Étiquette : Shaquille O’Neal

  • Ça s’est passé un 24 avril : Quand l’Amiral se défoulait sur les Clippers

    Ça s’est passé un 24 avril : Quand l’Amiral se défoulait sur les Clippers

    Parce que la NBA regorge de performances en tout genre passées à la postérité ou progressivement oubliées avec le temps, ClutchTime vous propose de revivre ces matchs et exploits de légende, qui ont façonné l’histoire de la ligue, d’hier à aujourd’hui.

    Direction la saison 1993-1994 et le dernier match opposant les San Antonio Spurs de l’admirable David Robinson aux Clippers de Los Angeles. Les Texans viennent de réaliser l’un des meilleurs exercices de leur histoire (54 wins) et occupent une belle quatrième place à l’Ouest synonyme d’avantage du terrain au 1er tour des playoffs. Cerise sur le « taco », le pivot est en tête du classement des meilleurs marqueurs de la saison régulière, à égalité avec le jeune Shaquille O’Neal, mais avec un léger retard à quelques centièmes de points. L’occasion est trop belle pour le quintuple All-Star de montrer qui est le vrai patron.


    The Admiral Robinson

    Pour les moins initiés d’entre nous, David Maurice Robinson est née le 6 août 1965 à Key West en Floride. Après ses années high school en Virginie, le grand David s’engage comme son père dans l’armée, et plus précisément à l’Académie navale de l’US Navy, à Annapolis (Maryland). Sélectionné lors de la draft 1987 en 1ère position par les San Antonio Spurs, il ne rejoindra la grande ligue qu’en 1989, le temps de terminer son cursus militaire.

    Immédiatement titularisé par une franchise qui galère pas mal depuis les retraites de George Gervin et Artis Gilmore, le meilleur Rookie de la saison 1989-90 devient très vite une pointure à son poste et dans la ligue. Meilleur défenseur de l’année 1991-92, sélectionné à cinq reprises pour le All-Star Game, et nommé chaque année dans une équipe-type NBA et une équipe-type défensive, Robinson reste néanmoins un joueur humble et discret, qui pense d’abord et même tout le temps à l’équipe, avant de penser à lui.

    Il n’a d’ailleurs jamais fait montre d’un individualisme ou d’un égocentrisme prononcé sur un parquet ou en dehors, traits pourtant communs à de nombreux joueurs de sa génération. Alors qu’il aborde son dernier match de saison régulière face aux Clippers ce 24 avril 1994, le futur papa est, à sa grande surprise, au coude à coude pour le titre de Meilleur marqueur de la saison régulière avec un autre pivot très en vogue à l’époque, Shaquille O’Neal.

    Un Duel de Big Men

    Avant cette ultime rencontre, Robinson était devancé par le Shaq, mais le Texan talonnait de très près le Floridien avec l’un des plus faibles écart jamais constaté (33 points), les deux pivots affichant la même moyenne de points après la première décimale (29.3). Le même jour, quelques heures seulement après la rencontre entre les Spurs et les Clippers, O’Neal plantera comme à son habitude un double-double, le 65ème cette saison, face aux Nets de New Jersey avec 32 points et 22 rebonds. Une performance vaine pour le joueur du Magic.

    En déplacement pour leur dernier match, les Spurs rendent visite au Memorial Sports Arena des Clippers. Vainqueurs de leur quatre premières confrontations, John Lucas (coach des Spurs de 1992 à 1994) et ses hommes arrivent confiants et avec le sentiment du devoir accompli depuis qu’ils ont décroché leur qualification en post-season. L’objectif principal étant atteint, les Texans peuvent offrir un très beau cadeau à leur pivot en le laissant se régaler au scoring.

    Dès le début du match, Robinson commence sur les chapeaux de roues avec 18 points consécutifs sur les vingt points inscrits par son équipe dans le premier quart-temps. Malgré une baisse de régime dans le deuxième quart où il ne va inscrire que 6 points, Robinson rentre tout de même aux vestiaires avec 24 points dans l’escarcelle et un court avantage au tableau d’affichage pour son équipe (37-35).

    Dès l’entre-deux, j’étais bouillant, J’ai marqué les 18 premiers points de mon équipe, soit presque l’intégralité des points du premier quart-temps (20). Lorsque mes coéquipiers ont réalisé à quel point j’avais la main chaude, ils ont continué à me chercher du regard, essayant de me donner coûte que coûte le ballon.

    David Robinson

    Tout en maintenant l’écart, les coéquipiers de Robinson commencèrent à chercher leur pivot sur chaque possession en deuxième période, pour faire en sorte qu’il puisse avoir un maximum de ballon afin de marquer. Avec 19 points supplémentaires dans le troisième quart-temps, portant son total à 43, L’Amiral ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin alors que les Clippers n’avaient pas dit leur dernier mot. Après avoir regagné le banc, Robinson reçu même une ovation de la part du public.

    Les Clippers ont bien tenté de me stopper, en me griffant, me donnant des coups et en me mettant la pression avec des prises à deux ou trois pour essayer de m’empêcher de marquer, mais en vain. J’avais des égratignures et des bleus, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu inscrire plus de paniers dans le second quart-temps 

    David Robinson

    Dans la dernière manche, le Texan va tout de même inscrire 28 points supplémentaires, dont sept rien que dans la dernière minute du match. Il terminera d’ailleurs la rencontre avec 14 rebonds et 5 passes décisives, compilant ainsi son 46ème double-double de la saison, pour une victoire 112 à 97. Durant toute la rencontre, l’Amiral a laminé la défense des Clippers, en shootant à 63%.

    Pour la petite anecdote, John Lucas, l’entraîneur des Spurs, avait décidé à une minute de la fin de provoquer les fautes adverses et les Clippers par la même occasion pour offrir quelques lancers supplémentaires à son pivot. Ce dernier termina la rencontre avec 41 tentatives aux tirs (26 paniers inscrits) et 18 lancers francs rentrés sur les 25 qui lui ont été accordés.

    Les Clippers ont bien défendu dans le dernier quart-temps, mais malgré la pression défensive et en sachant que le ballon m’était destiné presque à chaque fois, j’ai réussi à inscrire 28 points supplémentaire. Ça les rendait dingues de ne pas savoir comme me stopper, ils me pourrissaient en me répétant sans cesse : « Hors de question qu’on te laisse gagner le trophée si facilement ».

    David Robinson
    source : Spursnation

    Robinson améliora considérablement sa précédente marque au scoring (52), mais établira surtout un nouveau record de points inscrits au cours d’un même match pour la franchise des Spurs, détrônant ainsi George Gervin, qui en avait collé 63 au Jazz de la Nouvelle Orléans en avril 1978, il y a seize ans presque jour pour jour.

    Cette performance a permis notamment à Robinson de terminer la saison avec 29.8 points de moyenne, soit 0.5 points de plus que Shaquille O’Neal (29.3). Ce fut d’ailleurs le seul titre de Meilleur marqueur de la carrière du Hall of Famer, et sa meilleure moyenne de points inscrits au cours d’une saison. Il rejoindra d’ailleurs Gervin parmi les Spurs ayant remporté ce trophée, les seuls encore à ce jour.

    J’ai regardé la feuille de match et j’ai répondu ’71 points ! Bon sang !’ C’était incroyable. Toute l’équipe était derrière moi durant la saison, ils m’ont poussé sans cesse à jouer plus perso. En tant que leader, je voulais juste gagner des matchs, mais ce soir, ils voulaient tous me voir prendre des tirs. Lorsque le match a démarré, ils se sont entendus pour jouer presque tout le temps sur moi dès que j’étais sur le terrain.

    David Robinson

    Avec cette performance, l’Amiral fît son entrée dans le cercle très fermé des joueurs ayant inscrit au moins 70 points au cours d’un match, devenant le quatrième joueur seulement après Elgin Baylor (71), David Thompson (73) et Wilt Chamberlain (6 fois dont une fois à 100 points) à réaliser pareille prouesse. Plusieurs personnalités de l’époque ont commenté cette performance, certains la jugeant comme une « parodie » de basket selon les dires de Brian Hill, entraîneur du Magic d’Orlando, ou bien encore l’un des vaincus de la soirée, Dominique Wilkins, qui déclara en conférence de presse :

    Il n’y a aucune fierté là-dedans. Si vous arrivez à vous regarder dans un miroir après une telle performance et que ça vous remplit de fierté, c’est que quelque chose ne tourne pas rond chez vous. Je n’ai rien contre David, c’est un joueur formidable, mais comment peut-on laisser un gars inscrire 71 points ? C’est ridicule. Tout a été fait pour qu’il puisse y parvenir. Que les Spurs jouent pour lui durant toute la rencontre pourquoi pas, mais la façon dont nous avons joué ce soir, c’est comme si nous l’avions aidé aussi. Dans toute ma carrière, je n’ai jamais vu une chose pareille. Qu’on lui donne le trophée de MVP aussi ! 

    Dominique Wilkins

    John Lucas a tenu à défendre son joueur « C’est une performance légitime. Il a joué 44 minutes alors qu’il aurait pu tout à fait jouer l’intégralité de la rencontre. Tout le monde voulait qu’il obtienne ce trophée. Je devais pousser David à devenir égoïste le temps d’un match».

    L’entraîneur des Clippers, Bob Weiss avait d’ailleurs déclaré à la fin de la rencontre que Robinson avait été spectaculaire : « C’est ce que l’on redoutait le plus. Nous avons pourtant défendu à deux sur lui presque à chaque fois, mais il est quand même parvenu à marquer tous ces paniers. Même si le match a pu paraître ridicule pour certains, il a bien joué et il mérite son titre ».

    Le saison idyllique texane prendra pourtant subitement fin dès le premier tour des phases finales après une élimination (3-1) face au Jazz de l’Utah de Malone et Stockton, tandis que Robinson marquera moins de points sur l’ensemble de la série (62) qu’il n’en avait inscrit lors de son dernier match de saison régulière.

    Robinson a néanmoins prouvé ce soir-là qu’il était l’un des joueurs les plus doués et les plus complets de sa génération. Dynamique des deux côtés du terrain au point d’être un jour capable de réaliser pareille performance, il est souvent considéré, à juste titre, comme une icône dans l’histoire de la ligue et de la franchise texane. Robinson a toujours fait preuve de professionnalisme tout au long de sa carrière, ainsi que d’une domination sans équivoque avant l’arrivée de Tim Duncan en 1997 et de leur association qui les amèneront à remporter deux titres NBA ensemble.

    L’Alamodome a souvent eu l’occasion d’admirer, soir après soir, les performances d’un joueur qui donnait toujours le meilleur de lui-même sur un parquet, se transcendant dans les moments forts et participant à la révolution au poste de pivot et du basket dans les années 90. Un joueur souvent méconnu ou mésestimé pour sa contribution au jeu, mais qui en inscrivant son nom au panthéon des joueurs ayant inscrits le plus de points sur une rencontre, demeurera éternel.

    Retraité depuis 2003, Robinson a terminé sa carrière avec 21.1 points, 10.6 rebonds, 3 contres et 2.5 passes de moyenne, remportant deux titres NBA et deux médailles d’or aux Jeux de Barcelone et Atlanta ainsi qu’un titre de champion du monde avec la Team USA, sans compter un trophée de MVP de la saison régulière 1994-95, celui du Défenseur de l’année en 1992 et qui fut sélectionné à dix reprises pour le All-Star Game.

    source : Getty Image

  • « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    « Last Game, Last Play »: quand les stars foulent pour la dernière fois un parquet NBA

    Clutch Time continue sa série d’articles rétros sur la décennie qui vient de se terminer. Nous allons vous téléporter vers le dernier match, la dernière action, les dernières foulées sur un parquet NBA de joueurs titrés, de All-Stars, et de Hall of Famers. Une fin parfois émouvante et réussie dans le club de son coeur, ou bien causée par une blessure sous un tout autre jersey dans l’anonymat le plus total. Que se soit en saison régulière ou bien lors d’un match de Playoffs, revivons les dernières secondes d’un joueur avec un peu plus de ventre et de cheveux blanc, mais dont on n’oubliera jamais qu’il a marqué son temps.

    Les adieux de Dwyane Wade lors de son dernier match NBA à Brooklyn – via usatoday.com

    Allen Iverson (Philadelphie Sixers), Février 2010

    • Âge : 34 ans et 14e saison
    • Le Cinq: Allen Iverson, Jrue Holiday, Andre Iguodala, Elton Brand, Samuel Dalembert
    • Stats: 13pts, 1rd, 3pds, 5/13 aux tirs en 29′
    • Le match: Défaite à Chicago 122-90 – saison régulière

    De retour à Philadelphie en novembre 2009 après un passage éclair et peu reluisant à Memphis (3 matchs), « The Answer » n’est plus le scoreur inarrêtable des années 2000. Malgré une production en baisse (13.8pts, 2.8rds, 4pds), Iverson a été choisi par les fans pour le ASG 2010, bien qu’il n’y participa pas pour des raisons personnelles. Sa vie en dehors des parquets est de plus en plus sombre.

    Il reste deux mois de compétitions, mais sa dernière apparition sur les parquets a eu lieu à Chicago un soir de février contre un tout jeune meneur en passe de devenir une star : Derrick Rose. Le MVP 2001 est sorti pour la toute dernière fois à 9’40 », remplacé par… Jason Kapono. Un aspect positif à retenir? Le fait qu’il ait pu clôturer ce chapitre avec son équipe de cœur.

    End of Story Score : 3/10

    Yao Ming (Houston Rockets), Novembre 2010

    • Âge : 30 ans et 8e saison
    • Le Cinq: Ish Smith, Kevin Martin, Shane Battier, Luis Scola, Yao Ming
    • Stats: 1rd, 1blk, en 6′
    • Le match: Défaite à Washington 98-91 – saison régulière

    Le plus jeune retraité et la carrière la plus courte parmi nos sélectionnés. Le colosse aux pieds d’argile empile les soucis physiques. Une saison 2009-2010 blanche, et des interrogations naissent quant à sa disponibilité pour la saison suivante. Le chinois est malgré tout bien présent dans le roster et le staff des Rockets doit restreindre son temps de jeu (pas plus de 24′), et éviter de jouer en back to back.

    Le pivot a pris part à cinq matchs sur sept possibles, puis arriva la blessure fatale à Washington suite à un contact dans la raquette provoqué par JaVale McGee. Un Yao allongé sur le sol, puis incapable de marcher normalement, voici donc les dernières images sur un parquet NBA qu’il laisse derrière lui. Un mois plus tard, Houston révéla que leur joueur souffre d’une fracture de fatigue à la cheville gauche et qu’il est out pour la saison. Criblé de blessures, Yao Ming annonça sa retraite en juillet 2011.

    End of Story Score : 1,5/10

    Shaquille O’Neal (Boston Celtics), Mai 2011

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq: Rajon Rondo, Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett, Jermaine O’Neal
    • Stats: 2 fautes en 3′
    • Le match: Défaite contre Miami 98-90 OT – Game 4 des 1/2 finales à l’Est

    Pour la saison 2010-2011, le Shaq a choisi d’évoluer au sein des Celtics. Sa 4e équipe en quatre saisons. Le « Big Diesel » est toujours capable de faire des dégâts dans le raquette mais malheureusement son physique ne lui permet pas de rester longtemps sur le parquet. Le GM Danny Ainge avait envisagé un meilleur scénario pour le MVP 2000, en effet, il envoya son jeune pivot Kendrick Perkins à OKC, en espérant que le Shaq fera le job.

    Pas très inspiré sur ce coup là étant donné que Shaq a manqué cinq mois de compétition et n’est apparu que deux fois en Playoffs au TD Garden face au Heat. Seulement 3 minutes dans le Game 4, toutes jouées à la fin 1er quart-temps, juste assez pour commettre deux fautes sur ses deux anciens collègues : Dwyane Wade et LeBron James.

    End of Story Score : 1/10

    Ben Wallace avec le rookie Brandon Knight (2012) – AP Photo Detroit

    Ben Wallace (Detroit Pistons), Avril 2012

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Brandon Knight, Rodney Stuckey, Tayshaun Prince, Greg Monroe, Ben Wallace
    • Stats : 7pts, 12rds, 2pds, 1blk, en 22′
    • Le match : Victoire contre Philadelphie 108-86 – saison régulière

    De retour à Detroit en 2009 après une expérience mitigée à Cleveland, le champion 2004 a la chance et le privilège de finir sa carrière dans la salle de ses exploits. Rien n’est encore officiel, mais ce 26 avril 2012, la rumeur court que cela pourrait-être le dernier match de Big Ben. Ses fans, la table de marque, ses coéquipiers portent un bandeau en son honneur.

    Le pivot, quatre fois défenseur de l’année, n’a pas scoré le moindre point sur ses 5 derniers matchs, mais pour ce match, Detroit n’a plus rien à jouer et Wallace va « se lâcher » en tentant deux tirs à 3-pts dont un à quelque secondes de la fin du match. Avec 7 tirs au total, c’est un record pour lui cette saison. Une soirée agréable pour le pivot qui a su en profiter.

    End of Story Score : 6/10

    Jason Kidd (New York Knicks), Mai 2013

    • Âge : 40 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Raymond Felton, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Carmelo Anthony, Tyson Chandler
    • Stats : 1pd, 1int en 6′
    • Le match : Défaite à Indiana 106-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Est

    Le meneur titré en 2011 a fait parti de la dernière bonne équipe des Knicks. Jason Kidd a rejoint un groupe composé de vétérans : Keyon Martin, Marcus Camby et son ancien partenaire: Tyson Chandler. Une saison bien en deçà de ses standards mais honorable pour un meneur dans la quarantaine avec 76 matchs de saison régulière.

    En revanche, son apport a été quasiment nul en attaque lors des Playoffs. Kidd n’a scoré AUCUN point sur les dix derniers matchs. Mike Woodson modifia ses rotations et plaça alors l’argentin Prigioni devant le futur Hall of Famer. Kidd n’a vu le parquet que 5 et 6 minutes pour les deux dernières affiches contre Indiana. Remplacé par Shumpert à 6′ de la fin du 2e quart-temps, la fin d’une carrière monumentale s’achève dans le plus terrible anonymat.

    End of Story Score : 2/10

    TP et T-Mac lors d’un practice à Miami avant les Finales 2013 – via tuesdayswithhorry

    Tracy McGrady (San Antonio Spurs), Juin 2013

    • Âge : 33 ans et 16e saison
    • Le Cinq: Tony parker, Danny Green, Kawhi Leonard, Tim Duncan, Tiago Splitter
    • Stats: 2rds, 3pds, en 6′
    • Le match: Victoire contre Miami 113-77 – Game 3 des Finales NBA

    Après une pige en Chine pour le grand plaisir de son banquier, le double meilleur scoreur de la NBA (03 et 04), fait un retour surprise en NBA chez les Spurs juste avant le début des Playoffs. Une aubaine pour une star qui n’a jamais passé le premier tour des Playoffs malgré neuf tentatives. C’est donc lors des Finales NBA que nous avons vu pour la dernière fois T-Mac sous un maillot NBA !

    Le septuple All-Star n’a pas caché pas son sourire malgré un temps de jeu famélique. Seulement 7 et 6 minutes lors des Game 2 et 3, l’ailier n’a joué que pendant le garbage time. C’est ainsi que Greg Popovich le fait rentrer à 6′ de la fin d’un Game 3 à sens unique pour les Spurs. Moins vif, moins rapide, il n’empêche qu’il s’est autorisé un drive face à LeBron James. Le handle était toujours là et la vision aussi, rien que sa présence sur le terrain donnait une bonne raison aux fans de San Antonio de rester jusqu’au buzzer final.

    End of Story Score : 4/10

    Steve Nash (Los Angeles Lakers), Avril 2014

    • Âge : 40 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kendall Marshall, Jodie Meeks, Wesley Johnson, Ryan Kelly, Jordan Hill
    • Stats : 3pts, 3rds, 5pds, en 13′
    • Le match : Défaite contre Houston 130-145 – saison régulière

    Après de très belles années à Phoenix, le meneur rejoint les Lakers en 2012 dans l’optique de remporter enfin ce titre qui lui échappe chaque année. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu entre les problèmes de collectif et l’accumulation des blessures, dont Nash n’est d’ailleurs pas épargné avec de sérieux soucis physiques. Seulement 15 matchs joués lors de sa deuxième saison avec les « Purple & Gold », et un apport bien loin de ses standards habituels (6.8pts et 33,3% à 3-pts).

    Mais le meneur est toujours capable de distiller les caviars pour ses partenaires. Pour son dernier match NBA, Nash va devenir tout simplement le 3e plus grand collectionneur de passes décisives de l’histoire de la ligue sur sa 5e assist pour un Jodie Meeks libre de dunker en contre-attaque. Une belle manière de fermer ce chapitre, même si cela pique les yeux de voir quels joueurs ont entouré le Hall of Famer pour sa dernière.

    End of Story Score : 4,5/10

    L’un des tout derniers shoot de Ray Allen (2014) – via allucanheat

    Ray Allen (Miami Heat), Juin 2014

    • Âge : 38 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Dwyane Wade, Ray Allen, LeBron James, Rashard Lewis, Chris Bosh
    • Stats : 5pts, 5rds, 2pds, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 104-87 – Game 5 des Finales NBA

    Un an après son shoot historique lors du Game 6 contre les Spurs, le double champion NBA est à nouveau présent au plus haut niveau de compétition et à 38 ans ! Allen est toujours un joueur essentiel dans une équipe portée par LeBron James, mais les Finales 2014 ont très vite tourné au carnage. Miami a tout simplement joué face à l’une des meilleures équipes de basket du XXIe siècle et ce ne sont pas les changements de rotation de Spoelstra qui ont pu empêcher la victoire des texans.

    Lors du Game 5, Ray Allen remplace Mario Chalmers dans le cinq et rejoint son ancien collègue « époque SuperSonics » : Rashard Lewis. Cela reste anecdotique car le Heat n’a rien pu faire en 2e mi-temps et l’arrière a souffert (1/8 aux tirs et 4 ballons perdus). Mais n’oublions pas qu’être présent et titulaire lors des Finales pour son dernier match reste une performance spéciale en soi.

    End of Story Score : 6,5/10

    Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves), Janvier 2016

    • Âge : 39 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Ricky Rubio, Andrew Wiggins, Tayshaun Prince, Kevin Garnett, Karl-Anthony Towns
    • Stats : 2pts en 9′
    • Le match : Victoire contre Memphis 106-101 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=1L5S6rBFppc

    Après un court et regrettable passage à Brooklyn, « The Big Ticket » est de retour dans la franchise qu’il l’a drafté en 1995 à sa sortie du lycée pour disputer ses dernières saisons et donc ses derniers matchs. Bien moins fringuant que lors de ses débuts, l’intérieur de 39 ans est néanmoins titulaire lors des ses 38 rencontres pour sa dernière saison.

    L’animal n’a pas changé, toujours aussi vocal et démonstratif en défense, il est en revanche beaucoup moins impliqué en attaque. Il n’a atteint la barre des 10 points qu’une seule fois et Minnesota vit encore une fois une saison douloureuse, avec un bilan de 13v-31d au moment d’affronter Memphis. Les espoirs de voir une dernière série de Playoffs au Target Center avec KG se sont essoufflés tout comme le physique de l’intérieur. Une blessure au genou droit l’a empêché de jouer la 2e mi-temps, et par conséquent tout le reste de la saison.

    End of Story Score : 3/10

    Chris Bosh (Miami Heat), Février 2016

    • Âge : 31 ans et 13e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Luol Deng, Chris Bosh, Amar’e Stoudemire
    • Stats : 18pts, 5rds, 2pds, 7tov, en 34′
    • Le match : Défaite contre San Antonio 101-119 – saison régulière

    L’une des histoires les plus tristes de la ligue en terme de fin de carrière pour un double champion NBA. Février 2015, Chris Bosh a frôlé le pire lors de son admission à l’hôpital suite à l’apparition de caillots sanguins dans l’un de ses poumons. Sa saison est stoppée net, mais le pire a été évité et il sera de retour pour le prochain training camp. Les craintes concernant son état de santé se sont peu à peu estompées tant son début d’exercice 2015-2016 est séduisant. Il ne loupe aucune rencontre et se partage le scoring avec Dwyane Wade.

    Son dernier match a eu lieu contre la 2e meilleure équipe cette année là : les Spurs. Il est même élu pour le ASG 2016 pour la 11e fois consécutive. Une distinction qu’il ne pourra malheureusement pas honorer à cause d’une gêne dans le mollet. Le staff médical du Heat a détecté à nouveau des caillots sanguins dans sa jambe, forçant l’intérieur à mettre un terme à sa saison. Malgré plusieurs tentatives pour retrouver les parquets, Bosh a du se résoudre à annoncer sa retraite en février 2019, trois ans après ses derniers jumps shots, son dernier dunk et ses dernières foulées.

    End of Story Score : 5/10

    Les derniers mots de Kobe pour le Staples Center après sa performance historique – via abcnews

    Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), Avril 2016

    • Âge : 37 ans et 20e saison
    • Le Cinq : D’Angelo Russell, Jordan Clarkson, Kobe Bryant, Julius Randle, Roy Hibbert
    • Stats : 60pts, 4rds, 4pds, 22-50 aux tirs, en 42′
    • Le match : Victoire contre Utah 101-96 – saison régulière

    Même les plus grands scénaristes de séries n’auraient pu imaginer un tel épisode! Vingt saisons au sein de la même équipe, des titres, des exploits mais aussi des échecs. Kobe Bryant a passé plus de la moitié de sa vie avec l’uniforme des Lakers sur le dos et traversé les décennies en marquant des fans NBA sur plusieurs générations. Et pourtant, rien ne prédisait un tel feu d’artifice pour clôturer l’un des plus gros chapitres de la ligue.

    Les Lakers affichent un affreux bilan de 16v-65d avant le dernier match contre Utah et Kobe n’a pu jouer que 18 minutes dans la grosse défaite à Oklahoma City deux jours auparavant. Des incertitudes sur son état physique qui ne viendront pas gâcher la dernière apparition du « Black Mamba » au Staples Center devant les légendes comme Magic Johnson et Shaquille O’Neal. Le début de match est compliqué mais les derniers instants sont magiques : 23points dans le dernier quart-temps, 12points sur les 130 dernières secondes et une dernière victoire arrachée dans une ambiance folle. Inoubliable.

    End of Story Score : 10/10

    Tim Duncan (San Antonio Spurs), Mai 2016

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Tony Parker, Danny Green, Kawhi Leonard, LaMarcus Aldridge, Tim Duncan
    • Stats : 19pts, 5rds, en 34′
    • Le match : Défaite à OKC 113-99 – Game 6 des 1/2 finales à l’Ouest

    Avec un bilan de 67v-15d, San Antonio possède le 2e meilleur bilan juste derrière les Warriors et leur record de 73v-9d. C’est tout simplement la meilleure saison d’un point de vue collectif des Spurs avec Tim Duncan dans le roster ! Sur le plan individuel, l’intérieur est bien moins incisif avec ses plus faibles moyennes en carrière : 8.6pts, 7.3rds. Le physique également commence à balbutier avec 61 matchs joués soit son plus faible total s’il on écarte les deux saisons « lockout ».

    En Playoffs, ses chiffres sont encore plus inquiétant avec une moyenne de 5.9pts et 4.8rds pour un temps de jeu de 22 minutes. Et pourtant, c’est en grand champion qu’il a quitté les parquets. Incapable de scorer plus de 8points sur un match durant ces Playoffs, l’intérieur a tout fait pour éviter l’élimination des Spurs lors du Game 6 face au Thunder. Avec 19pts, 5rds et le meilleur ratio +/- de son équipe (+12) en 34 minutes, le double MVP est sorti la tête haute et fut chaudement félicité par un Steven Adams admiratif d’une telle carrière.

    End of Story Score : 8,5/10

    Paul Pierce (Los Angeles Clippers), Avril 2017

    • Âge : 39 ans et 19e saison
    • Le Cinq : Chris Paul, JJ Redick, Austin Rivers, Luc Mbah A Moute, DeAndre Jordan
    • Stats : 6pts, 3rds, 1pd en 21′
    • Le match : Défaite contre Utah 91-104 – Game 7 du 1er tour des Playoffs

    Les deux dernières saisons de Paul Pierce chez les Clippers ne sont pas restées dans les mémoires. Le deuxième plus grand scoreur des Celtics avait rejoint son ancien coach Doc Rivers en Californie afin d’accrocher un nouveau titre. Le roster était rempli de joueurs talentueux mais les ennuis physiques des uns et des autres ont eu raison de leurs ambitions.

    Même « The Truth » n’a pas été épargné en ne jouant que 25 matchs lors de la saison 2016-2017 avec des moyennes peu reluisantes : 3.2pts, 1.9rds, en 11 minutes de temps de jeu. En Playoffs, sans Blake Griffin, les Clippers ont rendu les armes contre Utah dans un Game 7 globalement dominé par le Jazz. On retiendra le passage de Pierce dans le 3e quart-temps dans lequel il a inscrit tous ses points. Un dernier petit moment de gloire pour celui qui a connu de nombreuses réussites au cours de ses 19 saisons.

    End of Story : 4,5/10

    Tony Parker (San Antonio Spurs), Mars 2019

    • Âge : 36 ans et 18e saison
    • Le Cinq : Kemba Walker, Nicolas Batum, Miles Bridges, Marvin Williams, Bismack Biyombo
    • Stats : 11pts, 2rds, en 17′
    • Le match : Défaite à Miami 93-75 – saison régulière

    Une saison étrange pour Tony Parker qui évolue sous le maillot des Hornets avec son pote Nicolas Batum et sous les ordres de James Borrego (ancien assistant coach chez les Spurs). Voir le meneur français sous un autre maillot que celui des Spurs est un vrai défi pour les yeux. Ses performances sont loin d’être ridicules, bien que le staff des Hornets lui accorde le temps de jeu le plus faible qu’il ait connu (18′), le MVP des Finales 2007 a su performer avec des moyennes plus qu’honorables : 9.5pts et 3.7pds.

    Durant cette dernière saison, il a eu la chance d’avoir gagné une dernière fois à San Antonio dans une salle qui lui est toujours reconnaissante. Deux mois plus tard, sa carrière s’est achevée sur une défaite contre le Heat d’un autre futur retraité, Dwyane Wade. T.P n’a joué que 17 minutes dans ce match crucial pour se qualifier pour les Playoffs, mais son passage dans le 2e quart-temps est à souligner : 11pts en 5 minutes. Une carrière digne des plus grands, pour une fin en toute discrétion.

    End of Story Score : 6/10

    La passe décisive du triple double de Wade pour Haslem – via Pinterest

    Dwyane Wade (Miami Heat), Avril 2019

    • Âge : 37 ans et 16e saison
    • Le Cinq : Goran Dragic, Dwyane Wade, Justise Winslow, Kelly Olynyk, Udonis Haslem
    • Stats : 25pts, 11rds, 10pds, en 36′
    • Le match : Défaite à Brooklyn 113-94 – saison régulière
    https://www.youtube.com/watch?v=ZBfUAfGliDw

    Après avoir fait patienter les fans du Heat tout un été, Wade s’est enfin décidé à annoncer son retour pour une dernière saison à Miami: « One Last Dance ». Ce 18 septembre 2018, la tournée d’adieu de la légende de South Beach peut débuter. Une saison qui fut placée sous le signe de la reconnaissance avec une invitation au ASG, de la nostalgie assaisonnés de quelques exploits comme son buzzer beater contre les Warriors. Dans son rôle de 6e homme, Wade a tout tenté pour accrocher un spot pour une dernière bataille en Playoffs. Malheureusement, une série noire de quatre défaites viendra enterrer tout espoir de qualification.

    Il ne reste alors plus que deux matchs pour profiter d’un tel joueur. La fête fut totale à Miami pour sa dernière à l’American Airlines Arena avec 30points sous les yeux de Chris Bosh. Dès le lendemain, Wade plaça ses derniers moves à Brooklyn en présence de ses potes LeBron James, Carmelo Anthony et Chris Paul. Malgré la défaite, Wade a fini sur un triple double, et quoi de mieux que de finir sur une passe décisive pour son coéquipier de toujours Udonis Haslem. Une fin en apothéose pour celui qui était incertain de jouer ce match à cause de ses genoux douloureux. Pat Riley s’empressa à la fin du match de lui demander un dernier contrat, pour prolonger le plaisir.

    End of Story Score : 9/10

    Dirk Nowitzki célébré pour sa dernière à San Antonio – Soobum Im-USA TODAY Sports

    Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks), Avril 2019

    • Âge : 40 ans et 21e saison
    • Le Cinq : Jalen Brunson, Devin Harris, Justin Jackson, Dirk Nowitzki, Dwight Powell
    • Stats : 20pts, 10rds, 1pd, en 31′
    • Le match : Défaite à San Antonio 105-94 – saison régulière

    Une longévité impressionnante et qui force le respect pour celui qui possède pratiquement tous les records de la franchise texane. L’allemand a tout de même passé sa dernière saison en serrant les dents afin de tenir sa place sur le terrain. Pas prêt physiquement, il manqua les 26 premiers matchs de son équipe. Le MVP des Finales 2011 est clairement en difficulté sur le terrain en défense et lorsque le jeu s’intensifie, mais les fans de Dallas ne se lassent jamais de ses tirs sur une jambe et ses trois points venus d’ailleurs.

    Nowitkzi a reçu, tout comme Wade, une invitation pour le ASG, et bien qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa retraite, cela ne fait aucun doute dans les esprits de chacun. Ses deux derniers matchs ressemblèrent à ceux de l’arrière du Heat. Une dernière célébration à domicile pour un match plein (30pts, 8rds), et une défaite le lendemain à San Antonio sous le plus grand respect du coach d’en face, Greg Popovich. Deux derniers matchs qui ont laissé un souvenir positif, et qui ont rappelé au monde à quel point l’intérieur est un génie du basket.

    End of Story Score : 8/10