Un lancer-franc, un tir en course, un tir ouvert, un lay up, des actions qui n’ont rien d’exceptionnel en soit mais qui peuvent faire basculer le statut d’une star NBA dans la catégorie des légendes. Un panier qui nous permet de réaliser un court instant de la longévité d’un joueur et de sa régularité. Un panier qui vient couronner une carrière remplie de succès. Nous avons choisi quelques uns de ces moments historiques et savoureux de ces dernières années qui nous ont marqué.
Ray Allen (Boston Celtics), Février
2011
Le panier : Un 3pts pour passer devant Reggie Miller au classement des snipers longues distancesAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Kendrick Perkins
Stats : 20pts, 1rd, 1pd, 3/8 à 3pts, en 35′
Le match : Défaite 92-86 contre les Los Angeles Lakers
Le N°20 des Celtics est entré dans l’histoire un soir de février 2011 au TD Garden face aux Lakers dans un rematch des Finales 2010. Des légendes sur le parquet donc, mais également sur le bord du terrain. Reggie Miller, le détenteur du record du nombre de 3pts inscrits en carrière est chargé de commenter ce match pour TNT. Ce dernier ne manqua pas de féliciter son successeur avant le match.
« Il vient de me dire qu’il était fier de moi et qu’il était excité pour moi. Il a dit qu’il était heureux d’être présent pour ce moment. » Ray Allen avant le match
Le record fut battu lors du 1er quart-temps, en transition sur une passe de Rajon Rondo. Allen est allé saluer Miller et s’offrir un rare moment de complicité avec Rajon Rondo ! Sous les maillots de Milwaukee, de Seattle puis de Boston, Ray Allen n’a eu besoin que de 6430 tentatives pour obtenir ce record, en comparaison avec les 6486 tirs de Reggie Miller en 18 ans de carrière.
Paul Pierce (Boston Celtics),
Février 2012
Le panier : un 3pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs All-Time
Âge : 34 ans
Le Cinq : Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats : 15pts, 8rds, 9pds en 37′
Le match : Victoire 94-84 contre les Charlotte Bobcats
Un an après la soirée magique de Ray Allen, le TD Garden est une nouvelle fois témoin d’un panier historique. C’est face aux « terribles » Charlotte Bobcats (7v-59d), que Paul Pierce a inscris le panier pour dépasser la légende Larry Bird au classement du nombre de points marqués sous le maillot vert. Son début de match est compliqué avec 7 tirs manqués dont 5 derrière les 7m23. Ce n’est que dans le 3e quart-temps que le N°34 a pu atteindre la barre des 21791 points sur un 3pts face au français Boris Diaw et grâce à une passe (encore) de Rajon Rondo.
« Je ne vais pas mentir, cela était dans un coin de ma tête. […] Et il était difficile de vraiment l’ignorer et de vraiment se concentrer sur le jeu. » Paul Pierce après le match
Il aura fallu 14 saisons pour que Pierce devienne le 2e meilleur marqueur de la franchise, et cela signifie beaucoup quand il s’agit des Celtics. John Havlicek conserve toujours sa place de leader à Boston, mais « The Truth » a eu l’occasion de le dépasser en 2017 dans le classement des points marqués All-Time sous le maillot des Clippers.
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Décembre 2014
Le panier : un lancer-franc pour passez devant Michael Jordan au classement des scoreurs All-Time
Âge : 36 ans
Le Cinq : Ronny Price, Kobe Bryant, Wesley Johnson, Jordan Hill, Ed Davis
Stats : 26pts, 6rds, 2pds en 35′
Le match : Victoire 100-94 chez les Minnesota Timberwolves
Après sa terrible blessure au tendon d’Achille en 2013, les interrogations concernant son énorme contrat et les résultats calamiteux des Lakers, Kobe Bryant a pu profiter d’une belle et rare soirée en 2014 en devenant le 3e meilleur scoreur de la ligue. C’est à quelques jours de Noël, dans un match opposant deux des plus mauvaises équipes de la saison, que le Black Mamba a dépassé son idole de toujours, Michael Jordan, au classement des points marqués All-Time.
Cet exploit s’est concrétisé sur un lancer-franc dans le 2e quart-temps et c’est tout un public, témoin privilégié de cet instant, qui a pris le temps de féliciter l’adversaire du soir. La franchise de Minnesota ne manqua pas de saluer longuement le héros, un geste de grande classe, qui a notamment ravi Bryant.
«Je n’attendais pas une telle attention de la part des Timberwolves, c’est un énorme honneur d’en arriver là» Kobe Bryant
via ESPN
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2018
Le panier : side step jumper à 2pts pour passer devant Larry Bird au classement des scoreurs en Playoffs
Âge : 36 ans
Le Cinq : Goran Dragic, Tyler Johnson, Josh Richardson, James Johnson, Hassan Whiteside
Stats : 28pts, 7rds, 3pds, 2stls en 26′
Le match : Victoire 113-103 chez les Philadelphia Sixers
https://www.youtube.com/watch?v=DwcOZVHmIDA
Voici la belle histoire de la saison 2017-2018, avec le retour de Dwyane Wade à South Beach. Après une période bien terne dans l’Ohio, Wade a retrouvé le sourire et sa vista sur le terrain le temps d’une dernière aventure en Playoffs avec le Heat. Dans un rôle de 6e homme, le N°3 s’est même autorisé un dernier show dans le Game 2 remporté à Philadelphie avec 21pts en première mi-temps et un side step jumper pour passer devant Larry Bird au classement des meilleurs scoreurs de l’histoire des Playoffs. Un moment savoureux pour Flash, qui a chambré un Kevin Hart bien trop bavard.
« C’est un sentiment formidable […] surtout quand vous êtes à l’extérieur. Quand vous avez des gens comme Kevin Hart qui parlent au bord du terrain. […] J’ai entendu beaucoup de choses ce soir, et tout cela ne sert que de motivation. Pouvoir faire taire toute une foule, c’est un sentiment formidable. » Dwyane Wade après la rencontre
En plus de ses 28pts en seulement 26
minutes, Wade fut clutch en fin de match pour assurer la seule et
unique victoire du Heat sur cette série. Jusqu’à aujourd’hui, elle
reste la dernière victoire en date de la franchise en Playoffs.
Dirk Nowitkzi (Dallas Mavericks),
Mars 2019
Le panier : jump shot à 2pts pour passer devant Wilt Chamberlain au classement des scoreursAll-Time
Âge : 40 ans
Le Cinq : Jalen Brunson, Luka Doncic, Tim Hardaway Jr, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 8pts, 1rd, 2pds en 12′
Le match : Défaite contre les New Orleans Pelicans 129-125
https://www.youtube.com/watch?v=O_7kmNvkkbE
Le N°41 a vécu une dernière saison compliquée avec de nombreux problèmes physiques. Cela ne l’empêcha pas de battre quelques records au passage, tout en étant spectateur de la fabuleuse saison de son rookie Luka Dončić. En rentrant ses deux premiers tirs face aux Pelicans, l’Allemand a donc dépassé le joueur aux 100pts sur un match et est devenu le 6e meilleur scoreur All-Time.
« J’ai pris mon temps et lui ai fait face comme je l’ai fait un million de fois et j’ai essayé de tirer sur lui. C’était bien de passer ce record dans les deux premiers tirs. » Dirk Nowitzki sur son action
A 40 ans, Nowitzki a dépassé ce soir
là un joueur qui comme lui, a révolutionné le jeu à son époque,
mais dans un registre diamétralement opposé. Les supporters des
Mavs ont pu savourer ces derniers exploits avec leur vedette de
toujours.
LeBron James (Los Angeles Lakers),
Janvier 2020
Le panier : lay-up sur un drive pour passer devant Kobe Bryant au classement des scoreursAll-Time
Âge : 35 ans
Le Cinq : Avery Bradley, Danny Green, LeBron James, Anthony Davis, JaVale McGee
Stats : 37pts, 8rds, 8pds, 3stls en 35′
Le match : Défaite 108-91 chez les Philadelphia Sixers
Qui aurait cru que ce weekend de janvier 2020 allait autant bouleverser et marquer la NBA. Un scénario digne d’une série estampillée Netflix qui débuta dès le samedi lors de la venue des Lakers de James à Philadelphie, la ville qui a vu naître Kobe Bryant. C’est lors de cette rencontre dominée par les Sixers, que le King devient le 3e meilleur scoreur All-Time en dépassant Bryant sur un drive tout en puissance dans le 3e quart-temps.
« Je suis heureux de faire parti de n’importe quelle conversation avec Kobe Bryant, l’un des plus grands joueurs de tous les temps. […] Il y a trop de choses. Cette histoire est exagérée. Cette histoire n’a pas de sens. Pour faire court, je suis ici avec l’uniforme des Lakers, à Philadelphie, d’où il vient. »LeBron James
Les fans des Sixers ont pris le temps de féliciter le joueur de 35 ans, tout en sachant qu’ils venaient de vivre un moment d’histoire. Kobe Bryant, qui avait pris sa retraite en 2016 avec 33643 points à son compteur, appela James avant que son avion décolle de Pennsylvanie pour le féliciter de vive voix. Les derniers échanges entre deux monstres du basket, Bryant s’est éteint le lendemain.
En ces temps difficiles, ClutchTime continue de vous offrir une immersion dans l’univers de la NBA et aujourd’hui, ClutchTime vous propose de découvrir un acte de grande classe que peu de joueurs dans la ligue ont eu le courage de réalisé, sacrifier l’aspect financier de sa carrière au profit de l’aspect sportif.
Dirk Nowitzki, roi du sacrifice financier
Que ce soit Dirk, en passant par Durant ou même Lebron, nombreuses sont les superstars de la NBA qui ont accepté ce que l’on appelle une « Paycut » pour pouvoir offrir à leurs franchises une réelle possibilité de constituer la meilleure équipe possible et même si cette pratique marche souvent, cela n’a pas eu un effet bénéfique pour tous.
Une paycut est donc le fait de sacrifier une partie de son salaire potentiellement accessible, généralement dans le but d’améliorer l’équipe pour laquelle on joue.
Un sacrifice réservé au Star ?
Pour réellement parler de « sacrifice », il est rare de parler de simple role player et cela concerne très souvent les grandes Stars de la ligue.
La raison est simple, les paycuts sont très souvent réalisés au détriment d’un possible contrat maximum par un joueur, et les seuls joueurs qui ont accès à ce type de contrats sont les Superstars de la NBA.
Cependant, il est nécessaire de nuancer ce propos car certains joueurs qui ne sont pas considérés comme des Superstars ont déjà accepté de sacrifier une partie de leurs salaires pour l’équipe donc même si ce sacrifice concerne souvent les grandes stars, il ne leur est pas uniquement « réservé » .
Un sacrifice irrespectueux envers les Stars ?
L’idée est donc simple pour le joueur, sacrifier le côté financier de la NBA dans le but de mettre toutes les chances de son côté vers l’aspect sportif et même si cela peut sembler être une décision assez logique ou acceptable pour une personne qui ne suit pas la NBA, cette pratique est tout de même assez rare.
À l’image des Chris Paul, Russell Westbrook ou même Stephen Curry, le contrat maximum reste le choix majoritaire et ultime d’une Superstar de la NBA mais également le choix logique lorsque l’on connaît la face cachée de cette pratique.
Kevin Durant tenant son trophée de MVP des finales Source : Jason Miller/Getty Images
Danny Chau, rédacteur du Ringer, avait notamment évoqué la question en s’appuyant sur le cas de Kevin Durant avec les Warriors :
« Durant’s decision makes it painfully clear that it will always be the players who have to make ‘sacrifices,’ never the owners. »
La décision de Kevin Durant montre clairement que ce seront toujours les joueurs et jamais les propriétaires qui feront les sacrifices.
Cette critique vient directement de la signature de Kevin Durant pour un contrat avec une paycut qui aurait permis de signer Andre Iguodala et Shaun Livingston et donc de garder l’équipe intacte.
Cependant, l’équipe aurait pu, en réalité, signer les 3 joueurs avec Kevin Durant au maximum en payant une Luxury tax, montant supplémentaire imposée par la ligue dès lors qu’une franchise dépasse la limite des salaires de son équipe. Plus l’équipe dépasse cette somme, plus elle doit payer.
On voit donc un réel problème d’éthique et une possible manipulation de certaines organisations envers leurs joueurs et cette problématique ne va pas s’atténuer suite à la hausse des salaires chaque année en NBA et la multiplication de bons joueurs qui s’imaginent déjà être Superstar.
Un sacrifice nécessaire à la réussite d’une franchise ?
Depuis 2010, presque toutes les équipes championnes, voire même finalistes ont connu au moins un joueur qui n’était pas payé à sa juste valeur.
Que ce soit un choix volontaire ou non, il est presque indispensable d’avoir des joueurs qui sacrifient l’aspect financier de leur carrière au profit de l’aspect sportif et cela s’applique au Star mais aussi à d’autres joueurs très importants.
Par exemple, Ray Allen avec Miami en 2013 était payé environ 3 millions l’année a 37 ans et même si cela semble être normal, lorsque l’on voit son apport sur les finales 2013, on peut se dire qu’il en valait un peu plus tout de même.
Dans un autre registre, le salaire du MVP de la saison 2015, Stephen Curry, qui remportera les finales NBA avec un salaire de seulement 11 millions la saison et même si cela est logique vu que c’est un contrat signé quelques années auparavant, cela reste un cas de joueur sous payé par rapport à son apport sportif.
Pour ne pas s’éparpiller, nous allons nous concentrer ici sur les principaux joueurs dans certaines franchises qui ont sacrifié une partie de leur salaire au nom de l’équipe et surtout dans le but ultime de remporter un titre, même si cela a plutôt bien fonctionné pour beaucoup d’entre eux, cela n’a malheureusement pas toujours été le cas.
Les cas importants et récents de sacrifice financier :
I. Le Big Three de South Beach en 2010
« Not one, not two, not three, not four.. » on connaît la suite hein.. Source : Steve Mitchell/US Presswire
Le 8 Juillet 2010, The decision choque l’univers de la NBA car un certain Lebron James quitte Cleveland après 7 ans passées dans l’Ohio, pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh sous le soleil de Miami.
Cependant, cette association de trois superstars semble difficile à mettre en place car trois contrats maximum à cette époque auraient été un réel problème pour créer une équipe compétitive. Heureusement, les trois superstars ont abandonné plusieurs millions (18 millions pour Lebron James) afin d’offrir une possibilité à l’organisation de Miami d’ajouter des pièces importantes à cette équipe déjà bien bâtie pour jouer le titre.
Ce sacrifice financier s’est révélé être au moins aussi précieux qu’inestimable, car plusieurs joueurs solides vont réussir à choper un contrat tel que Udonis Haslem, la légende de Miami mais également Shane Battier, Chris Andersen ou encore le seul et l’unique Ray Allen qui sera la pièce maîtresse d’un certain game 6 des finales de 2013.
II. Dirk Nowitzki : Le Roi du sacrifice salarial
Dirk, honoré lors de son dernier match au AAC Source : J. Miron/USA Today/Reuters
194 millions de dollars, c’est ce que le Wunderkid a sacrifié dans sa carrière pour les Mavericks. Cette somme, bien qu’incroyable, est à l’image de la générosité du géant Allemand.
Champion en 2011, Dirk Nowitzki avait vécu son rêve de titre mais ses envies ne s’arrêtaient pas là, il voulait plus et surtout, offrir un nouveau titre à la ville de Dallas. C’est en 2014 que Dirk va démontrer tout son amour pour la franchise texane.
Lors de l’intersaison de 2014, les Lakers et les Rockets lui offrent un contrat avec pas moins de 97 millions sur 4 ans et même si 99% des joueurs auraient pris l’une de ses offres, Dirk les a toutes refusées.
En effet, le 15 Juillet 2014, il choque le monde de la NBA en signant un contrat de 25 Millions de dollars sur 3 ans avec les Mavericks ce qui signifie un sacrifice de 72 millions de dollars, non seulement pour rester dans son équipe de toujours mais surtout pour continuer à être compétitive.
Malheureusement, les Dieux de la balle orange ne récompenseront pas son sacrifice respectable car même si Tyson Chandler reviendra durant l’été 2014, Shawn Marion quittera lui les Mavericks pour rejoindre les Cavaliers, laissant une équipe des Mavericks trop faible, qui sera éliminée au premier tour des Playoffs par les Rockets.
Cependant, cela n’empêchera pas Dirk de renouveler cette acte de générosité quelques années plus tard en 2017, lorsqu’il refusera une player option de 25 Millions de dollars pour prendre un contrat de 10 Millions sur 2 ans et une seconde année en Team Option, vraiment un grand homme ce Dirk.
III. Le Big Three Texans des Spurs
Le big Three des Spurs, dans l’ordre : Tony Parker-Manu Ginóbili-Tim Duncan Source : Agence France-Presse
En 2010, Tony Parker signe une extension de 4 ans pour 50 millions de dollars avec les Spurs pour garder une équipe compétitive et même si ce contrat reste tout à fait acceptable.
Il est important de rappeler que Tony Parker est un joueur qui se retrouve dans les discussions pour le titre de MVP en 2012 tout en étant payé comme un role player.
Toutefois, le sacrifice financier est une habitude du côté des Texans de San Antonio et c’est surement l’une des raisons pour lesquelles ils ont réussies à rester si compétitifs pendant autant d’années.
En effet, a côté de Tony Parker, les joueurs importants du roster ont également sacrifié leurs salaires tels que Manu Ginóbili ou encore Tim Duncan qui aura réduit son salaire de plus de 11 millions de dollars.
D’ailleurs, leurs sacrifices n’auront pas été en vain car des joueurs comme Thiago Splitter, Boris Diaw, Danny Green ou encore Marco Belinelli seront recrutés et le 15 Juin 2014, la franchise soulèvera le 5ème titre de leurs histoires qui sera la plus grosse récompense imaginable pour leurs sacrifices financiers.
IV. Kevin Durant et la franchise Californienne
Kevin Durant durant sa présentation avec les Warriors Source : Noah Graham/NBAE / Getty Images
Après avoir réalisé l’un des mouvements les plus discutables de l’histoire de la NBA sur le marché de la Free Agency, le 4 Juillet 2016, Kevin Durant s’est engagé dans la franchise des Warriors dans le but précis de gagner un titre et de « sortir de sa zone de confort ».
Pour ce faire, il a réalisé un sacrifice financier assez important pour la superstar qu’il était à l’époque et même le coach des Warriors, Steve Kerr, avait rappelé dans une interview que Kevin Durant lui rappelait Tim Duncan qui, lui aussi, avait réalisé plusieurs sacrifices financiers dans sa carrière pour garder une équipe compétitive.
Dans le cas de Kevin Durant, son sacrifice permet à son équipe de conserver Iguodala et Livingston qui étaient deux grosses pièces du back to back de 2017 et 2018.
Pendant une grande partie de ses années au Warriors, il a sacrifié une somme très importante d’argent en prenant des petits contrats de 1 an + 1 année en player option à 25 millions l’année ce qui était presque 10 millions de sacrifié par an.
Ce sacrifice est critiquable dans beaucoup d’aspects, que ce soit sur le fait que la franchise aurait pu tout de même conserver les 2 joueurs nommés ci-dessus, sans avoir à sous payer Kevin Durant mais également sur le fait que son sacrifice ait été fait afin de rejoindre une équipe surpuissante qui était un choix contestable pour beaucoup de fans.
Dans tous les cas, Kevin Durant a fait un choix qui lui a permis de repartir du soleil Californien avec deux titres et deux trophées de MVP des Finales en poche et tout cela pour rejoindre la Big Apple et un contrat maximum avec les Nets dans le but d’écrire une nouvelle page de son histoire.
V. L’agent 0 et son geste mémorable envers A. Jamison
Le n°4, Antawn Jamison avec Gilbert Arenas, le n°0 Source : Rocky Widner/Getty Images
Ici, on ne parle pas réellement d’un joueur qui a sacrifié son salaire dans le but principal d’obtenir un titre mais il était nécessaire de parler de l’acte respectable de Gilbert Arenas envers son coéquipier de l’époque, Antawn Jamison.
Tout d’abord, dès 2006, Gilbert Arenas montre les signes d’une superstar qui souhaite gagner un titre au détriment de l’argent. Lors de l’intersaison de 2006, il accepte une réduction sur son salaire pour signer de bons joueurs mais se retrouve « malheureusement » coincé au milieu de Darius Songaila et DeShawn Stevenson (vous vous rappelez du premier nom ? moi non plus) qui ne seront d’aucune aide pour un agent 0 bien trop seul.
C’est finalement le 9 Juin 2008 qu’il se retrouve agent libre et offre un geste de grande classe après la désillusion de 2006, annonçant clairement durant une séance média qu’il allait laisser son coéquipier, Antawn Jamison, prendre ce qu’il souhaite sur son contrat en se contentant du reste.
« Just sign Antawn first and then I’ll take the pay cut, to keep the team intact, »
Signer simplement Antawn en premier et je réduirais mon salaire pour garder l’équipe intacte
« We’ve been together six out of my seven years. I told him, whatever he wants, give it to him, and I’ll take the pay cut. »
On a été ensemble pendant 6 de mes 7 années ( dans la NBA ). Peu importe ce qu’il veut, donner lui et je prendrais la réduction nécessaire sur mon salaire
Finalement, au lieu d’avoir un contrat maximum de 124 Millions sur 6 ans avec les Wizards, ou de prendre un contrat de plus de 100 millions sur 5 ans que lui proposaient les Warriors il ne prendra que 111 millions sur 6 ans avec les Wizards.
Même si cette décision a très mal fini avec une absence en play-offs et des malheurs sur les terrains comme en dehors, il est important de saluer ce geste réalisé en Juin 2008 qui semble être inimaginable de la part des stars d’aujourd’hui.
ClutchTime poursuit sa série d’articles rétro en cette période de confinement. Cette fois-ci nous allons revivre les premiers instants, premiers paniers et premiers tests grandeur nature de certains rookies pour leurs grands débuts en Playoffs. Nous avons choisi quelques-uns des plus grands joueurs de l’histoire à avoir marquer les Playoffs, afin de se remémorer leur impact dans leur tout premier match à enjeu. Si certains n’ont pas perdu de temps pour battre des record de précocité, d’autre auront mis plus de temps à se développer avant de marquer l’histoire à leur tour.
Ils n’ont pas attendu pour rentrer dans l’histoire
Dwyane Wade vs Baron Davis 2004 – by JEFFREY BOAN / el Nuevo Herald File
Dwyane
Wade (Miami Heat), 2004
Âge : 22 ans
le Cinq : Dwyane Wade, Eddie Jones, Caron Butler, Lamar Odom, Brian Grant
Stats : 21pts, 5rds, 5pds, en 41′
Le match : Victoire 81-79 contre les New Orleans Hornets – 1er tour Game 1
Pour sa première saison dans la ligue,
Wade est contraint de jouer meneur au sein d’une jeune équipe du
Heat menée par Stan Van Gundy. Les résultats furent
laborieux jusqu’au ASG avec un bilan de 22v-32d. La suite fut
nettement plus positive avec une belle série de 20v-8d permettant
non seulement à Miami d’accrocher le wagon des PO, mais aussi
d’obtenir l’avantage du terrain.
Le rookie n’a pas le temps de savourer cette fin de saison qu’il se rend compte qu’il va devoir se coltiner les Hornets de Baron Davis au 1er tour. Le meneur All-Star cette année là, est considéré comme l’un des joueurs les plus dur à stopper pour Wade. Mais le N°3 ne se laisse pas impressionner et réalise une performance unique dans l’histoire de la ligue en rentrant le panier de la gagne en toute fin de match lors de ce Game 1. Une première pour un rookie. Déjà clutch lors de ses PO 2004, un signe qui ne trompe pas et qui annonce le début d’une aventure spéciale.
Derrick
Rose (Chicago Bulls), 2009
Âge : 20 ans
le Cinq : Derrick Rose, Ben Gordon, John Salmons, Tyruse Thomas, Joakim Noah
Stats : 36pts, 11pds, 12/19 aux tirs, 12/12 aux lfs, 5tov, 6 fautes, en 49′
Le match : Victoire 103-105 chez les Boston Celtics en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=z01hnQW3E1s
Dotés d’une chance incroyable, les Bulls obtiennent le 1er pick de la draft 2008, choisissant un arrière athlétique et spectaculaire, et cerise sur le gâteau, qui est originaire de Chicago. Pour leur première saison ensemble, Derrick Rose et son coach Vinnie Del Negro ont réussi à ramener la franchise en Playoffs malgré un début de saison mitigé (23v-30d au ASG). Placés en 7e position à l’Est, les Bulls ont dû affronter les champions en titre, les Boston Celtics. Aucune chance qu’une équipe menée par un meneur rookie ne puisse faire le poids face à un tel monstre.
Et pourtant, le jeune joueur a clairement indiqué qu’il était prêt en inscrivant 36 points lors du Game 1 qui s’est joué en prolongation. D-Rose a tout simplement égalé le record de points inscrit par un rookie en Playoffs. Avec 23 points en 2e mi-temps, cette performance est d’autant plus impressionnante qu’il a permis à son équipe de gagner ce match sur le parquet des Celtics. Cette confrontation s’est révélée être l’une des plus relevées de l’histoire avec pas moins de sept prolongations cumulées dont trois dans le Game 6 ! Une entrée fracassante de D-Rose dans la prestigieuse histoire des Playoffs NBA.
le Cinq : Avery Johnson, Jaren Jackson, Tim Duncan, David Robinson, Will Purdue
Stats : 32pts, 10rds, 2blks, en 37′
Le match : Victoire 102-96 chez les Phoenix Suns – 1er tour Game 1
Le retour en forme de David Robinson combiné à la draft de Tim Duncan a permis à la franchise texane de retrouver les sommets de la conférence Ouest avec un bond de +36 victoires. Les Spurs n’ont en revanche pas bénéficié de l’avantage du terrain face aux Suns malgré un bilan identique (56v-26d). En saison régulière, les Suns avaient gagné trois de leur quatre matchs contre les hommes de Greg Popovich en saison régulière.
Une série d’un autre temps avec trois joueurs de 2m11 ou plus dans le lineup : Duncan – Robinson – Purdue ! Mais le staff des Spurs a surtout pu compter sur leur rookie vedette en fin de match pour emmener les siens vers la victoire. Avec 32 points au compteur, il est tout simplement le meilleur marqueur de la rencontre, sans oublier ses 18 points dans le dernier quart-temps. En face, « Hot Rod Williams » (35 ans et 12 saisons NBA), a été la première victime de Timmy en Playoffs. La première d’une liste longue comme le bras du N°21 des Spurs.
Tony
Parker (San Antonio Spurs), 2002
Âge : 19 ans
le Cinq : Tony Parker, Steve Smith, Bruce Bowen, Tim Duncan, David Robinson
Stats : 21pts, 3pds, 3/3 à 3pts, en 27′
Le match : Victoire 110-89 contre les Seattle SuperSonics – 1er tour Game 1
Lors de ses débuts en NBA, le français a explosé tous les records de précocité de la franchise texane. A seulement 19 ans, et dès son 5e match professionnel, TP obtient sa place dans le cinq de départ à la place d’Antonio Daniels. Comment un coach comme Popovich et une franchise aussi strucutrée et ambitieuse a pu faire confiance à aussi jeune meneur européen ? La confiance en soi peut-être? Celle du français n’est plus à prouver, et son premier match en Playoffs face à Seatlle est venu confirmer cette qualité.
A la fin du Game 1, avec 21 points, le français a établit son record de points en carrière face à un certain Gary Payton réputé pour ses poèmes et sa défense. Cela n’a pas impressionné Parker qui, avec sa vitesse, a complètement dépassé le vétéran. Parker scora 10pts dans le 3e quart-temps et le match était déjà plié. Un signe que le meneur est fait pour ce genre de match à enjeu.
Donovan
Mitchell (Utah Jazz), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ricky Rubio, Donovan Mitchell, Joe Ingles, Derrick Favors, Rudy Gobert
Stats : 27pts, 10rds, 3pds, 11/22 en 35′
Le match : Défaite 116-108 chez OKC Thunder – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=BPdHVYK6_iI
Drafté en 2017, Mitchell a eu la chance d’être sélectionné par une solide équipe d’Utah. Seulement trois fois titulaire lors de ses treize premiers matchs, le rookie va ensuite prendre pleinement sa place dans le cinq majeur et devenir ainsi, l’une des principales armes offensives du roster. En Playoffs pour la 2e année de suite, le Jazz tombe face à un Thunder ambitieux avec son Big Three : Westbrook – George – Anthony.
Une chance pour Mitchell d’affronter l’un de ses idoles : Russell Westbrook, bien que ce dernier l’ait en quelque sorte terrifié lors de leur premier face à face en saison régulière. Pourtant, le rookie ne s’est pas caché en essayant de maintenir son équipe dans le match et en terminant meilleur scoreur du Jazz avec 27 points. Pour ce Game 1, le Thunder est clairement au dessus mais la suite va sourire au jeune Jazzman. Il rentrera dans l’histoire en devenant le premier rookie depuis 1996 à enchaîner deux matchs de rang avec plus de 25 points pour ensuite créer la surprise en éliminant le Thunder lors d’un Game 6 tendu. Mitchell n’est qu’à l’aube de sa carrière, mais le soleil va sûrement rayonner tout au long de sa journée dans la grande ligue.
Ben
Simmons (Philadelphie Sixers), 2018
Âge : 21 ans
le Cinq : Ben Simmons, JJ Redick, Robert Covington, Dario Saric, Amir Johnson
Stats : 17pts, 9rds, 14pds, 2stls, 5tov, en 34′
Le match : Victoire 130-103 contre le Miami Heat – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=hbDgiFOLub8
Après une saison blanche, l’australien a pu faire ses grands débuts en Playoffs contre le Heat. Malgré l’absence du pivot All Star Joel Embiid, Philadelphie a tout simplement été trop rapide face à une défense du Heat dépassée. Ben Simmons fut un vrai calvaire pour Erik Spoelstra, ne sachant pas qui de Josh Richardson, Justise Winslow ou bien James Johnson pourrait ralentir le Rookie de l’année 2018.
Ce n’est un mystère pour personne, le meneur de 2.08m se régale en contre-attaque et sur le jeu en transition. Il est aussi à l’aise lorsqu’il est entouré de shooteurs. La 2e mi-temps fut à sens unique et Philadelphie remporta enfin un match de Playoffs après cinq années remplies de défaites. Ben Simmons n’est pas étranger à ce regain de compétitivité, et le prochain chapitre de la franchise pourrait abriter d’autres belles aventures de printemps.
Jayson
Tatum (Boston Celtics), 2018
Âge : 20 ans
le Cinq : Terry Rozier, Jaylen Brown, Jayson Tatum, Al Horford, Aron Baynes
Stats : 19pts, 10rds, 4pds, 3stls, en 44′
Le match : Victoire 113-107 contre les Milwaukee Bucks en OT – 1er tour Game 1
https://www.youtube.com/watch?v=VTs1i-3E-DY
Les Celtics avaient tout pour réussir en 2018 dans cette conférence Est défigurée, mais l’absence de Kyrie Irving a mis un coup aux ambitions des hommes de Brad Stevens. C’est en tout cas ce que la majorité pensait avant de voir à l’œuvre cette jeune équipe audacieuse. C’est ainsi que leur rookie, Jayson Tatum, se retrouva dans un rôle bien plus important en attaque pour ses tous premiers Playoffs en tant que professionnel.
Le premier tour face aux Bucks fut disputé, et l’ancien de Duke a bien démarré avec 8 points dans le 1er quart-temps avec un parfait 4/4 aux tirs et face au MVP en puissance : Giannis Antetokounmpo. La suite fut nettement moins brillante avec 4/14 aux tirs sur le reste du match, mais il a eu le privilège d’assister et de participer au show de Terry Rozier pour remporter la prolongation. Qui aurait pu imaginer que cette équipe allait être à un match des Finales cette année là.
Drafté en 10e position en 2010 par les Pacers, George a connu des débuts délicats pour ne pas dire difficiles. L’ailier a dû attendre son 43e match sous ses nouvelles couleurs pour devenir titulaire, grâce notamment à la prise de fonction de l’assistant Frank Vogel. Malgré un bilan négatif (37v-45d), les Pacers sont parvenus à accrocher les Playoffs pour y affronter la meilleure équipe à l’Est: Chicago.
Menés par le MVP 2011, Derrick Rose (39pts), les Bulls ont maîtrisé le Game 1. En face, le jeune Paul George n’a rentré qu’un seul tir sur un alley-oop en contre attaque. Puis après plus rien. Qui aurait pu deviner que ce jeune ailier allait emmener les Pacers au sommet de la conférence Est quelques années plus tard.
Kawhi
Leonard (San Antonio Spurs), 2012
Âge : 20 ans
le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Boris Diaw, Tim Duncan
Échangé le soir de la draft 2011
contre l’arrière George Hill, Leonard n’a mis que dix matchs
pour convaincre Greg Popovich de l’intégrer dans le cinq de
départ. Si l’ailier est encore loin d’être une menace en attaque,
sa présence se fait déjà ressentir de l’autre côté du terrain.
Pour son premier match de post-season, Leonard est en difficulté en attaque mais se voit confier la mission d’éteindre le scoreur adverse : Gordon Hayward (17pts mais 2/6 aux tirs). Kawhi n’a que très peu vu le ballon au cours de ce match, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il devienne l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Playoffs.
Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.
Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com
Allen Iverson (Philadelphie Sixers),
Février 2010
Âge : 34 ans et 14e saison
Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière
De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.
Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.
End of Story Score : 3/10
Yao Ming (Houston Rockets), Novembre
2010
Âge : 30 ans et 8e saison
Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
Stats: 1rd, 1blk, en 6′
Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière
Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.
Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.
End of Story Score : 1,5/10
Shaquille O’Neal (Boston Celtics),
Mai 2011
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
Stats: 2 fautes en 3′
Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est
Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.
Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.
End of Story Score : 1/10
Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit
Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril
2012
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière
De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.
Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.
End of Story Score : 6/10
Jason Kidd (New York Knicks), Mai
2013
Âge : 40 ans et 19e saison
Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
Stats : 1pd, 1int en 6′
Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est
Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.
En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.
End of Story Score : 2/10
TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry
Tracy McGrady (San Antonio Spurs),
Juin 2013
Âge : 33 ans et 16e saison
Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
Stats: 2rds, 3pds, en 6′
Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA
Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !
Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que GregPopovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.
End of Story Score : 4/10
Steve Nash (Los Angeles Lakers),
Avril 2014
Âge : 40 ans et 18e saison
Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière
Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).
Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.
End of Story Score : 4,5/10
L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat
Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014
Âge : 38 ans et 18e saison
Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA
Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.
Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.
End of Story Score : 6,5/10
Kevin Garnett (Minnesota
Timberwolves), Janvier 2016
Âge : 39 ans et 21e saison
Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
Stats : 2pts en 9′
Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc
Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.
L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.
End of Story Score : 3/10
Chris Bosh (Miami Heat), Février
2016
Âge : 31 ans et 13e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière
L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.
Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.
End of Story Score : 5/10
Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers),
Avril 2016
Âge : 37 ans et 20e saison
Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière
Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.
Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.
End of Story Score : 10/10
Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai
2016
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
Stats : 19pts, 5rds, en 34′
Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest
Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».
En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.
End
of Story Score : 8,5/10
Paul Pierce (Los
Angeles Clippers), Avril 2017
Âge : 39 ans et 19e saison
Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs
Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.
Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.
End of Story :
4,5/10
Tony Parker (San Antonio Spurs),
Mars 2019
Âge : 36 ans et 18e saison
Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
Stats : 11pts, 2rds, en 17′
Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière
Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.
Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.
End of Story Score : 6/10
La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest
Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019
Âge : 37 ans et 16e saison
Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw
Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.
Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.
End of Story Score : 9/10
Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports
Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks),
Avril 2019
Âge : 40 ans et 21e saison
Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière
Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.
Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.
Les années 2010’s ont été marquées par de nombreuses transactions et de départs de joueurs. La prise de pouvoir des joueurs concernant leur carrière a clairement planté le décors dans le paysage NBA. Une aubaine pour le fan qui souhaite s’intéresser à des matchs en saison régulière aux saveurs épicées. Le retour de la star dans son ancienne arène fait figure de scénario idéal pour colorer une soirée. Affronter ses anciens coéquipiers, son ancien coach, et surtout, goûter à l’accueil de ses anciens fans. Voici onze « Revenge Game » choisis au cours de cette décennie.
LeBron James de retour à Cleveland en 2010 – Thearon W. Henderson – Getty Images
LeBron James @ Cleveland – 2010
Le Cinq : Carlos Arroyo,
Dwyane Wade, LeBron James, Chris Bosh, Zydrunas Ilgauskas
Stats : 38pts, 5rds,
8pds en 30′
Victoire 118-90
The Decision, des maillots « 23 » brûlés, la lettre accusatrice du propriétaire des Cavs, tous les ingrédients étaient réunis pour le match le plus attendu de la saison régulière et dans l’ambiance la plus hostile jamais connue. Bien avant l’entre-deux, les fans étaient déjà des miliers dans la salle prêt à gronder et à jeter toute leur rancoeur vers un seul homme. Charles Barkley avoua ne jamais avoir connu une telle atmosphère.
« J’ai vu des tonnes de matchs, je n’ai jamais ressenti une telle électricité dans une salle et pour un simple match de saison régulière. On se croirait dans un Game 7 des Finals » Charles Barkley au micro de NBA TV
NBA TV
Sans surprise, l’ancien protégé de l’Ohio est sifflé dès sa présentation et à chaque ballons touchés pendant le match. A l’inverse, son coéquipier Zydrunas Ilgauskas, qui a fait le même chemin que le « King », aura droit à de chaleureux applaudissements.
Malgré un début de saison compliqué, il n’est pas question pour LeBron et le Heat de lâcher ce match. Byron Scott a beau avoir envoyé plusieurs joueurs en défense sur James, c’était comme lancer des cailloux sur Hulk. Avec 24pts dans le 3e quart-temps, LeBron James offre à son équipe une avance confortable de +30pts, et n’a même pas posé un seul orteil sur le parquet lors du 4e quart-temps.
Son ancien coéquipier, Anderson Varejao, avec qui il a passé six saisons, lui a même enlever son bandeau sur une action puis l’a jeté sur le côté comme si le roi et sa couronne n’étaient plus reconnu en Ohio. Une frustration qui s’est sentie tout au long de la rencontre : quatre fans ont été éjectés de la salle tandis que quatorze personnes chargées de la sécurité entouraient le banc du Heat !
Revenge Score : 10/10
James Harden @ Oklahoma City – 2012
Le Cinq : Jeremy Lin,
Daequan Cook, James Harden, Patrick Patterson, Omer Asik
Stats : 17pts, 2rds,
3pds, 3/16 aux tirs, en 39′
Défaite 120-98
Tradé un mois auparavant à seulement quelque jours du début de la saison, voici le retour du barbu dans l’enceinte du Thunder. Les finalistes 2012 ont échoué dans les négociations de prolongation avec le N°13 et ont fini par l’envoyer à Houston. Après tout, Sam Hinkie n’allait pas dérouler le tapis pour un 6e homme, OKC est une bonne équipe avec Kevin Durant et Russell Westbrook, et puis il n’y a qu’un ballon à se partager.
Mais les doutes concernant les capacités d’Harden à se muer en franchise player se sont vites évaporés : 37 puis 45 points lors de ses deux premiers matchs sous ses nouvelles couleurs ! Les fans du Thunder ont commencé à regretter cet échange, mais peu importe, OKC est toujours solide (11v-4d) et Houston est médiocre (7v-7d), le duel tant attendu doit servir de confirmation de la supériorité du Thunder.
Le début de match est clairement à l’avantage du Thunder. Westbrook et Ibaka ne vont pas se faire prier pour contrer les tirs d’Harden et même Hasheem Thabeet, drafté juste devant le barbu en 2009, s’est permis de le contrer deux fois sur une action. Première mi-temps catastrophique avec seulement 3pts pour le meilleur scoreur de la ligue, et 0/8 aux tirs.
En face, Kevin Martin, qui a servi de monnaie échange, apporta 17pts. Le public jubile. Sam Hinkie aurait-il réussi ce trade ? Le Thunder est clairement au dessus et vise toujours le titre même sans Harden et Houston a encore du chemin à parcourir pour devenir un sérieux prétendant. Un apprentissage obligatoire pour un jeune Harden aux prémices d’une longévité incroyable.
Revenge Score: 3/10
Dwight Howard @ Orlando – 2013
Le Cinq: Steve Nash, Kobe
Bryant, Metta World Peace, Earl Clark, Dwight Howard
Stats : 39pts, 16rds,
3blks, 25/39 aux Lfs, en 38′
Victoire 106-97
Le feuilleton « Dwightmare » n’en finissait plus ! Après des Playoffs 2012 étrangent et une élimination au 1er tour contre Indiana, D-12 est envoyé à L.A. en août 2012 pendant les JO de Londres afin de former la plus grosse Dream Team de la ligue avec Kobe Bryant, Pau Gasol et Steve Nash… Du moins sur le papier.
En effet, Les débuts des néo-lakers sont compliqués, il est même question de savoir s’ils vont pouvoir se qualifier pour les Playoffs ! Howard et ses nouveaux coéquipiers ont même lâché un match embarrassant contre Orlando. Son retour en Floride s’annonce compliqué, mais le triple défenseur de l’année a ressorti son costume de superman, le temps d’une soirée.
Dans ce match, il a constamment attaqué le jeune Nikola Vucevic et obtenu ainsi une valise de lancers-francs: 39 ! Il a tout simplement égalé son record de lancers tentés sur un match qu’il avait établi avec le Magic la saison précédente. Tout en sachant que deux jours auparavant, il s’affichait avec un piteux 0/5 contre Chicago.
Le match est loin d’être emballant : beaucoup de tirs manqués et forcés, des fautes qui coupent le rythme de la rencontre, mais les hommes de Mike D’Antoni ont réussi à remporter ce match et à se qualifier par la suite pour les Playoffs. Privés de Kobe Bryant, les Lakers ont subi un sweep face aux Spurs, et Howard quittera la Californie pour le Texas afin de rejoindre Harden. Le « Dwightmare » ne s’est finalement jamais arrêté.
Revenge Score: 8.5/10
L’accueil des supporters des Nuggets pour Melo en 2013 – via TheHour.com
Carmelo Anthony @ Denver – 2013
Le Cinq: Raymond Felton, Iman
Shumpert, Carmelo Anthony, James White, Tyson Chandler
Stats: 9pts, 5rds, 3pds, 3/12
aux tirs en 21′
Défaite 117-94
Dans le même style que le « Dwightmare », il y a eu le « Melo Drama ». Le GM des Nuggets de l’époque, Masai Ujiri, a pris la sage décision de trader sa star en février 2011. Après une saison 2011-2012 raccourcie à cause du lockout, il a fallu attendre deux ans avant de voir le N°7 fouler à nouveau le parquet du Pepsi Center.
La franchise de ses débuts n’a pas manqué de lui rappeler que la rancœur est toujours bien présente. Les huées des fans n’ont pas faibli, et les joueurs des Nuggets comme AndreIguodala, Kenneth Faried et Wilson Chandler ont pris les commandes du match dès le début en dépassant les Knicks par leur énergie et leur vivacité.
Match à oublier pour Melo : 3/11 aux tirs en 1ere mi-temps et déjà -22 pour New York ! Tyson Chandler va sortir sur blessure suite à un choc au genou, puis c’est au tour de l’ailier de sortir suite à une gène au genou droit au début du 3e quart-temps.
Une soirée horrible et un retour manqué, mais qui ne résume en rien la belle saison 2012-2013 des Knicks qui ont pour la première fois en treize ans, passé un tour de Playoffs, et, c’est aussi la dernière saison positive de la franchise.
Revenge Score: 1/10
Rajon Rondo saluant ses anciens fans au TD Garden (2015) – Charles Krupa AP
Rajon Rondo @ Boston – 2015
le Cinq: Rajon Rondo, Monta
Ellis, Chandler Parsons, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler
Stats : 29pts, 6rds,
5pds, 5/7 à 3-pts, en 34′
Victoire 119-101
Boston poursuit son processus de reconstruction en envoyant Rondo à Dallas en décembre 2014. C’est seulement au bout de son 7e match avec sa nouvelle équipe qu’il se retrouva au TD Garden, mais cette fois, en tant que visiteur. Une situation inédite pour le meneur drafté et titré avec Boston.
Deux jours avant cet événement, Rondo et les Mavs ont affronté les Wizards de Paul Pierce. Le meneur en a profité pour demander des conseils à l’ancienne légende des Celtics sur comment aborder ce match.
« Clignote des yeux et regarde en haut, ça t’évitera de pleurer. » Paul Pierce
Le jour « J », le meneur ne pouvait rêver mieux comme début de match en inscrivant les 10 premiers de son équipe. Il termina le 1er quart-temps avec 15pts et 6/6 aux tirs. Un match dominé du début à la fin par les Mavs, le meneur va se servir des prises à deux sur Dirk Nowitzki pour rentrer ses tirs ouverts.
Il s’agit de son meilleur match de la saison avec 29pts, avec un record de 5 tirs à 3-pts marqués ! Néanmoins, la suite est moins glorieuse. Seulement 14pts sur les quatre matchs suivants, et bien que Dallas se qualifia pour les Playoffs, les tensions entre Rondo et son coach Rick Carlise ne sont plus cachées et le meneur ne verra pas la couleur des trois derniers matchs de PO de son équipe lors du 1er tour contre Houston.
Revenge Score: 8,5/10
Derrick Rose @ Chicago – 2016
Le Cinq : Derrick Rose,
Courtney Lee, Carmelo Anthony, Kristaps Porzingis, Joakim Noah
Stats : 15pts, 7rds, 11pds,
6/16 aux tirs, en 38′
Victoire 117-104
Le MVP 2011 a mal vécu son trade à New York lors de l’été 2016. Le natif de la Windy City rejoint un ancien coéquipier beaucoup plus à l’aise avec New York : Joakim Noah. Les dirigeants de Chicago ont complètement chamboulé le roster : Rose et Gasol out, Wade et Rondo in. Des mouvements osés étant donné l’incompatibilité des deux arrières.
Dès novembre 2016, Rose effectua son retour dans la salle de ses premiers exploits. Un retour accueilli par des huées provenant des fans. Une vraie déception pour celui qui se voyait jouer sous la tunique des Bulls toute sa carrière. En revanche, Noah a eu le droit à des applaudissements.
Les Bulls démarrent pied au plancher, mais Dwyane Wade (35pts) va constamment essayer de remettre les Bulls dans le match. Rose a su gérer ses émotions et prendre le contrôle du match avec 5pds dans le dernier quart-temps. Il a parfaitement alimenté les intérieurs Noah et Porzingis.
Un match spécial et pas comme les autres pour Rose. Sa joie, bien que contenue en fin de match, est tout de même perceptible et rare étant donné la triste saison de Knicks.
Revenge Score: 7/10
Wade lors de son retour à l’AAA (2016) – via lasueur.com
Dwyane Wade @ Miami – 2016
Le Cinq: Rajon Rondo, Dwyane
Wade, Jimmy Butler, Taj Gibson, Robin Lopez
Stats : 13pts, 7rds,
4pds, 32′ 5/17 aux tirs
Victoire 98-95
Un départ impensable, un divorce inconcevable, une histoire incohérente. Après des négociations infructueuses et tendues avec Pat Riley, Wade quitta Miami pour rejoindre Chicago en juillet 2016. Une rupture qui a forcément laissé un sale goût dans la bouche du joueur et de la franchise.
Mais c’est bien réel, Wade joue pour les Bulls, et son retour à South Beach est accueilli par des applaudissements. Les fans du Heat se confondent même dans les célébrations durant le match en criant de joie sur les actions et les paniers du N°3.
Wade est venu pour gagner ce match, et peu importe la manière. Pas en réussite sur ce match : 5/17 aux tirs, il a même goûté à une défense physique du jeune Winslow, ce que Wade n’a guère apprécié. En fin de match, Wade a pu rentrer deux lancers importants scellant ainsi la victoire étriquée des Bulls. Enfin, ce match est passé, et ce ne fût pas une partie de plaisir.
« Je suis content que ça soit terminé. » Dwyane Wade après le match.
NBA TV
Heureusement, que la suite s’annonce plus joyeuse et « normale », avec le retour de Wade à Miami en février 2018. Un couple qui n’aurait jamais dû se séparer.
Revenge Score: 6.5/10
Prise de tête entre Kevin Durant et Andre Roberson sous les yeux de Russell Westbrook – via USATSI
Kevin Durant @ Oklahoma City – 2017
Le Cinq: Stephen Curry, Klay
Thompson, Kevin Durant, Draymond Green, JaVale McGee
Stats : 34pts, 9rds,
3pds en 32′
Victoire 130-114
https://www.youtube.com/watch?v=IA93c2lqg5s
Un départ qui fait mal, surtout pour une franchise qui était à 48′ des Finals NBA 2016. Une série 3-1 renversée, et voilà que la superstar du Thunder s’est sauvée dans l’équipe d’en face: les Warriors.
Lors de la saison 2016-2017, Golden State compte déjà deux victoires face au Thunder et à domicile, (+21 et +26), Durant n’a éprouvé aucun sentiment pour coller 39pts puis 40pts contre son ancienne équipe !
Son retour tant attendu dans l’Oklahoma se fera lors du 3e duel et sans surprise, l’ailier a bien été sifflé lors de sa présentation et à chaque fois que le ballon se trouvait dans ses mains. De leur côté, les joueurs du Thunder avait concocté une défense physique sur le MVP 2014.
C’est Andre Roberson qui a été le plus virulent face à KD. Un contact appuyé dans une course et voilà que les deux hommes se retrouvèrent à terre. Plus tard, sur une contre-attaque, Roberson a poursuivit KD pour le contrer, la superstar a fini au sol. Une attitude agressive que le N°35 n’a pas apprécié. Des mots doux sont échangés, et tête contre tête entre deux compétiteurs.
Mais le scénario des deux dernières rencontres se répèta. +21 à la mi-temps, les Warriors ont dominé tout le match malgré un Westbrook à 47pts mais aussi 11 ballons perdus. En face, Durant est déconcertant de facilité en attaque et diaboliquement efficace.
« C’était un match fun. Un match physique. » Kevin Durant après le match
via ESPN
Et concernant les huées provenant des fans du Thunder?
« Je pensais que ça allait être plus fort. » Kevin Durant
ESPN
Revenge Score: 9/10
Jimmy Butler @ Chicago – 2018
Le Cinq : Jeff Teague,
Jimmy Butler, Andrew Wiggins, Taj Gibson, Karl-Anthony Towns
Stats : 38pts, 7rds,
5pds, 4ints, en 40′
Défaite 113-114
https://www.youtube.com/watch?v=w-dnxqyNEzI
Drafté par les Bulls en 2011, Bulter a été victime de la volonté de faire table rase de la part du tandem GarPax. Après une saison mitigée et frustrante avec le big three qu’il formait avec Rondo et Wade, Butler est envoyé le soir de la draft 2018 à Minnesota, en échange de Lauri Markkanen, Zach LaVine et de Kris Dunn.
Le trade semble avoir été magnifiquement réalisé par les Wolves. Cet échange a transformé cette équipe moribonde en prétendant pour les Finales à Ouest! Un immense exploit pour une franchise qui n’a pas goûté aux joutes de printemps depuis 2004.
Lors de son retour à Chicago, Butler a dominé le 2e quart-temps en concluant par un magnifique 3-pts à un mètre derrière la ligne. Saignant en attaque, il a également imposé sa patte en défense avec 4 interceptions.
Le match est serré et malgré un tir inside de Butler qui place les Wolves +2 à 21 » du buzzer, il se fait siffler une faute sur une tentative à 3-pts de Zach LaVine n’a pas manqué de rentrer ses trois lancers-francs et de donner la victoire pour Chicago.
Revenge Score: 6/10
Kawhi Leonard, sur le banc des visiteurs à San Antonio (2019) – Ronald Cortes – Getty Images
Kawhi Leonard @ San Antonio – 2019
Le Cinq: Fred VanVleet, Danny
Green, Kawhi Leonard, Pascal Siakam, Serge Ibaka
Stats : 21pts, 1rd,
5pds, en 32′
Défaite 107-125
Après une saison pratiquement blanche (9 matchs) associée aux rumeurs attestant de son mécontentement au sein de la franchise texane dans laquelle il a été titré en 2014, sans oublier le fait que l’ailier ne s’exprime jamais… Les fans des Spurs ont évidemment hâte de l’accuellir comme il se doit.
Si Danny Green a le droit à des applaudissements, Leonard est en revanche copieusement sifflé lors de la présentation et pendant le match. Les fans des Spurs ont même chanté des « traitor » lorsque l’ailier s’est retrouvé sur la ligne des lancers-francs.
Concernant le match, tout avait bien commencé pour Leonard avec un drive inside plus « and one » pour inscrire les premiers points du match. Mais les choses se sont ensuite gâtées. En face, Bryn Forbes a pris feu derrière la ligne à 3-pts (6/7). DeMar DeRozan était également prêt à en découdre pour se venger d’une franchise qui l’a tradé sans le ménager. Fin du 1er quart-temps: +19 pour les Spurs.
Une victoire tout en maîtrise des Spurs et un DeRozan qui a réussi son tout premier triple double en carrière: 21-14-11. L’arrière avait forcément entouré la date dès la sortie du calendrier de la saison régulière.
A la fin du match, Leonard a été saluer son ancien coach Popovich, les deux hommes ont laissé les rancoeurs et leurs différents de côté.
« Je me sentais mal » Popovich sur les huées des fans envers Leonard
NBA TV
Revenge Score: 5/10
Blake Griffin @
LA Clippers – 2019
Le Cinq: Reggie Jackson, Reggie Bullock, Bruce Brown, Blake Griffin, Andre Drummond
Stats : 44pts, 8rds,
5pds, 3ints en 40′
Victoire 109-104
https://www.youtube.com/watch?v=ymgRJWxNbP0
Déjà un an que les Clippers ont choqué la NBA en envoyant Griffin à Detroit. Un échange surprenant et inattendu aussi bien pour les fans que pour le premier concerné. Il faut bien imaginer que quitter Los Angeles pour Detroit… Blake Griffin doit sûrement en vouloir aux dirigeants des Clippers, et cela s’est vérifié, lorsqu’il esquiva un serrage de main avec le propriétaire des Clippers Steve Ballmer (natif de de Detroit).
Dès le début du match, Griffin n’a pas manqué d’être agressif en jouant 1vs1 tous ses matchups. Une fois le ballon dans ses mains, il n’a pas arrêté de chercher à scorer inside et de se jouer de Montrezl Harrell. Même à 3-pts, l’intérieur s’est montré gourmand et n’a pas hésité à artiller de loin avec pas moins de treize tentatives, un record personnel !
Bien que Detroit ait dominé une bonne partie du match, les Clippers ont pu revenir dans la partie avec Lou Williams. Griffin a pu soulager son équipe avec quelques actions individuelles en attaque. Il termina avec 44pts, son meilleur match de la saison, évidemment, contre son ancienne équipe.
Chaque semaine Clutch Time rembobine l’histoire de la balle orange et vous replonge dans les moments les plus marquants de la NBA, d’hier à aujourd’hui.
Cette semaine Clutch Time vous propose un Rewind spécial pour les fêtes de noël avec un flashback sur la performance magistrale de Dwyane Wade un soir de 25 décembre 2006, rencontre durant laquelle l’arrière va livrer un match mémorable dans la victoire du Heat face aux Lakers (101-85).
La NBA à Noël
Remettons ce match dans le contexte. Débuté en 1947 avec une affiche entre les Knicks de New York et les Steamrollers de Providence, la NBA à noël, ou « NBAChristmas Day » va progressivement s’installer sur cette case très porteuse pour devenir une véritable tradition et un évènement sportif des plus suivis aux États-Unis avec la NFL à Thanksgiving. Du coup, chaque année, la ligue coche cette date du calendrier en proposant de réunir le gratin de la ligue dans des rencontres toutes plus palpitantes les unes que les autres durant lesquelles les plus grands joueurs vont bien évidemment chercher à s’illustrer plus que d’ordinaire.
Des 60 points inscrits par Bernard King sous le maillot des Knicks face au rival New Jersey en 1984, au record de rebonds de Wilt Chamberlain en 1961 (59 points, 36 rebonds), en passant par les triples doubles de Oscar Robertson (x4), le match de noël est l’occasion idéale pour un joueur de se montrer sous son meilleur jour en inscrivant ses performances au rang all-time si possible.
Saison 2006-2007
Petit rappel du déroulé de la saison. Cette année-là, Andrea
Bargnani fut sélectionné en 1er position par les Toronto Raptors
devant LaMarcus Aldridge ou encore Brandon Roy. Dirk Nowitzki
sera élu MVP de la saison régulière après une saison régulière exceptionnelle
(24.6 points, 8.9 rebonds et 3.4 passes), le bavarois devenant le cinquième
joueur à intégrer le club des 50-40-90 en termes d’adresse aux tirs et surtout
le premier joueur européen récompensé à titre individuel, succédant à son
ancien coéquipier Steve Nash.
Par ailleurs les Mavs d’Avery Johnson vont terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de leur histoire avec 67 victoires pour 15 défaites (record inégalé depuis), mais vont se crasher dès le premier tour face aux Warriors de Don Nelson et son mythique « Run and Gun » parfaitement exécuté par les « We Believe » Baron Davis, Stephen Jackson et Jason Richardson.
Côté playoffs, l’année 2007 représente un grand cru Made In France avec le quatrième sacre des Spurs de San Antonio. Emmenés par un Tony Parker injouable, le trio texan qu’il compose avec Tim Duncan et Manu Ginóbili va remporter un troisième titre en sweapant les Cavaliers de LeBron James, installant un peu plus la dynastie des Spurs comme l’un des plus dominante de la décennie. Tony Parker remportera d’ailleurs le trophée Bill Russell du MVP des Finales (24.5 points, 5 rebonds et 3.3 passes à 56.8% FG) devenant ainsi le deuxième joueur non-américain (après Olajuwon) à remporter ce trophée.
Par ailleurs la saison 2006-2007 verra les Hornets de la Nouvelle Orléans connaître de fortes perturbations après l’ouragan Katrina, en déménageant de la Louisiane vers Oklahoma City, ce qui incitera deux ans plus tard la NBA à délocaliser la franchise des Sonics de Seattle pour le Thunder d’Oklahoma City.
Miami Heat
Le champion en titre sortant va connaître une saison bien moins aboutie que l’année passée. Privés de Shaquille O’Neal pendant la première moitié de saison, les floridiens vont s’en remettre au talent du jeune Dwyane Wade, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs arrières de la ligue, avant de voir le numéro 3 se blesser à son tour juste après le All-Star break pour ne revenir qu’en fin de saison régulière et un premier tour des playoffs complètement raté face aux Bulls de Chicago (4-0). Une année noire pour le Heat qui enverra la saison suivante O’Neal aux Suns et ne s’en relèvera qu’en 2010.
Dwyane Wade portera néanmoins les espoirs du Heat sur ses épaules pendant de nombreuses saisons, s’imposant tout logiquement comme le plus grand joueur de l’histoire de la franchise et parmi les meilleurs de sa génération. D-Wade va enchaîner les performances individuelles de calibre toute plus impressionnantes les unes que les autres, à l’image d’un soir de noël lors du traditionnel Christmas Day, où l’arrière All-Star se fendra d’une prestation magistrale face aux Lakers de Kobe Bryant.
Une vieille rancoeur
Une fois n’est pas coutume, les Lakers iront défier pour la troisième fois en trois ans, le tout récent champion NBA, le Miami Heat. Seul match programmé pour cette soirée exceptionnelle, la ligue mise alors sur un duel entre deux hommes, Kobe Bryant et Dwyane Wade mais également sur le dénominateur commun aux deux arrières du moment, Shaquille O’Neal. Le départ du Shaq’ en 2004 de Los Angeles pour Miami a marqué un véritable tournant dans la ligue au sortir d’une longue période de règne (trois titres), durant laquelle la relation entre l’arrière des Lakers et le pivot s’est dégradée au fil des saisons. Une rupture bien venue pour le Heat qui verra en Shaquille O’Neal la recrue idéale pour épauler le jeune Wade dans sa quête de reconnaissance et de titre.
Seul hic au tableau, l’absence du pivot, quadruple champion, dont le genou gauche fait des siennes. Le bilan global du Heat est plutôt contrasté, la blessure de l’ex-Laker étant en partie responsable de ce démarrage poussif. Avec douze victoires pour quatorze défaites, Miami oscille entre la 7ème et la 9ème place depuis la reprise à l’inverse des Lakers plutôt bien partis (18-9) et confortablement installés à la cinquième place de la conférence Ouest dominée par Utah, Dallas et San Antonio. C’est donc privé du Shaq’ que le Heat devra batailler face aux Lakers et espérer empocher une troisième victoire de suite pour le Christmas Day.
Côté Lakers Kobe Bryant porte à lui seul pour ainsi dire la franchise californienne, tournant à près de 28 points, 5 rebonds et 5 passes et sort notamment de deux rencontres face à Houston (53 points, 10 rebonds et 8 passes) et Washington (45 points, 8 rebonds et 10 passes) assez impressionnantes. En face le jeune Wade fait également preuve d’un leadership exceptionnel, l’arrière floridien tournant également à 28 points, 8 passes et près de 4 rebonds et deux interceptions depuis le début de la saison se fendant notamment d’une prestation somptueuse face à Memphis (41 points, 5 rebonds, 7 passes et 5 interceptions) et de plusieurs matchs à plus de trente points depuis le début de la saison.
Dans ce remake à n’en plus finir (victoires du Heat 104-102 en 2004 puis 97-92 en 2005), le Heat de Pat Riley aligne d’entrée de jeu Udonis Haslem, Jason Williams, Alonzo Mourning et Dorell Wright (remplaçant de Shaquille O’Neal) au côté de Dwyane Wade. Pour les Lakers de Phil Jackson et Kobe Bryant, la fine fleur californienne est au rendez-vous avec Luke Walton, Smush Parker, Kwame Brown et Brian Cook. Une époque dorée pour les violets et or qui semble lointaine, mais qu’importe puisque Kobe est là pour assurer le show dans cette affiche de gala.
Un premier quart-temps tout feu tout flamme
Dès le début du match, Wade semble déterminer mettre un gros rythme d’entrée de jeu . À l’origine et à la conclusion des premiers points de son équipe, l’arrière est omniprésent des deux côtés du terrain avec notamment de bonnes phases défensives sur Kobe Bryant et un gros contre sur Luke Walton. Wade distribue le jeu (cinq passes) et provoque la défense adverse (quatre fautes provoquées) et après douze minutes, l’arrière energizer vient d’inscrire douze points (auxquels on peut ajouter cinq passes, deux rebonds, une interception et trois contres pour zéro perte de balle) offrant le lead au Heat (30 à 16).
Fin du premier acte
Miami va connaître néanmoins un gros passage à vide dans le deuxième quart en inscrivant moins de dix points en neuf minutes. Wade n’inscrira que quatre petits points durant un peu moins de neuf minutes de jeu, le temps de voir les Lakers revenir à moins de dix longueurs du Heat. Malgré ce come back, l’adresse générale des californiens est loin d’être au point à l’image d’un Kobe qui digère encore mal la dinde du réveillon (1/9 FG dont 0/2 à 3pts) et qui peine à contenir les ardeurs de Wade, mais les Lakers parviennent néanmoins à s’accrocher (47-40).
Le Festival Wade
Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roues pour Kobe qui tente d’effacer sa première mi-temps catastrophique en inscrivant les six premiers points de son équipe. Très en difficulté pour tenir en défense son vis-à-vis, Bryant va une fois encore être malmené par l’arrière du Heat. Tel un lion déchaîné, Dwyane Wade enchaîne les attaques au cercle en slalomant la défense des Lakers ou bien en prenant des tirs à mi-distance sur la tête d’un Kobe désabusé. Sentant le jeu à merveille, le numéro 3 du Heat porte l’avantage des siens à +10 à la fin du troisième quart-temps, affichant une fabuleuse ligne statistique avec 34 points (18 dans le seul quart-temps !), 7 passes, 4 rebonds , 3 interceptions et 3 contres, performance accomplie en seulement 32 minutes !
Un Wade intraitable et une nouvelle victoire du Heat
Après deux nouveaux layups fabuleux, suivis d’un nouveau contre et d’une interception, Wade et le Heat vont se diriger vers une victoire probante avec à la clé une feuille de match monstrueuse : 40 points (12/20), 11 passes, 4 rebonds, 4 passes et 4 interceptions. En face le Black Mamba livre une copie bien terne avec 16 points (0/4 à 3pts) et 4 passes, incapable d’inverser le cours du match et de tenir les ardeurs du disciple Wade qui vient de donner une leçon de basket aux Lakers. Victorieux 101 à 85 des LA Lakers, le Heat, pourtant privé du Shaq’, remporte pour la troisième année consécutive ce duel « florido-californien » grâce au talent d’un Dwyane Wade inarrêtable. Une performance qui reste encore aujourd’hui parmi les plus marquante de la tradition NBA à noël.
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Skrill in 2026. Compare top Skrill casinos, bonus types, deposit and withdrawal speed, and the real state of Skrill payments for AU players. No hype, just verified cashier information and operator comparisons. read our full Skrill casino guide for Australia
A practical guide to the best Australian online casinos that accept Neosurf deposits in 2026, with a ranked shortlist, comparison table, deposit and withdrawal reality checks, and legal notes. read the full guide to casinos that accept Neosurf in Australia
A practical 2026 guide to PayID casinos available to Australian players, covering deposit mechanics, legal reality, bonus expectations, instant withdrawal operators, and 10 trusted brands ranked by banking speed, game selection, and reliability. read the PayID casino guide
A no-nonsense guide to finding the highest payout online casinos in Australia for 2026. We cut through the RTP marketing noise, list operators that actually process withdrawals quickly, and explain which pokies and table games give you a mathematical edge. read the full payout guide
A practical guide to the best low deposit casinos for Australian players in 2026. Compare real brands, check PayID and crypto options, and understand the legal grey area before you deposit. read the low deposit casino Australia guide
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.