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  • Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    Le titre ou l’argent : Un dilemme important pour un joueur NBA

    En ces temps difficiles, ClutchTime continue de vous offrir une immersion dans l’univers de la NBA et aujourd’hui, ClutchTime vous propose de découvrir un acte de grande classe que peu de joueurs dans la ligue ont eu le courage de réalisé, sacrifier l’aspect financier de sa carrière au profit de l’aspect sportif.

    Dirk Nowitzki, roi du sacrifice financier

    Que ce soit Dirk, en passant par Durant ou même Lebron, nombreuses sont les superstars de la NBA qui ont accepté ce que l’on appelle une « Paycut » pour pouvoir offrir à leurs franchises une réelle possibilité de constituer la meilleure équipe possible et même si cette pratique marche souvent, cela n’a pas eu un effet bénéfique pour tous.

    Une paycut est donc le fait de sacrifier une partie de son salaire potentiellement accessible, généralement dans le but d’améliorer l’équipe pour laquelle on joue.

    Un sacrifice réservé au Star ?

    Pour réellement parler de « sacrifice », il est rare de parler de simple role player et cela concerne très souvent les grandes Stars de la ligue.

    La raison est simple, les paycuts sont très souvent réalisés au détriment d’un possible contrat maximum par un joueur, et les seuls joueurs qui ont accès à ce type de contrats sont les Superstars de la NBA.

    Cependant, il est nécessaire de nuancer ce propos car certains joueurs qui ne sont pas considérés comme des Superstars ont déjà accepté de sacrifier une partie de leurs salaires pour l’équipe donc même si ce sacrifice concerne souvent les grandes stars, il ne leur est pas uniquement « réservé » .

    Un sacrifice irrespectueux envers les Stars ?

    L’idée est donc simple pour le joueur, sacrifier le côté financier de la NBA dans le but de mettre toutes les chances de son côté vers l’aspect sportif et même si cela peut sembler être une décision assez logique ou acceptable pour une personne qui ne suit pas la NBA, cette pratique est tout de même assez rare.

    À l’image des Chris Paul, Russell Westbrook ou même Stephen Curry, le contrat maximum reste le choix majoritaire et ultime d’une Superstar de la NBA mais également le choix logique lorsque l’on connaît la face cachée de cette pratique.

    Kevin Durant tenant son trophée de MVP des finales
    Source : Jason Miller/Getty Images

    Danny Chau, rédacteur du Ringer, avait notamment évoqué la question en s’appuyant sur le cas de Kevin Durant avec les Warriors :

    « Durant’s decision makes it painfully clear that it will always be the players who have to make ‘sacrifices,’ never the owners. »

    La décision de Kevin Durant montre clairement que ce seront toujours les joueurs et jamais les propriétaires qui feront les sacrifices.

    Cette critique vient directement de la signature de Kevin Durant pour un contrat avec une paycut qui aurait permis de signer Andre Iguodala et Shaun Livingston et donc de garder l’équipe intacte.

    Cependant, l’équipe aurait pu, en réalité, signer les 3 joueurs avec Kevin Durant au maximum en payant une Luxury tax, montant supplémentaire imposée par la ligue dès lors qu’une franchise dépasse la limite des salaires de son équipe. Plus l’équipe dépasse cette somme, plus elle doit payer.

    On voit donc un réel problème d’éthique et une possible manipulation de certaines organisations envers leurs joueurs et cette problématique ne va pas s’atténuer suite à la hausse des salaires chaque année en NBA et la multiplication de bons joueurs qui s’imaginent déjà être Superstar.

    Un sacrifice nécessaire à la réussite d’une franchise ?

    Depuis 2010, presque toutes les équipes championnes, voire même finalistes ont connu au moins un joueur qui n’était pas payé à sa juste valeur.

    Que ce soit un choix volontaire ou non, il est presque indispensable d’avoir des joueurs qui sacrifient l’aspect financier de leur carrière au profit de l’aspect sportif et cela s’applique au Star mais aussi à d’autres joueurs très importants.

    Par exemple, Ray Allen avec Miami en 2013 était payé environ 3 millions l’année a 37 ans et même si cela semble être normal, lorsque l’on voit son apport sur les finales 2013, on peut se dire qu’il en valait un peu plus tout de même.

    Dans un autre registre, le salaire du MVP de la saison 2015, Stephen Curry, qui remportera les finales NBA avec un salaire de seulement 11 millions la saison et même si cela est logique vu que c’est un contrat signé quelques années auparavant, cela reste un cas de joueur sous payé par rapport à son apport sportif.

    Pour ne pas s’éparpiller, nous allons nous concentrer ici sur les principaux joueurs dans certaines franchises qui ont sacrifié une partie de leur salaire au nom de l’équipe et surtout dans le but ultime de remporter un titre, même si cela a plutôt bien fonctionné pour beaucoup d’entre eux, cela n’a malheureusement pas toujours été le cas.

    Les cas importants et récents de sacrifice financier :

    I. Le Big Three de South Beach en 2010

    « Not one, not two, not three, not four.. » on connaît la suite hein..
    Source : Steve Mitchell/US Presswire

    Le 8 Juillet 2010, The decision choque l’univers de la NBA car un certain Lebron James quitte Cleveland après 7 ans passées dans l’Ohio, pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh sous le soleil de Miami.

    Cependant, cette association de trois superstars semble difficile à mettre en place car trois contrats maximum à cette époque auraient été un réel problème pour créer une équipe compétitive. Heureusement, les trois superstars ont abandonné plusieurs millions (18 millions pour Lebron James) afin d’offrir une possibilité à l’organisation de Miami d’ajouter des pièces importantes à cette équipe déjà bien bâtie pour jouer le titre.

    Ce sacrifice financier s’est révélé être au moins aussi précieux qu’inestimable, car plusieurs joueurs solides vont réussir à choper un contrat tel que Udonis Haslem, la légende de Miami mais également Shane Battier, Chris Andersen ou encore le seul et l’unique Ray Allen qui sera la pièce maîtresse d’un certain game 6 des finales de 2013.

    II. Dirk Nowitzki : Le Roi du sacrifice salarial

    Dirk, honoré lors de son dernier match au AAC
    Source : J. Miron/USA Today/Reuters

    194 millions de dollars, c’est ce que le Wunderkid a sacrifié dans sa carrière pour les Mavericks. Cette somme, bien qu’incroyable, est à l’image de la générosité du géant Allemand.

    Champion en 2011, Dirk Nowitzki avait vécu son rêve de titre mais ses envies ne s’arrêtaient pas là, il voulait plus et surtout, offrir un nouveau titre à la ville de Dallas. C’est en 2014 que Dirk va démontrer tout son amour pour la franchise texane.

    Lors de l’intersaison de 2014, les Lakers et les Rockets lui offrent un contrat avec pas moins de 97 millions sur 4 ans et même si 99% des joueurs auraient pris l’une de ses offres, Dirk les a toutes refusées.

    En effet, le 15 Juillet 2014, il choque le monde de la NBA en signant un contrat de 25 Millions de dollars sur 3 ans avec les Mavericks ce qui signifie un sacrifice de 72 millions de dollars, non seulement pour rester dans son équipe de toujours mais surtout pour continuer à être compétitive.

    Malheureusement, les Dieux de la balle orange ne récompenseront pas son sacrifice respectable car même si Tyson Chandler reviendra durant l’été 2014, Shawn Marion quittera lui les Mavericks pour rejoindre les Cavaliers, laissant une équipe des Mavericks trop faible, qui sera éliminée au premier tour des Playoffs par les Rockets.

    Cependant, cela n’empêchera pas Dirk de renouveler cette acte de générosité quelques années plus tard en 2017, lorsqu’il refusera une player option de 25 Millions de dollars pour prendre un contrat de 10 Millions sur 2 ans et une seconde année en Team Option, vraiment un grand homme ce Dirk.

    III. Le Big Three Texans des Spurs

    Le big Three des Spurs, dans l’ordre :
    Tony Parker-Manu Ginóbili-Tim Duncan
    Source : Agence France-Presse

    En 2010, Tony Parker signe une extension de 4 ans pour 50 millions de dollars avec les Spurs pour garder une équipe compétitive et même si ce contrat reste tout à fait acceptable.

    Il est important de rappeler que Tony Parker est un joueur qui se retrouve dans les discussions pour le titre de MVP en 2012 tout en étant payé comme un role player.

    Toutefois, le sacrifice financier est une habitude du côté des Texans de San Antonio et c’est surement l’une des raisons pour lesquelles ils ont réussies à rester si compétitifs pendant autant d’années.

    En effet, a côté de Tony Parker, les joueurs importants du roster ont également sacrifié leurs salaires tels que Manu Ginóbili ou encore Tim Duncan qui aura réduit son salaire de plus de 11 millions de dollars.

    D’ailleurs, leurs sacrifices n’auront pas été en vain car des joueurs comme Thiago Splitter, Boris Diaw, Danny Green ou encore Marco Belinelli seront recrutés et le 15 Juin 2014, la franchise soulèvera le 5ème titre de leurs histoires qui sera la plus grosse récompense imaginable pour leurs sacrifices financiers.

    IV. Kevin Durant et la franchise Californienne

    Kevin Durant durant sa présentation avec les Warriors
    Source : Noah Graham/NBAE / Getty Images

    Après avoir réalisé l’un des mouvements les plus discutables de l’histoire de la NBA sur le marché de la Free Agency, le 4 Juillet 2016, Kevin Durant s’est engagé dans la franchise des Warriors dans le but précis de gagner un titre et de « sortir de sa zone de confort ».

    Pour ce faire, il a réalisé un sacrifice financier assez important pour la superstar qu’il était à l’époque et même le coach des Warriors, Steve Kerr, avait rappelé dans une interview que Kevin Durant lui rappelait Tim Duncan qui, lui aussi, avait réalisé plusieurs sacrifices financiers dans sa carrière pour garder une équipe compétitive.

    Dans le cas de Kevin Durant, son sacrifice permet à son équipe de conserver Iguodala et Livingston qui étaient deux grosses pièces du back to back de 2017 et 2018.

    Pendant une grande partie de ses années au Warriors, il a sacrifié une somme très importante d’argent en prenant des petits contrats de 1 an + 1 année en player option à 25 millions l’année ce qui était presque 10 millions de sacrifié par an.

    Ce sacrifice est critiquable dans beaucoup d’aspects, que ce soit sur le fait que la franchise aurait pu tout de même conserver les 2 joueurs nommés ci-dessus, sans avoir à sous payer Kevin Durant mais également sur le fait que son sacrifice ait été fait afin de rejoindre une équipe surpuissante qui était un choix contestable pour beaucoup de fans.

    Dans tous les cas, Kevin Durant a fait un choix qui lui a permis de repartir du soleil Californien avec deux titres et deux trophées de MVP des Finales en poche et tout cela pour rejoindre la Big Apple et un contrat maximum avec les Nets dans le but d’écrire une nouvelle page de son histoire.

    V. L’agent 0 et son geste mémorable envers A. Jamison

    Le n°4, Antawn Jamison avec Gilbert Arenas, le n°0
    Source : Rocky Widner/Getty Images

    Ici, on ne parle pas réellement d’un joueur qui a sacrifié son salaire dans le but principal d’obtenir un titre mais il était nécessaire de parler de l’acte respectable de Gilbert Arenas envers son coéquipier de l’époque, Antawn Jamison.

    Tout d’abord, dès 2006, Gilbert Arenas montre les signes d’une superstar qui souhaite gagner un titre au détriment de l’argent. Lors de l’intersaison de 2006, il accepte une réduction sur son salaire pour signer de bons joueurs mais se retrouve « malheureusement » coincé au milieu de Darius Songaila et DeShawn Stevenson (vous vous rappelez du premier nom ? moi non plus) qui ne seront d’aucune aide pour un agent 0 bien trop seul.

    C’est finalement le 9 Juin 2008 qu’il se retrouve agent libre et offre un geste de grande classe après la désillusion de 2006, annonçant clairement durant une séance média qu’il allait laisser son coéquipier, Antawn Jamison, prendre ce qu’il souhaite sur son contrat en se contentant du reste.

    « Just sign Antawn first and then I’ll take the pay cut, to keep the team intact, »

    Signer simplement Antawn en premier et je réduirais mon salaire pour garder l’équipe intacte

    « We’ve been together six out of my seven years. I told him, whatever he wants, give it to him, and I’ll take the pay cut. »

    On a été ensemble pendant 6 de mes 7 années ( dans la NBA ). Peu importe ce qu’il veut, donner lui et je prendrais la réduction nécessaire sur mon salaire

    Finalement, au lieu d’avoir un contrat maximum de 124 Millions sur 6 ans avec les Wizards, ou de prendre un contrat de plus de 100 millions sur 5 ans que lui proposaient les Warriors il ne prendra que 111 millions sur 6 ans avec les Wizards.

    Même si cette décision a très mal fini avec une absence en play-offs et des malheurs sur les terrains comme en dehors, il est important de saluer ce geste réalisé en Juin 2008 qui semble être inimaginable de la part des stars d’aujourd’hui.

  • « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.

    Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com

    Allen Iverson (Philadelphie Sixers), Février 2010

    • Âge : 34 ans et 14e saison
    • Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
    • Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
    • Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière

    De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.

    Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.

    End of Story Score : 3/10

    Yao Ming (Houston Rockets), Novembre 2010

    • Âge : 30 ans et 8e saison
    • Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
    • Stats: 1rd, 1blk, en 6′
    • Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière

    Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.

    Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.

    End of Story Score : 1,5/10

    Shaquille O’Neal (Boston Celtics), Mai 2011

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
    • Stats: 2 fautes en 3′
    • Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est

    Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.

    Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.

    End of Story Score : 1/10

    Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit

    Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril 2012

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
    • Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
    • Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière

    De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.

    Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.

    End of Story Score : 6/10

    Jason Kidd (New York Knicks), Mai 2013

    • Âge : 40 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
    • Stats : 1pd, 1int en 6′
    • Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est

    Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.

    En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.

    End of Story Score : 2/10

    TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry

    Tracy McGrady (San Antonio Spurs), Juin 2013

    • Âge : 33 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
    • Stats: 2rds, 3pds, en 6′
    • Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA

    Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !

    Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que Greg Popovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.

    End of Story Score : 4/10

    Steve Nash (Los Angeles Lakers), Avril 2014

    • Âge : 40 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
    • Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
    • Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière

    Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).

    Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.

    End of Story Score : 4,5/10

    L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat

    Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014

    • Âge : 38 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
    • Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA

    Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.

    Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.

    End of Story Score : 6,5/10

    Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves), Janvier 2016

    • Âge : 39 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
    • Stats : 2pts en 9′
    • Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc

    Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.

    L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.

    End of Story Score : 3/10

    Chris Bosh (Miami Heat), Février 2016

    • Âge : 31 ans et 13e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
    • Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
    • Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière

    L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.

    Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.

    End of Story Score : 5/10

    Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews

    Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), Avril 2016

    • Âge : 37 ans et 20e saison
    • Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
    • Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
    • Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière

    Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.

    Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.

    End of Story Score : 10/10

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai 2016

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
    • Stats : 19pts, 5rds, en 34′
    • Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest

    Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».

    En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.

    End of Story Score : 8,5/10

    Paul Pierce (Los Angeles Clippers), Avril 2017

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
    • Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
    • Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs

    Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.

    Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.

    End of Story : 4,5/10

    Tony Parker (San Antonio Spurs), Mars 2019

    • Âge : 36 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
    • Stats : 11pts, 2rds, en 17′
    • Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière

    Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.

    Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.

    End of Story Score : 6/10

    La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest

    Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
    • Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
    • Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw

    Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.

    Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.

    End of Story Score : 9/10

    Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports

    Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks), Avril 2019

    • Âge : 40 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
    • Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière

    Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.

    Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.

    End of Story Score : 8/10