennis Smith Jr. et Elfrid Payton semblent avoir les faveurs de l’entraîneur depuis plusieurs jours et que sa blessure à l’aine qui l’a tenu écarté du déplacement à Indiana ne semble pas impacter le jeu des Knicks.

    Elie Okobo – Phoenix Suns (9ème à l’Ouest)

    4.3pts (39.1% FG dont 35.2% à 3pts), 1.5rbds, 2ast, 0.4stl, 0.1blk (38 matchs)

    Elie Okobo fait également partie des joueurs français qui connaissent une baisse de forme depuis quelques jours. En dépit d’un bon match face à San Antonio la semaine dernière (11 points, 5 rebonds et 3 passes) le bencher des Suns a depuis enchaîné trois feuilles de match vierges au scoring. Des productions dans le jeu extrêmement faible et un temps de jeu qui s’est réduit depuis une semaine au point même de voir notre Elie sur le banc durant toute la rencontre face au Thunder vendredi (défaite 111 à 107).

    Une situation inédite pour le joueur depuis plus d’un mois, lui qui avait fait sensation en remplacement de Rubio, devenant le backup de l’espagnol dans la rotation de Monty Williams. Lors de ses deux dernières sorties, Ty Jerome et Jevon Carter lui ont été préféré par l’entraîneur des Suns qui tente de nouvelles combinaisons avec sa rotation dira-t-on mais qui peut aussi amener le joueur à faire le point sur sa mauvaise passe et dont les performances sont assez en dent de scie cette saison, en particulier depuis la mi-janvier.


    Les Novices

    Carlos Osorio

    Sekou Doumbouya – Detroit Pistons (9ème à l’Est)

    6.7pts (44.1% FG dont 27.5% à 3pts), 3.1rbds, 0.4ast, 0.5stl, 0.3blk (22 matchs)

    Le rookie de Detroit se heurte depuis une semaine à un plafond de verre. Plus généralement appelé le « Rookie Wall », notre ami Sekou connaît une sérieuse chute de tension sur le plan statistiques avec les Pistons, au point même d’avoir été rappelé à l’ordre par son coach Dwyane Casey lorsque ce dernier s’est permis d’arriver en retard à un entraînement. Résultat le français sera écarté du cinq de départ lors de la réception des Kings (victoire 127 à 106), rencontre durant laquelle Doumbouya a une fois encore manqué d’adresse et s’est retrouvé vite largué en attaque (4 points, 7 rebonds). 

    Certes le joueur fait toujours preuve d’une belle activité défensive et ne ménage pas ses efforts mais comme beaucoup d’autres rookies ce mois-ci, le rythme du joueur et son application technique ont atteint une certaine limite. Avec cinq défaites de suite concédées, Sekou Doumbouya n’a pas eu le rendement suffisant dans le jeu des siens, souffrant de son adresse aux tirs très médiocre (27.6% FG dont 06.7% à 3points) et de sanction au niveau du temps de jeu depuis le match face à Brooklyn et ce week-end face à Toronto, rencontre à laquelle il ne participera pas.

    Vincent Poirier – Boston Celtics (4ème à l’Est) (Maine Red Claws)

    1.8pts (42.3% FG dont 50% à 3pts), 1.9rbds, 0.3ast, 0.1stl, 0.4blk (16 matchs)

    Vincent Poirier a enfin atteint la barre des dix minutes passées sur un terrain au cours d’un match. La semaine dernière l’ancien joueur du Fener’ a enfin pu bénéficier d’une dizaine de minutes de jeu face à Memphis puis face à Orlando réalisant presque la passe de trois face aux Pelicans (9″). Malgré cette soudaine exposition, le français n’a guère été mis en avant offensivement à l’exception de sa rentrée face aux Lakers il y a quinze jours, terminant avec 5 points, 3 rebonds, 1 passe et 2 contres en à peine plus de 6 minutes. Difficile dans ces conditions de juger les qualités offensives du joueurs et son apport dans le jeu small ball des Celtics.

    C’est bien plus pour son gabarit imposant, qui dissuade ses adversaires, que Brad Stevens retient encore le français dans son roster. Capable d’imposer son physique et un jeu défensif rude sur la plupart des intérieurs, le français capte en moyenne près de deux rebonds par match saupoudrer de quelques contres défensifs qui font du bien à la raquette des Celtics. Cette semaine malheureusement, Vincent a encore une fois ciré le banc face à Miami et Philadelphie au profit de joueurs plus mobile comme Grant Williams et Semi Ojeleye. Malgré les absences de Robert Williams et Enes Kanter au poste, Brad Stevens ne daigne pas lui accorder plus de temps de jeu dans la rotation avec l’allemand Daniel Theis, au grand dam de ses plus fervents supporters.


    Les Réservistes

    Getty Image

    Jaylen Hoard – Texas Legends (12ème de G-League)
    (Portland Trail Blazers)

    18.1pts (52% FG dont 19.2% à 3pts), 6.6rbds, 1.9ast, 0.6stl, 0.4blk (14 matchs)

    De retour en G-League après un dernier match face aux Warriors (victoire 129 à 124 avec 2 points, 7 rebonds et 1 passe), le joueur des Texas Legends n’a pas mis longtemps avant de se remettre dans le rythme de l’équipe réserve des Mavericks. En inscrivant 34 points (12/22) face à Oklahoma City Blue, le frenchie de Portland a retrouvé ses marques, tournant à 17 points (50% FG dont 30% à 3pts), 8.6 rebonds et 2 passes sur ses cinq derniers matchs.

    Ce qui reste appréciable dans les performances du joueur c’est son style percutant et athlétique qu’il met aussi bien au service de la défense que de l’attaque des Legends. Un profil qui devrait, on l’espère, inciter les Blazers à redonner sa chance au français d’ici la fin de la saison, surtout si ce dernier réalise encore de gros cartons offensifs.

    Adam Mokoka – Windy City Bulls (24ème de G-League)

    23 matchs – 9.4 points (36.3% – 32.3% à 3pts), 5.7 rebonds, 2.8 passes, 1.3 interceptions, 0.4 contres

    Adam Mokoka a eu beau faire un petit détour par la case NBA cette semaine, difficile pour nous de citer le joueur dans une autre catégorie que cette dernière tant ses prestations furent anecdotiques. Rentré en jeu d’abord face aux Kings, le meneur arrière n’a joué que deux minutes le temps pour lui de rater deux tirs à trois points dans la défaite 81 à 98 des Bulls. On retrouvera le français guère plus longtemps à Brooklyn (défaite 133-118) et Toronto (défaite 129-102), cumulant à peine plus de dix minutes de jeu avec une seule interception pour zéro point inscrit (0/4 FG) lors de ses trois rencontres.

    Repassé par la case G-League entre temps, le meneur des Windy City Bulls a de nouveau été en galère avec son adresse à trois points face aux Grand Rapids Drive (8 points à 2/10 derrière l’arc) alors que son équipe subissait une troisième défaite de suite (83-107). Si on ajoute les 6 turnovers concédés pour 5 rebonds et 3 passes, la seule performance de ces quinze derniers jours du français en ligue de développement est encore loin de lui permettre un statut de joueur permanent en fin de rotation avec les Chicago Bulls.

    William Howard – Rio Grande Valley Vipers (25ème de G-League)

    28 matchs – 13.8 points (50.9% – 38.9% à 3pts), 5.3 rebonds, 2.8 passes, 1.5 interceptions, 0.6 contres

    Toujours pas encore mis à l’essai par les Rockets de Houston, William Howard continue de performer sous les couleurs des Vipers de Rio Grande Valley. Avec notamment 25 points inscrits face aux Suns de Northern Arizona puis 19 et 18 points face à SkyForce Sioux Falls, l’ancien limougeaud a été un élément décisif de son équipe pour obtenir deux nouvelles victoires importantes pour son équipe qui s’éloigne du bas du classement. 

    En revanche le joueur fut en grande difficulté avec son adresse derrière l’arc, affichant un pauvre 25% d’adresse. Howard a notamment connu un très gros trou d’air dans la défaite des Vipers face aux Lakers de South Bay (113-128) cette semaine, terminant la partie avec 3 points, 4 rebonds et 3 passes à 0/7 sur la ligne des trois points. Le joueur reste en revanche toujours suffisamment précieux aux rebonds (5.5) et dans la distribution du jeu (3), apportant de l’alternance dans le jeu texan.