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  • Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    Le Point sur la Saison 2019-2020 by ClutchTime

    L’année 2019 s’achève. Les repas de fêtes finalement digérés laissent désormais place à une bonne dose de détox pour certains organismes gorgés d’acides gras et/ou d’éthanol récréatif.

    source : Youtube

    La NBA elle n’a guère eu le temps de souffler ou de faire souffler ses principaux protagonistes pendant ces fêtes, même si certains d’entre eux deviennent de plus en plus enclins à réduire leur présence sur les parquets, au grand dam des supporters et des médias.

    Outre cette gestion du repos, ou « load management », la saison 2019-2020 nous offre pour l’instant un exercice aussi palpitant qu’ennuyeux par moment, mêlant à la fois déception et bonne surprise. Sans rentrer dans des analyses et comparaisons en tout genre, Clutch Time va tenter à sa manière de faire un point, quasiment à mi-parcours, sur les tendances qui se dégagent dans la ligue après onze semaines de saison régulière.

    À l’Est rien de nouveau

    Difficile de ne pas aborder la réussite des Bucks de Milwaukee sans évoquer son bras armé grec, Giannis Antetokounmpo. Assurément plus en forme que jamais, le MVP sortant vient notamment d’ajouter une nouvelle arme à longue distance à sa panoplie offensive. Résultats, le greek freak réalise un parcours encore plus sensationnel que l’année passée, plaçant une fois encore la franchise du Wisconsin au sommet de la conférence Est avec un temps de passage bien meilleur à mi-parcours que la saison dernière.

    Les Contenders en embuscade

    Par conséquent, face à l’impressionnante domination des Bucks, la résistance à l’Est s’organise en coulisses. Longtemps considérée comme inférieure et parfois pauvre en talent par rapport à sa sœur de l’Ouest, les outsiders pour le titre n’ont jamais été aussi importants et agréables à voir jouer depuis qu’un certain King a mis les voiles vers la Californie. Citons pêle-mêle le retour en grâce des Celtics de Boston, transfigurés depuis le départ d’Irving et l’avènement de son trident offensif Walker – Brown – Tatum. Les Raptors champions en titre, privés de leur vedette éphémère, Kawhi Leonard, n’ont pratiquement rien perdu de leur superbe, la faute à un roster équilibré et des choix de coaching judicieux de la part de Nick Nurse.

    Même les Pacers, privés de leur artificier Oladipo, et les 76ers, parfois en panne d’inspiration offensive, sont de la partie, solidement installés dans ce quinté de tête. La belle et grande surprise demeure néanmoins à la troisième place du podium, confortablement occupée depuis près d’un mois par le Miami Heat. En signant tout d’abord le sensationnel Jimmy Butler, coupé par Philly à l’issue de la saison 2018-2019, le flair du Pat (Riley) a permis au Heat d’attirer les rookies Tyler Herro et Kendrick Nunn, tout en misant sur un effectif déjà très rajeuni autour d’Adebayo, Winslow ou encore Robinson.

    Peuvent-ils mieux faire ?

    Parmi les équipes qui ont le cul entre deux chaises, difficile de ne pas pointer immédiatement du doigt les Nets de Brooklyn. Outsider parmi les outsiders à l’Est depuis les signatures de Irving et Durant (même si les deux joueurs sont blessés), il reste cependant un arrière-goût de déception au regard des ambitions affichées en début de saison et des résultats en demi-teinte. Les Nets peuvent même partager l’affiche avec le Magic d’Orlando en quête permanente d’un équilibre dans le jeu et dans les victoires.

    Et puis il y a les déceptions, et elles demeurent assez grandes pour beaucoup de franchises. Des Chicago Bulls, annoncés comme sérieux challenger dans la lutte pour les playoffs grâce à un effectif aussi jeune que talentueux, aux Detroit Pistons qui devraient dégraisser les rangs avant la trade deadline, en passant par des Cavaliers aussi inquiétants que fantomatiques dans leurs ambitions, l’aveu d’échec est préoccupant pour ces franchises notoires.

    Pour terminer enfin sur une note moins amère, les Hornets sont la preuve même que malgré les discussions cet été autour de leur sort, les pronostics se révèlent être finalement faussés, en témoigne leur début de saison encourageant, ce dont les maisons Knicks, Hawks ou encore Wizards seraient bien aviser de s’inspirer pour éviter des maux de tête à répétition chez leurs supporters.

    L’Ouest sauvage américain

    Los Angeles au pouvoir

    C’est le tube de la saison, La nouvelle rivalité montante entre les deux franchises de la cité des anges. Cet été, l’une comme l’autre, affichent des ambitions très élevées au terme d’un recrutement étoilé, ponctué par deux victoires pour la bande de Kawhi et Paul George sur leurs rivaux. Si vous pensiez néanmoins que cela suffirait à faire des Clippers l’unique favori de la saison, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Les Lakers et LeBron, qui semble rajeunir d’année en année, désormais secondé par Anthony Davis, ne lâcheront pas leur fauteuil de leader de la Conférence aussi facilement et semblent plus motivés que jamais à redorer le blason violet et or trop longtemps mis au placard lors des phases finales.

    source : SBNation via Getty Images

    Si on jette un coup d’œil par-dessus l’épaule, on est tout de même loin d’un Mano a Mano comme annoncé au mois de septembre. Les Nuggets dans la continuité de leur exercice 2019 réussi, font encore preuve d’une belle combativité tandis que Houston et son indéfendable (ou mal défendu ?) James Harden, viennent même ajouter leur grain de sel dans cette conférence, dessinant semaine après semaine un Big Four solidement ancré dans la première moitié de tableau à l’Ouest.

    Des poursuivants loin d’être à la ramasse

    On trouve également autant de bonnes que de mauvaises surprises dans les baquets suivants. À l’instar du Heat, les Mavericks, et sa nouvelle perle venue des Balkans, s’installent désormais parmi les candidats sérieux pour les playoffs et comptent bien le rester, ce qui n’arrange pas les affaires de certaines franchises qui sont à la peine. Récitant sa partition, non sans fausse note, le Jazz ne répond pas tout à fait aux attentes de certains qui les plaçaient volontiers parmi les équipes qu’il fallait surveiller de près cette année.

    Loin d’être médiocre, Utah a tout de même le mérite d’afficher une continuité dans ses ambitions ce qui est loin d’être le cas pour San Antonio et Portland, à la ramasse en début de saison, et qui tentent de combler le fossé creusé avec le wagon de tête. C’est finalement Oklahoma qui a su tirer profit de la situation, observant désormais d’assez loin, en queue de peloton, les Grizzlies, Timberwolves, Suns, Kings et Pelicans qui forment désormais le très large ventre mou de la Conférence Ouest aux bilans négatifs mais qui restent néanmoins toujours en vie.

    Si certaines équipes font le yoyo, oscillant entre baisse de régime et dynamique encourageante, les Warriors font en revanche bel et bien partis de la catégorie des équipes en pleine déshérence. Durant parti, Thompson et Curry out pour une durée indéfinie et Draymond et D’Angelo qui passent la moitié du temps à l’infirmerie, les triples champions connaissent une descente aussi attendue que vertigineuse. Le contrecoup de cinq années passées au zénith est tellement violent qu’on imagine mal comment Steve Kerr n’en viennent pas lui-même à se mettre en convalescence en laissant la main à l’un de ses assistants pour le restant de la saison.

    Une fin de saison régulière comme elle a démarré ?

    Si pour l’heure rien n’est encore joué, beaucoup de signes laissent présager très peu de revirements de situation dans la ligue jusqu’en avril. Les Lakers et les Bucks, partis pied au plancher dès le mois d’octobre, semblent confortés en tête de leur conférence respective, quand leurs plus proches poursuivants passent encore par toute une série d’ajustements en attaque et en défense. Des écarts désormais conséquents entre la première et la seconde moitié de tableau, amènent progressivement les franchises les mieux classées à gérer leur avance et leur rotation en vue des playoffs, posant encore et toujours la question sans réponse suivante : La NBA doit-elle réduire le nombre de ses matchs en saison régulière ?

    source : (Twitter / NBA)

    Une problématique loin d’être aussi évidente et réalisable quand on tente d’y apporter des solutions. Du point de vue des médias, dirigeants, joueurs et spectateurs, les avis divergent mais leurs intérêts se cristallisent d’autant plus. Une semaine seulement après le décès de son ex-commissionnaire, David Stern, disparu le 1er janvier dernier, la NBA d’Adam Silver, serait bien inspiré de trouver, non pas une mais plusieurs réponses à cet épineux problème qui engendre une chute des audiences cette saison et un certain manque d’attractivité sur le plan sportif pour des athlètes en manque de challenge. En prenant modèle sur son mentor, grand réformateur du système professionnel entre 1984 et 2014, et qui fût à l’origine de l’explosion médiatico-commerciale de la grande ligue sur le plan international, Stern a offert à cette dernière un savoir-faire et une légitimité dans le Sport Business qui n’a nul autre pareil, et dont le patron actuel doit désormais se servir pour la pérennité de la ligue.

  • NBA Recap #5 : Conférence Est

    NBA Recap #5 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Milwaukee Bucks (3-0)

    Semaine encore très productive pour Milwaukee. Les Bucks ont récupéré le lieutenant attitré de sa sainteté Giannis et les daims ont remporté une série de trois matchs, débutée par une correction face aux Knicks (132-88), puis deux cartons offensifs face aux Pistons (127-103) et les Clippers (119-91). Le jeu collectif a encore une fois été à la hauteur, les joueurs du banc assurants le relais des titulaires aux postes. La défense a su une fois de plus se mettre en évidence offrant des points faciles sur contre-attaques. Si on ajoute à ça une adresse en réussite, Milwaukee a pu étaler sur plusieurs quart-temps toute sa puissance de feu difficilement jouable désormais. Au-delà de l’attelage Giannis-Middleton (presque 50 points) ce sont plusieurs éléments du banc qui se sont mis en évidence, de Ilyasova à Connaughton en passant par DiVincenzo.

    Orlando Magic (3-0)

    Trois matchs, trois victoires pour Orlando et une huitième place consolidée à l’Est. Voilà le bilan de la semaine pour les magiciens de Steve Clifford. Orlando a enfin trouvé l’inspiration en attaque face à Washington et Phoenix en mettant de côté ses préceptes de défense. Tout n’est pas parfait mais il faut croire qu’avec une bonne adresse aux tirs et une forte présence aux rebonds (offensif notamment), le Magic s’est découvert un nouveau visage cette semaine en l’absence de son pivot All-Star Nikola Vucevic. Evan Fournier, Aaron Gordon et Terence Ross se sont relayés au scoring pour ramener ces succès, bien aidés par le retour de Markelle Fultz et l’expérimenté DJ Augustin. Dans un secteur intérieur affaibli on pensait voir Orlando sombrer mais c’est bien l’inverse qui s’est produit.

    Miami Heat (3-1)

    On arrête plus Miami. Cette semaine la bande à Spoelstra s’est une fois encore illustrée en remportant un match en territoire canadien face aux Raptors (121-110) pour grimper sur le podium de la conférence. Malgré une défaite assez large à Boston, le Heat a su se reprendre face aux Wizards et les Bulls en retrouvant de l’impact en défense et dans le jeu collectif mais surtout en faisant preuve de mental pour se sortir de situations mal-embarquées. En s’appuyant sur une adresse aux tirs loin d’être négligeable et l’apport de plusieurs joueurs en rotation, Miami a surtout vu Jimmy Butler prendre ses responsabilités au scoring, terminant également la semaine avec deux triple-doubles au compteur. Bien aidé Bam Adebayo, ce sont également Kelly Olynyk, Justise Winslow et surtout Tyler Herro dans la rotation qui ont joué à couteaux tirés en attaque pour le plus grand plaisir des supporters.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana mise sur la continuité cette semaine. Avec trois nouveaux succès en quatre matchs, les Pacers ont assurer leurs arrières alors que Brooklyn se rapprochait dangereusement de la sixième place. Que ce soit face à Memphis (117-104) ou Oklahoma (107-100) les Pacers ont su mettre les mêmes ingrédients dans leur succès avec un jeu collectif exemplaire, une rotation qui se partage le scoring et une présence aux rebonds et défense combinée à une belle adresse générale. Le hic est arrivé face à Détroit, où bizarrement la machine défensive s’est grippée et le banc n’a pas su faire le boulot. Résultat une défaite logique 108 à 101 et une copie à revoir notamment sur le secteur intérieur en défense. Malgré cet accroc, Indiana a su rebondir, non sans difficultés, face aux Knicks (104-103) mais en étant incapables de creuser l’écart au score et de régler ses problèmes de fautes et pertes de balle. Un phénomène qui peut s’expliquer par les performances irrégulières de Malcolm Brogdon ou d’un Jeremy Lamb trop tendre, bien que TJ Warren, Domantas Sabonis et Myles Turner furent encore une fois sur tous les fronts.


    Philadelphia 76ers (3-1)

    Si on devait attribuer un mauvais point à Philadelphie cette semaine, ce serait évidemment ce match foiré face à Washington, où la défense à totalement lâcher dans le 2ème quart-temps et les Sixers furent indisciplinés. Car à part cette contre-performance, les hommes de Brett Brown ont su arracher des victoires sérieuses face à Utah et Toronto, puis ont réalisé un énorme match sur le plan collectif face aux Cavs (43 passes). Plusieurs choses ternissent néanmoins ce bilan. L’impact défensive et offensive dans la raquette fut en baisse, à l’image de Joel Embiid qui fut en galère sur le plan physique et personnel (17 points, 13 rebonds, 3 passes). Pour pallier les difficultés du pivot camerounais, ce sont les autres cadres de l’équipe qui ont assuré les meubles. De Tobias Harris à Ben Simmons en allant même jusqu’à Al Horford, les Sixers ont pu constater la profondeur de leur effectif et la solidité d’un groupe à l’image du jeune Matisse Thybulle qui a pris du volume de jeu cette semaine.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bilan très contrasté encore pour la franchise de l’Illinois qui reste sur deux revers de suite, dont un surprenant face aux Warriors. Tout avait pourtant bien démarré cette semaine avec un succès à Sacramento et une bonne victoire face à Memphis. Le point commun de ces deux victoires fut notamment l’adresse derrière l’arc, bien aidée par le banc, et l’intensité du jeu, poussant ses adversaires à la faute. Néanmoins le secteur intérieur laissait encore à désirer pour Chicago et ce fut précisément le secteur dans lequel les Bulls furent complètement dominés par Miami notamment. Certes les joueurs extérieurs se montrent à l’aise et prompt à bondir sur chaque ballon mais quand vous disposez d’une raquette aussi faible, difficile de faire la bascule dans le groupe des favoris. Zach LaVine s’est une nouvelle fois montré à son avantage, tout comme Markkanen mais les remplaçants, encore irréguliers, n’ont guère pu compenser les problèmes du secteur intérieur.


    Toronto Raptors (0-3)

    On ne rêve pas mais Toronto vient en effet de subir sa pire série de défaites depuis plus d’un an. Ceci peut s’expliquer par la difficulté du calendrier de la semaine avec un déplacement à Philadelphie et deux matchs face aux Heat et Rockets. Tout n’est pas pourtant excusable car s’il y a eu défaite, il y a forcément eu des difficultés concrètes sur le terrain. La défense fut très exposée aux critiques alors que les Raptors ont encaissé plus de points que d’habitude, la faute à de gros passages à vide sur un voire plusieurs quart-temps. Forcément ça ne pardonne pas. Malgré le retour de Kyle Lowry, Toronto a eu du mal avec son adresse générale toute la semaine et le banc ne s’est pas particulièrement mis en évidence à l’exception de Norman Powell. Pascal Siakam a été plutôt discret en attaque alors que les expérimentés Ibaka et Gasol se sont souvent fait marcher dessus dans la raquette, domaine pourtant jusque là maîtrisé par la franchise canadienne. Espérons que le retour de Lowry apporte un second souffle à des Raptors qui commencent à toucher les limites de leur jeu.

    Washington Wizards (1-3)

    Semaine à nouveau compliquée en défense pour Washington qui peut néanmoins se consoler avec une victoire (surprenante) face aux Sixers (119-113). Encore une fois l’équipe de Scott Brooks peut séduire par son jeu offensif mais elle désolé d’autant plus par son manque d’implication en défense ce qui lui coûte très souvent des victoires en lâchant prise dans les fins de matchs. Si on ajoute une raquette plutôt légère, souvent dominée aux rebonds et des pertes de balles récurrentes, les Wizards se retrouvent logiquement chaque semaine dans nos mentions les plus basses. Difficile de blâmer néanmoins Bradley Beal qui doit composer avec un effectif jeune, privé de son meneur de jeu titulaire et qui doit en plus composer avec un banc inexpérimenté. Davis Bertāns fut particulièrement en forme cette semaine, servant souvent de lieutenant de Beal en sortie de banc. Le jeune Hachimura s’est également montré à son aise dans un jeu qui correspond d’avantage à ses qualités de scoreurs, sans pour autant devenir le facteur X pour changer le cours des matchs.

    Cleveland Cavaliers (0-3)

    Nouvelle semaine cauchemardesque pour les Cavs qui s’enfoncent un peu plus chaque jour au fond de la conférence Est. Une semaine de trois rencontres à l’issue desquelles John Beilein a subi deux sérieux revers face à Détroit et Philadelphie, entrecoupés d’une prestation offensive chaotique face à Orlando. Difficile dans ces conditions de trouver des motifs de satisfactions car mise à part quelques fulgurances dans le jeu, Cleveland ne trouve pas la bonne formule en dépit d’un effectif loin d’être anodin. Les absences à répétitions de Kevin Love ne sont pas pour favoriser les automatismes et les attentes autour du back-court Sexton-Garland sont surestimés pour un si jeune et si récent attelage à l’arrière. Notons tout de même que les role players restant se mettent en évidence (pour mieux se montrer en vue de la Trade Deadline). Cedi Osman, Jordan Clarkson ou Tristan Thompson tentent de sauver les apparences mais le constat d’échec est terrible pour la franchise de l’Ohio qui vient de subir dix-huit défaites depuis le début de la saison.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    30.3pts – 11.7rbd – 2.3ast – 60% FG (dont 50% à 3pts)

    On retrouve le grec quasiment systématiquement depuis le début de la saison en tête des mentions de la semaine. Cette semaine n’échappe pas à la règle, avec trois victoires, notamment face aux Clippers, Giannis a su s’illustrer offensivement et défensivement, tout en ayant vu son temps de jeu réduit (25 minutes) sans pour autant connaître une baisse de régime sur le plan statistique. Même si sa belle forme du moment à trois points peut être temporaire, l’ailier grec a bien décidé d’ajouter une nouvelle arme en attaque à son arsenal déjà bien fourni.

    Jimmy Butler – Miami Heat

    27.5pts – 9rbd – 8.5ast – 1.3stl

    Jimmy Bucket a pris les choses en main cette semaine. Alors que le Heat entamait le mois de décembre par un road-trip périlleux face aux Raptors et aux Celtics notamment, l’ailier à tout faire s’est illustré par sa polyvalence et son altruisme, compilant deux triple-doubles face à Toronto et Washington avec une adresse au rendez-vous (sauf la nuit dernière face aux Bulls). De plus en plus à l’aise dans l’effectif floridien, Butler peut se féliciter de voir le Heat occuper le podium à l’Est en ayant gagné tous leur matchs à domicile notamment. Le genre de performances qui replacent logiquement l’ancien Bulls dans les prétendants pour le All-Star Game qui se déroulera justement à Chicago. Prétendant sérieux à une sélection All-Star, Butler l’est également de plus en plus pour la course au titre de MVP.

    Jaylen Brown – Boston Celtics

    26pts – 5.5rbd – 1.5ast – 50% 3pts

    L’état de forme actuel des Celtics coïncide étrangement avec les très bonnes performances de l’ailier. Habituellement cantonné à un rôle de deuxième, voire troisième roue du système de Stevens, le numéro 7 s’est pourtant illustré dans le rôle de scoreur attitré de l’équipe. Adroit de près comme de loin (46% à 3pts à 12/26), Brown fut le facteur X des victoires de la semaine. Un pic de forme qui arrive au bon moment, alors que Kemba Walker passe par une mauvaise période et que Jayson Tatum représente la seule solution offensive en alternance du moment. Cette année Jaylen Brown fait partie des joueurs ayant le plus progressé statistiquement (20pts, 6.9rbd, 1.9ast contre 13pts, 4.2rbd, 1.4ast) et pourrait prétendre à ce titre au trophée du MIP.

    (Mentions honorables)

    Trae Young – Atlanta Hawks : 31pts – 3.3rbd – 8.7ast
    Tobias Harris – Philadelphia 76ers : 25pts – 6.5rbd – 3ast
    Evan Fournier – Orlando Magic : 23.3pts – 2rbd – 3ast
    Andre Drummond – Detroit Pistons : 21.7pts – 16.7rbd – 3.3ast – 3.3stl – 3blk
    Ben Simmons – Ben Simmons : 20.3pts – 6.8rbd – 8.8ast – 2.3stl – 76.1% FG


    Focus sur Luke Kennard (Detroit Pistons)

    C’est l’année de la confirmation pour l’arrière des Pistons. Derrière la traction massive Griffin – Drummond, Kennard endosse désormais le rôle de troisième meilleur marqueur de Detroit (16.4 points). Plus altruiste, (4.3ast) le joueur bénéficie d’un temps de jeu plus conséquent (33 minutes contre 23 la saison dernière) en raison de l’absence de Reggie Jackson et alors que la franchise du Michigan se cherchait désespérément un arrière scoreur pour compenser les performances en dent de scie de Jackson. L’an dernier, les médias n’avaient d’yeux que pour le jeune Bruce Brown, 23 ans, qui malgré un temps de jeu inférieur à vingt minutes, avait démarré plus de rencontres que Luke Kennard. Mais depuis le début de la saison force est de constater que Detroit a peut-être trouvé son arrière titulaire en décidant de replacer Brown à la mène et d’installer le numéro cinq à son poste de prédilection. Il faudra néanmoins attendre le retour de Reggie Jackson pour voir si Dwane Casey maintient sa confiance dans l’ancien joueur de Duke, mais nul doute que les Pistons ne se priveront pas d’une telle solution en attaque alors que l’équipe se repose essentiellement sur leur duo d’intérieurs et sur leur sixième homme Derrick Rose.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungJimmy ButlerJaylen BrownGiannis AntetokounmpoAndre Drummond
  • NBA Recap #4 : Conférence Est

    NBA Recap #4 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Toronto Raptors (4-0)

    Forts de quatre victoires cette semaine, les Raptors donnent un peu plus de relief à leur série actuelle de sept victoires. Les hommes de Nick Nurse se sont appuyer sur leur défense retrouvée (92,3 pts encaissés en moyenne cette semaine), et vient de reprendre la seconde place à l’Est aux Celtics. La nouvelle cuvée des champions s’est également illustrée à l’image de leur nouveau leader Pascal Siakam ainsi que la paire d’arrières Fred VanVleet et Norman Powell, qui endossent leurs rôles de lieutenants derrière le camerounais. Se servant de l’expérience de Marc Gasol et d’un apport intéressant des role-players Chris Boucher, Terence Davis et Rondae Hollis-Jefferson, Toronto conforte son statut d’outsider à l’Est, statut qui lui convient parfaitement pour le moment.

    Indiana Pacers (3-1)

    Indiana vient de remporter trois nouveaux matchs, subissant un seul revers face aux Sixers ce week-end après un match serré. Désormais dans le sillage des favoris à l’Est, Indiana fait ses preuves, notamment en défense, réputée difficile à manœuvrer (5ème de la ligue), mais aussi sur le plan offensif avec un jeu percutant et varié autour d’un effectif qui prend ses marques et ses responsabilités. Les recrues des Pacers, T.J. Warren, Jeremy Lamb gagnent en régularité derrière les inamovibles Domantas Sabonis, Evan Turner et Malcolm Brogdon. Alors qu’Indiana se prépare à accueillir prochainement le retour de son all-star, Victor Oladipo, nul doute que les adversaires des Pacers vont devenir redoutables au vue de la dynamique actuelle de l’équipe.

    Boston Celtics (3-1)

    Cette semaine s’est révélée plus concluante que la semaine dernière pour les Celtics qui viennent de remporter trois matchs pour une défaite en terrain new-yorkais face aux Nets. Mais Boston progresse sur le plan défensif, moins sur le plan offensif. Preuve en est la maladresse chronique aux tirs (31% à trois points) et un aveu d’échec significatif pour Boston qui se place légitimement parmi les favoris de l’Est mais qui reste dans ce secteur en dessous de la plupart de ses rivaux cette semaine. La marge de manœuvre des Celtics est encore assez large, en témoigne la qualité de l’effectif, privé d’un élément majeur, capable de répartir le scoring depuis Kemba Walker à Jayson Tatum, en passant par Jaylen Brown et Marcus Smart lorsque l’un ou l’autre est dans un mauvais soir.


    Brooklyn Nets (3-2)

    Avec six victoires sur ses neuf derniers matchs, les Nets connaissent un pic de forme leur permettant d’occuper solidement la septième place à l’Est. Avec un collectif retrouvé et un jeu plus varié. Il reste néanmoins du déchet qui peut coûter cher dans des fins de matchs serrées (face à New York ou Cleveland) mais on peut désormais parler de dynamique positive pour Brooklyn depuis quelques temps. les Nets s’en remettent à leurs individualités en l’absence de Kyrie Irving c’est le meneur Spencer Dinwiddie qui connaît un pic de forme depuis plusieurs jours et porte Brooklyn avec réussite bien aidé par le pivot Jarrett Allen et l’adresse un peu mieux de Joe Harris.

    Charlotte Hornets (2-1)

    Les Hornets viennent de mettre fin à une série de cinq défaites de suite. Avec deux victoires face aux Pistons, autre formation en proie aux difficultés, Charlotte prend une bouffée d’oxygène après une grosse défaite face au Heat et une adresse douteuse lors de la réception de Motor City (23% tirs primés). Au-delà de l’adresse pas toujours au rendez-vous, la présence au rebond laisse également à désirer (environ dix prises de moins cette semaine que l’adversaire). Cette équipe des Hornets a tout de même le mérite d’exister cette saison à l’Est autour de ses jeunes Devonte’ Graham, Miles Bridges, PJ Washington et Malik Monk qui se sont montrés cette semaine sous leurs meilleurs jours alors que Terry Rozier se cherche encore.

    Orlando Magic (2-2)

    Orlando vient de passer une semaine mitigée, au sortir d’un road-trip éprouvant, au cours duquel le Magic n’a remporté qu’un seul match à Cleveland. La défaite à domicile face à Toronto (83-90) illustre parfaitement cette dynamique, en grande difficulté avec leur adresse aux tirs et des deuxième mi-temps bien mal-maîtrisées. Sur le plan offensif l’équipe ne trouve pas la bonne combinaison parmi les joueurs dont elle dispose mais elle parvient paradoxalement à tenir défensivement en limitant la réussite de ses adversaires mais sans réussir à trouver le juste équilibre. Privés de leur intérieur all-star Nikola Vučević, c’est Evan Fournier qui se débrouille comme il peut pour assumer ce nouveau statut malgré le manque de soutien offensif régulier et suffisant.


    Detroit Pistons (2-2)

    Detroit termine la semaine sur un bilan équilibré de deux victoires pour deux défaites mais plusieurs déceptions au compteur. Face aux Hornets, les Pistons n’ont pas réussi à capitaliser sur une belle victoire face à Orlando. L’équipe se cherche encore dans le jeu et ses motivations pour la saison restent floues même si le retour de Blake Griffin fait du bien à coach Casey.
    Trop irrégulière, l’équipe du Michigan est à l’image de ses joueurs à commencer par Andre Drummond, dont le rôle dans les ballons captés n’est plus à prouver mais dont le rendement offensif laisse perplexe. C’est donc les arrières Derrick Rose et Luke Kennard qui ont livré de belles performances sans pour autant peser suffisamment sur les résultats pour éviter les défaites.

    New York Knicks (0-4)

    New York reste coincé dans le bas du tableau avec quatre nouveaux revers, respectivement contre Brooklyn, Toronto, Philadelphie et Boston et une série de six défaites de rang. L’avant-dernière attaque de la ligue tarde à trouver le rythme, avec une attaque-défense souvent dépassées et en manque de régularité. David Fizdale, dont les jours sont comptés désormais, peine à installer de la continuité dans le groupe et avoir une ossature suffisante pour enfin gagner des matchs. De minces progrès ont été accomplis depuis le début de la saison mais cela reste insuffisant, la faute sûrement à un niveau plus que douteux des joueurs majeurs, à l’image du jeune R.J. Barrett et des cadres Julius Randle, Taj Gibson et Marcus Morris dont le rendement reste questionnable alors que les plus jeunes tardent à s’imposer dans cet environnement sportif calamiteux.

    Atlanta Hawks (0-4)

    Atlanta termine la semaine avec un bilan de quatre défaites. Les Hawks restent sur une série inquiétante de neuf revers de suite pour seulement deux victoires sur le mois de novembre. L’équipe pointant au vingt-septième rang des meilleures défenses de la ligue (117.1 points encaissés), les lacunes défensives ne passent guère inaperçues à l’image du match face à Minnesota mardi, bien que l’équipe ne soit pas non plus en veine offensivement, notamment face à Indiana. Des joueurs pas souvent impliquée notamment au rebond et qui laissent des espaces ouverts aux artificiers adverses, quoi de plus logique aux vues des équipes affrontées cette semaine, les Hawks s’en remettent au talent de leur jeune meneur, Trae Young, dans son année sophomore, qui vient de réaliser une semaine exceptionnelle, sur la feuille de match seulement.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    34.8pts – 11.3rbd – 4.0ast – 1.5blk

    Semaine encore monstrueuse pour le grec qui fait encore grimper son rendement offensif, en prenant plus de tirs à trois points alors que son lieutenant Middleton revient de blessure. Même si l’adresse n’est pas encore au rendez-vous et qu’il reste du travail sur la technique et le tempo, Giannis nous offre encore de sacrés fessées sur ses adversaires, à l’image de ses vingt minutes de jeu face aux Hornets récompensées de 26 points et 9 rebonds. Jusqu’où s’arrêtera le grec, qui trône bien seul au sommet de la conférence sur le plan individuel et collectif.

    Spencer Dinwiddie – Brooklyn Nets

    26.0pts – 3.8rbd – 7.8ast

    Le meneur remplaçant des Nets est très certainement à l’origine du rebond de la franchise depuis l’absence de Irving. Avec 25 points par match et près de 9 passes pour ses coéquipiers, le natif de Los Angeles fait presque oublier à lui seul les performances du meneur all-star et surtout la première partie de saison mitigée à laquelle on avait été habituée. Depuis sa nomination au poste de titulaire face à Denver, le joueur a vu son équipe redresser la tête. Nul doute que Kyrie Irving devra marquer son territoire pour lui reprendre les minutes méritées depuis deux semaines.

    Trae Young – Atlanta Hawks

    38.0pts – 3.5rbd – 7.3ast – 50.0% 3pts

    Malgré ce bilan famélique de quatre défaites, le jeune Trae Young vient de terminer la semaine sur un nuage offensivement. avoisinant les 40 points inscrits, le joueur de 21 ans fut probablement le seul joueur à tenir tête individuellement au rendement de James Harden sur la côté ouest. Si on se penche sur les pourcentages aux tirs, Young sort sa meilleure semaine depuis l’ouverture de la saison et les deux victoires inaugurales des Hawks. Mais malgré cette débauche d’énergie, le sophomore n’est pas récompensé pour ses efforts même s’il prend sa part de responsabilité dans ces échecs.

    (Mentions honorables)

    T.J. Warren – Indiana Pacers : 23.5pts – 2.8rbd – 60.7% FG 66.7% 3pts
    Pascal Siakam – Toronto Raptors : 25.3pts – 8.3rbd – 3.8ast – 1.3stl
    Evan Fournier – Orlando Magic : 24.5pts – 3.3rbd – 2.3ast – 1.8stl
    Zach LaVine – Chicago Bulls : 27.5pts – 4.0rbd – 5.0ast – 1.7stl – 1.0blk


    Focus sur Jarrett Allen (Brooklyn Nets)

    La saison de la confirmation pour le pivot new-yorkais ? À en croire les médias américains, l’intérieur semble jouer à un tout autre niveau depuis cette saison, avec des statistiques en hausse (11.6 points, 10.5 rebonds cette année contre 10.9 points et 8.4 rebonds l’année dernière) qui coïncident avec une prise de conscience du joueur en ses capacités et un rôle qui commence à lui convenir. Plus appliqué dans l’adresse, le jeu et la présence défensive, Jarrett Allen devient également un poison par intermittence dans les raquettes adverses, offrant de nouvelles solutions de jeu à son équipe qui en aura grandement besoin cette année aux vues des objectifs fixés en pré-saison après un recrutement ambitieux. Certes le nouveau cinq des Nets n’est pas le plus talentueux ni le plus attendu individuellement mais force est de constater que son apprentissage au côté du vétéran DeAndre Jordan peut expliquer cette soudaine confiance du joueur. Avec des progrès dans son adresse (au tir et au lancer) ainsi que son positionnement offensif pas toujours judicieux et des déplacements encore en rodage, Jarrett Allen a encore du chemin à parcourir avant de devenir aussi important que Jordan à son pic avec les Clippers. Néanmoins si les Nets connaissent depuis quelques rencontres une bonne dynamique de victoires, ils le doivent en partie au joueur qui, sur les parquets, prend de l’envergure (15 points et 13.6 rebonds sur les cinq dernières rencontres).


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Trae YoungSpencer DinwiddieT.J. WarrenGiannis AntetokounmpoJoel Embiid
  • NBA Recap #3 : Conférence Est

    NBA Recap #3 : Conférence Est

    Pour cette saison 2019-2020, Clutch Time vous propose chaque semaine de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Philadelphia 76ers (4-0)

    Les Sixers sont enfin parvenus à stopper l’hémorragie. Avec quatre succès en quatre matchs, Philadelphie a de nouveau affirmer sa domination à l’Est, d’abord à Cleveland avant de remporter trois matchs à domicile notamment face au Heat et ce, avant un déplacement chez le champion en titre, les Raptors. Plus adroits et avec une meilleure circulation de balle, coach Brown a su remettre l’équipe sur le droit chemin.
    Il faut dire aussi que lorsque le trio SimmonsHarrisEmbiid avance en ordre de marche, très peu d’équipe peuvent contester la puissance des Sixers. À l’image de l’ancien pistons qui a gagné en régularité cette semaine, c’est toute l’équipe qui a su profiter de cette réussite opportune, offrant de meilleures solutions en attaque afin de libérer le jeu de J. Embiid et B. Simmons. Enfin le retour de Josh Richardson devrait permettre à son entraîneur d’apporter de nouvelles solutions offensives comme ce fut le cas cette nuit face à Miami.

    Milwaukee Bucks (4-0)

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour les Bucks. Avec quatre nouveaux succès à son actif, Milwaukee reste sur sept victoires de suite et a récupéré la première place à l’Est. Avec surtout trois victoires à l’extérieur face aux Pacers ou encore les Bulls, Budenholzer semble être sur un rythme de croisière depuis le mois de novembre. Bien qu’il reste encore des choses à améliorer, les Bucks peuvent remercier avant tout leur MVP grec qui s’est encore illustré cette semaine.
    Aux côtés de l’ailier fort, E. Bledsoe, B. Lopez, W. Matthews ou encore D. DiVincenzo ont su apporter une contribution honnête aux succès des daims pour palier l’absence du lieutenant attitré K. Middleton bien que l’adresse générale de l’équipe peut encore coûter chère aux Bucks comme face aux Pacers. Mais la marge de manoeuvre de Milwaukee reste assez importante pour ne pas craindre une sortie de piste.

    Toronto Raptors (3-0)

    Bien belle semaine pour les tenants du titre qui vient de remporter ses trois matchs de la semaines. Après des larges succès face aux Hornets et le Magic, Toronto a du batailler la nuit dernière sur le parquet de Hawks bien décidés à renverser le champion. Une victoire qui va conforter Nick Nurse dans ses choix.
    Aux manettes des Raptors cette semaine, on retrouve le trio surprenant PowellVanVleetSiakam qui trouve enfin leurs marques dans un effectif privé de K. Leonard et qui doit répartir le scoring.
    Avec l’absence de Lowry à la mène F. VanVleet est sur un petit nuage depuis quelques temps alors que son adresse générale revient peu à peu. Mais c’est bien P. Siakam qui porte la relève de Kawhi, soir après soir et qui impressionne au point de voir son nom souvent cité parmi les meilleures progressions actuelles, lui l’actuel détenteur de ce titre en 2019.


    Miami Heat (2-1)

    Difficile de critiquer le bilan de Spoelstra à la tête du Heat cette saison. L’équipe fait son petit bonhomme de chemin, jouant les premiers rôles à l’Est et cela avec une très bonne maîtrise du collectif en attaque. Malgré une attaque en verve, grâce à une adresse remarquable il manque encore cette petite étincelle de réussite face aux grosses écuries pour basculer dans l’optimisme total. Miami peut néanmoins se féliciter d’avoir remporter cinq victoires consécutives face à des équipes à sa portée.
    Le collectif du Heat cette semaine notamment fut remarquable (six joueurs en double figures) mais laisse toujours un sentiment d’inachevé au moment d’affronter un sérieux adversaire comme les Sixers cette nuit. Jimmy Butler est particulièrement scruté en ce sens alors que l’arrière galère encore avec son adresse. Ce sont donc les jeunes K. Nunn, T. Herro et B. Adebayo, en ordre dispersé, qui ont une fois encore assumer sur le terrain cette semaine.

    Washington Wizards (2-1)

    Voilà une bonne semaine pour Washington. Avec trois succès sur ses quatre derniers matchs, Scott Brooks a enfin trouvé une alchimie et un équilibre entre une attaque impressionnante (1ère de la ligue) et une défense catastrophique (dernière de la ligue). Résultats les Wizards restent sur deux succès face aux Spurs et Hornets. Il reste cependant beaucoup de travail, car la franchise encaisse encore beaucoup au tableau d’affichage, passant à la limite de la correction. Mais force est de constaté que depuis plusieurs jours les Wiz’ avancent dans le bon sens.
    Un homme illustre parfaitement cette tendance, Bradley Beal. Après ses deux fois 44 points inscrits la semaine dernière, l’arrière reste sur une impressionnante série de match à 30 points ou plus, bien aidé par Thomas Bryant, Dāvis Bertāns ou encore Ish Smith. Mais cette bonne dynamique récente reste fragile, tant sur le plan collectif qu’individuel. L’irrégularité dont font preuve certains role players peut entraîner une baisse de régime et des résultats.

    Chicago Bulls (2-2)

    Bien malin qui pourra analyser les Bulls cette année. Il faut dire que cette semaine rien n’a changé ou presque dans l’Illinois. Alors qu’on avait pointé du doigt les raisons des défaites des Bulls lors de leurs road-trips en début de saison, depuis deux semaines les hommes de Boylen n’ont guère rassuré par leur niveau de jeu. Avec quatre victoires et cinq défaites pour seulement trois déplacements (deux gagnés notamment), les Bulls s’empâtent dans le ventre mou de la conférence Est. En cause une adresse douteuse et des titulaires qui prennent rarement leurs responsabilités offensives et défensives. De Zach LaVine à Lauri Markkanen en passant par Wendell Carter et Tomáš Satoranský, les cadres de l’équipe font preuves d’une trop grande irrégularité dans le jeu, pénalisant directement l’équipe et ses résultats.
    Le fait est que si Chicago arrive à trouver l’alchimie entre tous ces éléments, l’équipe peut décemment prétendre jouer les premiers rôles à l’Est.


    Boston Celtics (1-3)

    Road-trip compliqué pour les Celtics. Malgré leur victoire face aux Warriors, Boston repart de l’ouest avec deux victoires pour trois défaites. La semaine avait bien mal débutée à Sacramento et une défaite d’un point face à des Kings en réussite. Malgré un succès décroché chez les Suns, les Clippers puis les Nuggets vont à 48h d’intervalles infliger deux défaites aux Celtics, soit autant qu’en treize matchs.
    Pour ne rien arranger aux affaires de Brad Stevens, le meneur K. Walker, en baisse de régime depuis une semaine, est sorti sur blessure après un choc violent à la tête face à Denver. Rien de grave néanmoins mais plusieurs examens complémentaires seront menés dans les jours à venir, alors que les Celtics sont déjà privés de leur ailier Gordon Hayward.
    Le collectif de Boston a été pas mal chahuté cette semaine. Le manque d’adresse récurrent depuis le début de la saison, les nombreuses pertes de balles et le manque d’investissement défensif sur le terrain ont été préjudiciable au groupe, à l’image d’un J. Brown en souffrance et d’un J. Tatum encore irrégulier pour assurer seul.

    Charlotte Hornets (0-4)

    La belle histoire de ce début de saison vient de prendre fin cette semaine. Ramenés les pieds sur terre, les Hornets viennent de subir quatre revers de suite pour la deuxième fois en quinze jours. Une bien mauvaise passe à laquelle Charlotte devait s’attendre tôt ou tard lorsque les favoris et outsiders en NBA croiseraient la route d’une courageuse mais limitée équipe des Hornets.
    James Borrego n’est pas parvenu à enrayer la mauvaise série pourtant bien démarrée à New York. Les baisses de régime de Graham, Washington et Zeller coïncident fortement avec ce déclin contre lequel ni Terry Rozier, ni Miles Bridges ne sont parvenus à l’empêcher. Les Hornets n’ont pas encore abdiquer et peuvent encore jouer les dernières places en playoffs à l’Est à la faveurs des bilans médiocres de ses adversaires, mais le chemin s’annonce difficile.

    Cleveland Cavaliers (1-4)

    Dur, dur pour Cleveland. Malgré une victoire décrochée cette nuit face à une autre équipe convalescente (Portland), les Cavs ont connu une série noire de six défaites en deux semaines. Cette semaine ce sont les Knicks, les Mavs et le Heat qui s’en sont donnés à coeur joie, infligeant de lourds revers au passage à une équipe d’Ohio en galère avec son adresse et son jeu collectif.
    Le novice Beilein peine à convaincre au même titre que plusieurs joueurs, parmi lesquels les twin low towers Thompson – Love irréguliers ou absents cette semaine dans leurs rôles de leader. Alors se sont les jeunots Sexton – Garland qui endosse ce rôle avec l’aide des benchers Larry Nance et Jordan Clarkson, mais sans grande réussite ni conviction dans les choix de leur entraîneur.
    Inquiétant pour Cleveland alors que l’équipe affichait un bilan quasi à l’équilibre il y a seulement deux semaines.


    Classement Conférence Est


    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks

    (29.5 pts – 12.5 rbd – 6.0 ast – 2.0 stl – 1.0 blk)

    Quelle semaine encore incroyable pour le MVP en titre. En inscrivant d’abord 33 points (65% FG) face à Chicago et Atlanta, le grec a parfaitement contribué aux victoires des Bucks en plein road-trip. Il récidive dès le lendemain face à Portland, malgré une adresse en berne (33% FG), en claquant un triple double avec 24 points, 19 rebonds et 15 passes, performance inédite dans l’histoire de sa franchise. Une tendance apparaît depuis quelques temps dans le jeu de l’ailier, il prend plus de tirs à 3pts (à 29.2%). S’il parvient à trouver l’adresse, nul doute que le grec sera un sérieux prétendant à sa propre succession au titre de MVP.

    Tobias Harris Philadelphia 76ers

    (21.5 pts – 5.8 rbd – 3.5 ast – 1.3 stl – 1.0 blk)

    Probablement le Facteur X du succès actuel des 76ers. En effet l’ailier vient de réaliser sa meilleure semaine de la saison, contribuant grandement aux succès des siens en devenant meilleur marqueur et performeur des Sixers (+/- 20) le tout avec une adresse exceptionnelle (63% FG dont 46.7% à 3pts). En ayant inscrit notamment 27 et 26 points face aux Cavaliers et aux Spurs, le lieutenant attitré de Embiid a su briller au moment où les Sixers en avant le plus besoin. Inutile de vous dire que Harris commence à faire l’unanimité dans le vestiaire et sur le terrain.

    Bradley Beal Washington Wizards

    (32.3 pts – 5.0 rbd – 8.0 ast – 48.0 % 3pts)

    Bradley Beal se démène comme un beau diable depuis près d’un mois, enchaînant les cartons offensifs. Si l’arrière est loin d’être aussi populaire qu’un Giannis, il a tout de même le mérite de répondre du tac au tac à l’ailier grec depuis plusieurs jours. Cette semaine les stats du franchise player des Wizards ont de nouveau flirté avec l’excellence, offrant enfin une bonne dynamique à Washington. Après ses deux cartons à 44 pions, le joueur de 26 ans s’est notamment offert le scalp d’Orlando et des Hornets avec des feuilles de match vraiment propres. Autre aspect intéressant dans le rendement de l’arrière, son adresse qui flirte désormais avec les 58% FG dont 47% à longue distance depuis cinq matchs.

    (Mentions honorables)

    Joel Embiid – Philadelphia 76ers : (20.3 pts – 10.3 rbd – 3.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Pascal Siakam – Toronto Raptors :
    (24.0 pts – 7.7 rbd – 4.0 ast – 1.0 stl – 1.3 blk)
    Spencer Dinwiddie
    – Brooklyn Nets : (23.7 pts – 3.3 rbd – 7.7 ast – 1.7 stl)


    Focus sur Evan Fournier (Orlando Magic)

    Notre frenchy sort d’une semaine prometteuse alors que le Magic a vu partir sur blessure Nikola Vucevic et Aaron Gordon, c’est désormais autour de l’ailier français que Orlando va construire ses prochaines rencontres. Il faut dire que le français vient d’attaquer la saison 2019-20 avec le plein de confiance et d’ambitions au sortir d’une Coupe du Monde réussie globalement sur le plan personnel, même si la demi-finale peut lui rester en travers de la gorge. C’est donc avec un moral gonflé à bloc que le #10 du Magic vient d’entamer sa huitième saison NBA, la sixième en Floride. L’objectif à Orlando est clair, la continuité depuis leur 8ème place acquise la saison dernière et l’éventualité de passer un tour en phase finale. Un objectif pour lequel l’ailier persiste et signe par plusieurs prestations convaincantes depuis quelques semaines, le plaçant comme meilleur marqueur de la franchise. Cette semaine justement le français produit un basket impressionnant et tourne à 24 points, 5.3 passes et 1.7 interceptions. Des bases élevées mais nécessaires au vue de la situation actuelle du Magic à l’Est et de son infirmerie qui se remplit dangereusement. Une aubaine pour le français qui peut bénéficier depuis hier du rôle de numéro un dans l’équipe et ainsi faire ses preuves aux yeux du public et de son coach afin que ce dernier daigne lui donner plus d’opportunités de scorer et de mettre en place des système dans ce sens pour le reste de la saison.


    Le Cinq Majeur de la Semaine

    Meneur Arrière Ailier Ailier-fort Pivot
    Spencer DinwiddieBradley BealTobias HarrisGiannis AntetokounmpoJoel Embiid
  • NBA Recap #2 : Conférence Est

    NBA Recap #2 : Conférence Est

    Pour ses débuts, Clutch Time vous propose tous les quinze jours de faire un petit point sur l’état de forme des équipes et des joueurs de la Conférence Est.

    NBA Teams Power Rankings

    Au Top


    Boston Celtics (6-0)

    Boston mène sa barque avec la manière. Avec six succès en six matchs (dix victoires consécutives déjà !), les Celtics trônent logiquement en tête de la Conférence après de beaux succès notamment à Charlotte et San Antonio. Brad Stevens peut s’appuyer sur son trio Walker-Tatum-Brown (65 points de moyenne), Jaylen Brown trouvant enfin ses marques, dans un effectif qui marche plutôt pas mal. Point noir néanmoins au tableau, la nouvelle blessure de Gordon Hayward (fracture de la main), dont le retour n’est prévu pas avant la fin décembre. Pour compenser cette absence c’est donc Marcus Smart qui a pris du grade, tournant à près de 16 points sur les quatre dernières rencontres. La fin du mois de novembre s’annonce tout de même très relevé pour Stevens et ses hommes qui vont jouer six fois à l’extérieur en huit matchs.

    Toronto Raptors (4-2)

    Autre équipe à s’être incroyablement illustrée depuis deux semaines. Les Raptors d’un road-trip de cinq matchs (dont un back-to-back) avec le plein de confiance et un bilan de quatre victoires pour deux défaites notamment face aux Lakers et aux Blazers. Cet été, alors qu’on annonçait une saison compliqué pour les champions en titre, Nick Nurse fait taire la critique du départ de Kawhi non-compensé. Les révélations Siakam, VanVleet, et à moindre degré Anunoby, confirment les espoirs placés en eux dès le début de saison et voilà la franchise canadienne solidement installé au quatrième rang à l’Est. Avec un calendrier à venir plutôt tranquille, Ibaka et Lowry, dont les retours sont prévus d’ici quelques semaines, n’ont pas de soucis à se faire car la franchise est solidement menée en leur absence.

    Milwaukee Bucks (5-1)

    Revoilà les Bucks 2018-2019. Après un début mitigé, Giannis et sa bande ont retrouvé la bonne formule pour enquiller cinq succès en six matchs en road-trip qui plus est. Que ce soit face aux Wolves, aux Clippers ou Pacers les daims ont retrouvé peu à peu leur jeu et leur adresse à l’image de son MVP qui domine plus que jamais. Derrière une attaque exceptionnelle, les Bucks n’ont subi qu’un revers à Utah, retrouvant le trio de tête de la conférence. Mauvaise nouvelle néanmoins pour Milwaukee qui sera privé du lieutenant Middleton, blessé à la cuisse et écarté pendant plusieurs semaines. Cette absence ne devrait néanmoins pas être un handicap trop important pour Budenholzer qui peut compter sur un Eric Bledsoe tout feu tout flamme et Brook Lopez qui retrouve ses marques.

    Peut mieux faire


    Orlando Magic (3-3)

    Trois victoires, trois défaites (dont deux à l’extérieur), difficile de se positionner correctement pour le Magic. D’un côté les hommes de Steve Clifford ont su enrayer une série de quatre revers de suite, renversant au passage des 76ers et Spurs en déconfiture. D’un autre côté le rendement de certains cadres nous laisse sur notre faim. Vučević est par moment très inconstant avec son adresse, qui le prive évidemment de bonnes performances, notre Evan Fournier a connu un démarrage timide et semble enfin lancé cette saison (même si une rechute peut pointer à tout moment), enfin les espoirs autour de Gordon, Fultz ou Ross sont autant de quasi-déceptions dans ces premières semaines de saison régulière. Les Magics disposent d’une excellente défense mais d’une attaque famélique. Difficile de voir où le Magic avance pour le moment.

    Brooklyn Nets (3-3)

    Un road trip guère réussi pour Brooklyn avec trois défaites pour deux victoires (face aux Bulls hier). Les Nets ont néanmoins réussis à retrouver les premiers rôles à l’Est mais peinent encore à trouver de la régularité. Kyrie Irving a connu même une petite baisse de régime depuis trois matchs à cause d’une gêne à l’épaule. Cette situation tendue aux Nets n’est pourtant pas prêt de se résoudre, Caris LeVert ayant subi une opération du pouce (retour dans 4 à 6 semaines), Brooklyn voit son infirmerie se remplir dangereusement alors que les new-yorkais sont privés de K. Durant pour le restant de la saison et que plusieurs ont déjà connus des pépins physiques. S. Dinwiddie (24 points) parvient tout de même à seconder son meneur all-star mais la dynamique actuelle est plutôt incertaine.

    Washington Wizards (2-3)

    Une saison mauvaise en appelle une autre. Les Wizards ne parviennent pas à faire la bascule depuis le début de la saison, la faute à une défense catastrophique alors que plusieurs joueurs offensifs se mettent en avant. À l’image de son leader Bradley Beal, les hommes de Scott Brooks ont de la ressource sur le plan offensif mais contrairement à l’arrière All-star, plusieurs de ses ressources font preuve d’une trop grande irrégularité pour permettre à Washington de jouer les premiers rôles à l’Est. Privé encore un long moment de leur meneur emblématique, John Wall, les Wiz’ ne parviennent pas à relever la tête malgré les belles promesses incarnées par Thomas Bryant, Rui Hachimura ou encore le retour en grâce de Isaiah Thomas. Il va falloir du mental à cette équipe pour une fin de mois qui s’annonce aussi compliqué que le début.

    Décevant


    Detroit Pistons (1-5)

    Pas grand-chose de positif à trouver dans les derniers résultats des Pistons. Hormis un succès face aux Knicks (rien d’étonnant), Detroit vient d’enchaîner quatre revers consécutifs (trois à l’extérieur) après un back-to-back fatal face aux Timberwolves puis le Heat. Le retour d’un Griffin encore convalescent (19 points en 27 minutes de jeu de moyenne) n’a pas permis d’inverser la tendance, alors que Drummond se démène toujours autant dans sa raquette mais perd petit à petit son impact sur les matchs par rapport à son début de saison. Il faut dire qu’avec l’intermittence de Derrick Rose et le seule Luke Kennard au scoring (20 points de moyenne), Detroit ne trouve pas de solutions et de variété dans son jeu. D. Casey espère un retour en forme rapide de Griffin et de Reggie Jackson dont le retour est prévu pour début décembre.

    Philadelphia 76ers (2-5)

    Après un début de saison idyllique, voilà que les 76ers se sont ramassés depuis deux semaines. Depuis leur première défaite face aux Suns, Joel Embiid & co. n’y arrivent plus. Le pivot, suspendu pendant deux matchs après son altercation avec KAT, n’a prit part qu’à cinq matchs des 76ers depuis novembre, alors que sa présence se faisait urgente. B. Simmons, T. Harris ou encore A. Horford ne parvinrent guère à inverser la tendance, Philadelphie perdant ses matchs de peu par moment (Utah, Denver, Cleveland). Avec cinq matchs hors de leurs bases, les 76ers ne furent guère épargnés non plus sur le plan du calendrier, mais cela devrait revenir à la normale d’ici la fin du mois. Néanmoins difficile de comprendre comment une telle situation a pu entraîner le déclin d’une équipe qu’on annonce pourtant comme un top 3 à l’Est.

    Atlanta Hawks (2-5)

    Malgré un début de saison encourageant, les Hawks ne sont pas parvenus à capitaliser sur une bonne dynamique. Privé de John Collins, suspendu pour infraction aux règles anti-dopage, et Kevin Huerter pour plusieurs semaines, Atlanta s’est vu privé de sa deuxième force de frappe offensive. Malgré les nouveaux cartons offensifs de Young (27 points de moyenne en sept matchs), et le retour au premier plan de Jabari Parker, les Hawks n’ont remporté que deux petits matchs depuis le début du mois, subissant notamment de gros revers à domicile face aux Bulls ou sur le parquet des Clippers la nuit dernière, devenant l’une des pires défenses de la ligue au passage. Néanmoins il faut reconnaître que leur calendrier n’était guère simple après un road trip de cinq matchs à l’Ouest qui se termine ce soir au Staples Center face aux Lakers.


    Classement Conférence Est

    NBA Players Power Rankings

    Giannis Antetokounmpo

    Retrouver l’ailier des Bucks dans ces mentions n’a rien de surprenant tellement le MVP en titre domine la conférence Est. Les stats du grec depuis quinze jours sont absolument ahurissantes avec plus de 33 points, près de 15 rebonds et 5 passes par match, Giannis se détache plus que jamais de la concurrence à l’Est dans la course au MVP. Son principal fait d’arme, son récital face aux Clippers (sans Kawhi) où il va finir tout proche du triple double avec 38 points, 16 rebonds et 9 passes, une machine.

    Pascal Siakam

    Décidemment Siakam impressionne par sa régularité et son omniprésence dans le jeu et la réussite des Raptors. Avec près de 26 points, 9 rebonds et 5 passes, l’ailier camerounais est même encore en lice cette année pour la meilleure progression de l’année. Ses matchs face aux Pelicans (44 points) et Portland (36 points) le place logiquement parmi les meilleurs joueurs de la quinzaine.

    Bradley Beal

    Certes les Wizards sont à la peine mais que dire des prestations de leur arrière depuis plusieurs jours. 30 points, 5 passes et 5 rebonds face aux Pacers, 44 points, 5 rebonds, 6 passes face aux Celtics et de nouveau 44 points et 10 passes face à Minnesota. Une moyenne affolante de 32 points par match et voilà Bradley Beal qui prend une autre dimension depuis une dizaine de jour même si les victoires sont absentes au bout de ces cartons.

    (Mentions honorables)

    Kyrie Irving (26.2pts / 4rbd / 6.8ast)
    Domantas Sabonis (16.3pts / 15rbd / 4.5ast)


    Focus sur Jabari Parker

    Nouvelle équipe pour une nouvelle donne. Débarqué cet été à Atlanta, Jabari Parker veut tirer un trait sur ces dernières expériences ratées entre Chicago et Washington. Depuis son divorce d’avec les Milwaukee Bucks, l’ailier observe désormais de loin le succès de ses ex-coéquipiers. Handicapé par plusieurs blessures et des problèmes personnels, la carrière de l’ex-prodige de Duke a connu des hauts et des bas malgré quelques brèves performances qui ont inciter les dirigeants d’Atlanta à le signer cet été. Désormais le joueur veut se fixer, avec comme objectif de s’installer dans l’effectif des Hawks et de bénéficier d’un temps de jeu à la hauteur de son talent. Et ça marche plutôt pas mal, en témoigne ses dernières sorties, Parker tourne depuis le mois de novembre à près de 20 points, 8 rebonds et 2 caviars par match. Le joueur a pris du galon depuis la suspension de John Collins, ouvrant ainsi la voie à un poste vacant de lieutenant de Trae Young vacant, un poste que le jeune Jabari (24 ans seulement) a su s’approprier faisant un grand bien à des Hawks dans la tourmente.


    MVP Rankings

    Le Cinq Majeur début Novembre

    MeneurArrièreAilierAilier-fortPivot
    Kyrie IrvingBradley BealGiannis
    Antetokounmpo
    Pascal SiakamDomantas Sabonis